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Une semaine à la Trappe: Sainte-Marie du Désert cover

Une semaine à la Trappe: Sainte-Marie du Désert

Chapter 21: XX Conclusion.
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About This Book

The author recounts a week spent at a remote Trappist monastery, observing daily rhythms of prayer, silence, austerity, and communal labor while outlining the origins, rules, and reforms of monastic life. He contrasts strict spiritual discipline with modern comforts, reflects on solitude and the surrounding landscape’s influence on devotion, and highlights how contemplative communities preserved learning and arts through turbulent periods. Combining personal pilgrimage impressions with historical and descriptive commentary, the narrative presents the structure, practices, and moral aims of cloistered life without dramatizing individual characters or events.

XX
Conclusion.

O maison aimable et sainte ! On a bâti sur la terre d’augustes palais, on a élevé de sublimes sépultures, on a fait à Dieu des demeures presque divines ; mais l’art et le cœur de l’homme ne sont jamais allés plus loin que dans la création d’un monastère.

(LE R. P. LACORDAIRE.)

L’heure fixée pour mon départ ayant sonné, j’embrassai le R. P. hôtelier en lui déposant dans la main l’offrande du pèlerin. Je quittai Sainte-Marie du Désert, pénétré de respect et d’admiration.

Maintenant, lecteurs, si nous avons fait une description un peu détaillée de ce qui se fait dans un couvent de trappistes, c’est que nous avons travaillé en vue d’une œuvre sainte et afin de rendre plus fréquentes à la Trappe les visites de ceux qui ne la connaissent pas ; puis nous nous sommes rappelé que chacun se doit à tous, même au prix de ses répugnances et de son amour pour l’obscurité, et nous avons écrit sous l’inspiration d’une pensée de foi, de sympathie et d’utilité.

Nous n’avons pas cherché à prouver qu’à la Trappe seulement se trouve le bonheur ; mais nous dirons cependant, avec vérité, que, même quand on l’habite comme simple voyageur, on y trouve la paix, le repos, de bons conseils et de bons exemples, cum sancto sanctus eris.

Ce livre n’est ni un résumé philosophique, ni une polémique littéraire, ni une histoire sur l’ordre des Trappistes ; nous vous croyons, lecteurs, trop bons chrétiens, pour en vouloir à de pauvres religieux qui partagent tout leur temps entre la prière, le travail des mains, l’étude et la culture des terres, et qui, même en leur qualité d’hommes inutiles, rendent en réalité plus de services que bien des gens de notre monde. Notre intention a été simplement de faire connaître les Trappistes, pour vous rendre plus facile et peut-être plus attrayante une visite que, dans un de vos moments perdus, vous voudrez bien faire à l’un de leurs monastères.

Magnificat anima mea Dominum.

FIN

— LILLE, TYP. J. LEFORT, MDCCCLXVIII. —