[324] André de Boullanger, dit le petit Père André, mourut en 1657.
[325] Henri de Bourbon, duc de Verneuil, fils naturel d'Henri IV, évêque de Metz, abbé de Saint-Germain-des-Prés en 1623. Il abdiqua en 1669 en faveur du roi Casimir.
[326] Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, dame d'Étampes, etc.
[327] Ils, les catholiques. Il ne faut pas oublier que Tallemant étoit de la religion réformée.
[328] Espèce de mouche. (T.)
[329] Je doute qu'il ait dit cela. (T.)
[330] Lorsque les bouchers de Paris vendoient, malgré la défense, de la viande dans le carême, elle étoit saisie et envoyée aux Augustins chargés de la distribuer aux pauvres malades.
[331] On s'est plu à attribuer au Père André beaucoup de traits ridicules qu'il n'a jamais prononcés. Guéret met dans la bouche de ce religieux des observations qui peuvent être considérées comme l'opinion saine qu'on peut s'en former: «Tout goguenard que vous le croyez, lui fait-il dire au cardinal Du Perron, il n'a pas toujours fait rire ceux qui l'écoutoient. Il a dit des vérités qui ont renvoyé des évêques dans leurs diocèses, et qui ont fait rougir plus d'une coquette. Il a trouvé l'art de mordre en riant; il ne s'est point asservi à cette lâche complaisance dont tout le monde est esclave, et toute sa vie il a fait profession d'une satire ingénue qui a mieux gourmandé le vice que vos apostrophes vagues que personne ne prend pour soi. Demandez aux marguilliers de Saint-Etienne (du Mont), comme il les a traités sur leur chaire de dix mille francs; demandez aux.... (Jésuites) s'ils sont satisfaits du panégyrique de leur fondateur;....... On ne me reprochera jamais d'avoir fait des contes à plaisir, comme il y en a beaucoup....... J'ai suivi la pente de mon naturel qui étoit naïf, et qui me portoit à instruire le peuple par les choses les plus sensibles. Ainsi, pendant que d'autres se guindoient l'esprit pour trouver des pensées sublimes qu'on n'entendoit pas, j'abaissois le mien jusqu'aux conditions les plus serviles et aux choses les plus ravalées, d'où je tirois mes exemples et mes comparaisons. Elles ont produit leur effet, ces comparaisons, etc.» (La Guerre des auteurs anciens et modernes; Paris, 1671, in-12, p. 154.)
[332] Voir la note 78 de la page 48 du tome 1.
[333] Anne Baudesson, femme de Jean Pilou.
[334] Il étoit gentilhomme, mais si adonné à la médecine, qu'étant enfant il faisoit des anatomies de grenouilles. (T.)
[335] Une de ces filles fut mise par feu M. de Rohan auprès de madame de Rohan, qui avoit été mariée fort jeune: ainsi madame Pilou connut tout le monde à l'Arsenal. (T.)
[336] Calinage, niaiserie, enfantillage, commérage et nullité de la conversation bourgeoise de ce temps-là.
[337] M. d'Anville. Ils allèrent devant le prêtre pour se fiancer. Là, il lui prit une faiblesse: il ne voulut pas passer outre. (T.)
[338] Il étoit aisé de s'y tromper, car elle est noire et barbue. Il y a un vaudeville qui dit:
[339] Il y a quelque duc d'un nom approchant en Espagne. (T.)
[340] La Place par excellence étoit alors la Place-Royale, aujourd'hui si dédaignée.
[341] Voyez l'article du président de Chevry, tome 1, page 261. Il contient plusieurs traits singuliers que madame Pilou avoit racontés à Tallemant sur ce financier.
[342] En 1636. Voyez les Mémoires de Montglat, à cette date.
[343] Le branle étoit une ronde où les danseurs et danseuses se tenoient tous par la main. Dans le branle de la torche le danseur portoit un chandelier, une torche ou un flambeau allumé. Ce passage de Tallemant est obscur aujourd'hui que ces usages anciens sont oubliés. Le mot guéridon désigne vraisemblablement une personne qui, durant le branle, étoit placée au centre du cercle.
[344] Elle y est quelque part comme un million d'autres. (T.)
[345] Mademoiselle de Scudéry faisoit paroître ses ouvrages sous le nom de Georges de Scudéry, son frère. On savoit jusqu'à présent peu de choses sur cette bonne madame Pilou, qui a fourni à Tallemant l'un de ses plus curieux articles. Cependant Sauval nous avoit appris qu'elle jouoit un rôle dans un roman de mademoiselle de Scudéry. «La vieille madame Pilou, dit-il, célèbre dans le Cyrus, sous le nom d'Arricidie et de la Morale vivante, m'a dit qu'en sa jeunesse, etc.» (Sauval, Antiquités de Paris, t. 1, p. 189.)
[346] A la Pentecôte de l'année 1656. (T.)
[347] Pierres fausses. Il y a un homme au Temple qui a trouvé le secret de colorer les cristaux. (T.)
[348] Ce passage a été écrit par Tallemant à la marge du manuscrit, vers 1663 ou 1664. La Reine-mère mourut en 1666; cette circonstance fixe l'époque de la décrépitude de l'intéressante madame Pilou.
[349] Julie d'Angennes, depuis marquise de Montausier.
[350] On a vu que le marquis de Rambouillet, sur la fin de sa vie, étoit presque aveugle.
[351] Cela est de grande qualité à Rome. Pour rire on l'a appelé un temps le chevalier Bordier; il avoit été à l'Académie. (T.)
[352] Madame Scarron, qui fut depuis la célèbre madame de Maintenon.
[353] Manière de parler traînante.
[354] Le premier duc de Bouillon, père du dernier mort. (T.)
[355] Charles de Talleyrand, marquis d'Exideuil, etc., étoit frère cadet de Henri de Talleyrand, prince de Chalais, décapité à Nantes en 1626.
[356] Bethlem Gabor étoit prince de Transylvanie.
[357] Le voyageur Oléarius a prétendu que Charles de Talleyrand, marquis d'Exideuil, avoit le caractère d'ambassadeur. Ce point a donné lieu à des discussions critiques. Voltaire, au paragraphe 8 de la préface de l'Histoire de l'empire de Russie, a réfuté l'erreur du voyageur. Le prince Labanoff, associé étranger des bibliophiles françois, qui a publié dans notre langue le Recueil de pièces historiques sur la reine Anne ou Agnès, épouse de Henri Ier (Paris, 1825, in-8o), a réfuté victorieusement Oléarius dans une lettre adressée au rédacteur du Globe, le 15 novembre 1827. Cette lettre a été imprimée à part, à très-petit nombre.
[358] Cet article montre combien Tallemant étoit bien informé des particularités anecdotiques sur lesquelles roulent principalement ses Mémoires. Nous croyons devoir insérer ici la lettre de Louis XIII au czar Michel Féodrowitch, dans laquelle il réclame le marquis d'Exideuil. L'original de cette lettre existoit aux archives des affaires étrangères à Moscou; il y fut retrouvé par suite de recherches faites par M. le comte Just de Noailles, alors ambassadeur de France en Russie, qui avoit témoigné le désir d'éclaircir un point sur lequel il s'étoit élevé tant de contestations. Le prince Labanoff, auquel cette pièce a été communiquée par M. de Noailles, l'a publiée par post-scriptum à sa lettre du 15 novembre 1827, p. 17 à 23
«Très-haut, très-excellent, très-puissant et très-magnanime prince, nostre très-cher et bon amy le grand seigneur empereur et grand-duc Michel Féodrowitch, souverain seigneur et conservateur de toute la Russie, etc., etc., etc.....
«Nous avons appris par les parents du sieur Charles de Talleyrand, marquis d'Exideuil nostre subjet, qu'icelui marquis estant arrivé à Mosco, au mois de may 1630, de la part du défunt prince Bethlem Gabor, pour traîtter quelque union avec vostre magnipotence et ledit prince, ledit marquis auroit esté accusé par un nommé Roussel, qu'il se servoit du prétexte d'ambassadeur pour entrer dans les pays de vostre magnipotence, à dessein seulement de reconnoistre vos ports, passages et forces, pour après en advertir le roy de Pologne, et que, en conséquence de cette accusation, à laquelle ledit Roussel se porta pour se venger de la haine qui s'engendra entre eux deux, ledit marquis auroit esté envoyé en une de vos villes, où il est encore gardé, nonobstant que dans ses papiers, qui furent visités, il ne se soit rien trouvé pour le convaincre du fait susdit, et d'autant que ledit marquis d'Eyxideuilh apartient à personne qui tienne grand rang en nostre royaume, et que ses prédécesseurs nous ont rendu de signalés services, et qu'outre ces considérations, nous nous sentons obligés de protéger nos subjets, principalement ceux qui sont eslevés par-dessus le commun; nous avons bien voulu escrire cette lettre à vostre magnipotence pour la prier, comme nous faisons, de commander que ledit marquis soit promtement mis en liberté et qu'il lui soit permis d'aller où bon lui semblera. Ses parents envoient exprès par delà ce gentilhomme, lequel estant bien instruit des particularités de cette affaire, en pourra plus amplement informer vostre magnipotence, si besoin est, et l'assurera qu'encore que notre demande soit bien juste, nous ne laisserons de recevoir à grand plaisir l'effet que nous en désirons, et que nous espérons de vostre magnipotence et de son amitié envers nous. Sur ce, nous prions Dieu qu'il vous ayt, très-haut, très-excellent, très-puissant et très-magnanime et bon prince, nostre très-cher amy, en sa sainte garde. Écrit à Fontainebleau, le troisième jour de mars 1635.»
«Votre bon amy,
«Signé Louis.
«Contresigné Bouthillier.»
[359] Il n'étoit pas encore chancelier. (T.)
[360] Il avoit un secrétaire nommé Fauché, qui concubinoit avec madame. Il eut jalousie du gouverneur du jeune Pompadour, et un jour, par pays, comme ce gouverneur se fut approché de la litière de madame pour lui dire quelque chose, la rage le saisit; il met l'épée à la main, l'attaque; l'autre se défend, et le tue. (T.)
[361] Frère de l'académicien. (T.)
[362] Abel Servien, né en 1594, mort en 1659.
[363] L'alliance de Saint-Aignan renversera la fortune des enfants de Servien; car le duc lui doit sept cent mille livres. Servien lui prêta de quoi acheter la charge de premier gentilhomme de la chambre; il en doit tous les intérêts qui montent à deux cent mille livres, en cette année 1667. (T.)
[364] On l'envoya intendant de justice en Guienne; le Parlement de Bordeaux donna des arrêts contre lui, ne voulant point recevoir d'intendant. Le Roi ôta la charge au premier président, et la donna à Servien; mais, avant qu'il y fût installé, il vaqua une charge de secrétaire d'État, et on lui donna le choix. (T.)
[365] Le rebec étoit une espèce de violon champêtre à trois cordes. (Voyez le Dictionnaire de Trévoux, et Roquefort, de l'État de la poésie françoise aux XIIe et XIIIe siècles; Paris, 1815, p. 108.)
[366] Servien épousa, le 14 décembre 1640, Augustine Le Roux, fille de Louis Le Roux, seigneur de La Roche-des-Aubiers, et d'Avoye Jaillard, veuve de Jacques Huraut, comte d'Onzain.
[367] La Grise a été lieutenant des gardes-du-corps. (T.)—Il est question d'une madame de La Grise, et de mademoiselle de La Grise, sa fille, dans l'Histoire de la comtesse des Barres (l'abbé de Choisi); Bruxelles, François Foppens, 1736, p. 55 et suivantes. Il est vraisemblable que Choisi parle de la belle-mère de Servien et d'une fille qu'elle auroit eue de son second mariage.
[368] Claude de Mesme, comte d'Avaux, né en 1595, mort à Paris le 19 novembre 1650.
[369] De ces filles d'une femme qu'il épousa comme une femme de conscience. (T.)
[370] En une autre rencontre il eut de la cour quarante mille écus dont il acheta une charge à un d'Erbigny, fils de sa sœur, et une compagnie aux gardes, qu'il donna au frère de celui-là. (T.)
[371] François Ogier, prédicateur du Roi, acquit dans son temps de la célébrité. Il prit la défense de Balzac contre le père Goulu, général des Feuillants, qui l'avoit grossièrement attaqué.
[372] Cet hôtel subsiste encore; mais il a éprouvé de grands changements, parce qu'il a été converti en maison de commerce. Il est situé dans la rue Sainte-Avoie, vis-à-vis d'un passage nouvellement ouvert, qui conduit à la rue du Chaume.
[373] Ils se disent originaires de Chalosse-Cujas, écrit à Memmius, son collègue. (T.)
[374] Cependant les autres officiers de l'ordre le mettent, et il y a fondement à cela dans l'institution, tant tout y est bien digéré. (T.)
[375] D'Avaux leur donnoit beaucoup. (T.)
[376] Charles Ogier, frère aîné du prédicateur. Secrétaire du comte d'Avaux, il l'accompagna dans ses ambassades en Suède, en Danemark et en Pologne. On a de lui Ephemerides, sive iter Danicum, Suecicum, Polonicum; Paris, 1656, in-8o, ouvrage posthume publié par son frère.
[377] Il appeloit sa femme Demoiselle. Le président de Thou, l'historien, appeloit la sienne Domine. Blondel, le ministre, appeloit la sienne ma Gaine. Les médisants disoient que c'étoit une coutelière. (T.)
[378] Pierre Gayan, président des enquêtes, le 21 juin 1614. (T.)
[379] Il a l'air hagard. (T.)
[380] L'Harmonie, à son récit au Ballet du mariage du duc d'Enghien, disoit:
Je règne, etc. (T.)
[381] Ils valent beaucoup de revenu. (T.)—Le Mirebalais est une petite contrée de France située en Poitou, et dont Mirebeau est la capitale.
[382] Ce mot paroît être pris ici dans le sens de troqué. En Bretagne, bigner se dit pour échanger, troquer, en style populaire.
[383] Aujourd'hui capitaine aux gardes. Il a été capitaine des gardes du Mazarin. (T.)
[384] Ce benêt met des plumes quand il va à sa terre; il n'a pu être reçu conseiller. (T)
[385] Plessis-Chivray fut depuis tué en duel par le marquis de Cœuvre; c'est un des plus beaux combats de la régence. Il n'y eut point de raillerie. Ils étoient seuls et avec de petites épées. On fut étonné qu'ayant le coup qu'il avoit il eût pu avoir encore deux heures pour songer à sa conscience: on attribua cela au scapulaire de la Vierge qu'il portoit, et depuis bien des jeunes gens en portent. Cœuvre fut aussi fort blessé; mais il eut l'avantage. (T.)
[386] Serran a passé pour un ennuyeux homme, à cause qu'il vouloit faire comme son père, et cela ne lui réussissoit pas. Depuis il s'est corrigé; il ne cherche plus à dire de bons mots, et c'est un homme peu naturel à la vérité, mais qui passent partout. Un jour que sa femme et lui se battoient, Bautru, qu'on vint quérir pour mettre le holà, les regarda faire, et dit: Quod Deus junxit, homo non separet; puis s'en alla. Il trouvoit peut-être à propos que la petite femme fût mortifiée. T.)
[387] On a vu plus haut un article sur Lopez.
[388] Cette fille accoucha assez scandaleusement; et comme elle disoit: «Que je suis malheureuse!» Tourney, sa compagne, pour la consoler, lui disoit: «Ma chère, pourquoi s'affliger tant? il n'y en a pas une de nous à qui il n'en pende autant.» (T.)
[389] Ce comte étoit accordé avec une fille de Retz: le Roi lui proposa d'épouser la fille de La Varenne avec soixante-dix mille écus. Il crut faire sa fortune; mais dès qu'il l'eut vue, il s'en éprit d'une telle force qu'il l'épousa deux jours après, et aussitôt, de peur du Roi, il l'emmena en Bretagne. Henri IV fut tué bientôt après. A soixante-dix ans, la comtesse de Vertus apprenoit à danser, et dansoit la figurée. (T.)
[390] C'est le vingt-septième quatrain de Pibrac.
[391] Allusion au géant Atlante qui enlevoit les dames et les renfermoit dans son château magique. (Orlando Furioso, ch. 4.)
[392] La comtesse de Soissons.
[393] On a prétendu que Jacques Ier, roi d'Angleterre, que Marie Stuart portoit encore dans son sein quand David Rizzio fut assassiné sous ses yeux, n'avoit jamais pu supporter la vue d'une épée nue. Ce fait est néanmoins fort contesté, quoique Digby assure dans son Discours sur la poudre de sympathie qu'il en a été témoin.
[394] Une fois il dit en présence de la feue Reine-mère et de la Reine: «Je ne suis ni Italien, ni Espagnol; je suis homme de bien.» Je pense même que c'étoit parlant à leur personne. (T.)
[395] Ce couplet de Neufgermain fait voir que le duc de Saint-Simon en a tâté aussi bien que les autres (il ne ressemble pas mal à un ramoneur):
[396] On appeloit ainsi M. de Montbazon. (T.)
[397] Hercule de Rohan, né en 1567, mort le 16 octobre 1654.
[398] Échauguette, lieu couvert et élevé pour placer une sentinelle. (Dict. de Trévoux.) Guérite bâtie.
[399] Tallemant indique ici les Contes facétieux du sieur Gaulard, gentilhomme de la Franche-Comté bourguignotte, ouvrage singulier d'Étienne Tabouret, plus connu sous le nom de sieur Des Accords. Ce Recueil fait partie de ses Bigarrures, dont il existe plusieurs éditions.
[400] A la maison de Montfort.
[401] On dit qu'il a parqueté une écurie. (T.)
[402] Il l'a eu cassé. (T.)
[403] On étoit toujours couvert, même à table; ces Mémoires en fournissent d'autres exemples.
[404] Sur l'air: Bibi, tout est ferlore, la duché de Milan. (T.)—Ferlore, perde, gâté, détruit, vient du mot allemand verloren (perdu). Le contact continuel avec les lansquenets allemands, qui servirent dans nos armées depuis François Ier jusqu'à Henri IV, avoit introduit à cette époque, dans notre langue, une foule de mots dérivés de l'allemand.
[405] Où est son hôtel. (T.)
[406] Une porte autrefois, mais qui n'est plus porte que de nom, vers Saint-Gervais. (T.) Où est aujourd'hui la place Baudoyer.
[407] Frère de M. de Montbazon. (T.)
[408] Deux veaux. (T.)
[409] Introducteur des ambassadeurs. (T.)
[410] Autre grand personnage; c'est le père. Ce n'est pas qu'il ne fût brave; mais c'étoit un sot homme. Il a fait de beaux combats, et le feu Roi avoit jeté les yeux sur lui quand il vouloit avoir quelques braves autour de sa personne. (T.)
[411] Séguier de Saint-Brisson, qui passoit pour peu spirituel, avoit un valet-de-chambre nommé Lavoine, ce qui faisoit dire que, dès qu'il étoit levé, M. de Saint-Brisson demandoit l'avoine.
[412] Général de l'empereur.
[413] Les éditeurs ont sous les yeux l'exemplaire que Rangouse a présenté à la reine Anne d'Autriche. Le titre porte: Lettres héroïques aux grands de l'État, par le sieur de Rangouse, imprimées aux dépens de l'auteur, à Paris, de l'imprimerie des nouveaux caractères inventés par H. Moreau, 1645. Le volume commence par une épître dédicatoire à la Reine régente.
[414] C'est ce qui a donné lieu à la plaisanterie qu'on trouve dans l'Histoire du poète Sibus, où on lit, au nombre des ouvrages attribués à cet être fantastique: «Très-humbles actions de grâces de la part du corps des auteurs à M. de Rangouse, de ce qu'ayant fait un gros tome de lettres, en se faisant donner au moins dix pistoles de chacun de ceux à qui elles sont adressées, il a trouvé et enseigné l'utile invention de gagner autant en un seul volume, qu'on avoit accoutumé jusqu'ici de faire en une centaine.» (Recueil de pièces en prose les plus agréables de ce temps; Paris, Sercy, 1662, 4 vol. in-12, t. 2, p. 246.)
[415] Le maréchal de Gramont le paya encore plus mal. (Voyez plus haut l'article Gramont.)
[416] Ville de Languedoc. Il y avoit un fort qui a été rasé sous Louis XIV.
[417] Ce Saint-Aunez est une espèce de fou; cependant un de ses ancêtres, son grand-père, je pense, méritoit bien qu'on laissât ce gouvernement à sa postérité, ou qu'on la récompensât autrement; car ayant été amené au pied des murailles par les Espagnols qui l'avoient pris, afin d'obliger sa femme à rendre la place. Il lui cria: «Laissez-moi mourir plutôt,» et fut pendu. Celui-ci est un grand faux-monnoyeur, et qui supporte certains corsaires; il est beau et galant, et on en conte une chose assez étrange. Il engrossa la sœur du prince de Masserane en Piémont. Le prince, enragé, enferme sa sœur dans un château à la campagne. Saint-Aunez y va, et y est surpris par le prince, mais seul. L'amant, plus brave que lui, le saisit, et lui tenant le pistolet à la gorge, parle à sa sœur en sa présence; après il s'en va et ne lâche point son homme qu'il ne fût en lieu sûr. L'autre n'osa jamais crier, ni faire la moindre résistance. (T.)
[418] Roquelaure dit que le duc d'Usez a grande raison de se plaindre de ses enfants, et que, sans eux, il auroit l'honneur d'être le plus sot homme du monde. Il y a sept ou huit ans qu'il lui arriva une assez plaisante aventure; il étoit un peu luxurieux, et, ayant conclu avec je ne sais quelle femme à trente pistoles pour une nuit (c'étoit chez elle), il se couche le premier, et, comme il la pressoit de se coucher, elle lui dit qu'elle avoit oublié une petite chose; c'étoit d'aller demander à son mari qui étoit en bas s'il le trouveroit bon. On lui avoit dit qu'il étoit aux champs. La frayeur prend au bonhomme; il se sauve sans avoir le loisir de remettre son cordon bleu. (T.)
[419] De quelque branche de cadets ou plutôt de quelque bâtard.
[420] Les crèches.
[421] Je sais cela de M. Penis, intendant en Espagne, à qui cette femme l'a conté. (T.)
[422] Nicolas Faret, mauvais poète ridiculisé par Despréaux.
[423] D'Ouville a mis ces deux contes parmi les siens. (T.)