[256] Morbihan, arr. Lorient.
[257] Jean le Bel, dont Froissart reproduit ici le texte à peu près mot à mot, appelle cette localité la Forest (t. I, p. 236). Ogée et Albert le Grand identifient le la Forest de Jean le Bel et le Goy-la-Forêt de Froissart avec la Forest, Finistère, arr. Brest, c. Landerneau. «Le château de la Forêt, dit Ogée, fut assiégé en 1341 par le comte de Montfort. C'était une place forte qui appartenait au vicomte de Rohan, partisan de Charles de Blois.» Dictionnaire historique et géographique de la Bretagne, t. II, p. 305, au mot La Forêt. Le nom breton est Gouëlet-Forest; il figure dans le passage suivant d'une vie de saint Ténenan:
Poulzet ouënt gant eun avel gré,
Ractal, é rivier Landerné,
Quen e errusont, gant o lestr,
Dindan Castel-Gouëlet-Forest.
V. Albert le Grand, éd. de M. Miorcec de Kerdannet, p. 403, en note. Du breton Gouëlet-Forest Froissart a fait Goy-la-Forêt.
[258] Finistère, arr. Châteaulin.
[259] Gui de Léon.
[260] Côtes-du-Nord, arr. Dinan.
[261] Morbihan, arr. Ploërmel.
[262] Morbihan, arr. Ploërmel.
[263] Cf. Jean le Bel, chap. XLVI et XLVII, t. I, p. 236 à 242.
[264] Loire-Inférieure, arr. Nantes.
[265] Côtes-du-Nord, arr. Saint-Brieuc.
[266] Aujourd'hui hameau de la commune d'Evran, Côtes-du-Nord, arr. Dinan.
[267] Ille-et-Vilaine, arr. Redon, c. Pipriac.
[268] Morbihan, arr. Vannes, c. Allaire.
[269] Jeanne, femme de Charles de Blois, avait pour mère Jeanne d'Avaugour, mariée à Gui, comte de Penthièvre, fille et héritière de Henri seigneur d'Avaugour. Un petit hameau de la commune de Saint-Péver, Côtes-du-Nord, arr. Guingamp, c. Plouagat, porte encore aujourd'hui le nom illustré par cette famille qui descendait d'Eude comte de Bretagne.
[270] Dom Morice conjecture (Hist. de Bretagne, t. I, p. 248) que Froissart a voulu désigner ici Roscoff; mais, comme l'a fait remarquer Dacier, il y a bien peu d'analogie entre Gredo et Roscoff. Dacier propose de lire Coredou, village sur le bord d'une petite anse à l'ouest de Saint-Pol-de-Léon, et l'identification de Gredo avec Coredou a été adoptée par Buchon (t. I, éd. du Panthéon, p. LIV). Il nous a été impossible de retrouver exactement, soit dans les dictionnaires, soit sur les cartes, le Coredou de Dacier. Le nom de ce port est écrit Grendo dans Jean le Bel (v. t. I, p. 236). D'après la deuxième rédaction ou ms. d'Amiens (v. p. 291) Jean de Montfort se serait embarqué à Guérande, et d'après la troisième rédaction ou ms. de Rome (v. p. 295) à Vannes. En proposant d'identifier Gredo avec Redon, nous nous fondons principalement sur le passage suivant de la troisième rédaction ou ms. de Rome: «....et vinrent ariver à Grède, au plus proçain port de Vennes et de Rennes.» P. 391. D'ailleurs, même en ce qui concerne la première rédaction, 10 mss. sur 33, les mss. 23 à 33 donnent la variante Redon pour Gredo (voy. p. 397). L'addition d'un g parasite dans Gredo s'est faite comme dans grenouille, de ranuncula. Redon a un port sur la Vilaine accessible aux navires de médiocre grandeur.
[271] Par acte daté de Westminster le 24 septembre 1341, Édouard III donne le comté de Richmond avec toutes ses dépendances à son très-cher cousin Jean duc de Bretagne et comte de Montfort, en témoignage de l'alliance conclue entre lui et le dit Jean et aussi en dédommagement du comté de Montfort confisqué par Philippe de Valois (Rymer, Foedera, vol. II, p. 1176). On ne trouve du reste aucune trace dans les pièces publiées par Rymer de l'hommage du duché de Bretagne qui aurait été fait dans cette circonstance par Jean de Montfort à Édouard III.
[272] D'après le ms. de Rome (v. p. 302), les messagers furent les seigneurs de Montmorency et de Saint-Venant.
[273] Nous avons corrigé ici Froissart qui dit, sans doute par inadvertance, que Jean de Montfort n'était pas issu du même père que le feu duc de Bretagne et son frère le comte de Penthièvre. La vérité est, comme l'indique notre chroniqueur dans un des chapitres précédents, que Jean III, duc de Bretagne, et Gui comte de Penthièvre étaient sortis d'un premier mariage d'Arthur II duc de Bretagne avec Marie vicomtesse de Limoges, tandis que Jean de Montfort devait le jour à un second mariage d'Arthur II avec Iolande de Dreux.
[274] L'arrêt rendu en faveur de Charles de Blois «in curia nostra, in magno consilio nostro Parium Franciæ, prælatorum, baronum aliorumque...» est daté de Conflans le 7 septembre 1341. V. Mémoires pour servir de preuves à l'histoire de Bretagne, par dom Morice, t. I, col. 1421 à 1424. Froissart se trompe sur les considérants de cet arrêt. Il n'y est fait mention que des raisons et des exemples allégués par Charles de Blois, d'une part, pour prouver qu'en Bretagne les représentants du frère aîné, lorsqu'il s'agissait d'une succession noble, la recueillaient au préjudice du frère cadet; et par le comte de Montfort, d'autre part, pour établir le contraire.
[275] Cf. Jean le Bel, chap. XLVII, t. I, p. 243 à 249.
[276] «Le voyage de Bretagne et l'ost devant Nantes fait par le duc de Normandie et les establies après ensuivant le dit voyage, commençant 26 septembre 1341, finant 6 mai 1342: Eude duc de Bourgoigne, Gaucher duc d'Athènes, le comte de Joigny, Jean de Chalon, André de Chauvigny, Gile sire de Soocourt, Bernart sire de Morueil, Rogue sire de Hangest, Jean de Chastillon, Charles sire de Montmorency.... Arnaut de la Vie sire de Villemur, Hue de Bouville, G. de Craon, Hue sire de Faignoles, Robert Bertran mareschal de France, Payen de Mailly, Jean de Vienne, Regnaut sire de Honcourt, Godefroy de Nast, etc....» V. De Camps, portef. 83, fos 452 à 453 vo.
[277] «La retenue des gens d'armes de l'hostel de nous Raoul, comte de Eu, connestable de France, qui avecques nous ont esté en Bretaingne en la compaignie mgr le duc de Normandie ès mois d'octobre et de novembre 1341. Nous connestable, 1 bann., 4 chv. bach. et 53 esc.; venus du comté d'Eu à Angers.. Pour nostre bannière, Tassart de Basinguehan—Raoul comte de Guisnes nostre fil, chev. bann.; pour sa bannière, Bertaut d'Outreleaue.» De Camps, 83, fo 416.
Les principaux chevaliers de la bataille du comte d'Eu sont: Jean, seigneur de Walencourt, chev. bann., 2 chev. bach. et 15 esc., venus de Wallaincourt en Cambraisis;—Drieu de Mello, chev., 3 esc., venus de Saint Brice en Aucerrois;—Guillaume de Merlo, chev., 3 esc., venus de Poisse en Aussay;—Gieffroy de Charny, chev., 3 esc., venus de Pierrepertuis sous Vezelay;—Ferry de Chardoingne, chev., 6 esc., venus d'Oupie en l'évesché de Verdun;—Loys de Corbon, chev., 8 esc., venus de Guion en Barrois;—Jean Mauvoisin, chev., 2 esc., venus d'auprès Vernon en Normandie;—Philippe de Pont, chev., 3 esc., venus d'Aencourt prez d'Arche en Normandie;—Guillaume de Villers, 2 esc., venus de Villers en Vimeu;—Philippe de Buissy, chev., 2 esc., venus de Savoye;—Jean de Landas, Baudoin de Bavelinguen, Jean de Dargny, Jean Maquerel, Gieffroy du Forestel;—Robert le Thyoys, chev., 3 esc., venus de Gisors.» De Camps, 83, fos 416 à 419.
[278] Champtoceaux, Maine-et-Loire, arr. Cholet, sur la rive gauche de la Loire. Les ruines du château de Champtoceaux couvrent encore aujourd'hui les flancs d'un monticule situé à moins de cent mètres du lit de la Loire.
[279] Le siége de Champtoceaux dura au moins depuis le 10 octobre jusqu'au 26 du même mois: «Robert de Marigny esc. fait chev. nouviaus à Chantociaus le 10 octobre, 5 esc., venus de Triestrieux lez Beauvais.» De Camps, 83, fo 419—«Jean de Honnecourt escuier fait chevalier nouveau à Cantociaus le 26 octobre.» Ibid., fo 417.
[280] Loire-Inférieure, arr. Nantes. Carquefou n'est qu'à 10 kilomètres de Nantes.
[281] La poterne de Richebourg, qui donnait accès dans le faubourg de ce nom, était située au nord-est de Nantes, sur la rive droite de la Loire, entre l'Erdre et ce fleuve.
[282] La poterne de Sauve, anciennement appelée de Sauve Tour, qui donnait accès dans le Bourgneuf, était située sur la rive droite de la Loire comme la poterne de Richebourg, un peu à l'ouest de cette dernière, près de la rivière d'Erdre. Une indication de détail sur la topographie de Nantes aussi précise que celle des deux poternes de Richebourg et de Sauve semble due à des souvenirs personnels. Quoi qu'il en soit, il est à remarquer que cette indication ne se trouve que dans la troisième et dernière rédaction du premier livre des Chroniques représentée par le ms. de Rome.
[283] Froissart a varié dans ses diverses rédactions sur la date de la reddition de Nantes: dans la première rédaction (v. p. 113), cette date est fixée aux environs de la Toussaint, dans la troisième (v. p. 319) à la nuit de la Toussaint, dans la deuxième (v. p. 318) au 20 octobre. Ce qui est certain, c'est que les Français occupaient Nantes dès le 21 novembre. En vertu d'une charte datée du 21 novembre 1341, une imposition de 4 deniers pour livre sur l'achat et la vente des denrées fut établie à Nantes par Robert Bertran, sire de Bricquebec, maréchal de France, capitaine pour le roi ès parties de Bretagne, et par Olivier, évêque de Nantes. Mémoires pour servir de preuves à l'histoire de Bretagne, par Morice, t. I, col. 1429.
[284] D'après la deuxième rédaction (v. p. 317), l'arrivée du comte de Montfort à Paris aurait précédé le retour du duc de Normandie. D'après les première (v. p. 114) et troisième (v. p. 321) rédactions, au contraire, c'est le duc de Normandie lui-même qui, au retour de son expédition en Bretagne, aurait amené à Paris le compétiteur de Charles de Blois et l'aurait livré au roi de France. Cette dernière version est d'autant plus vraisemblable que, selon Froissart, le duc de Normandie et les seigneurs français quittèrent Nantes pour retourner dans leurs foyers peu après la Toussaint; or il est certain que le comte de Montfort était encore à Nantes le 18 décembre, date d'une lettre qu'il écrivit à «ses petits bacheliers» Tanneguy du Châtel, Geffroi de Malestroit et Henri de Kaër. Preuves de l'hist. de Bretagne, par Morice, t. I, col. 1428.
[285] Côtes-du-Nord, arr. Saint-Brieuc.
[286] Ille-et-Vilaine, arr. Saint-Malo.
[287] Aujourd'hui hameau de la commune de Plougonvelin, Finistère, arr. Brest, c. Saint-Renan.
[288] D'après le ms. de Rome (v. p. 320), c'est à Vannes, au château de La Motte, non à Rennes, que la comtesse de Montfort aurait appris que son mari était tombé aux mains des Français.
[289] Cf. Jean le Bel, chap. XLVIII à LI, t. I, p. 251 à 275.
[290] David II, accompagné de Jeanne d'Angleterre sa femme, débarqua à Inverbervic dans le comté de Kincardine, le 4 mai 1341.
[291] Le mandement du roi d'Angleterre pour faire assembler à Newcastle-upon-Tyne le 24 janvier 1342 les troupes qui doivent marcher contre les Ecossais, est daté de Newcastle-upon-Tyne le 4 décembre 1341. V. Rymer, Fœdera, vol II, p. 1183 et 1184.
[292] Froissart veut sans doute désigner ici le château de Wark, situé entre Newcastle et Carlisle, sur la rive gauche de la Tyne, qui appartenait au comte de Salisbury.
[293] Les pouvoirs donnés par Édouard III pour traiter avec les ambassadeurs de David Bruce, soit de la paix, soit seulement d'une trêve, sont datés des 20 mars et 3 avril 1342. V. Rymer, Fœdera, vol. II, p. 1189, 1190 et 1191. Édouard III était de retour à Londres le 20 février 1342 (Rymer, ibid., p. 1187), après avoir demeuré sur les frontières de l'Ecosse depuis le commencement de novembre 1341.
[294] Philippe de Valois ne consentit à remettre en liberté le comte de Salisbury qu'à la condition qu'il jurerait de ne porter jamais les armes contre la France. Le comte sollicita la permission de faire ce serment, et Édouard la lui accorda par lettres datées du 20 mai 1342. Par conséquent, le comte de Salisbury ne put être de retour en Angleterre que vers le commencement du mois de juin au plus tôt. V. Rymer, Fœdera, vol. II, p. 1195.
[295] Cf. Jean le Bel, chap. LII à LVII, t. I, p. 277 à 295.
[296] Le voyage d'Amauri de Clisson en Angleterre doit être peu antérieur au 10 mars 1342. Le 10 mars 1342, Édouard III ordonne une levée de cent hommes d'armes et de neuf cents hobbiliers (hommes d'armes de cavalerie légère, de hobby) en Irlande et charge Gautier de Mauny de prendre possession en son nom de toutes les forteresses de Bretagne qu'Amauri de Clisson, tuteur de l'héritier du duché, s'est engagé à lui remettre. Le roi d'Angleterre reconnaît par deux autres actes, datés aussi du 10 mars 1342, que Gautier de Mauny a reçu d'Amauri de Clisson un subside de mille livres sterling et envoie en Bretagne, comme il a été convenu avec les messagers bretons, de assensu nunciorum Britaniæ, ad nos in Angliam destinatorum, des monnayeurs chargés de convertir la monnaie anglaise en monnaie bretonne. V. Rymer, Fœdera, vol. II, p. 1188 et 1189.
[297] Morbihan, arr. Lorient, sur le Blavet navigable en aval d'Hennebont pour les navires de moyenne grandeur. Le 13 juin 1342, «en noz tentes devant la ville de Hambont» Charles de Blois donne à Ayton Doire (Doria), damoiseau, en récompense de ses services dans la guerre de Bretagne, les châteaux de Châteaulin et de Brélidy et toute la terre confisquée sur Yvon de Trésiguidy pour crime de forfaiture. Arch. de l'Empire, JJ. 74, p. 685.
[298] Jean le Bel, dont Froissart reproduit ici le texte, appelle ce château Brayt qu'on peut lire Brayc à cause de la ressemblance du t et du c dans l'écriture du XIVe siècle: «elle s'en rala par une aultre voye droit au chastel de Brayc qui estoit A QUATRE LIEUES de là.» (Chronique de Jean le Bel, éd. Polain, t. I, p. 284). Jean le Bel ajoute quelques lignes plus bas et Froissart répète que Jeanne de Montfort, partie à minuit de Brayc, rentra au point du jour à Hennebont. Aucune de ces circonstances ne convient à Brest qu'une distance de plus de trente lieues sépare d'Hennebont. Les anciens compagnons d'armes de Charles de Blois, de Jeanne de Montfort, de qui Jean le Bel et Froissart tenaient le récit de cette affaire, ont sans doute voulu désigner Brech (Morbihan, arr. Lorient, c. Pluvigner), situé en effet à environ quatre lieues anciennes d'Hennebont, sur la voie romaine d'Hennebont à Vannes. Il appartient aux érudits qui ont fait une étude spéciale de la géographie féodale de la Bretagne, de nous dire, pour confirmer notre conjecture, s'il y avait à Brech un château fort au XIVe siècle.
[299] Morbihan, arr. Lorient.
[300] Aujourd'hui hameau de la commune de Priziac, Morbihan, arr. Napoléonville, c. le Faouët. On lit dans le Dictionnaire topographique du Morbihan, par M. Rosenzweig, p. 236: «Roche-Piriou, vill. et moulin à eau sur le Pont-Rouge, comm. de Priziac; pont sur l'Ellée, reliant Priziac et Meslan.—Seigneurie.» L'identification du Rocheperiot de Froissart avec Roche-Piriou peut être faite avec certitude puisque le chroniqueur dit lui-même un peu plus loin (v. p. 164) que Rocheperiot ou Roceperiot est situé à moins d'une lieue du Faouët. Roche-Piriou était le chef-lieu d'une châtellenie qui dépendait de la grande seigneurie de Guémené, érigée en principauté en 1570. Le dernier jour de mai 1377, le vicomte de Rohan acquit de Jean de Longueval «les châteaux, châtellainies et terroers de Guemenetguinguant et de la Rocheperriou.» D. Morice, Preuves de l'histoire de Bretagne, t. II, p. 178. Un acte d'hommage de 1575 rendu par Louis de Rohan mentionne encore «l'aplacement de l'ancienne forteresse de son chasteau de la Roche-Periou.» (Archives de Nantes; note communiquée à M. Kervyn par M. Arthur de La Borderie.)
[301] Mâlain, Côte-d'Or, arr. Dijon, c. Sombernon.
[302] Entre Guillaume III, évêque en 1335 et Guillaume IV, évêque en 1349, l'éditeur du XIVe volume du Gallia Christiana place Yvon III de Trésiguidy auquel il consacre l'article suivant: «Yvo sæculari militiæ primo nomen dederat et sub Joannis Montifortensis vexillis contra Carolum Blesensem pugnaverat. Dein, deposito gladio, sacris initiatus est creatusque Leonensis episcopus. Carolo Blesensi, susceptis infulis, amicus fuit anno 1342 apud Suaresium.» Gallia Christiana, t. XIV, ed. Hauréau, col. 978. Admis par M. Hauréau d'après Suarez, Yvon III de Trésiguidy est rejeté par Ogée qui ne propose d'ailleurs personne à sa place: «Quelques-uns donnent pour successeur à Pierre Bernard un Yves de Trésiguidy qui ne paraît pas admissible.» Dict. hist. de Bretagne, par Ogée, t. IV, p. 371. Enfin, d'après M. Kervyn (t. IV de son édition des Chroniques de Froissart, p. 436, en note), Gui de Léon aurait succédé comme évêque de Léon à Pierre de Guémené.
[303] Cf. Jean le Bel, chap. LVII, t. I, p. 295 à 299.
[304] Cette mention d'un Dinan, voisin du Conquet, entouré seulement d'eau et de palissades, rapprochée d'un passage précédent où Froissart dit que la Roche-Piriou est à moitié chemin de Vannes et de Dinan, cette mention, dis-je, nous avait fait penser au premier abord que le Dinan dont il s'agit ici pouvait être identifié avec le petit port de Dinan situé sur l'anse du même nom au sud de la grande rade de Brest (aujourd'hui hameau de la commune de Crozon, Finistère, arr. Châteaulin). Mais à moins qu'on ne prouve que le Dinan du Finistère avait une certaine importance au XIVe siècle, il est plus naturel de supposer que Jean le Bel et Froissart ignoraient la véritable position du Dinan des Côtes-du-Nord.
[305] Les circonstances du récit de Froissart ne permettent guère d'identifier Conquest avec le Conquet, Finistère, arr. Brest, c. Saint-Renan. D'un autre côté, tous les historiens de la Bretagne racontent que le Conquet fut pris par les Français en 1341 et repris au commencement de 1342 par Gautier de Mauny. V. notamment le Dictionnaire historique de Bretagne, par Ogée, au mot Conquet. «Il n'est guère possible, dit Dacier à propos de ce passage, que Louis d'Espagne ait rencontré sur sa route, en allant d'Auray à Dinan qui est à l'orient, à une assez grande distance, le château du Conquet situé à la pointe occidentale de la Bretagne. Il n'est guère plus possible que Gautier de Mauny se soit transporté avec une troupe nombreuse en une matinée de Hennebont au Conquet près de Brest, c'est-à-dire, à plus de trente lieues, comme Froissart va le raconter. L'historien ignorait donc la position des lieux dont il a parlé, à moins qu'on ne suppose, ce qui n'est pas très-vraisemblable, qu'il existe un autre château du Conquet que celui que nous connaissons.» Chroniques de Froissart, éd. Dacier, p. 198. M. Kervyn de Lettenhove (t. IV, p. 438 de son édition) identifie Conquest avec Concoret, Morbihan, arr. Ploërmel, c. Mauron. «Froissart, dit l'éditeur belge, a pu faire de Conquest Concoret.» Au point de vue phonétique, cette identification nous semble inadmissible.
[306] Jean le Bel, d'après la lecture de M. Polain, appelle ce chevalier Martin (v. t. I, p. 296); Froissart, dans ses rédactions 1re (v. p. 155) et 3e (v. p. 381) le nomme Mansion, et dans la 2e (v. p. 379) Garsion.
[307] Jean le Bel auquel Froissart a emprunté ce récit dit que Gautier de Mauny et ses compagnons arrivèrent au château de Conquest «entre midi et nonne» Chronique de Jean le Bel, éd. Polain, t. I, p. 296.
[308] Guérande est à 5 kilomètres de l'Océan, mais cette ville n'étant séparée de la mer que par d'immenses marais salants, Jean le Bel et Froissart ont pu dire qu'elle est «sur mer» ou «sur le flun de le mer.»
[309] Froissart veut sans doute désigner le golfe ou havre au sud duquel se trouve l'excellent port du Croisic.
[310] Ce bourg situé au pied de la cité est ce qu'on appelle à Vannes la ville basse; la cité est la ville haute. Les lecteurs de Froissart remarqueront que dans la langue de ce chroniqueur le terme de cité ne s'applique guère qu'aux villes épiscopales.
[311] Cf. Jean le Bel, chap. LVIII, t. I, p. 301 à 307.
[312] Aujourd'hui hameau de la commune de Plougonvelin, Finistère, arr. Brest, c. Saint-Renan. La pointe de Saint-Mathieu où l'on voit les ruines de l'abbaye du même nom est l'un des trois promontoires les plus occidentaux de France: d'où le département où se trouvent ces promontoires a reçu le nom de Finistère. Saint-Mathieu-de-Fine-Poterne est sans doute une corruption bizarre de l'ancien nom du hameau dont il s'agit: Saint-Mathieu-Fin-de-Terre.
[313] La 2e rédaction dit: «en l'ille de Camperli.» Il n'y a pas, que nous sachions, d'île de Quimperlé. Froissart désigne peut-être ainsi la presqu'île formée par le confluent de l'Ellé et de l'Isole.
[314] Ce passage emprunté par le chroniqueur de Valenciennes dans ses deux premières rédactions à Jean le Bel, fournit une nouvelle preuve que le chanoine de Liége ignorait complétement la véritable position de Dinan. Froissart a pris soin de faire disparaître cette erreur grossière dans sa troisième rédaction. D'après cette rédaction, Gautier de Mauny ne se mit point à la poursuite de Louis d'Espagne et revint tout droit à Hennebont d'où il alla assiéger la Roche-Piriou (v. p. 391 et 396), tandis que Louis d'Espagne, après une nuit de navigation, venait aborder «à Grède, au plus proçain port de Vennes et de Rennes.» Nous avons eu l'occasion de faire ressortir plus haut (p. XXXVI, note 1) l'importance de ces dernières lignes qui semblent indiquer que Froissart identifie Grède ou Gredo avec Redon.
[315] Morbihan, arr. Napoléonville, sur l'Ellé.
[316] La distance entre la Roche-Piriou, à l'est du Morbihan, et Dinan, à l'ouest des Côtes-du-Nord, est beaucoup trop considérable pour que, même à cheval, on puisse faire le trajet en une nuit; mais, nous le répétons, Jean le Bel auquel ces détails sont empruntés, ne se faisait pas la moindre idée de la position exacte de Dinan.
[317] On lit Glay la Forest dans Jean le Bel (v. t. I, p. 306, éd. Polain). Ici encore Froissart a corrigé dans sa troisième rédaction une erreur géographique commise d'après Jean le Bel dans les deux rédactions précédentes. Dans celles-ci, en effet, notre chroniqueur disait que Gautier de Mauny avait trouvé Ghoy le Forest sur son chemin en revenant du Faouët à Hennebont, comme si Ghoy le Forest était placé entre ces deux localités (v. p. 166, 167 et 400). Froissart mieux informé a soin de faire remarquer dans la troisième rédaction que Gautier de Mauny se détourna du chemin d'Hennebont pour mettre le siége devant Ghoy le Forest: «Quant mesires Gautiers de Mauni et sa route se furent departi de Fauet, il n'alèrent pas le droit cemin pour retourner à Hainbon, mais s'adrechièrent vers Goi le Forest.» P. 401. Il est vrai que le chroniqueur retombe dans une autre erreur lorsqu'il ajoute que Gautier de Mauny, après avoir pris Goy la Forest, rentra ce jour même à Hennebont, à moins que Goy ne soit une corruption du breton Coët qu'on aura joint, par une sorte de tautologie assez fréquente dans les noms de lieu, à sa traduction française la Forest. Dans cette hypothèse, Goy-la-Forest pourrait désigner le château de Coët situé à 10 kilomètres nord-est d'Hennebont dans la commune de Languidic, qui, d'après M. de La Borderie, si versé dans la géographie féodale de la Bretagne, était au moyen âge le chef-lieu d'une seigneurie investie du droit de haute justice.
[318] Cf. Jean le Bel, chap. LVIII à LX, t. I, p. 307 à 317.
[319] Finistère, arr. Châteaulin.
[320] Froissart, en supposant ici l'année 1342 près de finir, semble placer en 1343 les faits dont le récit va suivre, par exemple, l'arrivée de Robert d'Artois, puis celle d'Édouard III en Bretagne, tandis qu'en réalité ces événements appartiennent à l'année 1342.
[321] Côtes-du-Nord, arr. Dinan. Il ne reste rien aujourd'hui de la redoutable forteresse qui avait donné lieu au proverbe:
Qui a Bretagne sans Jugon
A chape sans chaperon.
[322] On ne trouve ni dans le recueil de Rymer ni ailleurs aucune mention d'une trêve qui aurait été conclue à cette date entre Charles de Blois et la comtesse de Montfort. Froissart veut peut-être parler, ainsi que Dacier l'a supposé, de l'armistice arrêté entre les deux parties au commencement de cette année 1342 pour durer jusqu'au retour de la belle saison. V. Hist. de Bretagne, par dom Morice, t. I, p. 254.
[323] Ms. A8, fo 49.—Mss. B1, 3, 4, fo 71 vo: «Laille».
[324] Mss. B3, 4, fo 47.—Ms. B1, fo 72 vo: «sceuissent.»
[325] Ms. B4, fo 50.—Ms. B1, fo 74 vo: «Brianté.»
[326] Mss. B4, 3, fo 52.—Ms. B1, fo 78 (lacune).
[327] Mss. B3, 4.—Ms. B1: «voloit.»
[328] Mss. B4, 3, fo 52.—Ms. B1, fo 78 (lacune).
[329] Dans le ms. B1, fo 78, comme dans tous les mss. de Froissart, se tenoient est précédé de qui, que nous avons supprimé.
[330] Mss. B3, 4, fo 52.—Ms. B1, fos 78 vo et 79: «couciet.»
[331] Mss. B3, 4, fo 52.—Ms. B1, fo 79 (lacune).
[332] Mss. B3, 4, fo 53.—Ms. B1, fo 80 (lacune).
[333] Mss. B3, 4, fo 53 vo.—Ms. B1, fo 80 vo: «et pourveuement.»
[334] Ms. B4, fo 54.—Ms. B1: «exilliet.» Mauvaise leçon.
[335] Mss. B4, 3, fo 56.—Ms. B1, fo 84 (lacune).
[336] Ms. B3, fo 56.—Mss. B1, 4, fo 84: «bort.» Mauvaise leçon.
[337] Mss. B3, 4, fo 56 vo.—Ms. B1, fo 84 vo (lacune).
[338] Dans le ms. B1, fo 85, il n'y a aucune coupure après ces mots: «volsissent oïr»; nous avons suivi quelques bons mss., notamment celui de Besançon, fo 61, qui commencent ici un paragraphe distinct.
[339] Ms. A8, fo 59, et ms. A1, fo 61 vo. Il n'y a pas ici de coupure dans les mss. B1, 3 et 4.
[340] Mss. B4, 3, fo 58.—Ms. B1 (lacune).
[341] Mss. B3, fo 59.—Ms. B1, fo 88 (lacune).
[342] Mss. B4, 3, fo 59.—Ms B1, fo 88 (lacune).
[343] Ms. B3, fo 59 vo.—Mss. B1, 4, fo 89:«d'un.»
[344] Mss. B4, 3, fo 59 vo.—Ms. B1, fo 89 (lacune).
[345] Mss. B3, 4, fo 60 vo.—Ms. B1, fo 90 (lacune).
[346] Ms. B4, fo 60 vo.—Ms. B1, fo 90 (lacune).
[347] Mss. B4, 3, fo 61.—Ms. B1, fo 90 (lacune).
[348] Ms. B3, fo 62.—Ms. B1, fo 92 vo: «onniement.»
[349] Mss. B4, 3, fo 62.—Ms. B1, fo 89 (lacune).
[350] Mss. B3, 4, fo 63.—Ms. B1, fo 93 vo (lacune).
[351] Mss. B4, 3, fo 63.—Ms. B1, fo 94 (lacune).
[352] Mss. B3, 4, fo 64 vo.—Ms. B1, fo 96 vo (lacune).
[353] Ms. B3, fo 65 vo.—Ms. B1, fo 98 ro: «envoiiet».
[354] Mss. B 4, 3, fo 66, vo.—Ms. B 1, fo 100 (lacune).
[355] Mss. B 4, 3, fo 66, vo.—Ms. B 1, fo 100 vo (lacune).
[356] Mss. B 4, 3, fo 67.—Ms. B 1, fo 101 (lacune).
[357] Mss. B 4, 3, fo 67, vo.—Ms. B 1, fo 101 vo (lacune).
[358] Mss. B4, 3 fo 67 vo.—Ms. B1 (lacune).
[359] Mss. B4, 3, fo 68.—Ms. B1, fo 102 (lacune).
[360] Mss. B 4, 3, fo 68.—Ms. B 1, fo 102 vo (lacune).
[361] Mss. B 3, 4, fo 70.—Ms. B 1, fo 103 vo (lacune).
[362] Ms. B 3, fo 70.—Mss. B 1, 4, fo 104 (lacune.)
[363] Ms. B 4, 3, fo 69 vo.—Ms. B1, fo 104 vo (lacune).
[364] Ms B4, fo 70.—Ms. B1, fo 105: «levées.»
[365] Ms. B3, fo 72, vo.—Mss. B1, 4, fo 105 vo (lacune).
[366] Mss. B 1, 3, 4, fo 107: «Genueves.»
[367] Mss. B 4, 3, fo 71.—Ms. B 1 (lacune).
[368] Mss. B 4, 3, fo 71.—Ms. B 1, fo 107 vo (lacune).
[369] Mss. B 4, 3, fo 72.—Ms. B 1, fo 109 (lacune).
[370] Mss. B 4, 3, fo 72 vo.—Ms. B 1, fo 109 vo (lacune).
[371] Mss. B 4, 3, fo 73.—Ms. B 1, fo 110 (lacune).
[372] Mss. B4, 3, fo 73.—Ms. B1 (lacune).
[373] Mss. B4, 3, fo 73 vo.—Ms. B1, fo 110 vo: «dou.»
[374] Mss. B4, 3, fo 73 vo.—Ms. B1, fo 111 (lacune).
[375] Mss. B4, 3, fo 74.—Ms. B 1, fo 111 vo (lacune).
[376] Mss. B4, 3, fo 74.—Ms. B 1, fo 111 vo: «inspirée.»
[377] Mss. B4, 3, fo 74.—Ms. B 1, fo 112 (lacune).
[378] Mss. B4, 3, fo 75.—Ms. B 1, fo 113 (lacune).
[379] Mss. B4, 3, fo 75 vo.—Ms. B1: «poroit.» Mauvaise leçon.
[380] Mss. B 4, 3, fo 76 vo.—Ms. B1, fo 115 vo: «et.»
[381] Mss. B 4, 3, fo 76 vo.—Ms. B1, fo 116 (lacune).
[382] Mss. B 4, 3, fo 77.—Ms. B1, fo 116 (lacune).
[383] Mss. B 4, 3, fo 77.—Ms. B1 (lacune).
[384] Ms. A7, fo 84.—Mss. B 1, 3, 4, fo 117, vo; «Henris.» Mauvaise leçon.
[385] Mss. B1, 3, 4: «oncles.» Mauvaise leçon.
[386] Mss. B 4, 3, fo 79.—Ms. B 1, fo 119 (lacune).
[387] Mss. B4, 3, fo 79 vo.—Ms. B1, fo 119 vo (lacune).
[388] Mss. B4, 3, fo 80.—Ms. B1, fo 120 vo (lacune).
[389] Mss. B4, 3, fo 80.—Ms. B1: «niés.» Mauvaise leçon.
[390] Mss. B4, 3, fo 80 vo.—Ms. B1: «neveu.»
[391] Mss. B4, 3, fo 82.—Ms. B 1, fo 123 vo (lacune).
[392] Mss. B4, 3, fo 84.—Ms. B1, fo 127: «onniement.»
[393] Ms. B3, fo 86 vo.—Mss. B1, 4, fo 127 vo: «poent et doient.»
[394] Mss. B4, 3, fo 84 vo.—Ms. B1 (lacune).
[395] Mss. B4, 3, fo 85 vo.—Ms. B1, fo 129 (lacune).
[396] Mss. B4, 3, fo 85, vo.—Ms. B1 (lacune).
[397] Mss. B4, 3 fo 85 vo.—Ms. B1 (lacune).
[398] Mss. B4, 3, fo 86.—Ms. B1, fo 129 vo (lacune).
[399] Ms. de Valenciennes: au mont Saint Albain, Fo 91 vo.
[400] Ms. de Valenciennes: trois mille sergans à lances et à pavais. Fo 91 vo.
[401] A partir du présent volume, toutes les fois qu'une variante est fournie par les mss. A 1 à 6, le fo indiqué à la fin de la variante sera toujours le fo du ms. A 2 (2649 de notre Bibliothèque impériale).
[402] Ms. de Valenciennes: cinquante mille. Fo 91.
[403] Le nom est laissé en blanc dans le ms. d'Amiens.
[404] On lit dans le ms. d'Amiens: «au dit,» qui doit être une mauvaise leçon.
[405] On lit dans le ms. d'Amiens: «entendittez.»
[406] On lit dans le ms. B 6 «Henry.» Mauvaise leçon.
[407] Lacune.
[408] On lit dans le ms.: «Robers.» Mauvaise leçon.
[409] On lit dans le ms.: «perilz.» Mauvaise leçon.
[410] On lit dans le ms.: «veoient.» Mauvaise leçon.
[411] On lit dans le ms.: «en estrans.» Mauvaise leçon.