L'Homme, prompt à bénir et prompt à blasphémer,
Cache une âme qui brûle, à vouloir impuissante
Et faite pour aimer!
Tu dis: c'est le plaisir; n'y touchez pas! pourquoi?
Sous notre pied glissant l'abîme nous attire:
Qui l'a creusé? c'est toi!
O Dieu cruel! en vain pour racheter le Mal
Tu donneras ton Fils, offert en sacrifice
Comme un vil animal!
Trop tard! le Mal a fait son œuvre pour toujours!
Ton Fils sur un gibet souffre et meurt inutile:
Et l'Homme, plein de jours,
Laissant aux chérubins ta céleste Sion,
Bravant la mort, l'enfer, se plonge avec délices
Dans la Damnation.
N'a pas dit vrai: car l'Homme est plus grand que les Dieux,
Qui, n'ayant pas brûlé des diaboliques flammes,
Se contentent des Cieux!
Il vit: les Dieux sont morts ou se taisent, lassés:
Son front touche le ciel, son pied fouille l'abîme:
Lui seul, et c'est assez.
SONNETS
CHARLES GOUNOD
Toujours il adora vos voluptés bénies,
Cloches saintes, concert des orgues, purs autels:
De son œil clair il voit les beautés infinies.
Il dit l'hymne païen, cher aux Dieux immortels.
«Faust» qui met dans sa main le sceptre des génies
Égale les Juans, les Raouls et les Tells.
Sa voix a rehaussé l'éclat de leur parole:
Leur œuvre de sa flamme a gardé le reflet.
Sont redits par sa Muse aux langueurs de créole:
Telle vibre à tous vents une harpe d'Éole.
À M. HENRI SECOND
Peines d'amour perdues.
C'est que depuis l'aurore on égare nos pas,
Avec un soin jaloux nous dérobant la trace
Du droit chemin, qu'hélas! nous ne connaissons pas.
Le venin dans la coupe abreuve nos repas:
En nos veines il coule et du sang prend la place;
Le pain de vérité nous donne le trépas.
Comment goûterions-nous les vrais biens? notre cœur
A senti du Serpent la trompeuse caresse;
Méprisant la Nature et le simple bonheur:
Le Vrai voile sa face et le Faux est vainqueur.
À M. GEORGES AUDIGIER
Pour les âmes d'élite est plutôt vérité.
Quand d'amis sérieux il s'est fait une paire,
L'un ne trahit pas l'autre après l'avoir quitté.
Pour qui coule toujours l'eau du fleuve Léthé;
C'est un sable mouvant: Bien fol et téméraire
Qui se fierait jamais à sa solidité!
Et dont les hauts pensers se rencontrent aux cieux,
Que font en plus, en moins, quelques pas sur la terre?
Nous chérissons Virgile et vénérons Homère;
Désirant nous revoir nous nous aimerons mieux.
À M. R. DE LA B***
Quand je me promène en chantant,
Avez-vous retrouvé Carthage
Aussi belle qu'en la quittant?
D'un passé bien vague pourtant.
Vous accuser d'être volage
Serait un mensonge éclatant.
Vous ne suivez pas le mirage
D'un prisme mobile et changeant:
Guidé par le pas diligent
De Minerve au casque d'argent.
CADIX
Ignorante des maux,
Cadix, perle irisée
Dans le reflet des eaux,
Préfère aux durs travaux
Du corps, de la pensée,
Les courses de taureaux.
Sa coupe radieuse
Pleine d'azur subtil;
De l'énorme calice
Est l'éclatant pistil.
LE FOUJI-YAMA
Lasse de tout plaisir et veuve du bonheur
Qui n'a plus rien à craindre et se sent aguerrie
Contre l'âpre destin par l'excès du malheur.
D'être seuls; de vos maux il se peut que l'on rie
Si vous vous asseyez près du joyeux viveur,
Et la foule banale est aux lieux où l'on prie.
Il est éteint. Les jours sont passés, où la lave
Le long de ses beaux flancs ruisselait comme un gave.
Seul dans le ciel, géant de neige à l'aspect grave,
Il n'est plus que silence et qu'immobilité.
POÉSIES DIVERSES
ADIEU
À M. Louis Gallet.
Qui m'emportera demain
Comme un sanglier dans l'herbe
Dort, puissant, calme et hautain.
Trouverai-je la tempête?
Le cyclone, cet enfer?
Qu'importe! c'est une fête
De s'évader sur la mer.
Je vais dans une île verte
Que couronnent les volcans;
Cette île n'est pas déserte:
On y vit plus de cent ans.
Là sont des plantes énormes,
Des feuillages d'ornement.
Vous m'attendrez sous les ormes
En disant: quel garnement!
Les succès et les déboires
Des artistes du moment,
Les batailles oratoires
Des membres du Parlement,
L'Opéra, temple des gloires
Et des ennuis mêmement,
Je vous laisse ces histoires:
Jouissez-en largement!
Moi, j'aurai pour nourriture
De mon âme et de mon cœur
Le calme de la Nature,
L'oubli, père du bonheur!
Ce sont voluptés réelles;
Et je m'embarquerai sur
Les triomphantes nacelles,
Bercé par la mer d'azur
Où les poissons ont des ailes!
EN ESPAGNE
Ont des sons qui font aimer.
Tout en croquant des pralines
Pépa se laisser charmer
Quand jetant dièzes, bécarres,
Mandolines et guitares
Vibrent pour la désarmer.
Accompagnent de leur bruit
Les amants suivant le phare
De la beauté dans la nuit;
Et Juana montre, féline,
(Guitare avec mandoline)
Sa bouche et son œil qui luit.
LE JAPON
À Madame Judith Gautier
Planète inaccessible, étonnement des yeux,
Brillait là-bas. Ce qu'il accomplissait naguère,
Aucun peuple n'a su ni ne saura le faire;
C'était surnaturel à force d'être exquis;
Son génie éclatait dans le moindre croquis.
Il avait sa façon de comprendre les choses;
Les oiseaux, les poissons, l'arbre, les lotus roses.
La lune même, avaient des aspects inconnus
Dans son art fantastique et vrai pourtant. Corps nus,
Ou vêtus comme nul n'est vêtu sur la terre,
Les Japonais vivaient gaîment et sans mystère
Dans leurs maisons de bois aux cloisons de papier.
Nourris d'un peu de riz, exerçant un métier,
Ils travaillaient sans hâte, en riant; leur envie
Se bornait simplement à jouir de la vie,
À cultiver des fleurs, à charmer leurs regards
Par tous ces bibelots qu'avaient créés leurs arts.
Ils poétisaient tout; chez eux les hétaïres,
Adorables, étaient «marchandes de sourires».
De l'Extrême-Orient ils étaient l'Orient,
Et la Chine pour eux n'était que l'Occident.
Le labeur écrasant, la machine qui crie,
Siffle, obscurcit l'azur de ses noires vapeurs,
Nos costumes sans goût, sans formes, sans couleurs,
Notre vulgarité, nos chapeaux impossibles,
Nos pantalons, nos arts frelatés et nos bibles.
Ils étaient jolis dans leurs habits japonais;
Sous nos accoutrements ils veulent être laids.
Leurs femmes, d'élégance et de grâce prodiges,
Étaient comme des fleurs se penchant sur leurs tiges;
Elles pouvaient au monde imposer leurs atours,
Changer l'axe du beau, le thème des amours!
Mais telle qui traînait des robes de déesse
Avec nos falbalas n'est plus qu'une singesse.
C'en est fait! du Japon il faut faire son deuil,
Tuer l'illusion et clouer son cercueil.
«L'Empire du Soleil Levant» n'est plus qu'un trope;
C'est l'Extrême-Occident, le singe de l'Europe!
L'ARBRE
Est vivant; il lève ses branches
Comme de grands bras vers les cieux;
Avec un murmure joyeux
Il agite son beau feuillage
Où l'oiseau plus joyeux que sage
En chantant viendra se poser;
Il donne à la terre un baiser
De fraîcheur, dans la forêt sombre;
On n'oserait compter le nombre
De ses feuilles et de ses fleurs;
C'est une fête de couleurs
Quand sa verdure monotone
S'enrichit aux feux de l'automne
De pourpre et d'or; dans ses ramures,
La nuit, comme en des chevelures
On voit briller les diamants
Aux yeux éblouis des amants,
Les constellations scintillent;
Des peuples d'insectes fourmillent
Sur lui, vivent de son sang clair,
Pur et limpide comme l'air
Qui baigne sa cime orgueilleuse;
L'enfant, la fillette rieuse,
Malgré son âge et son aspect
Auguste, viennent sans respect
Cueillir avec des cris de joie
Ses fruits savoureux, douce proie!
Il est la force et la beauté;
Il est la vie et la gaieté;
À l'hamadryade pareille
Dans ses flancs se cache l'abeille...
Trace son chemin dans la nuit.
Elle est l'obscure nourricière;
Tandis qu'inondé de lumière
L'arbre balance dans l'azur
Son front verdoyant, d'un pas sûr
Elle s'enfonce dans la fange;
L'arbre chante et rit, elle mange;
La feuille respire, au soleil
La fleur ouvre son sein vermeil;
Mais la racine vit sans joie:
Pour que l'arbre à nos yeux déploie
Tant de charmes et de splendeurs,
Il faut qu'au monde des laideurs,
De la pourriture fétide,
Elle plonge, dans l'ombre humide.
La froide limace, le ver,
Toute une faune de l'enfer
Rampe sur son écorce grise;
Elle s'insinue, elle brise
La pierre sous son lent effort;
Dans l'œil de la tête de mort
Elle enfonce ses radicelles
Sans hésiter; elle est de celles
Qui ne s'arrêtent devant rien;
Pour elle il n'est ni mal ni bien.
Et l'azur, à travers les voiles
Des légers brouillards du matin,
Admirez l'arbre, le satin
Des feuilles, le velours des mousses,
Le vert tendre des jeunes pousses;
D'un œil charmé voyez encor
L'éclat des fleurs et des fruits d'or:
Mais ne cherchez pas le mystère
De la racine sous la terre!
LA STATUE
Puis, prenant le marbre indocile,
Le pétrit dans sa main habile
Avec un patient effort;
Il soumet le bronze rebelle:
Si la matière en est moins belle,
Pour vaincre le temps il est fort;
L'Homme en vain lutte et s'évertue,
Quand, bronze ou marbre, la statue
Immobile, impassible, voit
Passer les siècles devant elle
Et s'avancer l'ombre éternelle
Qui sur le passé toujours croît.
Un reste de tison qui fume,
Enfoncez-vous dans cette brume
Où le soleil ne luira plus!
Sont comme ces déserts arides
Où frissonnaient jadis les rides
Des grands océans disparus;
Du dieu que vénérait le mage
Et que le fou comme le sage
Venait adorer en tremblant:
C'est sa forme vivante encore,
C'est la Beauté, divine aurore
Sortant, pure, du marbre blanc!
MORS
La mort est chose naturelle:
Naître, vivre et mourir, c'est tout l'homme en trois mots.
Comme aux flots succèdent les flots,
Comme un clou chasse l'autre, un homme prend la place
De celui qui vivait hier, et qui n'est plus;
On s'en va sans laisser de trace.
C'est la loi. Les derniers venus
Des anciens fatigués par le rude chemin
Qui va de l'un à l'autre pôle.
Ils ont marché longtemps; le repos vient enfin.
On devrait le bénir, et comme une caresse
Accueillir le baiser de l'obscure déesse.
D'un bonheur éternel, en s'endormant au soir
De la vie, on croyait que sous la froide pierre
S'ouvrait un gouffre de lumière;
La mort était alors un bien.
Mais quoi! songer, en mon destin morose,
Qu'après avoir vécu je ne serai plus rien...
LE PAYS MERVEILLEUX
À M. Albert Périlhou.
Que les pieds sont lassés du chemin parcouru,
On voit surgir au loin, vision surhumaine,
Le mont géant. Il est brusquement apparu,
Enveloppé d'azur et baigné de lumière;
Plus haut que la nuée aux contours éclatants
Il élève sa cime; on dirait qu'à la Terre
Il est extérieur: ses pics étincelants
Se dressent radieux dans un monde de gloire;
C'est le pays rêvé, c'est l'Olympe des Dieux
Qui boivent le nectar sur des trônes d'ivoire,
C'est l'Idéal! montons, allons vivre en ces lieux
Enchantés! gravissons la montagne, courage!
Encor! montons encor! toujours! élevons-nous
Au-dessus des forêts, au-dessus de l'orage
Qui pour nous arrêter roule d'effrayants coups
De tonnerre, et soufflant ses bruyantes rafales
Brise et disperse au loin les branches des sapins;
Là-haut plus de tempête, et plus de brouillards pâles
Qui voilent le soleil! les vigoureux alpins
Bravant sans hésiter fatigues et vertiges
Auront pour récompense un séjour merveilleux
Interdit à jamais aux faibles; des prodiges
Attendent le regard de ces audacieux
Qui méprisent le sol où rampent les timides.
En route vers les cieux, loin des plaines humides,
En avant!
La terre verdoyante et les pentes fleuries;
Malgré l'ardent soleil, c'est un souffle glacé
Qui tombe sur nos fronts; nos mains endolories
S'écorchent au contact de la muraille à pic
Qu'il faut escalader au risque de la chute.
Plus un être vivant: le scorpion, l'aspic.
Habitants des déserts, abandonnent la lutte
Avec une nature implacable. Voici
La neige immaculée, et voici dans la glace
Perfide qui se fend, s'entr'ouvre, et sans merci
Nous engloutit, l'affreux piège de la crevasse.
Enfin l'air manque, et l'on respire avec effort...
Le pays merveilleux est celui de la mort.
Déroulant à nos pieds des tableaux inconnus,
Qui dans l'azur et dans la lumière baignée
Oppose sa richesse aux rochers froids et nus.
La vie à sa surface est partout répandue:
Confondant sa limite avec celle du ciel,
L'œil ne peut mesurer son immense étendue...
La coupe dont l'éclat fascinant nous attire,
Tu nous trompes toujours! l'inassouvissement
De l'âme des humains est l'éternel martyre,
Et de leur fol orgueil l'éternel châtiment.
————————————
BOTRIOCÉPHALE
| bouffonnerie antique | |
| PERSONAGES: | |
| BOTRIOCÉPHALE. | Faune. |
| ALECTON. | Furie. |
À M. Coquelin Cadet. | |
SCÈNE PREMIÈRE
Un bois. BOTRIOCÉPHALE, seul. Il est très jeune,
adolescent, d'une
grosseur énorme et d'une laideur repoussante.
botriocéphale.
Un Faune n'est jamais très joli; mais il est
Des laideurs... vous savez bien ce que je veux dire,
Et ce n'est pas du tout mon cas. J'apprête à rire!
Aussi large que haut, disgracieux, ventru,
Si je parle d'amour je suis un malotru.
—Une Nymphe s'enfuit: c'est pour qu'on la rattrape
Dans les saules; sa fuite est l'amoureuse trappe
Où se prend la candeur des Faunes ingénus
Immolés par Éros à sa mère Vénus.
Aux belles dont les pieds s'étoilent de rosée:
Les belles font semblant d'avoir peur. Avec moi
C'est différent: j'excite un redoutable émoi,
Car je n'ai jamais fait mes frais. Sort misérable!
J'attendrirais plutôt le chêne ou bien l'érable
Au cœur dur, le rocher par Sisyphe roulé,
L'enclume de Vulcain, le fils de Sémélé,
Hercule, que la Nymphe aux yeux de violette
Qui bondit en chantant sur les flancs de l'Hymette!
Rester vierge est mon lot...—pour apaiser ma faim
Allons chercher des fruits, de la crème et du pain.
SCÈNE II
ALECTON entre joyeusement. Elle est métamorphosée
en nymphe; ses
bras sont nus et ses cheveux retombent librement
sur ses épaules.
Type de beauté perverse et cruelle.
alecton.
Pluton n'a pas menti: la beauté souveraine
Me revêt de splendeur.—La Furie Alecton,
Noire comme la nuit, sèche comme un bâton,
Serait méconnaissable à l'œil le plus sagace;
Elle est Nymphe de pied en cap, Nymphe de race!
—Lasse à la fin de faire endurer des tourments
Aux morts, je veux aussi tourmenter les vivants,
Et l'amour malheureux est leur plus grand supplice!
C'est pourquoi j'ai voulu la beauté.—Mon caprice
A fait rire Pluton sur son trône de jais.
—Je te donne congé, m'a-t-il dit. Va-t'en! mais
Crains les jeunes amants dont la fierté superbe
Fleurira sur tes pas comme chardons dans l'herbe!
Qu'un seul prenne un baiser sur ton joli menton
Et la Nymphe aussitôt redevient Alecton.
—Un baiser! et pourquoi le laisserais-je prendre?
Parce que je suis belle, en serai-je plus tendre?
Je méprise l'amour: son charme tant vanté
Me semble fade ainsi que l'eau du froid Léthé.
Des feux s'allumeront aux rayons de ma face,
Mais ils ne fondront pas mon cœur: il est de glace
À jamais...
SCÈNE III
ALECTON, BOTRIOCÉPHALE, qui rentre tenant une corbeille de fruits.
botriocéphale, à part.
alecton, à part.
botriocéphale, à part.
alecton, à part, avec une curiosité bienveillante.
botriocéphale, à part.
alecton, à part, avec admiration.
Je n'ai jamais vu rien...
botriocéphale, toujours à part.
alecton, toujours à part.
botriocéphale.
alecton.
botriocéphale.
Elle me chantera bientôt turlututu
Comme les autres; mieux vaut se taire.
alecton, à Botriocéphale.
Faune?
botriocéphale, toujours à part.
alecton, à part.
botriocéphale.
alecton, à Botriocéphale.
Jeune Faune?
botriocéphale, à Alecton.
Du laitage, des fruits... bien que depuis l'aurore
Je sois dans la forêt, n'étant pas carnivore
Ce peu que je tiens là me suffit.
alecton, à Botriocéphale.
Viens!
botriocéphale.
alecton.
botriocéphale, à part.
Je rêve...
alecton, à Botriocéphale.
botriocéphale, à part.
Comme sera plus tard don César de Bazan
Soyons hardi...
Il s'approche d'Alecton qui s'assied sur un tronc d'arbre et l'invite à s'asseoir près d'elle.—À Alecton.
N'est-ce pas? il y fait bien frais.
alecton, à part, avec indulgence.
botriocéphale, à Alecton.
Sur un beau lit de mousse, à l'ombre des cyprès.
alecton, à Botriocéphale.
botriocéphale.
Dans l'azur éclatant met des battements d'ailes.
alecton.
botriocéphale.
alecton, l'interrompant.
botriocéphale.
alecton.
botriocéphale.
Fois qu'une Nymphe à l'œil ruisselant de lumière
Consent à m'écouter.
alecton.
botriocéphale.
alecton.
botriocéphale.
Ces cheveux d'or...
alecton.
botriocéphale.
alecton, affectueusement.
Et toi, n'aimes-tu pas la laideur?