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Rusbrock l'Admirable (œuvres choisies)

Chapter 28: QUELQUES DÉTAILS SUR LE RENDEZ-VOUS DEUXIÈME ACTION
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About This Book

A compilation of mystical writings by a contemplative presents vivid accounts of spiritual ascent, distinguishing active, practical love from passive quietism. It combines a biographical account, doctrinal prefaces, and treatises that analyze stages of inward life, illumination, and union, using intense, precise imagery. The translator and editor note textual choices and warn against spiritual errors while emphasizing charity and humility as fruits of contemplation. The collection balances visionary language with careful theological argumentation and pastoral concern.

QUELQUES DÉTAILS SUR LE RENDEZ-VOUS
DEUXIÈME ACTION

L’homme intérieur s’est tourné vers Dieu pour adorer, pour s’offrir, pour brûler sur le grand autel. Dieu vient au rendez-vous avec ou sans intermédiaire. Il apporte le don de sagesse. La sagesse est la source de toutes les vertus. Elle est l’instigatrice de toute perfection ; elle ébranle, elle pousse l’homme extérieur vers toute activité extérieure et féconde. Mais cette même sagesse embrase l’homme intérieur d’un feu si grandiose, que les dons de Dieu ne l’assouvissent plus. En cet état tout ce que Dieu peut apporter, en dehors du don de lui-même, paraît à l’homme étroit, mesquin, et son désir augmente, et son impatience grandit.

L’homme sent alors au fond de lui-même un point central, principe et fin de toutes vertus. Dans ce point central il les offre toutes à Dieu C’est dans ce point que vit l’amour. Or la faim et la soif grandissent si démesurément, qu’il se sent défaillir par la vertu du ravissement. Or, chaque fois qu’il reçoit au fond de lui la foudre de Dieu, il est embrasé et incendié par un contact nouveau. Il meurt dans la vie, et ressuscite dans la mort. C’est une ardeur tendre qui obtient la ressemblance et qui aspire à l’unité. Et la faim et la soif se renouvellent à chaque instant. Cette action est plus utile et plus sûre que la précédente. L’activité ardente du désir et de l’amour est le principe de la paix suprême. L’activité précède, accompagne et suit la paix. Elle est l’exercice nécessaire.

Sans les actes de la charité, nul ne peut obtenir Dieu ni conquérir l’amour, ni garder l’amour conquis. Mais le repos et le retard qu’on prendrait dans la créature est l’empêchement de l’homme spirituel. Dieu seul peut satisfaire la faim qui le dévore.