J'irois, par ma constance aux affronts endurci,
Me mettre au rang des saints qu'a célébrés Bussy.
[458] Le Pailleur demeuroit chez elle. (Voyez son article, t. 3 de ces Mémoires, p. 238.)
[459] Il est mort en 1653. (T.)
[460] C'étoit le père de Ninon de Lenclos. (Voyez l'Historiette de Ninon, t. 4 de ces Mémoires, p. 310.)
[461] La couronne fermée, surmontant l'écusson des armes, n'appartient qu'aux souverains et même aux empereurs. C'est seulement depuis Charles VII que nos rois la portent fermée sur leur écusson.
[462] Ces ornements symboliques étoient dans le goût du temps. On en voyoit autrefois un exemple remarquable sur la colonne de Catherine de Médicis, à l'hôtel de Soissons. On y avoit sculpté des couronnes, des fleurs de lys, des cornes d'abondance, des miroirs brisés, des lacs d'amour rompus, des C et des R entrelacés. (Antiquités de Paris de Sauval, t. 2, p. 218.) Ces ornements ont disparu quand on a restauré cette belle colonne, sur laquelle la Halle-au-Blé vient aujourd'hui s'appuyer.
[463] Il a déjà été question de cet abbé de Romilly dans L'Historiette de Sévigny, t. 4. p. 301. Conrart en parle aussi dans ses Mémoires, t. 48, p. 191 de la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France.
[464] Jacques d'Angennes, seigneur de Marville, né en 1606, chambellan de Gaston, duc d'Orléans.
[465] Charles d'Angennes, seigneur de La Loupe.
[466] Mademoiselle étoit fort jolie en sa petite jeunesse. (T).
[467] Elle s'appeloit Françoise de Pommereuil. Leur mariage eut lieu en 1630.
[468] On les appelle ainsi dans le pays. (T.)
[469] Nous avons vu la gravure d'un château de ce nom, situé en Bretagne. Elle est dans un Recueil de vues de châteaux et de plans de bataille conservé à la Bibliothèque de Sainte-Geneviève.
[470] Voyez sur madame de Montglas la note du t. 4, p. 223.
[471] Chevance, signifie les biens d'un homme et tout ce qu'il possède. (Glossaire du droit françois d'Eusèbe de Laurière; Paris, 1704, in 4o.)
[472] Isaac de La Peyrère, né en 1594, mort en 1676. Son livre des Préadamites a fait beaucoup de bruit. Il prétendoit qu'Adam n'étoit le père que des Israélites, et que la terre étoit habitée long-temps avant Adam.
[473] Lozières étoit un conseiller-clerc au Parlement de Paris, qui étoit parent de Tallemant. (Voyez plus haut, même volume, pag. 51.)
[474] L'abbé Tallemant, frère de l'auteur.
[475] Christine de Suède, à son voyage de 1658.
[476] Le surintendant des finances.
[477] Varicarville, ou Valiquerville, étoit un gentilhomme attaché à Gaston d'Orléans, qui entra dans la conspiration ourdie contre le cardinal de Richelieu avec Montrésor, Saint-Ibal et autres. (Voyez la Notice sur Montrésor, à la tête de ses Mémoires, t. 54, p. 221 de la seconde série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France.)
[478] Ce Frontenac étoit le père ou l'aïeul du gouverneur de Quebec, mort en 1699. (Voyez les Mémoires du duc de Saint-Simon, édition de 1829, t. 2, p. 298.)
[479] Quatre-vingt-quatre mille écus. (T.)
[480] Il y a ici de l'obscurité. Le sens de la phrase paroît être celui-ci: Frontenac est mort et a laissé une fille.
[481] Jean Varin, né à Liége en 1604, mourut en 1692.
[482] On commença à fabriquer les louis d'or en 1640, et les louis d'argent en 1641. (Traité historique des Monnoies de France, par Le Blanc; Amsterdam, 1692, in-4o, p. 296 et 297.)
[483] De trois cent mille livres. (T.)
[484] On trouve de grands détails sur cet événement dans une lettre de Guy-Patin du 22 décembre 1651. «Le 30 du mois de novembre passé, il arriva ici une chose bien étrange. M. Varin, qui a fait de si belle monnoie et de si belles médailles, avoit tout fraîchement marié une sienne belle-fille, âgée de vingt-cinq ans, moyennant vingt-cinq mille écus, à un correcteur des comptes, nommé Oulry, fils d'un riche marchand de marée. Il n'y avoit que dix jours qu'elle étoit épousée. On lui apporta un œuf frais pour son déjeûner; elle tira de la pochette de sa jupe une poudre qu'elle mit dans l'œuf, comme on y met d'ordinaire du sel; c'étoit du sublimé qu'elle avala ainsi dans l'œuf, dont elle mourut trois quarts d'heure après sans faire d'autre bruit, sinon qu'elle dit: «Il faut mourir, puisque l'avarice de mon père l'a voulu.» On dit que c'est du mécontentement qu'elle avoit d'avoir épousé un homme boiteux, bossu et écrouelleux. Elle mourut dans le logis de son mari, près des halles, et fut enterrée le lendemain sans grande cérémonie. Les femmes de la halle, qui sont les muettes de Paris, mais qui ne laissent pas de babiller plus que tout le reste du monde, disent que cette pauvre femme est morte vierge et martyre, et que son mari n'a jamais couché avec elle. Elle eut horreur de lui dès le soir de ses noces, en voyant quatre hommes occupés à le déshabiller, et à démonter son corps, comme à vis, et lui ôter une jambe d'acier qu'il avoit, et le reste du corps tout contrefait. Voyant ce bel appareil de noces, elle se mit à pleurer et se retira dans un cabinet, où elle demeura le reste de la nuit. Le lendemain ses parents ayant fait leur possible pour la remettre et la fléchir en quelque façon, sans en avoir rien pu obtenir, le mari, dont la présence étoit fort odieuse à cette nouvelle épouse, monta à cheval et s'en alla à Châlons, pour affaire d'importance, à ce qu'on dit. Néanmoins la vérité est qu'il n'a bougé de Paris, et que sa retraite n'a été que pour cacher l'imperfection de son corps. Enfin elle est morte, etc. (Lettres de Guy-Patin; Rotterdam, 1735, t. 1, p. 190.)
On ne sera sans doute pas fâché de trouver ici le passage dans lequel Loret raconte cet événement à sa manière.
Il faut....... que j'essaye
De vous dire une histoire vraye,
Mais histoire à causer chagrin;
C'est de la fille de Varin,
Lequel Varin, vêtu de soye,
Est officier de la Monnoye,
Et grand fabricateur encor
De louis tant d'argent que d'or.
Cette fille, jeune et jolie,
Par une incroyable folie,
L'autre jour la mort se donna
Dans un œuf qu'elle empoisonna.
On avoit fait le mariage
D'elle avec un certain visage
Qui, n'ayant aucun agrément,
Lui déplaisoit mortellement,
Et devint pour lui si rebelle
Qu'il ne pouvoit obtenir d'elle,
Tant son cœur étoit inhumain,
De seulement baiser sa main.
Or, cette rigueur tyrannique
Le rendit si mélancolique,
Et même on peut dire si fou,
Qu'il s'en alla on ne sait où,
Sans qu'on ait eu depuis nouvelle
De ce pauvre Jean de Nivelle.
Varin sa fille gourmanda,
La gronda, la réprimanda;
Or, soit que cette réprimande
Lui coûtât tristesse trop grande,
Ou que son cœur vînt à sentir
Un juste et cuisant repentir
De n'avoir pas été plus douce,
Le Ciel, qui souvent se courrouce
Quand douceur ni pitié l'on n'a,
Au désespoir l'abandonna,
Et la belle déconfortée,
De monsieur Belzébut tentée,
Par poison finit son destin
Et décéda jeudi matin.
(Loret, Muse historique. Lettre du 3 décembre 1651.)
[485] Paul d'Escoubleau, marquis d'Alluye et de Sourdis, épousa, en 1667, Benigne de Meaux Du Fouilloux, fille d'honneur de la Reine.
[486] Honorée de Glimes, fille de Geoffroi, comte de Grimbergues, veuve d'Albert-Maximilien de Hennin, comte de Bossu, épousa le duc de Guise, en 1641. Ce jeune seigneur s'étoit fait un jeu de cette galanterie, et il demanda la nullité de son mariage afin de pouvoir épouser mademoiselle de Pons. Marigny fait allusion à cette double circonstance dans sa lettre adressée à Gaston, duc d'Orléans, lorsqu'il dit: «Madame de Guise conserve soigneusement toutes les gentillesses de mademoiselle de Grimbergues... Faites trouver à M. de Guise que le roi d'Espagne demeure roi de Naples, et que madame de Guise demeure ce que mademoiselle de Pons ne sauroit l'empêcher d'être.» (Lettres de M. de Marigny; La Haye, Antoine La Faille (Elzevir), 1655, petit in-12, p. 8.)
[487] François de Jussac d'Ambleville, sieur de Saint-Preuil, maréchal de camp, gouverneur d'Arras, etc., décapité à Amiens, le 9 novembre 1641.
[488] Ce fait est consigné dans le Journal de Richelieu, sans que la Du Ryer y soit nommée. On y lit: «Une femme de Paris, qu'on dit avoir été autrefois son hôtesse, monta sur l'échafaud avec un drap mortuaire, dans lequel elle mit le corps et la tête; mais comme on alloit dévaler ledit corps, la tête étant retombée sur l'échafaud, elle la prit et la mit en sa robe; et étant descendue, elle la mit dans ledit drap, avec le corps qu'on mettoit dans un carrosse, etc.» (Journal du cardinal de Richelieu; Amsterdam, Abrah. Wolfgank, deuxième partie, page 187.)
[489] On a vu, dans l'article de madame de Champré (tom. 4, p. 53 et suivantes), que cette dame étoit loin d'être scrupuleuse. L'anecdote qu'on vient de lire étoit placée dans le manuscrit de Tallemant, au chapitre des Contes, naïvetés et bons mots; elle se rattache naturellement à l'Historiette de la Du Ryer.
[490] En 1652. (T.)
[491] François de Montholon, seigneur d'Aubervilliers, avocat au Parlement, garde-des-sceaux de France, par lettres du 6 septembre 1588. Il étoit fils du garde-des-sceaux de Montholon, décédé en 1543. Ce nom est écrit Montelon sur les anciens registres du Parlement.
[492] François de Montholon s'étoit rendu célèbre en 1522 et 1523 par ses plaidoyers pour le connétable Charles de Bourbon, contre Louise de Savoie, mère de François Ier. Ce prince, qui avoit entendu ses plaidoyers sans être vu, le désigna dès-lors pour être son avocat-général, mais il ne le revêtit de ses fonctions qu'en 1532. Pendant le procès du chancelier Poyet, en 1542, Montholon fut nommé garde-des-sceaux.
[493] Jean Cotereau, dans le Père Anselme, est qualifié seigneur de Maintenon, trésorier et surintendant-général des finances de France. Sa fille Isabeau Cotereau épousa, le 13 février 1526, Jacques d'Angennes, seigneur de Rambouillet, capitaine des gardes des rois François Ier, Henri II, François II et Charles IX. Elle apporta en mariage les seigneuries de Maintenon, de Meslay, de Nogent-le-Roi et de Montlouet. (Histoire généalogique de France, t. 2, p. 425.)
[494] Il s'agit ici d'un marquis de Moy; cette branche descendoit des ducs de Mercœur.
[495] Christine de France, fille de Henri IV, duchesse de Savoie.
[496] Claude Joly, alors curé de Saint-Nicolas-des-Champs, à Paris, assista le cardinal Mazarin dans ses derniers moments. Il fut ensuite nommé successivement aux évêchés de Saint-Paul de Léon et d'Agen. On a de lui des prônes estimés. Il mourut à Agen en 1678.
[497] Marie Bonneau, veuve de Jean-Jacques de Beauharnais, seigneur de Miramion. Elle a fondé les filles de la Sainte-Famille, qui, réunies à celles de Sainte-Geneviève, furent appelées Miramionnes. Elle mourut au mois de mars 1696. «Pour madame de Miramion, cette mère de l'Église, écrivoit madame de Sévigné, le 29 mars 1696, ce sera une perte publique.»
[498] Bussy-Rabutin raconte cet événement dans ses Mémoires; il dit qu'il avoit été engagé par le confesseur de madame de Miramion à l'enlever; ce point a été vérifié sur le manuscrit de ces Mémoires qui a été décrit par M. Monmerqué dans sa Notice bibliographique des différentes éditions des lettres de madame de Sévigné; Paris, 1818, t. 1, p. 43. Ce manuscrit est de l'écriture du comte de Langhac, petit-fils de Bussy. Dans les Mémoires imprimés on a fait disparoître les traces du Père de la Mercy.
[499] C'étoit au Mont-Valérien.
[500] Bussy dit positivement qu'il y étoit, accompagné de son frère de Rabutin, et autres gentilshommes. (Voyez les Mémoires de Bussy Rabutin, Amsterdam, 1731, t. 1, p, 160.)
[501] «Nous traversâmes la plaine Saint-Denis, et nous entrâmes dans la forêt de Livry; comme la dame crioit fort, et que je crus que c'étoit la présence de sa belle-mère qui l'obligeoit d'en user ainsi, je fis mettre pied à terre dans le bois à cette belle-mère, et je ne laissai qu'une demoiselle avec la veuve dans le carrosse, et un laquais sur le derrière; mais la dame ne fit pas moins de bruit après cela, et je reconnus alors que je m'étois trompé.» (Ibid., p. 161.)
[502] Au château de Launay, près de Sens. C'étoit une commanderie de Malte que possédoit Hugues de Rabutin, grand-prieur de France, celui à l'occasion duquel madame de Sévigné écrivoit à son cousin, le 28 décembre 1681: «Cela me fait souvenir de ce que vous disoit votre oncle, le grand-prieur de France, en mourant.—Il disoit que j'ai l'attrition.—Il en parloit comme d'une crise.»
[503] Bussy avoit mis le duc d'Enghien dans ses intérêts.
[504] Mademoiselle de Miramion épousa le président de Nesmond. (Voyez les Mémoires de Conrart, deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, t. 48, p. 271.)
[505] Ils appellent cela barato. (T.)
[506] Marie Fagnier, femme de Pierre Dreux, conseiller au Parlement de Rennes, père de Thomas Dreux, dont le fils est devenu grand-maître des cérémonies de France.
[507] Le récit de Tallemant des Réaux, sur la construction de l'hôtel de Sully est confirmé par Jaillot. On y voit qu'un sieur Mesmes Gallet acheta, en 1624, deux maisons, rue Saint-Antoine, pour y construire un hôtel qu'il ne put achever; que sa fortune s'étant dérangée, l'hôtel fut saisi réellement et vendu en novembre 1627, à Jean Habert (de Montmor), sieur Du Mesnil. Cette belle propriété passa ensuite en différentes mains, et elle fut enfin acquise par le duc de Sully, au mois de février 1634. (Recherches sur Paris, par Jaillot, quartier Saint-Antoine, p. 35.) Gallet doit sa triste célébrité à la mention que Regnier en a faite dans sa quatorzième satire:
Gallet a sa raison, et qui croira son dire,
Le hasard, pour le moins, lui promet un empire, etc.
On voit, par ce qui précède, que Gallet perdit sa fortune au jeu; mais ce n'est pas sur un coup de dé, comme M. de Saint-Surin l'avoit pensé, que Gallet perdit le bel hôtel qu'il avoit fait construire. (Voyez le Boileau de Blaise; Paris, 1821, note de la page 186 du tome 1.)
[508] L'amoureux transi.
[509] Elle s'appelle Jeanne, et il y avoit une chanson du Pont-Neuf qui commençoit comme cela. (T.)
[510] Fille de Mouriou. (T.)
[511] Son fils. (T.)
[512] Le prêtre étoit châtré.
[513] Nom de l'île. (T.)
[514] Il avoit soixante ans, et elle cinquante. (T.)
[515] Lanternier, homme qui ne sait pas prendre un parti, que la moindre difficulté arrête. (Dict. de Trévoux.)
[516] Le comte de La Vergne de Guilleragues, ambassadeur à Constantinople, en 1679. Il étoit habile courtisan. C'est à lui que Boileau adresse sa cinquième Épître, qui commence par ces vers:
Esprit né pour la cour et maître en l'art de plaire,
Guilleragues, qui sais et parler et te taire, etc.
[517] L'estocade étoit une longue épée. (Dict. de Trévoux.)
[518] Tallemant nous semble être le premier écrivain qui ait fait connoître cette anecdote. Les biographes de Régnier et de Maynard n'en font nulle mention.
[519] Expression empruntée au jeu de billard, comme on diroit à deux de jeu, sans aucun avantage l'un sur l'autre.
[520] Nouveau étoit surintendant des postes. (Voyez plus haut, tome 4, p. 323, et note 1 de la même page.)
[521] Frérie, ou frairie, bombance.
[522] Poupelin, espèce de gâteau d'une pâtisserie délicate. (Dict. de Trévoux.) Comme on diroit aujourd'hui que ces femmes avoient leur part du gâteau.
[523] Ils étoient dans ce quartier-là. (T.)
[524] Jean-Jacques Bouchard. Il se faisoit appeler de Fontenai de Sainte-Geneviève. Il est mort vers l'année 1640.
[525] Jean de Montreuil, de l'Académie françoise. Il étoit alors à Rome, auprès du marquis de Fontenay-Mareuil, en qualité de secrétaire d'ambassade. Il ne faut pas le confondre avec son frère Mathieu, le poète, que l'on pourroit appeler le madrigalier.
[526] Menteur, affronteur.
[527] Ces pauvres Humoristes se trompent bien. (T.)—Bouchard fait connoître cette circonstance dans l'épître dédicatoire de sa traduction. Notre langue étoit loin alors de ce que nos grands écrivains l'ont faite; mais l'irruption du mauvais goût qui nous envahit chaque jour de plus en plus, pourrait bien lui faire perdre tous les avantages qu'elle avoit conquis.
[528] La première édition des Remarques de Vaugelas sur la langue françoise est de 1647.
[529] L'ouvrage parut sous ce titre: La Conjuration du comte de Fiesque, traduite de l'italien du seigneur Mascardi, par le sieur de Fontenai Sainte-Geneviève, dédiée à monseigneur l'éminentissime cardinal duc de Richelieu, avec un Recueil de vers à la louange de son Éminence Ducale; à Paris, 1639, in-8o. Le volume porte au frontispice les armes du cardinal.
[530] Nicolas-Claude Fabre de Peiresc, conseiller au Parlement de Provence, l'un des hommes qui, au dix-septième siècle, ont fait faire le plus de progrès à la connoissance de l'antiquité et aux sciences naturelles. Il mourut le 24 juin 1637, et sa mort fut pleurée par une foule de savants. Bouchard prononça, à Rome, son éloge en latin, dans l'Académie des Humoristes. Cet hommage funèbre, accompagné de vers et de prose en quarante langues, fut imprimé au Vatican en 1638, sous le titre de Panglossia. La traduction de la Conjuration de Fiesque est précédée de vers en différentes langues, adressée au cardinal de Richelieu, dans lesquels l'éloge de Bouchard, sous le nom de Pyrostome, est fait si fréquemment, que sa vanité dut être satisfaite. Le discours de Bouchard a été réimprimé à la suite de la Vie de Peiresc, écrite en latin par Gassendi; La Haye, 1651, petit in-12.
[531] Cette brouillerie arriva en 1639. (Voyez L'Histoire de Louis XIII, par Le Vassor, t. 5, p. 649 et suivantes, édition in-4o de 1757.)
[532] Il étoit l'Argus de madame de Roquelaure. (T.)
[533] Philippe Collot, célèbre lilhotomiste, mourut en 1656. Son portrait a été gravé par Édelink.
[534] Jean Riolan, médecin célèbre, dont le père, aussi appelé Jean, avoit eu une grande réputation. On doit au fils la création du Jardin-des-Plantes médicinales, qui a pris tant d'accroissement sous le nom de Jardin du Roi.
[535] Charles-Gustave, dixième du nom, monta au trône de Suède, le 16 avril 1654, par l'effet de l'abdication de la reine Christine, sa cousine.
[536] C'est un vieux conte, toujours répété, et qu'on doit mettre au rang des fables. (Voyez la Notice sur Rabelais, dans l'édition variorum donné par M. Éloy Johanneau, p. 14.)
[537] Il sembleroit que rube est là comme contraction de rubigine; autrement seroit-ce une allusion à la couleur des cheveux de Rabelais?
[538] Il s'agit ici d'une fête donnée en France par le cardinal Du Bellay. Rabelais a donné le récit d'une fête magnifique qui eut lieu à Rome chez ce cardinal à l'occasion de la naissance d'un fils de Henri II, qui est mort en bas âge. (Voyez l'édition de Rabelais déjà citée, tome 8, page 377.)
[539] Nous avons déjà dit que Tallemant des Réaux était protestant.
[540] L'hôpital Saint-Louis, commencé sous Henri IV, et achevé sous Louis XIII, étoit destiné aux maladies épidémiques. Dans les temps ordinaires, il servoit de lieu de convalescence aux malades des autres hôpitaux, et si des maux contagieux venoient à se déclarer, on le consacroit uniquement à recevoir les gens qui en étoient atteints. (Recherches sur Paris, par Jaillot, t. 2, quartier Saint-Martin-des-Champs, page 35.)
[541] Ce lieutenant-criminel et sa femme furent assassinés dans leur maison, sur le quai des Orfèvres, le 24 août 1665, par les deux frères Touchet qui furent rompus vifs le 27 du même mois. Boileau, dans sa dixième satire, a immortalisé leur excessive avarice. Ce passage des Mémoires de Tallemant a été écrit vers l'année 1666; il a été ajouté par l'auteur à la marge de son manuscrit.
[542] Ce nom est incertain.
[543] A Vitry-le-François. (T.)
[544] Bonne Fayet, femme de Jean-Jacques de Barillon, président au Parlement de Paris.
[545] Brayer, bandage de fer. Il signifie ici le cadenas de jalousie.
[546] Académie; le manége où la jeunesse fait son cours d'équitation.
[547] Mademoiselle Justel. (T.)