1: Lettre à M. de Flahault, du 24 février 1847. (Documents inédits.)

2: Sur les circonstances dans lesquelles M. Hébert avait été nommé procureur général, voir plus haut, t. V, p. 12.

3: C'est le chiffre que répétera M. de Forcade en 1849.

4: Voir plus haut, t. IV, ch. II, § IX.

5: Voir plus haut, t. V, ch. I, § IX.

6: John Morley, The Life of Richard Cobden, t. I, p. 417.

7: Le Journal des Débats fit vivement campagne dans ce sens. «La proposition n'est pas sérieuse, déclarait-il. Toute la question est de savoir si la majorité se prêtera chrétiennement à entendre les injures qu'on veut lui dire. Nous ne croyons pas, quant à nous, qu'il soit nécessaire de pousser la mansuétude jusque-là.»

8: Voir ce qui a été déjà dit des arguments invoqués pour ou contre cette réforme, t. IV, ch. II, § VI.

9: M. de Viel-Castel écrivait sur son journal intime, à la date du 25 avril 1847: «Lorsqu'on s'entretient en particulier avec les conservateurs les plus prononcés, à peine en trouve-t-on qui ne conviennent qu'il est urgent d'apporter une barrière à l'envahissement progressif des fonctions publiques par les députés. Seulement ils varient sur les mesures à prendre.» (Documents inédits.)

10: Voir plus haut, t. V, p. 29 et 30.

11: Mémoires de M. Guizot, t. VIII, p. 91.

12: M. Guizot s'est exprimé en ces termes, sur la tombe de M. Duchâtel: «... En même temps qu'il faisait preuve de ces rares qualités de l'esprit, il déployait la grande qualité du caractère; il était un parfait homme d'honneur, dans l'acception la plus stricte et la plus élevée du mot, constamment fidèle à ses opinions, à sa cause, à ses amis, malgré les dissentiments particuliers qui naissent quelquefois, entre amis, dans la vie politique.»

13: Voir plus haut, t. V, p. 433, 434.

14: «C'est jouer gros jeu pour peu de chose, disait M. Duchâtel dans son intimité; c'est sacrifier à des satisfactions de famille et à un éclat apparent les sérieux intérêts du pays... Se brouiller avec l'Angleterre, à moins que l'honneur de la France ne le commande impérieusement, jamais il n'y faut consentir, et aujourd'hui moins que jamais. N'avons-nous pas assez de nos révolutionnaires, sans nous mettre encore sur les bras tous ceux qu'elle peut lancer dans toutes les parties du monde?» (Notice sur M. Duchâtel par M. Vitet.)

15: M. Génie, chef de cabinet de M. Guizot, écrivait, quelques jours plus tard, à M. de Jarnac: «On savait bien qu'il y avait eu quelques échecs personnels; que tout le monde ne s'en était pas relevé; que deux, ou trois, ou quatre membres du cabinet étaient blessés; mais on se faisait illusion sur la gravité des atteintes, et l'on croyait qu'il serait possible de traverser la session sans le modifier.» (Lettre du 13 mai 1847, Documents inédits.)

16: Lettre du 6 mai 1847. (Documents inédits.)

17: Documents inédits.

18: Documents inédits.

19: Voici, en effet, quelles avaient été les modifications ministérielles depuis le 29 octobre 1840: M. Lacave-Laplagne avait remplacé, en 1842, M. Humann, décédé; en 1843, l'amiral Roussin avait remplacé l'amiral Duperré, qui se retirait pour cause de santé; il avait lui-même, au bout de quelques mois, cédé la place à l'amiral de Mackau; dans la même année, une question toute personnelle, nullement politique, avait fait remplacer M. Teste par M. Dumon; en 1845, M. Villemain, malade, avait été remplacé par M. de Salvandy, et le maréchal Soult, fatigué, avait remis le portefeuille de la guerre au général Moline de Saint-Yon. Enfin, au commencement de 1847, M. Hébert avait remplacé M. Martin du Nord, décédé.

20: Lettre du 13 mai 1847. (Documents inédits.)

21: Lettre du 28 mai 1847. (Documents inédits.)

22: Cf. plus haut, t. VI, ch. II.

23: Sur cet incident et sur l'impression qu'il causa dans le monde politique, voir plus haut, t. VI, p. 329.

24: Voir plus haut, t. VI, p. 32 à 36.

25: Voir plus haut, t. VI, ch. II, § III.

26: Ces deux dernières causes élevèrent le budget de la guerre de 302 millions, qui était le chiffre de 1845, à 331 en 1846, et à 349 en 1847, et le budget de la marine de 114 millions, chiffre de 1845, à 130 en 1846 et 133 en 1847.

27: Le déficit du budget ordinaire de 1847 devait être de 109 millions; il eût été plus fort encore, sans l'amélioration notable qui se produira dans la seconde moitié de l'année.

28: Voir plus haut, t. VI, p. 44 et 45.

29: Voir les rapports de M. Bignon sur le budget des dépenses, et celui de M. Vuitry sur le budget des recettes, à la Chambre des députés. Voir aussi le rapport de M. d'Audiffret, à la Chambre des pairs.

30: Telles furent notamment la réforme postale et la réduction de l'impôt du sel, qui étaient vivement désirées par la Chambre.

31: Voir plus haut, t. V, ch. VIII.

32: Voir plus haut, t. V, p. 578.

33: Voir plus haut, t. V, ch. III, § II.

34: Le second tome de M. Louis Blanc paraîtra le 31 octobre 1847, et l'ouvrage, qui ne comprend pas moins de douze volumes, ne sera complet qu'en 1862. Le second tome de M. Michelet sera publié le 20 novembre 1847, et l'ensemble de l'ouvrage, comprenant sept volumes, sera terminé en 1853.

35: Cf. plus haut, t. VI, ch. III, § VI.

36: Cf. plus haut, t. V, ch. VIII, § VI.

37: On ne peut pas prendre au sérieux l'historiette rapportée par M. Michelet, en 1869, pour expliquer sa résolution. Il raconte que, visitant un jour la cathédrale de Reims, il avait vu, à l'extérieur de l'une des tours, une guirlande de suppliciés, tous hommes du peuple. «Je ne comprendrai pas les siècles monarchiques, s'écria-t-il à cette vue, si d'abord, avant tout, je n'établis en moi l'âme et la foi du peuple.» Et ce fut sous cette inspiration qu'il se décida soudainement à entreprendre l'histoire de la Révolution française.

38: Voir t. V, chap. III, § III.

39: On trouve les aveux suivants, à toutes les pages de sa correspondance: «Je suis mal vu; on a peur de moi...—Le monde ne veut pas de moi...—Je n'ai pas un adhérent...—On ne veut pas de moi.» (Lettres du 2 février, du 14 juillet 1844; du 22 juin et du 29 octobre 1845.)

40: Lettre du 10 février 1843.

41: Lettre de 1844.

42: Lettre d'avril 1846.

43: Lettre du 19 septembre 1845. (X. Doudan, Mélanges et lettres, t. II, p. 74.)

44: Un observateur clairvoyant et désintéressé, M. Sainte-Beuve, notait en 1846: «L'autorité de Lamartine, auprès des esprits réfléchis, n'a pas gagné dans ces dernières années; il n'a pas même acquis grand crédit au sein de la Chambre, malgré toute son éloquence; mais, au dehors et sur le grand public vague, son renom s'étend et règne de plus en plus; il le sait bien, il y vise, et bien souvent, quand il fait ses harangues à la Chambre, qui se montre distraite ou mécontente, ce n'est pas à elle qu'il s'adresse, c'est à la galerie, c'est aux gens qui demain le liront. Je parle par la fenêtre, dit-il expressivement.» (Notes et Pensées, Causeries du lundi, t. XI, p. 458.)

45: «Ce pays est mort, écrit-il le 7 juillet 1845; rien ne peut le galvaniser qu'une crise. Comme honnête homme, je la redoute; comme philosophe, je la désire.»

46: Voici en quelles circonstances fut tenu ce propos. Un libraire en quête d'un article sur Jésus-Christ, pour je ne sais quelle publication, était venu le demander à M. Cousin. Celui-ci refusa. L'éditeur se retirait désolé; il avait déjà descendu plusieurs marches de l'escalier, lorsque M. Cousin, se penchant sur la rampe, rappela l'éditeur et lui dit gaiement: «Allez voir Lamartine: il vous le fera; il brûle de se compromettre.» (Souvenirs sur Lamartine, par Charles Alexandre, p. 5 et 6.)

47: Ronchaud, La Politique de Lamartine, t. I, p. LIX.

48: M. de Lamartine, causant avec M. de Carné, quelques mois après la publication des Girondins, lui disait: «Si l'on m'applaudit, c'est que j'accomplis une œuvre de tardive justice; c'est que, sans faire l'apologie ni des crimes ni des criminels, ainsi qu'on m'en accuse, je montre que nos malheurs n'ont pas été perdus pour l'humanité, et que les principaux acteurs du drame, cédant parfois à la violence de leurs passions, mais pénétrés de la foi qui fait les martyrs, ont poursuivi des vérités fécondes, en y risquant jusqu'à l'honneur de leur mémoire. S'il a pu m'arriver de les grandir, c'est que j'ai cherché à saisir toujours les idées sous les hommes, et cela beaucoup moins dans l'intérêt de la renommée de ceux-ci qu'au profit de la Révolution, dont la cause est désormais inséparable de celle de la France.» (Correspondant du 10 décembre 1873.)—Plus tard, en 1861, M. de Lamartine, reconnaissant tardivement le péril et l'injustice de son œuvre, a fait son meâ-culpâ dans la Critique de l'Histoire des Girondins.

49: Voir, par exemple, une lettre de M. Doudan du 26 mars 1847 (Mélanges et lettres, t. II, p. 115), et une Lettre parisienne du vicomte de Launay (Mme de Girardin), en date du 4 avril 1847 (t. IV, p. 237).

50: Lettre du 20 mars 1847.

51: Conversation avec M. Sainte-Beuve, rapportée par M. de Mazade. (Revue des Deux Mondes, 15 octobre 1870, p. 599.)

52: Voir plus haut, t. VI, ch. I, § III.

53: 10 mai 1847.

54: Journal inédit du baron de Viel-Castel.

55: Journal inédit du baron de Viel-Castel.

56: M. Teste vécut encore quelques années, après sa sortie de prison; il mourut en 1854. Le général Cubières obtint de la cour de Rouen, le 17 août 1852, un arrêt de réhabilitation, rendu par application de l'article 619 du Code d'instruction criminelle, et mourut l'année suivante. M. Parmentier ne survécut que six mois à sa condamnation.

57: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.

58: National du 18 juillet 1847.

59: Journal inédit du baron de Viel-Castel.

60: Lettre du 8 juillet 1847. (Lettres de M. Guizot à sa famille et à ses amis, p. 249.) Plus tard, après la révolution de Février, le 15 avril 1848, M. Guizot, revenant sur son état d'esprit à la fin de la session de 1847, écrivait à M. de Barante: «J'étais très fatigué, moralement surtout, fatigué et triste, non que je prévisse ce qui est arrivé, mais je me sentais engagé dans une lutte que le succès aggravait au lieu d'y mettre fin, indéfiniment aux prises avec les erreurs vulgaires et les passions basses. Je me relève de ce pénible état d'âme.» (Documents inédits.)

61: Mémoires de M. Guizot, t. VIII, p. 44.

62: Discours du 2 août 1847 à la Chambre des pairs.

63: Lettre du 25 juin 1847, adressée à M. Panizzi.

64: De la situation actuelle, par M. d'Haussonville, Revue des Deux Mondes du 1er juillet 1847.

65: Livraison du 1er août 1847.

66: Articles du 28 et du 31 juillet 1847.

67: Journal inédit de M. de Viel-Castel, 11 août 1847.

68: Lettre de M. de Barante à M. Guizot, du 8 septembre 1847. (Documents inédits.)

69: Lettre du même à M. d'Houdetot, en date du 25 septembre 1847. (Documents inédits.)

70: Notice de M. Vitet sur M. Duchâtel.

71: J'ai déjà eu l'occasion de noter que, dès avant cette époque, M. de Montalembert, mieux au courant que la plupart de ses compatriotes de ce qui se passait en Angleterre, s'était inspiré des exemples de M. Cobden et de sa ligue pour organiser le parti catholique. (Voir plus haut, t. V, p. 485.)

72: John Morley, The Life of Richard Cobden, t. I, p. 417.

73: Les meneurs ne perdaient pas cependant de vue ce projet. M. Duvergier de Hauranne y faisait allusion dans la brochure qu'il publia, en janvier 1847, sous ce titre: De la réforme parlementaire et de la réforme électorale. «Au point où les choses en sont venues, disait-il, il serait insensé de rien attendre de la majorité parlementaire. C'est au pays qu'il convient de parler.» Et il expliquait la légitimité de cet «appel à l'opinion du dehors contre l'opinion du dedans». Gourmandant la mollesse de ses amis, il leur rappelait comment, en Angleterre, l'agitation extérieure avait imposé la réforme électorale en 1831, la réforme commerciale en 1846; il leur proposait l'exemple des hommes politiques d'outre-Manche, sachant quitter «leur vie de château si splendide, si séduisante, pour parcourir les comtés, pour présider les réunions publiques, pour assister aux banquets politiques, pour éclairer, pour ranimer toujours et partout l'opinion». «Si O'Connell, ajoutait-il, pendant le cours de sa longue vie, fût resté muet et oisif, croit-on qu'il eût arraché aux préjugés, à l'orgueil anglais, l'émancipation catholique d'abord, et bientôt sans doute l'égalité des deux peuples? Si Villiers, Cobden, Bright se fussent bornés à quelques discours en plein parlement, croit-on qu'ils eussent fait capituler le ministère et soumis, réduit l'aristocratie territoriale?... Ce sont là les vraies mœurs, les vraies habitudes du gouvernement représentatif. Ces mœurs, ces habitudes sont-elles les nôtres, à nous qui n'avons pas même su opposer nos banquets d'opposition aux banquets ministériels de MM. Guizot, Duchâtel et Lacave-Laplagne?»

74: Dans cette brochure, M. Duvergier de Hauranne précisait ainsi sur quel terrain pouvait se faire l'alliance: «Les radicaux pensent que, dans une société démocratique comme la société française, le pouvoir royal et le pouvoir parlementaire ne peuvent exister à la fois, et que l'un doit nécessairement tuer l'autre; ils pensent, dès lors, que la monarchie constitutionnelle doit périr, non par les tentatives violentes de ses ennemis, mais par ses propres fautes, par ses propres imperfections, par ses propres impossibilités. Les constitutionnels nient qu'il en soit ainsi, et soutiennent que, sans dépouiller le pouvoir royal de ses justes prérogatives, le pouvoir parlementaire, une fois établi, peut très bien prendre sa place et se faire respecter. Il y a là, entre les constitutionnels et les radicaux, une question dont l'avenir seul est juge. Mais, pour qu'elle puisse se juger, il est une condition préliminaire: c'est que le pouvoir royal n'absorbe pas le pouvoir parlementaire, que celui-ci se ranime au sein d'une majorité indépendante et libérale. Constitutionnels et radicaux ont donc provisoirement le même intérêt et doivent avoir le même but.»

75: À entendre M. Garnier-Pagès, présent à toutes ces réunions, c'est M. Pagnerre qui aurait, le premier, songé à un banquet. (Histoire de la révolution de 1848, 2e édit., t. I, p. 98.) M. Duvergier de Hauranne, qui avait pris à ces préliminaires une part peut-être plus active encore, affirme, au contraire, que le banquet fut proposé par les députés. (Notes inédites.) M. Élias Regnault, qui fut secrétaire du Comité central, affirme que l'idée du banquet fut mise en avant par M. Duvergier de Hauranne. (Histoire du gouvernement provisoire, p. 19.)

76: Voir plus haut, t. IV, ch. II, § IX.

77: Garnier-Pagès, Histoire de la révolution de 1848, t. I, p. 100.

78: M. Doudan écrivait plaisamment à ce sujet, le 27 juillet 1847: «Dans l'ordre de la déclamation, cet homme est le père des fleuves. Il a fait feu supérieur contre un orage épouvantable et une pluie diluvienne. Le tonnerre a dû se retirer tout mouillé et bien attrapé d'avoir trouvé son maître.»

79: Lettre du 17 août 1847.

80: La Chambre des députés finit ses travaux le 26 juillet. La clôture officielle de la session ne fut, il est vrai, prononcée que le 9 août, pour laisser le temps à la Chambre des pairs de voter le budget.

81: Mémoires de M. Dupin, t. IV, p. 384.

82: Cet article portait: «Aucun pair ne peut être arrêté que de l'autorité de la Chambre et jugé que par elle en matière criminelle.»

83: Journal inédit du baron de Viel-Castel.

84: «Le misérable duc, écrivait M. Pasquier à M. de Barante, le 14 septembre 1847, en tranchant son existence, nous a, pour quelques moments, mis dans une difficile situation; mais au fond le dénouement a peut-être encore été le moins malheureux auquel on fût exposé, car le jugement et surtout l'exécution auraient pu causer une bien grande émotion populaire. Mais il a eu, pour moi, l'inconvénient de m'imposer la nécessité de me faire l'organe de la vindicte publique et de prononcer, après sa mort, l'arrêt qui ne devait régulièrement l'atteindre que vivant. Cette irrégularité a été, heureusement, fort bien accueillie par les principaux organes de l'opinion.» (Documents inédits.)

85: «Décidément l'année est néfaste, écrivait M. Léon Faucher, le 3 septembre 1847; la société, comme une machine usée, se détraque.» (Léon Faucher, Biographie et correspondance, t. I, p. 202.)

86: Correspondance inédite d'Alexis de Tocqueville, t. II, p. 132.

87: Lettres du maréchal de Saint-Arnaud.

88: Madame la duchesse d'Orléans, p. 114.

89: En mars 1848, M. Sainte-Beuve écrivait: «La révolution à laquelle nous assistons est sociale plus encore que politique; l'acte de M. de Praslin y a contribué peut-être autant que les actes de M. Guizot.» (Notes ajoutées à la nouvelle édition des Portraits contemporains, t. I, p. 377.)]

90: M. Doudan écrivait, le 27 juillet 1847, au prince Albert de Broglie: «Les gens timides qui ont les oreilles fines disent qu'on entend de sourdes rumeurs dans les bas-fonds de la société, que le mécontentement est grand, et qu'un matin nous nous réveillerons en révolution. Ou fait remarquer que ces grandes secousses arrivent communément au moment qu'on s'y attend le moins, et, à ces signes, je reconnais qu'en effet l'heure est venue.» (X. Doudan, Mélanges et lettres, t. II, p. 120.)

91: Mme de Girardin écrivait, dans sa Lettre parisienne du 11 juillet 1847: «Oh! que c'est ennuyeux! encore des révolutions! Depuis quinze jours, on n'entend que des gémissements politiques, des prédictions sinistres; déjà des voix lugubres prononcent les mots fatals, les phrases d'usage, formules consacrées, présages des jours orageux: L'horizon s'obscurcit!—Une crise est inévitable!—Une fête sur un volcan!—Nous sommes à la veille de grands événements!—Tout cela ne peut finir que par une révolution!—Les uns, précisant leur pensée, disent: Nous sommes en 1830! Les autres, renchérissant sur la prédiction, s'écrient: Que dites-vous? bien plus! nous sommes en 1790.» Et la chronique continuait sur ce ton. (Lettres parisiennes du vicomte de Launay, t. IV, p. 259.)

92: Lettre du 18 août 1847. (Documents inédits.)

93: Œuvres d'Alexis de Tocqueville, t. VII, p. 231.

94: Correspondance inédite d'A. de Tocqueville, t. II, p. 132.

95: Cité dans un article de M. A. Gigot, Correspondant du 10 décembre 1860.

96: Le maréchal Bugeaud, par d'Ideville, t. III, p. 201.

97: Lettre du 15 septembre 1847. (Documents inédits.)

98: Déjà, en 1845, par la même raison, le maréchal avait déposé le portefeuille de la guerre; mais il avait conservé alors la présidence du conseil.

99: Citons, par exemple, dans ce dernier ordre d'idées, cette délibération du conseil général du Nord: «Le conseil général, douloureusement affligé des scandales qui, depuis quelque temps, se sont révélés dans diverses parties du service public, émet le vœu que le gouvernement se montre animé, dans le choix de ses agents, de ces sentiments de probité et de haute moralité qui seuls peuvent donner à l'administration cette influence légitime qu'elle doit exercer dans l'intérêt de tous.»

100: Histoire du gouvernement provisoire.

101: Ainsi apparut-il à M. Maxime du Camp. (Souvenirs de l'année 1848, p. 42.)

102: Lettre citée par le feu comte d'Haussonville dans un article sur M. Lanfrey. (Revue des Deux Mondes, 1er septembre 1880, p. 26.)

103: M. Odilon Barrot dit, dans ses Mémoires (t. I, p. 463): «Le toast au Roi ne fut ni exclu ni imposé.»

104: Léon Faucher, Biographie et correspondance, t. I, p. 208.

105: On se rappelle qu'au banquet du Château-d'Eau, sur 154 députés invités, 86 seulement avaient accepté.

106: M. Guizot en avait parlé à M. le duc d'Aumale, au moment de sa nomination au gouvernement de l'Algérie, et lui avait demandé s'il y aurait quelque objection.

107: C'est ce que dit expressément M. Duvergier de Hauranne, dans l'article qu'il a publié sur M. de Rémusat. (Revue des Deux Mondes du 15 novembre 1875, p. 347.)

108: M. Thiers disait à M. Nisard, le 24 février 1848: «J'ai laissé la conduite des banquets à Barrot. C'est l'homme de ces choses-là, parce qu'il est...» M. Nisard, tout en taisant le mot dont s'était servi M. Thiers, dit que le terme qui s'en rapprochait le plus était celui de «simple d'esprit». (Ægri somnia, ouvrage posthume de M. Nisard.)

109: Sur la fondation de la Réforme, voir plus haut, t. VI, p. 3 et 4.

110: Voir plus haut, t. VI, ch. v et VI.

111: Voir les lettres écrites, le 25 février et le 6 avril 1847, par le roi Léopold à son neveu, le duc régnant de Saxe-Cobourg-Gotha. (Aus meinem Leben und aus meiner Zeit, von Ernst II, herzog von Sachsen-Coburg-Gotha, t. I, p. 175 et 181.) J'ai déjà eu, du reste, occasion de noter ces préoccupations chez le roi des Belges. (Voir plus haut, t. VI, p. 283.)

112: Louis-Philippe prisait si haut l'esprit politique du roi des Belges, que, vers la fin de son règne, en face des difficultés croissantes de la situation, il songea à confier à ce prince la régence de la France, pendant la minorité de son petit-fils. Il eut, à ce sujet, avec lui, une correspondance, mais on ne s'entendit pas. «Eh bien, disait assez irrévérencieusement Léopold, en causant de cette affaire avec son neveu, le duc régnant de Saxe-Cobourg, que le bon vieux monsieur mange sa soupe lui-même!» (Aus meinem Leben, etc., t. I, p. 184.) Le roi des Belges, esprit plus avisé que tendre, ne se piquait pas de dévouement envers son beau-père; il cherchait plus à l'exploiter qu'il n'était disposé à le servir, et il ne le ménageait pas, quand il se trouvait avec d'autres Cobourg.

113: Lettre de Louis-Philippe au roi des Belges, en date du 16 février 1847, publiée par la Revue rétrospective.—Lettre de M. Désages à M. de Jarnac, du 3 mai 1847. (Documents inédits.)

114: Revue rétrospective.

115: Lettre du 26 avril 1847. (Documents inédits.) Le duc de Broglie terminait ainsi sa lettre: «Mon rôle dans les affaires publiques a toujours été de me compter pour peu de chose et de ne point viser au succès personnel. Somme toute, je m'en suis bien trouvé, comme il arrive toujours quand on suit ce rôle par instinct et avec persévérance. Je parle quand je crois avoir quelque chose à dire qu'un autre ne dira ni mieux ni aussi bien que moi. J'agis quand je crois que j'ai quelque chose à faire qu'un autre ne peut faire ni mieux ni aussi bien que moi. Passé cela, je me tiens tranquille, et ce que je préfère, c'est la vie privée. Si j'ai tort ou raison dans cette occasion, c'est ce que l'événement décidera; mais je me serai conduit conformément à mon caractère. C'est tout ce qu'il me faut. À soixante et un ans, on n'a plus que cela à faire, même par intérêt.»

116: Le roi des Belges, alors à Windsor, avait averti le duc de Broglie qu'il était «impossible d'ôter de la tête de toutes les personnes tant soit peu influentes en Angleterre, la Reine y comprise, que tout ce qui était arrivé était le résultat d'une vaste machination du gouvernement français». (Lettre confidentielle du duc de Broglie à M. Guizot, du 5 juillet 1847. Documents inédits.)

117: Lettres confidentielles de M. Guizot au duc de Broglie, du 16 juillet et du 6 décembre 1847. (Documents inédits.)

118: Lettre précitée du 16 juillet 1847. (Documents inédits.)

119: Lettre confidentielle du 18 octobre 1847. (Documents inédits.)

120: Lettre confidentielle du duc de Broglie à M. Guizot, du 12 octobre 1847. (Documents inédits.)

121: Dépêche du duc de Broglie à M. Guizot, du 16 septembre 1847.

122: Lettre du 23 septembre 1847. (Documents inédits.)

123: Il s'agit de la lettre dont j'ai cité plus haut, en note, un passage, et où M. de Broglie rapportait une conversation avec le roi des Belges.

124: Cette lettre est de celles que Mme de Witt a publiées dans son intéressant volume, Lettres de M. Guizot à sa famille et à ses amis.

125: Voir plus haut, t. VI, p. 262, 263.

126: Discours du 5 mai 1847.

127: Lettre du 2 avril 1847. (Bulwer, The Life of Palmerston, t. III, p. 308.)

128: Bulwer, t. III, p. 199, 200.

129: En rapportant ces faits après coup, Bulwer s'étonne des scrupules du peuple espagnol. «C'est un peuple plein de decorum, dit-il. Quelques personnages très considérables et très considérés discutaient gravement s'il y avait lieu de se débarrasser tranquillement du Roi au moyen d'une tasse de café; mais le scandale d'un divorce les choquait.» (Ibid., p. 200.)

130: Sur toutes ces intrigues, voir passim la correspondance de M. Guizot avec ses divers ambassadeurs, et les lettres qu'il recevait du duc de Glucksbierg, chargé d'affaires de France à Madrid. (Documents inédits.) Voir aussi les aveux qui ressortent du récit même de Bulwer. (The Life of Palmerston, t. III, p. 200, 201.)

131: Le duc de Broglie mandait à M. Guizot, le 21 septembre 1847: «Lord John Russell m'a parlé avec découragement de l'Espagne; les attaques contre Bulwer lui sont très sensibles.» Toutefois, notre ambassadeur se rendait compte que, pour voir grandir cette révolte de la conscience anglaise, il fallait à la fois que les menées de Bulwer fussent mises en lumière et que la France s'effaçât. (Lettre du duc de Broglie à son fils, en date du 15 septembre 1847. Documents inédits.)

132: C'était là que demeurait la reine Christine.

133: Lettre du 30 juillet 1847. (Documents inédits.)

134: Lettres de M. Guizot à M. Rossi, du 26 avril et du 3 octobre 1847. (Documents inédits.)

135: Dépêche de M. le duc de Broglie à M. Guizot, du 16 septembre 1847.

136: Lettre particulière de M. Guizot à M. Rossi, du 3 octobre 1847. (Documents inédits.)

137: Lettre particulière de M. Guizot au marquis de Dalmatie, du 4 mars 1847. (Documents inédits.)

138: Correspondance du duc de Glucksbierg, chargé d'affaires de France à Madrid, avec M. Guizot. (Documents inédits.)

139: Lettres de M. Guizot à M. Rossi et au duc de Broglie, en date du 17 octobre 1847. (Documents inédits.)

140: Lettre du duc de Broglie à M. Guizot, en date du 26 octobre 1847. (Documents inédits.)

141: Correspondance du duc de Glucksbierg avec M. Guizot. (Documents inédits.)

142: Documents inédits.

143: Ibid.

144: Ibid.

145: Ibid.

146: Lettre confidentielle du duc de Broglie à M. Guizot, du 5 décembre 1847. (Documents inédits.)

147: Sur les événements de Grèce jusqu'en 1846, voir plus haut, t. VI, ch. IV, § III.

148: Lettre particulière au comte de Flahault. (Documents inédits.)

149: C'était, en effet, le moment où Isabelle mettait violemment ses ministres moderados à la porte, pour les remplacer par les créatures de Bulwer.—Voir la lettre de lord Palmerston à lord Normanby, du 2 avril 1847. (Bulwer, The Life of Palmerston, t. III, p. 308.)

150: M. Guizot mentionnait ces intrigues dans une lettre particulière, écrite le 31 mars 1847, au marquis de Dalmatie, ministre de France à Berlin, et il terminait par ces mots: «Il n'y a pas un de ces détails dont je ne sois positivement sûr.» (Documents inédits.)

151: Lettres particulières de M. Guizot au comte de Flahault, en date du 30 mars 1847, et au marquis de Dalmatie, en date du 31 mars. (Documents inédits.) Les affaires de Grèce étaient de celles sur lesquelles, à cette même époque, M. de Kindworth avait mission de proposer une entente à M. de Metternich. (Mémoires de Metternich, t. VII, p. 389.)

152: Lettre particulière de M. de Flahault à M. Guizot, du 5 avril 1847. (Documents inédits.)

153: Lettre particulière de M. Guizot à M. de Flahault, du 30 mars 1847. (Documents inédits.)

154: Mémoires de M. Guizot, t. VII, p. 370.

155: Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 389, 390.

156: Lettre du 28 septembre 1847. (Documents inédits.)

157: De Londres, le duc de Broglie écrivait, le 2 novembre 1847, à M. Guizot: «Lord Palmerston a dit à M. de Bunsen que le roi Othon serait bientôt détrôné, qu'une révolution se préparait.» (Documents inédits.)

158: Voir plus haut, p. 132.

159: Passim dans La Grèce du roi Othon, Correspondance de M. Thouvenel avec sa famille et ses amis, publiée par L. Thouvenel.

160: Lettre de M. Désages à M. de Jarnac, 30 juillet 1847. (Documents inédits.)

161: La Grèce du roi Othon, etc., p. 160, 161.

162: Le mot se trouve, par exemple, dans une lettre de M. Thouvenel au prince Albert de Broglie, 19 janvier 1848. (La Grèce du roi Othon, etc., p. 164.)

163: Voir plus haut, t. II, ch. XIV, § V.

164: Bulwer, The Life of Palmerston, t. III, p. 290.

165: Voir la conversation du duc de Broglie et de lord Palmerston, rapportée dans une dépêche du duc à M. Guizot, en date du 29 août 1847.

166: Voir plus haut, t. VI, ch. I, § II.

167: Lettre de M. Désages à M. de Jarnac, du 29 août 1846. (Documents inédits.)

168: Bulwer, The Life of Palmerston, t. III, p. 273.

169: Sur ces négociations, j'ai consulté la correspondance confidentielle échangée entre M. Guizot et le duc de Broglie. (Documents inédits.)

170: Lettre du 22 octobre 1847. (Documents inédits.)

171: Lettres du 10 mars et du 19 juin 1847. (Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 330 et 333.)—Il y avait longtemps, d'ailleurs, que le chancelier d'Autriche avait, au sujet de cette année 1847, de fâcheux pressentiments. En 1840, peu après la signature de la convention du 15 juillet, on parlait, dans son salon, des préparatifs militaires de la France et des dangers que courait la paix. «Non, dit le prince, la paix ne sera pas troublée cette fois; tout cela se calmera; mais, en 1847, tout ira au diable!» Cette anecdote fut racontée dans les premiers jours de 1848, par la princesse de Metternich, à M. de Flahault, alors ambassadeur de France à Vienne. (Lettre particulière de M. de Flahault à M. Guizot, en date du 8 janvier 1848. Documents inédits.)

172: Documents inédits.

173: Le Prince Albert, Extraits de l'ouvrage de sir Théodore Martin, par M. Craven, t. I, p. 212.

174: Voir plus haut, t. VI, chap. V, § 9, et chap. VI, §§ 1 et 8.

175: M. de Metternich écrivait, le 19 avril 1847, au comte Apponyi: «Le cabinet français voudrait établir avec nous une entente. Nous n'aimons pas ce terme, fort discrédité aujourd'hui.» (Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 331.)

176: M. Guizot écrivait, le 31 mars 1847, au marquis de Dalmatie, ministre de France en Prusse: «Vous verrez, à Berlin un Allemand que vous connaissez sûrement, de nom au moins, M. Klindworth. Sachez qu'il voyage pour moi. Au fond, il appartient au prince de Metternich. Ce n'est pas une raison pour que je ne m'en serve pas.» (Documents inédits.)

177: Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 388.

178: Voir notamment les lettres de M. de Metternich au comte Apponyi, en date du 19 avril et du 25 mai 1847. (Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 331 à 333.)

179: Lettre et dépêche du 12 et du 19 avril 1847, de M. de Metternich au comte Apponyi. (Mémoires de M. de Metternich, p. 388 à 395.)

180: M. Guizot écrivait au duc de Broglie, le 3 décembre 1847: «Il m'est arrivé une fois d'appeler les dépêches du prince de Metternich un galimatias judicieux. Convenez que sa petite lettre d'aujourd'hui me donne bien raison.» (Documents inédits.)

181: Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 400 et 401.

182: Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 400 à 403.

183: Dans une lettre du 7 novembre 1847, adressée par M. Guizot à M. de Metternich, on trouve cette phrase: «J'ai appris avec grand plaisir que la santé de Votre Altesse était excellente. J'en fais mon compliment à l'Europe.» (Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 405.)

184: Voir plus haut, t. IV, ch. IV, § X.

185: Voir plus haut, t. IV, p. 311; t. V, p. 47; t. VI, p. 268.

186: Mémoires de M. de Metternich, t. VI, p. 634; t. VII, p. 100 à 103 et 127 à 137.—Cf. aussi une conversation de M. de Metternich, rapportée dans une lettre particulière du comte de Flahault à M. Guizot, en date du 21 janvier 1847. (Documents inédits.)

187: Le prince Albert écrivait, à ce propos, au baron Stockmar: «J'ai lu aujourd'hui avec alarme le discours du roi de Prusse, qui, dans ma mauvaise traduction anglaise, produit une impression vraiment étrange. Ceux qui connaissent et qui aiment le Roi le retrouveront là, lui, ses vues et ses sentiments, dans chaque parole, et lui seront reconnaissants de la franchise avec laquelle il s'est exprimé; mais, si je me place au point de vue d'un public froid et mal disposé, je me sens trembler. Quelle confusion d'idées! et quel courage de la part d'un roi, que d'improviser ainsi, dans un pareil moment et aussi longuement, non seulement en touchant aux sujets les plus difficiles et les plus épineux, mais en s'y plongeant d'emblée, en prenant Dieu à témoin, en promettant, menaçant, protestant, etc.!» (Le Prince Albert, Extraits de l'ouvrage de sir Théodore Martin, par M. Craven, t. I, p. 221.)

188: Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 368 à 371, et 377 à 379.

189: Bulwer, The Life of Palmerston, t. III, p. 285.

190: Voir plus haut, t. VI, p. 266.

191: Sur 1840, voir plus haut, t. IV, ch. IV, § X.

192: D'après une lettre de M. de Flahault, M. de Metternich était «persuadé que ces vues d'agrandissement politique et territorial entraient pour beaucoup dans les conseils des hommes d'État qui s'étaient employés le plus activement à déterminer le roi de Prusse à publier sa constitution». (Lettre particulière de M. de Flahault à M. Guizot, du 5 mars 1847. Documents inédits.)

193: Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 378.

194: Documents inédits.

195: Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 371 à 376.

196: Voir plus haut, p. 155.

197: Lettre au comte Apponyi, en date du 12 avril 1847. (Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 389.)

198: Dépêches mentionnées par Hillebrand, Geschichte Frankreichs, 1830-1848, t. II, p. 649, 650.

199: Sur ces précédents, voir plus haut, t. III, ch. II, § III; ch. III, § III; ch. VI, § III.

200: Voir, sur ce point, les renseignements contenus dans les Mémoires de Meyer, publiés à Vienne en 1875, et analysés dans la Revue générale de Bruxelles, mai et octobre 1881.—Voir aussi les Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 115 et 116.

201: Dépêches de M. Guizot à M. de Pontois, des 26 décembre 1844 et 3 mars 1845.

202: Dépêche du même au même, du 3 mars 1845.

203: Voir notamment une dépêche de M. Guizot au marquis de Dalmatie, ministre de France à Berlin, en date du 23 mars 1845.

204: «Vous aurez bien joui, écrivait, le 4 avril 1845, Louis-Philippe au maréchal Soult, de l'échec vigoureux que les corps francs ont essuyé dans leur indigne tentative. L'effet moral en sera grand, et contribuera, j'espère, à désabuser ceux qui croient encore que les révolutionnaires sont toujours les plus forts, et qu'en définitive ils obtiennent toujours la victoire. Nous autres, vétérans de 92, nous savons le contraire; mais on nous prend trop souvent pour des Cassandres.» (Documents inédits.)

205: Dépêches et lettres diverses d'avril, mai et juin 1845.—Cf. Mémoires de M. Guizot, t. VIII, p. 444 à 448, et Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 110 à 121.

206: Dépêches de M. de Metternich au comte Apponyi, en date des 11 et 16 octobre 1846.—Voir aussi une lettre confidentielle du même au même, du 19 octobre, reproduite dans les Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 178.

207: Voir plus haut, t. VI, p. 254 et 264.

208: Voir, par exemple, ce que M. de Metternich devait écrire au baron de Kaisersfeld, son représentant en Suisse, le 1er juillet 1847, et au comte Apponyi, le 3 juillet: «Si l'on ne veut pas éventuellement de l'action, disait-il, il faut éviter la menace.» (Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 459 et 464.)

209: Dépêche de l'envoyé sarde à Paris, M. de Brignole, en date du 22 octobre 1846. (Hillebrand, Geschichte Frankreichs, 1830-1848, t. II, p. 663.)

210: Instructions remises à M. de Bois-le-Comte, février 1847.

211: Voir notamment une dépêche de M. de Bois-le-Comte, du 22 janvier 1847.

212: Depuis janvier 1847, Berne étant «canton directeur», son président particulier devenait de plein droit chef du pouvoir exécutif de la Confédération.

213: Dépêche du 7 juin 1847. (Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 451 à 454.)

214: Dépêche de M. Guizot à M. de Flahault, en date du 25 juin 1847.

215: Mémoires de M. de Metternich, t. VII, p. 457, 458, 464.

216: Ibid., p. 459, 460, 464.—De Paris, on avait donné à entendre à M. de Metternich que l'intervention, impossible à faire ensemble et simultanément, pourrait se faire séparément et successivement: l'Autriche prendrait les devants, et la France suivrait. M. Guizot se flattait que, dans de telles conditions, une action militaire serait plus facilement acceptée par le public français; elle lui paraîtrait destinée moins encore à peser sur la Suisse qu'à faire contrepoids à l'Autriche. Mais c'était précisément cette dernière interprétation que redoutait fort M. de Metternich; il se souvenait de notre expédition d'Ancône, et ne voulait pas nous fournir l'occasion de la recommencer en Suisse. «Nous ne donnerons pas dans ce panneau», écrivait-il au comte Apponyi. (Ibid., p. 335, 461, 462, 465.)