[72] Mme Delahante.
[73] Ce portrait, que M. Reyssié a cru perdu, appartient aujourd'hui à Mme Frédéric de Parseval, arrière-petite-fille de Mme de Lamartine. Le poète, qui en a fait une description assez fidèle dans les Confidences, l'avait fait mouler en couvercle sur une petite boîte d'argent.
[74] Ces vers du chevalier de Bonnard ne figurent dans aucune édition de ses œuvres. Ils sont cités d'après l'Investigateur de 1853, où la pièce a paru en entier.
[75] Le 23 février 1823, Mme de Lamartine note dans son journal: «Alphonse travaille à son nouveau volume de Méditations; j'ai toujours peur qu'il ne profane son talent en parlant le langage des passions. Je lui ai écrit justement là-dessus.»
Mme de Lamartine venait en effet de lire dans la 9e édition des Méditations, parue un mois auparavant, une pièce nouvelle intitulée Philosophie, et dédiée au marquis de la Maisonfort. Aussitôt, elle écrivit à son fils la lettre suivante:
Ton père, mon cher Alphonse, me lit sa lettre. J'y vois avec plaisir qu'il te dit aussi mon opinion. Oui, cette pièce à M. de Maisonfort m'a beaucoup tourmentée. J'ai une si grande horreur de cette abominable philosophie que je frémis de tout ce qui en a l'apparence, venant de toi surtout. Tu es né pour être religieux, essentiellement religieux, ton talent n'est beau que parce qu'il vient de là. Ne le profane point, mon enfant; que ta reconnaissance pour les grâces dont Dieu te comble rappelle toujours toutes tes pensées à lui, ne travaille que pour sa gloire, ne transige point avec l'esprit et les passions du monde, dédaigne ce moyen de succès, comme tu le fais sûrement dans ton âme.
Ô mon enfant, tu éteindrais dans la boue le brillant flambeau que le ciel t'a donné pour répandre la vraie lumière; n'écris rien de ce que tu jugeras bien sévèrement un jour, et que tu voudras peut-être effacer au prix de tout ton sang, quand il ne sera plus temps.
Adieu, j'en ai assez dit.
[Lettre inédite.]
[76] Les deux vers incriminés visaient le duc d'Orléans à qui, au sacre de Reims, Lamartine faisait dire par Charles X:
Ce grand nom est couvert du pardon de mon frère.
Le fils a racheté les fautes de son père.
Mme de Lamartine a consacré à cet incident deux pages de son journal, ce qui prouve à quel point elle l'eut à cœur. Malheureusement, Lamartine a déchiré et noirci le feuillet, dont quelques fragments seulement sont encore lisibles. On y voit que le poète donna pour excuse à sa mère, une «inadvertance», une «négligence poétique», explication qui satisfit peut-être Mme de Lamartine, mais parut insuffisante au duc d'Orléans, car sur sa demande les exemplaires du Chant du Sacre furent retirés du commerce, et il fallut procéder à un second tirage où les vers étaient corrigés et adoucis.
[77] Cf. Souv. de Mme Delahante, I, p. 106.
[78] Cf. Harmonies: Milly ou la terre natale. Confidences (p. 65): le village obscur où le ciel m'a fait naître. Dans Souvenirs et Portraits (Comment on devient poète), il termine également une description de Milly par ces mots: «c'est là que je suis né, et que je grandissais». Voilà pour Milly. Dans les Recueillements (vers écrits à l'Ermitage), on lit:
Ô vallons de Saint-Point, ô cachez mieux ma cendre
Sous le chêne NATAL de mon obscur vallon.
Enfin, dans les Confidences (p. 24), Lamartine déclare qu'il est né à Mâcon, dans l'hôtel Lamartine, par conséquent rue Bauderon-de-Senecé.
[79] On trouvera le détail de la question dans une étude de M. Paul Maritain, la Maison natale de Lamartine (Annales de l'Académie de Mâcon, iiie série, t. VI). M. Maritain, qui ignorait l'existence des documents que nous citons plus loin, a conclu que la maison natale du poète était l'hôtel de la rue Bauderon-de-Senecé.
[80] Nous donnons ici le texte complet de cette pièce, copié sur le brouillon de Louis-François de Lamartine, et qui donne quelques détails curieux sur son train de maison au début de la Révolution.
Déclaration de maison, etc., faite en 1790. Décembre.
Maison rue des Ursulines, occupée par M. de Pra.
32 pieds de face sur ladite rue.
80 pieds en petite cour.
En partie un seul étage, partie deux étages. Sans locataires, ni magasins, etc.
Contenance totale: une coupée et demie ou trois toises.
Propriétaire M. L.-Fr. de La Martine, marié, ayant six enfants dont cinq à sa charge.
Domestiques mâles, 4.
Domestiques femelles, 3.
Chevaux de carosse, 2.
Maison par luy occupée sur les remparts [hôtel de la rue de Senécé], façade 60 pieds.
3 980 pieds superficiels pour la maison.
1 020 pieds pour les écuries qui ont 30 pieds de face environ.
1 230 pieds en cour.
Les deux tiers à deux étages, l'autre tiers à un étage. Sans aucun locataire, boutique ni magasin.
[81] M. H. Remsen Whitehouse, un érudit américain à qui rien de ce qui touche Lamartine n'est étranger, a bien voulu se charger pour nous d'obligeantes recherches à Lausanne, mais qui sont restées vaines. On en trouvera le détail sous sa signature dans la revue l'Écho des Alpes de septembre 1908.
[82] Le petit Félix fut le second des enfants de Pierre de Lamartine. Il mourut à Mâcon à l'âge de deux ans et demi. Le Journal intime ne fait jamais mention de ce fils, dont Lamartine n'ignorait pas l'existence; en effet, alors que dans le Journal intime on lit, à la date du 11 juin 1801: «J'en ai déjà cinq actuellement [enfants], quatre filles et un fils», il ajouta dans sa version du Manuscrit de ma mère: «après en avoir perdu un».
En réalité, Mme de Lamartine eut neuf enfants: deux fils, Alphonse et Félix, et six filles, Mélanie, Célenie (mortes toutes deux à quelques mois), Cécile, Césarine, Eugénie, Sophie et Suzanne.
[83] Arch. de la guerre (section administrative), dossier Pierre de Lamartine. Pierre-Paul Henrion de Pensey, premier président de la Cour de cassation (1742-1829), était le frère d'Henrion de Saint-Amand, beau-frère de Mme de Lamartine.
[84] Paris, Imprimerie nationale, an II.
[85] Ces deux arrêtés ont été publiés par M. Reyssié (la Jeunesse de Lamartine, 24-25).
[86] Cf. Arch. dép. de Saône-et-Loire: «Liste d'hommes et de femmes détenus à Mâcon, Autun, etc.». Ce document, retrouvé et acquis récemment par M. Lex, confirme une fois de plus l'exactitude de certains petits détails des Confidences, puisqu'on y lit que la famille de Lamartine fut emprisonnée à Autun. M. Reyssié avait mis en doute cette assertion. Sur cette liste, figurent les noms de Pierre, François-Louis, l'abbé, Suzanne et Charlotte. Mlle de Montceau, qui était faible d'esprit, évita ainsi les poursuites, et fut détenue à Pérone avec son père et sa mère.
[87] Arch. Nat., A. F. II, 259.
[88] Ces souvenirs sont rapportés par Mme de Lamartine, en mai 1803, époque où elle passa trois mois à Rieux, chez sa mère.
[89] Cours familier de littérature, entretien 101, p. 320.
[90] Guillaume de Saint-Point, par J.-M. Grosset (3 vol. in-8).
[91] Cf., sur la famille Bruys, Ann. de l'Académie de Mâcon, 3e série, vol. IX: la Famille Bruys, par Paul Maritain.
[92] Jean-Baptiste Michon de Pierreclau, baron de Cenves, comte de Bertzé, seigneur de Pierreclos, né le 20 septembre 1737, marié à Saint-Étienne en Forez, le 27 avril 1767, à Marguerite Bernon de Rochetaillée; il eut pour enfants: 1º Jean-Gabriel, marié à Jeanne-Théodore Laborier; 2º Guillaume, marié à Nina Dézoteux; 3º Marguerite, mariée à M. Mongeis; 4º Jeanne, mariée au comte de Champmartin; 5º Antoinette, mariée au comte de Regnold de Sérezin; 6º Catherine, morte fille.
Une fille de Jean-Gabriel et de Jeanne-Théodore Laborier fut la baronne de Montailleur-Ruffo, amie de Chateaubriand, et la fille unique de M. de Champmartin épousa Niepce, l'un des inventeurs de la daguerréotypie.
[93] Sources et bibliographie de la troisième partie: Journal intime (passim), Archives de Saint-Point.—Pour l'abbé Dumont: Archives municipales de Bussières et de Pierreclos, Archives départementales de Saône-et-Loire, et les notes inédites de M. Paul Maritain conservées aujourd'hui à l'Académie de Mâcon: nous en devons la communication à M. A. Duréault, secrétaire perpétuel de cette société, que nous remercions ici de son obligeance.
Pour le collège de Belley: le Séjour de Lamartine à Belley, par M. Dejey (3e éd., complétée, 1901). Histoire du collège-séminaire de Belley, par l'abbé Rochet (Lyon, 1898, in-8).—Les Vies des Pères Varin, Debrosses et Jenesseaux, par le père Guidée (Paris, 1859-60).
[94] Abbé Chaumont, op. cit.
[95] Mgr Rameau, op. cit.
[96] On a vu que l'église avait été fermée en 1798, et que l'abbé Dumont reçut, lorsqu'elle rouvrit, l'interdiction d'y dire la messe régulièrement, comme il en avait pris l'habitude.
[97] Ces deux lettres, qui sont conservées aux archives épiscopales d'Autun, ont été communiquées à l'Académie de Mâcon par M. le chanoine Muguet, curé de Sully. (Cf. procès-verbal de la séance du 10 janvier 1907.)
[98] Les procès-verbaux des deux séances ont été copiés par M. Maritain et figurent dans le dossier qu'il avait réuni sur Dumont.
[99] Cf. Correspondance, t. IV, p. 41, 69, 84, 134, 203, 271.
[100] Archives de Saint-Point. La lettre est datée du 25 mars 1828. Suscription: «À monsieur de Lamartine, chargé des affaires de France, Florence, Toscane».
[101] Appartient à Mme Fournier, née de Belleroche, petite-nièce de Lamartine. Il a été reproduit par M. Lex dans son album Lamartine, souvenirs et documents (Mâcon, 1890).
[102] Mémoires inédits (p. 58-76).
[103] Archives de Saint-Point. Suscription: «À madame Depra de Lamartine à Mâcon, Saône-et-Loire». (Lettre inédite.)
[104] Dejey, op. cit.
[105] Robert Debrosses, né à Chatel (Ardennes) le 26 mars 1765, prêtre en 1798, mort à Laval en 1848.
[106] Nicolas Jenesseaux (et non Génisseaux, comme l'a écrit Lamartine), né à Reims le 9 avril 1769, prêtre en 1795, mort à Paris en 1842.
[107] Jean-Pierre Varlet, né à Reims le 11 mars 1771, prêtre en 1796, mort à Poitiers en 1854.
[108] Étienne Demouchel, né à Montfort-l'Amaury le 10 juillet 1772, prêtre en 1802, mort à Rome en 1840.
[109] Jean-Pierre Wrindts, né à Anvers le 6 février 1781, prêtre en 1801, mort à Poitiers en 1852.
[110] Pierre Béquet, né à Paris le 9 janvier 1771, prêtre en 1799, mort à Toulouse en 1849.
[111] Aymon de Virieu, Prosper Guichard de Bienassis et Louis de Vignet seront l'objet d'un chapitre spécial dans notre second volume sur la jeunesse de Lamartine qui comprendra les années 1813-1820.
[112] Cf. également abbé Rochet (op. cit., p. 208-209), où l'on trouve le détail du palmarès.
[113] C'est au cours du mois d'octobre 1806 qu'il faut placer l'épisode de Lucy L. sur lequel Lamartine s'est longuement étendu dans les Confidences. La vérité semble extrêmement plus simple que son romanesque récit; elle a été très heureusement rétablie par M. De Riaz, membre de l'Académie de Mâcon, dont le travail vient d'être publié dans le dernier volume des Annales de cette société. M. De Riaz, au prix d'une incroyable patience et de minutieuses investigations, est parvenu, en s'aidant des rares précisions du texte de Lamartine, à établir que le manoir décrit par le poète n'était autre que le château de Byonne, situé à deux kilomètres de Milly. Or, de 1800 à 1820, une seule jeune fille y habita, dont ni le prénom ni le nom ne se rapprochent de ceux donnés par Lamartine, puisqu'elle s'appelait Élisa de Villeneuve d'Ansouis; bien mieux, c'était une enfant qui mourut en 1807 à l'âge de treize ans; comme l'unique séjour qu'elle fit à Byonne se place pendant l'automne de 1806, M. de Riaz en a conclu avec vraisemblance qu'elle fut la première héroïne de Lamartine.
On voit par là avec quelle précaution il faut utiliser les souvenirs de Lamartine, et ce qu'il faut penser en particulier des trente pages qu'il a consacrées à la pseudo-Lucy L. et à leurs conversations littéraires dont Ossian, paraît-il, faisait le fonds. Quant aux vers ossianesques qu'il lui adressa et qu'il a datés, dans les Confidences de Milly: «16 décembre 1805», il est impossible d'admettre qu'ils aient été composés en l'honneur de la petite fille. Il est d'abord évident qu'ils sont post-datés, puisqu'en décembre 1805 Lamartine était à Belley et non à Milly. De plus, il ressort d'une lettre de la Correspondance—lettre douteuse, il est vrai, puisqu'elle ne porte point de date bien qu'elle figure à la fin de l'année 1808—que Lamartine connut Ossian beaucoup plus tard. Enfin, ils sont d'une facture qui permet à notre avis de fixer leur composition à 1810-1811. Il nous paraît probable qu'au moment où Lamartine écrivit les Confidences il retrouva cette pièce parmi ses papiers et, soit défaut de mémoire, soit désir de grossir l'épisode assez mince de Lucy L., il l'intercala dans son récit, en assignant à ces vers une date qui correspondait approximativement avec le fonds de l'anecdote; puis, pour mettre le tout en valeur, il laissa rêver sa délicieuse imagination et broda autour de Lucy L. un commentaire ossianesque où l'on voit cette enfant de douze ans agitant le soir une écharpe de soie blanche à la fenêtre de sa tour, et sachant «par cœur» tous les poètes.
[114] C., I, p. 4, du 27 sept. 1807.
[115] C., I, p. 8, du 3 oct. 1807.
[116] Nous donnons cette date d'après le Journal intime, bien qu'on trouve dans la Correspondance trois lettres, datées de Mâcon 4 et 10 janvier, et de Lyon 30 janvier; elles furent réellement écrites à ces dates, mais en 1809. En effet, Lamartine parle dans l'une d'elles de la conscription qui retarde son voyage à Lyon; or, nous savons, toujours par le Journal intime, qu'il tira au sort le 23 janvier 1809. De plus on rencontre dans la lettre du 10 janvier un fragment poétique qui fut adressé à Virieu et n'est ici que recopié pour Guichard; comme ce morceau fut composé à la fin de 1808, ainsi que nous l'apprend une lettre de décembre de la même année à Virieu, il devient évident que la copie en fut faite en janvier 1809 et non 1808.
[117] Souvenirs et Portraits, 1, p. 69-72.
[118] C., I, p. 63, du 12 nov. 1808.
[119] Les Adieux au collège de Belley ont paru pour la première fois dans l'Almanach des Muses de 1821; les deux autres pièces ont été recueillies par lui dans ses Œuvres (édition de l'auteur), après avoir été publiées dans le Cours de littérature; les Adieux figurent aujourd'hui à la suite des Méditations, mais on ne trouve le Rossignol et le Cantique que dans les Souvenirs et Portraits, t. I, chap. III: «Comment je suis devenu poète».
[120] Cf. Souvenirs et Portraits, I: «Comment je suis devenu poète», et II: «Chateaubriand».
[121] Cf. Souvenirs et Portraits, t. I: «Comment Je suis devenu poète»; t. II: «Chateaubriand».
[122] Cf. Chateaubriand, Œuvres, t. II (éd. Garnier, Paris, 1859), p. 82.
[123] Id., ibid., t. I, p. 218.
[124] La plupart ont été déjà signalées par M. Zyromski dans sa thèse sur Lamartine poète lyrique (1897).
[125] C., I, p. 111, du 12 mars 1809.
[126] Sources et bibliographie de la quatrième partie: Journal intime (passim).—Correspondance (t. I).—«Carnet de voyage de Lamartine» (publié par M. R. Doumie), Correspondant du 25 juillet 1008.—Nous devons à l'obligeance de M. Duréault d'avoir pris connaissance de l'important dossier qu'il a réuni sur Henriette Pommier, et d'une curieuse étude, lue par lui en séance publique à l'Académie de Mâcon et qui doit être publiée prochainement. Nous lui avons emprunté toute la documentation du chapitre III.
Une fois de plus, nous avons à déplorer le classement défectueux de la Correspondance et il serait à souhaiter qu'une main autorisée donnât promptement une édition complète et vérifiée de cet inestimable document; grâce au Journal intime, pourtant, nous avons pu rétablir à leur véritable date des lettres arbitrairement ou mal datées par l'éditeur, une dizaine environ, pour les années 1807-1813.
[127] C., I, p. 23, du 22 février 1808.
[128] J. I., 25 sept. 1806.
[129] C., I, p. 23, du 22 février; p. 26, du 13 mars 1808.
[130] Id., p. 93, du 14 déc. 1808.
[131] Id., p. 41, du 10 sept.; p. 95, du 14 déc. 1808.
[132] Id., p. 95, du 14 déc. 1808.
[133] Id., p. 95, du 14 déc. 1808.
[134] C., I, p. 53, du 29 oct. 1808; p. 139, du 4 août 1809.
[135] Id., p. 139, du 4 août 1809.
[136] Id., p. 25-27, du 13 mars 1808.
[137] J. I., 26 mai 1808. Elle écrivait de Mâcon le 24 février: «La santé d'Alphonse n'est pas mauvaise; il s'occupe beaucoup et a plusieurs maîtres, entre autres un de danse et un de basse. Il est assez raisonnable, mais son caractère me paraît toujours fort léger, ce qui rend les dangers du monde bien plus graves pour lui. Nous l'en tenons encore éloigné cette année, mais je frémis pour le moment où il sera exposé à cette contagion affreuse.»
[138] J. I., 26 mai 1808.
[139] C., I, p. 31-33, du 8 juillet 1808.
[140] Id., p. 28, du 20 avril 1808.
[141] Id., p. 62, du 12 nov. 1808.
[142] Id., p. 31, du 8 juillet 1808; p. 35, du 26 juillet 1808.
[143] Cf. sur ce séjour à Crémieu: Mémoires inédits, p. 116-123. Mais il a été daté par Lamartine de 1807 au lieu de 1808.
[144] C., I, p. 84, du 12 décembre 1808, et id., p. 122, lettre sur Corinne du 1er juin 1809.
[145] J. I., 12 octobre. «Mercredi, nous avons dîné à Pierreclos. Il y eut une conversation sur J.-J. Rousseau; deux personnes de la société étaient ses zélés partisans, d'autres les réfutaient. Alphonse les écoutait attentivement et je craignais toujours qu'il ne prît les mauvaises impressions de préférence aux bonnes.»
[146] J. I., 9 octobre, en parlant de son fils: «Hélas! comme il est loin du seul bien qui pourrait contenter mon cœur»; et 26 octobre.
[147] C., I, p. 77, du 10 déc. 1808.
[148] Id., ibid.
[149] Id., p. 68, du 28 nov. 1808.
[150] Id., p. 80, du 12 déc. 1808.
[151] J. I., du 17 déc. 1808.
[152] C., I, p. 86, du 12 déc. 1808. «J'avais fait les plus beaux plans du monde de plaisirs littéraires. Mon oncle et mon père de concert ont voulu tout détruire.»
[153] C., I, p. 92, du 14 déc.
[154] Id., ibid.
[155] C., I, p. 103, du 24 janvier 1809.
[156] Id., p. 100, du 26 février 1809.
[157] C., I, p. 106, du 26 février 1809; et p. 110, du 12 mars 1809.
[158] J. I., 7 juillet 1809.
[159] C., I, p. 139, du 4 août 1809.
[160] Id., p. 127, du 10 juin 1809; et p. 140, du 4 août.
[161] C., I, p. 143. du 4 août 1809.
[162] Id., p. 148-152, du 19 août 1809.
[163] C. I, p. 170, du 21 octobre 1809.
[164] Id., p. 175, du 9 nov. 1809.
[165] Id., p. 176.
[166] C., I, p. 181, du 24 nov. 1809, et p. 188, du 10 déc. 1809.
[167] C., I, p. 203, du 1er mars 1810. Sur le séjour à Lyon, cf. id., p. 193-240.
[168] Nous donnons cette date d'après le Journal intime, bien qu'elle ne soit pas d'accord avec la Correspondance, où figure une lettre datée de «Saint-Point 14 mai»; nous lui donnons la préférence.
[169] «Beaucoup de mes rêves, toutes mes espérances s'évanouissent chaque jour, c'est comme les fantômes qu'on se fait la nuit et que le premier rayon du jour dissipe ou réduit à leur juste valeur. Et toi, mon cher ami, tu es donc aussi comme moi, tu vois que nous avions rêvé, rêvé d'une société à notre guise, rêvé la gloire, rêvé l'amour, rêvé des femmes comme il devrait y en avoir, rêvé des hommes comme il n'y en aura jamais....» (C., I, p. 243.) Cette lettre, datée de Milly, 14 mai 1810, est mal classée: en effet, nous savons par le Journal intime que le 14 mai Lamartine était encore à Lyon; mais comme il écrit à Virieu dans le courant de cette lettre: «Je vais partir dans une quinzaine de jours passer quelques semaines à Dijon», et qu'il y arriva le 2 juillet, on peut en conclure qu'elle est du 14 juin.
[170] C., I, p. 256, du 26 juillet 1810
[171] Id., p. 276, du 30 sept. 1810.
[172] Id., p. 264, du 30 août 1810.
[173] J. I., 8 oct. 1810.
[174] C., I, p. 248.
[175] Les causes de ce «mal du siècle» sont surtout littéraires; écartés pour la plupart de la guerre—seul mode d'activité qu'on connût alors,—ces jeunes gens se réfugièrent avec délices dans le monde des idées, ils lurent trop. Cf. Génie du Christianisme, chapitre du Vague des passions, et Ballanche, où le cas est prévu avec une parfaite netteté, lorsqu'il dit: «Mon fils, vous portez dans votre sein une secrète inquiétude qui vous dévore. Les livres seuls vous ont tout appris. Les plus hautes conceptions des sages, qui pour y parvenir ont eu besoin de vivre de longs jours, sont devenues le lait des enfants.» (Le Vieillard et le jeune homme.) Cf. également une lettre de Lamartine après sa première lecture de Corinne (C., I, p. 117, du 1er juin 1809).
[176] C., II, p. 97; du 28 juin 1816.
[177] Id., p. 337, du 25 avril 1819.
[178] Toute l'année 1819 fut occupée par des projets de tragédies et de poèmes épiques: Saül, Clovis, Jepté, Sapho, etc.; enfin sa maladie et son mariage accrurent encore l'indifférence qui accompagna la publication des Méditations, en sorte que l'édition fut très peu soignée; des vers furent tronqués et d'autres omis.
[179] C., II, p. 358, du 27 mai 1819.
[180] Cf., sur les influences littéraires subies par Lamartine, l'excellent ouvrage de M. Zyromski, Lamartine, poète lyrique.
[181] Souligné par Lamartine. C., I, p. 177, du 9 nov. 1809.
[182] C., I, p. 260, du 10 août 1810.
[183] Id., p. 148, du 19 août 1809.
[184] Id., p. 253, du 26 juillet 1810.
[185] Id., p. 260, du 10 août 1810.
[186] C., I, p. 301, du 21 mai 1811.
[187] Lamartine, qui se connaissait parfaitement, et souffrait de sa mobilité de sentiments, écrivait un jour à Virieu: «Nous sommes vraiment de singuliers instruments, montés aujourd'hui sur un ton, demain sur un autre; et moi surtout, qui change d'idées et de goût selon le vent qu'il fait ou le plus ou moins d'élasticité de l'air». (C., II, p. 16, du 28 mars 1813.)
[188] Les Mémoires inédits nous apprennent qu'un certain M. F. C., domicilié à Saint-Clément-lès-Mâcon, aurait joué un rôle assez étrange dans l'aventure, soit qu'il favorisât les entrevues des jeunes gens chez lui, soit qu'il se proposât comme ambassadeur. Les souvenirs de Lamartine sont-ils en défaut sur ce point? Il n'y avait en effet, en 1811, aucun M. F. C., propriétaire à Saint-Clément.
[189] C., I, p. 289-90, du 1er février 1811.
[190] Sur Lamartine à l'Académie de Mâcon, cf. Reyssié (op. cit.), qui a publié les procès-verbaux de sa réception, et le Compte rendu des travaux de cette société pour 1811, où l'on trouve une analyse de son discours; il avait pris pour sujet: De l'étude des langues étrangères.
[191] C., I, p. 291, du 24 mars 1811.
[192] Id., ibid.
[193] C., I, p. 291, du 24 mars 1811.
[194] Id., p. 296, du 2 avril.
[195] Id., p. 296-97, du 2 avril 1811.
[196] C., I, p. 296-97, du 2 avril 1811.
[197] C., I, p. 299, du 20 mai.
[198] C., I, p. 310, du 10 juin 1811.
[199] C., I, p. 323-24, du 13 oct. 1811.
[200] Id., p. 306, du 30 mai 1811 où l'on trouve: «...Une occasion charmante et unique s'est présentée: ils l'ont saisie et, tout malheureux que je me trouve de quitter pour sept ou huit mois, tout ce que j'aime, j'en profite. La fortune ne sourit pas deux fois dans la vie, et l'occasion n'a qu'un cheveu». Toute la lettre est d'ailleurs incroyable de contrastes et quelque peu incohérente.
[201] C., I, p. 306, du 30 mai 1811.
[202] Id., ibid.
[203] Cf. Correspondant, op. cit.
[204] C., II, p. 15, du 28 mars 1813.
[205] C., I, p. 316, du 8 sept. 1811.
[206] Id., p. 318, id.
[207] Id., p. 314, s. d.
[208] C., I, p. 316-319, du 8 sept.
[209] Id., ibid.
[210] Carnet de voyage.
[211] Lettre publiée par M. Doumic, dans le Correspondant (op. cit.).
[212] C., I, p. 330, du 18 nov. 1811. C'est d'ailleurs un phénomène fréquent dans la Correspondance: Lamartine ne se montrait pas sous le même jour à Virieu qu'à Guichard; mais il était, croyons-nous, plus sincère avec Virieu.
[213] Carnet de voyage. C., I, p. 344, du 8 déc. 1811.
[214] Cf. R. Doumic, Lettres d'Elvire à Lamartine (1 vol., 1905).
[215] C., I, p. 342, du 15 déc. 1811.
[216] C., I, p. 343-46, du 28 déc. 1811.
[217] C., I, p. 355, du 22 janvier 1812.
[218] J. I., table des matières.
[219] J. I., 16 juin 1812.
[220] Id., 25 juin, et archives communales de Milly. Il demeura maire jusqu'en 1815, mais s'occupa rarement des affaires du village, sauf au moment de l'invasion de 1814 où il dut fournir les réquisitions de l'armée autrichienne.
[221] Id., 27 mai 1812.
[222] C., I, p. 364, du 20 août 1812.
[223] C., I, p. 364, du 20 août 1812.
[224] Id., ibid.
[225] Id., p. 371, du 17 nov. 1812.