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Trois ans d'esclavage chez les Patagons

Chapter 29: NOTES
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About This Book

A traveler's account recounts his capture and more than three years of enforced servitude among several indigenous groups in southern South America, describing daily hardships, survival strategies, and the circumstances of his release. He records language, social organization, customs, and material culture of the Patagons, Puelches, Pampas, and Mamuelches from close observation, and traces routes on a map. The narrative mixes personal suffering and ethnographic notes, aiming to correct local names and offer practical lessons for future travelers.

NOTES

A

La Viscacha ou Trouly en indien est fort commune au Sud de Buenos-Ayres. Cet animal creuse des terriers comme les lapins, avec nombre d'issues rapprochées les unes des autres et le plus souvent aboutissant à des chemins. Il habite en famille, il consomme l'herbe des environs. Il n'est pas rare de le rencontrer dans des jardins où il cause de grands dégâts, ou bien encore dans des champs ensemencés. Il ne sort que de nuit, au moment du crépuscule sans jamais s'éloigner beaucoup. Sa longueur varie de 20 à 25 pouces, non compris la queue, son corps est trapu, la tête grosse et jouflue, l'oreille grande, l'œil grand, le museau obtus et velu, il a la gueule et les dents du lièvre. Le train inférieur est beaucoup plus haut que le postérieur, il a des soies fort longues qui lui tiennent lieu de moustaches, et qui sont fort dures. La chair de cet animal est très-blanche, très-tendre, mais aussi très-fade, cependant bonne à manger étant bien accommodée.

B

Gnayu-u d'Azara: cervus compestris de F. Cuvier. Sorte de chevreuil qui diffère de l'espèce européenne par sa gorge blanche.

C

Le céton,—mamouël céton, ou careux céton—n'est autre chose qu'une sorte de chardon auquel les Indiens donnent l'un ou l'autre de ces noms, selon qu'il est vert ou sec. Vert, il s'appelle careux céton, sec, mamouël céton.

Ce chardon, fort commun dans certains parages où il y pousse avec une très-grande rapidité, diffère totalement de celui que nous connaissons en France, c'est une tige ronde fort droite, qui atteint souvent plus de deux mètres de hauteur et dont le diamètre varie de 1 à 2 et même jusqu'à 2 pouces 1/2, et qui est armée, pour ainsi dire, dans toute sa longueur, de feuilles longues et étroites ayant forme d'angles aigus et hérissées d'une grande quantité d'épines. Le sommet de cette tige est couronné par une agglomération de petites feuilles ayant l'aspect d'une boule.

Les Indiens sont généralement très-friands de cette plante qui, dans les commencements de sa croissance, leur est d'un grand secours pour la préparation de certains mets, tels que: 1o Le Tchaffis-céton mélange de lait et de petits morceaux de tige de ce chardon, qu'ils font fermenter et dont ils se régalent aussi souvent que possible. 2o Le Hilo-Céton, chardon cuit sous la cendre et toujours mêlé à de la viande crue ou bien encore à demi cuite.

Ils en mangent aussi à l'état de crudité et je m'en suis régalé quelquefois aussi; car dans son état naturel je lui trouvais beaucoup d'analogie avec le céleri.

Une fois sec, ce gigantesque chardon dont la tige est devenue creuse et fort dure, sert de bois—mamouël—aux Indiens de la plaine qui, durant les trois quarts de l'année, n'ont d'autre combustible à leur disposition que des—mey-vacas ou mey-potro fientes de bœufs ou de chevaux séchées—ou bien encore des Foros et de la yiéouine, c'est-à-dire des os et de la graisse.

D

Ou montagne à fenêtres, ainsi nommée par les Hispanos-Américains, en raison d'une brèche qui vue d'un point sud-est ressemble à une fenêtre, qui la traverse de part en part. Cette montagne a plus de cinquante lieues de circonférence à sa base, mais étant placée sur un terrain ascendant, il résulte que bien qu'elle soit éloignée de plus de treize lieues du rivage, il semblerait en la voyant du large, qu'elle fait partie de la côte.

E

La Plata, the argentine confédération and Paraguay etc. Ou explorations du bassin de la Plata, exécutées dans les années 1853-56 d'après les ordres du gouvernement des États-Unis, par Thomas Page, commandant de l'expédition. Londres 1859.

CARTE
DES PAMPAS de Buenos Ayres
et de la PATAGONIE