La pauvre Marion de l'Orme,
De si rare et plaisante forme,
A laissé ravir au tombeau
Son corps si charmant et si beau.

Ainsi se trouve détruit le ridicule roman qui prolonge l'existence de Marion de l'Orme jusqu'à l'âge de cent trente-quatre ans, et la fait mourir à Paris, sur la paroisse Saint-Paul en 1741; ainsi disparoît l'assistance de Marion à son propre enterrement, ses trois mariages, tant en Angleterre qu'en France; enfin toutes ces bizarres aventures racontées dans une pièce facétieuse intitulée: Lettre de Marion de l'Orme aux auteurs du Journal de Paris, imprimée dans le Recueil de pièces intéressantes pour servir à l'histoire des règnes de Louis XIII et de Louis XIV, publié en 1781, par Delaborde. Toutes les biographies ont répété ce roman à l'appui duquel on n'a pu cependant citer le témoignage d'aucun contemporain.

[149] On lit dans le manuscrit de Tallemant: «La cadette étoit fille, et la sera toujours à la mode de sa sœur.» Ainsi Tallemant ne se soumettoit pas plus que madame de Sévigné à la règle de grammaire nouvellement introduite.

[150] Bonne robe, expression italienne; buona ou bella roba se dit d'une femme, belle ou non, qui se conduit mal. (Dict. d'Alberti.)

[151] Il étoit trésorier de l'artillerie. (T.)

[152] Frère aîné du cardinal. (T.)

[153] Oncle et prédécesseur du fameux cardinal de Retz; né en 1584, mort en 1654.

[154] Le Plessis Guénégaud s'amusoit à payer cette grosse tripière comme un tendron; c'est parce qu'elle étoit de qualité. (T.)

[155] Né en 1585, mort en 1653.

[156] Achille de Harlai, marquis de Bréval, seigneur de Chanvallon, mourut le 3 novembre 1657.

[157] Voici ce que fit M. d'Albi (d'Elbène), celui qui se sauva en Catalogne du temps de M. de Montmorency.

Épitaphe de M. de Rouen faite de son vivant.

Ci-gît un prélat honoré
Qui porta la barbe prolixe,
De couleur de vermeil doré,
Brillant comme une étoile fixe.
Prêchant sur un événement
Il sermona si longuement,
Qu'il en trépassa de détresse,
Non sans laisser un savoir mon
Laquelle des deux choses est-ce
Qui fut plus longue en son espèce,
De sa barbe, ou de son saint Vinon. (T.)

[158] Dulot, inventeur des bouts-rimés, n'est guère connu que par le poème de Sarrasin, intitulé: Dulot vaincu, ou la Défaite des bouts-rimés, badinage ingénieux d'un poète très-spirituel.

[159] Harlay de Chanvallon, archevêque de Rouen, devint archevêque de Paris en 1671. Il mourut en 1695.

[160] Balzac, né à Angoulême en 1594, mourut dans la même ville le 18 février 1655.

[161] Elles sont placées à la fin du deuxième livre des lettres de Balzac. (Œuvres de Balzac, in-folio, tom. 1, p. 63 et suivantes.)

[162] Auteur du Berger extravagant. (T.)

[163] Nom de ce garçon. (T.)—La Défaite du Paladin Javerzac est imprimée au tome second, pag. 172 du supplément aux Œuvres de Balzac. On ne peut convenir avec Tallemant que cette pièce soit une jolie chose; c'est une série de plaisanteries lourdes et même grossières sur un sujet qui pouvoit ne pas déplaire à une époque où les coups de bâton venoient quelquefois à l'appui de la critique. On y voit que cette ridicule punition fut infligée à Javerzac, le 11 août 1628. Balzac avoit conservé du regret de cette action barbare; car au lit de mort il fit appeler Javerzac, et le pria de lui rendre son amitié. (Voyez la Relation de la mort de M. de Balzac, à la suite de ses Œuvres.)

[164] Dans tous les volumes qu'on a imprimés de lui, il y a toujours quelque chose de ces accusations; cela lui tenoit terriblement au cœur. (T.)

[165] On lit traiteur au manuscrit. Il faut prendre ce mot dans le sens de traitant.

[166] Le Prince. (T.)

[167] Cagnards, gens aimant leurs foyers. Hauteroche, cité dans le Dictionnaire comique de Le Roux.

[168] Il y a tant d'étoiles, qu'un goguenard disoit que c'étoit le firmament. Ce n'est pas grand'chose. (T.)

[169] Paranymphé, loué. Cette expression étoit empruntée du paranymphe, ou discours solennel qui se prononçoit à la fin de chaque licence dans les facultés de théologie et de médecine, dans lequel le licencié adressoit des compliments, ou le plus souvent des épigrammes aux autres licenciés. (Voyez le Dict. de Trévoux.)

[170] La gloire personnifiée en bête brute.

[171] Je pense que c'était une comtesse de Toulouse. (T.)

[172] Treillis, toile fine d'Allemagne, lustrée et satinée, dont en petit deuil on faisoit le dessus du pourpoint. (Dict. de Trévoux.)

[173] Tabis, gros taffetas ondulé par l'application d'un cylindre sur lequel des ondes étoient gravées. (Dict. de Trévoux.)

[174] Aigre de cèdre, liqueur composée de jus de citron, de limon et de cédrat, qui, mêlée avec de l'eau et du sucre, fait une boisson très-agréable. (Dict. de Trévoux.)

[175] Guillaume Girard, archidiacre d'Angoulême, avoit été secrétaire du duc d'Epernon. Il a laissé une vie de son maître, imprimée à Paris en 1655 en un volume in-folio, et en 1663 en trois volumes in-douze. Elle est, comme elle devoit être, toute favorable au duc d'Epernon.

[176] Elle qui ne sait pas lire, et ne les connoît point. (T.)—Cela veut dire apparemment que la Reine, étant espagnole, lisoit peu les livres françois.

[177] Ne diriez-vous pas qu'il en a autant dans ce pays-là que M. de La Rochefoucauld? Cependant Balzac, qui n'est point paroisse, est à Roussines son frère aîné; et dans la paroisse d'Asnières, Forgues, son parent, a un fief, et Balzac loge dans un autre, qui est, je pense, à sa sœur. La seigneurie est au Chapitre d'Angoulême. Ce fut M. de Montausier qui, avec bien de la peine, en fit déloger les gens de guerre. (T.)

[178] Cela est faux. (T.)

[179] La maison étoit alors à son père, et est présentement à l'aîné; c'est la plus commode de la ville. D'abord on alla à l'Evêché; mais le logement n'étoit pas si aisé. Ce n'est pas la première fois que la cour a occupé cette maison. (T.)

[180] Elle ne songea pas à lui. (T.)

[181] A la vérité elle leur parla comme à des gens qui sont des principaux de la ville. (T.)

[182] M. de Montausier, qui étoit alors à Angoulême, dit que la vérité est que Lionne, pour faire plaisir à Chapelain, son ami, fit faire ce voyage au chevalier de Terlon, et que toute la civilité vint de lui et de M. Servien. Le cardinal n'usa jamais de termes si obligeants pour les princes du sang même. «Si le cardinal avoit fait cela, disoit le marquis, il seroit digne de tout ce que Balzac a écrit depuis contre lui.» Il est bien vrai que le cardinal dit quelque chose d'élégant, mais tout cela venoit de Lionne. (T.)

[183] En parlant à Roussines. (T.)

[184] Véritablement, voilà bien répondu. M. de Montausier dit qu'il n'a jamais écrit en ces termes-là à personne. (T.)

[185] Balzac a envoyé jusqu'à cinq copies de cette lettre, et toutes de la main de Toulet, son copiste, de peur qu'elle ne fût perdue. Son libraire eut le soin de les faire rendre à M. Conrart. Après ces cinq copies il en envoya encore une, disant que M. Girard y avoit fait quelques changements. Il n'y avoit que deux syllabes de changées (T.)—Cette lettre, monument de l'orgueil le plus extraordinaire, ne paroit pas avoir été imprimée: au moins n'en trouve-t-on aucune trace dans les Œuvres de Balzac. On sera peut-être parvenu à lui en faire sentir tout le ridicule.

[186] Cette relation est imprimée à la suite des Œuvres de Balzac, t. 2, pag. 213 du supplément.

[187] Ce jugement de Tallemant est trop sévère. Gilles Boileau a déploré la mort de Balzac dans une élégie adressée à Conrart, qui offre quelques beautés; elle n'a pas été insérée par Despréaux dans les œuvres posthumes de son frère; mais on l'avoit imprimée dans la troisième partie des Poésies choisies, publiées chez Sercy en 1658. Tristan l'ermite fit aussi d'assez belles strophes sur la mort de Balzac; les trois meilleures ont été citées dans la Notice sur Conrart placée à la tête de ses Mémoires, dans le quarante-huitième volume de la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France.

[188] Ce devoit être la fille de Saintot, le maître des cérémonies de France.

[189] Une pièce de Scudéry. (T.)

[190] Le frère et la sœur de madame de Motteville. On l'appelle Socratine, à cause de sa sévérité. Elle est carmélite à cette heure. (T.)

[191] On lit dans Benserade des stances que mademoiselle Pascal fit à l'âge de treize ans pour une dame de ses amies, sous le nom d'Amaranthe, amoureuse de Thyrsis. Benserade y fit une réponse dans laquelle il suppose que mademoiselle Pascal s'est cachée sous le nom d'Amaranthe, et que Thyrsis n'est pas autre que lui-même. On y lit cette stance, où Benserade nous apprend l'âge que mademoiselle Pascal avoit alors:

Qu'une fille à treize ans d'amour soupire et pleure,
C'est souvent un défaut;
Mais pour une qui fait des vers de si bonne heure,
C'est vivre comme il faut.
(Œuvres de Benserade, 1698, in-8o, t. 1, p. 49.)

[192] Blaise Pascal, né à Clermont en 1623, mort à Paris en 1662.

[193] Voy. l'article qui précède celui-ci, p. 175.

[194] La véritable orthographe du nom est Mauteville; voir précédemment tome 1, p. 288, note 1.

[195] C'est Berthod, mais on prononce Bertaut. (T.)

[196] Jean-Baptiste Budes, comte de Guébriant, maréchal de France, né en 1602, mort en 1643.

[197] La maison du Bec Crespin, en Normandie, est une bonne maison; ils viennent des Grimaldi, de la famille du prince de Monaco. (T.)

[198] Le marquis de Praslin étoit brave, mais méchant; il empoisonna avec de l'antimoine je ne sais combien de Wourmans en Hollande; il en avoit été battu en je ne sais quelle rencontre, où il avoit fait l'insolent. (T.)

[199] Je pense que Guébriant eut tout l'honneur du combat, car le baron étoit méchant soldat: témoin La Capelle, qu'il défendit si mal. (T.)

[200] Un homme titré.

[201] Bernard de Saxe, duc de Weimar, mourut de la peste, le 18 juillet 1639. On prétend qu'il fut empoisonné.

[202] Ce cheval s'appeloit le Rabe, en allemand le Corbeau. «Le comte, dit Le Laboureur, le monta dans tous les combats où il se trouva depuis, où l'on a pu dire qu'il combattoit sous son maître, puisque l'on a souvent remarqué qu'il accabloit des ennemis sous ses pieds, ou bien qu'il les mordoit à sang. Il a souvent rapporté des blessures qui n'ont pas été sans récompense, puisque le comte, son maître, le voyant vieillors de sa mort......... le laissa au Roi par testament, et pria Sa Majesté de le faire nourrir le reste de sa vie dans sa grand'écurie. Il étoit fort gros et grand; il avoit l'encolure courte et ramassée, la tête grosse, et étoit entier.» (Histoire du maréchal de Guébriant; Paris, 1656, in-folio, p. 128.)

[203] Le duc de Weimar avoit deux buveurs d'eau maréchaux de-camp, Guébriant et Montausier. (T.)

[204] Noirmoutier en est. (T.)

[205] Cette cérémonie eut lieu dans l'église Notre-Dame de Paris, le 8 juin 1644. L'Oraison funèbre du maréchal y fut prononcée par Grillié, évêque d'Uzès. Imprimée en 1656 dans le même format que l'histoire du maréchal, elle y est ordinairement réunie.

[206] C'est une maison de robe et d'épée tout ensemble. (T.)—C'étoit une famille du Parlement de Paris.

[207] Jean-Pierre Camus, évêque de Belley, né à Paris en 1582, mort en 1652.

[208] Cet aveu naïf, qui n'est pas sans fondement, est bien dans le caractère de simplicité de ce vertueux prélat.

[209] C'est un Commentaire sur le livre de saint Augustin. (T.)

[210] Il faut l'e ouvert. (T.)

[211] Nicolas Pavillon, évêque d'Alais (que Tallemant et ses contemporains écrivoient autrement), mourut le 8 décembre 1677. Ce vertueux prélat résista avec beaucoup de force aux entreprises de Louis XIV, pour l'extension de la régale.

[212] M. de Mauric étoit un vieux conseiller d'Etat. (T.)

[213] Anne d'Aumont, veuve d'Antoine Potier, seigneur de Sceaux.

[214] Allusion à la princesse Olympie, abandonnée par Birène sur une plage déserte. (Orlando furioso, canto 10.)

[215] Charles, comte de Lannoi, conseiller d'État, premier maître-d'hôtel du Roi, gouverneur de Montreuil, mourut en 1649.

[216] Charles de Lorraine, duc d'Elbeuf, épousa, en 1648, Anne Élizabeth, comtesse de Lannoy, veuve de Henri Roger Du Plessis, comte de La Roche-Guyon. Il la perdit le 3 octobre 1654.

[217] Charlotte Des Essars, dame de Sautour, comtesse de Romorantin, mariée au maréchal de L'Hôpital.

[218] Voyez Dreux Du Radier, Histoire des reines et régentes, article de Charlotte Des Essars, comtesse de Romorantin.

[219] Voyez les mémoires de Marolles, pag. 45 de l'édition in-folio, et Dreux Du Radier au lieu déjà cité.

[220] Charlotte de Harlay, veuve de Jean de La Rivière, seigneur de Cheny, bailly de Sens, étoit fille de Louis de Harlay, seigneur de Cesy et de Champvallon, et de Louise de Carre (ou Car), dame de Saint-Quentin. D'après le Père Anselme, qui n'est pas suspecté de trop de complaisance, elle auroit épousé François Des Essars, seigneur de Sautour, lieutenant de roi en Champagne, et de cette alliance seroit issue la comtesse de Romorantin. Tallemant est d'une opinion contraire.

[221] Voir tome 1, p. 105 et 106.

[222] Marie Moreau, femme de Nicolas de Harlay, seigneur de Sanci et de Beaumont, ambassadeur en Allemagne et en Angleterre, colonel-général des Suisses, etc., etc. Elle mourut en 1629.

[223] La comtesse de Romorantin eut deux filles du Roi, Jeanne-Baptiste de Bourbon, abbesse de Fontevrault, en 1637, et Marie Henriette de Bourbon, abbesse de Chelles, en 1627. (Voyez le Père Anselme, t. 1, p. 151.)

[224] Dagorne, terme populaire et injurieux qu'on dit à une femme vieille, laide et de mauvaise humeur. (Dictionnaire de Trévoux.)

[225] Ce financier célèbre étoit le père d'Antoine Rambouillet de La Sablière, auteur de madrigaux fins et spirituels, et mari de la célèbre madame de La Sablière. Le père avoit créé dans le hameau de Reuilly, au faubourg Saint-Antoine, un magnifique jardin, dont il ne reste plus que la porte d'entrée. Sa famille étoit alliée à celle de Tallemant; elle étoit tout-à-fait distincte de la maison d'Angennes de Rambouillet. (Voyez la Vie de La Sablière à la tête de l'édition de ses Poésies diverses, publiées par M. Walckenaer; Paris, Nepveu, 1825.)

[226] Jean de Gassion, né à Pau en 1609, tué devant Arras en 1647.

[227] Les neveux du maréchal, qui portent l'épée, fils du président son frère, ont fait faire sa Vie trop ample et misérablement écrite par l'abbé de Pure. Ils affectent de faire passer leur maison pour être d'ancienne noblesse, et font une généalogie telle qu'il leur plaît. (T.)

[228] Il s'étoit fait traiter de ce coup avec la poudre de sympathie; cela lui laissa un sac. (T.)—La poudre de sympathie est une des fables les plus ridicules de la médecine du dix-septième siècle. C'étoit un mélange de couperose verte, dite aujourd'hui sulfate de fer, pulvérisée et mélangée de gomme arabique. On répandoit cette poudre sur un linge trempé dans l'humeur qui sortoit de la plaie, et on prétendoit que le malade éprouvoit un grand soulagement. (Voyez le Discours par le chevalier Digby touchant la guérison des plaies par la poudre de sympathie; Paris, 1681, in-12.)

[229] Cependant il avoit été à Dole. Je crois que cela arriva à Dole au lieu de Thionville. (T.)

[230] Elle étoit fille du premier mariage de M. Cornuel. (Voyez plus bas l'article de madame Cornuel.)

[231] Elle avoit de la barbe. (T.)

[232] M. D'Auxerre. (T.)

[233] Précepteur du cardinal de La Valette, homme de lettres. Ce Guiet disoit qu'il montreroit qu'il y avoit je ne sais combien de livres de l'Énéide qui n'étoient point de Virgile, et retranchoit une des comédies de Térence. «Que ne travaillez-vous, lui dit un des messieurs Du Puy, chanoine de Chartres, sur le bréviaire? vous me feriez grand plaisir.» (T.)

[234] Chapelle. (T.)—Claude-Emmanuel Luillier, dit Chapelle, né en 1626 au village de La Chapelle, près de Paris, mort en 1686. C'est l'ami de Bachaumont, et de tous les grands hommes de son temps; épicurien aimable, il s'est acquis une reputation immortelle par son Voyage et quelques poésies légères, naturelles et faciles.

[235] Elle s'appeloit Marie de La Noue.

[236] François, seigneur de La Noue, dit Bras de fer, mort en 1591. Ayant eu le bras fracassé au siége de Fontenai-le-Comte, en 1570, on lui avoit fait un bras de fer, avec lequel il pouvoit tenir la bride de son cheval.

[237] Le brave La Noue fut fait prisonnier, au mois de juin 1580, par Philippe de Melun, vicomte de Gand, qu'on appeloit le marquis de Risbourg. Quoiqu'il fût parent de La Noue, le marquis abusa de sa victoire au point de faire massacrer sous les yeux de La Noue plusieurs des gentilshommes qui avoient combattu avec lui, et il livra ensuite son prisonnier aux Espagnols. (Voyez la Vie de François de La Noue, par Amirault; Leyde, Jean Elzévier, 1661, in-4o, p. 263.)

[238] Odet de La Noue-Téligny.

[239] Ce Recueil est intitulé: Poésies chrétiennes; Genève, 1594, in-8o. Il avoit publié en 1588 un petit volume de quarante-sept pages, ayant pour titre: Paradoxe, que les adversités sont plus nécessaires que les prospérités: et qu'entre toutes l'état d'une prison est le plus doux et le plus profitable; Lyon, Jean de Tournes, petit in-8o. C'est une pièce très-médiocre, mais fort rare.

[240] Le sieur Bellengreville fut reçu dans la charge de prévôt de l'hôtel, en 1604. (Voyez le Prévôt de l'hostel, par Pierre de Miraulmont; Paris, 1615, p. 146.)

[241] Il étoit homme de service, mais il ne savoit pas lire. Il prenoit dans les heures le calendrier pour les litanies. (T.)

[242] Livrée de couleur jaune.

[243] Le marquis de Thémines mourut le 11 décembre 1621.

[244] Celui qui tua Richelieu. (T.)

[245] Ce mariage fut célébré au mois de septembre 1622.

[246] Ce maréchal de Thémines se nommoit de Lauzières, en son nom; il avoit été fait maréchal de France, et gouverneur de Bretagne, pour avoir arrêté M. le Prince. Le marquis Pompeo Frangipane disoit assez plaisamment: «Non ho mai visto sbirro cosi ben pagato.» Ce même Italien disoit: «Qu'à la cour de France c'étoit une chose ennuyeuse. Di star sempre dritto e scappellato come un cazzo.» Quand on lui demandoit si madame la princesse de Guémenée ou madame la princesse n'étoient pas de belles personnes: «Si, disoit-il, ma quel Pongibo e un bel cavalier.» C'étoit un cadet du feu comte Du Lude. (T.)

[247] Il portoit l'épée, mais on l'accusoit d'avoir été violon ou joueur de luth. Un jour il s'avisa de faire des propositions au conseil, car il se mêloit de bien des choses, pour je ne sais quelles fortifications qu'on pouvoit faire, disoit-il, à bien meilleur marché qu'on ne les faisoit. Alcaume, bon mathématicien, qui y étoit employé, dit: «Messieurs, nous ne sommes pas au temps d'Amphion où les murailles se bâtissoient au son du violon.» Tout le monde se mit à rire, et Chaban fut contraint de se retirer. Ce pauvre homme fut tué depuis par L'Enclos, père de Ninon, avant que d'avoir eu le loisir de se défendre.

Ce conte me fait souvenir d'une naïveté qu'on attribuoit au feu marquis de Nesle, gouverneur de La Fère, qui étoit pourtant un brave homme: c'est que, comme on eut proposé de faire une demi-lune, il dit: «Messieurs, ne faisons rien à demi pour le service du Roi, faisons-en une tout entière.» (T.)—Molière s'est heureusement emparé de ce mot dans ses Précieuses ridicules.

[248] Un fou qui n'a jamais rien fait de plaisant qu'un livret qu'il appeloit la Courte joie des huguenots. C'est qu'il avoit pensé mourir. (T.)

[249] Ce Le Pailleur étoit un homme singulier auquel Tallemant consacre un article à la suite de celui-ci.

[250] François de Porchères d'Arbaud, membre de l'Académie françoise. Les ouvrages de ce poète sont répandus dans les Recueils du temps.

[251] Elle logeoit dans la rue Christine. (T.)—M. de Nemours habitoit l'hôtel de Nevers, sur le terrain duquel a été construit l'hôtel de la Monnoie.

[252] Il avoit alors soixante-cinq ans. (T.)

[253] C'étoit un musicien, grand danseur qui étoit à lui. (T.)

[254] Le château de Conflans, qui est devenu depuis la maison de campagne des archevêques de Paris, appartenoit alors à Nicolas Le Jay, premier président au Parlement. Ce magistrat mourut en 1640.

[255] En 1652. (T.)

[256] On a imprimé dans les Œuvres de Dalibray, Paris, 1653, in-8o, une Epître en vers de Le Pailleur, auquel ce poète a adressé une partie de ses médiocres ouvrages.

[257] Durant vingt-cinq ans. Il ne lui survécut que de deux ans. (T.)

[258] Gaspard III, comte de Coligny, né en 1584, mort en 1646.

[259] Depuis M. de Châtillon, tué à Charenton. (T.)

[260] Ce n'étoit point une habile femme; elle ne faisoit que prier Dieu. Le maréchal fut contraint de lui ôter le soin de sa maison. (T.)

[261] Ils étoient trois: Chaulnes, Châtillon et Brézé. (T.)

[262] Son fils Dandelot le sauva à la bataille de Sedan. (T.)

[263] Henriette de Coligny, comtesse de La Suze, née en 1618; morte en 1673.

[264] Le vrai nom est Hailbrun. (T.)

[265] Mère est pris ici dans le sens de l'organe de la femme où se forme le fœtus. (Voyez le Dict. de Trévoux.)

[266] La mère croyoit que sa fille avoit été délivrée par ses prières. (T.)

[267] Il vouloit que ses filles fussent comme des garçons. (T.)

[268] Toutes les chaises ont leur numéro. (T.)

[269] Il est vraisemblable que ce d'Hacqueville est l'ami du cardinal de Retz et de madame de Sévigné, celui qui se multiplioit si bien pour ses amis qu'on l'appeloit les d'Hacqueville.

[270] On a vu plus haut, p. 177, l'article de Bertaut, le frère de madame de Motteville.

[271] Allusion à l'anecdote de ce fou de président Toré, fils du surintendant d'Emery. (Voyez plus haut, p. 120.)

[272] René de Bruc, marquis de Montplaisir, poète assez distingué, passe pour avoir eu quelque part aux ouvrages de la comtesse de La Suze.

[273] Timoléon d'Épinay de Saint-Luc, né en 1580, mort à Bordeaux le 12 septembre 1644.

[274] M. de Termes avoit promis des vers à quelqu'un pour le carrousel; l'autre les lui demanda. «Ma foi, répondit-il, Saint-Luc a depuis quelques jours tellement gourmandé les Muses, que je n'en ai pu avoir raison. (T.)

[275] Il disoit un jour à propos de cela, qu'il étoit un Samson. «Au moins, dit M. de Guise, avez-vous une mâchoire d'âne.» (T.)

[276] Pierre Fortin de La Hoguette. Son livre est intitulé: Testament, ou Conseils d'un père à ses enfants, 1655, in-12.

[277] Louis d'Épinay, abbé de Chartrice en Champagne, comte d'Estelan, nommé à l'archevêché de Bordeaux, mourut en 1644, six semaines après le maréchal de Saint-Luc, dont il étoit le fils aîné.

[278] On attribue au comte d'Estelan la satire intitulée: Le Gouvernement présent, ou Eloge de Son Éminence, plus connue sous le titre de Milliade. M. Peignot donne cette pièce à Favereau, conseiller à la cour des aides. (Dict. des livres condamnés au feu, tom. 1, pag. 133.) Nous avons rapporté dans la note 1 de la p. 366 du t. 1, où nous avons déjà parlé de cette pièce, que Barbier l'attribuoit au poète Brys. Mais le témoignage contemporain de La Porte nous semble d'une grande autorité. Il dit positivement que la Milliade est de l'abbé d'Estelan. (Mémoires de La Porte dans la deuxième série des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. 59, p. 356.)

[279] Dans l'enclos du Temple, à Paris.

[280] Éléazar de Sarcilly, sieur de Chandeville, neveu de Malherbe, mourut à l'âge de vingt-deux ans. Ses Œuvres poétiques ont été publiées dans le Recueil de diverses poésies des plus célèbres auteurs du temps; Paris, Chamboudry, 1651, petit in-8o, 2e partie, p. 85. Ce Recueil a eu d'autres éditions.

[281] Jean De Lorme, premier médecin de trois de nos rois, mourut en 1678, âgé de près de cent ans. Il est l'inventeur d'un bouillon rouge, dont il faisoit la panacée universelle. On voit dans un livre intitulé: Moyens faciles et éprouvés dont M. De Lorme, premier médecin et ordinaire de trois de nos rois........., s'est servi pour vivre près de cent ans (Caen, 1683), les précautions singulières qu'il prenoit pour se préserver du froid et de l'humidité. Il se tenoit durant l'hiver dans une chaise à porteur devant son feu. Il avoit un lit de brique, couchoit habillé avec six paires de bas drapés et des bottines, etc., etc., etc. On renvoie les lecteurs à ce bizarre ouvrage.

[282] Il conte lui-même qu'il donna des coups de bâton à un médecin de la Faculté. Madame de Thémines, depuis maréchale d'Estrées, avoit un fils fort malade. De Lorme demanda du secours; on appela M. Duret et un autre. Quand ce fut à entrer, Duret, comme le plus vieux, passa; l'autre médecin, comme étant de la Faculté de Paris, le suit. De Lorme, en présence du maréchal d'Estrées, qui recherchoit la marquise, prend un bâton de cotret et rosse cet homme qui se sauve. Duret s'enfuit; on court après lui. «Hé! monsieur, vous n'ordonnez rien pour mon fils.—Faites-le saigner, madame.» Et jamais on ne put le faire revenir. De Lorme pouvoit avoir alors quarante-cinq ans. (T.)

[283] Etoffe du temps.

[284] Voir précédemment, pag. 236.

[285] On appeloit table de bracelet une pierre précieuse dont la surface est plate et qui est enchâssée dans un chaton d'or ou d'argent. (Dict. de Trévoux.)

[286] Carrousse, bonne chère qu'on fait en buvant et en se réjouissant. (Dict. de Trévoux.)

[287] Timoléon de Bauves, seigneur de Contenant, mort vers 1644. Tallemant a écrit partout Coustenan; mais le Père Anselme et Movery appellent ce gentilhomme Contenant.

[288] Tome 1, p. 138, où l'on a imprimé Couslinan pour Coustenan.

[289] Elle étoit fille naturelle de Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, et de Marie d'Estourmel, dame de Gravelle.

[290] Le maréchal de La Ferté-Senecterre avoit épousé en premières noces Charlotte de Bauves, fille de Henri, seigneur de Contenant, et de Philippe de Châteaubriant.

[291] Cet avocat, un jour en sa jeunesse, s'étant vanté de faire un sermon, on lui donna pour texte ce passage de l'Évangile: Inter natos mulierum non surrexit major Joanne Baptistâ. Il commença ainsi: Entre les nez des femmes. (T.)

[292] Le grand-père de ce chevalier de Tonnerre, voyant qu'on ne le vouloit point laisser entrer en carrosse dans le Louvre (il avoit épousé une fille de Nevers, et on lui avoit donné un brevet de duc), ne fit faire au château d'Ancy-le-Franc en Bourgogne, qu'une petite porte au lieu d'une porte cochère, en disant: «Si le Roi (c'étoit Henri IV) ne veut pas que j'entre chez lui en carrosse, il n'entrera pas non plus en carrosse chez moi.» La porte est encore comme il la fit faire; et ses descendants n'ont garde de la faire agrandir, car ils sont fiers de conter cela. (T.)

[293] Cet événement eut lieu vers 1644.

[294] Anne, bâtarde de Béthune, se remaria en 1654. Il sembleroit qu'elle auroit apporté cette terre de Gravelle à son premier mari; comment Henri de Saint-Nectaire, son second mari, lui en auroit-il fait le don? Notre première supposition seroit-elle fausse, ou le premier mari auroit-il vendu cette terre que le second acheta postérieurement?

[295] Françoise-Julie de Rochefort, dame de Blainville, de Salvert et de Saint-Gervais, avoit épousé en 1607 Charles d'Angennes, marquis de Maintenon. Elle mourut en 1647.

[296] Marie Le Clerc Du Tremblay, mariée en 1640 à Louis d'Angennes de Rochefort de Salvert, marquis de Maintenon. Elle est morte en 1702. Ce fut son fils Charles-François d'Angennes, marquis de Maintenon, qui vendit à Françoise d'Aubigné, veuve Scarron, la terre dont elle a depuis porté le nom.

[297] Voir tome 1, p. 51, note 86.

[298] Tallemant avoit épousé une fille de Rambouillet, le financier.

[299] Quinola. On appeloit ainsi un homme gagé qui accompagnoit une dame. (Dict. de Trévoux.)

[300] Il s'appeloit Leclerc, et étoit frère du Père Joseph. (T.)

[301] Madame de Saint-Étienne étoit une fille du marquis de Rambouillet. (Voyez plus haut son article, t. 2, p. 256 et suiv.)

[302] Jeanne de Schomberg, mariée en 1618 à François de Cossé, comte de Brissac, avec lequel son mariage fut déclaré nul; remariée en 1620 à Roger Du Plessis de Liancourt, duc de La Roche-Guyon. Elle mourut le 14 juin 1674.

[303] Anne-Élizabeth de Lannoi, mariée en 1643 à Henri Roger Du Plessis, comte de La Roche-Guyon, et en secondes noces, en 1648, à Charles de Lorraine, prince d'Harcourt, depuis duc d'Elbeuf. Elle mourut en 1654.

[304] J'ai ouï dire que M. de Liancourt, un matin voyant habiller une dame, s'amusa à jouer avec sa chatte, et lui prit en badinant son collier de perles au col qu'il mit à la chatte. Ce collier étoit de grand prix; la chatte ne fit que mettre le nez hors la porte, on n'en eut jamais de nouvelles depuis. M. de Liancourt en donna un autre. Jamais il ne s'est joué si chèrement avec personne qu'avec cette chatte. (T.)

[305] Cet hôtel portoit de nos jours le nom de La Rochefoucauld; il avoit son entrée sur la rue de Seine et ses jardins se prolongeoient jusqu'à la rue des Petits-Augustins. Il a été abattu en 1824, et la rue des Beaux-Arts a été construite sur ce terrain.

[306] Henri de Bourbon, père du grand Condé. (Voyez son article précédemment, t. 2, p. 180.)

[307] Le 6 août 1646.

[308] Jeanne Charlotte Du Plessis Liancourt, fille du comte de La Roche-Guyon, épousa le 13 décembre 1659 François, septième du nom, duc de La Rochefoucauld, fils de l'auteur des Maximes, et elle mourut le 30 septembre 1669. C'est pour elle que madame de Liancourt, son aïeule, écrivit l'ouvrage dont nous avons rapporté le titre, note 3 de la page 160 du tome second.

[309] Le récit de Tallemant jette plus de jour sur une lettre écrite par Bussy-Rabutin à madame de Sévigné, le 17 août 1654. «Que sert à madame d'Elbeuf d'être revenue si belle de Bourbon, si elle ne peut étaler ses charmes dans le monde, et s'il faut qu'elle s'aille enfermer dans Montreuil? En vérité c'est une tyrannie épouvantable que celle qu'elle souffre; et je crois qu'après cela on la devroit excuser si elle se vengeoit de son tyran. Il est vrai que je pense qu'elle s'est vengée, il y a long-temps, du mal qu'on devoit lui faire; comme c'est une personne de grande prévoyance, elle a bien jugé qu'on lui donneroit des sujets de plainte quelque jour; elle n'a pas voulu qu'on la primât, et entre nous je crois que son mari est sur la défensive.»

[310] Marguerite de Barentin, femme d'Urbain de Laval, marquis de Bois-Dauphin. Elle étoit veuve du marquis de Courtenvaux; elle a vécu jusqu'en 1704.

[311] Elle mourut à Amiens le 3 octobre 1654, à l'âge d'environ vingt-huit ans.

[312] Voyez 278 dans ce volume l'art. de la femme Lévesque.

[313] Femme du frère aîné du maréchal; il est gouverneur de Touraine. (T.)

[314] Fieubet étoit d'une origine de finance.

[315] Bourg à six lieues de Paris.

[316] Les Recueils du temps contiennent un assez grand nombre de pièces de vers signées Porchères, sans qu'il y soit fait aucune distinction des deux poètes qui ont porté ce nom.

[317] L'un s'appeloit L'Augier de Porchères, l'autre d'Arbaud de Porchères. Le nom de terre seul leur étoit commun; ainsi ils étoient de deux familles différentes.

[318] Ce sonnet ridicule se trouve dans le Parnasse des plus excellents poètes de ce temps; Paris, Guillemot, 1607; petit in-12, t. 1, fol. 286. Il est aussi dans le Séjour des Muses, ou la Crème des bons vers; Rouen, 1627, in-8, p. 372.

[319] Cette devise avoit frappé madame de Sévigné; elle en parle dans la lettre à sa fille, du 11 novembre 1671; mais elle ne se souvenoit pas du livre dans lequel elle l'avoit vue.

[320] Brienne. (T.)

[321] Virgilio Malvezzi, écrivain italien, attaché à Philippe IV, roi d'Espagne, auteur de plusieurs ouvrages politiques. Il mourut à Cologne, en 1654.

[322] Au mariage du grand Condé. Il eut lieu le 11 février 1641.

[323] Voiture fit ce pont-breton: