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The Electress Sophia and the Hanoverian succession cover

The Electress Sophia and the Hanoverian succession

Chapter 39: 25
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About This Book

The author offers a focused political and biographical account of the Electress Sophia, examining her family background in the House of Brunswick-Lüneburg, her role in securing a parliamentary claim for her descendants to the British succession, and her participation in the religious and diplomatic conflicts that shaped early modern Europe. Drawing on extensive correspondence and memoirs, the work analyzes her intellectual life, relationships with leading figures, and the Hanoverian family's policies, while supplying documentary appendices and a bibliography to illuminate disputed episodes and the dynastic context that led to the Hanoverian accession.

Quo que j’avois pris la resolution de vous ecrir demain, et de vous repondre émplement sur vois lettre que j’aÿ reçu à la fois, du 13me 14me et 15me je me vois privé de se plaisir, par la resolution que le Roy à pris, d’ataquer demain l’armée de Franse, la quelle aÿt à 2 hors de nous, le lieux se nomme Engein; Dans tout austre temps sette nouvelle m’auraÿ donné de la joÿ, mais je vous avoue qu’a lors qui laÿ elle me chagrinne, je suis aimée de vous l’unique objaÿ que j’aÿ trouvé dinje d’aimer, je me suis poin trompé dans mon opinion de croire que vous possedié, toute les Belle calité, que lon puisse trouver aux monde, mais ma chaire je dois hasarder la vie, et postaitre vous revoire jamais, à paine aije sus que vous aitié innossante, et que je vous aÿ soupsonné en fos, que je vous dois postaitre jamais plus revoir, j’aÿ hasardé ma vie sant fois, par sottise aux par geté de coeur, et je me connaÿ assaÿ, que je saÿ que lamors ma jamais éffrajé, mais ma divinité se que me rans poultrong aÿ la crainte de ne vous plus revoire, adieux dong émable jllÿdojllÿrojllÿadieuxjllÿ, que je suis a plaindre, et je suis pourtang horos, mais je ne pos profiter de mong bonheur. ne croje pourtang poin que vous aves un galang poltrong, non ma chaire, puis qu’il faut aller aux combat, je mÿ comporteraÿ comme j faux, et si je pos, j’aispaire de mi sinjaler; mais mon coeur permaitemoÿ, de vous faire unne priaire la quelle aÿ, que si mon destein me vost assaÿ de mal, d’aistre éstroppié, d’un bras, aux d’unne jambe, ne m’oblie poin, et ajé unpos de bonté pour un miserable qui, à fais son unique plaisir de vous aimer, non ma chaire ne l’oblie pas, sait un homme qui à eus un veritable attaschemens pour vous, et qui l’auras tous le reste de sa vie, quoÿ qu’estropié, mais sieux qui out aité charmé par les vostres, ne les vairerongs postaire plus, je ne pos penser en cela, sans verser des larmes, ah que je profite bien pos, d’aistre aimé de vous, et que vous me causé bien des tourmens. jl sonne 12 hors; aux closjé de Halle; lon apporte des balles poudre, et maisches saÿ le prologue pour la saine que nous devons jouer demain, jl faux me rendre à mon devoir, adieux emable enfang, ah que je suis à plaindre du cang de Halle le 23me

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mais Maistresse m’aurais émpesché de sonjer à vous, aux Dieux est il possible, que vous croje cela, et si je vous avois poin écris de tous (quo que celci est la 4me lettrere) vous devries jamais avoir eus telle penses, ce postil que vous croje que j’aime quel aut̂re que vous, non je vous proteste qu’apres vous je n’aimeraÿ jamais plus, il ne seras pas for difficile de tenir parolle, car appres con vous à addorer, post on trouver d’aut̂re Famme jolie, vous vous faite tors, decroire telle schose, et comment pourie vous faire une comparaison de vous et les autres et se post il c’apres avoir aimé une Deessé, lon pusse regarder les Mortels, non énverité je suis de tros bong gous, et je ne suis poin de ses jang qui voilje s’encanailjser; je vous addore scharmante brunetté, et je moureray avec ses sentiment, si vous m’oblije pas, je vous jure que je vous aimeraÿ toute ma vie je n’atten plus de vos lettres, parceque, je pretemps d’aistre bientos aupres de vous, et mon unique occupation allors seras de vous montre, que je vous aime à la follie, et que rien m’ay plus schaire que vos grace, adieux, le 3me/23.

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Crainte de ne vous pouvoir parler je prens la liberte à vous montre mong schagring du malheur, qui vous est arrive Dieux sait que mon coeur me la predit, mais mon companjon na schamais voulu attendre, quo que je luÿ en aÿ pries, mais par comble de malheur jl faux que j’éttande que mon amÿ intime à eus le plaisir avec son faschos conpanjoin à vous éntretenir, jl me semble que j’ay beaucoup de raisong de me plaindre des Dieuxs, puisquil sont assay injuste de m’oter tous les mojengs à vous rendre service et én meme temps le Donne, en main à sos de qui j’ay le plus à craindre, depuis cet axcidemps je me suis mis en teste, des étranje schose, et je suis assay sos de croire que l’axcidemps arrivé, hier, cet un prognostique de mon malheur, et que cela sois le meme homme qui me coseras tous ses schagrings cela feras que je le feraÿ observer de plus pres, à mon absence et si j’attang la moindre schose, crojé moy en honesthomme que je vous reverrerai jamais, et que j’vaÿ plustos scherjé le fong de la Laplende, que de parraistre devang ses sieux qui mon scharmée. je deteste mon companjong, car sen cela j’auray éus le plaisir de vous servir, aux lieux que je vois cette joÿ dans le sains d’un homme, que j’abhorre, et qui est assay impertinang de me le venir conter luy meme, m’apprenang dans l’étas aux vous aviéz étté, vot̂re deshabiljemen, sans cornette les schevos pandus sur votre inconparable sain, aux Dieux je ne pos plus écrire de raje.

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En faisang reflextion sur la miserable condiction dans la quelle je me trouvois lon mapporte la vot̂re pos attendu de moy, ma joy estois si grande que j’ay oblijé d’avoir du mal, en me lensang sur la lettre comme si rien me manques vous avez tous fais ce que je souhaites à vous voir faire, jl reste dong à moy à vous remercier de vos bontée, et a vous bien persuader de ma fidellite

Jo ti saro fedele,
Ne mai ti tradiro.
Se ben mi sei crudel,
sempre t’adorero;

si vous m’en croje pas, je suis prest à abandonner Mere, Parang, Amy, Biens, et la Patrie, pour vous en mieux persuader, et il dependera que de vous, si je dois faire le vojage que vous saves bien, mon malheros étas me fournit une bonne excuse, je pouray faire le malade bien longtemps, si vous aite d’acor avec moy je vous prie à me le mander car je prendray mes messure ladesu, say la plus grande éprove que je puis vous donner à présan, acceptele dong, et rende moy par la horos car le bien de vous voire surpasse de beaucoup à Lembition que jay de faire ma fortune, je n’an sauraÿ trouver de plus considerable et seluy de vous posseder may si jaire que je ne fais plus de reflextion sur tous les autres. Vous avez par vot̂re lettre tellement purifié mon coeur que le moindre soupsong de jallosie ni reste pas, l’empressement que vous me temoinje pour savoir l’état de ma senté, me persuade assaÿ que vous maime pour contenter à vot̂re desir je vous diray que je soufre éxtremement sepandang la douleur de ne vous voir poin surpasse en beaucoup, selle de la schutte, je pouray me porter mieux en 4 jour, mais si vous accepté ma proposition, je garderay éncor 10 jour la chambre cela n’émpescheras pas qu’ossitos que je pouray marscher je pouray vous embrasser aux lieux connue; pour avoir de vos nouvelles, je crois que le plus sur mojen, est q’un de mes jangs (sur le quelle je pos me fier)....

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Un autre que moy vous metteray sur l’éprove pour voire, si votre amour vous pouseray si loin que de venir sche moy, mais moy je vous aime trops pour vous pouvoir voire dans set hasar, et votre offre me sufit, cepandan pour ne poin perdre l’occasion de vous voire (puisque j’aÿ si pos de temps à rester avec vous) je viendray se soir sche vous, si vous j consente, et jattang de vous leur du rendevous, si vous trouve bong que je parraisse à la cour je le feray, mais sans cela poin. La joÿ de vous revoir me fais oublier tous les schagrins que ma maladie ma attiré, je suis aureste assay contemps de vous, sepandang je ne pos oublier le pos d’opposition que vous faitte aux sujet de mon vojage, ajan une bonne éxcuse pour men dedire, je ne say se que j’an dois juger, Dieux volje solement que cette absence ne soy funeste pour moy. Vous m’accusé que je vous aime pas assaÿ, comment pouve vous aistre si injuste, mais je passeray se poin sans j repondre saschan bien que vous aitte tros persuade de ma passion, qui est la plus pure que jamais à étté, et qui dureras tandis que je viveray, je vous l’ay contesté souven en prosse, permaite que je le fasse pour le presang en vers.

So lang mein herz noch ohten spüret
Wiel ich votre non lieben,
Solange sich mein blut noch rüret
Bleibt sie mir darrein geschriben,
Und sol mit meines läbens lauf
Bey mir die liebe nicht hören auf.

a 6 hors mon homme seras devang la schambre de la bonne bonne amÿ.

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Le 1mer de septemb.

Pardonnes si le schagrein et le desespoir m’a fais faire la foste à ne vous point écrire depuis dos jour cant on aÿ dans l’état aux je souis lon ne saÿ se que lon fais. je commenseraÿ par vous dire que j’aÿ schangé dos schifres dans nostre Clée, qui ay, j, se marque 31/ i, se marque 35, u, se marque 53, v, se marque 53, v, se marque 54/ je vous d’opserver sesÿ; Appraÿ cela je vous diraÿ que vous aves marqué dos lestres, 10me ainsy que la 14me devraes aistrÿ la 15me mais continues solement apresan, car j lia poin d’austre mal, que la segonde, aux premiere 10me auray peus se perdre san que lon eus seus, solement, que lon en eus perdue unne. J’aÿ éncor à vous dire, que je vous aÿ écrit dos lestres, adraissé, à 131, que j’aÿ crus à Celle, jl faux savoir si vous les aves reseus; 3 lestres ont été adraissé, aux maistre de poste de Celle qui son daté le 20me et aÿ la 9me lestre, le 26me et aÿ la 12me lestre elle aÿ de consequense le 30me et ay la 14me lestre; j laÿ bong aussÿ de regarder si vous aves la 13me lestre, je vous prie manques pas à me repondre ici desu, vous pouves tous voir par la souite car je souis bien sure que j’aÿ ette exacte saite fois ici. Vous seraÿ surpris de me voire faire des reflextions pareilje, dans l’état aux je souis, mes ma schere nous avons tant des malhors, qu’il ne faux pas s’en faire sois maime; j’aÿ resu la vostre daté le 26me mais vous saves quelle accidans m’ayt arrivé, en prenan unne boutelje pour laustre, je vous laÿ mandé dans mes presedantes je vois pourtang, dans vos daté 28me 29me et la 30me se que vous m’aves voulus dire dans la 26me, j’ay unne joÿ tres grande de vous savoir, hor de crainte et je me vos du mal d’aistre cause, de vostre inquiettude, qui a contribué beaucous a votre mal; presantements que vous aites hor de crainte j’aispaire que la fievre vous quitera aussi; Que je vous plain d’avoir tant soufer, sis hors l’axaÿ je ne comprans pas comme vous aves asay de forse à m’ecrire éncor, je le reconnaÿ comme je dois, et je souis persuadé que l’amour vous, en rang; mes a quelle poin vous souige point obligé pour se marque de vostre tendraisse, j’amais j’obliraÿ des telles bonté. Si mes lestres avois assaÿ de forse à soulajer vos mos; je feraÿs en sorte que vous en eusie, tous les hores, mes je prans se compliment pour un aiffaÿ de vostre bonté, sepandans je pos vous jurer que les vostres me consolle beaucoup, et san les trois derniés daté 28me 29me et 30me je seraÿ aux tombos à lheur qui laÿ. Se seraÿ la plus grande sottise appraÿ tous que je pouraÿ faire, car quois que cela seraÿ tendre, je vous perdraÿ; et vous dite forbien dans unne des vostre qu’elle desespoir de ne se poin voir pour jamais, vivons dons énsembles, aimons nous éternellement et jurong nous de nouvos, unne constance à ne jamais finir, et qu’aparÿ le trepas si nous avon le sang, que cela dois durer aussÿ; Pour vivre énsemble prenes tous les soins imaginable, à vous conserver, sonjes que mon repos en depans; Si vostre mal continue, j laÿ seure que je deviendraÿ fous. La fievre rainje beaucoup ici, nous avons praÿ de 200 malades, de nos troupes mes domestique le devienne un appraÿ l’austre, j’aÿ etté obligé, d’anvojer mon valaÿ de chambre à Zelle, les austres sont à Lunenb: si cela continue, le tous viendra à moÿ aussÿ.

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Le 3me

jaÿ pensé tumber en apoplexie can j’aÿ auver vostre lestre, san voir vostre mains j’aispairaÿ d’attendre que vous vous porterie mieux, et vous faite tous le contraire, j’ay crus du comensemens, que saitais fais avec vous ne croje pas que je souis fasché que cela ne soÿ de vostre main, bien loin de la, je vous conjure de continuer, de la sorte car je ne vos absoluments pas, que vous vous fa .. ge. je vous plein autang q’un ... tendre aÿ passionée, le pos faire, faut il que le plus parfaist objaÿ de l’univair soufre si cruellament, Dieuxs pour quois aites vous si injuste, mes mon coeur, je saÿ pourquois, se malhor tarrive, pour me randre plus malhoros, le destein te rang mallade, lon te fais suffrir pour me crucifier, L’on j reusit car on pos pas, m’envojer un plus grans malhors vous m’ordonnes de me poin inquietter, jl faudrois vous gaire aimer, pour ne le pas aistre à la mors; je souis a tous moments à genous faire des veux pour vostre éntiere retablissements, je me flatte qua la fein on aura pitié de mois, mes vos son tros devoste, pour ne pas aistre éxhosé, Dieux volje que cla sois bintos que vous seray quite ... vos mos et moÿ de mes crain ... s et de mon inquetude avec qu’elle joÿ vous embrasserage, can j’auraÿ selouis de vous voir je ne saÿ can je le pouraÿs, mes mon dessien aÿ de faire en sorte comme si un acsai de fievre me prenais, je diraÿ os bon homme, que je vousdraÿ bien allé pour tros jour à 317 pour éviter que la fievre n’aye poin de prise, sait a dire prendre des remaides, aux Lieux de demorer à 317 je prandray la poste et je voleray à Celle, je pourais aistre dos nuis avec vous quelle joÿ qu’elle satisfaction je pouraÿs aistre à vos pié les beinger de mes larmes, vous voiraÿs dans qu’elle éttas pitojable, votre mal ma mis; Mes je me flatte postaistre envein, car avan que je pouraÿ juer se role jl faux premierements que le bon homme se porte mieux ... depans encor de la fortunne de la 9 ... je n’aÿ rien de bong à Esperer, La rage le desespoir, le schagrein l’inquiettude la Passions, tous ses schoses énsemble font un aifaÿ sur moÿ, que je souis comme ses jans que lon voist à Amsterdam dans le Dulhaus, Dieux sait qu’elle feins que cela auras; Les maladie hogmante de jour en jour, mon vieux Lieute C: et dos Lietenang le song devenus aujourdoÿ, je ne saÿ comments j’an éschappe, sait un miracle car avec tous les schagreins, qui m’abastes je le devraÿs avoir; adieux mon Ange je ne pouis vous Mander davantage, l’expraÿ qui m’a été envojé, du bon homme par, crojes que vous aves un amang, qui prang tang de ... r à tous se qui vous tousche que vous le ... ie faire vous maimes, j laÿ seinsaire vous adore, et à autang de Respect pour vous que qui que se soit; je merite toute vostre tendraisse, et tous les soins oblijan que vous aves pour mois, si je ne vous donne pas assaÿ d’assuranses, de ma passion, et de ma fidelité, se n’aÿ pas ma fostre, saÿ que j’en aÿ pas l’occasion; je vous annueraÿ avec mes protestations, car je le repaiste dans tous mes lestres, je me flatte que vous aite comme mois je ne les sauraÿ trop attendre et tous vos lestres fusetelles ramplis daustre chose elles me seray toujo ... ... reable et plus que comme si j liavois rien.

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Je suis bien aise, que vous aites unnefois contemps de moÿ, mais jl me semble que cela vous rejouis poin car vous me donne toujours des mattiere, à vous faire des reprojes; et par la vous m’oté la joy d’aistre satisfait de vous, vous vous plainjé que vostre passion vous trouble vostre repos, je le vos croire mes saite passion vous tient pas tang aux coeur, que vous retranjeraÿ les moindre plaisirs pour cela, non non sait a moÿ a me blaindre, ma passion me trouble poin solement, mais me desespaire, Dieux comme je fie les éndrois aux je saÿ que les divertissemens song, je vousdraÿ bien vous voir à la Porte de Brusels, aux de Gens sans j maistre le pie, plustos de faire cela vous m’abandonnerie, et dis austre galang, vous trouve vostre conduite bonne, moÿ aussÿ, mais je seraÿ hors deséspoir que la mienne ne fus pas meljor je suis bien aise que vous ne s’ajé, tombé malade, jen aurais etté inconsolable, quoÿ que je ne suis poin contente de vous, vous aves étté contente de ma lettre, j’en aÿ de la joÿ, vous j aves veus les santimens de mon coeur, sans faintes; je vous remersie bien, humblement, que vous me promaistes, de ne poin donner vostre portraÿ, à la personne connue Pourquoÿ me flatté vous tang dans vos lettres, can vous sonjes si pos a me tenir vos promess, vous m’assurés que rien vous seras dificille et que vous feraÿ tous pour me plaire, saÿ for bien dis mes for mal tenus; helas vous me dite flattong nous le temps nous poura randre horos, mais saschés que le temps me rendra le plus malhoros de tous les hommes, je naÿ poin la hardiesse à vous dire se que je saÿ deja, mais ma chaire je crois, que lon moblijera a vous quiter, je ne pos finir saite lettre, de schagrein, tristesse et collaire adieux, ne me haijsé dumoin pas, car sur mon dieux je ne le merite en fason du monde.

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14me.

Assurement san la vostre du 12me le Bastement de Coeur que 127 m’avois causé, mauraÿt aschevé, mais Pour mon bonhor, je laÿ resu dans le temps que mon coeur allais craiver, et comme j’ÿ vois que sa nouvelle aÿ traÿ fose, je commense aussi à me remaistre, jl me disaÿ pour tres assuré, que votre fievre vous aves, repris, assurement je n’auraÿ peus passer la nouit, avec saite inquiettude san mourir, et alor que je vous écris, j’aÿ encor lohs de la Raine d’hongrie sur le née, je crois pourtang que cela se passera, je me san Pourtang alterré, et éschofé, si cela se passe pas la nouit je me seinjeraÿ pour prevenir le mal, qui pouraÿ m’en arriver; M. de sporque Mourera selon tous les apparance encor aujourdouis, j’aÿ 3 Captaine, 5 Lieutenans, et 4 Enseinges mal à lamors, plus de 300, fantasein aÿ Dragons, de nos troupes sol, son sur les dans, sait un air infecté, les plus sain j deviene malade, toustefois je me flatte de ne le poin devenir vous saschang, hor daffaire. Vous auraÿ veus par ma lestre daté le 12me combien je souis contemps de vous, ne prene pas mal que je vous aÿ prié de me marquer dos mos par vostre main, je savois que vous vous portié unpos mieux san cela je ne l’auraÿ pas fais, mais mon incomparable coeur vous en faite tros, car vous m’écrives dos foiljes éntieres, se que je vous prie très instament de ne poin faire plus, ni plustos que vous aites tout à fais bien. Le sieje de Scharleroi feras que Prince électoral seras pas si tos ici, gran Dieux fais que se sieje nous delivre des faschos. Lon dis pour sertein que les affaires s’acomode, mais les ordres que lon donne pour soinjer les malades, me fong trambler de pur, que nous quiteron pas sitos se poste; je souis agité du maime desespoir que vous, de passer ma vie avec des jans pour les quelles j’aÿ unne aversion et de la passer si pos avec selle que j’adore, sepandans vous aites plus à plaindre car je pos forsouvang m’en dispensér, et vous poin, austre les embrasades que vous aites obligé à essujer, jl me semble si j’aÿtais obligé a soufrir la maime schose, je ne pouraÿ m’énpescher de vosmir tous les fois que cela m’ariveraÿt, ah qu’elle horor de caraisser se que lon hait mortellement, je crois fortement que le pourgatoire ne donne poin tans de tourments, que des pareiljes caraisses. si j laÿ vraÿ que Électeur de Hanovre vas pas a 308, je pouraÿ bein j venir, mes nous pouvons pas prendre des mesures avang, que lon sasche, se que deviendra Prince électoral la Dujais d’Hanovre n’arrivera, que ver la fein du mois qui vient et allors Prince électoral sera deja de retour, et les schases finÿ. Dieux volje solement que nous les comension bientos, et que vous fusies en etas de vous rendre. Je vous plains que vous aites tan maigri mes (avec vostre permission) je trouve redicule, et absourde, la question que vous me faite, si je n’aimes en vous que vostre bosté je vous le pardonneraj mes vous aites persuadé, que se n’aÿ pas solement cela que j’adore, se son vos merites vostre humor, je vous avoue que de vous voire belle cela aÿ scharmang pour la veus, mes je vous proteste que fusie vous laide comme Mad: Kopstein, je vous aimeraÿ pas un brein de moin; du degous pour vous, ah postong faire unne question pareile à selle ici, à un amang qui vous aime tendrement, non non Leonis vous n’aite pas persuadé de ma sainsaire passion, que fostil que je fasse pour vous en bien conveincre je n’auraÿ du repos, que j’usques à se que je sache que vous laite toust à fais; croje vous q’unne passion pareilje à la mienne, saÿ formée sur unne schose si passaschaire que la bosté, quois que vous en aje beaucoup, et plus coqunne de vostre sexe, je vous pos dire que se n’ay pas elles qui ma mis dans l’estas aux je souis, j laÿ vraÿ que la Bosté que vous possedé, mas énflame, et sans elles je n’auraÿ postaire pas étté si huros que je souis, mes se qui ma randu comme je souis saÿ vostre ésprit, vostre seinserité, vos maniere de vivre, et a lafein saÿ saite ame si bien née, et si juste, la quelle prodouit en vous unne dousor non pareilje, unne jenerosité sans égale, de la Clemanse, au dela de l’imagination, se son saÿs vertues qui mon mis dans saite aimable Esclavage dans la qu’elle je me fois à sait hors, et dans la quelle je pretans mourir aussÿ. En verité Leonis vous me schagrines beaucoup, avec vos questions, vous crainjes que je deviendrays invidelle à la plus grande Boté du siecle, et à la vertue maime, pour qu’elque gose de preinsaises qui n’aurong poin d’austre merite que selle de venir de Paris encore unne fois, je vois que tros que vous n’aite pas éncor bien persuadé de mon amour, je me flatte qu’a la fein je vous en donneraÿ tans de marques que vous n’en saurie plus douster. Pour prendre des messures juste jl faux se parler, nous avon du temps jusques à la fein du moi qui viens et avang se temps nous avons point à craindre le retour de Prince électoral et de la Dujaiÿse vous entames encor des preinsai crojes vous postaitre que j’aime tans la nouvosté, le schangementes, et les jans qui vienne de Paris comme vous, vous vous trompes beaucoup, je porte mes schaines avec beaucoup de plaisir, et je ne les janjeraÿ pas, pour le Raujome du grand mogol. La lestre de la Lieutenan Colonelle ay for sotte mes la personne aÿt assaÿ resonable, elle à randus un for galant homme aux baÿ bas, de grande Calité, fort amouros, jl sapelle le marquis de Spinosa, saÿt un des galans de se paÿ la; mais pouis que je vous aÿ énvojes unne tres sotte lestre, je le recompenseraÿs par unne qui aÿ forbien écrit; si elle n’aitois écrit d’un livre, on la doist, admirer particoulierement venan de saite personne, mes sasche qu’elle se trouve mot en mot dans un livre, sepandans elle ne laisse pas, que d’aistre tourné assaÿ aprospos, je vous prie de me la ranvojé, je vous l’envois parse que jè crois que cela vous divertiras adieux.

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je vois que le plaisir que je maitait fais à vous émbrasser s’évanuit entieremens puisque l’incomode à paru si brusquement, je vous avoue que se visaje m’a bien deplus can je lay appersu, un cous de foudre m’auray pas plus pus surprendre, mais jl faux qui lÿ aÿe toujor des faschos visajes qui empesche, un doux éntretien comme celuÿ que nous devien croir, selong tous épparance devray aître, ouÿ j’an nay eus l’idé si remplis de joÿ, que je naÿ pus dormir toute la nuit, mais helas tout est vanuis, et il faux que je passe la seconde nuit sans dormir, et avec du jagrein aux lieux que la premiere me rejouissay, j laÿ sur qu’a moin que vous n’aje la bonté de me consoler, je me beinjeray dans mes larmes, consolé moy dong divine bosté, et soulajes un homme qui se mor pour vous, et qui est si éntesté de vos merite que la servelle luy en tourne.

Pour unné joué merveilje
je brule d’un fos si beaux
que ma raison ma conseilje
De l’aimer jusques aux tombos

Voila ma maxime, et vous me le vairreraÿ éxecuter éxactement, ma plus grande satexfaction seras de vous montrer, que la mort sol est sollement capable d’éfasser mon amour. mais pour l’amour de Dieux sonjes à la divise, rien d’inpure mallume, adieux.

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à 6 heurs.

je ne sauraÿ partir dici sans vous remersier, de l’ambaras aux vous maves tiré, assurement j’aitois un homme fricassé sans la conversation d’hier aux soir, je pars aussi contemps, q’un homme qui laisse ce qui addore, le pos faire, mais se qui me consolle, ces que je suis bien persuadé de vôtre amitié, et que mon absance me fais poin de tors, j’ay lame si reposé que je suis tout autre que je naÿs étté; je vous prie, poin de tait à tet, avec personne, particulierment avec M. R: je sauraÿ tout, car j’ay des bons amÿ ici que vous soupsonne poin. adieux Bella dea, sonjé autang à moy que je sonje à vous, je vous émbrasse les jenous un million de fois, et suis eternellement vôtre esclave.

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ce 25 aoust
4 septembre

Je prens tant de plaisir a vous entretenir que dabord que jai un moment de liberté je lemploȳe a vous assurer de ma tendresse je vous aȳ escrit hier mais jl me semble que ie ne vous aȳ pas assez marqué linquietude ou je suis sur ce que vous me dites je nen aȳ pas dormi toute la nuit j aȳ repassé toute mes actions et plus ie mexamine et moins je deuine ce que vous pouuez auoir contre moi il est seur que vous deuez estre content de ma conduite ma passion la regle et cela suffit je vous conjure encore une fois de me mander tout le plus tost que vous pourrez ce que ce peut estre jl me sera fort aisé de me justifier puis que ie naȳ jamais pense qua vous plaire et je vous feraȳ auec plaisir tous les sermens les plus affreus sur mon jnnocence mais je vous demande jnstamment de me dire qui sont ceus qui vous disent de semblables Calomnies jls ont sans doute leurs raisons pour nous brouiller et selon toutes les aparences ils nen demeureront pas la soȳez persuadé je vous en conjure que je suis jncapable de rien faire qui vous déplaise mes manieres vous lont fait voir jusques icȳ et jen feraȳ encore plus a lauenir je suis au desespoir de ne pouuoir vous faire connoistre au tant que ie le voudrois mon attachement pour vous les occasions me manque et point la volonté et je ne seraȳ point contente que ie naȳe fait voir a toute la terre que vous me tenez lieu de grandeurs de plaisirs et de tous les agremens du monde le seul que je souhaitte est celuj de posseder vostre coeur je nen demande point dautre et ce seul bonheur me rendra toujours tous les autres jndifferens je suis persuadée que si jestois a han. on me feroit bien des histoires de vous mais je me fie trop a vous pour croire legerement ce que lon me pourroit dire faites en de mesme et croȳez fortement que rien nest capable de me faire changer je suis dans un chagrin mortel on dit quil sest donné un combat depuis peu et je ne saȳ encore ce qui en est je tremble que vous ne vous exposiez sans necessité et quil ne vous soit arriué quelque accident conseruez vous je vous en conjure sil vous reste encore quelque tendresse moȳ que deuiendrois je si japrenois que vous fussiez blessé ie croȳ que ien mourois.

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ce 2 septembre
12

Il estoit si tard quand ie vous aȳ escrit que ie naj peu repondre a tout ce que uous me dites jaȳ releu plusieurs fois vostre lettre cest un mélange de tendresse et dairs railleurs que ie trouue fort plaisant et jl me parroist quelque mine que uous fassiez que mon uoȳage ne uous plaist point uous auez cependant tous les torts du monde car selon toutes les aparances ie repartiraj dicȳ sans auoir ueu une personne raisonable et je le souhaitte de tout mon coeur. Je ne croȳ pas aller a la foire de jllifrancjllifortjlli et ie ne dirai pas un mot pour ȳ contribuer il me semble que cela uous doit persuader que ie ne cherche pas le monde et que ie suis jncapable de songer aus plaisirs quand ie ne uous uoȳ point jespere partir dicȳ en quinze jours le peda. a pris aujourdhui cette resolution ie men retourne auec elle trouuer le grondeur et je me rendrai à Han. un peu auant le retour du Reformeur ie ne saurois encore uous dire rien de positif pour ce qui regarde le jlligörjlli ie ne croj pourtant pas ȳ aller car la saison sera trop auancée pour que le Reformeur en puisse estre et je me flatte pourueu que rien ne vous retienne ou vous estes que ie pourraȳ vous voir bientost je jugerai de uostre tendresse par uostre empressement mais je uous conjure de prendre si bien uos mesures que ie uous uoje en particulier la premiere fois. Jl me seroit jmpossible de soustenir uostre ueue en public et mon transport me trahiroit, on dit que les françois pourroient nous enleuer aisément cela fait que ie souhaitte fort de men aller car je naȳmerois point du tout a estre prise et ie ueus uous conseruer uostre conqueste je suis charmée de uostre Careme et je uous en fais tous les remerciemens que uous meritez jen suis surprise et je ne mȳ attendois point cest en quoi la chose est plus obligeante jl nȳ a point de sentinelle au monde que uous deuiez craindre et le prisonnier doit Conter sur la prison qui sera toujours ouuerte pour luý et fermée pour toute la terre cest dequoi ie uous réponds et dune passion qui seruira dexemple ie ueus uous en persuader malgré que uous en aȳez et que ie ne trouue de bonheur nÿ de satisfaction qua vous aimer et la Estre aimée uous me paroissez si peu seur de cette uerité que ien suis sensiblement touchée dites moÿ ce quil faut faire pour que uous nen puissiez plus douter il nȳ a rien que ie ne fasse auec joȳe pour vous faire uoir que vous me tenez lieu de toutes choses et que tous mes desirs et mon ambition sont bornez a uous plaire sil ne faut que cela pour vous rendre heureus vous lestes plus que personne du monde car ie ne ueus viure que pour uous seul et ie renonce auec plaisir a toute la terre pour nestre jamais qua uous.

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ce 13 septembre
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au lieu de lextresme plaisir que me donnent toutes uos lettres celle que Jaý receue ce soir ma percé le cœur Lon ne peut rien jmaginer de plus offensant que ce que uous mescriuez ie ne le repeteraȳ point ie croȳ que uous uous en souuiendrez bien encore et ie donnerois tout au monde pour pouuoir loublier par quel endroit de ma uie aȳ je peu meriter lopinion que uous me tesmoignez auoir de moȳ si ie croyois ȳ auvoir donné Lieu ie uoudrois estre morte mais plus ie mexamine et plus ie me trouve esloignée de pareils sentimens et graces a dieu je me sens le coeur aussi noble que ie le dois auoir ie ne ueus plus uous rien dire sur ce suiet ie pourrois me facher et ie hais fort laigreur mais pour repondre aus quatre points qui uous ȳ tiennent si fort ie suis bien trompée si ie ne uous aȳ mandé ȳ que jliisparrjllii a esté a L. et si je ne laȳ point fait cest assurément par oublȳ et par ce que ie naȳ pas trouué quil ualust la peine que ie me souuinsse de luj. je puis uous faire tous les sermens quil uous plaira quil nȳ a aucune raison que celle la et de plus ie ne luj aÿ pas dit deus mots pour la joye que uous me reprochez dauoir eue de trouuer jliiguljlljdenjllyleujlii icȳ ie ne uous ȳ repondrez point car cest une opinion ridicule, et rien au monde n’est si mal jmaginé a lesgard de la foire ie uous assure que ie naȳ pas dit un mot pour ȳ aller mais comme ie suis de bonne foȳ ie ueus bien uous ’auouer et pour mon nouuel amant uous estes fou de uous jnquieter pour luj car jl est loin dicȳ et selon toutes les aparences ie ne le uerraȳ point et ses soeurs nȳ personne du monde ne me feront jamais faire aucune demarche contre la tendresse dont jaȳ le coeur si rempli ie uous aȳ déia mandé que ie suis persuadée quil ne uiendra point a han. mais si cela arriuoit pourueu que ie sois plus contente de uous que ie ne la suis ce soir ie brutaliseraȳ plustost que de soufrir ces uisites ie suis bien sotte de uous rendre raison sur toutes uos uisions uous qui en auez peu sur tout ce qui me regarde et qui mauez desesperée par uos tre belle lettre jl est uraȳ que uous uoulez ensuitte reparer uostre faute mais cela ne suffit point et ie ne suis pas contente car ie ueus uostre estime et uous ne temoignez pas en auoir pour moȳ, la Confidente en a receu hier une de laimé jlliketjllilerjlli qui lui escrit par lordre du jlljlandjlljgrajlliuejlli pour faire ses complimens a Leonisse puis que uous uoulez lappeller ainsi et pour lassurer quil fera son possible pour la uoir icȳ ou a la foire ie ne croȳ pourtant pas que cela se puisse par ce que nous partons demain et lon nȳ sera quun seul jour ie uous escriraȳ dabor, que ie seraȳ arriuée et ie uous rendrai un conte sincere et fidelle de tout ie ne uous diraj rien de tendre pour ce soir car uous ne le meritez point ie crains bien que ie nauraj pas la mesme force demain et que ie ne me souuiendrai plus de ma colere car Jai furieusement du tendre pour uous et quoi que ie ne uous le dise point ie sens bien que ie uous aime auec une passion qui neut iamais desgale.

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fra ce 14/24

je suis ici depuis deus heures le peda. a esté descendre chez la p. jllitajllirenjllitejlli ou ie naý ueu que de soste figures de la nous auons esté a la foire ou ie naý pas ueu une personne de qualité la Marionette est icȳ et sa belle soeur ie ne les uerraȳ que demain dont ie suis bien aise car ie pourraȳ me reposer dont jaȳ grand besoin naȳant pas fermé loeil toute la nuit un aȳ passé la moitié a uous escrire et lautre a me chagriner sur ce bel endroit de uostre lettre, ie nous prie bien fort de ne me plus donner de pareils suiets dennuý car ie suis fort delicate sur le chapitre dont il est question hors ce uilain endroit que ie ne saurois oublier et qui gaste tout uostre lettre est charmante et rien nest si dous que tout ce que uous me dites. raccomodez cette affaire si uous uoulez estre bien auec moȳ car elle me tient fort au coeur le mien est si rempli de uous que quoi que jaȳe suiet de men plaindre ie ne saurois mempecher de uous dire que ie me suis faite une uiolence horrible hier au soir pour ne uous point parler de ma tendresse jamais on nen a tant eu et jamais lon a moin merité de reproches que ie le fais uous estes le plus jnjuste de tous les hommes dauoir la moindre défiance sur ce qui me regarde je suis trop ueritablement auous pour que uous aȳez rien a craindre toute mes actions uous en persuaderont car jl est certain que ma passion pour uous ua jusqua lexces je uous conjure destre bien persuadé de cette uerité et quil nȳ a rien au monde que ie ne fasse pour uous faire uoir que ie suis plus a uous qua moi mesme iespere que ie ne uerraȳ nȳ le Land. nȳ personne et ie le souhaitte de tout mon coeur si uous trouuez quelque chose qui ne nous plaise point dans ce que ie uous aȳ escrit hier nen accusez que le dépit ou uous mauez mise. Il a esté jusqua me faire pleurer et tous les charmes de vostre lettre nont peu me faire pardonner larticle ofensant soȳez en repos sur ma conduite elle sera diuine ie uous en repons et pour le Riual.

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au nom de dieu menagez vous ma uie est unie a la vostre jl me vient mille pensée desesperante dans lesprit et je suis accablée de douleur jaurois peine a vous parler dautre chose jaȳ tout loisir de nourrir mon chagrin et je suis auec une veritable joȳe dans cette solitude Jai oublié hier a vous rendre graces de ce que vous me dites au suiet de la boule rien nest si obligeant je consens a cette condition quelle deuienne ma riuale car je vous auoue que jaime le triomphe et quil est fort de mon goust adieu rien nest capable de me faire changer ie suis née pour vous aimer vous estes ma seule passion je nen aȳ jamais en auant de vous Connoistre et je mourraȳ en vous aȳmant plus que lon na jamais aime.

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mecredi 24.

Il faut vous rendre conte de ce que jaȳ fait hier jai esté tout le jour seule il est venu un envoȳé du maistre de ce lieu faire compliment au peda. il sest si fort embarassé dans sa harangue que iaȳ eu peine a mempecher den rire jl en a fait un aussi au coeur gauche et sen est allé dabord lon sest promené a pied au retour lon a soupé et je me suis entretenue auec la Confidente cest le seul plaisir que jaȳe car nous parlons toujours de vous.

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Quo que je vous aÿ ecrit hier aux soir je ne pos m’empescher, de vous dire que j’aÿ passé la plus meschante nuit du monde, j’ay sonjé a vous mais je vous aÿ veus infidelle, voila le sonje, il me semblais, que je vous avois prie de ne poin voir un sertain grant homme, et que malgre vos promesse vous lavie fais entré ché vous pour luÿ dire adieux, j’en fus avertis, ne pouvan énduré cette infidelité, je feinjis d’avoir une lettre de Mad: vot̂re maire pour vous donner j’entraÿ prusquement dans vostre schambre, et je vis le spectacle le plus affros du monde, ces grans M. vous tenais émbrassé, et que pis aÿ, vous aitié sol dans vostre schambre. vous faisie unpos la vasché contre vostre adonus en luÿ disant qui laitois impertinent, je voulus aussi me retire mais vous m’apellaté, je fus ravis de cela parce que cela me donna lieux de vous dire en oreilje que vous aitié la plus ingrate de tous les dames, et que ce seraÿ la dernierefois que je vous parleraÿ, en éffaÿ je fus trouver M. de Pude, pour luÿ prier de m’envojer en Hongrie, ce qu’il fit. je vous demande pardong du sonje criminel, mais je me croirais bien plus criminel si je vous en avertissaÿ poin, ne croje pas que je l’invante non j lay surmondieux vraÿ, pourlamour de tous ce qui vous aÿ le plus schaire, aje soin de me fortifier l’esprit, et tiremoÿ de ma crainte, j’ay por que ce sonje saÿ qu’elque pressage funeste, et qui ne vos dire rien de bong. Il seraÿ injuste q’un tendre amour m’attiras des infidellites, je ne l’éspaire pas car pourquoÿ voudrievous abandonner un coeur qui vous adore, et qui vous jure de vous aistre fidelle, si des telles vos vous pove attascher uniquemens à moÿ, je vous proteste devan Dieux, que jamais je vous serraÿ infidelle, et que je vous aimeray toute ma vie avec la maime passion que je fais astor. Can j’auray l’honnor de vous éntretenir de la debeausche faite hier vous riraÿ bien, la baronne si aÿ sinjales et les grande barbe suedoise, on faite le meljor ... du monde, elle a tens aites fro ... os que la planjer de song tei ... turel, à commensé à paraistre se qui à fais le plus plaisans spectacle de monde; Elle ma demande pourquoÿ je me divertissaÿ poin je luÿ respondis que j’aitois venus faire ma cour à M. Bil. et non pour me divertir, en me quitans elle ma donné le non de traiter, surquoÿ je louÿ ai repliqué, que je ne laistas pas encor mais que je le pouraÿ bien devenir. M. le Duck, a joué à l’homber hier au soir sches Elle, voila le Diable, je finiraÿ en vous prians de vous preparer à me tirer de l’inquiettudes aux je suis, et de me croire, inviolablement attasches à vous et à tous sos qui vous regarde, je vous émbrasse de tous mon coeur, et je paise un milion defois vostre portrais, adieux.

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venes sur un vendredis au soir ici, et attandes que l’Elector vient ici, si lon oste pas Prince Max vous vous pouves retourner, et cela vous servira de pretexte aupraÿ Duc de Celle et Prince électoral mande mois si vous agrees, ma pense, si vous le pouves faire faite que je vous vois car franjement je ne puis plus vivre de la sorte, pour la mour de mois de vous faite que je vous vois et que je vous embrasse, car san saite satisfaction la vie may rien.

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La joÿ de voir le Ref: partÿ a étté interrompu par le schagrein de vous voir malade, j’aispaire pourtang que cela ne sera pas grans schose, car san cela je n’en pouraÿ dormir toute la nouit, j’aispaire a vous émbrasser demain aux soir, j’attemps le sinjal ordinaire, et le meschang temps m’enpescheras pas de gouter du plaisir, de vos scharmantes émbrassades, amoin que vous me l’ordonnié austrement je me flatte du contraire et j’aispaire que vostre émpressement reponderas aux mien; si vous ne sorte pas demain, sisi souffira pour vous assuré que les momens me durerong des siecles, et que le temps que je suis éloinjé de vous sont sos que je posse inutilement dans le monde et que je suis prait a venir demain aux lieux connus, j’áttemps le sinjal et je suis vostre tres-obeissant valet.

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Lon ne pos aistre plus contemps de vous que je le suis vos mamire obligante d’hiair, vostre tres-schere lestre, enfein tous me scharme, je commense à revivre, et la journé d’hiaire et unne de sos quil fos que je marque dans mon livre; pour bien en profiter je vous prie que je vous vois se soir, j’attendraÿ le sinjal avec bien de l’impatiance car je mor d’anvie de vous temoinger ma joÿ elle ait axsaissive, et ne se post exprimer, pour lamour de vous de moÿ, et de tous se qui vous aÿ schaire, continue de la sorte, vous pouraÿ allors me persuader que je n’aÿ rien à craindre, que je seraÿ toujour horos et contemps, voila le plaisir de l’amour, son la les scharmes d’un attaschement seinsaire et veritable; L’avos du Grond: me donne encor beaucoup d’ésperanse tasché de l’attendrir, vous le pouraÿ si vous voules, mais il faux vous j appliquer, et bien prendre vostre temps saye avec cela persuadé, que si le siel me destinne le bonhor de vous posseder, que j’auraÿ les maniere tous austre, que vous vous les immaginée, et je vous jure que je le regleraÿ sur les vostre, ajouté fois a set avos car j laÿ seinsaire et par d’un amme san fosseté, et san finesse; Comme le temps aÿ bos je me flatte à vous voir a la volerie, j’aispaire de vous j trouver tendre, et contemps adieux jusque la, vous me diraÿ bien un petit mos, du quel je pos voir que vous accorde ma priaire.

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