Au lecteur
Table des Matières
ESSAIS DE MONTAIGNE
Cet ouvrage se compose de quatre volumes, comprenant:
1er VOLUME.—Avertissement, table générale des chapitres, texte et traduction
du commencement au chapitre 6 inclus du livre II.
2e VOLUME.—Texte et traduction du chapitre 7 inclus du livre II au
chapitre 35 inclus de ce même livre.
3e VOLUME.—Texte et traduction du chapitre 36 du livre II jusqu'à la fin.
4e VOLUME *.—Notice sur Montaigne, etc.; sommaire des Essais, variantes,
notes, lexique, etc.
ILLUSTRATIONS:
1er vol.—Portrait de l'auteur, armoiries et signature.
2e vol.—Plan du domaine et perspective du manoir de Montaigne.
3e vol.—Vue de la tour de Montaigne et plan des étages.
4e vol.—Fac-similé d'une page du manuscrit de Bordeaux.
Voir sur ces illustrations, la notice insérée à cet effet au quatrième
volume, en tête des Notes.
* Ce volume, indépendant des autres, est susceptible par sa contexture
d'être aisément utilisé avec n'importe quelle édition des Essais
ancienne ou moderne, moyennant un simple tableau de concordance de
pagination facile à établir soi-même.
AVERTISSEMENT.
La présente édition des Essais de Montaigne (self-édition)
comprend: le texte original de cet ouvrage d'après l'édition de 1595
et sa traduction en langage de nos jours, avec sommaires intercalés;
un ensemble de ces mêmes sommaires, les citations classées par ordre
alphabétique, de très nombreuses notes hors texte inédites et autres;
un glossaire; un lexique des noms propres, avec index analytique des
principales matières, etc.; enfin, une notice sur l'auteur et sur son
œuvre.
Montaigne se distingue entre tous par le sujet qu'il traite et la
forme simple et humoristique qu'il y emploie: «Il a cela pour lui,
dit Pascal, qu'un homme bête ne le comprendra jamais»; de son côté,
Laboulaye le tient «comme le seul moraliste qu'on lise avec plaisir,
quand on n'a plus quarante ans»; et il ajoute: «On peut ouvrir les
Essais au hasard, toute page en est sérieuse et donne à réfléchir.»
Son sujet, c'est l'homme, qu'il étudie dans sa réalité, avec ses
besoins, ses passions et les conditions en lesquelles il se trouve pour
y satisfaire; et, pour plus de vérité, c'est lui-même qu'il analyse.
Mais s'il parle de lui, c'est de manière à nous occuper de nous; et
qui le lit, s'y reconnaît aujourd'hui comme il y a trois siècles, au
temps où l'auteur écrivait, parce que ce qu'il a peint, ce n'est pas la
société humaine qui, elle, change constamment, mais l'homme lui-même
lequel, pour si «ondoyant et divers» qu'il soit, au fond demeure
toujours le même.
Certainement Montaigne a vieilli; il émet bien des assertions qui,
avec le progrès des mœurs, le développement des sciences, les
idées nouvelles, les événements accomplis, ne sont plus exactes; sa
lecture n'en demeure pas moins intéressante et profitable, parce que
ces assertions, accompagnées d'observations sur la nature humaine, qui
sont et seront toujours vraies, présentées d'une manière saisissante,
éveillent en nous un retour inconscient sur nous-mêmes; l'humanité
peut continuer à progresser, les Essais seront toujours d'actualité;
et à qui, en ce siècle essentiellement utilitaire, demanderait à
quoi aujourd'hui peut encore servir cette lecture, on peut, en toute
assurance, répondre que nulle n'est plus propre à nous garder d'une
présomption exagérée, à nous inspirer de l'indulgence pour autrui, nous
maintenir en possession de nous-mêmes, amener en nous la résignation
contre la souffrance ou la mauvaise fortune, et, quoi qu'il advienne,
faire le calme en nos âmes.
Mais il n'en est pas de même de la langue que parle leur auteur; plus
on s'éloigne de l'époque où il écrivait, moins elle demeure facilement
intelligible, en raison des mots et des tournures de phrase hors
d'usage qui s'y rencontrent parfois en grand nombre, surtout quand il
disserte, II au lieu de raconter. Déjà, en 1790, un de ses éditeurs
disait, sans cependant le réaliser, «qu'il fallait mettre les Essais
à la portée de ceux auxquels manque le loisir de les déchiffrer». Ce
qui était déjà vrai alors, l'est plus encore maintenant, où moins de
gens qu'autrefois sont inoccupés, où les occupations de chacun se
sont multipliées, et où le nombre de ceux qui s'adonnent aux études
littéraires va diminuant constamment. C'est en raison de cet état de
choses que la présente édition a été entreprise; son but est de faire
que la lecture de cet ouvrage, si foncièrement profitable à quiconque
vit ou a vécu tant soit peu de la vie agitée de ce monde, devienne
aussi facile et intéressante aujourd'hui pour tous qu'elle l'était
autrefois pour quelques-uns.
Les érudits y trouveront, conforme à l'édition de 1595, d'Abel
Langelier, la meilleure qui ait été publiée, un texte auquel ils
pourront s'en tenir. S'ils veulent pousser plus loin, les relevés des
variantes de l'exemplaire manuscrit de Bordeaux et de l'édition de
1588 satisferont leur légitime désir, en même temps que la table des
citations leur donnera possibilité de se reporter aisément à telle
édition que ce soit. De plus, les sommaires placés en regard aideront
leurs recherches et même leurs lectures, en précisant l'idée que le
texte développe, aidant ainsi à sa compréhension, parfois difficile
dans tout ouvrage philosophique, et même dans Montaigne, si peu
semblable qu'il soit à cet égard à tous autres qui se sont occupés de
ces questions.—Dans les passages les laissant indécis, ils auront
encore la ressource de consulter la traduction en langage de nos jours
qui accompagne le texte original; ils y trouveront une interprétation
qu'ils seront toujours libres de ne pas accepter et même de critiquer.
Je crois cependant devoir faire observer à ceux chez lesquels cette
prédisposition existe, que la différence est grande entre l'attention
passagère permettant de relever les imperfections que, de-ci, de-là,
peuvent présenter quelques membres de phrase et le travail de longue
haleine qu'est l'expression, dans leur intégralité de la totalité des
idées contenues dans un ouvrage aussi considérable; et que, de fait,
une traduction de Montaigne présente de très réelles difficultés pour
arriver à lui conserver, dans la mesure du possible, la concision et
la délicatesse des nuances qui abondent en lui et rendre d'une façon
compréhensible certains passages obscurs ou ambigus. Cette difficulté
n'apparaît pas de prime abord: mais, pour s'en rendre compte, il suffit
d'en lire à haute voix un fragment de quelque étendue, une page entière
par exemple, la première venue; on verra de suite combien elle est
aujourd'hui difficilement lisible et parfois même peu compréhensible;
et si, ensuite, la plume à la main, on s'essaie à traduire cette
même page, de manière que la lecture à haute voix en soit courante
et nettement saisissable, on constatera combien malaisément on est
arrivé à un résultat satisfaisant; c'est une épreuve à laquelle je
convie nos critiques, avant qu'ils ne formulent leurs appréciations.
Pourront-elles, du reste, être plus sévères que celles émises par
anticipation par Naigeon, il y a cent ans passés: «Le projet de récrire
les Essais dans notre langue, peut passer comme tant d'autres idées
par la tête d'un ignorant et d'un sot, mais n'entrera jamais dans celle
d'un lecteur judicieux, instruit et d'un goût délicat et sûr»; j'ai
indiqué ci-dessus les raisons qui, nonobstant, nous ont fait passer
outre. Du reste, envisageant cette traduction non plus au point de
vue esthétique, mais sous le rapport utilitaire, G. Guizot n'a-t-il
pas dit: «Pour bien saisir les idées de Montaigne et les juger à leur
valeur, il faut se résigner à un travail III déplaisant; il faut les
dépouiller de leur forme ancienne et originale et les traduire en
langage d'aujourd'hui.»
Ceux auxquels le vieux français est moins familier, ne seront plus
absolument privés d'entrer en connaissance de cette œuvre si pleine
d'intérêt et d'originalité. La traduction, qui serre d'assez près le
texte, leur procurera cette satisfaction, en même temps que les notes
et le lexique leur donneront tous les renseignements qu'une curiosité,
qui naîtra d'elle-même, leur fera désirer quand le temps ne les
pressera pas trop.
Si exacte que puisse être une traduction de Montaigne, et le proverbe
italien est ici, comme ailleurs, de toute vérité: «Traduttore
traditore», elle ne saurait pourtant rendre «la précision, l'énergie,
la hardiesse de son style, le naturel, qui en font un de ses principaux
charmes et donnent à son ouvrage un caractère si particulier et
si piquant; son parler en effet a une grâce qui ne se peut égaler
en langage moderne». Pour suppléer à cette infériorité et ne pas
faire tort à l'auteur, que notre intention est de vulgariser et non
d'amoindrir, texte et traduction ont été juxtaposés: juxtaposition
que nous tenons comme tellement juste et indispensable, que nous nous
ferions un véritable scrupule de consentir, aujourd'hui et plus tard,
à ce que cette traduction, dont du reste elle permet de juger de la
fidélité, soit publiée séparément.
Dans les Essais, les en-tête des chapitres n'ont que rarement un
rapport tel avec les sujets si divers qui y sont traités, qu'ils
renseignent suffisamment; la table qui en a été faite et son annexe
constituent un fil conducteur simple et utile, pour s'orienter dans
ce fouillis inextricable par lui-même.—L'ensemble des sommaires
ajoute à cette première facilité et la complète en faisant ressortir la
liaison, toujours si difficile à saisir dans ce pêle-mêle de pensées
ingénieuses, mais jetées le plus souvent sans ordre et au hasard; il
rend possible à tous de se faire une idée précise de l'ouvrage et de
s'y reconnaître à coup sûr; aussi sera-t-il fréquemment consulté,
d'autant que des renvois, établis paragraphe par paragraphe, reportent,
sans hésitation, au texte lui-même.
Il a semblé également intéressant de donner un relevé des passages des
Essais les plus fréquemment cités, avec indication de l'endroit du
texte où ils se trouvent; pouvant ainsi les replacer dans le cadre d'où
ils ont été tirés, on sera à même, le cas échéant, de leur restituer
leur véritable sens dont, assez souvent, ils sont détournés.
En outre des mots et locutions hors d'usage dont nous avons déjà parlé,
des faits historiques peu connus, des allusions à des événements de
l'époque, des indications à préciser, des erreurs même se rencontrent
fréquemment dans Montaigne. Les notes qui accompagnent cette édition
sont de toutes sortes; elles ont pour objet d'élucider ces divers
points, et aussi de renseigner succinctement sur les principaux
personnages mis en cause, signaler certains emprunts faits à notre
auteur, ainsi que quelques-unes des appréciations émises par ses
commentateurs, les sources où lui-même a puisé, enfin de consigner des
rapprochements que la lecture de l'ouvrage fait naître spontanément.
C'est cet ensemble qui, donnant possibilité à chacun de lire les
Essais avec intérêt et de les méditer à sa convenance, suivant
l'instruction qu'il possède et le temps dont il dispose, fait que la
présente édition justifie d'être à la portée de tous.
De ces diverses parties, seule la traduction en langage de nos jours
IV qui, à la vérité, en dehors du texte original, en constitue le
gros œuvre, est uniquement de nous; et encore y avons-nous inséré,
à peu près telles quelles, les traductions des citations latines,
grecques, etc., auxquelles ont successivement collaboré tous les
éditeurs de Montaigne, depuis Mademoiselle de Gournay à laquelle en est
due la presque totalité.
Les sommaires ont été relevés dans Amaury Duval; généralement, on s'est
borné à les transcrire sans y rien changer, parfois cependant ils ont
été complétés: dans les derniers chapitres notamment, modifications et
additions sont assez fréquentes.
Les notes, toujours trop nombreuses pour les érudits, jamais assez
pour les autres, ont, en raison de leur multiplicité et pour conserver
au texte sa physionomie, été groupées dans un volume séparé. Pour la
plupart d'entre elles, tous ceux qui jusqu'ici se sont particulièrement
occupés de Montaigne, les Coste, Naigeon, Jamet, Leclerc, G. Guizot,
Payen, Margerie, Bonnefon et autres, ainsi que les auteurs dont il
s'est principalement inspiré: Hérodote, Cicéron, Sénèque, Pline,
Tite-Live, Plutarque, Diogène Laerce, etc..., ont été largement mis à
contribution; du reste la part contributive de chacun est mentionnée
partout où elle s'est exercée.
Le lexique comprend tous les noms propres qui se rencontrent dans le
texte.
L'index analytique des principales matières a été établi en s'aidant
des éditions antérieures comme, du reste, toutes en ont agi avec celles
qui les ont précédées.
Notes et lexique ont reçu une très notable extension, en vue de faire
que l'ouvrage se suffise à lui-même.
Pour donner satisfaction à certains, il a été joint un glossaire que
d'autres considèrent presque comme une superfétation, la traduction et
les notes permettant en effet, la plupart du temps, de s'en passer.
Ce faisant, nous croyons avoir, avec l'aide de nos devanciers, ajouté à
leur œuvre, sans nous dissimuler que les Essais se prêtent à tant
de dissertations et de commentaires, que beaucoup demeure qui pourrait
être fait; touchant même ce qui est, peut-être devrions-nous, avant de
le livrer à la publicité, maintes fois encore «sur le métier remettre
notre ouvrage», mais l'âge nous gagne.
Gal M.
Montgeron, août 1906.
TABLE GÉNÉRALE DES CHAPITRES
ET
ANNEXE ALPHABÉTIQUE
Nota.—Les en-tête des chapitres sont ceux du texte original; la traduction ne
suit que si elle en diffère. Les indications entre parenthèses sont celles de
l'idée principale qui est traitée dans le chapitre: elle n'est mentionnée que
lorsque l'en-tête même ne la fait pas ressortir suffisamment; ces mêmes indications,
classées par ordre alphabétique, sont reproduites après la présente
table, dans une annexe.
Les chiffres romains indiquent le volume, à la table particulière duquel il
y a lieu de se reporter pour avoir la page.
| |
|
Volume. |
| Av Lectevr.—L'auteur au lecteur |
I |
| LIVRE PREMIER |
| Ch. 1. |
—Par diuers moyens l'on arriue à pareille fin.—(Moyens
divers d'obtenir la commisération de ses ennemis). |
I |
| Ch. 2. |
—De la tristesse. |
I |
| Ch. 3. |
—Nos affections s'emportent au delà de nous.—Nous
prolongeons nos affections et nos haines au delà de
notre propre durée (Préoccupations continues que nous avons
de ce qui peut advenir, après notre mort, des choses auxquelles
nous nous intéressons pendant la vie; dans quelle mesure
nous devons aux rois notre obéissance et notre estime; du
soin de nos funérailles). |
I |
| Ch. 4. |
—Comme l'ame descharge les passions sur les
obiects faux, quand les vrais luy deffaillent.—L'âme
exerce ses passions sur des objets auxquels elle s'attaque sans
raison, quand ceux, cause de son délire, échappent à son
action. |
I |
| Ch. 5. |
—Si le chef d'vne place assiégée doit sortir pour
parlementer.—Le commandant d'une place assiégée doit-il
sortir de sa place pour parlementer? (Sur la bonne foi et la
loyauté à la guerre; du danger que court le commandant
d'une place assiégée, en sortant pour parlementer). |
I |
| Ch. 6. |
—L'heure des Parlements dangereuse.—Le temps
durant lequel on parlemente, est un moment dangereux (Pendant
qu'on traite des conditions d'une capitulation, il faut
être sur ses gardes et redoubler de vigilance). |
I |
| Ch. 7. |
—Que l'intention iuge nos actions.—Nos actions
sont à apprécier d'après nos intentions (Nos obligations s'étendent
au delà de la mort). |
I |
| Ch. 8. |
—De l'oisiueté. |
I |
| Ch. 9. |
—Des menteurs.—(Sur la mémoire et le mensonge). |
I |
| Ch. 10. |
—Du parler prompt ou tardif.—De ceux prompts à
parler de prime saut et de ceux auxquels un certain temps
est nécessaire pour s'y préparer (Sur l'éloquence). |
I |
| Ch. 11. |
—Des prognostications.—Des pronostics (Sur l'astrologie
et la prédiction de l'avenir). |
I |
| Ch. 12. |
—De la constance.—(Du courage et de ses limites). |
I |
| Ch. 13. |
—Cérémonie de l'entreueue des Rois.—Cérémonial
dans les entrevues des rois (Sur la civilité, en particulier
dans les visites des souverains). |
I |
| Ch. 14. |
—On est puny pour s'opiniastrer à vne place
sans raison.—On est punissable, quand on s'opiniâtre à
défendre une place au delà de ce qui est raisonnable. |
I |
| Ch. 15. |
—De la punition de la couardise.—Punition à infliger
aux lâches. |
I |
| Ch. 16. |
—Vn traict de quelques Ambassadeurs.—Façon
de faire de quelques ambassadeurs (De l'obéissance à ses supérieurs;
utilité de se renfermer dans ses aptitudes). |
I |
| Ch. 17. |
—De la peur. |
I |
| Ch. 18. |
—Qu'il ne faut iuger de nostre heur qu'apres la
mort.—Ce n'est qu'après la mort, qu'on peut apprécier si,
durant la vie, on a été heureux ou malheureux (Sur l'inconstance
de la fortune). |
I |
| Ch. 19. |
—Que philosopher c'est apprendre à mourir. |
I |
| Ch. 20. |
—De la force de l'imagination.—(Des esprits forts). |
I |
| Ch. 21. |
—Le profit de l'vn est dommage de l'autre.—Ce
qui est profit pour l'un est dommage pour l'autre (Impossibilité
de concilier les intérêts de tous). |
I |
| Ch. 22. |
—De la coustume et de ne changer aysément une
loy receue.—Des coutumes et de la circonspection à apporter
dans les modifications à faire subir aux lois en vigueur
(De la force de l'habitude; inconvénients de l'instabilité des
lois). |
I |
| Ch. 23. |
—Diuers euenemens de mesme conseil.—Une
même ligne de conduite peut aboutir à des résultats dissemblables
(Sur la clémence; part du hasard dans les événements
humains). |
I |
| Ch. 24. |
—Du pedantisme (ou faux savoir). |
I |
| Ch. 25. |
—De l'institution des enfans.—De l'éducation des
enfants. |
I |
| Ch. 26. |
—C'est folie de rapporter le vray et le faux à
nostre suffisance.—C'est folie de juger du vrai et du
faux avec notre seule raison (Degré de croyance qu'on peut
accorder aux récits extraordinaires). |
I |
| Ch. 27. |
—De l'amitié.—(Éloge d'Étienne de la Boëtie). |
I |
| Ch. 28. |
—Vint neuf sonnets d'Estienne de la Boetie. |
|
| Ch. 29. |
—De la moderation.—(De la modération dans l'exercice
même de la vertu et les jouissances des plaisirs licites). |
I |
| Ch. 30. |
—Des Cannibales.—(Sur l'état des hommes vivant en
dehors de la civilisation). |
I |
| Ch. 31. |
—Qu'il faut sobrement se mesler de iuger des ordonnances
diuines.—Il faut beaucoup de circonspection,
quand on se mêle d'émettre un jugement sur les décrets de la
Providence. |
I |
| Ch. 32. |
—De fuir les voluptez, au prix de la vie.—Les
voluptés sont à fuir, même au prix de la vie. |
I |
| Ch. 33. |
—La fortune se rencontre souuent au train de la
raison.—La fortune marche souvent de pair avec la raison
(Part de la fortune dans les événements humains). |
I |
| Ch. 34. |
—D'vn defaut de nos polices.—Une lacune de notre
administration. |
I |
| Ch. 35. |
—De l'vsage de se vestir.—(Sur l'usage des vêtements
et la force de l'habitude). |
I |
| Ch. 36. |
—Du ieune Caton.—Sur Caton le jeune ou d'Utique
(Intérêts de nature à porter à des actes de vertu). |
I |
| Ch. 37. |
—Comme nous pleurons et rions d'vne mesme
chose.—(Sentiments opposés qui nous portent à pleurer et
à rire d'une même chose). |
I |
| Ch. 38. |
—De la solitude. |
I |
| Ch. 39. |
—Considération sur Cicéron.—(Qualités qui conviennent
à un homme du monde.) |
I |
| Ch. 40. |
—Que le goust des biens et des maux despend
en bonne partie de l'opinion que nous en auons.—Le
bien et le mal qui nous arrivent ne sont souvent tels que
par l'idée que nous nous en faisons. |
I |
| Ch. 41. |
—De ne communiquer sa gloire.—L'homme n'est
pas porté à abandonner à d'autres la gloire qu'il a acquise. |
I |
| Ch. 42. |
—De l'inegalité qui est entre nous.—(Inégalités résultant
des conditions de l'ordre social, différences entre les
qualités de chacun; des soucis de la royauté). |
I |
| Ch. 43. |
—Des loix somptuaires.—(Danger des innovations
dans un état). |
I |
| Ch. 44. |
—Du dormir.—(Sur la tranquillité d'âme dans les circonstances
graves). |
I |
| Ch. 45. |
—De la battaille de Dreux.—(Sur la conduite d'un
général dans une bataille). |
I |
| Ch. 46. |
—Des noms.—(De leur influence dans la vie). |
I |
| Ch. 47. |
—De l'incertitude de nostre iugement.—(Sur l'art
de la guerre; part de la fortune dans les événements). |
I |
| Ch. 48. |
—Des destriers.—Des chevaux d'armes (Sur l'équitation
et l'art de la guerre). |
I |
| Ch. 49. |
—Des coustumes anciennes.—Des coutumes des anciens. |
I |
| Ch. 50. |
—De Democritus et Heraclitus.—(De l'usage à faire
des diverses qualités de l'esprit). |
I |
| Ch. 51. |
—De la vanité des parolles. |
I |
| Ch. 52. |
—De la parsimonie des anciens. |
I |
| Ch. 53. |
—D'vn mot de Cæsar.—(Du souverain bien; des désirs
insatiables de l'homme). |
I |
| Ch. 54. |
—Des vaines subtilitez.—Inanité de certaines subtilités. |
I |
| Ch. 55. |
—Des senteurs.—Des odeurs. |
I |
| Ch. 56. |
—Des prieres. |
I |
| Ch. 57. |
—De l'aage.—(De la jeunesse, de la vieillesse; sur l'époque
de la maturité de l'esprit). |
I |
| LIVRE DEUXIEME |
| Ch. 1. |
—De l'inconstance de nos actions.—(Variations
dans le caractère et la conduite chez un même homme). |
I |
| Ch. 2. |
—De l'iurongnerie.—(De l'ivrognerie et de l'enthousiasme). |
I |
| Ch. 3. |
—Coustume de l'Isle de Cea.—(Sur le suicide). |
I |
| Ch. 4. |
—A demain les affaires.—(Sur l'exactitude à apporter
dans le maniement des affaires). |
I |
| Ch. 5. |
—De la conscience.—(De la bonne conscience; sur le
remords, la torture). |
I |
| Ch. 6. |
—De l'exercitation.—De l'exercice (Sur le moyen de
se familiariser avec la mort; sur la nécessité de se connaître). |
I |
| Ch. 7. |
—Des recompenses d'honneur.—Des récompenses
honorifiques. |
II |
| Ch. 8. |
—De l'affection des peres aux enfants.—(Conduite à
tenir à leur égard; situation de fortune à leur donner; affection
que nous portons aux productions de notre esprit). |
II |
| Ch. 9. |
—Des armes des Parthes. |
II |
| Ch. 10. |
—Des liures.—(Jugement porté sur quelques auteurs
de toutes époques). |
II |
| Ch. 11. |
—De la cruauté.—(La difficulté est inhérente à la
pratique de la vertu). |
II |
| Ch. 12. |
—Apologie de Raimond de Sebonde.—(Sur les
fondements de la foi chrétienne; l'instinct des animaux; les
sectes philosophiques des anciens; la Divinité; l'âme humaine;
l'incertitude des connaissances de l'homme, celle de
ses sens; tout soumettre à l'examen de la raison conduit à
bien des erreurs, notamment dans les questions de religion). |
II |
| Ch. 13. |
—De iuger de la mort d'autruy.—(Réserve à apporter,
quand nous jugeons de la mort d'autrui; sur le suicide). |
II |
| Ch. 14. |
—Comme nostre esprit s'empesche soy-mesme.—(Par
sa faiblesse, l'esprit humain se crée à lui-même bien
des difficultés). |
II |
| Ch. 15. |
—Que nostre desir s'accroist par la malaisance.—(Nos
désirs s'accroissent par la difficulté de les satisfaire). |
II |
| Ch. 16. |
—De la gloire. |
II |
| Ch. 17. |
—De la presumption.—(Opinion de Montaigne sur
lui-même; quelques appréciations sur les autres). |
II |
| Ch. 18. |
—Du dementir.—Du fait de donner ou recevoir des
démentis (Sur le mensonge, le point d'honneur). |
II |
| Ch. 19. |
—De la liberté de conscience.—(Du zèle pour la
religion; apologie de l'empereur Julien). |
II |
| Ch. 20. |
—Nous ne goustons rien de pur.—(Mélange constant
du bien et du mal). |
II |
| Ch. 21. |
—Contre la faineantise.—(Considérations sur le but
de la vie; activité nécessaire à un souverain). |
II |
| Ch. 22. |
—Des postes. |
II |
| Ch. 23. |
—Des mauuais moyens employez à bonne fin. |
II |
| Ch. 24. |
—De la grandeur Romaine. |
II |
| Ch. 25. |
—De ne contrefaire le malade.—(De la force de
l'imagination). |
II |
| Ch. 26. |
—Des poulces. |
II |
| Ch. 27. |
—Couardise mere de cruauté.—La poltronnerie est
mère de la cruauté (Du duel; des sévices exercés sur les
suppliciés après leur mort). |
II |
| Ch. 28. |
—Toutes choses ont leur saison.—Chaque chose
en son temps (Sur la vieillesse). |
II |
| Ch. 29. |
—De la vertu. |
II |
| Ch. 30. |
—D'vn enfant monstrueux. |
II |
| Ch. 31. |
—De la colere. |
II |
| Ch. 32. |
—Deffence de Seneque et de Plutarque. |
II |
| Ch. 33. |
—L'Histoire de Spurina.—(Le rôle essentiel de l'âme
est de maîtriser les passions; particularités afférentes à Jules
César). |
II |
| Ch. 34. |
—Obseruations sur les moyens de faire la guerre
de Iulius Cæsar. |
II |
| Ch. 35. |
—De trois bonnes femmes.—(Sur le mariage et l'affection
conjugale). |
II |
| Ch. 36. |
—Des plus excellents hommes.—(Sur Homère,
Alexandre et Epaminondas). |
III |
| Ch. 37. |
—De la ressemblance des enfants aux peres.—(Sur
les maux de la vieillesse, sur la médecine). |
III |
| LIVRE TROISIEME |
| Ch. 1. |
—De l'vtile et de l'honneste. |
III |
| Ch. 2. |
—Du repentir. |
III |
| Ch. 3. |
—De trois commerces.—(De la société des hommes,
des femmes et de celle des livres). |
III |
| Ch. 4. |
—De la diuersion. |
III |
| Ch. 5. |
—Sur des Vers de Virgile.—(De l'amour, de la jalousie;
en ces matières, les reproches que s'adressent réciproquement
les deux sexes se valent). |
III |
| Ch. 6. |
—Des coches.—(Meilleur emploi à faire, par un roi,
de ses richesses; sur le peu d'étendue des connaissances humaines). |
III |
| Ch. 7. |
—De l'incommodité de la grandeur. |
III |
| Ch. 8. |
—Sur l'art de conferer.—(La conversation forme le
caractère, apprend à supporter la contradiction; difficulté de
juger à bon escient, de discerner chez un auteur ce qui lui
appartient en propre). |
III |
| Ch. 9. |
—De la vanité.—(Danger des changements dans le
gouvernement d'un état; des voyages; des soins du ménage). |
III |
| Ch. 10. |
—De mesnager sa volonté.—Il faut contenir sa volonté
(Réserve à apporter dans les services qu'on est tenté de
rendre à autrui). |
III |
| Ch. 11. |
—Des boyteux.—(Tendance de l'esprit humain pour
le merveilleux). |
III |
| Ch. 12. |
—De la physionomie.—(Combien mieux que tous
les enseignements de la philosophie, la nature nous porte à
la résignation). |
III |
| Ch. 13. |
—De l'expérience.—(Sur l'obscurité et le peu d'équité
des lois; l'incertitude de la médecine; le régime convenant le
mieux à la santé; le meilleur usage de la vie, des plaisirs;
sur la doctrine d'Épicure). |
III |
ANNEXE.
CLASSIFICATION DES CHAPITRES
D'APRÈS L'ORDRE ALPHABÉTIQUE DES PRINCIPAUX SUJETS
QUI EN FONT L'OBJET.
Des deux nombres entre parenthèses, le premier en chiffres romains marque
le livre; le second en chiffres arabes, le chapitre; celui, en chiffres romains,
qui suit en dehors de la parenthèse, indique le volume:
- Actions (De l'inconstance de nos),—(II, 1), I.
- Administration publique (Lacune que présente notre),—(I, 34), I.
- Affaires (Sur l'exactitude à apporter dans le maniement des affaires),—(II, 4), I.
- Affection conjugale (Sur l'),—(II, 35), II.
- Age (De l'),—(I, 57), I.
- Aide mutuelle que les hommes se doivent,—(I, 34), I.
- Alexandre le Grand (Sur),—(II, 34), II.
- Ambassadeurs (Sur certains actes de quelques),—(I, 16), I.
- Ame (De l'),—(II, 12), II.
- — (Son rôle essentiel est de maîtriser nos passions),—(II, 33), II.
- Amitié (De l'),—(I, 27), I.
- Amour (Sur l'),—(III, 5), III.
- Animaux (Instinct des),—(II, 12), II.
- Aptitudes (De l'utilité de se renfermer dans ses),—(I, 16), I.
- Armes (Des) des Parthes,—(II, 9), II.
- Astrologie (Sur l') et la prédiction de l'avenir,—(I, 11), I.
- Auteurs (Jugements portés sur quelques auteurs de toutes époques),—(II, 10), II.
- — (Difficulté d'apprécier ce qui leur appartient en propre),—(III, 8), III.
- Avarice (Sur l'),—(I, 40), I.
- Bien (Du) et du mal, leur mélange constant en toutes choses,—(II, 20), II.
- — (Sur le souverain),—(I, 53), I.
- Biens (Les) et les maux ne sont souvent tels que par l'opinion que nous en avons,—(I, 40), I.
- Boiteux (Des),—(III, 11), III.
- Caractère (Sur les variations dans le) chez un même homme,—(II, 1), I.
- Caton le jeune ou d'Utique,—(I, 36), I.
- Céa (Coutume de l'île de),—(II, 3), I.
- César (Particularités afférentes à),—(II, 33), II.
- — (Observations sur la manière de faire la guerre de),—(II, 34), II.
- — (A propos d'un mot de),—(I, 53), I.
- Choses (Toutes) ont leur saison,—(II, 28), II.
- Cicéron (Considérations sur),—(I, 39), I.
- Civilisation (Sur l'état des hommes vivant en dehors de la),—(I, 30), I.
- Civilité (Sur la), en particulier dans les visites de souverains,—(I, 13), I.
- Clémence (Sur la),—(I, 23), I.
- Coches (Des),—(III, 6), III.
- Colère (De la),—(II, 31), II.
- Commerces (Des trois): les hommes, les femmes et les livres,—(III, 3), III.
- Commisération, moyens divers de l'obtenir de ses ennemis,—(I, 1), I.
- Conduite (Sur les variations dans la) chez un même homme,—(II, 1), I.
- Connaissances humaines (Incertitude des),—(II, 12), II.
- — (Sur le peu d'étendue des),—(III, 6), III.
- Conscience (De la),—(II, 5), I.
- — (De la bonne),—(II, 5), I.
- Contradiction. Il faut s'appliquer à savoir la supporter,—(III, 8), III.
- Conversation (Sur l'art de la),—(III, 8), III.
- Couardise (La), mère de la cruauté,—(II, 11), II.
- Courage (Sur le véritable) et ses limites,—(I, 12), I.
- Coutumes. Circonspection à apporter dans les modifications qu'on veut y introduire,—(I, 22), I.
- Coutumes (Des) des anciens,—(I, 49), I.
- Cruauté (De la),—(II, 11), II.
- Démentis (Des),—(II, 18), II.
- Démocrite (Sur) et Héraclite,—(I, 50), I.
- Désirs insatiables de l'homme,—(I, 53), I.
- — (Nos) s'accroissent par la difficulté de les satisfaire,—(II, 15), II.
- Destriers (Des) ou chevaux d'armes,—(I, 48), I.
- Diversion (De la),—(III, 4), III.
- Divinité (De la),—(II, 12), II.
- Dormir (Du),—(I, 44), I.
- Douleur (Sur la),—(I, 40), I.
- Dreux (De la bataille de),—(I, 45), I.
- Duel (Du),—(II, 27), II.
- Éducation des enfants (Sur l'),—(I, 25), I.
- Éloquence (Sur l'),—(I, 10), I.
- Enfant monstrueux (Au sujet d'un),—(II, 30), II.
- Enfants (De l'affection des pères pour leurs),—(II, 8), II.
- — (Rapports des pères avec leurs),—(II, 8), II.
- — (Situation de fortune à leur donner),—(II, 8), II.
- — (Sur la ressemblance des) aux pères,—(II, 37), III.
- Enthousiasme (Sur l'),—(II, 2), I.
- Epaminondas (Sur),—(II, 36), II.
- Épicure (Sur la doctrine d'),—(III, 13), III.
- Équitation (Sur l'),—(I, 48), I.
- Esprit (Affection que nous portons aux productions de notre),—(II, 8), II.
- — (De l'usage à faire des facultés de l'),—(I, 50), I.
- — (Sur l'époque de la maturité de l'),—(I, 57), I.
- Esprit humain; par sa faiblesse, il est souvent un obstacle à lui-même,—(II, 14), II.
- Événements (Part du hasard dans les),—(I, 23), I.
- — résultats opposés de déterminations semblables,—(I, 33), I.
- Exercice (De l'),—(II, 6), I.
- Expérience (De l'),—(III, 13), III.
- Fainéantise (Sur la),—(I, 8), I.
- — (Contre la),—(II, 21), II.
- Faux (Du vrai et du), difficulté d'en juger,—(I, 26), I.
- Femmes (Trois bonnes),—(II, 35), II.
- Fin (Des mauvais moyens employés à bonne),—(II, 23), II.
- Foi chrétienne (Sur les fondements de la),—(II, 12), II.
- Fortune (Sur l'inconstance de la),—(I, 18; 33), I.
- — (Part de la) dans les événements,—(I, 47), I.
- Fréquentation (Sur la) des hommes,—(III, 3), III.
- — (Sur la) des femmes,—(III, 3), III.
- Funérailles (Du soin de nos),—(I, 3), I.
- Général (Sur la conduite d'un) dans une bataille,—(I, 45), I.
- Gloire, souci que l'on a de faire qu'elle ne soit pas partagée par autrui,—(I, 41), I.
- — (De la),—(II, 16), II.
- Gouvernement d'un état (Danger des changements dans le),—(III, 9), III.
- Grandeur (De l'incommodité de la),—(III, 7), III.
- Guerre (Sur la bonne foi et la loyauté à la),—(I, 5), I.
- — (Sur l'art de la),—(I, 47; 48), I.
- — (Sur la manière de César de faire la),—(II, 34), II.
- Habitude (Sur la force de l'),—(I, 22; 35), I.
- Hasard (Part du) dans les événements,—(I, 23), I.
- — résultats opposés de déterminations semblables,—(I, 33), I.
- Héraclite (Sur) et Démocrite,—(I, 50), I.
- Homère (Sur),—(II, 36), III.
- Homme du monde (Qualités convenables à un),—(I, 39), I.
- Hommes (Différence entre les qualités des),—(I, 42), I.
- — (Des plus excellents),—(II, 36), III.
- Honnête (De l') et de l'utile,—(III, 1), III.
- Honneur (Sur le point d'),—(II, 18), II.
- Imagination (De la force de l'), des esprits forts,—(I, 20), I.
- — (De la force de l'),—(II, 25), II.
- Inégalités existant chez les hommes du fait des conditions de l'état social,—(I, 42), I.
- Innovations (Danger des) dans un état,—(I, 43), I.
- Intérêts particuliers de chacun, impossibilité de les concilier,—(I, 51), I.
- Ivrognerie (De l'),—(II, 2), I.
- Jalousie (Sur la),—(III, 5), III.
- Jeunesse (Sur la),—(I, 57), I.
- Jugement (Incertitude de notre),—(I, 47), I.
- Julien (Apologie de l'empereur),—(II, 19), II.
- La Boëtie (Éloge de),—(I, 27), I.
- Lâcheté (Sur la),—(I, 15), I.
- Lecteur (Au),—(»), I.
- Lecture (Sur la),—(III, 3), III.
- Liberté de conscience (De la),—(II, 19), II.
- Libre arbitre (Sur le),—(II, 14), II.
- Livres (Des),—(II, 10), II.
- Lois, inconvénients de leur instabilité,—(I, 22), I.
- — (Obscurité et peu d'équité des),—(III, 13), III.
- — somptuaires (Des),—(I, 43), I.
- Luxe (Sur le),—(I, 43), I.
- Mal (Du bien et du), leur mélange constant,—(II, 20), II.
- Malade (De ne contrefaire le),—(II, 25), II.
- Mariage (Sur le),—(II, 35), II.
- Maux (Les biens et les) ne sont souvent tels que par l'opinion que nous en avons,—(I, 40), I.
- Médecine (Sur la),—(II, 37), III.
- — (Sur l'incertitude de la),—(III, 13), III.
- Mémoire (Sur la) et le mensonge,—(I, 9), I.
- Ménage (Sur les soins du),—(III, 9), III.
- Mensonge (Sur le),—(II, 18), II.
- Menteurs (Des),—(I, 9), I.
- Merveilleux (Tendance de l'esprit humain pour le),—(III, 11), III.
- Modération (De la) dans l'exercice même de la vertu et les jouissances des plaisirs licites,—(I, 29), I.
- Montaigne (Opinion de) sur lui-même,—(II, 17), II.
- Mort (Sur nos obligations au delà de la mort),—(I, 7), I.
- — (Ce n'est qu'après notre) qu'on peut juger du degré de félicité que nous avons eu durant notre vie,—(I, 28), I.
- — (La) est-elle un bien ou un mal?—(I, 40), I.
- — (Sur le moyen de se familiariser avec la),—(II, 6), I.
- — d'autrui (Réserve à apporter quand nous jugeons de la),—(II, 13), I.
- Moyens (Des mauvais) employés à bonne fin,—(II, 23), II.
- Noms (Des), de leur influence dans la vie,—(I, 46), I.
- Obéissance (De l') à ses supérieurs,—(I, 46), I.
- Oisiveté (Sur l'),—(I, 8), I;—(II, 21), II.
- Parcimonie (De la) des anciens,—(I, 52), I.
- Parlementer (Du danger que court le commandant d'une place assiégée, en sortant pour),—(I, 5), I.
- — est toujours un moment dangereux pour une place assiégée,—(I, 6), I.
- Paroles (De la vanité des),—(I, 51), I.
- Pédantisme (Sur le), ou faux savoir,—(I, 24), I.
- Peur (De la),—(I, 17), I.
- Philosopher, c'est apprendre à mourir,—(I, 19), I.
- Philosophiques (Sectes) des anciens,—(II, 12), III.
- Physionomie (De la),—(III, 12), III.
- Place de guerre, danger pour le commandant d'une place assiégée d'en sortir pour parlementer,—(I, 5), I.
- — le moment où l'on traite de la capitulation d'une place assiégée est toujours un moment dangereux,—(I, 6), I.
- — Sur trop d'opiniâtreté dans la défense d'une place assiégée,—(I, 14), I.
- Plaisirs (Sur le meilleur usage des),—(III, 13), III.
- Plutarque (Défense de Sénèque et de),—(II, 32), II.
- Postes (Des),—(II, 22), II.
- Pouces (Des),—(II, 26), II.
- Prédiction de l'avenir (Sur la) et l'astrologie,—(I, 11), I.
- Préoccupations (Sur les) de ce qui peut survenir après nous, en ce qui touche ce qui nous intéresse notre vie durant,—(I, 3), I.
- Présomption (De la),—(II, 17), II.
- Prières (Des),—(I, 56), I.
- Providence (Sur la) et ses desseins,—(I, 31), I.
- Pur (Nous ne goûtons rien de),—(II, 20), II.
- Raison (Tout soumettre à l'examen de la) conduit à bien des erreurs,—(II, 12), II.
- Récits extraordinaires (Sur le peu de croyance qu'on peut accorder aux),—(I, 26), I.
- Récompenses honorifiques (Des),—(II, 7), II.
- Régime (Sur le) qui convient le mieux à la santé,—(III, 13), III.
- Religion (Erreurs auxquelles conduit le libre examen dans les questions de),—(II, 12), II.
- — (Du zèle pour la),—(II, 19), II.
- Raimond de Sebonde (Apologie de),—(II, 12), II.
- Remords (Sur le),—(II, 5), I.
- Repentir (Du),—(III, 2), III.
- Résignation; la nature nous y porte, mieux que tous les enseignements philosophiques,—(III, 12), II.
- Roi; du meilleur emploi à faire de ses richesses,—(III, 6), III.
- Rois; dans quelle mesure nous leur devons notre obéissance et notre affection,—(I, 3), I.
- Romaine (De la grandeur),—(II, 24), II.
- Royauté (Sur les soucis de la),—(I, 42), I.
- Se connaître (Sur la nécessité de bien),—(II, 6), I.
- Sénèque (Défense de Plutarque et de),—(II, 32), II.
- Sens (Incertitude des) de l'homme,—(II, 12), II.
- Senteurs (Des) ou odeurs,—(I, 55), I.
- Sentiments opposés qui nous portent à pleurer et à rire tout à la fois d'une même chose,—(I, 37), I.
- Services (Réserve à apporter dans les) qu'on rend à autrui,—(III, 10), III.
- Société (Sur la manière d'être en),—(III, 8), III.
- Solitude (De la),—(I, 38), I.
- Sonnets (Vingt-neuf) de la Boétie,—(I, 28), I.
- Souverain (Activité nécessaire à un),—(II, 21), II.
- Spurina (Histoire de),—(II, 33), II.
- Subtilités (Des vaines),—(I, 54), I.
- Suicide (Sur le),—(II, 3), I;—(II, 13), II.
- Suppliciés; des sévices exercés sur eux après leur mort,—(II, 27), II.
- Torture (Sur la),—(II, 5), I.
- Tranquillité d'âme (Sur la) dans les circonstances graves,—(I, 44), I.
- Tristesse (De la),—(I, 2), I.
- Utile (De l'honnête et de l'),—(III, 1), III.
- Vanité (De la),—(II, 17), II;—(III, 9), III.
- Vertu (Intérêts de nature à porter à des actes de),—(I, 36), I.
- — (La difficulté est inhérente à la pratique de la),—(II, 11), II.
- — (De la),—(II, 29), II.
- Vêtements (Sur l'usage des),—(I, 35), I.
- Vie (Considérations sur le but de la),—(II, 21), II.
- — (Sur le meilleur usage de la),—(III, 13), III.
- Vieillesse (Sur la),—(I, 57), I;—(II, 26), II.
- — (Sur les maux de la),—(II, 37), III.
- Virgile (Sur des vers de),—(III, 5), III.
- Volonté (Il faut ménager sa),—(III, 10), III.
- Voluptés à fuir, même au prix de la vie,—(I, 32), I.
- Voyages (Sur les),—(III, 9), III.
- Vrai (Du) et du faux, difficulté d'en juger,—(I, 26), I.
ESSAIS
DE
MICHEL SEIGNEVR
DE MONTAIGNE
CIↃ IↃ XCV
TEXTE ET TRADUCTION