WeRead Powered by ReaderPub
Une journée à Pise : guide historique, artistique et commercial cover

Une journée à Pise : guide historique, artistique et commercial

Chapter 19: IX
Open in WeRead

About This Book

The guide provides a compact historical, artistic, and practical tour of Pisa, tracing legendary Greek and Etruscan origins through Roman prosperity, medieval maritime ascendancy and crusading exploits, the naval disaster at Meloria, Florentine domination, and later revival under Medici and Lorraine rule. It surveys principal monuments such as the cathedral, the leaning bell tower, fortifications and the port, and discusses urban improvements, the university, local customs and climate, with concise observations intended to assist visitors and highlight the city’s architectural and commercial features.


VII

CAMPANILE

Ce surprenant édifice (pi. 22. B. I), fut commencé, en 1174, par l'architecte Bonnanno de Pise, et fut continué par Jean d'Inspruck, par Jean Ennipotentano, allemands, et par Thomas de Pise, lequel, à la moitié du XIVe siècle, ajouta la dernière spire où sont les cloches.

On a beaucoup discuté sur l'inclinaison de cette tour. Les uns veulent que cette inclinaison soit l'effet du hasard (par exemple un abaissement du sol); les autres sont d'avis que c'est avec préméditation qu'elle a été ainsi construite. Il ne manque pas de preuves pour appuyer la première opinion, telles que les étages inclinés des galeries, et un aqueduc pour l'écoulement des eaux, établi en sens inverse de l'inclinaison du clocher.

CAMPANILE OU TOUR PENCHEE

La hauteur de la tour est de 54 mètres 474, et sa circonférence, à la base, de 48 mètres 638. Elle est, au dehors, entourée de 8 rangs de colonnes superposés les uns aux autres. Ces colonnes sont en tout au nombre de 207. Sur la porte d'entrée, des sujets en ronde-bosse représentent la Vierge avec l'Enfant Jésus, saint Pierre et saint Jean, oeuvre de l'antique Ecole pisane. On voit à l'entrée d'autres bas-reliefs et parmi eux une tour avec deux navires, représentant peut-être la fameuse tour de la Meloria, oeuvre de Bonanno, près de laquelle tour, en 1284, les Génois battirent complètement les Pisans.

Notre clocher est célèbre par l'expérience qu'y fit Galilée, à l'âge de 23 ans, sur la chute des corps graves, expérience qui établit les fondements de la dynamique, comme le dit une inscription latine placée au mur interne de la tour, dans lequel on, trouve encore un reste de l'inscription sépulcrale de l'architecte Bonanno.

Par un escalier de 293 marches, on monte au septième étage, et par un autre escalier en colimaçon on arrive au sommet, d'où l'on jouit d'un panorama splendide. Ses 7 cloches ont un son harmonieux qui correspond aux 7 notes musicales. On ne peut monter au dernier étage moins de 3 personnes, afin qu'une surveillance puisse être exercée sur les personnes qui seraient tentées de se suicider.


VIII

Au sortir de la tour, l'étranger qui prendra la nouvelle et large rue Torelli trouvera à gauche la petite église de S. Ranieri ou S. Ranierino (pl. 33, B C I), église succursale de la Primatiale, construite en 1864, après la démolition de l'église du même nom qui se trouvait située à l'angle de la rue conduisant à l'Archevêché et dont la porte, dit la tradition, avait été dessinée par Michel-Ange. Attenante à cette église est l'habitation Curiale qui dépend du Dôme ainsi que les Archives des registres Baptismaux. En face, une petite rue mène à l'Arcivescovado (pl. 3, C I), (palais Archiépiscopal), édifice d'un aspect imposant construit en 1116 et rebâti vers la fin du XVIe siècle, agrandi par la suite et achevé en 1849.

Ce palais a une élégante cour, au centre de laquelle se trouve une statue de Moïse, oeuvre de Vaccà de Carrare. La chapelle supérieure a été peinte par les frères Melani. Les archives archiépiscopales renferment des manuscrits antiques très précieux.

En continuant de suivre cette rue, on arrive au célèbre Bain de Néron (pl. 4, DI) près de la Porta a Lucca. C'est un ancien sudatorium des temps romains, de forme octogone, avec quatre majestueuses niches et des arcs à l'intérieur. Les savants ont beaucoup disserté sur cet imposant monument où donne accès une grille (cancello) ayant de chaque côté une inscription en marbre.

Vient ensuite l'église du martyr pisan saint Torpè (pl. 12, DI), construite sur l'emplacement du palais de Néron.

C'est près de là, dit-on, que se trouvait l'ancienne habitation royale du monarque Pélops, fondateur de Pise.


IX

SAINTE-CATHERINE

Après avoir suivi une partie de la rue Sainte-Anne, si l'on tourne à gauche par celle de Sainte-Catherine, on arrive à l'église de ce nom (pl. 17, E 2), qui se présente avec sa façade de style gothique, ornée de plusieurs rangs de colonnes. A côté est le séminaire et le collège (pl. 7, E 1), jadis couvent des Dominicains, où vécurent des hommes illustres tels que: B. Giordano de Rivalto, Dominique Cavalca, Barthélemy de S. Concordio et Alexandre Spina, inventeur des lunettes.

La bibliothèque du Séminaire contient plus de 40,000 volumes et des manuscrits très anciens. Parmi les personnes qui l'ont enrichie, il faut citer l'archevêque Franceschi et le cardinal Corsi. Le dernier a légué à ce pieux institut sa riche bibliothèque dans la salle de laquelle on admire, entre autres choses, des peintures sur panneau du Traini, ancien et illustre peintre pisan.

A propos de ce célèbre couvent, il est intéressant de lire la Chronique de Fr. Dominique de Peccioli. L'église construite en 1253, d'après le dessin de Guillaume Agnelli, possède à l'intérieur deux beaux monuments funéraires en marbre; l'un de ces monuments est le mausolée de l'archevêque Saltarelli par Nino Pisano(1342). Les tableaux des autels représentent des saints de l'ordre des Dominicains. Celui de saint Thomas d'Aquin, par Franc. Traini, pisan (1340), est très estimé. Le saint y est représenté assis au moment où lui viennent d'en haut les rayons du savoir; plus bas que lui, se trouvent les nombreux disciples de sa doctrine. A côté de l'autel est une chaire que la constante tradition dit être celle d'où le savant Docteur, se trouvant à Pise, dicta ses saintes leçons. Une inscription en caractères gothiques, placée sur cette chaire et recouverte d'une plaque en cristal, dit:

HIC PISIS HAC IPSA HOSPES SUM SEDE LOQUTUS. PISAS ET SEDEM NUNC QUOQUE GRATUS AMO.

Le tableau du pisan Tempesti, représentant la Vierge du Rosaire, est d'une belle conception.

La place de Sainte-Catherine est une des principales de Pise. Elle est de forme elliptique, ombragée à l'entour de platanes touffus. Au milieu s'élève la statue de Léopold Ier, du Pampaloni, avec la simple, mais éloquente inscription: «Au Grand-Duc Pierre-Léopold premier, quarante ans après sa mort.»

Allant ensuite vers l'Est, par la rue de Saint-Laurent, on trouvera à droite la Banque Toscane, et de suite en tournant, la rue Sainte-Elisabeth, par laquelle on va au remarquable temple de Saint-François.


X

S. FRANCESCO

L'église de Saint-François (pl. 10, E F 3), actuellement changée en dépôt d'artillerie, a été fondée avec le couvent annexe en 1211. Selon le Morrona, l'architecte Nicolas de Pise en est l'auteur. Il n'y a qu'une seule et grande nef ayant à son extrémité un transept avec plusieurs chapelles. D'élégants piliers octogones bordent le grand jubé et les chapelles latérales et soutiennent de majestueuses arcades de forme ogivale.

Les tableaux des autels sont l'oeuvre d'habiles artistes qui ont aussi décoré notre Cathédrale. Les cérémonies religieuses se font dans une chapelle du couvent.

Le clocher est surprenant, car il pose par moitié sur un angle de l'église, tandis que l'autre moitié repose sur de forts appuis. On voit dans le cloître une grosse pierre sépulcrale près de la porte latérale de l'église, comme celle qui couvre la tombe du Ghérardesca et du fameux Comte Ugolin. L'inscription du sépulcre était ainsi conçue.

HIC REQ............
MAGNIFICI ET POTENTES VIRI DOMINI UGOLINI
COMITIS DE DONORATICO QUI OBIIT DIE VIII.
JANUAR MCCC XXXXII.

Les os des Ghérardesca furent enlevés de ce sépulcre par un gardien du couvent et transportés à Florence, comme le raconte notre Dal Borgo.

Vient ensuite une chapelle décorée de belles peintures à fresque exécutées, en 1391, par Nicolas Petri, disciple de Giotto.

Saint Bonaventure ayant tenu un chapitre de Frères Mineurs dans cette chapelle, en 1255, elle fut appelée la Chapelle du Chapitre de Saint-Bonaventure. Une inscription latine dit que, dans ce Chapitre, fut établi pour la première fois l'usage de réciter la salutation Angélique, ou Angelus Domini, trois fois par jour, comme cela se pratique aujourd'hui dans tout le monde chrétien.

D'antiques fresques se trouvent aussi à la sacristie.

De Saint-François, en allant vers le Sud, nous viendrons à l'église de Saint-André, en traversant la rue du même nom. On prétend que c'est dans cette église que fut enseveli le malheureux Piero delle Vigne, secrétaire de l'Empereur Frédéric II.

De là on va à la nouvelle rue Palestro, et l'on trouve la Synagogue des Israélites.

Tournant à droite, on arrive, par une petite rue, à la nouvelle Cour d'Assises, et revenant par le même chemin (toujours à droite), on voit le grandiose Théâtre Neuf, après lequel vient la Caserne de la Gendarmerie. Vis-à-vis, à gauche, on rencontre l'ancienne église de S. Pierino.


XI

S. PIERINO OU S. PIERRE IN VINCULIS

Cette église (pl. 32, E 4), surnommée par le peuple S. Pierino, fut fondée en 1072.

Une porte latérale introduit dans la crypte partagée en trois rangs de piliers que surmontent des arcs en demi-cercle qui soutiennent les voussures formées de grosses briques, comme celles qui se trouvent dans les bâtisses romaines.

On entre dans l'église supérieure du côté de la rue Cavour en montant plusieurs marches. Au-dessus du portail est un bel architrave, reste d'un ancien épistyle. L'objet qui dans cette église frappe l'attention est un Crucifiement sur panneau, de l'ancienne école pisane. Au sortir, en tournant à gauche, on trouve la place de la Berlina, où s'élève une colonne avec la statue de l'Abondance, oeuvre de Pierin da Vinci, neveu de l'immortel Léonard, et l'on rentre à Lungarno Mediceo.

Parmi les palais qu'on rencontre en descendant vers l'Est, nous citerons: celui du comte Agostini, qui a une belle façade clair-obscur: puis celui de Lanfranchi, maintenant Toscanelli, dont l'architecture est attribuée à Michel-Ange. La façade est tout en marbre. Il fut habité par Lord Byron en 1822. A côté est le palais de Roncioni, où l'on conserve les plus riches archives privées de Pise, qui renferment des parchemins du VIIIe et du XVIIIe siècle, et plusieurs documents de l'histoire du pays. L'Archiprêtre Raphaël, auteur des Histoires Pisanes, était de la famille Roncioni. Il mourut en 1618.

Nous voici, après avoir traversé la place de la Fontina, au célèbre Palais Mediceo, qui fut autrefois la première résidence des grands-ducs Médicis. Ce fut là que Cosme Ier tua son fils D. Garzia, pour venger la mort de son autre fils le Cardinal Jean, que D. Garzia avait par jalousie assassiné en 1562. Ce palais est devenu aujourd'hui la propriété du marquis Spinola qui l'a fait reconstruire dans son ancien style gothique.


XII

S. MATTEO

L'église de Saint-Mathieu (pl. 45, E 45), fondée en 1027, ainsi que le monastère annexé, (aujourd'hui transformé en prison judiciaire), par Donna Teuta, femme d'Hildebert Albito, attire la curiosité du voyageur qui admire sa surprenante voûte peinte par les Frères Melani de Pise. Pour mieux jouir de tous les sujets religieux et des ornements d'architecture qui la décorent, il est nécessaire de s'arrêter au milieu de l'église, sur une petite pierre bleuâtre, octangulaire. De là, on aperçoit l'admirable artifice de ce travail, et la voûte se montre alors beaucoup plus élevée qu'elle ne l'est en réalité.

Nous voici à l'extrémité du quai: vous avez à gauche la rue Sainte-Marthe (pl. 27, F 4), où est l'église de ce nom édifiée en 1342, dans laquelle on voit à droite de l'autel une peinture qui représente la Nativité de Jésus-Christ, par L. Pêcheux de Lyon, et à gauche sainte Marthe agenouillée devant le Seigneur, par G.-B. Tempesti. Il faut observer à droite de la porte d'entrée un Crucifiement sur panneau de l'ancienne école pisane.

Revenant vers Lungarno, vous avez encore à gauche la spacieuse place de Saint-Silvestre, (pl. 46, G 5). Dans l'église (maintenant fermée), est un remarquable bas-relief en terre cuite, ouvrage du célèbre Della Robbia. Du couvent annexe, on a fait une maison de correction pour les enfants.

Auprès du pont de la Forteresse ou des Piagge, se trouvent la Barrière et l'agréable promenade qui portent ce nom. Du pont, on jouit, de chaque côté, d'un admirable coup d'oeil.

Lorsque vous avez traversé le pont, prenez le chemin que vous voyez sous une sombre voûte du palais Scotto-Corsini, vous entrerez dans l'enceinte de l'antica fortezza (pl. 2, F 7), construite en 1475, par les Florentins, quand ils se furent rendus maîtres de Pise. La petite église qu'on rencontre à gauche est celle de S.-Andrea in Chinseca, où fut baptisé Galilée, et où est ensevelie la mère de S. Ranieri.

Toujours à gauche, à peu de pas de là, vient la maison où, le 18 février de l'an 1564, naquit de Vincent Galilei, florentin, officier de cette forteresse, et de Julie Ammannati de Pescia, le célèbre Galilée, dont la statue, comme il est déjà dit, se trouve dans la grande salle des hommes illustres de l'Université. A l'occasion du troisième Centenaire de sa naissance (18 février 1864), on a placé sur la porte de cette maison une pierre en marbre où sont gravés ces mots: Ici naquit Galileo Galilei, le 18 février 1564. On frappa aussi une médaille en commémoration de cet événement.

Les murs et les remparts de l'ancienne forteresse réunis au susdit palais Scotto-Corsini, forment une ravissante promenade, où l'on monte au moyen d'un escalier qui est dans la cour. Cette promenade se compose d'une longue galerie en arcades couverte d'un second passage en plein air, interrompu par des tourelles et des plates-formes plantées d'arbres et renfermant un beau jardin avec un charmant bosquet.

Dans ce vaste palais existe une suite de délicieuses salles, et l'on remarque particulièrement la plus grande, où sont de belles fresques du peintre Ademollo, représentant du côté droit: Enée quittant Didon, puis le serment des Troyens; sur le mur, entre les fenêtres, le malheureux Priam demande à Achille le corps de son fils; vient après le combat entre Pâris et Ménélas, et, en dernier lieu, la vieille Hécube, mère de Priam, qui va prier au Temple.

A chaque extrémité de cette salle se trouvent, dans deux grands meubles en acajou entourés de cristal, de la riche vaisselle, des porcelaines de Chine, une infinité d'objets de décoration pour tables à manger, en argent plaqué et en bronze doré. Au-dessus de ces meubles, il y a une collection de superbes vases en faïence et une infinité d'autres objets précieux.

Deux salles plus loin, vous trouvez encore des fresques où sont peints des traits d'histoire grecque, et près de la porte d'entrée un grand tableau offrant le portrait en grandeur naturelle de la noble dame Scotto, debout, habillée en velours noir, portant des bijoux de perles et d'émeraudes. Avec elle, est sa fille, la princesse Corsini. Cette dernière est représentée dans sa première jeunesse, vêtue de blanc avec parure de turquoises et de diamants, assise devant un piano.

Au rez-de-chaussée du palais est une petite chapelle dédiée à saint André Corsini, où l'on voit, en face la porte, un joli tableau qui représente le saint. Cette chapelle contient une quantité d'objets intéressants, entre autres un tableau où est peint un Ecce Homo attribué à l'école de Leonardo da Vinci, et deux grands cierges donnés par Pie IX. On peut y dire la messe et rien ne manque de ce qui est nécessaire pour les cérémonies religieuses: chasubles, aubes ornées de riches dentelles, etc. Tout le pavé du palais est en marbre à la vénitienne.

Du donjon regardant la porte Florentine, un escalier conduit à un souterrain qui, traversant sous l'Arno, va aboutir au fort de la Verruca.

Lorsque vous avez franchi une arcade faisant face à la maison où naquit Galilée, et qui était l'entrée occidentale de la forteresse, laissant à gauche la porte Florentine, tournez à droite dans la rue S. Martino et vous trouverez l'église de S. Martino (pl. 28, E 6.), construite par le comte Boniface de la Gherardesca. Elle a appartenu successivement aux Chanoines Lateranensi et aux Clarisses. C'est là que l'on conserve le corps de sainte Bone, pisane.

Après avoir parcouru une partie de la rue Saint-Martin, vous verrez à gauche, dans le mur d'une maison, une statuette qui, dit-on, représente Chinseca de'Sismondi, laquelle, en 1006, par un acte de courage héroïque, sauva sa patrie d'une invasion de Barbares conduits par le féroce Musetto, qui avaient tenté d'incendier la ville pendant la nuit.

A peu de pas, tournant à gauche vous rentrez dans la rue S. Giovannino, où est l'église S. Giovanni. En face est celle de Saint-Bernard avec le couvent annexé des Cappuccine (pl. 42 E 6). Et revenant encore à Saint Martin, vous trouverez bientôt à droite la place de Saint-Sépulcre.


XIII

S. SEPOLCRO

Saint-Sépulcre (pl. 35 E 5) est une église octogone, avec un dôme en pyramide. C'est l'ancienne église des Chevaliers de Malte, vulgairement dite S. Sepolcro, restaurée et rendue à sa forme primitive en 1860. On y entre en descendant quelques marches. A l'origine elle était au niveau de la place; celle-ci ayant été par la suite rehaussée, ce n'est que de nos jours que cette église a été désensevelie. Dans l'intérieur, la coupole est soutenue par des arcs en ogive, et l'autel est au-dessous, isolé. Le temple a été construit par l'architecte Diotisalvi, l'an 1153.

En revenant dans la rue Saint-Martin, on trouve à gauche la nouvelle église Evangélique. A peu de distance, passant par la rue Traversa, on se retrouve sur le Lungarno Galileo, au palais de la Préfecture auquel est annexé le Tribunal et le bureau du Télégraphe.

Ayant passé les Logge de Banchi, vous rencontrerez l'ancien palais Gambacorti, qui a des fenêtres à double arcade soutenues au milieu par une colonnette, et vous arriverez au Bureau de la Poste aux lettres, (pl. 51, D 4. 5).

Peu après, au carrefour de deux rues, se présente la petite église de Sainte-Christine, (pl. 21, D 45) célèbre parce que Sainte Catherine de Sienne y reçut les stigmates le 1er avril 1375.

En commémoration de ce fait, on y a érigé un autel.

On voit enfin apparaître à droite sur les bords du fleuve ce charmant bijou d'art appelé la Spina.


XIV

SANTA MARIA DELLA SPINA

Sainte-Marie de l'Epine (pl. 26, C 5), est un petit temple, heureusement restauré de nos jours, qui, bien que de petite dimension, donne une idée du Saint-Ambroìse de Milan. Tout y est mignon, mais d'un travail exquis. D'élégantes aiguilles, des statuettes, de petits tabernacles, des rosaces, et d'autres ouvrages en marbre très fins de sculpture embellissent l'église de trois côtés, mais surtout du côté méridional.

Elle a été édifiée en 1323 par le Sénat et par les soins de la famille Gualandi. C'est là que venaient prier les marins au moment de leur départ. Elle fut construite à la place d'un oratoire dit de Sainte-Marie du Pont Neuf. Ce pont fut emporté dans un débordement de l'Arno. Elle est appelée Sainte-Marie de l'Epine parce que, en 1333, une insigne relique de la Couronne sacrée d'épines de Notre-Seigneur y fut enfermée.

Les statues qu'on remarque dans l'intérieur, sur l'autel, sont de Ninus de Pise, lequel, comme l'a observé le Vasari, exprima l'effigie de son propre père dans une des statues représentant saint Pierre; mais les deux statues qui sont de chaque côté de l'autel, sont attribuées au Moschino. On voit encore une autre statue de Ninus entre les deux portes.

Cette église contient peu de tableaux et ceux-ci sont de Jean-Antoine Razzi. L'ornementation extérieure est en grande partie l'oeuvre de Jean de Pise et de quelques-uns de ses élèves. (Sonner vis-à-vis, au n° 22, pour le gardien auquel on donne un pourboire.) De là, on monte par une douce pente au nouveau et élégant pont Solferino, commencé le 18 août 1871 et achevé le 10 avril 1875, sous la direction de l'architecte Micheli. En suivant toujours Lungarno Gambacorti, après avoir passé devant le monastère de S. Benedetto (Benoît) (pl. 41, B6), qui a sa façade ornée d'ouvrages en terre cuite exécutés de nos jours, on trouve la place de Saint-Paul.


XV

S. PAOLO

Nous voici à l'ancienne église S. Paolo (Saint-Paul), a Ripa d'Arno (pl. 31, B 6), qui était, dit-on, l'ancienne cathédrale de Pise. Fondée l'an 805, elle resta en possession des moines Vallombrosaniens jusqu'à l'an 1483. Il y a peu d'années qu'elle a été restaurée et remise dans son état primitif. Elle a trois nefs et un transept. Sa façade est ornée de plusieurs ordres de colonnes et d'arcs avec des encadrements, des feuillages et des bas-reliefs bizarres. A l'intérieur, une inscription contient l'éloge du célèbre Burgundio de Pise, un des plus doctes hellénistes du XIIe siècle, interprète des Pandectes.

Anciennement les murs de ce temple étaient couverts des peintures de Buffalmacco, de Cimabuë et de Simon Memmi. Il ne reste maintenant que deux ou trois sujets à fresque.

Sur un des autels est une Madone avec saint Ranieri et saint Torpè, pisans, peints par Turino Vanni.

Dans un jardin contigu au presbytère, on voit une ancienne chapelle de Sainte-Agathe, dont le sommet se termine en pyramide.

C'est dans cette église que l'on conserve le corps de sainte Anastasie, vierge et martyre, et la tête de sainte Agathe de Catanie.

Le maître-autel fut consacré par le bienheureux Eugène III, pape pisan, le 18 octobre 1149.

Derrière Saint-Paul est l'hospice des Orphelins, surnommé la Qualconia.

Il ne faut pas oublier de signaler que la partie des murs qui s'étend depuis Saint-Antoine jusqu'à Saint-Paul et au fort Stampace, situé à l'angle occidental, est célèbre à cause des combats mémorables qui eurent lieu en cet endroit entre les Pisans et les Florentins, au commencement du XVIe siècle. Ce fort, à moitié ruiné et impraticable, a des souterrains et des bastions.


XVI

Vu la brièveté de cet ouvrage, j'ai négligé de décrire bon nombre de rues peu importantes, cependant je parlerai encore de quelques-unes qui sont dans le centre de la ville, telles que: Via del Borgo Largo qui continue via del Borgo ou Sotto Borgo. De cette dernière voie, tournant à droite, on entre dans la rue Saint-François, le long de laquelle est située à gauche l'église de Sainte-Cécile (pl. 19, E 3), qui, dans la partie latérale, a deux anciens arcs de style moresque. La rue qui s'ouvre devant cette église en porte le nom. Un peu plus loin, à droite, on voit l'église de S. Paolo all'Orto (pl. 30, E 3).

A la fin de Borgo Largo, il y a deux rues, dont l'une conduit sur la place Sainte-Catherine, l'autre est la rue de Sainte-Anne, derrière laquelle se trouvent la rue et l'église S. Apollonia (pl. 14, D 2). Dans la rue Sainte-Anne, est le Royal Conservatoire des Jeunes Demoiselles, réuni à l'église aussi de Sainte-Anne.

De retour au Lungarno Regio, nous remonterons la place Saint-Nicolas, qui est ornée, au milieu, par une belle statue du Francavilla, représentant le grand-duc Ferdinand 1er, dont l'attitude indique le désir de soulager la ville de Pise, que symbolise une femme qui nourrit deux enfants.

A quelques pas, sur la droite, le R. THÉATRE ERNEST ROSSI, autrefois dei Ravvivati, qui a été construit en 1770, et qui depuis peu a été restauré avec goût et élégance.

Au coin de la place, la façade sur Lungarno, est le Palais Royal, (pl. 49, C 4), érigé en 1550, sous la direction de l'architecte Bandinelli.

Contiguë au palais, la façade donnant rue Sainte-Marie, est l'église de S. Niccola, (pl. 11, C 4), à laquelle peut aller la famille Royale par des tribunes qui la réunissent au palais. Ce qui mérite le plus d'attention pour ce qui concerne cette église, c'est le célèbre clocher, un des plus beaux ouvrages de Nicolas de Pise, de forme octogone, divisé à l'extérieur en quatre étages.

Digne d'observation est aussi, dans l'intérieur, l'escalier établi avec un art extrême; il est soutenu par vingt-quatre colonnes de granit et de marbre. Le Vasari assure que cet escalier servit de modèle au Bramante, dans la construction de celui du belvédère à Rome, pour le pontife Jules II.

En sortant de l'église S. Niccola, on revient à Lungarno Regio à l'Est; prenant au coin de la place S. Niccola, on trouve d'abord le palais Prini, puis, suivant toujours le quai, le palais Vitelli (pl. 50, C 4), résidence des employés du roi, et, tout à fait à côté, le Palais Uppezinghi, anciennement Lanfreducci, dit aussi le Palais de Marbre, ou Alla Giornata (à la journée) (pl. 47, C D 4), à cause de la devise gravée sur l'architrave de la porte qu'on n'a pas encore su clairement expliquer, pas plus que l'on n'a su trouver la signification d'un morceau de chaîne qu'on y voit suspendue. Dans la petite galerie, le palais possède entre autres peintures, un tableau de Guido Reni, qui représente l'Amour divin et l'Amour terrestre.

Vous voyez à peu de distance une petite église nommée la Madone des Galletti, édifiée sur l'emplacement de l'ancienne Porte Aurea, mémorable pour avoir servi d'arc de triomphe aux Pisans lorsqu'ils revenaient victorieux de leurs entreprises militaires.

A peu de distance est un autre palais du comte Agostini, dont la façade de style gothique du XVe siècle est un travail en terre cuite.

Au rez-de-chaussée, est installé l'ancien et renommé café de l'Ussero.

De retour au Pont Solferino, on trouvera, après la descente à droite, l'Eglise Anglaise, (pl. 24, B 5) avec l'entrée sur la petite place de Santa Lucia; et reprenant la rue Solferino qui conduit directement à la cathédrale, on passera devant les nouveaux établissements de l'école de MÉDECINE ET DE CHIRURGIE, édifice vaste et imposant qui a été exécuté sons la direction de M. Corsani, ingénieur communal. Cette école est très fréquentée par d'habiles professeurs et par un nombre considérable d'étudiants en médecine.

Au coin de cette même rue Solferino, et sur la place du Duomo, se trouvent les RR. HÔPITAUX RÉUNIS (pl. 5, B 2). Rue Solferino, annexée aux RR. hôpitaux, est la petite église de santa Chiara (pl. 43, B 2).

Rebroussant chemin, toujours dans la rue Solferino, nous apercevons l'entrée du Jardin Botanique (pl. 37, C 3), ouvert au public depuis 9 heures du matin jusqu'à 4 heures du soir.

Revenant une autre fois à Lungarno Regio, nous trouvons, passé le Pont Solferino, les Stallette qui servent d'écuries à la garnison; et, à côté, la petite église de S. Vito, célèbre à cause du monastère auquel elle était réunie et dans lequel mourut le protecteur de Pise, S. Ranieri. On voit à quelques pas, l'antique édifice de la Tour et de la Citadelle, où est aujourd'hui la caserne occupée par un corps d'artillerie, le 7me régiment.

De là, on aperçoit le nouveau pont de fer construit hors de la ville, sur lequel passent les trains du chemin de fer.

Avant de quitter ce côté de la ville, nous dirons qu'il y a là un nouveau quartier où l'on voit de magnifiques habitations entourées de gracieux jardins donnant tous les agréments réunis de la ville et de la campagne.

De l'autre côté de l'Arno, vous trouvez encore plusieurs rues, parmi lesquelles une des plus importantes est la rue Saint Antoine, qui s'étend depuis la Spina, en passant devant la petite église de S. Cosimo et Damiano (pl. 20, C 5), jusqu'à l'église de Saint-Antoine. Cette dernière fut bâtie, ainsi que le couvent annexe, en 1341, pour les moines Arméniens de l'ordre de Saint-Basile, et appartint plus tard aux Serviteurs de Marie, qui y officient encore aujourd'hui.

On rencontre ensuite l'église et la rue de la Madeleine (pl. 25, D 5), maintenant rue Mazzini, à l'extrémité de laquelle est la maison où est mort Joseph Mazzini, le 10 mars 1872.

Dans cet endroit de Pise se trouvent aussi plusieurs nouvelles et belles rues qui toutes aboutissent au Parterre de la Barrière Victor-Emanuel, par lequel on pourra revenir à la gare du chemin de fer.







ENVIRONS DE PISE


XVII

S. PIERO A GRADO


n venant de la gare centrale, l'étranger peut, par un chemin situé à gauche vers l'ouest, passant de la Porta a Mare sur l'ancienne route de Livourne, aller visiter le plus ancien monument sacré de Pise. C'est l'insigne église de S. Pietro a Grado, ainsi appelée parce que jadis la mer allait jusque là, et qu'il y avait des marches pour descendre dans les barques. Une tradition reportée aussi par le cardinal Baronie, dans ses Annales ecclésiastiques, à l'an 44 de J.-C. et par d'autres auteurs, dit que l'apôtre saint Pierre, venant en Italie, aborda en ce lieu, poussé par la force des vents; que ce fut là qu'il commença à prêcher l'Evangile aux Pisans; qu'il y éleva même un autel sur lequel il célébra les divins mystères, autel que plus tard il fit consacrer par son disciple saint Clément. Lorsque celui-ci consacra l'église, tandis qu'il disait la messe, il saigna du nez et le sang coula sur la pierre de l'autel. Au Moyen-Age, pendant plusieurs années cette pierre fut portée en procession de S. Piero au Duomo et viceversa. Elle fut par la suite taillée en morceaux pour en faire des reliques. Il n'en reste aujourd'hui qu'un seul fragment que l'on conserve dans la cathédrale, à droite de l'autel du Saint-Sacrement; ce fragment est protégé par un réseau en fer.

L'ancien temple construit sur le même emplacement vers le XIe siècle, et qui possédait des peintures concernant la vie de saint Pierre et sa venue dans ce lieu, confirment cette tradition; on en a un autre témoignage dans les fréquents pèlerinages que des régions les plus éloignées on faisait encore à ce pays au Moyen-Age, et dans le soin qu'eurent les anciens Pisans de conserver le temple et de l'embellir. Il ne présente plus maintenant que quelques restes de ses anciennes peintures et les portraits des Papes, depuis saint Pierre jusqu'à Jean XIV (an 969).

Il renferme trois nefs avec des colonnes en granit oriental et en marbre grec; il a deux absides qui, à chaque extrémité, forment à peu près la proue et la poupe d'un navire, ce qui montre qu'on a voulu représenter dans ce temple le mystique Navire de saint Pierre, comme on a fait en ce qui concerne l'église du même saint à Tibériade de Palestine.

En 1630 et en 1791, on fit des restaurations qui changèrent assez l'extérieur de cet édifice. On y entre par une porte latérale; son clocher est une antique tour qui s'aperçoit de loin, même par les personnes qui voyagent en chemin de fer, à mi-chemin entre Pise et Livourne.

Dans l'intérieur de l'église, on voit au centre de la grande nef, une petite ouverture fermée par une grille: on dit que c'est l'endroit où s'arrêta la barque dans laquelle était saint Pierre.

Plus loin, dans le lieu où, dit-on, le Saint célébrait la messe, s'élève un gracieux petit temple avec des colonnes, un autel et des statues de marbre.

La distance de Saint-Pierre a Grado à Pise est de 4 milles; et, en continuant toujours ce même chemin, on va au nouvel Etablissement des bains de la Gorgona a Marina.


XVIII

LA CHARTREUSE

Ce superbe édifice, qui semble un château royal, s'élève à six milles de Pise, vers l'est, sur un des plus beaux points des monts Pisans, dans la Vallée Gracieuse, près du pays de Calci, renommé pour son excellente huile d'olive connue et recherchée dans le commerce.

L'origine de la Chartreuse remonte à 1366; on la construisit avec les fonds qu'un Arménien avait laissés à cette intention.

Martin V, en 1426, réunit à cette Chartreuse les chartreux de l'île de la Gorgone, et Paul III, en 1538, confirma une telle union et la possession des biens ecclésiastiques.

Après la première moitié du XVIIIe siècle, elle fut très bien restaurée. Un ample cloître avec des colonnes de marbre et de superbes fontaines; une splendide façade ayant un perron en marbre pour monter à l'église; un beau groupe aussi en marbre représentant l'Assomption de la Vierge placé au sommet de l'édifice; un beau réfectoire décoré de peintures avec de longs corridors et d'élégants escaliers; une magnifique église avec des peintures du Rolli, du Graziani, du Vanni, du Franceschini et du Chartreux Etienne Cassiani; de gracieuses chapelles avec des pavés où sont représentés toutes sortes de dessins: voilà, en peu de mots (pour nous taire sur bien d'autres choses) ce qui véritablement mérite d'attirer l'attention des visiteurs. Cette Chartreuse était une des plus riches avant sa suppression au temps de la domination française; elle avait la possession de l'île de la Gorgone dans la Méditerranée.

Sur le sommet du mont, à gauche de la Chartreuse, se trouve l'ancien manoir de la Verruca.


XIX

LA VERRUCA

Ce robuste édifice fut construit en vedette par les Pisans, au XIe siècle, pour épier les mouvements de l'ennemi et leur résister comme un rempart inaccessible; il fut placé sur des roches escarpées. La porte est ingénieusement cachée parmi les rochers.

Dans l'enceinte d'une épaisse muraille, on voit une place vide où se trouvent, au-dessous, plusieurs citernes et des magasins. On croit qu'il y avait jadis aussi de profonds souterrains. La vue dont on jouit de cette hauteur est splendide. En 1496, le pays et l'abbaye de Saint-Michel, qui étaient près de la Verruca, furent pris et détruits par les Florentins. Il n'en reste plus maintenant que quelques ruines.


XX

ULIVETO ET Vico PISANO

Sous le mont de la Verruca, et le long de l'Arno, on trouve le village d'Uliveto avec son nouvel établissement d'eaux thermales et ses carrières de pierres. Il y a également une pittoresque grotte dite la Grotta del Pippi.

Après avoir passé plusieurs jolis villages sur le rivage du fleuve, on arrive à Vico Pisano, où est la forteresse construite par Philippe Brunelleschi. Pour satisfaire les amateurs d'antiquités, nous leur indiquerons en outre les églises de S. Cassìano et de Cascina, de l'autre côté de l'Arno.


XXI

BAINS DE SAINT-JULIEN

Au N.-E. de Pise, à la distance d'environ 4 milles, existe le village de Saint-Julien avec ses célèbres Thermes restés chers aux Pisans depuis les plus anciens temps, et restaurés au XIVe siècle. Ils furent beaucoup améliorés sous les grands-ducs Ferdinand 1er, en 1597, et François Ier, en 1742. Deux établissements de bains restent isolés sur la place, en face desquels s'élève un beau palais avec plusieurs vastes appartements, une salle de bal, des salons de jeu, etc.

Cet édifice étant adossé à la montagne, on peut, par derrière, monter en voiture jusqu'à l'étage du milieu.

Là, se trouvent des portiques et commencent d'agréables mais étroits chemins qui conduisent sur la montagne, parmi des plantes ombrageuses.

Ces bains sont fort fréquentés pendant l'été à cause de l'efficacité de leurs eaux. On peut y aller par le chemin de fer.


XXII

LES RR. CASCINE DI S. ROSSORE

En sortant par la Porte-Neuve, qui est vis-à-vis la Cathédrale, on trouve bientôt à gauche une longue et large route bordée d'arbres, laquelle va aux Cascine, métairies royales avec un château de chasse du roi, situées au commencement des épaisses forêts qui s'étendent jusqu'à la mer. Deux statues en marbre se trouvent à l'arrivée. On rencontre à droite et à gauche de vastes prairies avant la grande place où sont les Cascine et d'autres édifices. Parmi les nombreux animaux qu'on entretient dans ce lieu, se trouve une grande quantité de chameaux, le seul troupeau qui existe en Europe.

Des allées en tous sens conduisent de la place dans plusieurs lieux agréables, tels que, à gauche, les Cascine Nuove, vers l'Arno. Une autre route va au Gombo, où existait autrefois un petit établissement de bains de mer qui a été reporté à Marina, ou Bocca d'Arno.

C'est aux bains du Gombo que mourut le poète Shelley, le 7 juillet 1822. Son ami lord Byron fit brûler le cadavre, et plus tard on enterra les cendres près de la pyramide de Sextius à Rome.


XXIII

CAMPOSANTO SUBURBANO

Hors de cette même Porte Neuve, en s'acheminant vers le Nord, on arrive au grand et nouveau cimetière, fermé par une série de galeries qui environnent le vaste champ où l'on ensevelit journellement.

De nouvelles galeries sont en construction, et les secondes, comme les premières, sont déjà remplies de sépultures, d'inscriptions funèbres et de monuments en grande partie élégants, et dont quelques-uns même méritent d'être remarqués comme travail artistique.

Ce cimetière public fut commencé vers la fin du dernier siècle, quand Léopold Ier défendit que les morts fussent ensevelis en ville.

FIN.


Offices, Bureaux et Etablissements publics
et privés de la ville de Pise.

Archives d'Etat: rue Banchi avec l'entrée par le palais municipal.
Archives des notaires: rue S. Martino, n° 9.
Académie des Beaux-Arts: rue S. Frediano, n° 9.
Archevêché et Offices Ecclésiastiques de l'Archevêché: place dell'Arcivescovato.
Administration de la Liste Civile: palais Vitelli. Lungarno-Regio.
Archiconfrérie de la Miséricorde: pl. S. Frediano.
Banque nationale du royaume d'Italie: rue S. Martino, 5.
Banque d'Anticipation et d'Escompte: rue S. Martino, 9.
Banque Simonelli et Cie: place de Ricci, 6.
Banque nationale Toscane: rue S. Lorenzo, 28.
Bibliothèque circulaire: Sotto Borgo, 6.
Chambre de Commerce et Arts: rue degli Uffizi, 1.
Caisse d'épargne: place Donati, 2.
Cour d'Assises, rue Carmignani, derrière le théâtre Nuovo.
Commandement du 7e régiment d'artillerie: Cittadella, au bout de Lungarno Regio.
Commandement militaire de la place: rue Santa Maria.
Conservatoire de Sainte-Anne: rue Santa Anna.
Cabinet de chimie et de physique technologique: rue Santa Maria.
Cabinet de physique: place S. Simone.
Direction des Impôts de Consommation: rue dell'Olmo.
Direction des Offices de Vigilance de la Commune: rue des Uffizi.
Etablissement des Mineurs Corrigendi (maison de correction pour les enfants): pl. S. Silvestro.
Ecoles techniques: rue S. Frediano, 9.
Ecoles communales de S. Michel: Sotto Borgo.
Etablissement Zooiatrique: rue Savi, près de la rue Solferino.
Gardes pompiers municipaux: rue del Moro.
Hospice des Enfants-Trouvés: rue Santa Maria, près du collège Ferdinand.
Hospice de Mendicité: rue Vittorio Emanuele.
Intendance de Finances, place S. Niccola.
Inspection et Gardes de publique sûreté: rue S. Martino, 3.
Institut Agraire: Sul Borghetto, hors de la porta a Piagge.
Lycée et Gymnase: rue Cavour, 2.
Juge-Conciliateur: Lungarno Gambacorti, 2.
Musée d'Histoire Naturelle: rue Santa Maria.
Jardin Botanique: rue Solferino.
Magasin de Sels et Tabacs: Lungarno Galileo, 8.
Mont-de-Piété: rue del Monte et place S. Felice.
Nouveaux établissements Anatomiques: rue Solferino.
Office communal: rue dell'Olmo, 1.
Office ou Bureau Postal: Lungarno Gambacorti, 3.
Office des Hypothèques: pl. S. Niccola.
Office de l'Inspection des Télégraphes: rue Mazzini.
Office du Génie Civil: place dei Cavalieri.
Office des Fleuves et Fossés: rue S. Sponlero.
Orfanotrofio Maschile (hospice des Orphelins): rue S. Paolo a Ripa d'Arno.
Office ou Bureaux Télégraphiques: Lungarno Galileo, sous le palais de la préfecture.
Office ou Bureaux de la Préfecture: rue S. Martino, 1.
Pieuse maison de la Miséricorde: pl. S. Felice, 3.
Oeuvre de la Primatiale: place del Duomo.
Office Provincial: place dei Cavalieri.
Pieuse maison de Charité pour les filles: rue della Carità.
Philarmonique Chorale et Orchestrale Vincent Galilei: rue S. Giovannino, 15.
Prisons de S. Mathieu: Lungarno Mediceo.
Préture du 1er et 2e Mandement: rue dell'Olmo, 11.
R. Université et Bibliothèque publique: rue S. Frediano.
R. Gendarmerie: rue Palestro.
RR. Hôpitaux: rue Solferino.
Séminaire et Collège Archiépiscopal: place Santa Caterina.
Stanzine (salles de lecture et de récréation): sur le café de l'Arno, Lungarno Regio.
Trésorerie Provinciale: place S. Niccola.
Tribunal Civil et Correctionnel: Lungarno Galileo.
Vice-Consulat de l'Empire Germanique: rue della Faggiola.
Institut musical des Concordi: rue S. Frediano, 22.

Hôtels

Grand Hôtel: Lungarno Regio. Hôtel de premier ordre.
Hôtel Royal Victoria: Lungarno Regio. Hôtel de premier ordre. Banque succursale de MM. Maquay, Hooker et Cie, de Livourne.
Hôtel Grande Bretagne: Lungarno Regio, au Pont Solferino. Hôtel de premier ordre.
Hôtel Nettuno (Hôtel et restaurant): Lungarno Regio. Hôtel de premier ordre.
Hôtel de Londres, près de la gare: rue Fibonacci, propriétaire A. Serandrei. Hôtel de premier ordre.
Grand Hôtel la Minerve et de la Ville. Restaurant Français et pension Anglo-Américaine: près de la Gare. François Guidotti propriétaire. Etablissement de premier ordre, qui offre à MM. les voyageurs tout le confort et l'avantage d'une très belle position exposée au midi. Salons de lecture et de réception avec piano, fumoir et jardin. Journaux étrangers. On parle les principales langues. Omnibus â la gare. Prix modérés.
Hôtel d'Europe et de Rome: Lungarno Mediceo. Hôtel de premier ordre.
Hôtel National, tenu par Victor Ascani. Chambres à 1 fr. 50, 2 fr., 3 fr. et plus. Dîners à 2 fr., 2 fr. 50, 3fr. et plus. Grande salle de restaurant et table d'hôte. Cet Hôtel, situé près de la gare, 2e maison à droite, offre à MM. les voyageurs tous les avantages, tant pour la modicité des prix que pour la ponctualité du service.
Hôtel Washington: Tout près de la gare, avec jardin Prix modérés. On parle les principales langues. Nouveau propriétaire. C. Parea.
Hôtel du Commerce et Ville de Milan. Tenu par Thomas Balestri. Prix modérés. Le seul à gauche près de la gare.
Auberge et restaurant de l'Unione. Dirigé par Judith Della Nave, piace Vittorio Emanuele, n°2, avec jardin, situé à la distance d'environ 60 mètres de la gare. Prix très modérés. Bon service.
Hôtel la Cervia, avec jardin: rue Tavoleria.
Auberge et Restaurant I Tre Re, tenu par Nicolas Banti: rue S. Martino, 6.
Pension Suisse: Lungarno Mediceo, 5.
Hôtel du Mont-Blanc. Pension à St-Gervais-les-Bains, chef-lieu de canton de la Haute-Savoie, sur la route de Chamounix, à 6 heures de Genève et à 8 heures d'Annecy par les diligences ou voitures particulières. Station d'été recommandée par tous les médecins. Maison admirablement située. Position et vue exceptionnelles. Prix modérés. A. Chambel, propriétaire, ancien secrétaire du Grand Hôtel de l'Europe à Aix-les-Bains. Family Home, English Church service. Several languages spoken.
Villa Fraser: rue S. Michele degli Scalzi n° 23, hors de la porte a Piagge. On loue des appartements meublés. Excellent service. Vue magnifique sur la campagne.
Buffet de la gare: Excellent. Propriétaire Joseph Pellegrini.

Changeur

Cesare Cioni. Change de monnaies: Place du Pont.

Voitures

Voitures publiques et privées, de luxe, pour ville et la campagne, à 1 et 2 chevaux, de Rinaldo Campera: rue Vittorio Emanuele, 5, vis-à-vis le magasin Matteucci.
Giovanni et frères Bracci. Voitures, 219, etc.: rue Sta-Maria, 43.
Marchetti Sabatino: rue Franceschi. Voitures publiques et privées, de luxe, etc. G. Andreani: rue dell'Olmo.
On trouve à la gare du Chemin de fer, près des hôtels et des principaux monuments des Ciceroni. Leurs prix varient suivant les services qu'ils rendent.

Médecins

Professeur Com. Fedele Fedeli: rue Torelli, 3.
Professeur Charles Fedeli: rue Torelli, 3.
Professeur Chev. Gaetaro Puccianti: rue Manzoni, 1.
Dr Chev. Antoine Feroci: rue della Faggiola, 2.
Professeur Rutilio Shragia: rue Sta-Luccia.
Dr Frédéric Lombard, médecin-chirurgien de la Maison royale. Spécialiste pour les maladies secrètes et des femmes: rue Vittorio Emanuele 50, 2e étage. Reçoit pour les consultations tous les jours, depuis 4 jusqu'à 5 h. Cabinet médical, chirurgical Antonini, dirigé par MM. les docteurs Lombard et Antonini. Ouvert tous les jours pour les consultations gratuites, depuis 10, jusqu'à 11 h. De 11 heures jusqu'à midi, consultations particulières. Electrotérapie Pneumothérapie. Cure des maladies des femmes. Cures chirurgicales de tous genres: rue Solferino, 17, rez-de-chaussée.
Dr Oreste Gambini, médecin-chirurgien: place S. Francesco, 9.
Dr Samuel Galigo: rue Sta-Elisabetta.
Dr César Salama: rue S. Andréa.
Dr Ludovico del Chiappa, médecin-accoucheur: Borgo Largo.

Chirurgie

Professeur Com. Pascal Landi: rue du Risorgimento, 5.
Dr Iginio Pardocchi: rue Bonaini, Barrière Victor Emanuel.
Doct. Charles Pardocchi: rue Fibonacci.
Doct. Charles Layfield: rue Sta Cecilia, 13.
Doct. Dominique Barduzzi: rue Sta Maria, 95.
Doct. Chev. Léopold Peverada: rue Franceschi, 3.
Doct. Joseph-Martin Wedard, Médecin-Chirurgien: place S. Martin, 33.

Pour les accouchements et maladies des femmes.

Professeur Com. Charles Minati: rue Sta Maria, 23.
Doct. Auguste Garzella: Hôpital.
Doct. Léopold Peverada: rue Franceschi.
Doct. Frédéric Lombard: rue Vittorio Emanuele, 50.

Maladies Nerveuses et mentales.

Professeur Chev. Benjamin Sadun: rue S. Andrea, 16.

Maladies des yeux
(Oculiste)

Doct. Frédéric Lampredi: rue du Risorgimento.

Maladies secrètes et de la peau.

Doct. Dominique Barduzzi: rue Sta Maria, 95.
Docteur Frédéric Lombard: rue Vittorio Emanuele, 50.

Accoucheuses

Thérèse Franchini. Maîtresse sage-femme à la Maternité de Pise.
Ernestine Dainelli, sage-femme: rue Sta Maria, 57, 3e étage.

Chirurgiens-Dentistes

Doct. Paul Carreras: rue Sta Cecilia, 13. Doct. dentiste. Serafino Pucci: près l'église des Capucins S. Guisto, barrière Vittorio Emanuele.

Pharmacies

Pharmacie Giovanni Canopa: rue Vittorio Emanuele. Fabrique d'eaux gazeuse, et d'eaux minérales: rue Palestre, 7.
Pharmacie Petri: rue S. Martino, au coin de la rue Vittorio Emanuele.
Pharmacie Anglaise, ci-devant Carrai. Tenue par le Chimiste-pharmacien François Devoto: Lungarno Regio.
Pharmacie et Droguerie Camille Paladini. Dépôt de toutes les spécialités médicinales nationales et étrangères. Les prescriptions sont exécutées avec soin. On se sert des plus parfaits produits chimiques-pharmaceutiques préparés dans les principaux laboratoires.--Grand assortiment de vins étrangers et nationaux. Cognac surfin, etc. Eaux minérales de Vichy et d'autres sources étrangères et du pays: Lungarno Regio, près du Pont Solferino.
Pharmacie Royale et Laboratoire Chimique d'Etienne Rossini, près de la rue Université: rue S. Frediane. Dépôt de toutes les spécialités d'Europe et d'Amérique. Liqueurs et vins étrangers et italiens, etc.--Grand assortiment d'articles en gomme élastique et d'appareils chirurgicaux, etc. Eaux minérales.
Pharmacie Bottari: Sotto Borgo.
Pharmacie Bartalini: Sotto Borgo.
Pharmacie Bartolacci, dirigée par Ferdinando Capecchi: rue Torelli, 1.

Cafés

Grand café dell'Arno: Lungarno Regio.
Serafino Burchi, fournisseur de la Maison Royale. Propriétaire du café et des billards dell'Ussero: Lungarno Regio. Propriétaire de la droguerie, pâtisserie et confiserie de Sotto Borgo. Spécialité de liqueurs et d'ouvrages en sucre pour décoration. Breveté aux expositions de Pise, de Livourne, de Milan, de Londres, de Vienne et de Philadelphie.
Café et pâtisserie Ciardelli: Lungarno Regio.
Café l'Italia. Pâtisserie et droguerie Bagnani: Sotto Borgo.
Café del Popolo. Ranieri Franceschi propriétaire: Sotto Borgo.
Café Roma: Lungarno Mediceo.

Pâtisseries et Drogueries

Droguerie Bazzelli Smith et Cie. Fabrique de liqueurs et de pâtisserie. Un magasin près de la gare, l'autre Lungarno Regio.
Phillippe Chiappa. Magasin de liqueurs et de vins étrangers: Lungarno Regio.
Pâtisserie et droguerie Misoch: Sotto Borgo.
Produits médicinaux, ferrements, plaques, couleurs, vernis, savons et autres articles. Frères Martin Wedard. Un magasin Sotto Borgo, un autre, rue S. Martino, 33.
Droguerie et dépôt de vins des meilleures collines Toscanes: rue S. Fradiano. Magasin de provisions, huile d'olive, savons, chandelles stéariques, etc: rue Santa Maria. Propriétaire Ranieri Carli.
Francesco Stefano Bini, négociant en huiles: à S. Giovanni alla Vena, province de Pise.
Débit normal de sels et tabacs d'Angelo Salvadori: Lungarno Regio, 1.
Dépôt et vente de pâtes de la fabrique médaillée de Joseph Paoletti de Pontedera. Dépôt de biscuits du Guelfi: Sotto Borgo.
Débit de sel et tabac, n° 5. Vente de vins choisis, etc.: Lungarno Mediceo, près du pont des Piagge.
Ancien magasin de Gustave Baroni. Successeur Giosaffate Baroni. Boulangerie et fabrique de pâtes. Vente d'huile, chandelles stéariques, etc. Rue Rigattieri, près la place de la Berlina.

Circolo ou Club des chasseurs Pisans

Lungarno Mediceo, n° 2, 1er étage. Cabinet de lecture de livres et de journaux regardant la chasse. Le but de ce club est d'étudier tout ce qui a rapport à la chasse, de promouvoir l'amélioration des races canines. Les salles du club sont ouvertes tous les jours de 10 heures à midi.--Les associés ont droit de présenter au club un chasseur amateur, pourvu qu'il n'habite pas dans la commune de Pise.

Sculpteurs

Galerie de sculpture en marbre et autres pierres, médaille aux expositions de 1858, 1868, 1873, 1878, de Joseph Andreoni: rue Santa Maria, 95, près de la cathédrale, 97. Agents. MM. Maquay Hooker et Cie, banquiers à Livourne, Correspondants: Baldwin Bross et Cie à New-York, A.G. Mercer à Boston, Davies Turner et Cie D.R. Mc Craken, London, Staveley et Cie, Liverpool. Reçoit des commissions pour les monuments de cimetières. On exécute des portraits en marbre au naturel. La ressemblance garantie.
Frères Mazzoni sculpteurs: rue Santa Maria, 87.
Huguet et Van Lini. Sculptures en marbre et en autres pierres. Grande collection de photographies d'E. Van Lint. Médaillé à Londres, à Paris, à Florence et à Pise: Place dei Cavalieri, près de la Tour du comte Ugolin.
Jean Barsanti sculpteur. Galeries de sculptures en marbre et en albâtre: Lung'Arno Regio, 2, à côté de l'hôtel Victoria et place du Dôme, 1, en face la Tour penchée.--Grand dépôt de photographies.--Correspondants en Angleterre et en Amérique.
Charles Leonori, sculpteur. Objets d'art en albâtre: rue Santa Maria, 68.
Antoine Leonori, fabricant d'objets d'art en marbre et albâtre. Fait remise sur les ventes de 10 pour cent. On reçoit les commissions et l'on expédie partout les objets acquis: rue Santa Maria près de la place dello Stellino, 35. Le transport de la marchandise est assuré jusqu'à destination; on pourra payer la moitié au moment de l'achat, l'autre moitié à la réception. On garantit une prompte expédition par chemins de fer ou bateaux. Expéditionnaire: César Tremura à Livourne.
Emilio Giannasi, sculpteur. Objets d'art en marbre et autres pierres: rue Vittorio Emanuele. On reçoit les commissions.
Giuseppe Di Giolo, sculpteur: Lungarno Gambacorti, 24, en face Santa-Maria della Spina.--Collection de photographies.--Carrara Marble Works, Volterra Alabaster Works.--On reçoit les commissions.

Photographies

Photographie artistique: rue S. Francesco, 3.
Photographie instantanée de Mme Marie Choquet: Sotto Borgo,8.
Etablissement photographique de portraits de Huguet et van Lint: Lungarno Regio, près du Grand-Hôtel.

Librairies

Uebelhart, libraire-éditeur: Lungarno Regio, 6.
Ulrico Hoepli, libraire: Lungarno, Regio, 9. Littérature étrangère, ouvrages scientifiques. Maison principale à Milan.
Librairie Galilée.--Ancienne maison Nistri frères: Sotto Borgo.--Assortiment de livres anciens et modernes en tous genres.--Collection Tauchnitz, Lévy, Roret, etc.--Guides, Marrays, Baedeker, Joanne, du Pays, maison de Commission pour l'Europe, etc.
Librairie Luigi Giannelli: Sotto Borgo.
Salvestrini, libraire et relieur: rue S. Frediano.
Tempesti Michele, relieur de livres: rue Tavoleria, 18.

Lithographies Papeteries.

Typographie Vannucchi: rue del Monte, 12.
Lithographie Gozani: place Castelletto, 5, et rue S. Frediano, 14.
Typographie, lithographie et papeterie. Médaillé à l'Exposition nationale de 1881 à Milan, de Giuseppe Meucci: rue Vittorio Emmanuele, 65, à Livourne, rue S. Frediano, à Pise.
Papeterie d'Antonio Lombardi: Sotto Borgo, 5, rue Vittorio Emanuele, 3, et kiosque sur la place du pont.
Papeterie Antonio Pizzanelli: Sullo Borgo, 25.
Typographie Mariotti: rue della Faggiola, 8.
Typographie et papeterie d'Angelo Valenti: Sotto Borgo et rue S. Frediano.
Imprimerie Orsolini, Prosperi: rue Borgo Largo, 12.
Typographie de la Maison Royale d'Ungher: rue S. Giuseppe.
Etablissement musical de R. Zanetti et Lami: rue della Faggiola, 15.--Succursales: Borgo Largo, 9, et à Viareggio.--Pianos, harmoniums, instruments à vent, etc.

Instituts et Professeurs.

Institut musical des Concordi: rue S. Frediano, 22.
Institut Baroni Piccioli: rue S. Francesco, 23.
Institut pour les jeunes filles.--Martini: rue S. Francesco, 2.
Institut-Pensionnat pour les jeunes filles.--Directrice, Mlle Amalia Abati. Les demoiselles reçoivent dans cette institution, une éducation complète: rue Cacciarella, 13.
Institut-Pensionnat pour les jeunes tilles. Institution de perfectionnement, dirigée par Mlle Emélie Capitoni.--Autorisée par le gouvernement: rue della Tazza, 14, 2e étage, à Livourne.
Vittorio Castrucci, directeur de la chapelle de musique de la Primatiale pisane: rue S. Frediano, 14. Donne des leçons de piano, chant, contrepoint, etc.
Institut privé élémentaire, technique, gymnasial Vittorino da Feltre, dirigé par le prof. A. Della Pura, Sotto Borgo, 10.
Francesco et Vittoria Torri, dessinateurs, ont un magasin de dessin rue Santa Maria, 51, et donnent aussi des leçons de dessin et de peinture en tous genres.
Tito Gordini, prof. de dessin à l'Ecole R. Normale: rue Santa Appollonia, 5.
Colombo Colombi, professeur de piano et de chant: Lungarno Mediceo, 8.
Léopolda Padreddii, maîtresse de piano: rue del Giglio, 4.
Ida Stiatti, pianiste, donne des leçons de musique: rue Mazzini, 26.
Henri Barsanti, prof, de piano: rue S. Giuseppe.
B. W. Menocci et fille, maîtresses de langues: rue Niccola Pisano, 10.
Mlle Vittoria Biondi, maîtresse-normale-supérieure: rue du Campano.
Amérigo Venzy (piano): rue Magenta, 5.
Antoine Dell'Omo (trompette): rue S. Francesco, 3.
Giuseppe Menichetti (chant et piano): rue Santa-Lucia.
Mme Clary d'Aste. Leçons de piano: rue S. Paolo a Ripa d'Arno, 9.
Eve Destantins Anthony, maîtresse de langues. Sotto Borgo, 6, 2e étage.

Chapeliers

Frères Saviozzi. Fournisseurs de la Maison Royale. Négociants chapeliers, chapeaux des fabriques. Médailles nationales. Assortiment de fantaisie pour enfants, etc. On reçoit des commissions pour chapeaux, bonnets, etc. à prix modérés. Sotto Borgo.
Thomas Michi. Magasins d'optique et de chapeaux: Lungarno Regio.

Horlogers

Zeffiro Pasqualih, horloger: place du Pont.
Horlogerie Gucci: Borgo Largo.
Cesare Fillippi, horlogerie: Borgo Largo.
Francesco Gatti, orfèvre et argentier. Ancien magasin. Beaux assortiments: rue du Monte, 90.
Ancien magasin Bourgard, dirigé par Giuseppe Bellani, horloger de la Maison Royale: Lungarno Regio, n° 1.

Parfumerie

Giuseppe Buoncristiani: Lungarno Regio, 4. Salon de coiffure, cravates, gants et autres objets de Paris.
Giacomo Suggi. Salon de coiffure, Parfumerie: Lungarno Mediceo, près du café Pietromani.

Mercerie Quincaillerie, etc.

De Cesari, magasin de quincailleries de luxe, merceries, gants, et autres spécialités. Broderies, laines, soies en tous genres pour exécuter des ouvrages, etc.: Sotto Borgo, 10.
Cesare del Guerra. Magasin de merceries, rue dei Rigattieri, 8.
Angioli di G. Straffa: Sotto Borgo, au coin de la rue S. Francesco. Magasin de nouveautés. Assortiment d'étoffes. Soie, laine, cotonnades nationales et étrangères.
Venturi Ranieri. Porcelaines et poteries: Lungarno Mediceo, près du Pont des Piagge.
Piétro Marconi. Fabrique de cristaux: rue du Piaggione.
Magasin de meubles et faiseuse de franges. Angiolina Papi: Borgo Largo, 17.
Rinaldo Gianni, magasin de porcelaines, cristaux et lampes, etc.: Borgo Largo, 17.

Tailleuses

Amalia Benedetti, tailleuse: Lungarno Mediceo, 15.
Francesca Berruti: rue St-Francesco, 3.
Maria Scalabrini, modiste: Lungarno Mediceo, 15.
Federiga Cecchi, tailleuse: rue Cariola, 22.


Burchi Serafino. Estimateur public et commissionnaire de ventes: place du Montino, 6.
Pietro Gallani: Estimateur et expert public.


Angiolo Cardosi. Cordonnier: Lungarno Mediceo, 2.


Riccardo Travaglini, marchand de fleurs: Lungarno Mediceo, 2.


Fonderie métallurgique. Bani et Calvelli, rue S. Nicolajo, 18. On exécute toutes sortes d'ouvrages en fer fondu; on se charge de l'exécution et mise en oeuvre de grilles, toitures, etc. Prix modérés à ne pas craindre de concurrence. Cette maison s'est chargée d'importantes fournitures pour la Poissonnerie de Pise, etc.
A. Bederlunger et Cie.--Fonderie et usine mécanique: rue Vittorio Emanuele, 50.


Clemente Rosi, ébéniste. Le seul qui répare les meubles antiques. Reçoit des commissions pour tous pays. Lungarno Mediceo, 4.


Etablissement de Bains d'eau de mer et d'eau douce. A. Ceccherini et frères: Lungarno Regio, près l'Arsenal Mediceo et les Stallette.
Assurances de Venise: rue S. Martino, 1.