This depends on no mere accident, but on the essential features of the spiritual side of Greek character, on which I will quote an admirable passage from Renan’s S. Paul:
“Ce qui caractérisait la religion du Grec autrefois, ce qui la caractérise encore de nos jours, c’est le manque d’infini, de vague, d’attendrissement, de mollesse féminine; la profondeur du sentiment religieux allemand et celtique manque à la race des vrais Hellènes. La piété du Grec orthodoxe consiste en pratiques et en signes extérieurs. Les églises orthodoxes, parfois très-élégantes, n’ont rien des terreurs qu’on ressent dans une église gothique. En ce christianisme oriental, point de larmes, de prières, de componction intérieure. Les enterrements y sont presque gais; ils ont lieu le soir, au soleil couchant, quand les ombres sont déjà longues, avec des chants à mi-voix et un déploiement de couleurs voyantes. La gravité fanatique des Latins déplaît à ces races vives, sereines, légères. L’infirme n’y est pas abattu: il voit doucement venir la mort; tout sourit autour de lui. Là est le secret de cette gaieté divine des poëmes homériques et de Platon: le récit de la mort de Socrate dans le Phédon montre à peine une teinte de tristesse. La vie, c’est donner sa fleur, puis son fruit; quoi de plus? Si, comme on peut le soutenir, la préoccupation de la mort est le trait le plus important du christianisme et du sentiment religieux moderne, la race grecque est la moins religieuse des races. C’est une race superficielle, prenant la vie comme une chose sans surnaturel ni arrière-plan. Une telle simplicité de conception tient en grande partie au climat, à la pureté de l’air, à l’étonnante joie qu’on respire, mais bien plus encore aux instincts de la race hellénique, adorablement idéaliste. Un rien, un arbre, une fleur, un lézard, une tortue, provoquant le souvenir de mille métamorphoses chantées par les poëtes; un filet d’eau, un petit creux dans le rocher, qu’on qualifie d’antre des nymphes; un puits avec une tasse sur la margelle, un pertuis de mer si étroit que les papillons le traversent et pourtant navigable aux plus grands vaisseaux, comme à Poros; des orangers, des cyprès dont l’ombre s’étend sur la mer, un petit bois de pins au milieu des rochers, suffisent en Grèce pour produire le contentement qu’éveille la beauté. Se promener dans les jardins pendant la nuit, écouter les cigales, s’asseoir au clair de lune en jouant de la flûte; aller boire de l’eau dans la montagne, apporter avec soi un petit pain, un poisson et un lécythe de vin qu’on boit en chantant; aux fêtes de famille, suspendre une couronne de feuillage au-dessus de sa porte, aller avec des chapeaux de fleurs; les jours de fêtes publiques, porter des thyrses garnis de feuillages; passer des journées à danser, à jouer avec des chèvres apprivoisées—voilà les plaisirs grecs, plaisirs d’une race pauvre, économe, éternellement jeune, habitant un pays charmant, trouvant son bien en elle-même et dans les dons que les dieux lui ont faits. La pastorale à la façon de Théocrite fut dans les pays helléniques une vérité; la Grèce se plut toujours à ce petit genre de poésie fin et aimable, l’un des plus caractéristiques de sa littérature, miroir de sa propre vie, presque partout ailleurs niais et factice. La belle humeur, la joie de vivre sont les choses grecques par excellence. Cette race a toujours vingt ans: pour elle, indulgere genio n’est pas la pesante ivresse de l’Anglais, le grossier ébattement du Français; c’est tout simplement penser que la nature est bonne, qu’on peut et qu’on doit y céder. Pour le Grec, en effet, la nature est une conseillère d’élégance, une maîtresse de droiture et de vertu; la ‘concupiscence,’ cette idée que la nature nous induit à mal faire, est un non-sens pour lui. Le goût de la parure qui distingue le palicare, et qui se montre avec tant d’innocence dans la jeune Grecque, n’est pas la pompeuse vanité du barbare, la sotte prétention de la bourgeoise, bouffie de son ridicule orgueil de parvenue; c’est le sentiment pur et fin de naïfs jouvenceaux, se sentant fils légitimes des vrais inventeurs de la beauté.
“Une telle race, on le comprend, eût accueilli Jésus par un sourire. Il était une chose que ces enfants exquis ne pouvaient nous apprendre: le sérieux profond, l’honnêteté simple, le dévouement sans gloire, la bonté sans emphase. Socrate est un moraliste de premier ordre: mais il n’a rien à faire dans l’histoire religieuse. Le Grec nous paraît toujours un peu sec et sans cœur: il a de l’esprit, du mouvement, de la subtilité; il n’a rien de rêveur, de mélancolique. Nous autres, Celtes et Germains, la source de notre génie, c’est notre cœur. Au fond de nous est comme une fontaine de fées, une fontaine claire, verte et profonde, où se reflète l’infini. Chez le Grec, l’amour propre, la vanité se mêlent à tout; le sentiment vague lui est inconnu; la réflexion sur sa propre destinée lui paraît fade. Poussée à la caricature, une façon si incomplète d’entendre la vie donne a l’époque romaine le græculus esuriens, grammairien, artiste, charlatan, acrobate, médecin, amuseur du monde entier, fort analogue à l’Italien des XVIe et XVIIe siècles: à l’époque byzantine, le théologien sophiste faisant dégénérer la religion en subtiles disputes; de nos jours, le Grec moderne, quelquefois vaniteux et ingrat, le papas orthodoxe, avec sa religion égoïste et matérielle. Malheur à qui s’arrête à cette décadence! Honte à celui qui, devant le Parthénon, songe à remarquer un ridicule! Il faut le reconnaître pourtant: la Grèce ne fut jamais sérieusement chrétienne; elle ne l’est pas encore. Aucune race ne fut moins romantique, plus dénuée du sentiment chevaleresque de notre moyen âge. Platon bâtit toute sa théorie de la beauté en se passant de la femme. Penser à une femme pour s’exciter à faire de grandes choses! un Grec eût été bien surpris d’un pareil langage; il pensait, lui, aux hommes réunis sur l’agora, il pensait à la patrie. Sous ce rapport, les Latins étaient plus près de nous. La poésie grecque, incomparable dans les grands genres tels que l’épopée, la tragédie, la poésie lyrique désintéressée, n’avait pas, ce semble, la douce note élégiaque de Tibulle, de Virgile, de Lucrèce, note si bien en harmonie avec nos sentiments, si voisine de ce que nous aimons.
“La même différence se retrouve entre la piété de saint Bernard, de saint François d’Assise et celle des saints de l’Église grecque. Ces belles écoles de Cappadoce, de Syrie, d’Égypte, des Pères du désert, sont presque des écoles philosophiques. L’hagiographie populaire des Grecs est plus mythologique que celle des Latins. La plupart des saints qui figurent dans l’iconostase d’une maison grecque et devant lesquels brûle une lampe ne sont pas de grands fondateurs, de grands hommes, comme les saints de l’Occident; ce sont souvent des êtres fantastiques, d’anciens dieux transfigurés, ou du moins des combinaisons de personnages historiques et de mythologie, comme saint Georges. Et cette admirable église de Sainte-Sophie! c’est un temple arien; le genre humain tout entier pourrait y faire sa prière. N’ayant pas eu de pape, d’inquisition, de scolastique, de moyen age barbare, ayant toujours gardé un levain d’arianisme, la Grèce lâchera plus facilement qu’aucun autre pays le christianisme surnaturel, à peu près comme ces Athéniens d’autrefois étaient en même temps, grâce à une sorte de légèreté, mille fois plus profonde que le sérieux de nos lourdes races, le plus superstitieux des peuples et le plus voisin du rationalisme. Les chants populaires grecs sont encore aujourd’hui pleins d’images et d’idées païennes. À la grande différence de l’Occident, l’Orient garda durant tout le moyen âge et jusqu’aux temps modernes de vrais ‘hellénistes,’ au fond plus païens que chrétiens, vivants du culte de la vieille patrie grecque et des vieux auteurs. Ces hellénistes sont, au XVe siècle, les agents de la renaissance de l’Occident, auquel ils apportent les textes grecs, base de toute civilization. Le même esprit a présidé et présidera aux destinées de la Grèce nouvelle. Quand on a bien étudié ce qui fait de nos jours le fond d’un Hellène cultivé, on voit qu’il y a chez lui très-peu de christianisme: il est chrétien de forme, comme un Persan est musulman; mais au fond il est ‘helléniste.’ Sa religion, c’est l’adoration de l’ancien génie grec. Il pardonne toute hérésie au philhellène, a celui qui admire son passé; il est bien moins disciple de Jésus et de saint Paul que de Plutarque et de Julien.”
“Aujourd’hui tout ce district est presque désert; seuls, quelques archéologues et quelques artistes affrontent ces gorges pierreuses et ces scabreux sentiers; on prend alors ce chemin pour aller de Marathon à Chalcis et revenir à Athènes par Décélie, entre le Pentélique et Parnès. Ces monuments de Rhamnunte offrent des traits curieux qui les rendent intéressants pour le voyageur érudit; mais de plus les ruines mêmes et le site ont assez de beauté pour dédommager de leur peine ceux qui recherchent surtout le pittoresque. Je n’oublierai jamais les quelques heures que j’ai passées là, il y a déjà longtemps, par une radieuse matinée d’avril. Pendant que nous examinions ce qui restait des anciens sanctuaires et de leurs défenses, notre guide songeait au déjeuner; il avait acheté un agneau à l’un de ces pâtres appelés Vlaques qui, avec leurs brebis et leurs chèvres éparses dans les buissons de myrtes et de lentisques, sont à peu près les seuls habitants de ce canton. Quand nous revînmes, l’agneau, soutenu sur deux fourches fichées en terre par un jeune pin sylvestre qui servait de broche, cuisait tout entier devant un feu clair, et la graisse coulait à grosses gouttes sur les charbons ardents. Devant notre tapis étendu à l’ombre avait été préparée une jonchée de verts branchages sur lesquels le succulent rôti, rapidement découpé par le coutelas d’un berger, laissa bientôt tomber côtelettes et gigots.
“Ce qui nous fit prolonger là notre halte après que notre appetit fut satisfait, ce fut la vue magnifique dont on jouissait de la plate-forme où nous étions établis, dans un coin de l’acropole. A nos pieds, c’était la mer, veloutée de chatoyante reflets par le soleil, par la brise, par les nuages qui passaient au ciel. En face de nous se dressaient les hautes et sévères côtes de l’Eubée, dominés par la pyramide du Dirphys. Ce fier sommet était encore tout blanc des neiges de l’hiver; au contraire, si nous nous retournons vers les gorges qui se creusaient autour de nous dans la montagne, entre des parois de marbre rougies et comme hâlées par le soleil, c’était le printemps de la Grèce dans tout son épanouissement et son éclat. Dans le fond des ravins, là où un peu d’eau filtrait sous les cailloux, arbres de Judée et cytises mêlaient leurs brillantes couleurs au tendre feuillage des platanes, et sur les pentes les plus âpres des milliers de genêts en fleur étincelaient parmi la verdure des genévriers, des chênes et des oliviers francs.
“Dans l’antiquité, toute cette portion du territoire athénien, qui faisait partie de ce que l’on appelait la Diakria ou le ‘haut pays,’ sans avoir de gros villages ni une population aussi dense que celle des plaines d’Athènes ou d’Eleusis, devait pourtant présenter un aspect assez diffèrent de celui qu’elle offre aujourd’hui; je me la représente assez semblable à ce que sont maintenant certains districts montueux de la Grèce moderne où le désir d’éviter le contact des Turcs avait rejeté et cantonné les Hellènes: il en était ainsi du Magne, de la Tzaconie, des environs de Karytena en Arcadie. Partout là, une industrieuse persévérance a mis à profit tout ce que pouvaient offrir de ressources le sol et le climat. Sur des pentes abruptes et presque verticales, de petits murs en pierres sèches s’efforcent de retenir une mince couche de terre végétale; malgré ces précautions, les grandes pluies de l’hiver et les vents de l’été en emportent une partie jusqu’au fond de la vallée, sans jamais se lasser, hommes, femmes, enfants, travaillent sans relâche à réparer ces dégâts. Que de fois, admirant la patience de ces sobres et tenaces montagnards, je les ai suivis des yeux pendant qu’ils allaient ainsi lentement, le dos courbé sous leurs hottes pleines, gravissant des sentiers sablonneux ou d’étroits escaliers taillés à même la roche qui leur renvoyait touts les ardeurs du soleil! Au bout de quelques années, il n’est pas peut-être une parcelle du terrain dans chacun de ces petits champs qui n’ait fait plusieurs fois le voyage, qui n’ait glissé jusqu’au bord du torrent pour être ensuite ramenée pelletée par pelletée, sur une des terrasses supérieures. Ces sacrifices sont récompensés. Le long du ruisseau, là où les côtes s’écartent et laissent entre elles un peu d’espace, l’eau, soigneusement ménagée, mesurée par heures et par minutes à chaque propriétaire, court bruyante et claire dans les rigoles; elle arrose des vergers où croissent, suivant les lieux, soit l’oranger, le citronnier et le grenadier, soit les arbres de nos climats tempérés, le pêcher, le pommier et le poirier; à leur ombre grossissent la fève et l’enorme courge. Plus haut, sur les versants les moins roides et les moins pierreux, là où la légère charrue inventée par Triptolème a trouvé assez de place pour tracer le sillon, l’orge et le seigle verdissent au printemps, et, dans les bonnes années, profitent pour mûrir des tardifs soleils d’automne. Ce qui d’ailleurs réussit le mieux dans ces montagnes, ce qui paye vraiment les habitants de leurs peines, c’est l’olivier, dont les puissantes racines étreignent le roc et semblent faire corps avec lui; c’est la vigne, qui, d’étage en étage, grimpe presque jusqu’aux sommets. A l’un et à l’autre, pour donner une huile et un vin qui seraient les plus savoureux du monde, s’ils étaient mieux préparés, il suffit de beaucoup de soleil, d’un peu de terre et de quelques coups de hoyau qui viennent à propos ameublir le sol et le dégager des plantes parasites.
“C’est ainsi que dans l’Attique, au temps de sa prospérité, même les cantons aujourd’hui les plus déserts et les plus stériles devaient être habités et cultivés. Sur beaucoup de ces croupes où le roc affleure presque partout, où verdit à peine, aux premiers jours du printemps, une herbe courte, diaprée d’anémones et de cistes, qui jaunira dès le mois de mai, il y avait jadis une couche plus épaisse de terre végétale. Dans les ravins, là où j’ai perdu plus d’une fois mon chemin en poursuivant la perdrix rouge ou la bécasse à travers des maquis touffus, on a, pendant bien des siècles, fait la vendange et la cueillette des olives; c’est ce dont témoignent, sur les pentes les mieux exposées aux rayons du midi ou du couchant, des restes de murs et de terrassements que l’on distingue encore dans l’épaisseur du fourré. Dans les endroits où la culture était à peu près impossible, des bois de pins, aujourd’hui presque entièrement détruits, empêchaient la montagne de se dénuder; dans les clairières et entre les rocs mêmes poussaient la sauge, la campanule et le thym, toutes ces plantes aromatiques, tous ces vigoureux arbustes que se plaît à tondre la dent des moutons et des chèvres.”
The following extract from the first prose piece of the book will show how absolutely imaginary is his Arcadia, with its impossible combination of trees, and its absence of winter:—
“Giace nella sommità di Partenio, non umile monte della pastorale Arcadia, un dilettevole piano, di ampiezza non molto spazioso, peroche il sito del luogo non consente, ma di minuta e verdissima erbetta sì ripieno, che, se le lascive pecorelle con gli avidi morsi non vi pasceresso, vi si potrebbe d’ogni tempo ritrovare verdura. Ove, se io non m’inganno, son forse dodici o quindici alberi di tanto strana ed eccessiva bellezza, che chiunque le vedesse, giudicherebbe che la maestra natura vi si fosse con sommo diletto studiata in formarli. Li quali alquanto distanti, ed in ordine non artificioso disposti, con la loro rarità la naturale bellezza del luogo oltra misura annobiliscono. Quivi senza nodo veruno si vede il dritissimo abete, nato a sostenere i pericoli del mare; e con più aperti rami la robusta quercia, e l’alto frassino, e lo amenissimo platano vi si distendano, con le loro ombre non picciola parte del bello e copioso prato occupando; ed evvi con più breve fronda l’albero, di che Ercole coronare si solea, nel cui pedale le misere figliuole di Climene furono trasformate: ed in un de’ lati si scerne il noderoso castagno, il fronzuto bosco, e con puntate foglie lo eccelso pino carico di durissimi frutti; nell’ altro l’ombroso faggio, la incorruttibile tiglia, il fragile tamarisco, insieme con la orientale palma, dolci ed onorato premio dei vincitori. Ma fra tutti nel mezzo, presso un chiaro fonte, sorge verso il cielo un dritto cipresso,” etc., etc. The work is, moreover, full of direct imitations of Vergil, not, I fancy, of Theocritus also, as the Italian commentators suppose, for that poet was not adequately printed till 1495, which must have been very near the date of the actual composition of the Arcadia.
There has been strange diversity of opinion about the nature of this stone. Dodwell and Leake call it basalt. Moreover, Dodwell thought it greenish. Some one else thinks it yellowish. The French expedition and Curtius call it limestone. Dr. Schliemann says it is the same breccia as the rest of the gate. It is in the face of these opinions that I persist in the statement that it is bluish, and limestone.
It is owing to this note that it was again critically examined by Mr. Tuckett, who published his result in the Architect of 19th January, 1879, and who had fragments of the stone analyzed, which justified my observation. He also notes that several observers erred as to the shape of the central pillar, which does not diminish in bulk downward.