154: Tel est le sentiment de Bulwer lui-même, t. II, p. 218.
155: Lettre de M. Royer-Collard à M. Molé, en date du 2 septembre 1836. (Documents inédits.)
156: M. Sainte-Beuve a écrit de M. Molé et de M. Pasquier: «J'avoue, pour mon compte, avoir ignoré jusque-là, avant de l'avoir considéré dans leur exemple, ce que c'est que la justice d'esprit en elle-même, cette faculté modérée, prudente, vraiment politique, qui ne devance qu'autant qu'il est nécessaire, mais toujours prête à comprendre, à accepter sagement, à aviser, et qui, après tant d'années, se retrouve sans fatigue au pas de tous les événements, si accélérés qu'ils aient pu être.» (Portraits littéraires, t. III, p. 324.)
157: M. de Tocqueville a écrit, le 23 décembre 1855: «La mort de M. Molé fait disparaître un des derniers modèles de l'ancienne politesse et des grandes manières. Il était également un des derniers représentants de cet ancien goût français des plaisirs de l'esprit, qui semble, de plus en plus, se perdre parmi nous.»
158: Les doctrinaires allaient même plus loin; dans le propos que nous avons déjà cité, M. Bertin, après avoir rappelé que «personne ne surpassait M. Molé dans la grande intrigue politique»: «Il y a plaisir, disait-il, à s'en mêler avec lui»; mais il ajoutait, en riant malicieusement: «Plus de plaisir que de sûreté.»
159: M. Vitet, qui avait autrefois partagé les préventions de ses amis doctrinaires contre M. Molé, déclare avoir abjuré ces préventions quand, dans l'Assemblée législative de 1849, il se trouva en rapports plus fréquents avec lui. «À le voir ainsi tous les jours de près, dit-il, dans les incidents les plus divers et les plus imprévus, j'appris non-seulement à redoubler d'estime pour cette sagacité, cette élévation d'esprit, dont il avait donné de si vaillantes preuves en défendant son drapeau (en 1839), mais à connaître l'homme et sa vraie valeur dans l'intimité de son commerce, si bien qu'à des préventions qui n'étaient pas éteintes, ne tarda pas à succéder une affection respectueuse dont j'aime à produire ici l'expression.» (Revue des Deux Mondes du 1er décembre 1861.)—M. de Falloux, dans son discours de réception à l'Académie française, a rendu aussi un magnifique hommage au rôle de M. Molé après 1848.
160: Peu de causeurs avaient été aussi goûtés de Napoléon. Quand l'Empereur s'éloignait de Paris, le comte Molé avait ordre de prolonger, pour ainsi dire, l'entretien, en lui écrivant tous les jours.
161: Expression de M. Joubert.
162: Lettre à M. de Barante. (Documents inédits.)
163: Mémoires de M. Guizot, t. IV, p. 171.
164: Documents inédits.
165: Notes inédites de Duvergier de Hauranne.
166: M. Guizot disait du duc de Broglie, en janvier 1870: «Le duc de Broglie est peut-être l'homme le plus fier et le plus modeste que j'aie rencontré.»
167: Le duc de Broglie écrivait à M. Guizot: «Je conçois, sans les approuver, les motifs qui ont déterminé le Roi, en réunissant autour de lui tous les membres du ministère dont j'avais été le chef, à faire exception pour moi seul, à ne pas me demander mon avis sur la formation du cabinet actuel.» M. Guizot lui répondait: «Je comprends votre sentiment à l'égard du Roi, et je le trouve fondé. Il y a, si je ne me trompe, dans son silence avec vous, beaucoup d'inadvertance royale, et beaucoup aussi de cet embarras auquel on essaye de se soustraire en détournant la tête.» Un peu plus tard, M. de Broglie demandait à M. Guizot «de ne jamais prononcer son nom» pour «le faire rentrer dans les affaires»; il ajoutait que «la dignité de son caractère personnel y était engagée». (Documents inédits.)
168: Le duc de Broglie était, du reste, patriotiquement attristé de voir la division s'aggraver entre les anciens alliés du 11 octobre. Il écrivait, vers cette époque, à M. de Sainte-Aulaire, «qu'il ne consentirait pas à rentrer dans les affaires, tant qu'il s'agirait de servir de second en duel à un de ses amis contre un autre». (Documents inédits.)
169: «Il y avait là, a écrit M. Guizot lui-même, une apparence d'abandon et d'infidélité dont j'étais peiné et froissé.»
170: Peu après, l'un des doctrinaires, M. Duvergier de Hauranne, confessait la faute commise par son parti, en abandonnant trop facilement le duc de Broglie. «Après la chute du 11 octobre, écrivait-il, notre parti ne songeait qu'à remonter promptement au pouvoir. Or, M. de Broglie, désagréable au Roi et peu agréable à la Chambre, nous était un obstacle, nous nous en sommes débarrassés... Quand un parti possède un tel diamant, il est inexcusable de le jeter à la mer, parce qu'il y voit quelques taches.» (Notes inédites.)
171: Cf. mon livre sur le Parti libéral sous la Restauration, p. 246 et suiv.
172: M. de Rémusat ne prit part que deux fois au gouvernement, sous la monarchie de Juillet: d'abord, du 6 septembre 1836 au 15 avril 1837, comme sous-secrétaire d'État; ensuite, du 1er mars au 29 octobre 1840, comme ministre de l'intérieur. Ministre, il se serait fait volontiers de l'opposition à lui-même. Il dut un jour réprimer des coalitions d'ouvriers: tout en montant à cheval, il disait: «Je ne sais vraiment pas pourquoi nous dissipons ces rassemblements d'ouvriers; je me demande s'ils n'ont pas le droit de se réunir.»
173: M. Guizot écrivait au duc de Broglie, le 17 septembre 1836, au moment où il faisait nommer M. de Rémusat sous-secrétaire d'État: «J'espère un peu que les affaires et la nécessité le tireront de son état d'amateur blasé.» (Documents inédits.)—M. Royer-Collard disait encore de lui: «C'est le premier des amateur dans tous les genres.»
174: Lettre du 12 septembre 1836.
175: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
176: Ces journaux expliquaient que, pour être un «homme de Juillet», il fallait non-seulement ne pas avoir servi la Restauration, mais aussi l'avoir constamment combattue. Le Temps ajoutait qu'il fallait s'être rallié, pendant les Cent-Jours, à Napoléon.
177: M. O. Barrot, haranguant ses électeurs de l'Aisne, leur disait: «Voyez les hommes qui ont été successivement investis du pouvoir: Laffitte, Périer, Soult, Thiers, Guizot. C'est une chaîne qui part de la Révolution et va se perdre dans la Restauration.»
178: Documents inédits.
179: Mémoires inédits du comte de Sainte-Aulaire.
180: M. de Metternich disait à notre ambassadeur: «Je me sens aujourd'hui plus à mon aise que jamais pour soutenir Louis-Philippe en Suisse, pour le défendre envers et contre tous, s'il en était besoin. Je serais tout autrement empêché, si le mariage avait réussi.» Lettre de M. de Sainte-Aulaire à M. Molé, du 27 novembre 1836. (Documents inédits.)
181: Lettre de M. de Barante à M. de Sainte-Aulaire, du 19 novembre 1836. (Documents inédits.)
182: Bulwer, The life of Palmerston, t. II, p. 210 à 217.
183: Dépêche à M. de Barante. (Documents inédits.)
184: Voir le récit des origines de l'affaire, plus haut, p. 67.
185: Mémoires de M. Guizot, t. IV, p. 199.
186: On sait en effet que l'Empereur avait indiqué comme ses successeurs, en cas d'extinction de sa descendance directe, les enfants de son frère Louis, qui n'était cependant, par rang d'âge, que le troisième de ses frères.
187: On se souvient que lors de la mort du duc de Reichstadt, M. de Metternich avait reproché au gouvernement français de ne pas assez se préoccuper du personnage qui succédait au fils de Napoléon Ier. (Voir plus haut, t. II, p. 153.)
188: Cet épisode a été vivement raconté par M. le duc d'Aumale, dans sa fameuse Lettre sur l'histoire de France.
189: Nous avons déjà eu occasion de parler des Rêveries politiques et du Projet de constitution, publiés en 1832. (Voir t. I, p. 450.)
190: Cf. t. I, p. 444 et suiv.
191: Documents inédits.
192: Nous lisons dans une dépêche de M. Molé à M. de Barante, en date du 5 novembre: «Cet acte insensé n'a excité ici d'autre sensation que celle d'un profond étonnement. On a peine à concevoir les illusions qui l'ont produit, et chacun se dit que, de tous les partis opposés au gouvernement du Roi, celui qui vient de signaler son hostilité est certainement le moins en état de lui susciter des dangers ou des embarras sérieux.» (Documents inédits.)—M. de Sainte-Aulaire constate, dans ses Mémoires, une impression analogue: «Ses prétentions, écrit-il en parlant du prince Louis, étaient un sujet de risée; je n'ai jamais rencontré personne qui prît la peine de les discuter.» Il ajoute que le duc d'Orléans, parlant des luttes qu'il aurait à soutenir, ne supposait jamais que le danger pût venir des Bonaparte; le prince royal croyait que les républicains eux-mêmes ne seraient jamais en mesure de disposer des destinées de la France; c'était ailleurs qu'il voyait le péril. «Je l'ai souvent entendu, continue M. de Sainte-Aulaire, prévoir, en la déplorant, la nécessité où il serait un jour de combattre, dans la Vendée, des parents qu'il aimait et respectait. Les serviteurs les plus dévoués de la maison d'Orléans ne voyaient de dangers sérieux que de ce côté.» (Mémoires inédits du comte de Sainte-Aulaire.)
193: Dépêches de Werther, du 18 novembre 1836 et du 16 février 1837. (Hillebrand, Geschichte Frankreichs, t. I, p. 653.)
194: Le Roi raconta alors à M. de Brignoles-Sales, ambassadeur sarde, que le prince Louis avait été étonné de ne pas subir le sort du duc d'Enghien. (Hillebrand, Geschichte Frankreichs, t. I, p. 652.)
195: Mémoires inédits du comte de Sainte-Aulaire.
196: Certains partisans du prince ont cherché à nier après coup l'expression de cette reconnaissance. Ils ont démenti l'authenticité d'une lettre au Roi qui fut alors publiée. Mais, dans une autre lettre écrite à son défenseur et terminée à Lorient, le 13 novembre, au moment de s'embarquer, lettre qui n'a pu être contestée, le prince parlait du Roi qui, «dans sa clémence, avait ordonné qu'il fût transporté en Amérique». Tout en regrettant de ne pas «partager le sort» des amis qu'il avait «entraînés à leur perte», il disait «apprécier, comme il le devait, la bonté du Roi», et ajoutait: «J'étais coupable contre le gouvernement: le gouvernement a été généreux envers moi.» C'est après avoir lu cette lettre devant le jury de Strasbourg, dans le procès des complices du prince, que Me Parquin, défenseur du commandant Parquin, s'écria: «Parmi les défauts de Louis-Napoléon, il ne faut pas du moins compter l'ingratitude.»
197: Abattue et humiliée, la duchesse de Berry finit, après avoir erré en Italie et en Autriche, par s'installer dans un château voisin de Prague.
198: Mémoires inédits du comte de Sainte-Aulaire.
199: Un ministre de la Restauration, le marquis de Clermont-Tonnerre, par M. Camille Rousset, p. 409 à 411.
200: Ibid., p. 411 et 412.
201: On trouve dans les Mémoires d'outre-tombe, de M. De Chateaubriand, notamment dans le célèbre récit du voyage à Prague, la trace des sentiments alors régnants dans une partie du monde royaliste. Seulement, l'illustre écrivain y a ajouté sa note personnelle d'amertume chagrine et dédaigneuse.
202: Le général des Jésuites, qui craignait, lui aussi, que son Ordre ne fût compromis, notamment en France, par une telle désignation, n'avait accédé qu'à regret et sur l'ordre formel du Pape à la demande de Charles X. Le provincial, en résidence à Paris, eut à cette occasion des conversations avec M. Thiers. Celui-ci le rassura, déclarant qu'il trouvait la conduite des Jésuites toute naturelle, et que le gouvernement ne voyait là aucune raison de se départir de sa tolérance à leur égard. (Histoire de la Compagnie de Jésus, par M. Crétineau-Joly, t. VI.)
203: Mémoires inédits du comte de Sainte-Aulaire.
204: Ibid.—Le gouvernement du roi Louis-Philippe devait du reste persister dans cette conduite, même après la mort de Charles X. On lit, à la date du 26 décembre 1839, dans le journal de la princesse de Metternich: «Clément (M. de Metternich) a reçu hier un courrier de Paris, qui lui annonce que Louis-Philippe est très-irrité contre M. de la Tour-Maubourg, son ambassadeur à Rome, parce que celui-ci se plaint de la présence du duc de Bordeaux. Il jouit, dit-il, des priviléges indiscutables d'un prince français, et M. de la Tour-Maubourg est tenu de le traiter avec le plus grand respect. Jamais on ne pourra reprocher à Louis-Philippe de manquer d'esprit.» (Mémoires de M. de Metternich, t. VI, p. 347.)
205: M. de Metternich dit alors à l'ambassadeur de France: «Charles X était roi, malgré son abdication, la royauté étant indélébile. Nous l'avons dès lors traité et dû traiter de Majesté. La maison de France comptait donc deux rois jusqu'à présent. Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un pour nous. Le duc d'Angoulême est Altesse royale. Personne, parmi nos employés, ne lui reconnaîtra et ne lui donnera par courtoisie un autre titre. C'est cependant à lui que nous reconnaîtrons le droit de décider toute question relative au duc de Bordeaux, mais seulement comme paterfamilias.» (Lettre particulière de M. de Sainte-Aulaire à M. Molé.)—Cf. aussi une dépêche du 1er décembre 1836, dans laquelle M. de Barante rapporte un langage analogue de M. de Nesselrode. (Documents inédits.)
206: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
207: M. Molé écrivait à M. de Barante, le 18 décembre 1836: «S'il faut juger du rôle que M. Thiers jouera dans la session, par sa conduite et son langage, ce rôle sera actif et celui d'une opposition à outrance.» (Documents inédits.)—Le vicomte de Launay (madame de Girardin) disait dans sa «lettre parisienne» du 30 novembre 1836: «On parle de la guerre que l'ancien président du conseil va déclarer au ministère d'aujourd'hui. Les grands exploiteurs de petites haines font leurs préparatifs. Déjà les hostilités commencent, grâce à leurs soins.»
208: Documents inédits.
209: Cette conduite n'était pas faite, d'ailleurs, pour surprendre ceux qui avaient pu pénétrer les sentiments de M. Thiers dans la crise qui avait mis fin à son ministère. Quelques-uns avaient pu alors l'entendre dire «qu'il attendait le nouveau ministère à la prochaine session; qu'il ne ferait pas une opposition de salon, mais de tribune; qu'il formerait un parti nouveau dans la gauche, et le renforcerait par le tiers parti; que, dans six mois, il serait de nouveau ministre, et qu'alors il conduirait la révolution de Juillet à ses fins». (Mémoires de M. du Metternich, t. VI, p. 155.)
210: Nous lisons, à la date du 8 décembre 1836, dans le journal intime d'un ami du duc de Broglie: «On parle beaucoup d'une apparition que M. de Broglie a faite, ces jours derniers, à une soirée de M. Thiers, à la suite d'une visite semblable qu'il avait reçue de ce dernier. Il est évident que M. Thiers voudrait établir, entre lui et son prédécesseur dans la présidence du conseil, une solidarité apparente qui lui donne l'espèce de force morale qui lui manque.» (Documents inédits.)
211: «Autre chose est pour moi, vous le comprenez, un cabinet formé par vous, dirigé par vous, autre un cabinet formé par M. Molé et dans lequel vous acceptez un poste à telles ou telles conditions; je ne puis être pour ce dernier ce que j'aurais vraisemblablement été pour l'autre; je ne puis placer dans ce dernier la confiance que l'autre m'avait inspirée... La position que je prendrai sera tout amicale; mais je suis forcé de réserver mon libre arbitre et mon franc parler.»
212: Documents inédits.—La duchesse de Broglie écrivait de son mari, le 12 novembre 1836: «Victor n'offusque personne et ne se mêle à aucune malveillance, en évitant toute solidarité. Je suis heureuse de le voir ainsi et très-serein.»
213: Journal inédit de M. de Viel-Castel.
214: Lettres parisiennes du vicomte de Launay, 29 décembre 1836, t. 1, p. 45.
215: 14, 16 et 17 janvier 1837.
216: «Je l'ai voulue, disait-il, cette politique du juste milieu, modérée, mais ferme, comme le jour où elle est allée à Ancône et à Anvers... C'est pourquoi j'attaque la politique du jour, parce que ce n'est pas celle qui serait allée à Anvers. Non, Messieurs, si Anvers n'était pas pris, ce n'est pas vous qui le prendriez.»
217: Cf. plus haut, p. 52.—Par une coïncidence piquante, dans cette même discussion, M. O. Barrot, voulant flétrir la politique de non-intervention, s'écriait: «Une telle politique d'égoïsme et d'indifférence conduirait la France là où elle était sous le cardinal Fleury...»
218: La même idée se retrouve dans une lettre de M. de Barante, à la date du 3 février 1837: «J'aurais voulu plus de gravité et de tenue à M. Thiers. Il a trop perdu le caractère ministériel, en quittant le ministère.» (Documents inédits.)
219: Documents inédits.
220: Dans la discussion même de l'Adresse, l'un des amis du cabinet, M. Duvergier de Hauranne, faisant, sous forme d'hypothèse, le tableau d'un mal qui n'était que trop présent et réel, disait: «Supposez qu'au lieu de deux armées rangées sous deux drapeaux, il y ait une multitude de petits corps indépendants et ennemis l'un de l'autre; supposez qu'au lieu de deux volontés clairement formulées, il se trouve une foule de demi-volontés fugitives ou opiniâtres, mais, dans tous les cas, aussi difficiles à saisir qu'à concilier; supposez même, pour épuiser toutes les hypothèses, que, chez quelques-uns, l'amour-propre blessé ou l'ambition déçue fasse oublier l'intérêt d'une cause commune, et que par degrés l'esprit de coterie se substitue à l'esprit d'association... alors, le gouvernement représentatif est faussé dans son principe, paralysé dans son action.» Il ajoutait: «Il n'y a que deux opinions sérieuses et puissantes», deux opinions qui ont lutté l'une contre l'autre depuis six ans: d'une part celle qui «voulait s'abandonner au courant populaire», d'autre part celle «qui sait que les révolutions, pour être sauvées, ont besoin d'être contenues».
221: Discours du 16 janvier 1837.
222: Lettre du 19 mars 1837.
223: M. Molé revient constamment, dans sa correspondance, sur ce vieux grief qui lui tenait évidemment très à cœur. «J'avais beaucoup à faire, écrit-il le 20 août 1837 à M. de Barante, pour qu'on revînt de l'idée que les doctrinaires, depuis 1818, avaient donnée de moi.» Et plus tard, le 25 avril 1840: «Vos anciens amis (les doctrinaires) avaient si bien établi que je ne savais ni parler ni écrire, que je leur dois quelquefois des louanges où il entre un peu de surprise.» (Documents inédits.)
224: Lettres de M. Molé à M. de Barante. (Documents inédits.)
225: Lettre de M. Molé à M. de Barante, du 2 octobre 1836. (Documents inédits.)
226: Mémoires de M. Guizot, t. IV, p. 223.
227: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
228: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
229: M. de Metternich écrivait au comte Apponyi, le 17 février 1837: «J'ai peur que S. M. Louis-Philippe ne se livre à des illusions, ou ne fasse semblant de s'y livrer à l'égard de l'existence solide du ministère, assurément le meilleur qu'il ait encore eu. Je regarde comme possible qu'il puisse résister aux attaques de l'opposition dans la Chambre; ce que je regarde comme moins probable, ce serait qu'il pût résister au manque d'homogénéité qui caractérise le cabinet.» (Mémoires de M. de Metternich, t. VI, p. 195.)
230: On fut alors assez scandalisé de la nomination à un poste diplomatique de M. Lœwe-Weimar, chroniqueur politique de la Revue, et écrivain peu considéré.
231: Cette discussion se prolongea à la Chambre des députés, du 26 janvier au 11 février 1837.
232: Le verdict était du 18 janvier 1837.
233: Histoire de dix ans, t. V, p. 124.—La façon dont cette histoire, publiée en 1840, raconte, et l'échauffourée de Strasbourg, et le procès qui suivit; les couleurs flatteuses sous lesquelles elle s'efforce de peindre le prince et ses complices, font bien connaître les sentiments du parti radical à cette époque.
234: Cf. dépêche de M. de Metternich au comte Apponyi, en date du 28 janvier 1837 (Mémoires de M. de Metternich, t. VI, p. 193), et dépêche de M. de Barante à M. Molé, en date du 3 février. (Documents inédits.)
235: Lettre particulière, du 14 mars 1837. (Documents inédits.)
236: La loi de 1832, sur la liste civile, avait stipulé qu'en cas d'insuffisance du domaine privé, il serait pourvu, par des lois spéciales, à la dotation des princes et princesses de la famille royale. Le revenu net de ce domaine ne s'élevait qu'à 1,006,490 francs, et les dépenses des princes et princesses dépassaient cette somme de plus de 2 millions de francs. De plus, au 31 décembre 1836, le domaine privé était endetté de 6,523,558 fr., et la liste civile de 11,534,870 fr.
237: De loin, M. de Metternich voyait clairement la faute commise en joignant les lois de dotation aux lois répressives. Il écrivait, à ce propos, le 7 février, en parlant de Louis-Philippe: «Comment un homme de la portée indubitable de son esprit peut-il se faire, sur sa position gouvernementale, une illusion assez grande pour engager à la fois, dans les Chambres, un combat sur des lois qui décideront de la vie ou de la mort de l'ordre de choses existant, et sur de misérables questions d'argent pour ses enfants? Louis-Philippe cherche des ministres qui sachent lui obéir, et en cela il a parfaitement raison; je sais obéir, et cependant, si j'étais ministre français, j'aurais mille fois préféré me retirer plutôt que de présenter la demande des dotations.» (Mémoires de M. de Metternich, t. VI, p. 194.)
238: M. Dupin était, dans ses conversations et même dans les boutades de ses harangues officielles, plus âpre que jamais contre les doctrinaires. Il est vrai que ce président, si prompt à porter des coups, ne supportait pas d'en recevoir. Malmené par une partie de la presse conservatrice, notamment par M. Henri Fonfrède, dans le Mémorial bordelais, il écrivait une longue lettre à Madame Adélaïde pour se plaindre. (Mémoires de M. Dupin, t. III, p. 256 et suiv.)
239: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
240: 16 mars 1837. Journal inédit de M. de Viel-Castel.
241: On sait aujourd'hui à quoi s'en tenir sur la légende, autrefois si généralement acceptée, du Louis-Philippe avare et thésauriseur. Les hommes du parti républicain qui avaient le plus contribué à la répandre en ont fait eux-mêmes éclatante, quoique tardive justice, en ordonnant, après 1848, la liquidation et l'examen publics des comptes de la liste civile et du domaine privé. Il en est résulté, en effet, que l'administration du Roi, bien loin d'avoir été parcimonieuse, avait été au contraire largement et généreusement dépensière. Il fut établi notamment que les revenus des châteaux, terres, forêts du domaine de la Couronne avaient été, pendant la durée du règne, inférieurs de plus de 55 millions aux dépenses de conservation, d'entretien et d'amélioration faites par Louis-Philippe, et que ces 55 millions avaient été payés sur la dotation pourtant si réduite de sa liste civile. Aussi le liquidateur général, nommé par le gouvernement provisoire de 1848, disait-il dans son rapport: «Louis-Philippe jouissait de sa liste civile en prince éclairé, protecteur des arts, propice aux classes ouvrières, bienfaisant pour les malheureux. La nation avait voulu que, sur le trône, il fût grand, digne et généreux; il fit ce que la nation attendait de lui, peut-être même un peu plus encore et un peu mieux... Il faut donc repousser le reproche de parcimonie qui lui fut adressé; il faut regretter ces accusations injustes qui furent élevées contre lui, et que dément aujourd'hui, que démentira dans la postérité le souvenir de ses actes et de ses œuvres, dont quelques-unes seront debout longtemps encore.»
242: Lettre sur la liste civile et l'apanage.
243: 2 avril 1837. Journal inédit de M. de Viel-Castel.
244: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
245: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
246: Expressions de M. Guizot dans ses Mémoires.
247: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
248: C'était surtout autour de M. Thiers et parmi les doctrinaires que ces ressentiments se manifestaient. (Documents inédits.)
249: Documents inédits.
250: 11 avril 1837. Documents inédits.
251: Mémoires de M. de Metternich, t. VI, p. 172, 174.
252: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
253: Lorsque M. Dupin, qui, par haine des doctrinaires, s'employait à faire réussir la combinaison Molé, vint plaider, auprès du Roi, l'abandon de la loi d'apanage, il se heurta tout d'abord à une vive résistance. Louis-Philippe lui dit ne pas attacher d'importance à ce que sa famille eût plus ou moins de biens et de revenus, mais tenir, comme père et comme souverain, au principe que l'État devait doter et apanager ses enfants. Il permit toutefois à M. Dupin de voir le duc de Nemours; celui-ci, avec la promptitude fière de son désintéressement, déclara aussitôt que personnellement il «désirait» le retrait de la loi. Alors seulement le Roi céda. (Mémoires de M. Dupin, t. III, p. 279 à 281.)
254: C'est M. de Sainte-Aulaire qui a parlé, à ce propos, de «ces princes de la tribune, de ces grands vassaux du gouvernement représentatif, qui se croient un droit acquis à diriger les affaires du pays et s'indignent qu'on ose contester leur légitimité». (Mémoires inédits.)
255: Notes inédites de Duvergier de Hauranne.
256: C'est dans ce sens que M. de Metternich écrivait alors à M. de Sainte-Aulaire: «Je suis à la lettre au bout de mon latin, et, s'il m'en reste un souvenir, il me conduit à la supposition que le Roi pourrait bien ne pas être fâché de voir les notabilités fournir à la France la preuve qu'elles ne savent pas se former en un corps suffisamment compacte pour représenter un cabinet, et bien moins encore pour en être un. Le Roi finira par nommer son monde.» (Mémoires de M. de Metternich, t. VI, p. 197.)
257: Le Journal de Paris, doctrinaire, racontait, à propos du nouveau cabinet, l'apologue suivant: «On sait qu'en 1814, les officiers éprouvés et vieillis dans les camps furent remplacés par des jeunes gens fraîchement sortis du collége et qui portaient leurs épaulettes pour la première fois. «Que pensez-vous de vos nouveaux officiers? demandait-on à un vieux soldat.—Ils sont bien gentils, et nous en sommes contents.—Oui, mais s'il y avait la guerre?—S'il y avait la guerre!... Oh! alors on nous rendrait les anciens.»
258: Quelques jours après, au cours de la discussion, M. Duvergier de Hauranne résumait ainsi les sentiments de la commission: «Elle est loin de penser que la politique du 13 mars ait fait son temps, et qu'il convienne de la remplacer par une autre politique qui tourne les difficultés au lieu de les aborder de front; elle pense que le moment n'est pas venu de traiter les lois de sûreté comme de vieilles armes qu'on met en magasin pendant la paix et que l'on conserve à condition de ne pas s'en servir; elle est profondément convaincue que la conciliation désirée par tout le monde doit être le résultat de la fermeté, et non de la faiblesse; de la persévérance, et non de la mobilité; d'une conduite droite et franche, et non d'une conduite équivoque et tortueuse.»
259: «M. Guizot, écrit un membre de cette majorité, venait d'expliquer et d'idéaliser tout son passé, tout son présent, le nôtre en même temps.» (Notes inédites de Duvergier de Hauranne.)
260: On criait ironiquement au ministère, dans les journaux: «Les coups se portent par-dessus votre tête; pour les éviter, baissez-la.»
261: La première fois qu'il prit la parole dans ce débat, M. Molé s'excusa en disant qu'il sortait de son lit.
262: Plus tard, quand sera fixé le système de construction et d'exploitation de nos chemins de fer, nous reviendrons, avec quelques détails, sur les tâtonnements du début.
263: Documents inédits.
264: L'année précédente, quand il avait fallu négocier le voyage des princes français à Berlin, les premiers pourparlers avaient été échangés par l'entremise du prince de Wittgenstein et à l'insu du premier ministre, M. Ancillon. Celui-ci ne fut mis au courant que quand toutes les difficultés étaient levées. Il vint alors donner connaissance à M. Bresson de l'invitation adressée par le roi de Prusse aux fils de Louis-Philippe, se félicitant avec quelque solennité d'être le premier à lui annoncer une aussi agréable nouvelle: notre ambassadeur était alors assis à une table de whist, en face du prince de Wittgenstein; celui-ci comprima à grand'peine un accès de fou rire, et les cartes faillirent lui échapper des mains.
265: Mémoires de M. de Metternich, t. VI, p. 195.—M. de Barante écrivait, peu après, à M. Bresson: «Vous seul, dans notre sphère diplomatique, avez été appelé à la bonne fortune de faire plus et mieux que regarder et juger.» (Documents inédits.)
266: Voir des extraits de cet écrit aux Pièces justificatives de l'Histoire de la politique extérieure du gouvernement français, 1830-1848, par M. d'Haussonville, t. I, p. 256 et suiv.
267: «L'exaspération de l'Empereur continue à être portée à un haut degré. Le langage qu'il tient dans son intérieur est étrangement passionné.» (Dépêche de M. de Barante à M. Molé, 11 avril 1837.)
268: Lettre de M. de Sainte-Aulaire à M. de Barante, 9 mai 1837; Dépêche de M. Molé au même, 16 mai et 21 juin 1837. (Documents inédits.)
269: Voir le charmant volume intitulé: Madame la duchesse d'Orléans.
270: «Si intelligente qu'elle fût, dit son biographe, elle sentait plus qu'elle ne savait... Elle soutenait toujours la cause qui plaisait le plus à l'imagination, et l'on avait honte de lui parler sagesse, raison, quand de son côté était le point de vue le plus généreux, le plus fier, le plus libéral. Les événements contraires, ce qu'on nomme leçons de l'expérience, n'agissaient pas beaucoup sur elle.» (La Duchesse d'Orléans.)
271: Le prince de Metternich écrivait à son ambassadeur de Paris que «ce mariage avec une princesse d'une petite, mais bonne maison, n'avait aucune portée politique». (Mémoires de Metternich, t. VI, p. 195.)
272: Lettre du 8 mai 1837, publiée dans la Revue rétrospective.
273: Hillebrand, Geschichte Frankreichs, t. I, p. 678.
274: Vie du cardinal Mathieu, par Mgr Besson, t. I, p. 222.
275: Discours du 19 mai 1837.
276: Lettre du 22 mai 1837. (Documents inédits.)
277: La Duchesse d'Orléans.
278: Documents inédits.—Le charme qui séduisait alors les populations libérales de France s'était exercé peu de temps auparavant sur la duchesse d'Angoulême. Les deux princesses s'étaient rencontrées à Tœplitz. Plus tard, quand des Français venaient à Prague visiter Madame la Dauphine, elle les interrogeait, la première, sur la jeune duchesse d'Orléans dont ils avaient cru devoir éviter de prononcer le nom: «Est-elle heureuse? leur demandait-elle avec intérêt; je le désire, car je la connais, et je sais combien elle mérite de l'être.» (La Duchesse d'Orléans.)
279: La Duchesse d'Orléans.
280: Lettre de M. de Saint-Priest à M. de Barante. (Documents inédits.)
281: Lettre à M. de Barante, du 12 août 1837. (Documents inédits.)
282: Une année plus tard, la princesse, recueillant ses souvenirs, rappelait «ces mariages successifs sans recueillement, qui lui avaient fait du mal par l'esprit qui y régnait et qui cependant avaient fixé son bonheur». (La Duchesse d'Orléans.)
283: Lettre de M. de Saint-Priest à M. de Barante, du 9 juin 1837. (Documents inédits.)
284: Le Roi ne se bornait pas à restaurer le palais de Versailles, il voulait qu'une reproduction par la gravure fût comme le procès-verbal indestructible des travaux qu'il accomplissait. «Hâtez-vous», disait-il à M. Gavard, ancien officier d'état-major, auquel il avait confié la publication des Galeries historiques de Versailles, «le château et ses trésors peuvent disparaître un jour de révolution, mais vos volumes subsisteront et témoigneront de ce que j'ai fait pour conserver, en la transformant, l'ancienne demeure de Louis XIV». Le Roi avait bien placé sa confiance; l'ouvrage, dont l'exécution ne coûta pas moins de 1,800,000 fr., fut terminé, après la chute du trône, par l'éditeur, resté seul sur la brèche.
285: Lettre à M. de Barante du 27 juin 1837. (Documents inédits.)
286: Mémoires de M. Dupin, t. II, p. 297.
287: Au scrutin sur l'ensemble de la loi de finances, le 30 juin, sur 461 députés, il n'y eut que 242 votants.
288: Lettre à M. de Barante. (Documents inédits.)
289: Lettre du 12 août 1837. (Documents inédits.)
290: Lettre du 24 juin 1837. (Documents inédits.)
291: Lettre à M. Bresson. (Documents inédits.)
292: Lettre de M. de Barante à M. Molé, du 8 juillet 1837. (Documents inédits.)
293: Lettre de M. de Saint-Priest à M. de Barante, du 9 juin 1837. (Documents inédits.)
294: Lettre à M. de Barante. (Documents inédits.)—M. Molé aimait à revenir, dans ses lettres, sur l'état satisfaisant où il se flattait d'avoir amené le pays. Il écrivait, le 9 août: «Le mot: On n'a jamais été si bien depuis sept ans, est dans toutes les bouches»; le 20 août: «Notre position à l'intérieur est excellente, admirable, ce qu'elle n'a jamais été pour personne depuis sept ans»; le 5 octobre: «Depuis longues années, j'ose le dire, jamais la France n'a été si prospère.» (Documents inédits; Revue rétrospective, p. 500; Mémoires de M. Dupin, t. III, p. 525.)
295: Lettre à M. de Barante, du 16 novembre 1837. (Documents inédits.)
296: Correspondance du Roi avec M. Molé. (Documents inédits.)
297: Voir, pour le détail des événements, le récit d'ensemble que nous donnerons plus tard des affaires d'Algérie.
298: Documents inédits.—Cf. aussi diverses lettres de M. Molé au Roi, de juillet et août 1837, publiées dans la Revue rétrospective, p. 500 à 502.
299: Dans un article reproduit par le Moniteur, le journal la Charte de 1830 s'exprimait ainsi: «Il faut que les nuances diverses de la majorité prennent une origine nouvelle, où chacun puisse se dégager des antécédents qui gênent sa conscience; après un renouvellement électoral, toutes les positions parlementaires, affranchies de tout engagement de personne et de toute direction systématique, se rétablissent avec netteté.»
300: «Il y avait quelque chose à finir, quelque chose à commencer... Le cabinet du 13 avril recevait, des circonstances et du Roi, la mission de clore la première septennalité de la monarchie de 1830, septennalité de luttes, d'efforts et de sacrifice, et d'opérer, après cette longue résistance, toujours constitutionnelle et légale, une transition naturelle vers un système de douceur, de clémence et de générosité.» (Presse, 5 octobre 1837.)
301: «Au lieu du rappel des lois de septembre, contentez-vous de l'oubli de ce qu'elles ont de mauvais. Vous avez la chose, ne disputez pas sur les mots.» (Temps, septembre 1837.)
302: Une feuille ministérielle, la Presse, donnait, au lendemain du scrutin, la statistique suivante:
| 1834 | 1837 | 1834 | 1837 | |||
| — | — | — | — | |||
| Radicaux | 19 | 19 | Centre ministériel | 163 | 163 | |
| Gauche dynastique | 62 | 56 | Centre droit et doctrinaires | 83 | 64 | |
| Centre gauche | 114 | 142 | Légitimistes | 18 | 15 | |
303: 8 décembre 1837.
304: En mai 1838, après un procès où les accusés se livrèrent aux plus scandaleuses violences, Huber fut condamné à la déportation, ses complices à cinq et trois ans de détention. En prison, Steuble se coupa la gorge, et Laure Grouvelle devint folle.
305: Documents inédits.—M. Molé écrivait dans le même sens à M. Bresson.
306: Lettre à M. de Barante. (Documents inédits.)
307: 29 novembre 1837.
308: 28 décembre 1837.
309: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
310: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
311: L'Adresse fut discutée du 9 au 13 janvier.
312: Lettre de M. de Barante à M. Bresson, datée de Paris, le 31 janvier 1838. (Documents inédits.)
313: Journal inédit de M. le baron de Viel-Castel, février 1838.
314: Ibid., 12 janvier 1838.
315: Notice sur M. Duchâtel.
316: Sur les premiers rapports de M. Thiers et de M. de Rémusat, cf. mon étude sur le Parti libéral sous la Restauration, p. 251 et 252.
317: Sur tous ces faits et ceux qui suivront, j'ai trouvé beaucoup de renseignements dans les notes inédites de M. Duvergier de Hauranne, qui a été témoin et acteur de ces événements.
318: On se rappelle quelles furent, au lendemain de la révolution, les controverses sur le point de savoir si Louis-Philippe était appelé au trône parce que ou quoique Bourbon.
319: Lettre à M. Bresson, en date du 16 mars 1838. (Documents inédits.)—M. Guizot parlant de ce discours, dans ses Mémoires, dit qu'il ne «prit part au débat qu'avec froideur et embarras». Il ajoute: «On m'écoutait froidement, comme je parlais; mes anciens adversaires du côté gauche demandaient, en souriant, si je n'étais pas atteint d'affaiblissement et de décadence.» (T. IV, p. 282.)
320: Séances des 6 et 7 avril 1838.
321: Le ministère avait alors à son service le Journal des Débats, la Presse, la Charte de 1830, le Temps. Depuis peu, il avait en outre enlevé aux doctrinaires l'un de leurs organes, le Journal de Paris. En outre, M. Molé s'était assuré le concours personnel de certains rédacteurs des feuilles de gauche.
322: Journal inédit de M. de Viel-Castel, 18 mars 1838.
323: 16 mars 1838.
324: 15 mars 1838.
325: Journal inédit de M. de Viel-Castel, 18 mars 1838.
326: Lettre de M. Guizot au duc de Broglie, en date du 13 mai 1838. (Documents inédits.)
327: Les deux nominations de présidents de bureaux qui suivirent le vote des fonds secrets, le 17 mars et le 16 avril, donnèrent une forte majorité aux opposants. Sur 9 présidents, le 17 mars, il y en eut 5 du centre gauche, 3 doctrinaires et seulement 1 ministériel. Le 16 avril, il y eut 5 centre gauche, 2 doctrinaires et 2 ministériels.
328: Lettre de M. de Barante à M. Bresson, datée de Paris, le 7 février 1838. (Documents inédits.)
329: Votée le 5 février 1838 par la Chambre des pairs, le 24 avril par la Chambre des députés.
330: Votée le 14 février par la Chambre des pairs, le 13 avril par la Chambre des députés.
331: Votée le 5 avril par la Chambre des députés, le 14 mai par la Chambre des pairs.
332: Votée le 8 mars par la Chambre des députés, le 23 avril par la Chambre des pairs.
333: Journal inédit du baron de Viel-Castel.
334: Séance du 5 février 1838.
335: 15 février.
336: Le rapport fut déposé le 24 avril.
337: 7, 8, 9 et 10 mai.
338: Ainsi que j'ai eu déjà l'occasion de le dire, je reviendrai plus tard, avec détails, sur ces premiers tâtonnements dans la question des chemins de fer.
339: Du 17 au 20 avril et du 2 au 5 mai.
340: 20 au 26 juin.
341: Journal inédit de M. le baron de Viel-Castel, 6 mars 1838.
342: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.
343: M. Molé lui-même faisait remarquer cette hostilité, avec une sorte de fierté triomphante. «Le fait est, écrivait-il à M. Bresson, le 27 mai 1838, que jamais un ministre dirigeant ne s'est trouvé aux prises avec tant de difficultés. J'avais, réunis contre moi, toutes les forces vives de la Chambre, tout ce qui parle et tout ce qui écrit.» (Documents inédits.)
344: «Je suis peu secondé; mes collègues ne prennent pas les affaires à cœur.» Lettre de M. Molé à M. de Barante, en date du 30 septembre 1838. (Documents inédits.)—Cette plainte se retrouve très-fréquemment dans sa correspondance.
345: M. Molé disait souvent, dans sa correspondance, qu'il ne dormait que cinq ou même trois heures par nuit. Il ajoutait, dans la lettre déjà citée plus haut: «Vous ne vous imaginez pas à quelle vie j'ai été condamné... Je ne puis m'empêcher de voir une volonté de la Providence dans la force de l'âme et du corps que j'ai eue pour la supporter.»
346: Cette action du duc d'Orléans était attaquée dans la presse de gauche. Le National fut même poursuivi, à cette époque, pour offense contre le prince, dont il avait violemment critiqué l'ingérence dans l'administration de la guerre.
347: Lettre de M. de Barante à M. Bresson, datée de Paris, le 16 mai 1838. (Documents inédits.)
348: Mémoires de M. Dupin, t. III, p. 311 à 315.
349: Documents inédits.
350: Lettre de M. Guizot au duc de Broglie. (Documents inédits.)