Troëne du Japon (Ligustrum Japonicum).—Hauteur, 4 à 5 mètres; fleurs blanches, en juin et juillet.

Variétés.—À feuilles panachées, — Du Népal.

Yucca nain (Yucca gloriosa).—Hauteur, 0m,65 à 1 mètre; en août et septembre, fleurs blanches, assez grandes et nombreuses.

Variétés.—Aloefolia, — Glauca, — Glaucescens, — Pendula, — Filamentosa, — Flaccida.

Section X.—Arbuste de terre de bruyère.

Andromède (Andromeda).—Arbuste assez rustique; hauteur, 0m,65 à 1m,65; fleurs blanches ou rouges, de juin en août; terre de bruyère fraîche, à l'exposition du nord ou du levant.

Variétés.—Axillaris, — Lucida, — Hendersonii, — Poliifolia, — Racemosa, — Cassinefolia, — Rollisonii, — Arborea.

Arbousier commun (Arbutus unedo).—Hauteur, 4 à 5 mètres; fleurs blanches, de septembre en décembre; fruits rouges, charnus, semblables à la fraise.

Arbousier andrachné (A. andrachne).—Plus délicat que le précédent; fleurs blanches, en mars et avril, fruits rouges.

Azalée (Azalea à feuilles caduques).—Arbrisseau très-rustique; hauteur, 0m,65 à 2 mètres; tout le printemps et l'été, fleurs charmantes, soit blanches, rouges, roses ou jaunes, suivant les variétés. On en cultive en pleine terre trois espèces principales, qui ont produit chacune un grand nombre de variétés. Nous indiquerons seulement les plus remarquables. Il leur faut, comme aux Andromèdes, une exposition ombragée.

Azalea nudiflora.—Hauteur, 1 mètre; fleurs blanches ou rouges en mai et juin.

Variétés.—Alba, — Alba plena, — Bicolor, — Blanda, — Carnea, — Coccinea, — Crispa, — Incana, — Incarnata, — Mirabilis, — Partita, — Purpurea, — Rosea, — Rubicunda, — Rubra, — Rutilans, — Versicolor.

Azalea viscosa.—Hauteur, 1m,33 à 1m,65; fleurs blanches, odorantes, en avril et mai.

Variétés.—Dealbata, — Fissa, — Glauca, — Odorata, — Rubescens, — Serotina, — Variegata, — Vittata.

Azalea Pontica.—Hauteur, 1m,65 à 2 mètres; fleurs jaunes, en mai et juin.

Variétés.—Albiflora, — Aurantiaca, — Calendulacea, — Crocea, — Cuprea, — Flammea, — Grandiflora, — Ignescens, — Pallida, — Speciosa, — Splendens, — Sinensis lutea, — Tricolor, — Triumphans.

Daphne Cneorum, Thymelée des Alpes.—Tiges rampantes; fleurs rose foncé, d'une odeur agréable, en avril et mai.

Variétés.—À fleurs blanches, — à feuilles panachées.

Daphne collina.—Hauteur, 0m,65; fleurs rose tendre, à odeur suave, d'avril en juin.

Daphne Pontica.—Hauteur, 0m,65 à 1 mètre; fleurs jaunes, odorantes, en mars et avril.

Daphné dauphin.—Hauteur, 0m,65; fleurs d'un rose pourpre, de novembre en avril.

Erica arborea.—Hauteur, 1m,33 à 2 mètres; fleurs petites, blanches, en février et mars.

Erica mediterranea.—Hauteur, 1 mètre à 1m,33; fleurs roses, en mars et avril.

Erica multiflora.—Hauteur, 0m,65; fleurs d'un pourpre clair, d'août en octobre.

Fothergille à feuilles d'Aune (Fothergilla alnifolia).—Hauteur, 0m,65; fleurs petites, en épis, blanches, d'une odeur agréable, en avril.

Gaulthérie du Canada (Gaultheria procumbens).—Hauteur, 0m,20 à 0m,25; fleurs d'un rouge vif, à différentes époques; baies rouges.

Hortensia à feuilles d'obier (Hortensia opulifolia).—Hauteur, 1 mètre à 1m,33; de juin en novembre; fleurs d'un rouge purpurin, bleues dans certains terrains; couverture d'hiver.

Kalmie (Kalmia).—Superbe arbrisseau; hauteur, 0m,50 à 2 mètres; de mai en juillet, fleurs rouges, roses, blanches ou carnées, suivant les variétés; terre de bruyère fraîche, à l'exposition du nord ou du levant.

Variétés.—Latifolia, — Augustifolia, — Glauca, — Oleifolia.

Menziezia à feuilles de Polium (Menziezia poliifolia).—Tiges rampantes, peu élevées, fleurs pourpres, en été; variétés à fleurs blanches.

Prinos verticillé, Apalanche vert (Prinos verticillatus).—Hauteur, 1m,65 à 2 mètres; fleurs blanches, en juillet et août; fruits rouges.

Prinos glabre (P. glaber).—Hauteur, 0m,65; fleurs blanches, en août.

Rhododendrum Ponticum.—Hauteur, 2 mètres à 2m,65; en mai, fleurs grandes, d'un pourpre violacé plus ou moins foncé. Il a produit un grand nombre de variétés: les plus remarquables sont:

Variétés.—Album, — Bullatum, — Elegantissimum, — Guttatum, — Heterophyllum, — Hyacinthæflorum, — Monstrosum, — Nivaticum, — Nazarethii, — Roseum superbum, — Rubrum, — Vervaenneanum.

Rhododendrum maximum.—Hauteur, 1m,65 à 2 mètres; fleurs rose plus ou moins vif, en mai et juin; variétés.

Variétés.—Album, — Roseum.

Rhododendrum Catawbiense.—Hauteur, 1 mètre; fleurs grandes, d'un rose tendre, en mai et juin.

Variétés.—Bicolor, — Purpureum, — Pardolaton, — Speciosum.

Rhododendrum arboreum.—Le Rhododendrum arboreum, si remarquable par la beauté de ses fleurs, a produit plusieurs variétés qui peuvent être cultivées en pleine terre. Comme tous les arbustes de terre de bruyère, les Rhododendrum arboreum doivent être placés au nord de préférence; ils fleurissent quelque temps après ceux qui sont cultivés en serre, de manière que l'on peut par ce moyen avoir des fleurs pendant plusieurs mois.

Les variétés suivantes ont déjà supporté plusieurs hivers en pleine terre sans souffrir.

Variétés.—Altaclanense, — Charles Truffaut, — Curninghami, — Elegantissima, — Lady Warander, — Louis-Philippe, — Madame Berlin, — Nobilianum, — Russelianum, — Smithi elegans, — Superbissima, — Triumphans.

Section XI.—Arbres d'ornement à feuilles caduques.

Ailante glanduleux, Vernis du Japon (Ailantus glandulosa).—Arbre élevé, d'un beau port et d'une végétation vigoureuse; fleurs verdâtres, en août.

Alizier à feuilles larges ou de Fontainebleau (Cratœgus latifolia).—Hauteur, 8m,33; feuilles blanchâtres en dessous; fleurs blanches, en mai et juin; fruits d'un écarlate safrané.

Variétés.—Blanc, — de Laponie.

Aralie épineuse (Aralia spinosa).—Hauteur, 2m,65 à 3m,33; tige épineuse; fleurs blanches, odorantes, de mars en septembre.

Aune commun (Alnus communis).—Arbre très-élevé, à tige ou en buisson, d'une végétation vigoureuse dans les terrains humides; fleurs en chaton, en juillet.

Variétés.—À feuilles laciniées, — Argenté.

Bonduc, Chicot du Canada (Gymnocladus Canadensis).—Arbre d'un beau port; fleurs blanches, en juin.

Bouleau commun (Betula alba).—Arbre rustique très-élevé, à rameaux flexibles; feuillage très-léger; fleurs en chaton, en juillet.

Variétés.—À feuilles laciniées, — Noir, — à papier, — Odorant.

Broussonetia, Mûrier à papier (Broussonetia papyrifera).—Hauteur, 5 mètres à 6m,65; feuilles de différentes formes; fleurs en chatons grisâtres, de mars en septembre.

Variétés.—À feuilles panachées, — à feuilles en capuchon.

Catalpa (Bignonia Catalpa).—Hauteur, 10 mètres; feuilles grandes, d'un beau vert; fleurs blanches, marquées de points pourpres, en août. Ce bel arbre mérite d'être placé isolément, afin qu'on puisse jouir de l'agrément de sa vue.

Cerisier à fleurs doubles (Cerasus flore pleno).—Variété du Cerisier commun; fleurs d'un beau blanc, en avril.

Variétés.—De Virginie, — à feuilles de Pêcher.

Chalef à feuilles étroites, Olivier de Bohême (Elæagnus angustifolia).—Hauteur, 5 mètres à 6m,65; rameaux couverts d'un duvet blanc; feuilles blanchâtres, cotonneuses; fleurs petites, jaunâtres, très-odorantes, en juin et juillet.

Charme commun (Carpinus betulus).—Arbre très-élevé et rustique; fleurs en chaton, de mars en mai. Planté jeune, il sert à former des palissades nommées charmilles; en le soumettant à une tonte régulière, il prend facilement toutes les formes que l'on désire. On place aussi dans les jardins paysagers les variétés suivantes:

Variétés.—À feuilles panachées, — à feuilles de Chêne, — d'Amérique, — de Virginie.

Châtaignier d'Amérique, Chincapin (Castanea Americana).—Grand arbre, à feuilles lancéolées, bordées de dents aiguës; fleurs en chaton, en juillet et août.

Variétés.—À feuilles panachées, — Hétérophylle.

Chêne commun (Quercus pedunculata).—C'est sans contredit le plus bel arbre de nos forêts; il est à regretter que ses proportions gigantesques ne permettent pas toujours de le placer dans les jardins.

Parmi les espèces de l'Europe et celles d'Amérique, il en est plusieurs qui méritent à tous égards d'être employées à l'ornement des jardins paysagers. Nous citerons les plus remarquables.

1. Chênes d'Europe.—À feuilles panachées,—À feuilles de fougère,—Pyramidal,—Chevelu,—Chevelu à feuilles panachées.

2. Chênes d'Amérique.—Blanc,—À très-gros fruits,—Bicolore,—Rouge,—Des montagnes,—Des marais,—Quercitron,—Cocciné,—À feuilles de Saule.

Clavalier à feuilles de Frêne (Xanthoxylum fraxineum).—Hauteur, 4 mètres; rameaux épineux, fleurs peu apparentes, en mars et avril; capsules d'un beau rouge.

Coignassier de la Chine (Cydonia Sinensis).—Arbre de moyenne grandeur; feuilles lisses; fleurs roses, odorantes, en avril et mai.

Cornouiller mâle (Cornus mas).—Hauteur, 4 à 5 mètres; fleurs jaunes, petites, en février; baies rouges ou jaunes, suivant la variété.

Cornouiller à grandes fleurs (C. florida).—Hauteur, 10 mètres; fleurs jaunes, petites, en mai; baies rouges.

Cytise des Alpes, Faux ébénier (Cytisus laburnum).—Hauteur, 5 mètres, à tige ou en buisson; rameaux longs et pendants; fleurs jaunes, nombreuses, en mai et juin.

Variétés.—Odorant, — Pleureur, — à feuilles de Chêne, — d'Adam.

Épine blanche, Aubépine (Mespilus oxyacantha).—Hauteur, 6 mètres à 6m,65; rameaux épineux; fleurs blanches, très-odorantes, en mai; fruits rouges ou jaunes. Élevée en buisson, on en forme des haies très-solides.

Variétés.—À fleurs blanches doubles, — à fleurs roses simples, — à feuilles panachées, — Parasol.

Épine d'Espagne, Azerolier (M. Azarolus).—Plus élevée que la précédente; fleurs blanches, en juin; fruits en pomme, rouges ou jaunes, ou en poire, selon la variété.

Épine ergot de coq (M. crus galli).—Hauteur, 6m,65; rameaux garnis d'épines semblables aux ergots de coq; fleurs blanches, en mai et juin; fruits d'un beau rouge.

Érable sycomore (Acer pseudo-platanus).—Arbre très-élevé; feuilles palmées; fleurs jaunâtres, en avril et mai.

Érable negundo (A. negundo).—Grand arbre à rameaux roides et cassants; écorce d'un vert lisse; fleurs vertes, petites, en avril. Variété à feuilles panachées de blanc.

Rien ne peut donner une idée exacte de l'effet que produit un massif de Negundo à feuilles panachées de blanc, dans lequel on place quelques plantes annuelles à feuilles rouges.

Érable jaspé (A. Pensylvanicum).—Arbre de moyenne grandeur; feuilles larges, arrondies; écorce d'un vert glauque strié de lignes blanches; fleurs verdâtres, en mai.

Érable rouge (A. rubrum).—Grand et bel arbre; feuilles dentées, blanches en dessous; fleurs rouges, en avril et mai; fruits rouges.

Érables japonais ornatum, Friederici Guillelmi et sanguineum sont de charmants arbres à feuilles ornementales dignes de figurer dans tous les jardins d'agrément.

Févier d'Amérique, Acacia triacanthos (Gleditschia triacanthos).—Hauteur, 10 à 12 mètres; épines nombreuses, souvent très-longues; fleurs peu apparentes, d'un blanc sale, en mai et juin; gousse très-longue.

Variétés.—Sans épines, — Pleureur.

Févier de la Chine (G. Sinensis, G. horrida).—Hauteur, 10 à 12 mètres; épines nombreuses, en fuseau; fleurs verdâtres, en juin et juillet.

Févier de la mer Caspienne (G. Caspica).—Arbre élevé, à épines très-longues et recourbées.

Frêne commun (Fraxinus excelsior).—Arbre très-élevé, à feuillage léger; fleurs jaunâtres, en avril et mai. On en cultive plusieurs variétés, toutes propres à la décoration des jardins paysagers.

Frêne à fleurs (F. ornus).—Hauteur, 10 mètres; feuilles d'un vert foncé; fleurs blanches, en mai et juin.

Variétés.—Argentea, — Aurea, — Pendula, — Scolopendrifolia, — Jaspidœa, — Americana, — Juglandifolia, — Sambucifolia, — Latifolia, — Variegata.

Ginkgo biloba, Arbre aux Quarante-Écus (Salisburia adiantifolia).—Arbre très-élevé, à port pyramidal, remarquable pour la forme de ses feuilles; fleurs jaunâtres, en chaton; fruits semblables à de petites prunes; amandes bonnes à manger.

Hêtre commun (Fagus sylvatica).—Grand et bel arbre très-rustique; fleurs en chaton, en avril et mai; fruit nommé faîne, ayant la saveur de la noisette, et dont on retire une huile très-estimée.

Variétés.—Pleureur, — à feuilles pourpres, — à feuilles enivrées, — à feuilles panachées, — à feuilles de fougère, — à feuilles crispées.

Kœlreuteria paniculé, Savonnier (Kœlreuteria paniculata).—Arbre de moyenne grandeur; port agréable; fleurs d'un beau jaune, de juin en août.

Liquidambar copal (Liquidambar styraciflua).—Hauteur, 10 à 12 mètres; feuilles palmées; fleurs verdâtres, odorantes, au printemps.

Liquidambar imberbe (L. imberbe).—Même hauteur que le précédent, mais plus rustique.

Maclure épineux (Maclura aurantiana).—Bel arbre à rameaux épineux; fleurs verdâtres, en chaton, en juin et juillet; fruits verts, sphériques, à écorce rude.

Magnolia acuminé (Magnolia acuminata).—Arbre très élevé, rustique; feuilles très-grandes; fleurs d'un jaune verdâtre, larges de 0m,10, en mai et juin.

Magnolia à feuilles en cœur (M. cordata).—Cette espèce a beaucoup de rapport avec la précédente.

Magnolia auriculé (M. auriculata).—Hauteur, 10 mètres; fleurs grandes, blanches, odorantes, en avril et mai.

Magnolia glauque (M. glauca).—Hauteur, 5 mètres; très-rustique; feuilles d'un vert glauque en dessous; fleurs blanches, odorantes, de juillet en septembre.

Magnolia de Thompson (M. Thompsoniana).—Tige pyramidale; fleurs blanches, larges de 0m,15.

Magnolia à grandes feuilles (M. macrophylla).—Hauteur, 6m,65 à 10 mètres; feuilles de 0m,65 de long; fleurs blanches, larges de 0m,15.

Magnolia Yulan (M. conspicua).—Hauteur, 10 à 12 mètres; feuilles de 0m,20 de long; fleurs blanches, odorantes, en avril.

Magnolia parasol (M. umbella).—Hauteur, 6m,65 à 10 mètres; feuilles de 0m,50 de long; fleurs grandes, blanches, en mai et juin.

Magnolia de Soulange (M. Soulangeana).—Hauteur, 3 à 4 mètres; fleurs odorantes, blanches en dedans, pourpres en dessus, en avril.

Marronnier d'Inde (Æsculus hippocastanum).—Bel arbre, très-élevé et rustique; fleurs blanches, panachées de rouge, en mai.

Marronnier rubicond (Æ. rubicunda).—Moins élevé que le précédent; feuillage plus vert; fleurs d'un beau rouge, en mai et juin.

Marronnier Pavier jaune (Pavia lutea, Æsculus flava).—Arbre moins élevé que le Marronnier d'Inde; fleurs d'un jaune pâle, en mai.

Marronnier rouge (P. rubra).—Hauteur, 5 mètres à 6m,65; fleurs d'un beau rouge foncé, en mai.

Marronnier de l'Ohio (P. Ohiotensis).—Hauteur, 6m,65 à 8m,33; fleurs blanches, en mai.

Marronnier à longs épis (P. macrostachya).—Fleurs blanches, odorantes, en juillet et août; fruits petits, bons à manger.

Marronnier de deux couleurs (P. dicolor).—Arbre peu élevé; fleurs rouges et jaunes, en mai.

Micocoulier de Provence (Celtis australis).—Arbre d'un beau port; fleurs petites, verdâtres, en mai; fruits noirs.

Variétés.—De Tournefort, — à feuilles en cœur, — de Virginie, — du Mississipi.

Mûrier blanc (Morus alba).—Arbre d'un port agréable, digne de figurer dans les jardins paysagers; fleurs en chaton, en juin; baies blanchâtres.

Variétés.—Rouge du Canada, — Moretti.

Néflier parasol (Mespilus linearis).—Cet arbrisseau étend ses branches latéralement, et, greffé en tête sur l'Épine blanche, il est très-propre à former de belles allées couvertes; fleurs blanches, en mai et juin.

Noisetier du Levant (Corylus colurna),—Arbre très-élevé; port pyramidal; fleurs en chaton, en mars et avril; fruits petits, aplatis.

Noisetier de Byzance (C. Byzantina).—Semblable au précédent, mais un peu moins élevé.

Noyer noir d'Amérique (Juglans nigra).—Arbre très-élevé, d'une végétation vigoureuse; fleurs en chaton, en avril et mai; fruits petits, ronds, à coque très-dure.

Variétés.—Cendré, — Blanc, — à feuilles de Frêne, — Hétérophylle.

Orme commun (Ulmus campestris).—Arbre très-élevé, remarquable par sa rusticité; fleurs blanchâtres, en faisceau écailleux, en avril.

Orme à feuilles étroites (U. stricta).—Variété du précédent; on en forme des palissades très-rustiques.

Variétés.—À larges feuilles, — à feuilles panachées, — Pleureur, — Pyramidal.

Orme d'Amérique (U. Americana).—Arbre plus élevé que l'Orme commun; rameaux rougeâtres, recourbés vers leur extrémité.

Paulownia imperialis.—Arbre du Japon, introduit en 1834; port du Catalpa; végétation remarquable; feuilles très-grandes, surtout chez les jeunes individus; fleurs bleues, en avril. Pour jouir de toute la beauté de son feuillage, il faudrait le rabattre chaque année, afin d'avoir de jeunes rameaux, sur lesquels les feuilles sont toujours beaucoup plus larges.

Pêcher à fleurs doubles (Amygdalus Persica flore pleno).—Arbre admirable pendant sa floraison, qui a lieu en mars et avril; on l'élève à tige ou en buisson.

Variétés.—Alba plena, — Rubra plena, — Versicolor, — Flore pleno, — Camelliæflora, — Dianthiflora.

Peuplier (Populus).—Tous les Peupliers sont des arbres élevés et d'une végétation rapide; ils se plaisent dans les terrains humides et sont propres à la décoration des jardins paysagers; les plus remarquables sont:

Variétés.—Nivea, — Angulata, — Balsamifera, — Canadensis, — Pyramidalis, — Grandidentata, — Heterophylla, — Ontariensis, — Tremula, — Molinifera.

Planera crenata, Orme de Sibérie.—Tout aussi rustique que l'orme commun, avec lequel il a beaucoup de rapport, le Planera crenata a, sur ce dernier, l'avantage de ne jamais être attaqué par les insectes.

Plaqueminier lotus ou d'Italie (Diospyros lotus).—Hauteur, 8m,33 à 10 mètres; feuilles lancéolées, d'un beau vert; fleurs verdâtres, peu apparentes, en juin et juillet; fruits jaunâtres, bons à manger.

Plaqueminier de Virginie (D. Virginiana).—Plus élevé que le précédent; fruits bons à manger.

Platane d'Orient (Platanus orientalis).—Arbre très-élevé, d'un beau port; feuilles palmées; fleurs en chaton globuleux, en avril et mai.

Platane d'Occident (P. occidentalis).—Port du précédent; seulement il a les feuilles plus larges.

Variétés.—À feuilles d'Érable, — à feuilles laciniées, — Ondulé, — Étoilé.

Poirier à fleurs doubles (Pyrus communis flore pleno).—Variété du poirier commun; hauteur, 4 mètres; fleurs blanches doubles, en avril.

Poirier cotonneux (P. Polveria).—Hauteur, 5 mètres; feuille et rameaux couverts d'un duvet blanc; fleurs blanches, en mai.

Pommier à fleurs doubles (Malus communis flore pleno).—Variété du Pommier commun; hauteur, 4 mètres, fleurs blanc rosé, en mai.

Pommier baccifère ou de Sibérie (M. Baccata).—Hauteur, 2m,65; fleurs grandes, d'un blanc rosé, en avril; fruits rouges, en forme de baie.

Pommier de la Chine ou à bouquets (M. spectabilis).—Hauteur, 4 mètres, fleurs d'un beau carmin avant leur épanouissement, puis blanc lavé de rose, en mai; fruits très-petits.

Pommier toujours vert (Malus sempervirens).—Feuilles presque persistantes; fleurs d'un beau rose avant leur épanouissement, puis presque blanches, en mai.

Pommier odorant (M. coronaria).—Fleurs grandes, d'un beau blanc, odorantes, en mai.

Prunier à fleurs doubles (Prunus flore pleno).—Variété du Prunier commun, cultivée pour la beauté de ses fleurs.

Variétés.—Sinensis alba plena, — Sinensis rosea plena, — Trilobata, — Blanc.

Prunier mirobolan (P. mirobolana).—On en cultive deux variétés, l'une à fruits rouges, l'autre à fruits jaunes.

Robinier blanc, Acacia blanc (Robinia pseudo-acacia).—Arbre élevé, à feuillage élégant; rameaux épineux; fleurs blanches, très-odorantes, en mai et juin.

Variétés.—Pyramidalis, — Pendula, — Flore luteo, — Amœna, — Decaisneana, — Les variétés sans épines, cultivées sous le nom de Spectabilis, Inermis, Crispa, sortent également du Robinier blanc.

Robinier visqueux (R. viscosa).—Port de l'Acacia blanc; arbre épineux dans sa jeunesse; rameaux visqueux; fleurs rose pâle, en juin et juillet.

Robinier rose (R. hispida).—Hauteur, 4 mètres; rameaux très-cassants, couverts de poils rougeâtres; fleurs d'un beau rose, de juin en août. En le greffant rez terre, il forme un charmant arbrisseau.

Saule pleureur (Salix Babylonica).—Arbre d'un aspect très-pittoresque; rameaux longs et flexibles, pendants jusqu'à terre; feuilles lancéolées; fleurs en chaton, en avril et mai.

Variétés.—À feuilles de laurier, — à feuilles de Romarin, — Argenté, — En anneau.

Tous les saules peuvent être placés avantageusement dans les jardins paysagers: ils se plaisent particulièrement dans les terrains humides.

Sophora du Japon (Sophora Japonica).—Grand et bel arbre; feuilles d'un vert foncé; rameaux un peu pendants; fleurs blanchâtres, en juillet. Variété à rameaux pendants.

Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia).—Hauteur, 5 à 6 mètres; rameaux longs et souvent pendants; fleurs blanches, en mai; fruits d'un beau rouge.

Sorbier domestique (S. domestica).—Beaucoup plus élevé que le précédent; fleurs blanches en mai; fruits pyriformes, rougeâtres.

Variétés.—Hybride, — d'Amérique, — à feuilles de Sureau.

Tilleul d'Europe (Tilia Europæa).—Arbre élevé et rustique; port pyramidal. Cet arbre se couvre de feuilles dès les premiers jours du printemps, mais il les perd beaucoup plus tôt que tous les autres. On l'emploie pour former les avenues. Il est facile à diriger et peut être soumis à une tonte régulière. Fleurs blanchâtres, odorantes, de mars en juin.

Variétés.—Corail, — Pleureur, — à feuilles laciniées, — à feuilles panachées.

Tilleul argenté (T. argentea).—Port du Tilleul d'Europe, seulement un peu moins élevé; feuilles d'un vert foncé en dessus, planches et cotonneuses en dessous.

Tilleul d'Amérique (T. Americana).—Arbre très élevé; feuilles très-grandes et dentées.

Tulipier de Virginie (Liriodendron tulipifera).—Arbre d'un beau port, remarquable par la forme de ses feuilles et par ses fleurs, d'un jaune verdâtre mêlé de rouge, semblables à une Tulipe pour la forme et la grandeur; fleurs en juin et en juillet. La plantation des Tulipiers ne doit avoir lieu qu'au printemps, et il faut éviter, autant que possible, de couper aucune branche, car les amputations leur sont très-nuisibles, surtout pendant leur jeunesse.

Variétés.—À feuilles entières, — à fleurs jaunes.

Virgilier à bois jaune (Virgilia lutea).—Hauteur, 10 mètres environ; fleurs blanches très-belles, en juin.

Section XII.—Arbres résineux.

Les arbres résineux, vulgairement nommés arbres verts, doivent être plantés jeunes et de préférence en avril et en mai, époque où ils commencent à végéter. Si l'on se trouvait forcé de planter en automne, il faudrait le faire dès la fin de septembre; autrement on risque de perdre un grand nombre de sujets.

Les Ifs, les Thuias et le Sequoia sempervirens peuvent être taillés; quant aux autres, on doit éviter de les couper; et si jamais il devenait nécessaire de supprimer quelques branches, il faudrait les couper à quelques centimètres de la tige, afin d'éviter une perte de séve, toujours préjudiciable.

On multiplie les arbres verts de graines, semées en avril, ou par la greffe herbacée, en leur donnant pour sujets les variétés les plus ordinaires.

Araucaria imbricata.—Arbre d'une forme pyramidale, très-gracieux; rameaux couverts de feuilles lancéolées, piquantes au sommet.

Cèdre du Liban (Cedrus Libani).—Arbre très-élevé, pyramidal; rameaux horizontaux; cônes ovales oblongs, sans aspérités. On doit toujours le planter isolément, afin de jouir de son effet majestueux.

Cèdre deodora (Cedrus deodora).—Cet arbre, si remarquable par ses rameaux pendants et le beau vert glauque de ses feuilles, est d'une croissance rapide et susceptible d'atteindre une grande élévation.

Cryptomeria Japonica.—Cet arbre diffère essentiellement des autres arbres verts, par ses feuilles et la disposition de ses rameaux. Pour jouir de toute la beauté des Cryptomeria, il faut les planter isolément.

Cyprès (Cupressus).—Ces arbres, d'un vert peu sombre, conviennent tous au jardin d'agrément; on les plante en lignes ou isolément, suivant la forme qu'ils affectent. Seul, le Cupressus disticha exige un terrain frais pour prospérer.

Variétés.—Sempervirens (pyramidal), — Funebris, — Lawsoniana, — Lambertiana, — Disticha (chauve).

Genévrier commun (Juniperus communis).—Arbrisseau de 4 à 5 mètres de hauteur; rameaux diffus, feuilles piquantes; baies sphériques, d'un bleu noirâtre.

Variétés.—De Virginie, — d'Orient.

If commun. (Taxus baccata).—Arbre rustique, très-rameux; baies rouges. On peut lui faire prendre différentes formes, en le tondant annuellement.

Variétés.—À feuilles panachées, — Pyramidal.

Mélèze d'Europe (Larix Europæa).—Arbre très-élevé, d'une forme pyramidale; branches horizontales; feuilles caduques; cônes très-petits.

Variétés.—À rameaux pendants, — Noir d'Amérique.

Pins (Pinus).—Arbres très-élevés, rustiques, toujours verts, précieux pour l'ornement des jardins paysagers; on les place isolément ou par groupes, et leur nuance sombre contraste agréablement avec le feuillage des autres arbres.

Variétés.—Sylvestris (d'Écosse), — Laricio (de Corse), — Austriaca, — Benthamiana, — Lambertiana, — Pinaster, — Ponderosa, — Pyrenaica, — Strobus, — Sabiniana.

Sapins (Abies).—Les Sapins sont généralement des arbres de haute taille; ils diffèrent des Pins par leur forme pyramidale. Tous peuvent être cultivés dans les grands jardins.

Variétés.—Alba (Sapinette blanche), — Excelsa (Épicéa), — Canadensis (Hemlock), — Cephalonica, — Cilicica, — Balsamea (Baumier), — Douglasii, — Morinda, — Nobilis, — Nordmanniana, Pectinata (S. argenté), — Pinsapo.

Sequoia sempervirens (Taxodium sempervirens).—Grand et bel arbre de la Californie, d'une croissance rapide et d'une grande rusticité. On peut laisser le Sequoia s'élever naturellement, ou bien le tailler comme les Ifs, qualités essentielles, qui doivent le faire rechercher avec empressement.

Sequoia gigantea (Wellingtonia gigantea).—Également originaire de la Californie, cet arbre est susceptible d'acquérir des proportions gigantesques.

Pour produire tout son effet, il doit être cultivé isolément.

Thuia du Canada (Thuia occidentalis).—Hauteur, 8m,33; cime pyramidale; branches verticales; feuilles plates, imbriquées, d'un beau vert.

Thuia de la Chine (T. orientalis).—Plus élevé que le précédent; branches flexibles, feuillage vert roussâtre.

Variétés.—Aurea, — Pendula, — Gigantea, — Lobbii.

CHAPITRE XVI
Destruction des animaux nuisibles.

Le potager, le verger et le jardin d'agrément sont, trop fréquemment pour l'horticulteur, exposés aux ravages des oiseaux, des petits mammifères et des insectes, qui, à toutes les époques de leur vie, depuis leur sortie de l'œuf jusqu'à leur métamorphose, vivent aux dépens des végétaux que nous élevons pour notre utilité ou pour notre agrément. Des piéges, des boulettes empoisonnées servent à la destruction des petits rongeurs tels que souris, rats, loirs, lérots, etc. Des piéges, des épouvantails et quelques coups de fusil éloignent les oiseaux; mais le cultivateur doit savoir distinguer ses amis et ses ennemis, et excepter de cette proscription les fauvettes et autres becs fins, les hirondelles et les oiseaux insectivores, qui à toutes les époques de l'année vivent d'insectes, et l'hiver de graines ou de quelques petites baies restées sur les buissons. À l'époque de l'éducation des petits, les moineaux et les autres granivores détruisent une quantité prodigieuse d'insectes, et on doit les ménager pendant cette saison; c'est vers juillet qu'il faut commencer à leur faire une chasse impitoyable.

Quant aux insectes, qui sont si nombreux, et qui par leur multiplicité et leur petitesse échappent à nos moyens de destruction, le nombre en est bien diminué, il est vrai, par la chasse active que leur font les oiseaux; mais leur multiplication est si rapide, qu'ils bravent ces mauvaises chances et semblent n'en devenir que plus incommodes. Il a été proposé un grand nombre de moyens pour les faire disparaître, mais peu d'entre eux réussissent; et de tous ceux qu'on a employés, la recherche attentive et persévérante est sans contredit le plus long, mais le plus certain. On élève dans les jardins des hérissons, des tortues de terre, de petits oiseaux de nuit, la chevêche, entre autres, qui dévorent une grande quantité d'insectes, et de tous ce sont les derniers qui en détruisent le plus; leur utilité est d'autant plus grande qu'ils ne chassent que la nuit, et c'est surtout à cette époque de la journée que beaucoup d'insectes exercent leurs ravages. Nous conseillons donc aux horticulteurs d'avoir dans leur jardin un de ces animaux, qui ne coûtent rien et rendent de grands services. Il faut aussi se garder de détruire les chauves-souris, qui ne se nourrissent que de papillons crépusculaires et de phalènes.

Il est bien aussi quelques insectes qui, tels que les coccinelles ou bêtes à bon Dieu, les syrphes, les calosomes, les ichneumons et les sphex, détruisent un grand nombre d'insectes et de chenilles: ainsi les coccinelles, les syrphes mangent les pucerons, et on peut les laisser se multiplier sans crainte; mais il arrive souvent que certains insectes carnassiers deviennent nuisibles à leur tour quand ils n'ont plus rien à manger. Les ichneumons, les sphex et les syrphes doivent en être exceptés: ils sont toujours utiles et ne nuisent jamais. On peut encore compter les épéires (araignées de jardin) parmi les animaux qui rendent de grands services.

Abeilles, Guêpes.—Les fruits mûrs sont souvent attaqués par ces insectes, qui causent des dégâts considérables dans les espaliers. On les détruit en suspendant aux branches de petites fioles remplies d'eau miellée, dans lesquelles ils viennent se noyer; on recherche les nids de guêpes, et l'on asphyxie leurs habitants par la fumée de soufre ou par l'eau bouillante.

Acarus, vulgairement appelé la grise.—Au nombre des causes de destruction des arbres de nos vergers, il faut compter, comme une des plus dangereuses, les piqûres de l'acarus, qui attaque les pêchers et les fait périr. Il s'attache sous les feuilles, en suce le parenchyme, et, malgré sa petitesse, il est si multiplié, qu'il tue l'arbre le plus vigoureux. Le soufre en poudre, appliqué après un bassinage, est le remède le plus efficace que l'on puisse employer pour détruire la grise du pêcher. Les Melons, les Concombres, les Fèves et les Choux attaqués par cette arachnide peuvent être également traités par le même moyen.

Araignées.—Si la grosse araignée est inoffensive, il n'en est pas de même des petites, qui courent rapidement sur le sol: elles attaquent les jeunes semis, particulièrement ceux des carottes, en piquent la tige, en sucent la séve et les font périr. On les éloigne en répandant de la suie en poudre sur la terre, et, quand le temps le permet, on fait des bassinages.

Courtilières.—Ces insectes, qui sont fort gros, et par ce moyen faciles à découvrir, font de grands ravages dans les plantes potagères, et plus particulièrement dans les couches. Les divers moyens de destruction indiqués sont d'arroser la terre avec une eau chargée de savon noir ou d'huile, de planter en terre des pots à demi pleins d'eau dans la direction des galeries des courtilières, afin de les y noyer. Les jardiniers les écrasent simplement à mesure qu'ils les trouvent en retournant les couches, et leur livrent de petits tas de fumier dans lesquels elles viennent se nicher.

Chenilles et Larves.—Dans les vergers, l'échenillage attentif est un des moyens les plus infaillibles, car il détruit à la fois les œufs et les générations suivantes; et si quelques nids échappent, il faut, comme le conseille M. Samuel Curtis, habile amateur anglais, saupoudrer les arbres avec de la chaux vive au moment où les feuilles commencent à se développer, et avant l'épanouissement des fleurs.

M. le docteur Bailly dit aussi qu'on peut facilement détruire les chenilles, lorsqu'elles sont rassemblées, en les aspergeant, à l'aide d'un balai, avec de l'eau mêlée de savon noir: il paraît qu'aussitôt touchées elles sont instantanément frappées de mort; il dit même que l'acide prussique n'agit pas avec plus de promptitude.

Les larves des insectes du genre Tenthrède font le désespoir des amateurs de Rosiers: elles attaquent, de concert avec les autres ennemis de cet arbuste, les jeunes rameaux, et font avorter la fleur. C'est au printemps, dans le mois d'avril, qu'il faut s'attacher à les détruire. L'époque de la journée la plus favorable est le matin, avant qu'elles aient commencé à se disperser; il faut les chercher dans l'extrémité des rameaux, qui sont gonflés par leur présence, et les écraser par la pression, ou bien même fendre la branche avec la pointe d'un canif et en extraire la larve. Quand le mal est trop avancé, il faut couper les rameaux malades.

Les larves de l'Hylotoma rosæ rongent les feuilles des Rosiers, il est facile de les détruire en les écrasant.

Quant aux chenilles qui dévorent les plantes potagères et se tiennent cachées sous les feuilles des plantes ou dans la terre, il faut, après les autres moyens naturels de destruction, essayer pour les tuer les décoctions de suie et de brou de noix, mais compter plus encore sur la recherche qu'on en fait. Les horticulteurs attentifs devront détruire sans pitié tous les papillons, qui sont les propagateurs des ennemis de leurs récoltes.

Fourmis.—L'incommodité de ces petits insectes est bien connue: ils nuisent aux racines en soulevant la terre dans laquelle ils pratiquent leur demeure; ils attaquent les feuilles et les fruits et ils échappent à beaucoup de moyens de destruction par leur petitesse et leur agilité. Pour les empêcher de monter aux arbres, il faut entourer le pied avec un cordon de laine bien cardée; on les éloigne des pots et des caisses en les entourant d'eau, soit par un support, soit par de petits vases que l'on entretient constamment pleins. Des bouteilles d'eau miellée suspendues aux arbres attirent les fourmis, et elles y trouvent la mort en nombre considérable. Enfin on peut les détruire, comme les courtilières, avec de l'eau mêlée de savon noir ou d'huile.

Kermès, Cochenilles, Gallinsectes.—Les kermès font un tort considérable au pêcher et en général aux arbres à fruits. Au printemps, ils adhèrent si fortement aux branches, qu'il faut le secours d'une brosse rude pour les en détacher. C'est au mois d'avril qu'on doit en faire la recherche, avant la ponte, et avant qu'ils aient quitté les branches où ils ont passé l'hiver, pour se disperser sur les feuilles des arbres. Il y a plusieurs espèces de kermès toutes généralement appliquées aux branches comme de petites verrues.

Limaçons (Hélices jardinières).—Pour s'en débarrasser, on n'a rien de mieux à faire que de les ramasser à mesure qu'on les rencontre, surtout le matin ou après la pluie; on doit aussi chaque fois qu'on rencontre des œufs les détruire avec soin.

Limaces (ou Buhottes).—Elles font beaucoup de tort aux végétaux, qu'elles dévorent avec une incroyable voracité. Le meilleur moyen de les détruire est sans contredit l'emploi de la chaux hydratée réduite en poudre. Pour la répandre, on se place sous le vent et on la jette à la main, en rasant le sol aussi vivement et aussi régulièrement que possible, afin de la répandre bien également.

Lombrics, Vers de terre.—Les lombrics ne font d'autre tort aux plantes que de soulever la terre pour creuser leur galerie, et ce n'est que dans les planches où ont été faits de jeunes semis qu'on doit les détruire. On les fait sortir en battant la terre ou en y enfonçant un bâton que l'on agite en tous sens: ils sortent alors de terre; on les met dans un pot et on les noie, on les écrase, ou mieux encore on les donne à la volaille.

Perce-oreilles ou Forficules.—Comme tous les insectes qui sortent particulièrement la nuit, les perce-oreilles s'attaquent aux feuilles des végétaux, aux fleurs et aux fruits, qu'ils percent afin de s'y loger. Les Œillets, les Dahlias, les Roses trémières sont la proie de leur voracité. Pour les détruire, le moyen le plus simple consiste à placer sur des bâtons de petits pots à fleurs renversés, au fond desquels on met un peu de mousse; on visite les piéges tous les matins, et, pour détruire les perce-oreilles qui s'y sont réfugiés, on les plonge dans un baquet plein d'eau.

Pucerons.—Les pucerons, dont on connaît un grand nombre d'espèces, s'attaquent à toutes les plantes en général. Qu'ils soient gris comme les pucerons lanigères, verts comme ceux des Rosiers, etc., ils causent les mêmes ravages et font périr les végétaux par les succions répétées qu'ils exercent sur leurs feuilles; les fourmis, qu'ils attirent, viennent ajouter aux dégâts qu'ils commettent. On les détruit en nettoyant une à une les branches ou les feuilles qui en sont chargées, en enlevant celles qui ont été trop profondément altérées, ou en les enfumant avec du tabac un peu humide, au moyen de l'appareil nommé fumigateur, ou bien en lavant les plantes avec une légère eau de savon noir; la poudre de pyrèthre, recommandée pour la destruction des pucerons, peut être avantageusement remplacée par le tabac en poudre.

Taupes.—On fait encore une chasse active à ce petit quadrupède insectivore, quoiqu'il ne nuise guère que par ses galeries, car il ne vit que d'insectes et de vers; mais il remue tout le sol, le bouleverse et coupe les racines qui se trouvent dans la direction de ses couloirs. La taupe travaille trois fois le jour: le matin, à midi, et le soir au coucher du soleil; il faut profiter de ce moment pour l'enlever d'un coup de bêche, pendant qu'elle rétablit sa galerie qu'on a d'abord enfoncée avec le pied. On place encore dans la galerie, qu'on débouche, un piège amorcé avec des noix bouillies dans de la lessive, et dont la taupe est très-friande. On met aussi dans l'eau des vers de terre coupés en morceaux et saupoudrés de noix vomique.

Tiquets (Altise bleue).—Ces petits insectes, d'une agilité extrême, et qui échappent par un bond à la main qui veut les saisir, font des ravages considérables dans les semis de Choux, Radis, Navets, etc. On n'a guère de moyens de les détruire; mais on les éloigne en arrosant les végétaux avec une décoction de tabac ou de plantes âcres.

Vers blancs (larve des Hannetons).—Ces insectes, nuisibles aux arbres à fruits, à la Vigne, aux arbustes d'agrément et aux plantes potagères, sont difficiles à détruire, non pas à cause de leur agilité, puisqu'à l'époque de leur vie de larve ils rampent avec lenteur sous le sol, mais parce qu'ils exercent leurs ravages cachés dans le sein de la terre et qu'on ne s'aperçoit de leur présence que quand le mal est irréparable. Dès qu'on voit se flétrir les feuilles d'une plante, il faut fouiller au pied, et l'on est sûr d'y trouver un ou deux vers blancs. Lorsqu'on veut soustraire à leur voracité des plantes auxquelles on attache du prix, comme les arbres à fruits ou les jeunes plantations, il faut planter près d'eux des Fraisiers, des Laitues, etc., dont les vers blancs sont très-friands. Une autre précaution à prendre est de poursuivre les hannetons avec le plus grand soin et de les détruire aussitôt qu'ils paraissent. Il faut faire cette chasse le matin: les hannetons, engourdis par la fraîcheur de la nuit, sont alors faiblement attachés aux branches et tombent facilement à terre.

M. Duval, qui paraît, avoir étudié avec soin les mœurs du hanneton, prétend que de simples binages suffisent, pour détruire les larves de cet insecte. Seulement les binages doivent être pratiqués à propos. Selon lui, c'est après la ponte que l'on doit biner les terrains ordinairement ravagés par le ver blanc, afin de ramener à la surface du sol les œufs qui se trouvent dans la terre. À cette époque, l'action de la lumière suffit, d'après ce qu'il a observé, pour détruire tous les œufs que l'on peut atteindre.

CHAPITRE XVII
Vocabulaire des principaux termes de jardinage.