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Œuvres de P. Corneille, Tome 01 cover

Œuvres de P. Corneille, Tome 01

Chapter 271: ACTE III.
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About This Book

This volume assembles the author's dramatic and poetic output, presenting tragedies, comedies, prefatory Discours sur le théâtre, and verse pieces alongside a critical apparatus that restores original orthography while correcting typographical errors. The editor reproduces multiple textual states and variants, provides notes, a lexicon of notable words and phrases, a portrait and a facsimile, and explains editorial principles and emendations. Texts follow the author's last reviewed editions but are compared with earlier impressions; informative annotations clarify variant readings, punctuation, and difficult passages to facilitate reading and scholarly study.

[1] Le Cid, acte II, scène II.

[2] Acte I, scène II.

[3] Acte I, scène III.

[4] Acte II, scène I.

[5] Voici, comme complément de ces remarques, un relevé des altérations de texte et des omissions que nous offre une autre pièce prise au hasard, le Pompée de l'édition de M. Lefèvre:

ACTE I.

SCÈNE 1.

Et je crains d'être injuste et d'être malheureux.

Ce vers est donné comme une variante de 1644-48. C'est cependant la vraie et la seule leçon des éditions de Corneille; «ou d'être malheureux» qu'on y a substitué dans le texte ne se trouve nulle part.

SCÈNE III.

Il fut jusque dans Rome implorer le sénat.

Ce vers, donné comme variante, n'existe pas dans les éditions citées. Toutes celles qui diffèrent du texte de 1682 portent: «Il fut jusques à Rome.»

ACTE III.

SCÈNE II.

Et plus j'ai fait pour vous, plus l'action est noire.

Toutes les éditions données par Corneille portent: «Et j'ai plus fait pour vous.»

SCÈNE III

Vous qui la pouvez mettre au faîte des grandeurs!

C'est la leçon des premières éditions; mais en 1682 Corneille y a substitué: «vous qui pouvez la mettre,» qu'il aurait fallu faire passer dans le texte.

ACTE IV.

SCÈNE I.

Il est mort; et mourant, Sire, il doit vous apprendre,

dans le premier passage cité comme variante. C'est «il vous doit apprendre» qu'il faut lire.

Que je n'en puis choisir de plus digne que toi;

il y a dignes, au pluriel, dans toutes les éditions publiées du vivant de Corneille.

Lorsqu'avec tant de fast il a vu ses faisceaux.

Cette forme curieuse du mot faste, qui se trouve dans toutes les éditions, n'est ni conservée dans le texte, ni même indiquée en note.

SCÈNE IV.

Et me laisse encor voir qu'il y va de ma gloire
De punir son audace autant que sa victoire,

Au lieu de autant que, il faut lire avant que dans ce passage donné en variante.

ACTE V.

SCÈNE 1.

Et n'y voyant qu'un tronc dont la tête est coupée,
A cette triste marque il reconnoît Pompée.

On donne comme variante du premier de ces vers pour les éditions de 1644-48:

Et n'y voyant qu'un tronc dont la tête coupée,

qui n'a point de sens dans ce passage et ne se trouve d'ailleurs dans aucune des éditions citées.

Ces restes d'un héros par le feu consumé.

Les premières éditions portent: consommé, qui aurait dû être recueilli comme variante.

Ajoutons que dans tout le théâtre les variantes, pourtant si curieuses, des jeux de scène, ont été recueillies avec la plus grande négligence, et que les Discours, avis Au lecteur, Examens n'ont pas même été collationnés.

[6] Voyez tome I, p. 13, [210], et p. 137, [448].

[7] Voici une liste complète des impressions auxquelles nous renvoyons pour les variantes dans les deux premiers volumes de cette édition:

Édition originale de chaque pièce à part, présentant parfois deux états différents, comme par exemple pour Mélite (voyez tome I, p. 183 [612], et p. 217 note [726]).

1644. Œuvres.... Paris, Antoine de Sommaville, et Augustin Courbé, in-12.>

1648. Œuvres.... Rouen et Paris, Toussaint Quinet, in-12.

1652. Œuvres.... Rouen et Paris, Antoine de Sommaville, in-12.

1654. Œuvres.... Rouen et Paris, Augustin Courbé, in-12.

1657. Œuvres.... Paris, Augustin Courbé, in-12.

1660. Le Théâtre.... Rouen et Paris, Augustin Courbé, et Guillaume de Luyne, in-8o.

1663. Le Théâtre.... Rouen et Paris, Thomas Jolly, in-fol.

1664. Le Théâtre.... Rouen et Paris, Guillaume de Luyne, in-8o.

1668. Le Théâtre.... Rouen et Paris, Louis Billaine, in-12.

1682. Le Théâtre.... Paris, Guillaume de Luyne, in-12.

C'est dans la première partie de ces recueils (celui de 1644 n'en a qu'une) que sont contenues les pièces de nos deux premiers volumes.

A partir du tome III, qui commencera par le Cid, nous indiquerons à la fin des diverses notices les éditions collationnées pour chaque pièce.

[8] Pour mener à bien ce difficile travail des variantes, nous avons eu grand besoin de communications et de secours, qui du reste ne nous ont jamais fait défaut. Les bibliothèques publiques et les bibliothèques privées nous ont prodigué leurs trésors avec une égale libéralité, et nous ne savons réellement qu'admirer le plus, des richesses bibliographiques de M. Cousin, de M. le comte de Lignerolles, de M. le comte de Lurde, de MM. Potier, Rochebilière et Salacroux, ou du noble usage qu'ils en font.

[9] Revue contemporaine, année 1854, p. 161 et 359.

[10] Je suis heureux de remercier ici mes collaborateurs dans ce pénible travail. Je dois citer d'abord M. Adolphe Regnier fils, dont l'heureuse mémoire m'a suggéré plus d'un utile rapprochement; ensuite MM. Schmit et Alphonse Pauly, mes collègues de la Bibliothèque impériale; enfin plusieurs employés fort méritants de la librairie de M. Hachette et de l'imprimerie de M. Lahure.

[11] 4e feuillet recto et 7e feuillet verso.

[12] Ces deux publications ont été signalées par nous pour la première fois, en 1861: de la Langue de Corneille, p. 46.

[13] En racontant la vie de Corneille, nous ne nous arrêterons pas à l'histoire de ses ouvrages, des succès qu'ils ont obtenus, des querelles littéraires qu'ils ont excitées. Cette histoire se trouve dans les notices que nous avons placées en tête de chacun d'eux; nous nous contentons de les mentionner ici rapidement à leur date, en prenant soin toutefois de signaler et de corriger les erreurs qui nous sont échappées (voyez aussi à ce sujet les Additions et Corrections, tome XII, p. 567-570). Divers détails qui eussent été de trop dans la Notice biographique auront leur place dans les annexes que nous donnons à la suite, à savoir dans les Pièces justificatives, et dans le Tableau généalogique. Nous avons aussi rédigé une Table chronologique, où l'on pourra suivre année par année le développement et le déclin du génie de Corneille.

[14] Jusqu'ici les biographes ont généralement ajouté au nom de Lepesant celui de Boisguilbert; mais il résulte d'une découverte récente de M. Gosselin que le titre de Boisguilbert n'appartenait pas à Marthe, mère de Corneille, mais seulement au frère de celle-ci, et qu'il fut acquis par lui longtemps après la naissance du poëte.

[15] Voyez un dessin de cette maison dans l'Album qui accompagne notre édition de Corneille. En 1821, M. de Jouy l'a visitée et l'a décrite dans son Hermite en province (tome XIII des Œuvres, p. 155 et suivantes). A cette époque elle était recouverte d'un crépi qui en avait changé l'aspect; on y avait placé un buste de Corneille et une inscription où la date de sa naissance avait été confondue avec celle de son baptême, et qui plus tard fut ainsi rectifiée:

Ici
est né, le 6 juin 1606,
Pierre Corneille.

Cette maison ayant été démolie, ainsi que l'habitation contiguë où était né Thomas Corneille, elles furent remplacées par des magasins; il ne reste plus, pour rappeler le souvenir de l'une et de l'autre, que la porte d'entrée de la première, transportée au musée d'archéologie de Rouen, et la nouvelle inscription que voici, qui fut rédigée en 1857 par l'Académie de Rouen:

Ici
étaient les maisons
où sont nés les deux Corneille:
Pierre, le 6 juin 1606;
Thomas, le 24 août 1625.

Cette inscription n'est point placée, par suite du refus du propriétaire, sur la maison où elle aurait dû être; elle se trouve à une certaine distance des deux endroits, très-voisins l'un de l'autre, où sont nés les frères Corneille. (Voyez le Bulletin des travaux de la Société libre d'émulation, du commerce et de l'industrie de la Seine-Inférieure, 1857-58, p. 140, et le Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1857-58, p. 204.)

[16] Voyez ci-après, Pièces justificatives, no I. Page XXI.

[17] Pierre Corneille (le père), par E. Gosselin, Rouen, 1864, in-8o.

[18] Voyez, dans notre Album, le dessin de la propriété de Petit-Couronne.

[19] Catalogue des principaux livres de la bibliothèque de feu M. Villenave.... dont la vente aura lieu.... le lundi 15 février 1848.... Paris, Chinot, in-8o, no 969.

[20] Voyez Pierre Corneille et son temps.... par M. Guizot, Paris, 1858, in-12, p. 143, note 2.

[21] Voyez notre tome IV, p. 3.

[22] Ce passage latin est emprunté à la VIIe satire de Juvénal, vers 207, 209 et 210.—Le volume de la bibliothèque de la Sorbonne a déjà été décrit dans un article de l'Athenæum français du 22 décembre 1855 (p. 1114), signé A. de Bougy, et dans l'édition de la traduction de l'Imitation par Corneille, publiée en 1857 par M. Alexandre de Saint-Albin, chez l'éditeur Lecoffre.

[23] Tome X, p. 220-222.

[24] Voici le texte latin: Magnam ille sibi meritis suis quæsiverat nominis claritatem, planeque regnabat in theatris, quum decoris sui oblitus demittere cœpit animum ad levissimas scriptiones, ingenii sui præstantia minime dignas. Si quod enim felicibus auspiciis exierat carmen ex scholasticorum exhedris, his se dabat interpretem quos vix operum suorum interpretes ferre debuisset. (P. D. Huetii, Commentarius de rebus ad eum pertinentibus, liber V, p. 313. Amstelodami, 1718.)

[25] Voyez Pièces justificatives, no II. Page XXI

[26] Nouvelles de la république des lettres, janvier 1685, 2e édition, p. 89.—Voyez ci-après, Pièces justificatives, no III. Page XXI.

[27] Pierre Corneille (le père), p. 4.

[28] Particularités de la vie judiciaire de Pierre Corneille, par E. Gosselin, Rouen, 1865, p. 6.

[29] Tome X, p. 77.

[30] Voyez tome I, p. 127 et p. 128.

[31] Particularités de la vie judiciaire de P. Corneille, p. 15.

[32] Voyez tome I, p. 126.

[33] Voyez tome X, p. 77.

[34] Tome X, p. 26.

[35] Tome X, p. 55.

[36] Tome I, p. 270.

[37] Ibidem.

[38] Tome X, p. 24 et suivantes.

[39] Tome X, p. 57.

[40] Voyez tome X, p. 71.

[41] Tome III, p. 207 et suivantes.

[42] Tome III, p. 3 et suivantes.

[43] Tome X, p. 74 et 79.

[44] Tome II, p. 118.

[45] Tome XII, p. 441-461.

[46] Tome XII, p. 502-515.

[47] Tome III, p. 53-76.

[48] Tome XII, p. 463-501.

[49] Voyez Pièces justificatives, no IV. p. XXVI, et, dans l'Album, les armoiries de la famille Corneille.

[50] Tome III, p. 16.

[51] On appelait ainsi, dit l'Académie, un officier établi pour commander aux gardes d'une forêt éloignée des maîtrises.

[52] Voyez Pièces justificatives, no V.

[53] Voyez ibidem, no VI.

[54] Voyez au tome III, p. 254-257, ce que nous avons dit de cette lecture, dont les biographes de Corneille n'avaient pas parlé jusqu'ici.

[55] Voyez tome III, p. 254.

[56] Œuvres de Fontenelle, Vie de Corneille, tome III, p. 122 et 123 (édition de 1742).

[57] Petri Cornelii Epicedium.

Hos versus scripsi quum falso nobis nuntiatum fuisset Cornelium, quo die uxorem duxerat, diem suum ex peripneumonia obiisse: nam vivit Cornelius, et precor vivat.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Vita fugit, sed fama manet tua, maxime vatum,
Sæcla feres Clarii munere longa Dei.
Donec Apollineo gaudebit scena cothurno,
Ignes dicentur, pulchra Chimena, tui;
Quos male qui carpsit, dicam, dolor omnia promit,
Carminis Iliaci nobile carpat opus.
Itale, testis eris; testis qui flumina potas
Flava Tagi; nec tu, docte Batave, neges:
Omnibus in terris per quos audita Chimena;
Jamque ignes vario personat ore suos.
Nec tu, crudelis Medea, taceberis unquam,
Non Graia inferior, non minor Ausonia.
Vos quoque tergemini, mavortia pectora, fratres,
Et te, Cinna ferox, fama loquetur anus.
Quid referam soccos, quos tempora nulla silebunt,
Totque, Elegeia, tuos, totque, Epigramma, sales?

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

(Miscellanea, 1652, in 4o, p. 17-20.)

[58] Tome X, p. 437.

[59] Corneille fut de son temps un poëte fort à la mode, et fort admiré des précieuses. On pourrait l'établir par de très-nombreux témoignages. On lit dans le Dictionnaire des précieuses de Somaize (édition de M. Livet, tome I, p. 290): «Noziane (la comtesse de Noailles) est une précieuse aussi spirituelle qu'elle a l'humeur douce. Elle aime le jeu; les vers lui plaisent extraordinairement, mais elle ne les sauroit souffrir s'ils ne sont tout à fait beaux, et c'est par cette raison qu'elle protége les deux Cléocrites (Pierre et Thomas Corneille), qui ne font rien que d'achevé, et qui, dans la composition des jeux du cirque, surpassent tous les auteurs qui ont jamais écrit.»—Dans un opuscule intitulé la belle de Ludre, Nancy, 1861, on trouve le passage suivant, tiré d'une oraison funèbre inédite: «Les Benserade, les Racine, les Corneille rendront témoignage que personne ne savoit mieux estimer les choses louables, ni mieux louer ce qu'elle estimoit.»

[60] Tome X, p. 10 et 11.

[61] Voyez tome III, p. 466.

[62] Anecdotes dramatiques, tome II, p. 84.

[63] Tome III, p. 254 et 255.

[64] Des Jugements, no 56, tome II, p. 101 de l'édition de M. Servois.

[65] «Corneille ne sentoit pas la beauté de ses vers,» a dit Segrais (Mémoires anecdotes, tome II des Œuvres, 1755, p. 51). Charpentier, plus rigoureux, accusant, comme d'autres l'ont fait, Corneille d'avidité et d'avarice, s'exprime ainsi: «Corneille..., avec son patois normand, vous dit franchement qu'il ne se soucie point des applaudissements qu'il obtient ordinairement sur le théâtre, s'ils ne sont suivis de quelque chose de plus solide.» (Carpenteriana, Paris, 1724, p. 110.)

[66] Mélanges d'histoire et de littérature, recueillis par Vigneul Marville (Bonaventure d'Argonne), 1701, tome I, p. 167 et 168.

[67] Œuvres de Fontenelle, tome III, p. 124 et 125.

[68] Tome X, p. 477.

[69] Voyez tome III, p. 466-468.

[70] Voyez tome X, p. 424.—Si cette date était adoptée, ce serait à la lecture de Polyeucte dont nous venons de parler que se rapporterait en partie le passage suivant de la Bibliothèque de Goujet, que nous avons cité au tome IV (p. 277[70-a], dans la Notice de la Suite du Menteur. «Ces lettres (de Chapelain).... montrent aussi que Corneille fréquentoit souvent M. le chancelier Seguier et l'hôtel de Rambouillet, et qu'il lisoit ses pièces dramatiques avant de les livrer au théâtre.» (Lettres du 16 août 1643 et du 8 novembre 1652.)

[70-a] Où il faut, dans la note 2, remplacer tome XVII par tome XVIII.

[71] Tome IV, p. 130.

[72] Voyez Pièces justificatives, no VII.

[73] Tome IV, p. 399.

[74] Voyez Pièces justificatives, no VIII.

[75] Voyez notre tome X, p. 104 et suivantes.

[76] Corneille disait un jour avec orgueil que «lui et Rotrou feroient subsister des saltimbanques.» (Menagiana, Paris, 1715, tome III, p. 306.)

[77] Tome X, p. 445.

[78] Tome V, p. 115 et 116.

[79] Bolæana, Amsterdam, 1742, p. 112.

[80] Tome V, p. 141.

[81] Il faut consulter sur les portraits de Corneille l'excellente notice de M. Hellis intitulée: Découverte du portrait de Corneille peint par Ch. Lebrun, Rouen, le Brument, 1848, in-8o. L'auteur signale particulièrement: le portrait gravé, in-4o, de Michel Lasne, qui porte la date de 1643, et qui a été reproduit plusieurs fois en tête des œuvres du poëte, notamment dans l'édition in-12 de 1644; le portrait fait par le Brun en 1647, gravé en 1766 par Ficquet, et dont on peut voir la reproduction dans l'Album qui accompagne notre édition; le portrait gravé par Vallet, d'après le dessin de Paillet, pour l'édition in-folio, de 1663, du Théâtre de Corneille; enfin le portrait maladroitement flatté et fort peu ressemblant exécuté par Sicre, gravé par Cossin en 1683, et par Lubin pour les Hommes illustres de Perrault, publiés de 1696 à 1701. On voit au musée de Rouen, sous le no 477, un «Portrait de Pierre Corneille par Philippe de Champaigne, acquis en 1860;» mais cette attribution à Philippe de Champaigne ne paraît pas mériter beaucoup de confiance.

[82] Tome X, p. 116.

[83] Tome X, p. 449.—Voyez aussi la Notice d'Andromède, tome V, p. 248-251.

[84] Tome X, p. 122.

[85] Tome X, p. 452 et 453.

[86] Tome X, p. 125-128.

[87] Voyez tome V, p. 399 et 400.

[88] Gazette de 1650, p. 184, et p. 307 et 308.

[89] Voyez Pièces justificatives, no IX.

[90] Voyez Pièces justificatives, no X.

[91] Tome VI, p. 5.

[92] Tome VI, p. 5.

[93] Livre I, épître 1, vers 8 et 9.

[94] Idée des spectacles anciens et nouveaux, par M. M. D. P. (Michel de Pure). A Paris, chez Michel Brunet, 1668, p. 168.

[95] Tome VIII, p. 17.

[96] Voyez Pièces justificatives, no XI.

[97] Voyez tome X, p. 458-473.

[98] La bibliothèque mise en vente, par suite de saisie, était celle d'un commis au greffe du parlement de Normandie. On lit dans le procès-verbal de la première vacation:

Corneille.
10
Neuf livres in-octavo couverts de parchemin, tous différents, contre les jésuites, adjugés à M. Corneille, demeurant rue de la Pie, à 6 livres.

Dans celui d'une vacation suivante:

Corneille.
227
Un Blondi de Roma triumphante, in-folio couvert en bois,
adjugé audit sieur Corneille, à 8 livres.

Et enfin dans la sixième et dernière:

Corneille.
244.
Un Dante italien, in-folio, adjugé audit sieur Corneille, 12 livres.
 

Rien jusque-là ne prouve qu'il soit ici question de Pierre plutôt que de Thomas. M. Gosselin, prévoyant l'objection, la réfute ainsi: «A cela je n'ai qu'une réponse à faire: c'est que l'année dernière, ayant trouvé à la foire de Saint-Romain un mauvais exemplaire de de Roma triumphante, j'y ai vu, à ne m'y pas tromper, cinq à six mots de la main de Pierre Corneille. J'ai voulu l'acheter, mais il était trop tard; une personne, que je n'ai pu connaître, l'avait, avant moi, payé et fait mettre en réserve.» (Œuvres complètes de P. Corneille, édition de M. J. Taschereau, 1857, tome I, p. XXIV et XXV.)

Il serait fort intéressant de reconstituer la bibliothèque de Corneille. Par malheur, je n'ai à mentionner, outre le volume qui lui fut donné en prix (voyez ci-dessus, p. XIX), et ceux qui précèdent, que deux autres ouvrages. Encore le second donne-t-il lieu à un doute très-fondé (voyez ci-après). Ce sont: 1o les Tableaux des deux Philostrate, volume in-folio, qui porte au commencement la signature de Pierre Corneille et à la fin celle de Thomas Corneille, et était conservé par un M. de Boisguilbert près de Louviers; le sujet de Rodogune fait partie de ces tableaux; c'est peut-être la vue de la gravure qui a donné au poëte l'idée de le traiter. 2o Aresta amorum, Parisiis, apud J. Ruellium. Sur le titre est écrit: Par Martial d'Auvergne, procureur au parlement de Paris. Corneille aî.... La fin du mot est dans la marge et ne se lit pas bien. L'orthographe aîné, avec un accent circonflexe, n'était pas inconnue du temps de Corneille; mais nous avons toute raison de croire que ce n'était pas la sienne (voyez tome XI, p. XC).

Le premier de ces renseignements nous a été fourni par un carton de Notes et documents manuscrits relatifs à P. Corneille, venant de M. Houel et de quelques autres personnes, et faisant partie de la bibliothèque de M. le baron Taylor, qui a bien voulu nous les communiquer; le second est dû à l'obligeance de M. Julien Travers.

[99] Tome X, p. 133.

[100] Tome X, p. 135.

[101] Tome X, p. 137.

[102] Tome X, p. 473-476.

[103] Tome X, p. 168.

[104] Voyez tome X, p. 146, note 2.

[105] Tome X, p. 148 et 149.

[106] Tome VI, p. 122.

[107] Tome VI, p. 124.

[108] Tome VI, p. 126.

[109] Tome X, p. 153.

[110] Tome VI, p. 223-227.

[111] Tome X, p. 482.

[112] Santeul, dans un passage curieux, qu'on a négligé de recueillir, nous montre notre poëte préoccupé de l'avenir, et prévoyant que sa diction paraîtra un jour surannée: «La langue françoise est une grande reine qui change de siècle en siècle d'équipage et de couleurs, parce que l'usage est un tyran qui la gouverne sans raison. Le grand Corneille me dit très-souvent (lui dont le théâtre est si bien paré) qu'il sera un jour habillé à la vieille mode.» (Réponse de Santeul à la critique des inscriptions faites pour l'arsenal de Brest.)

[113] Pratique du théâtre, p. 26 et 27.

[114] Ibidem, p. 403.

[115] Tome X, p. 486.

[116] Tome I, p. 16.

[117] Tome X, p. 487.

[118] Voyez tome X, p. 488 et 489.

[119] Voyez tome X, p. 489-492.

[120] Voyez tome X, p. 490, notes 1, 4 et 5, et p. 491, note 4.

[121] Voyez tome VI, p. 353 et 354.

[122] Voyez tome X, p. 494.

[123] Tome X, p. 496.

[124] Voyez tome X, p. 367 et 368.

[125] Voyez tome X, p. 183 de notre édition.

[126] Œuvres complètes de P. Corneille, 1857, tome I, p. XXVI.

[127] Voyez Pièces justificatives, no XII.

[128] Voyez Pièces justificatives, no XIII.

[129] Cette liste, de format in-4o, a été publiée chez Pierre le Petit, imprimeur ordinaire du Roi et de l'Académie. L'exemplaire que nous en avons vu appartient à la Bibliothèque impériale, où il porte le no Z 2284 Hf 76  . L'article consacré à Corneille y est ainsi conçu:

1647. Pierre Corneille, cy-deuant Aduocat General à la Table de marbre de Normandie, ruë de Clery.

[130] Voyez tome X, p. 175.

[131] Voyez ibidem, p. 176.

[132] Tome VI, p. 449 et suivantes.

[133] Seconde Dissertation.... sur.... Sertorius. Recueil de Granet, tome I, p. 285.

[134] Tome IX, p. 6.

[135] Hommes illustres, Paris, 1677 et 1678, p. 96.

[136] Tome X, p. 185.

[137] Voyez tome X, p. 498.

[138] Voyez tome X, p. 189, note 2.—Rappelons à ce propos que Corneille n'habitait pas alors rue d'Argenteuil, puisque, comme nous l'avons vu, il logeait encore en 1676 rue de Cléry.

[139] Tome X, p. 383.—La devise placée en tête de cette élégie est reproduite dans la Philosophie des images du P. Menestrier, 1682, p. 314.

[140] Voyez tome X, p. 193.

[141] Voyez ci-dessus, p. LII, et tome III, p. 107, note 2.—La plupart des témoignages contemporains établissent que Corneille était exempt de toute envie, mais que, de fort bonne foi, il n'appréciait pas à sa valeur le talent de Racine. Valincourt dit, en parlant de ce poëte, dans une lettre adressée à l'abbé d'Olivet: «qu'étant allé lire au grand Corneille la seconde de ses tragédies, qui est Alexandre, Corneille lui donna beaucoup de louanges, mais en même temps lui conseilla de s'appliquer à tout autre genre de poésie qu'au dramatique, l'assurant qu'il n'y étoit pas propre. Corneille étoit incapable d'une basse jalousie: s'il parloit ainsi à Racine, c'est qu'il pensoit ainsi; mais vous savez qu'il préféroit Lucain à Virgile.» (Histoire de l'Académie françoise, édition de M. Livet, tome II, p. 336.) Il était particulièrement blessé du défaut d'exactitude historique qu'il remarquait dans certains ouvrages de Racine: «Étant une fois près de Corneille sur le théâtre, à une représentation du Bajazet, il me dit: «Je me garderois bien de le dire à d'autre que vous, parce qu'on diroit que j'en parlerois par jalousie; mais prenez-y garde, il n'y a pas un seul personnage dans le Bajazet qui ait les sentiments qu'il doit avoir, et que l'on a à Constantinople: ils ont tous, sous un habit turc, le sentiment qu'on a au milieu de la France.» Il avoit raison, et l'on ne voit pas cela dans Corneille: le Romain y parle comme un Romain, le Grec comme un Grec, l'Indien comme un Indien, et l'Espagnol comme un Espagnol.» (Mémoires anecdotes de Segrais, tome II des Œuvres, 1755, p. 43.)

[142] Voyez tome VII, p. 185-196.—Nous avons reproduit à la page 193 de la Notice de Tite et Bérénice quatre vers rapportés par Subligny, dont nous ne connaissions pas l'auteur et que nous regardions comme étant probablement de celui qui les avait cités. Voici la pièce même d'où ils sont tirés; nous en devons la communication à l'obligeance de M. Paul Lacroix:

A Monsieur de Corneille l'aîné, sur le rôle de Tite dans sa Bérénice.

Quand Tite dans tes vers dit qu'il se fait tant craindre,
Qu'il n'a qu'à faire un pas pour faire tout trembler,
Corneille, c'est Louis que tu nous veux dépeindre;
Mais ton Tite à Louis ne peut bien ressembler:
Tite, par de grands mots, nous vante son mérite;
Louis fait, sans parler, cent exploits inouïs;
Et ce que Tite dit de Tite,
C'est l'univers entier qui le dit de Louis.

(Billets en vers de M. de Saint-Ussans. Paris, Jean Guignard et Hilaire Foucault, 1688, p. 6.)

[143] Voyez tome X, p. 245 et 246.

[144] Voyez tome VII, p. 280 et 288.

[145] Tome X, p. 252.

[146] Voyez tome VII, p. 378.

[147] Tome VII, p. 455.

[148] Tome X, p. 308.

[149] Tome X, p. 313 et 314, et p. 501.

[150] Voyez Pièces justificatives, no XIV.

[151] Nouveaux Détails sur P. Corneille, dans le Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1834, p. 167.

[152] Le Mercure galant, mars 1680, p. 261.

[153] Tome X, p. 334.

[154] Tome X, p. 339.

[155] Notice sur la maison et la généalogie de Corneille, par A. G. Ballin, Rouen, mai 1833, p. 8.—Voyez les Pièces justificatives, no XV.

[156] Œuvres de Fontenelle, tome III, p. 120.

[157] Mémoires sur la Vie de Jean Racine, dans les Œuvres de Racine publiées par M. Mesnard, tome I, p. 265.—Boursault rapporte le fait à la page 465 des Lettres nouvelles.

[158] Défense du grand Corneille en tête des Œuvres diverses de P. Corneille (Paris, 1738, in-12), p. XXXII et XXXIII.

[159] Mercure galant, octobre 1684, p. 179.

[160] Voyez République des lettres, janvier 1685, p. 33; et ci-après, Pièces justificatives, no XVI.

[161] Œuvres de Fontenelle, tome III, p. 120.

[162] Il serait assez difficile de déterminer au juste dans quelle mesure Corneille participait aux travaux de l'Académie; toutefois le passage suivant des Factums de Furetière semble indiquer qu'il n'assistait pas fort régulièrement aux séances ordinaires:

«Si en général j'ai appelé jetonniers ceux qui sont assidus à l'Académie pour vaquer au travail du Dictionnaire, je n'ai pu trouver de nom plus propre et plus significatif pour les distinguer des académiciens illustres par leur qualité et par leur mérite, dont les noms sont dans la liste, qui n'ont aucune part à cet ouvrage et qui ne se trouvent qu'aux assemblées solennelles de réceptions; encore n'ai-je pas la gloire de l'invention de ce titre: elle est due au grand Corneille, qui en a été le parrain, et qui donna un billet d'exclusion au sieur de la Fontaine parce qu'il le jugeoit dangereux aux jetons, sur le fondement que c'est un misérable qu'on nourrit par charité et qui en a besoin pour subsister. On ne peut pécher après l'exemple d'un si grand homme, et son autorité est de tel poids, que tous les confrères ont suivi son exemple, et se traitent les uns les autres de jetonniers, selon qu'ils affectent plus ou moins d'être assidus, et de se trouver avant que l'heure sonne pour participer à cette distribution.» (Recueil des Factums d'Antoine Furetière, édition de M. Asselineau, tome I, p. 304.)

Nous ne pouvons contrôler aujourd'hui ce que dit Furetière, et il serait imprudent de lui accorder trop de confiance. Remarquons toutefois que le peu de documents dont nous pouvons disposer nous montrent en effet Corneille assistant aux cérémonies publiques, mais ne prenant pas toujours une part bien active aux occupations de la Compagnie. Ainsi en 1672, lorsque l'Académie française se rend à Versailles pour remercier le Roi d'avoir remplacé le chancelier Seguier comme protecteur de la Compagnie, le Mercure du mois de mars (tome I, p. 221 et 222) signale la présence de Corneille; au contraire, nommé membre d'une commission qui fut occupée, du 14 août au 12 octobre 1673, à réunir, pour la préparation du Dictionnaire, des Observations touchant l'orthographe, il n'a même pas mis son visa à ce travail, où ses opinions sur l'orthographe, placées dans l'Avertissement de son édition du Théâtre publiée en 1663, ont été longuement discutées et en général favorablement reçues. Voyez les Cahiers de remarques sur l'orthographe françoise que j'ai publiés en 1863 (p. VIII, XXIII et 97.)

Ses collègues du reste n'exigeaient pas de lui une trop rigoureuse exactitude, fiers qu'ils étaient de le posséder parmi eux. «Ce n'est pas la coutume de l'Académie, dit Segrais dans ses Mémoires, de se lever de sa place dans les assemblées pour personne, chacun demeure comme il est; cependant lorsque M. Corneille arrivoit après moi, j'avois pour lui tant de vénération que je lui faisois cet honneur. C'est lui qui a formé le théâtre françois.» (Mémoires anecdotes de Segrais, tome II des Œuvres, p. 158.)

[163] Laisse en entrant ici tes lauriers à la porte.
(Horace, vers 1376, tome III, p. 342.)

[164] Ces pièces, déjà connues pour la plupart, mais seulement par extraits, ont été presque toutes copiées à Rouen sous la direction de M. Ch. de Beaurepaire, archiviste de la Seine-Inférieure. Elles sont en grande partie dues à ses recherches et à celles de MM. Floquet, Deville et Gosselin.

[165] On lit en marge: «Adat du Roy en la Table du Marbre.»

[166] Ces lettres de noblesse furent enregistrées, le 27 mars 1637, dans la chambre des comptes de Normandie, et renouvelées par Louis XIV, en mai 1669, en faveur de Pierre et de Thomas Corneille.

[167] D'azur, à une face d'or, chargée de trois testes de lion de gueules, et accompagnée de trois estoiles d'argent, deux en chef et une en pointe. (Armorial général de la France, Ville de Paris, tome I, fol. 1066. Bibl. imp., département des manuscrits.)—Voir ces armoiries dans l'Album joint à notre édition.

[168] Cet acte, qui fait partie du fonds de Saint-Ouen de Rouen aux archives de la Seine-Inférieure, nous était inconnu. Il nous a été signalé et communiqué par notre savant confrère, M. Ch. de Beaurepaire, archiviste du département. La première partie de cet acte, jusqu'à la signature, est entièrement de l'écriture de Corneille.

[169] «Pitancier. Officier claustral qui subsiste encore dans quelques abbayes, qui distribuoit autrefois la pitance aux moines.» (Furetière, Dictionnaire universel, 1690.)

[170] Ces pièces font partie des minutes du greffe du Parlement et se trouvent réunies en une liasse intitulée: Dossier de Pierre Corneille.

[171] Demeuré en blanc dans l'original.

[172] Ici deux ou trois mots effacés par l'humidité. L'ensemble de la pièce a du reste beaucoup souffert et est aujourd'hui très-peu lisible.

[173] Corneille a substitué «de son labeur» à «de ses intentions.»

[174] Écrit de la main d'un clerc de Jacques Goujon et corrigé en plusieurs endroits par Corneille.—On lit au bas de ce projet, dans la marge, ces mots écrits perpendiculairement de la main de Jacques Goujon: Privilege Corneille refusé, et après «Par le Roy,» ces mots: Pour les comediens du marais pour la d. lettre.

[175] Ce reçu a été publié dans le Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen; il était inséré dans le rapport de M. Decorde, secrétaire de la classe des lettres, et se trouvait précédé de l'exposé suivant:

«Une pièce inédite, due aux recherches toujours si précieuses de M. de Beaurepaire, a achevé de mettre en lumière combien était simple et modeste l'intérieur de la maison dans laquelle s'écoula la jeunesse du grand poëte. C'est un reçu donné le 25 juin 1644, par son frère Antoine, religieux du Mont-aux-Malades, à Mme Corneille, sa mère, et contenant la nomenclature de divers objets mobiliers qu'il avait dû lui emprunter, quand il alla prendre possession de la cure de Fréville, n'ayant pas le moyen de les acheter.»

[176] En marge: «Nota que ladite rente n'estoit escheue qu'a la Saint-Michel 1651, et non pas a Pasques; l'erreur a commencé au compte rendu par Desalleurs en l'année mil six cens trente quatre.»

[177] Il y a ici un blanc dans le manuscrit.

[178] Le prénom est resté en blanc.

[179] Prénom en blanc.

[180] En marge: «Nota qu'il y a erreur aux comptes precedens pour les dabtes dudit contrat, qui est du 20 de febvrier 1614.»

[181] Le manuscrit n'indique pas la somme.

[182] Corneille a mis assistante par mégarde.

[183] Tout ce qui suit, à partir de ce nouveau paragraphe, n'est plus de la main de Corneille.

[184] Les mots et domestiques ont été ajoutés en interligne.

[185] Voyez la note précédente [184].

[186] Nous devons la communication de cette pièce à M. Gosselin, à qui elle appartient.

[187] Voyez ci-dessus, p. LXXIII note [170].—On lit en marge de la Supplique: «Jobey pr, Delafosse pr, Fremons pr

[188] On avait d'abord écrit: au cimetiere; ces mots ont été effacés.