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Poèmes de Walt Whitman cover

Poèmes de Walt Whitman

Chapter 3: MON LEGS
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About This Book

A selection of poems translated into French gathers expansive free-verse pieces that celebrate the individual body, everyday labor, seasonal cycles, and the natural world. The speaker offers a candid, generous voice, pledging the self to readers while cataloguing workers, mothers, and common scenes with songlike cadence. Major threads include open treatment of desire and sexuality, democratic inclusiveness, and the fusion of private feeling with public life. The poems favor directness and rhythmic repetition, aiming to give an accessible introduction to a larger poetic corpus through vivid imagery and inclusive, energetic lines.

The Project Gutenberg eBook of Poèmes de Walt Whitman

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Title: Poèmes de Walt Whitman

Author: Walt Whitman

Translator: Léon Bazalgette

Release date: January 1, 2015 [eBook #47846]
Most recently updated: October 24, 2024

Language: French

Credits: Produced by Chuck Greif and the Online Distributed
Proofreading Team at http://www.pgdp.net (This file was
produced from images available at The Internet Archive)

*** START OF THE PROJECT GUTENBERG EBOOK POÈMES DE WALT WHITMAN ***

POÈMES DE WALT WHITMAN

AU
MERCURE DE FRANGE
26, Rue de Condé, 26
PARIS
EN VENTE:

Feuilles d’Herbe, de Walt Whitman, traduction intégrale d’après l’édition définitive, par Léon Bazalgette, avec deux portraits de l’Auteur

2 vol.

Walt Whitman, l’Homme et son œuvre, par Léon Bazalgette (avec un portrait et un autographe)

1 vol.
SOUS PRESSE:

Pages de Journal, de Walt Whitman, traduction par Léon Bazalgette

1 vol.

Le «Poème-Évangile» de Walt Whitman, par Léon Bazalgette

1 vol.

POÈMES

DE

WALT WHITMAN

Version française de Léon BAZALGETTE

Avec un Portrait

Éditions de l’Effort Libre

F. RIEDER & Cie, Éditeurs
101, Rue de Vaugirard, PARIS
——
MCMXIV

 

IL A ÉTÉ TIRÉ DE CET OUVRAGE
dix exemplaires sur Hollande Van Gelder

TABLE

NOTE DU TRADUCTEUR

Parmi les papiers laissés par le poète se trouve cette note de sa main: «Introduire dans quelque poème un passage à l’effet de dénoncer et de menacer qui que ce soit qui, traduisant mes poèmes en une autre langue, ne traduira pas chaque verset et, cela, sans rien ajouter ni retrancher.»

C’est surtout aux faiseurs d’éditions expurgées—abhorrées par lui—que cette menace s’adressait. Mais alors même que nous comprendrions l’avis ci-dessus en sa plus large acception, la publication de morceaux choisis d’un livre que son auteur nous invite à considérer, non comme un simple recueil, mais comme un tout vivant dont l’intégrité lui importait «pour des raisons», semble néanmoins justifiée par d’autres raisons, sans que celles-ci soient nécessairement irréductibles à celles-là. La plus évidente de nos raisons est le désir de donner, sous un format de poche et à un prix très modique, un aperçu des Poèmes de Walt Whitman au public nombreux et précieux pour lequel les sept cents pages compactes de la version complète des Feuilles d’herbe (toute son œuvre poétique, c’est-à-dire la matière d’une dizaine de moyens volumes de vers) constituent un obstacle que ce public n’ose franchir sans savoir si l’effort en vaut la peine.

Toutefois, si cette publication nous paraît justifiée en principe, il est certain qu’elle ne le sera pleinement que dans la mesure où on la tiendra surtout pour une sorte d’introduction à la connaissance du livre entier, qui vaut bien davantage que n’importe laquelle, ou la somme même, de ses parties. Celui qui ignore Walt Whitman trouvera ici assez de substance pour avoir un avant-goût de sa personnalité et de son art. D’autre part, le lecteur qui ne trouvera en ce choix rien qui lui parle spécialement ne trouvera probablement guère davantage dans le livre complet.

Nous désirons aussi qu’il soit bien entendu que les «morceaux» qui suivent n’ont pas été «choisis», parce que supérieurs au reste, à notre avis. Notre sélection a d’abord été déterminée par des nécessités matérielles: désirant, en effet, ne donner que des pièces entières, les longs poèmes se trouvaient à peu près exclus d’un aussi mince volume. Et, en choisissant parmi les autres, nous avons peut-être été guidés par une certaine préférence, non pour les plus beaux, mais pour les moins ardus, ceux qui ne déroutent pas le lecteur au premier contact et où il a accès de plain-pied,—comme plus efficacement préparatoires à la diffusion et à la compréhension d’une œuvre dont nombre de lecteurs jusqu’ici ont su admirer les proportions, la nouveauté, l’accent, mais dont trop peu encore ont senti toute la beauté profonde, l’intensité d’émotion et ce que nous serions tenté d’appeler la musique intérieure.

MON LEGS

A vous, qui que vous soyez, (en baignant de mon souffle cette feuille-ci, pour qu’elle lève—en la pressant un moment de mes mains vivantes;
—Tenez! sentez à mes poignets comme bat mon pouls! comme le sang de mon cœur se gonfle et se contracte!)
Je vous lègue, en tout et pour tout, Moi-même, avec promesse de ne vous abandonner jamais,
En foi de quoi je signe mon nom,

(Deux Ruisseaux, Edition 1876.)

EN COMMENÇANT MES ÉTUDES

En commençant mes études le premier pas m’a plu si fort,
Le simple fait de la conscience, ces formes, la motilité,
Le moindre insecte ou animal, les sens, la vue, l’amour,
Le premier pas, dis-je, m’a frappé d’un tel respect et plu si fort,
Que je ne suis guère allé et n’ai guère eu envie d’aller plus loin,
Mais de m’arrêter à musarder tout le temps pour chanter cela en chants extasiés.

EN TOURNÉES A TRAVERS LES ÉTATS

J’ENTENDS CHANTER L’AMÉRIQUE

NE ME FERMEZ PAS VOS PORTES

UNE FEMME M’ATTEND

Une femme m’attend, elle contient tout, rien ne fait défaut,
Cependant tout ferait défaut si le sexe manquait, ou si manquait pour l’humecter l’homme qu’il faut.

SORTIE DE LA FOULE, OCÉAN QUI ROULE

COMBIEN DE TEMPS FUMES-NOUS TROMPÉS NOUS DEUX

Combien de temps fûmes-nous trompés, nous deux!
Aujourd’hui métamorphosés, nous nous évadons promptement comme la Nature s’évade,
Nous sommes la Nature, longtemps nous avons été absents, mais à présent nous revenons,
Nous devenons plantes, troncs, feuillages, racines, écorce,
Nous sommes encastrés dans le sol, nous sommes rochers,
Nous sommes chênes, nous poussons côte à côte dans les clairières,

Nous broutons, nous sommes deux bêtes sauvages, mêlées aux troupeaux, primesautières à l’égal des autres,
Nous sommes deux poissons nageant de conserve dans la mer,
Nous sommes ce que sont les fleurs de l’acacia, nous laissons tomber des senteurs par les chemins, de l’aube au crépuscule,
Nous sommes également l’ordure grossière des bêtes, des plantes, des minéraux,
Nous sommes deux éperviers adonnés aux rapines, nous planons dans l’air et regardons en bas,
Nous sommes deux soleils resplendissants, c’est nous qui nous balançons arrondis et stellaires, nous sommes tels que deux comètes,
Nous rôdons dans les bois, quadrupèdes armés de griffes, nous bondissons sur notre proie,
Nous sommes deux nuages voyageant là-haut, les matins et les soirs,
Nous sommes des mers qui se mêlent, nous sommes deux de ces vagues joyeuses qui roulent l’une sur l’autre et s’entr’inondent,
Nous sommes neige, pluie, froid, ténèbres, nous sommes chaque produit et chaque influence du globe,
Nous avons fait des tours et des tours, tous les deux, avant de nous retrouver de nouveau chez nous,
Nous avons épuisé tout hormis la liberté, tout hormis notre propre joie.

JE VOUS AI ENTENDUS, DOUX ET SOLENNELS
CHANTS DE L’ORGUE

Je vous ai entendus, doux et solennels chants de l’orgue, dimanche dernier comme je passais le matin devant l’église,
Vents d’automne, j’ai entendu en traversant les bois à la brune vos soupirs qui se prolongeaient là-haut si désolés,
J’ai entendu à l’opéra chanter l’absolu ténor italien, j’ai entendu chanter le soprano au milieu d’un quartette;
Cœur de mon aimée! Toi aussi je t’ai entendu murmurer tout bas à travers l’un de ses poignets passé autour de ma tête,
J’ai entendu cette nuit, lorsque tout était silencieux, ton battement faire tinter des clochettes à mon oreille.

POUR TOI, O DÉMOCRATIE

CHRONIQUEURS DES ÂGES FUTURS

VOUS NE TROUVEREZ ICI QUE DES RACINES

CITÉ D’ORGIES

A UN ÉTRANGER

EN CE MOMENT OU JE SUIS SEUL

En ce moment où je suis seul, gros de pensées et de désirs,
Il me semble qu’il y a d’autres hommes en d’autres contrées pareillement gros de pensées et de désirs,
Il me semble qu’en promenant mes regards au loin je puis les apercevoir en Allemagne, en Italie, en France, en Espagne,
Ou là-bas loin, très loin, en Chine ou en Russie ou au Japon, parlant d’autres dialectes,
Et il me semble que si je pouvais connaître ces hommes-là, je m’attacherais à eux comme je le suis aux hommes de mon pays,
Oh! je sais que nous serions frères et amis,
Je sais que je serais heureux avec eux.

EN FENDANT DE LA MAIN L’HERBE DES PRAIRIES

En fendant de la main l’herbe des prairies et en respirant son odeur particulière,
Je lui demande des concordances spirituelles,
Je demande le plus copieux et le plus étroit compagnonnage entre les hommes,
Je demande que s’élèvent les brins d’herbe des mots, des actes, des individus,
Ceux du plein air, rudes, ensoleillés, frais, nourrissants,
Ceux qui vont leur chemin, le torse droit, qui s’avancent avec liberté et autorité, qui précèdent au lieu de suivre,
Ceux qu’anime une audace indomptable, ceux dont la chair est forte et pure, exempte de taches,
Ceux qui regardent nonchalamment en plein visage les Présidents et les gouverneurs, comme pour leur dire: Qui êtes-vous?
Ceux que remplit une passion sortie de la terre, les simples, les sans-gêne, les insoumis,
Ceux de l’Amérique intérieure.

DÉBORDANT DE VIE A CETTE HEURE

Débordant de vie à cette heure, dense et visible,
Dans ma quarantième année, l’an quatre-vingt-trois de ces Etats,
A quelqu’un qui vivra dans un siècle d’ici ou dans n’importe quel nombre de siècles,
A vous qui n’êtes pas encore né, j’adresse ces chants, m’efforçant de vous atteindre.
Quand vous lirez ceci, moi qui étais visible alors, serai devenu invisible;
Alors ce sera vous, dense et visible, qui vous rendrez compte de mes poèmes, qui vous efforcerez de m’atteindre,
Vous figurant combien vous seriez heureux si je pouvais être avec vous et devenir votre camarade;
Qu’il en soit alors comme si j’étais avec vous. (Ne soyez pas trop certain que je ne suis pas avec vous à cette heure.)

SUR LE BAC DE BROOKLYN

1
Marée montante au-dessous de moi! Je te vois face à face!
Nuages de l’ouest, soleil là-bas pour une demi-heure encore, je vous vois aussi face à face.
Foules d’hommes et de femmes vêtus de vos habits ordinaires, combien curieux vous êtes pour moi!
Ceux qui, par centaines et centaines, passent sur les bacs pour regagner leur logis sont plus curieux à mes yeux que vous ne le supposez,
Et vous qui passerez d’un rivage à l’autre dans des années d’ici, vous êtes davantage pour moi et davantage dans mes méditations que vous ne pourriez le supposer.
2
Moi aussi, maintes et maintes fois, j’ai traversé la Rivière jadis,
J’ai observé les mouettes en décembre, je les ai vues planer haut dans l’air sur leurs ailes immobiles en balançant leur corps,
J’ai vu comment le jaune étincelant éclairait des parties de leur corps et laissait le reste dans l’ombre opaque,
Je les ai vues décrire des cercles lents et s’éloigner graduellement vers le midi,
J’ai vu la réflexion dans l’eau du ciel d’été,
J’ai eu les yeux éblouis par la traînée scintillante des rayons,
J’ai regardé les beaux rais centrifuges de lumière autour de l’image de ma tête ensoleillée,

Contemplé la brume enveloppant les collines du côté du sud et du sud-ouest,
Contemplé les vapeurs qui s’envolaient en flocons teintés de violet,
Dirigé mes regards vers la baie inférieure pour observer l’arrivée des vaisseaux,
Je les ai vus approcher, j’ai vu ce qui se faisait à bord de ceux qui passaient près de moi,
J’ai vu les voiles blanches des goélettes et des sloops, j’ai vu les navires à l’ancre,
Les matelots à l’œuvre dans les haubans ou à califourchon sur les vergues,
Les mâts ronds, le balancement des coques, les minces flammes serpentines,
Les grands et les petits vapeurs en marche, les pilotes dans leur cabine,
Le sillage blanc laissé par leur passage, le tournoiement rapide et frémissant des aubes,
Les pavillons de toutes les nations, qu’on amène au coucher du soleil,
Les vagues dentelées dans le crépuscule, les calices qui se creusent, les gambades des crêtes et leur chatoiement,
L’étendue au loin devenant de plus en plus sombre, les murs gris des entrepôts de granit aux docks,
Sur la Rivière un groupe formant tache d’ombre, le grand remorqueur flanqué de gabares collées à lui de chaque côté, le bateau à foin, l’allège attardée,
Sur la rive voisine les flammes vomies par les cheminées
des fonderies brûlant hautes et coruscantes dans la nuit,
Projetant leurs vacillements noirs contrastés de furieuses lueurs rouges et jaunes sur le sommet des maisons et jusque dans les rues en crevasses.
Ce n’est pas sur vous seuls que tombent les lambeaux d’ombre,
L’ombre a jeté ses lambeaux également sur moi,
Le meilleur de ce que j’avais fait me semblait alors vide et douteux,
Mes grandes pensées, que du moins je supposais telles, ne se prouvaient-elles pas mesquines en réalité?
Et ce n’est pas vous seul qui savez ce que c’est que d’être mauvais,

Je suis celui qui a su ce que c’était que d’être mauvais,
Moi aussi j’ai noué l’antique nœud des contradictions,
J’ai bavardé, rougi de honte, conçu de l’irritation, menti, volé, porté de l’envie,
J’ai eu de la ruse, de la colère, de la concupiscence, des ardeurs de désir dont je n’osais pas parler,
J’ai été entêté, vain, avide, borné, sournois, lâche, méchant,
Le loup, le serpent, le pourceau n’étaient pas absents de moi,
Le regard fourbe, le mot léger, le désir adultère ne manquaient pas non plus,
Refus, haines, atermoiements, bassesse, fainéantise, rien de tout cela n’était absent,
J’ai été comme les autres, me suis mêlé aux jours et aux fortunes des autres,
J’ai été appelé par mon plus petit nom par des jeunes gens aux voix claires et fortes, lorsqu’ils me voyaient approcher ou passer,
J’ai senti le contact de leurs bras autour de mon cou quand j’étais debout ou de leur chair négligemment appuyée contre moi quand j’étais assis,
J’ai vu nombre de gens que j’aimais dans la rue, sur le bac ou dans la réunion publique, et cependant ne leur ai jamais adressé la parole,
J’ai vécu la même vie que les autres, la même éternelle vie de rire, de grignotage et de sommeil,
J’ai joué le rôle qui marque toujours sur l’acteur ou l’actrice,

Le même vieux rôle, le rôle qui est ce que nous le faisons, aussi grand que nous le voulons,
Ou aussi petit que nous le voulons, ou tout à la fois grand et petit.
Coule toujours, Rivière! Monte avec le flux et dévale avec le reflux!
Gambadez encore, vagues, avec vos dentelures et vos crêtes!
Glorieux nuages du couchant! Inondez-moi de votre splendeur, moi ou les hommes et les femmes de générations après moi!
Passez d’une rive à l’autre, foules innombrables de passagers!
Dressez-vous, mâts élancés de Manhattan! Dressez-vous, collines admirables de Brooklyn!
Palpite, cerveau curieux et frustré! Darde des questions et des réponses!

Arrête-toi ici et partout, éternel flot des choses en fusion!
Rassasiez-vous, yeux aimants et assoiffés, dans les demeures, les rues ou les assemblées!
Retentissez, voix des jeunes hommes! Sonores et musicales, appelez-moi par mon plus petit nom!
Vis, vieille vie! Joue le rôle qui marque sur l’acteur ou l’actrice!
Joue l’éternel rôle, le rôle qui est grand ou petit selon ce que nous le faisons!
Examinez, vous qui me lisez, s’il ne se peut pas que je sois en train de vous regarder par des voies inconnues;
Sois solide, lisse qui surplombe la Rivière, pour soutenir ceux qui s’appuient nonchalamment et qui cependant sont emportés avec le courant rapide;
Volez encore, oiseaux de mer! Volez de côté ou tournoyez en larges cercles hauts dans l’air;
Reflète le ciel d’été, eau, et retiens-le fidèlement jusqu’à ce que tous les regards penchés vers toi aient eu le temps de te le prendre!
Divergez, beaux rais de lumière, de l’image de ma tête ou de la tête de quiconque, dans l’eau ensoleillée!
Avancez-vous encore, navires venus de la baie inférieure!
Passez et repassez, goélettes aux voiles blanches, sloops, allèges!
Flottez au vent, pavillons de toutes les nations! Soyez amenés ponctuellement au coucher du soleil!
Lancez haut vos flammes, cheminées des fonderies!

Projetez vos lueurs jaunes et rouges sur le faîte des maisons!
Apparences, maintenant aussi bien que désormais, indiquez ce que vous êtes,
Et toi, membrane nécessaire, continue d’envelopper l’âme,
Qu’à mon corps, pour ce qui est de moi, et qu’au vôtre, pour ce qui est de vous, soient attachés nos plus divins arômes,
Prospérez, villes—amenez vos marchandises, déroulez vos spectacles, amples et suffisantes Rivières,
Epands-toi, chose qu’aucune autre peut-être ne dépasse en spiritualité,
Conservez vos places, objets que nuls autres ne dépassent en solidité.

UN CHANT DE JOIES