[174] Abrégé d’astronomie théorique et pratique, par M. Delambre, p. 335.

[175] Et cela d’après Bérose, puisque le Syncelle remarque, p. 16, que Polyhistor copie ou suit habituellement Bérose.

[176] Nabo-kol-asar s’explique bien, prophète tout victorieux, ou vainqueur de tout. Dans Nabo-kadn-asar, le mot kadn doit être le syriaque gad, signifiant la fortune. Aussi les Arabes ont-ils rendu ce mot par bakt-nasar, vainqueur fortuné. Kadn pourrait être aussi le mot arabe gadd-an, multum.

[177] Jérém. chap. 25, v. I; chap. 36, v. i, et chap. 46.

[178] Hérod., lib. II, nos 158 et 159.

[179] Le livre de Jérémie, chap. 46, écrit aussi Magdoul; mais celui des Rois est plus correct lorsqu’il écrit Magdou ou Mageddo, attendu qu’il est contre toute vraisemblance que Josias soit allé combattre à Magdol qui est près de Peluse en Égypte; tandis qu’il est naturel qu’il se soit opposé à Nékos, près de Mageddo, ville de Palestine, d’où il fut ramené mourant à Jérusalem.

[180] En la 4e de Ihouaqim, 1re de Nabukodonosor, Jérémie, chap. 46.

[181] Joseph., cont. App., lib. I, § XIX.

[182] Reg. II, chap. 24, v. 5.

[183] Ces déprédations datent de 601, qui est la 7e année de Ihouaqim. Josèphe est donc en erreur palpable, lorsqu’il dit qu’en l’an 8 de ce prince (l’an 600), Nabukodonosor vint avec une grande armée lui imposer tribut. Josèphe a mal à propos fait partir de là les 3 ans de ce tribut.

[184] Prépar. Évang. d’Eus., liv. IX, chap. 39.

[185] Voyez Desvignolles, tom. II, chap. I du liv. IV.

[186] Josèph., contr. App., lib. I, § xxi.

[187] Ibid. § XVII.

[188] Voyez Desvignolles, liv. IV, chap. I.

[189] Voyez Hérod., lib. II, chap. 44.

[190] Just., liv. XVIII, chapitre 3. Il attribue aux Philistins d’Ascalon la prise de Sidon, qui occasiona la fondation de Tyr; et la plus grande puissance des Philistins fut au temps des juges.

[191] Josué, chap. 9, v. 27. «Et Josué accorda aux Gabaonites d’être les coupeurs de bois et les porteurs d’eau habituels à l’Autel-de-Dieu, jusqu’à ce jour..... Ibid., chap. 6, v. 25: Et les descendants de la courtisane Rahab ont vécu au milieu du peuple (d’Israël) jusqu’à ce jour...» On trouve jusqu’à 10 faits cités avec cette expression jusqu’à ce jour, qui désigne une durée déjà prolongée depuis l’origine. Les Gabaonites paraissent avoir joui jusqu’à Salomon de leur privilège, qui ne fut troublé que par Saül. Ainsi la rédaction du livre de Josué prend une grande latitude.

[192] Si l’on voulait en croire les Juifs, ces guerres opiniâtres et meurtrières que leur firent pendant un siècle et demi les rois de Ninive et de Babylone n’avaient d’autre motif que la colère du dieu d’Abraham contre le culte des idoles pratiqué par sa race. Mais pour peu que l’on réfléchisse sur l’état politique et civil de ces temps reculés, il est facile de voir que la richesse territoriale et commerciale des Juifs et des Phéniciens fut le véritable motif des guerres que leur firent les rois de l’Euphrate et du Tigre, jaloux d’ailleurs du commerce que les Tyriens et les Palestins faisaient par la mer Rouge dans le golfe Persique, où ils causaient une dérivation des richesses, qui sans cela seraient remontées à Babylone et à Ninive.

[193] Hérodote, lib. II, depuis le n° 158 jusqu’au 169e.

[194] Voyez Jérémie, chap. 42, 43, 44. Le chap. 52, v. 30, indique cette fuite l’an 22 de Nabukodonosor (l’an 583). L’année suivante (582), son général Nabusardan vint faire un enlèvement de Juifs pour châtiment.

[195] Voyez Larcher, Kanon chronologique, année 750, p. 670.

[196] Strab. liv. XV, p. 687; Josèph., contr. App., liv. I, § XX; Eusèbe, Prœp. evang., lib. IX.

[197] Eber, peuple ou pays d’au-delà le désert ou la mer. Hybernia, l’Irlande a la même origine. Il est assez singulier que les mots germanique et anglais uber et over aient le même sens.

[198] Sall. Bell. jugurth, chap. 18.

[199] Voyez Catalogo de las lenguas, tratado 3°, sect. 1, chap. 4, art. 1°, n° 567, par Hervaz, qui, dans tout son ouvrage, fait un étrange usage d’une vaste érudition et de la riche collection des vocabulaires qu’il a eus en main.

[200] Reg., liv. II, chap. dern., v. 27.

[201] Ce même fait est répété mot pour mot dans le dernier chapitre de Jérémie, dont la fin est littéralement la même que celle du dernier chapitre des Rois..... Mais est-il naturel, est-il croyable que Jérémie, qui commença dès l’an 626 un rôle politique et religieux comportant un âge de 25 ans au moins; que Jérémie, né vers l’an 651, ait encore écrit en 561, à l’âge de 90 ans? N’est-il pas évident que de très-anciens copistes se sont permis d’ajouter ces versets, et même une partie de ce chapitre? et alors où est pour nous la preuve que les deux précédents, les 50 et 51e, n’ont pas été ajoutés, quand leur contenu, plein d’allusions à la prise de Babylone par Kyrus, est bien autrement inconciliable avec la vie de Jérémie? où sont nos garants de l’autographie des manuscrits de Jérémie?

[202] Berosus in Joseph. contr. App., lib. I, § XX.

[203] Dans un fragment cité par Eusèbe (Prœp. evang., lib. IX, cap. 41), Mégasthènes offre les mêmes faits; mais les noms sont très-altérés.

[204] Hérod., lib. I, § CXCI, et liv. III, § CL et suiv.

[205] Diog. Laert., Vita Platonis, tom. I, liv. III, pag. 185; et notes de Ménage, tom. II, pag. 152, n° 34. Voyez aussi Dacier, Vie de Platon, tom. I, p. 107 à III.

[206] Athénée, liv. XI.

[207] Aulugel. Noctes atticæ, lib. XIV, chap. 3.

[208] Cicero ad Quintum fratrem, epistola Iª. Cyrus ille a Xenophonte, non ad historiœ fidem scriptus, sed ad effigiem justi imperii.

[209] Voyez sa dissertation, Mémoires de l’Académie des inscript., tome III, pag. 58.

[210] Pétau fait exception; Fréret a varié.

[211] Daniel, chap. I.

[212] Daniel, chap. I, v. dernier.

[213] Le songe d’Astyag, dans Hérodote, offre les mêmes circonstances.

[214] A dater de Kyrus (Smerdis est omis).

[215] Asiatick Researches, tom. VIII, Mém. n° 6.

[216] Hieronym., Comment. in Daniel, tome III, page 1071.

[217] 170 ans avant notre ère.

[218] Entre autres le mot symphonie. Voyez, à ce sujet, Michaelis, Dissertation sur le style du livre de Daniel.

[219] On peut remarquer que tous les apocryphes juifs sont postérieurs au siècle d’Alexandre, et qu’ils ont dû leur origine à la connaissance imparfaite que les Juifs prirent de la littérature grecque, à une époque où le bon goût fut altéré par le malheur des guerres.

[220] Lib. I, fin du § CXCI, et § CLXXXVII.

[221] Herod., lib III, in fine.

[222] Josèphe, Antiq. jud., lib., IX, chap. 6.

[223] Voyez Petau, Uranolog., p. 312 et 313.

[224] Sancti Hieronym., Comment. in Daniel, tome III, pag. 1110.

[225] Ce livre, comme celui de Suzanne, a été classé au rang des apocryphes dès le temps de saint Jérôme. Quant à Daniel, nous ajouterons la remarque qu’entre le style et les images de plusieurs de ses chapitres et de ceux de l’Apocalypse, il y a une analogie qui indique, 1° un rapprochement dans le temps de composition; 2° une identité de source religieuse et mythologique, qui, pour ces deux livres, est la théologie persane et mithriaque.

[226] Eusèbe, Prépar. évang., liv. IX.

[227] Voyez son livre intitulé Canon ægyptiacus, l’un des plus érudits, mais aussi l’un des plus mal fabriqués de l’école moderne: tout y est pétition de principes, jugement sans discussion, décision sans preuves, rapprochement sans analogie, et digression sans motifs.

[228] On ne voit pas sans quelque surprise le nom de ce nouveau roi cité par Hérodote en son second livre, § CXI..... Ce n’est pas que cet historien, alors âgé de 71 ans, n’ait pu le connaître; mais outre que le passage cité a l’air d’une note rapportée, il porte une erreur chronologique incompatible avec les idées de l’auteur, en ce qu’il suppose un laps de 700 années entre le règne d’Amyrtée et celui d’Anysis, que précéda l’Éthiopien Sabako. Or, nous verrons que, dans le plan d’Hérodote, Sabako n’a pu précéder l’an 750, ou tout au plus l’an 780 avant N. E., et de là au règne d’Amyrtée (en 413) il n’y a que trois siècles et demi. Aussi les savants critiques regardent-ils comme interpolé ce passage qui d’abord n’était point dans les manuscrits au § CXL. Il a plu à Larcher d’altérer encore ce texte et de substituer de son chef le nombre 500 à celui de 700 que portent les manuscrits.

[229] Hérodote, Strabon, Pline, etc., nous apprennent que faute de bois, les naturels n’avaient pour embarcations que des pirogues ou de palmier ou de roseaux tressés recouvertes de peaux goudronnées.

[230] Hist. natur., lib. VI, pag. 343, Hardouin.

[231] Strabo, lib. XVII, p. 790, Casaubon.

[232] Voyez tome IV, p. 468.

[233] Diod. Sicul. lib. I.

[234] Le son du th grec est sifflant comme l’s.

[235] Diodore semble indiquer cette durée pour celle d’Europe seulement. Celle d’Éthiopie n’a pu durer 3 ans.

[236] Strabo, lib. XIV, p. 686.

[237] Cedreni hist. compendium, p. 20.

[238] Lib. XXXIII.

[239] Argonauticon, lib. V.

................................. Ut prima Sesostris
Intulerit rex bella Getis, ut clade suorum
Territus hos Thebas patriumque reducat ad amuem,
Phasidis bos imponat agris Colchosque vocari
Jubeat.................

[240] Strabo, lib. I, p. 38. Aristote, Meteorol., lib. I, cap. 14, pag. 548. Pline, lib. VI, cap. 29.

[241] Le sens étant continu ici, l’on doit conclure que ce fut en la même ville qu’il éleva ces obélisques, les mêmes que Germanicus y trouva, comme nous le verrons.

[242] Les journaux du temps auront bien loué ce trait d’humanité: nous qui calculons que les prisonniers de Sésostris furent le prix du sang et des trésors de l’Égypte, nous pensons que ces travaux coûtèrent à la nation vingt fois, plus que s’ils eussent été faits directement par ses mains, sous un régime de paix. De tout temps l’hypocrisie et la fausse logique ont été l’apanage de la tyrannie.

[243] Voyez le tableau de la Chronologie d’Hérodote, à la fin de ce volume.

[244] Diodor., lib. I, p. 72.

[245] Tacite, Annal., lib. VI, § XXVIII, parlant de la durée des périodes dont la fin amenait l’apparition du Phénix (oiseau fabuleux), dit: «L’opinion varie sur le nombre des années: celui de 500 ans est le plus répandu; celui de 1,461 est affirmé par quelques auteurs qui disent que les Phénix ont paru d’abord sous Sésostris (quelques manuscrits lisent Sesosis), puis au temps d’Amasis; enfin sous le troisième Ptolomée (d’Égypte). Mais l’antiquité est ténébreuse: entre ce Ptolomée (Évergète) et Tibère, il y a eu un peu moins de 250 ans; d’où l’on conclut que ces oiseaux sont une fable.»

Nous ajoutons qu’entre Amasis en 570 et Ptolomée en 247, il y a 323 ans, entre Amasis et Mœris 780; ainsi tout est discordant.

Le traducteur d’Hérodote s’est cru plus heureux et mieux instruit, lorsque d’un passage inédit de Théon il a conclu que Sésostris avait commencé de régner juste en 1365. Nous avons consulté sur ce même passage MM. Peyrard et Halma, savants hellénistes et géomètres, à qui nous devons la traduction d’Euclide et de Ptolomée: leur réponse par écrit nous assure que le texte de Théon diffère matériellement du sens que lui donne Larcher. Théon dit: «Si nous voulons trouver le lever de la canicule l’an 100e de Dioclétien, prenons les 1,605 années accumulées depuis Ménophrès (roi égyptien) jusqu’à la fin d’Auguste; ajoutons-leur les 100 ans écoulés depuis le commencement de Dioclétien, et nous aurons 1,705 ans.»

Tout ce qu’on peut voir ici est que sous Ménophrès, roi égyptien, il y eut une observation précise du lever en question, qui servit de base aux calculs, et que ce Ménophrès vécut 1,605 ans avant la mort d’Auguste. Larcher veut que la fin d’Auguste soit la fin de son ère: il place de son autorité la fin de cette ère à l’an 328 de J.-C.; il dit qu’en ajoutant ce nombre à celui de 1,605, cela donne l’an 1323 avant J.-C., 33e année de Sésostris. Il nous est impossible de voir comment cela se fait. De plus, il prétend que Mên-Ophrès signifie un Pharaon, qui ne peut être que Sésostris, et il ajoute que mên est une particule ajoutée par les Grecs, euphoniœ gratiâ. (Voyez Traduct. d’Hérodote, tome II, seconde édition, page 556.) Nous avouons que tout cela est au-dessus de notre portée.

[246] L’érudit Larcher prétend avoir prouvé de fait et de droit, que chez les anciens Grecs on ne se mariait qu’à 33 ans. Si le lecteur prend la peine de lire notre note à la fin de ce volume, il se convaincra que jamais on n’a plus abusé de la permission de citer.

[247] Voyez Fl. Josèphe contr. Appion., lib. I, § XIV; et le Syncelle, pag. 40, 52, 53, etc.

[248] L’examen minutieux de ces altérations ne mènerait à rien: il nous suffit d’observer que jusque dans les additions énoncées par le compilateur, son total ne cadre point avec les sommes partielles qu’il donne. Par exemple, les règnes de la 18e dynastie rendent 259, et le Syncelle accuse 263: Ceux de la 1re, 263, le Syncelle, 253. La 5e, 218, le Syncelle, 248, etc. En plusieurs dynasties il y a, tantôt des omissions de règne, tantôt des lacunes de noms; dans une occasion, à la dynastie 18, le Syncelle nous avertit qu’Africanus voyant que ses calculs n’amenaient pas Moïse au temps du roi Amosis (comme l’exigeait l’opinion dominante), il a supprimé 110 ans à un patriarche, pour opérer le synchronisme requis.

[249] § XXVI, contr. Appion, lib. I.

[250] Contr. Appion, lib. I, § XXVI.

[251] Hist. nat. lib. VI, p. 343 édit. de Hardouin.

[252] Eusèbe, qui suit cet auteur, compte 2024; et Larcher, 2107.

[253] Nous ne parlons point de la liste d’Eusèbe, parce qu’il ne paraît pas que cet auteur ait connu Manéthon autrement que par l’entremise d’Africanus.

[254] Cedren. histor. compendium, pag. 20.

[255] Voyez les passages d’Esdras cités en notre Ier volume des Recherches sur l’histoire ancienne, p. 441, et en celui-ci, page 134.

[256] Syncelle, pages 52, 53.

[257] Selon quelques auteurs, tels que Pline, Diodore, l’Égypte aurait eu jusqu’à 10,000,000 d’habitants; mais c’est beaucoup, à moins d’y joindre des dépendances au-delà des cataractes et dans les oasis.

[258] Athoris dans l’Eusèbe du Syncelle, Acherre I dans Africanus: la lettre égyptienne a pu embarrasser les Grecs qui n’auront pas eu son identique.

[259] Il est bien possible aussi que le commerce d’Ophir, qui fleurit vers cette époque, y ait contribué.

[260] Quelques savants modernes veulent trouver ici la fondation de Tanis, et ils s’appuient d’un passage du 72e psaume, qui désigne cette ville comme le centre d’habitation des Hébreux; mais ce psaume 72 n’est point une autorité suffisante, attendu qu’il est l’ouvrage du lévite Saphan, après la captivité de Babylone: cela indique plutôt comme déjà existante, cette confusion des Hébreux avec les Pasteurs, que nous retrouvons dans la version des docteurs juifs, comme dans Josèphe.

[261] Shât signifie en copte comme en arabe canal, une rivière.

[262] Josèphe, lib. I, contre Appion, § XXVI.

[263] Exod., chap. 12.

[264] Recherches nouvelles, tome I, pag. 163 et suivantes.

[265] Voyez Recherches nouvelles, etc. tome I, chap. 3.

[266] Ici se présente un rapprochement singulier: Eusèbe, en son Chronicon (par Scaliger) dit en une année (qui correspond à l’an 1575 avant J.-C.) «que des Éthiopiens venus du fleuve Indus, campèrent et s’établirent près de l’Égypte». «Les Juifs, de leur propre aveu, étant de race chaldéenne (branche des Arabes noirs), il s’ensuit qu’ils sont de vrais Éthiopiens. Quant au fleuve Indus ou Noir, ce nom a été donné à plusieurs fleuves: en outre, Mégasthènes, parlant des Juifs, dit qu’ils furent une tribu ou secte indienne appelée Kalani, et que leur théologie se rapproche beaucoup de celle des Indiens. Devrait-on lire Kaldœi au lieu de Kalani? Josèphe n’en fait pas la remarque. En résultat, ceci nous indique toujours une tribu d’Arabes Éthiopiens.

[267] Eusèbe, Prœp. evang., lib. IX.

[268] Recherches nouvelles, tome I, p. 278.

[269] Hécatée, ancien auteur, nous donne encore une autre version, en disant «que beaucoup d’Égyptiens rapportent à Dieu même l’origine du peuple juif, en ce qu’alors il y avait en Égypte plusieurs races d’étrangers qui chacune observaient des rites particuliers et divers de sacrifices, et comme il arriva que plusieurs Égyptiens quittèrent le culte national, le gouvernement crut nécessaire d’éloigner ces étrangers: les premiers et les plus importants allèrent en Grèce sous la conduite de Dareau et de Cadmus; les autres allèrent en Judée».

[270] Tacite dit que ce fut à l’occasion d’une contagion (tabe ortâ), et sur l’ordre d’un oracle: il ajoute que ce fut sous le roi Bocchoris; mais le seul de ce nom que présentent les listes avant Sabako, ne peut convenir, et ceci indique que Tacite a consulté d’autres auteurs que Manéthon.

[271] Lib. I, page 18, édition de Wesseling.

[272] Voyez page 52 et suivantes.

[273] Diodore prouve qu’il a puisé à de bonnes sources, quand il dit que selon plusieurs historiens, les prétendues 100 portes n’ont été que de grands vestibules de temples ou de palais. C’est précisément l’équivoque du mot arabe bâb, porte et vestibule, désignant figurativement un palais. Tout son récit sur Thèbes est du plus grand intérêt, à suivre sur les plans de cette ville par les savants français.

[274] Sésos-tris paraît se composer de Sésoos, qui ne diffère point de Sethos prononce à la grecque.

[275] Diodore, édition de Wesseling, lib. I, p. 79.

[276] Diodore, pag. 78, n° 68.

[277] Diodore, lib. I, page 76, n° 66.

[278] Ibid., édit. de Wesseling, p. 72, 73, 74.

[279] Ce doit être lui dont le père Gnephactus maudit la mémoire de Menas.

[280] On a lieu de croire que ce fut ce Ramessès qui força les Hébreux de bâtir les villes de Ramessès et de Phitom, autre analogie.

[281] Diod. sicul., lib. I, p. 57.

[282] Après tant de siècles de réunion ils en diffèrent encore.

[283] Tacite, Annal., lib. II, année 772.

[284] Remarquez bien que sur ce monument autographe, il n’est pas donné le plus léger indice des puissantes cités de Ninive et de Babylone.

[285] Le texte dit 200 chars par chacune des 100 portes; et nous voyons dans les monuments que chaque char n’a qu’un cheval.

[286] Ammien Marcell., lib. XVII, pag. 90, de Bello Persico. Diodore, lib. IV, p. 263, W. parlant des exploits d’Hercule, dit «qu’il bâtit en Libye une ville appelée Hécatompyle (du nombre de ces 100 portes), laquelle a fleuri pendant une longue série de siècles, jusqu’à ce que les Carthaginois ayant dirigé contre elle une armée commandée par d’habiles généraux, réussirent à s’en emparer.» Les auteurs de la description de Thèbes qui nient le fait, veulent que Diodore ait récité une fable et qu’Ammien l’ait répétée: mais il est clair qu’Ammien a puisé à une autre source, et probablement dans les livres de Juba, la circonstance de temps qu’il désigne.

[287] Josèphe, lib. IX, chap. 2, place Nahum vers le temps de Manahem (778), et le livre des Rois place Jonas sous le règne de Jéroboam II, mort en 780. Il paraît que vers cette époque il y eut un moment de grave danger pour Ninive, peut-être de la part des Kimmériens, dont Strabo, lib. III, page 222, place une terrible incursion au temps d’Homère, par conséquent vers l’an 700 à 800: cette secousse semble avoir réveillé de leur indolence les rois de Ninive, qui depuis Phul, alors mis en scène, se montrèrent tous actifs.

[288] Les traducteurs divaguent sur le texte de ce mot, qui hors ce sens n’en a aucun.

[289] Voyez Marsham, et mieux encore Desvignoles, tom. II, pag. 736 et suiv.

[290] Diod. sicul. pag. 101, W.

[291] C’est-à-dire un mètre; or le mètre est juste l’élément du stade égyptien que nous avons vu employé pour la pyramide de Bélus, 3190 ans avant J.-C. Voyez ci-devant page 174.

[292] Bailly, Astronomie ancienne, pag. 403.