Les loups mangent gloutonnement,

Un loup donc étant de frairie,

Se pressa, dit-on, tellement,

Qu'il en pensa perdre la vie, etc.

[180] La licence du tableau que nous supprimons montre que Deslyons, théologal de Senlis, avoit de justes motifs de chercher à réprimer les désordres auxquels le Phébé donnoit lieu. (Voy. les Discours ecclésiastiques sur le paganisme des rois de la Fève et du Roi-boit; Paris, 1664, et les Traités singuliers et nouveaux contre le paganisme du Roi-boit; Paris, 1670.)

[181] Tallemant auroit dû dire di mille franchi. Il désigne par cette expression de mépris les gentilshommes que le cardinal Mazarin avoit à sa solde, qui lui servoient de gardes, et auxquels il payoit mille francs de gages.

[182] Jean-François de La Guiche, seigneur de Saint-Geran, maréchal de France en 1619, mourut le 2 décembre 1632.

[183] Le maréchal de Saint-Geran épousa, en premières noces, Anne de Tournon, dame de La Palice; il la perdit en 1614.

[184] Marie-Gabrielle de La Guiche épousa, en 1614, Gilbert baron de Chazeron, gouverneur du Bourbonnois.

[185] Remariée avec Timoléon d'Épinay, marquis de Saint-Luc et maréchal de France, au mois de juin 1627, elle mourut le 27 janvier 1632, après une maladie de sept années, dit le Père Anselme.

[186] Elle s'appeloit Suzanne Aux Espaules, dame de Sainte-Marie-du-Mont; elle étoit veuve de Jean, seigneur de Longaunay.

[187] Le comte de Saint-Geran, fils du maréchal, épousa Suzanne de Longaunay, en 1619.

[188] C'étoit en 1640. (T.)

[189] C'est la mère de la comtesse Du Lude; elle est morte jeune. Son mari étoit un homme de qualité d'Anjou. (T.)—Jacqueline de La Guiche épousa, en 1632, le marquis de Bouillé, comte de Créance; elle est morte au mois de janvier 1651.

[190] La comtesse nie cela, et dit seulement qu'on envoya quérir cette femme, comme la plus habile; qu'elle fut fort malade; mais qu'en accouchant il lui prit une faiblesse. (T.)

[191] La comtesse de Saint-Geran dit que Saint-Maixent et madame de Bouillé, étant tous deux mariés, s'étoient donné l'un à l'autre des promesses de mariage. (T.)

[192] La petite-vérole l'a fort gâté. Depuis, sa mère en a eu bien soin; le père est mort endetté, et on a donné son gouvernement de Bourbonnois: cet homme avoit quelquefois quarante pages; c'étoit peu de chose.

[193] Elle dit que si, et qu'on avoit promis vingt mille écus à la Du Puys, laquelle s'est sauvée, de peur d'être pendue. (T.)

[194] Il y a eu deux arrêts du Parlement, l'un du 18 août 1657, et l'autre du 5 juin 1666. La comtesse de Saint-Geran gagna son procès, et Bernard de La Guiche, comte de Saint-Geran, son fils, par arrêt, succéda aux noms et armes de sa maison.

[195] Cette Suite du chapitre des bons mots ne fait pas partie du manuscrit des Mémoires. Elle est tirée d'un autre manuscrit autographe de Tallemant qui appartient à M. Monmerqué. On a choisi les traits les plus remarquables, et les autres ont été négligés. Les saillies de madame Cornuel sont placées à la suite sous une rubrique particulière.

[196] Claude Duval de Coupanville, abbé de La Victoire. (Voyez son Historiette, t. 2, p. 330.)

[197] Voyez l'Historiette de Des Barreaux, t. 3, p. 134.

[198] Gaston de France, duc d'Orléans.

[199] D'autres ont attribué cette repartie à madame Cornuel.

[200] Pierre de Montmaur, professeur de grec au Collége de France, et fameux parasite. Il a été l'objet des satires et des plaisanteries de beaucoup de savants. (Voyez l'Histoire de P. de Montmaur; La Haye, 1715, 2 vol. in-8o.)

[201] Le coadjuteur.

[202] Voyez l'Historiette de cette femme spirituelle, t. 4, p. 72. Ces Reparties sont, comme nous l'avons dit déjà, extraites d'un manuscrit de Tallemant, autre que celui de ses Historiettes, manuscrit également écrit de sa main, mais dans les dernières pages duquel l'écriture est si altérée qu'on doit les croire de sa vieillesse la plus avancée, si même ce ne sont des additions d'un des siens Lui ayant survécu.

[203] Elle disoit aussi de ce M. de Sainte-Foi, que son nom étoit comme celui des Blancs-Manteaux qui sont habillés de noir. (Lettre de madame de Sévigné, du 8 septembre 1680.)

[204] Ménage doit s'entendre ici dans le sens d'économie.

[205] Dans le siècle suivant on a prêté ce mot à madame Geoffrin.

[206] Ce mot a été cité par madame de Sévigné dans la lettre à sa fille, du 7 octobre 1676. Elle place seulement la scène chez Berryer, qu'on assuroit avoir été sergent au Mans.

[207] Le père Brotier rapporte ce mot dans ses Paroles mémorables, p. 85.

[208] Elle étoit femme du lieutenant-général de police.

[209] C'étoit le couvent des filles repenties.

[210] Le comte de Santena se retira à la Trappe, à cette époque-là. (Voyez la lettre de madame de Coulanges à son mari, du 23 juillet 1691, et la Relation de la vie et de la mort du comte de Santena, nommé frère Palémon; Bruxelles, F. Foppens, 1696.)

[211] M. de Fieubet, conseiller d'État, se retira en 1691 aux Camaldules de Gros-Bois, où il mourut en 1694. (Voyez la lettre de madame de Coulanges à madame de Sévigné, du 3 octobre 1694.)

[212] Ce mot fait souvenir de celui de madame de Sévigné à l'occasion des disputes sur la grâce. «Épaississez-moi un peu la religion qui s'évapore toute à force d'être subtilisée.» (Mémoires de Saint-Simon, t. 1, p. 466, édition de 1829.)

[213] Gagnée par le maréchal de Luxembourg, le 3 août 1692.

[214] Ce mot est rapporté par Corbinelli dans le Post-scriptum de la lettre de madame de Sévigné à sa fille, du 17 avril 1676.

[215] C'étoit en 1685, lorsque le chevalier de Chaumont fut envoyé à Siam avec l'abbé de Choisy. (Voyez le Journal du Voyage de Siam, par Choisy; Paris, 1687, in-12.)

[216] Tallemant a francisé le nom de Pallavicini, qui est celui d'une grande maison d'Italie.

[217] Jean-Antoine de Pardaillan de Gondrin. Il avoit épousé sa cousine, Anne-Marie de Saint-Lary, demeurée seule héritière de sa maison, aux noms et armes de laquelle Pardaillan fut substitué.

[218] Ce Termes est un franc Gascon; premièrement il a fait la fausse monnoie à une maison appelée La Motte-Bastille, proche de Choisy-Bellegarde. (T.)

[219] Tourpes est cadet d'Estrées, et Thémines est fils de la maréchale de ce nom. (T.)—Le marquis de Tourpes étoit Jean, comte d'Estrées, qui devint maréchal et vice-amiral de France.

[220] On a vu (t. 4, p. 186) dans l'Historiette de Souscarrière, dit chevalier de Bellegarde, et marquis de Montbrun, que cet intrigant fut reconnu pour être le fils naturel du duc de Bellegarde, et de Michelle ou Léonarde Aubin, ou Aubert. On ne sait pas le nom de la pâtissière, véritable mère du personnage; mais il sembleroit que, pour ne pas la compromettre vis-à-vis de son mari, on auroit non-seulement donné un père à Souscarrière, mais encore une mère, et que cette mère auroit été madame Aubert, celle-là même avec laquelle le duc avoit des relations depuis long-temps. Ce sont des roueries dignes de la Régence.

[221] Ce fait se passa le 10 août 1579. (Journal de Henri III, tome 45, p. 191 de la première série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France.) L'Étoile ne dit pas que la femme de Montsoreau ait aussi été tuée par son mari.

[222] Il s'agit ici d'un relais de chiens de chasse. Donner le relais, c'est lâcher les chiens; ce n'étoit rien moins que de faire courir la meute sur ces pauvres marchands.

[223] Des femmes qui fraudoient les gabelles, qui faisoient la contrebande du sel.

[224] Ce nom est incertain, il faut peut-être lire de Chambas; dans le doute, nous avons écrit ce nom comme il l'est dans la note du Journal de Henri III, au lieu déjà cité.

[225] Le château de Coulommiers, dont il n'existe plus rien, appartenoit au duc de Longueville. Madame de Lafayette a placé dans ce château plusieurs des scènes de son roman de la Princesse de Clèves.

[226] On faisoit un conte de lui quand on marqua les sous avec une fleur de lys pour les faire valoir cinq liards; il dit à une fille: «Eh bien! je vaux cinq sous à cette heure, quoique je ne m'appelle que Quatresous.—Oui, dit-elle; mais il faut auparavant vous donner la fleur de lys.» (T.)

[227] Louise-Marie de Gonzague, qui fut depuis reine de Pologne.

[228] Nicolas L'Hoste, secrétaire de Villeroy, qui, en 1604, disparut en emportant des dépêches. (Voyez les Œconomies royales de Sully, t. 5 de la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, p. 156.)

[229] Isaac Arnauld, seigneur de Corbeville et de La Roche, fut fait intendant des finances en 1605. (Voyez les Mémoires d'Arnauld d'Andilly, dans la deuxième série de la Collection des Mémoires, tome 33, p. 320. Tallemant en a dit un mot plus haut, t. 2, p. 306.)

[230] C'est-à-dire que la voix de La Baroire amena un partage d'opinions, dans le sens opposé à celle du rapporteur. L'affaire étoit, ce cas échéant, présentée à une autre chambre, où le rapporteur soutenoit son avis, tandis que l'avis contraire y étoit défendu par le compartiteur.

[231] Pierre de Broussel, conseiller au Parlement, l'un des plus grands Frondeurs. L'arrestation de Broussel fut la cause des barricades de 1648.

[232] Pierre Van Mol, né à Anvers en 1580, mourut à Paris en 1650. C'est un élève de Rubens.

[233] Pierre Perrin, plus connu sous le nom de l'abbé Perrin, est un de ces mauvais poètes dont Boileau s'est tant moqué; son nom vivra cependant, car il a été le père de l'opéra en France. Il mourut en 1680. On ignoroit, jusqu'à présent, qu'il se fût marié.

[234] Sa maison fut pillée, mais on parvint à la préserver de l'incendie. (Histoire de Louis XIII, par Le Vassor, t. 5, p. 755, édition in-4o; Amsterdam, 1757.)

[235] Un édit rendoit les habitants des paroisses solidaires des paiements de la taille. Le peuple se révolta, et les rebelles prirent le nom de Nu-pieds, pour marquer l'excès de leur misère. Un placard affiché dans la Basse-Normandie appela le peuple aux armes, pour la défense et la franchise de la patrie oppressée des partisans et gabeleurs. Le Parlement de Rouen, soupçonné d'être favorable aux révoltés, fut interdit, et remplacé par une commission présidée par le chancelier Séguier. Une extrême dureté rétablit l'ordre. (Histoire du règne de Louis XIII, par le père Griffet; Paris, 1758, in-4o, tom. 3, p. 248 et suivantes.)

[236] De 1648. (T.)

[237] Ce nom est écrit Ectot, dans le père Anselme. On y voit (t. 5, p. 152) que ce titre étoit celui de Timoléon de Harcourt, second fils du marquis de Beuvron. La terre d'Ectot avoit été apportée dans cette maison par Renée d'Épinay Saint-Luc, fille du maréchal de Saint-Luc.

[238] Ils sont de la maison de Harcourt, une bonne maison de Normandie. (T.)

[239] Anne de Harcourt, morte sans alliance.

[240] Jean-Louis-François de Ris, seigneur de Charleval. On a de lui des poésies agréables éparses dans les Recueils du temps; elles ont été réunies par Saint-Marc, en 1759.

[241] En 1650. (T.)

[242] Il s'étoit battu contre La Feuillade, et l'avoit désarmé. (T.)

[243] Lâches, poltrons. (Dict. de Trévoux.)

[244] Bernard Potier, seigneur de Blérancourt, lieutenant-général de la cavalerie légère de France, marié à Charlotte de Vieux-Pont, dame d'Annebaut, morte en 1646.

[245] René Potier, duc de Tresmes.

[246] Pierre Bergeron, né à Paris.

[247] François Pyrard, voyageur françois. Il publia, en 1611, son Discours du Voyage des François aux Indes orientales, etc., un volume in-8o, dédié à la Reine régente.

[248] Cette édition, beaucoup plus ample, parut en 1615, en deux volumes in-8o.

[249] Vincent Le Blanc naquit à Marseille vers 1553. Il a voyagé pendant quarante-huit ans, et n'a rien publié de son vivant.

[250] Jean de Bethencourt, qui agissoit pour Robert de Braquemont, son beau-frère, découvrit, vers 1402, Lancerote, Fer et Fortavanture, qui font partie des Canaries. Il paroît que Bethencourt tint ces îles en fief de la couronne de Castille. C'est un point fort obscur qui n'a pas été éclairci par l'Histoire de la conquête des Canaries, publiée en 1630 par Galion de Bethencourt. (Voyez les Recherches sur les Voyages et les Découvertes des navigateurs normands, par M. Estancelin; Paris, 1832, p. 17 et 157.)

[251] Blérancourt est situé auprès de Noyon. (Voyez plus haut, tom. 4, p. 55.) Ce beau château a été gravé par Israel Silvestre.

[252] La selle à piquer est une selle propre au manége, dont les battes de devant et de derrière sont plus élevées, afin de tenir le cavalier plus ferme. (Dict. de Trévoux.)

[253] Le Pont-au-Double, derrière l'Hôtel-Dieu de Paris.

[254] Un hamac.

[255] Habert de Montmort.

[256] On lit au manuscrit la variante suivante: «Cousturier, avocat, banquier en cour de Rome, est un corsaire, mais parce qu'il a de la réputation, beaucoup de gens vont à lui; il ne dépense pas trois doubles; il a un million de bien, et il n'a point d'enfants. Il dit qu'il veut avoir la gloire de laisser deux millions, et tous les ans il constitue vingt-cinq mille écus.»

[257] Ce bel hôtel, qui est devenu une brasserie, porte encore le nom de Bretonvilliers. On sait que l'île Saint-Louis s'appeloit alors île Notre-Dame, parce que très-anciennement elle avoit appartenu aux évêques de Paris.

[258] Claude-Jean-Baptiste Lambert de Thorigny, président à la chambre des comptes.

[259] On appelle encore cette maison l'hôtel Lambert. La galerie et les appartements ont été peints par Le Sueur et par Le Brun, qui y ont rivalisé de talent. Beaucoup de chefs-d'œuvre qui l'embellissoient en ont été enlevés, et font aujourd'hui partie de la collection de France. (Voyez la description de cet hôtel dans les Antiquités de Paris de Sauval, t. 2, p. 222.)

[260] On a dit que Boulanger, fils de Boulanger Paranture, y vouloit aussi penser. (T.)

[261] Pierre d'Hozier, né à Marseille en 1592, mort à Paris en 1660.

[262] Voyez l'Historiette de Le Pailleur, au t. 3, p. 237.

[263] Ce ne sont pas les noms. Je les ai oubliés. (T.)

[264] Louis XIII.

[265] Pierre d'Hozier et ses successeurs sont cependant regardés comme des généalogistes consciencieux et sévères. Chérin a marché sur leurs traces; mais depuis La Chesnaye des Bois, que de gens complaisants se sont livrés à l'art héraldique!

[266] Tillières, beau-frère du maréchal de Bassompierre. (T.)

[267] Sarrasin, dans le Dulot vaincu, ou la Défaite des bouts-rimés, suppose, poétiquement, qu'il étoit fils de Le Herty, fou célèbre des Petites-Maisons, chanté par Colletet dans une de ses épigrammes. Voici le passage de Sarrasin:

Quand l'illustre Herty fut privé de la vie,

Dulot, son fils, pressé d'une plus noble envie

Que de veiller oisif proche de ses tisons,

Et borner son empire aux Petites-Maisons,

Tenta de renverser, par ses vers frénétiques,

Le trône glorieux des poèmes antiques, etc.

Voici l'épigramme de Colletet, que nous citons comme l'une des meilleures de son Recueil:

Pour L'Herty, fou sérieux des Petites-Maisons.

J'ai connu de grands personnages,

Je me suis trouvé chez les sages,

Où la philosophie abondoit en raisons;

Mais, ou je sens l'effet de ma raison blessée,

Ou la grande sagesse a quitté le Lycée,

Pour ne plus habiter qu'aux Petites-Maisons.

(Épigrammes de Colletet; Paris, 1653, p. 213.)

[268] Ce cantique est perdu. Il ne paroît pas avoir été imprimé.

[269] Sarrasin fait allusion au costume de Dulot, dans ces vers du second chant:

Soutane avance après: elle est noire, mais belle;

C'est du fameux Dulot la compagne fidelle, etc.

[270] Fosseuse prétend l'être. (T.)

[271] Le pauvre Dulot seroit oublié depuis long-temps, si Sarrasin n'avoit pas composé le Dulot vaincu. (Voyez la note du t. 4, p. 181.)

[272] Ce nom breton devroit s'écrire Kerver.

[273] François Le Coigneux de Bachaumont, conseiller-clerc au Parlement de Paris. Homme d'esprit, il a baptisé la Fronde, en comparant le Parlement aux écoliers qui, s'amusant à fronder dans les fossés de Paris, se séparent dès qu'ils aperçoivent le lieutenant-civil, et se réunissent de nouveau quand il est hors de vue. Bachaumont a eu part au joli Voyage publié sous le nom de Chapelle et le sien.

[274] Il devint fou après et fut amoureux de la Reine. (T.)

[275] On appeloit cadeau un repas qu'on donnoit hors de chez soi, et particulièrement à des dames. (Dict. de Trévoux.) Ce mot vieillissoit déjà, et cependant le Dictionnaire de l'Académie, édition de 1779, le donne encore dans le même sens.

[276] Quand D. Thadée mourut ici, on le montra sur son lit de parade. Le peuple disoit: «Allons voir le prince Perfat.—Voire, disoient les plus habiles, c'est le prince Profez.» (T.)—Thadée Barberin, prince de Palestine, préfet de Rome, mourut à Paris le 24 novembre 1647.

[277] Colletet fils a adressé à Kerver des couplets bachiques qui commencent ainsi:

Ça, cher ami Kerver,

Reprenons la bouteille, etc.

(Voyez les Poésies gaillardes, galantes et amoureuses de ce temps, in-12, sans date, p. 211.)

[278] Godefroi, comte d'Estrades, qui s'est rendu célèbre par ses négociations, fut fait maréchal de France en 1675.

[279] François d'Estrades fut nommé, en 1620, gouverneur du comte de Moret; il le fut ensuite du prince de Vendôme et de MM. de Nemours et d'Aumale.

[280] Cousine-germaine de Tallemant. (Voyez plus haut son article, page 39.)

[281] Madame d'Aiguillon y étoit allée comme parente; elle y avoit mené mademoiselle de Rambouillet, et Angélique étoit parente du marié. (T.)

[282] Le comte d'Estrades épousa, en 1637, Marie de Lallier Du Pin.

[283] Voyez l'Historiette de Des Yveteaux, t. 1, p. 214.

[284] Josias, comte de Rantzaw, maréchal de France, gouverneur de Dunkerque, etc., mourut à Paris, le 4 septembre 1650.

[285] Tallemant a écrit bien distinctement Montesquiou. Il tombe dans une erreur qui doit être rectifiée. La mère du maréchal d'Estrades étoit Suzanne de Secondat, de la famille qui a produit Montesquieu. Le père de Suzanne étoit Jean de Secondat, seigneur de Rocques, conseiller du Roi, trésorier de France, et général de ses finances en Guyenne, trisaïeul de l'auteur de l'Esprit des Lois. (Voyez le P. Anselme, t. 7, p. 600.) La terre de Montesquieu fut acquise par Jean de Secondat, maître-d'hôtel de Jeanne d'Albret, reine de Navarre, moyennant onze mille livres dont cette princesse lui avoit fait don. Henri IV l'érigea en baronie, en faveur de Jacob, fils de Jean, gentilhomme ordinaire de sa chambre.

[286] Antoine-Agésilan de Grossoles, marquis de Flamarens, tué au combat de Saint-Antoine, au mois de juillet 1652. Il avoit épousé Françoise Le Hardy de La Trousse, cousine-germaine de madame de Sévigné.

[287] Chapelain avoit été gouverneur du marquis de La Trousse.

[288] Charles de Montchal. On a de lui des Mémoires publiés en 1718.

[289] Un M. Robert, homme accommodé, en avoit fait de même et encore pis; car, outre tout cela, ses enfants et ses valets mangeoient tous en une même table, et chacun avoit sa portion congrue. (T.)

[290] Moustaches, cheveux qu'on laissoit croître. «Les femmes avoient des moustaches bouclées qui leur pendoient le long des joues jusque sur le sein. On faisoit la guerre aux servantes et aux bourgeoises, quand elles portoient des moustaches comme des demoiselles.» (Dict. de Trévoux.)

[291] On disoit alors lacunes, mais depuis long-temps on dit lagunes.

[292] Le manuscrit de Tallemant offre ici une variante que l'auteur a supprimée: «Saugeon, gentilhomme saintongeois, étoit amoureux et aimé de la sœur d'un de ses voisins avec qui il n'étoit pas bien. Un jour que Saugeon venoit de parler à sa maîtresse, le frère arrive, et sut ce qui s'étoit passé. En colère, il oblige sa sœur à monter en croupe derrière lui, en lui disant qu'il vouloit qu'elle vît châtier son amant en sa présence. Il eut bientôt attrapé Saugeon qui ne savoit pas qu'on courût après lui. Il lui crie de se défendre; Saugeon refuse de se battre; l'autre le presse; il fallut mettre l'épée à la main; il ne pouvoit se sauver, car il n'avoit qu'un bidet, et l'autre étoit monté à l'avantage. Ils se battent; le pauvre Saugeon lui porte un si grand coup qu'il le perce et tue sa maîtresse qui étoit derrière lui. Depuis cela il n'a ri jour de sa vie. Il se maria pourtant quelques années après.»

[293] Cette religieuse étoit madame de Gadagne, supérieure du couvent des Carmélites de Saint-Denis. (Voyez l'Historiette de La Leu, précédemment, p. 48.)

[294] Le petit Grammont étoit frère d'un président au Parlement de Toulouse. Il étoit attaché à la maison de Gaston, duc d'Orléans. (Voyez l'Historiette du petit Grammont, tome 4 de ces Mémoires, p. 363.)

[295] Il y avoit une maison. (T.)

[296] C'est Conrart qui qualifia ainsi Antoine Rambouillet de La Sablière. «Il faisoit, dit Richelet, de si jolis madrigaux, que M. Conrart lui donna, en qualité de secrétaire des Muses, des lettres de grand madrigalier françois.» (Voyez les plus belles Lettres françoises sur toutes sortes de sujets, tirées des meilleurs auteurs, par P. Richelet; Amsterdam, 1737, t. 1, note de la p. 4.)

[297] Cette dame dit quelquefois de bonnes choses: elle alla dire à madame de Longueville que, depuis la bataille de Lépante, il ne s'étoit rien fait de si beau que la bataille de Rocroi. (T.)

[298] Charles Cotin, aumônier du Roi, membre de l'Académie françoise, mort en 1682. Il est beaucoup plus connu par les satires de Boileau que par ses ouvrages, recherchés seulement par quelques curieux.

[299] Paul Scarron, né à Paris vers 1610, mort à Paris en 1660.

[300] Factum, ou Requête, ou tout ce qu'il vous plaira, par Paul Scarron, doyen des malades de France, etc., dans les Œuvres de Scarron; Paris, Bastien, 1786, t. 1, p. 119.

[301] Françoise de Plaix, seconde femme du père de Scarron.

[302] On donne ordinairement une autre cause à la maladie de Scarron. On a dit qu'à la suite d'une mascarade, au Mans, où il étoit chanoine, Scarron, poursuivi par la populace, se jeta dans les eaux glacées de la Sarthe, et qu'il y fut atteint d'une paralysie, dont il n'a jamais guéri. Dans l'Histoire de Scarron et de ses ouvrages, qui est en tête des Œuvres, il est dit qu'une lymphe âcre se jeta sur ses nerfs, et se joua de tout le savoir des médecins. (Voyez les Mémoires de madame de Maintenon, par La Beaumelle; Amsterdam, 1755, t. 1, p. 131.)

[303] Par amitié, tout gueux qu'il étoit, il avoit assisté Céleste de Palaiseau, fille de qualité qui perdit son procès contre Roger, qui lui avoit fait un enfant; il la logea jusqu'à ce qu'elle se fût retirée dans un couvent. (T.)—Segrais dit que Scarron avoit aimé cette demoiselle; elle s'étoit retirée dans le couvent de la Conception, où elle avoit placé les quarante mille livres à elle donnés par le gentilhomme qui l'avoit trompée. Ce couvent fit banqueroute, et Scarron retira chez lui mademoiselle de Palaiseau. (Mémoires anecdotes de Segrais, p. 148, édition de 1723.)

[304] L'abbé Girault étoit le valet-de-chambre et le factotum de Ménage. (Mémoires anecdotes de Segrais, p. 149; Lettre de madame de Sévigné à Ménage, du 1er octobre 1654, et plus haut, t. 4, p. 137 de ces Mémoires.)

[305] La demoiselle de compagnie de madame de La Vergne, mère de madame de Lafayette. Cette dame avoit épousé, en secondes noces, au mois de janvier 1651, le chevalier de Sévigné, oncle du mari de Marie de Rabutin-Chantal. (Muse historique de Loret, t. 2, p. 2.)

[306] Constans d'Aubigné, baron de Surimeau, en Poitou. Il se maria à La Rochelle sans le consentement de son père, au mois de septembre 1608, avec Anne Marchant, veuve de Jean Couraut, baron de Chatelaillon.

[307] D'Aubigné dit, dans ses Mémoires: «Ce misérable........ s'étant d'abord adonné au jeu et à l'ivrognerie à Sedan, où je l'avois envoyé aux Académies, et s'étant ensuite dégoûté de l'étude, acheva de se perdre entièrement dans les musicos d'Hollande, parmi les filles de joie. Ensuite, revenu qu'il fut en France, il se maria sans mon consentement à une malheureuse qu'il a depuis tuée.» (Mémoires de Théodore Agrippa d'Aubigné; Amsterdam, 1731, p. 212.)

[308] Françoise d'Aubigné, femme de Scarron, qui étoit destinée à jouer un si grand rôle sous le nom de Maintenon, naquit dans la prison de Niort, le 27 novembre 1635. Son père s'étoit remarié au mois de décembre 1627, avec Jeanne de Cardillac, fille du gouverneur du château Trompette. Les actes des deux mariages de Constans d'Aubigné, et l'acte de naissance de Françoise d'Aubigné ont été publiés à la suite des Mémoires de Maintenon, édition d'Amsterdam, 1756.

[309] Ce passage se trouve dans l'Épître dédicatoire du Recueil des Œuvres de Scarron, publié en 1645, in-4o. (Cette pièce a été réimprimée dans l'édition Bastien, t. 1, p. 149.) Louis Nublé, avocat distingué, étoit d'Amboise; il mourut à Paris en 1686. Voyez la note sur Nublé, t. 5 de ces Mémoires, p. 56.

[310] C'est-à-dire après l'avoir vue.

[311] On voit par là que l'auteur de l'Histoire de Scarron et de ses ouvrages, réimprimée en tête de l'édition Bastien, a été mal informé quand il a dit que Nublé devint acquéreur de la métairie de Scarron à un prix supérieur à l'estimation. L'action de Nublé n'en est pas moins belle, mais les parents de Scarron en empêchèrent l'effet, en exerçant le droit que leur donnoient les coutumes.

[312] Le brasier étoit un vaisseau de métal, large et plat, dans lequel on mettoit de la braise allumée. (Dict. de Trévoux.)

[313] Ce fait est inexact, outre qu'il seroit invraisemblable. Françoise d'Aubigné n'avoit que son frère pour parent de son nom.

[314] Fouquet, dit La Beaumelle, donna, en 1653, une pension de seize cents livres à Scarron, qui en a remercié son bienfaiteur dans des vers plus délicats qu'à lui semble n'appartenir.