[117] Mazarin au Roi, le 8 juillet, de Villefagnan, Lettres de Mazarin, t. I. Voy. à l'Appendice.
[118] Il s'agit de Georges Brossin, chevalier de Méré, auteur de plusieurs ouvrages d'un style raffiné et quintessencié.
[119] Même lettre que la précédente.
[120] De Villefagnan, 8 juillet. Mazarin à la Reine. Lettres de Mazarin, t. I. Voy. à l'Appendice.
[121] Bibliothèque Mazarine, ms. no H/1719/B, t. III.
[122] Marie Mancini.
[123] Le courrier de la cour.
[124] «C'était la Reine elle-même qui disait que si elle était en la place de son fils, elle en userait tout comme lui.» (Note sur ce passage dans le manuscrit des archives des affaires étrangères, Espagne, t. LXXI.)
[125] C'est à dire au mariage du Roi avec Marie Mancini sans le consentement de la Reine et du Cardinal.
[126] Il y a dans le manuscrit: «quoique sans sa faute», ce qui n'a pas de sens. Voir les nombreuses erreurs de l'imprimé (édition de 1745, t. I, p. 234 vo) en le comparant avec notre texte. Nous n'indiquons qu'en passant, et comme spécimen, les fautes grossières de cette édition et des autres.
[127] Montlieu, 12 juillet. Voy. à l'Appendice.
[128] Lettre de Mazarin à la Reine du 14 juillet (Bibl. Mazarine, Lettres manuscrites de Mazarin, t. III).
[129] Mazarin au Roi, Libourne 14 juillet. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III. Bibl. Mazarine.
[130] Apologie, etc.
[131] Nous avons trouvé ces nouveaux détails sur Mme de Venel dans une note d'un manuscrit des archives affaires étrangères, Espagne, t. LXXI.
[132] Elle devint plus tard duchesse de Bouillon, et se fit distinguer par son esprit et son amour pour les lettres. Elle fut une des amies et protectrices de La Fontaine.
[133] Lettre de Mazarin au Roi, datée de Cadillac, 16 juillet 1659. (Bibl. Mazarine. Lettres manuscrites de Mazarin.)
[134] Mazarin à la Reine. A Cadillac, le 16 juillet. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III. (Bibl. Mazarine.) Voy. à l'Appendice.
[135] «M. Le Tellier, disait-il à Louis XIV dans une autre lettre d'envoi, prendra soin de solliciter la réponse et de me l'envoyer sans perdre un moment de temps. Je le passerai fort mal jusqu'à temps que je l'aie reçue, et encore pis si elle n'est telle qu'il faut...» (De Cadillac, le 16 juillet 1659. Lettres ms. de Mazarin. Bibl. Mazarine, t. III.)
[136] On pourra la lire en entier dans l'Appendice, où nous la publions d'après les textes authentiques des manuscrits de la Bibliothèque Mazarine et des archives du Ministère des affaires étrangères. Cette lettre est datée de Cadillac, le 16 juillet 1659.
[137] L'infante Marie-Thérèse.
[138] Mazarin entend surtout par ces mots le cardinal de Retz, qui était alors réfugié en Hollande.
[139] Mémoires pour servir à l'histoire de Louis XIV, par l'abbé de Choisy, de l'Académie française, édition d'Utrecht, 1727.
[140] Lettre de Mazarin au Roi, de Bidache, 23 juillet. Bibl. Mazarine. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III.
[141] Lettre de Mazarin au Roi, de Bidache, 25 juillet.
[142] Mazarin à la Reine, le 23 juillet. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III, Bibl. Mazarine.
[143] Le 29 juillet. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III. Bibl. Mazarine. Voy. à l'Appendice.
[144] De Saint-Jean-de-Luz, le 29 juillet. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III. Bibl. Mazarine.
[145] Bibliothèque Mazarine, Lettres manuscrites de Mazarin, t. III, p. 253 vo et 254 ro.
[146] Bibliothèque Mazarine. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III. Cette lettre a été imprimée dans les recueils des lettres du Cardinal du XVIIIe siècle, mais, pour montrer à quel point leur texte diffère de celui du manuscrit de la Mazarine, nous avons indiqué les additions et variantes de ce manuscrit en les plaçant entre des crochets.
[147] De Saint-Jean-de-Luz, le 5 août. Voyez aussi dans l'Appendice une lettre du Roi à la Reine sa mère en date du 5 août.
[148] De Saint-Jean-de-Luz, le 10 août.
[149] Lettres manuscrites de Mazarin, t. III. Bibl. Mazarine. Mazarin à Mme de Venel, Saint-Jean-de-Luz, 14 août.
[150] «Je vous prie de dire à Hortense que je serai bien aise qu'elle me donne souvent de ses nouvelles, étant persuadé qu'elle a beaucoup d'amitié pour moi. Je suis très aise des beaux vers que Marianne m'envoie et je l'aime de tout mon cœur, vous priant, en votre particulier, d'être assurée que personne n'a pour vous plus d'affection et de passion de vous le témoigner que moi.»
[151] «Je n'ai rien à vous répliquer à l'égard de mes nièces, écrivait Mazarin à la Reine; mais je vous dirai seulement que, deux fois la semaine, les paquets vont et viennent sans discontinuation et fort gros.»
[152] «J'ai reçu votre lettre du 10 de ce mois (août), et je savais déjà que la Reine vous prierait de mener mes nièces à Saint-Jean d'Angely, m'ayant fait l'honneur de m'en demander mon consentement, quoiqu'il ne fût pas nécessaire, Sa Majesté pouvant disposer librement de tout ce qui est à moi. Vous ne devez donc pas être en aucune peine de ce voyage, et d'autant plus que, comme vous avez vu, l'intention de Sa Majesté n'a pas été de mener mes nièces à Bordeaux, mais de les voir seulement en passant...» (Saint-Jean-de-Luz, le 18 août 1659. Lettres de Mazarin, éd. de 1745, t. I, p. 169 et suiv.).
[153] La lettre de Mazarin, en date du 18 août, est le seul document qui permette de fixer d'une manière certaine la date de l'entrevue du Roi et de Marie Mancini. La lettre de Mme de Venel portant la date du 10 août et racontant au Cardinal certaines particularités de l'entrevue (qu'il rappelle à cette dame) avait été certainement écrite le jour même de la rencontre des deux amoureux. Que se passa-t-il entre eux? Le peu que l'on en puisse savoir se trouve dans un post-scriptum du Cardinal à sa lettre à Mme de Venel, et dans une autre lettre inédite du même à sa nièce, la comtesse de Soissons. (Voyez à l'Appendice la lettre de Mazarin à Mme de Venel en date du 18 août.)
[154] «J'ai ouï dire que cette entrevue fut encore sensible, et qu'il y eut quelques larmes répandues de part et d'autre. Le Roi néanmoins continua son chemin, et la nièce s'en retourna dans le lieu de son exil.» (Mémoires de Madame de Motteville.)
[155] Bibliothèque Mazarine. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III. Le manuscrit contient plusieurs variantes que nous avons eu soin d'indiquer.
[156] Mazarin à la Reine, Saint-Jean-de-Luz, le 28 août 1659. Bibl. Mazarine. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III. Cette lettre ne porte pas de date, mais elle fut certainement écrite le même jour que celle adressée au Roi par le Cardinal, c'est-à-dire à la date du 28 août. Il ne saurait y avoir le moindre doute sur ce point, puisque dans une lettre, à la date du 29 août, Mazarin dit au Roi, «qu'il lui a rendu un très important service, depuis vingt-quatre heures», en lui écrivant cette grande dépêche.
[157] Le marquis de Richelieu, en 1655, avait épousé la fille de Mme de Beauvais, la Borgnesse. (Histoire amoureuse des Gaules, édition Jannet, t. II, p. 50, note 3)
[158] Marie Mancini.
[159] Voy. à l'Appendice la grande lettre du 28 août 1659.
[160] Saint-Jean-de-Luz, 22 octobre 1659.
[161] Allusion à la grande lettre du 28 août précédent.
[162] Saint-Jean-de-Luz, le 29 août 1659. Bibl. Mazarine; Lettres manuscrites de Mazarin, t. III.
[163] L'imprimé porte mille autres.
[164] L'imprimé porte conviendriez.
[165] Saint-Jean-de-Luz, le dernier août 1659.
[166] Le manuscrit porte celui-ci, ce qui est évidemment une erreur du copiste.
[167] Nous publions en entier cette dépêche. M. Amédée Renée, dans les Nièces de Mazarin, n'en a donné que deux ou trois petits fragments. Bibl. Mazarine, Lettres manuscrites de Mazarin, t. III, p. 283 vo et 284 ro.
[168] «Dites à Hortense que j'ai reçu sa lettre, et que je suis persuadé qu'elle a de l'amitié pour moi; qu'aussi elle doit attendre de recevoir des marques de la mienne. Si vous avez affaire d'argent pour lui en donner et à Marianne, vous n'aurez qu'à en demander au Sr du Teron.
«Et, pour ce qui est de Marianne, vous lui direz que, si je savais écrire en vers, je ferais réponse à ses lettres, mais que pour cela elle ne doit pas laisser de m'en envoyer souvent.
«En votre particulier, je suis fort touché de tous les soins que vous prenez de mes nièces et je vous assure que je n'en perdrai pas le souvenir.» (Les trois paragraphes qui précèdent ont été publiés par M. Amédée Renée, d'après l'autographe de la Bibliothèque du Louvre, qui a péri dans l'incendie de cet édifice.)
[169] Mazarin accusait formellement sa nièce d'avoir fait évader le jeune Mancini. «Je crois que ma nièce a conduit tout cela, écrivait-il à la Reine, le 1er septembre, et vous pouvez juger ce que cela m'oblige de soupçonner.»
[170] Il devint plus tard intendant de la Marine.
[171] «Je ne vous saurais assez dire, écrivait Mazarin à Colbert, tout ce que du Teron a mis dans l'esprit de ma nièce, la flattant au dernier point, et la considérant comme le principal instrument pour son élévation auprès de l'autre personne...»
[172] Dans sa lettre du 29 août, dont nous avons donné ci-dessus un fragment.
[173] «Je vous prie et mes amis de ne vous plus mettre en peine de moi, mandait-il à Lionne, en juillet 1651, car j'ai résolu la retraite sans que rien m'en puisse détourner, et en lieu que les jalousies, les vacarmes et appréhensions cesseront. Annibal, ajoutait-il avec une certaine emphase, Annibal, voyant qu'il faisait peine partout aux Romains, se résolut à la mort, et prenant le poison, finit, disant: Liberemus hâc curâ populum romanum. Et moi, je me contente de délivrer ceux qui me veulent du mal à Paris...» A peu de temps de là, Mazarin marchait sur Paris avec une petite armée levée à ses frais, afin d'imposer de nouveau son ministère abhorré à ses ennemis et à toute une nation convertie à la Fronde.
[174] A Saint-Jean-de-Luz, le 1er septembre 1659.
[175] Les membres de phrase entre crochets sont les variantes du manuscrit de la Bibliothèque Mazarine.
[176] Motif dans l'imprimé.
[177] Croyais dans l'imprimé.
[178] Assurant dans le manuscrit.
[179] Au lieu de ce membre de phrase qui se trouve dans le manuscrit de la Bibliothèque Mazarine, on lit celui qui suit dans l'imprimé: «Et j'irai ensuite finir mes jours où il vous plaira m'ordonner, me confiant en Dieu qui me donnera ce moyen de vous servir en cette rencontre, etc.»
[180] Mazarin, connaissant la coquetterie d'Anne d'Autriche et à quel point elle était sensible à ces petits cadeaux que l'on nommait alors galanteries, avait commencé d'abord par lui écrire: «Je vous envoie une boëte avec dix-huit éventails qu'on m'a envoyés de Rome; quoique je les croie aussi beaux que tous les autres qu'on a envoyés cette année, qui n'ont servi qu'à faire des présents à des gens de ce pays, qui n'ont pas le goût trop exquis. Vous recevrez aussi quatre paires de gants que ma sœur m'a envoyées dans un paquet. Il y en avait six paires, mais l'ayant ouvert en présence de Pimentel, je lui en ai donné deux, dont j'en vis une hier à don Louis, qui m'en fit compliment.» (Lettre inédite du 3 septembre, Bibl. Mazarine, Lettres manuscrites de Mazarin, t. III, p. 287, vo. Saint-Jean-de-Luz, 3 septembre).
[181] Voyez à l'Appendice la lettre inédite du 6 septembre 1659.
[182] Saint-Jean-de-Luz, 6 septembre. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III, Bibl. Mazarine.
[183] Saint-Jean-de-Luz, 8 septembre 1659. Bibliothèque Mazarine. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III, p. 291 vo jusqu'à la p. 293 ro. Cette lettre ne figure pas dans le recueil imprimé des lettres du Cardinal, et M. Amédée Renée, dans les Nièces de Mazarin, n'en a donné que quelques paragraphes.
[184] «J'ai été bien aise de la lettre qu'Hortense m'a écrite, et d'autant plus que vous me mandez que c'est elle qui l'a composée. Je vous prie de l'assurer de mon amitié et de dire à elle et à Marianne que, si le séjour de La Rochelle ne leur plaît pas, j'espère qu'elles le pourront bientôt changer en un autre qui leur sera plus agréable, mais que cela ne peut être que tout ceci ne soit achevé, si ce n'était que vous m'écrivissiez que ma nièce prît plus de plaisir de s'en retourner à Paris. Vous lui en parlerez, prenant pourtant garde que personne n'en ait connaissance.
«Je ne saurais assez vous dire l'obligation que je vous ai des soins que vous prenez de mes nièces; je vous prie d'être assurée que je ne manquerai pas de le reconnaître.
«Je vois par la lettre de Marianne [en vers] qu'à présent qu'elle a plus de raison, elle manque de rime; mais que, nonobstant cela, je veux absolument qu'elle m'écrive tous les ordinaires dans le même style.» (Suite de la lettre de Mazarin à Mme de Venel, en date du 8 septembre 1659.)
[185] Saint-Jean-de-Luz, le 8 septembre. Bibliothèque Mazarine. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III, p. 293, ro et vo.
[186] Voltaire, dans son Siècle de Louis XIV, prête au Roi, en cette circonstance, comme on l'a vu plus haut, un sentiment purement magnanime: «... L'attachement seul pour Marie Mancini fut une affaire importante, parce qu'il l'aima assez pour être tenté de l'épouser, et fut assez maître de lui-même pour s'en séparer. Cette victoire qu'il remporta sur sa passion commença à faire connaître qu'il était né avec une grande âme.»
[187] Lettre inédite. Saint-Jean-de-Luz, le 14 septembre 1659. Bibliothèque Mazarine, Lettres manuscrites de Mazarin, t. III, fol. 300 vo. et 301 ro.
[188] Marie Mancini.
[189] Lettre inédite du Cardinal à la Reine, 14 septembre. Voyez à l'Appendice.
[190] Lettres inédites du 17 et du 18 septembre.
[191] Lettre inédite du 20 septembre. Bibl. Mazarine, Lettres manuscrites de Mazarin, t. III, p. 308 vo.
[192] Lettre du Cardinal à Mme de Venel, en date du 21 septembre. Voyez à l'Appendice.
[193] Les ennemis du cardinal Mazarin publiaient que cette troupe de nièces et de neveux qui accoururent d'Italie à sa fortune étaient ses enfants: il en avait plaisanté lui-même. «Je ne doute pas, dit-il dans une lettre à M. le Prince, du 4 juin 1649, que l'on ne vous ait détrompé à Paris comme les autres, sur la fourbe que j'avais faite, et que vous ne sachiez que je n'ai point de nièces, mais que ce sont mes filles.» (Note de l'éditeur des Lettres de Mazarin publiées en 1745).
[194] «Vous verrez ce que j'écris à Mme de Venel à votre égard, et je vous prie de l'aimer et de suivre ses conseils; car, assurément, il ne se peut pas avoir plus d'amitié et d'estime pour personne, qu'elle n'en a pour vous.»
Voici deux billets adressés en même temps par Mazarin à ses deux autres nièces: «...Continuez à m'écrire, disait-il à Hortense, et ne prenez pas garde à ce que Marianne dit pour décrier votre style et votre écriture, car j'en suis content...» Et à Marianne: «Vous ne me pardonneriez jamais si, écrivant à Hortense, je vous oubliais, et je ne vous disais pas la satisfaction que je reçois lorsque vous m'écrivez en rimes. Je vous prie donc de continuer à le faire, et d'aller au secours de vos sœurs quand la rime vous manquera; et, au surplus, soyez assurée que personne ne vous aime plus que moi.» (Cette lettre et ces billets ne figurent pas dans le manuscrit de la Mazarine.)
[195] Bibl. Mazarine. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III.
[196] C'est-à-dire à Brouage.
[197] Bibl. Mazarine. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III.
[198] Bibl. Mazarine. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III. Saint-Jean-de-Luz, le 1er novembre 1659.
[199] 7 novembre 1659.
[200] Voir les Mémoires de Mademoiselle de Montpensier.
[201] «Leurs Majestés allèrent au-devant de M. le Cardinal. Ce fut une grande joie à son retour, et l'on en avait bien sujet, et lui aussi d'en avoir, ayant fait la paix.» (Mémoires de Mademoiselle de Montpensier).
[202] Mémoires du Cardinal de Retz.
[203] «Dans ce temps-là, arriva l'évêque de Fréjus pour me proposer, de la part de mon oncle, le mariage avec le connétable de Colonna, qui avait envoyé à Son Éminence le marquis Angeleli, gentilhomme boulonnais, pour lui en faire la proposition, à la conférence où il était alors, et pour engager en même temps don Louis de Haro d'en écrire à Sa Majesté Catholique, pour obtenir la permission dont le connétable, comme son sujet, avait besoin pour se marier avec moi.» Apologie, ou les véritables mémoires de madame Marie Mancini, connétable de Colonna, etc.
[204] «L'évêque s'en retourna, dit-elle dans son Apologie, avec cette réponse vers mon oncle, qui, ayant un extrême désir de voir mes sœurs, se disposait déjà de les envoyer chercher, comme il l'aurait fait, si, dans la crainte que j'avais de me voir toute seule, je n'eusse pas joint mes prières à celles de ma gouvernante pour l'empêcher.»
[205] «La paix faite et le mariage du Roi conclu, Son Éminence envoya un ordre à notre gouvernante pour nous mener à Paris, où nous arrivâmes quelques jours avant que la cour partît de Bourdeaux...» (Apologie, etc.)
[206] Toulouse, le 9 décembre 1659. Lettres de Mazarin, etc, t. II. On trouvera dans l'Appendice la lettre de Mazarin à Mme de Venel, à la même date. Ces deux lettres ne figurent pas dans les manuscrits de la Bibliothèque Mazarine.
[207] «Malgré les promesses que le Cardinal faisait dans cette lettre à sa nièce Marie, il signa la veille de sa mort (c'est-à-dire le 8 mars 1661) un contrat de mariage avec le connétable Colonna. Il signa le soir son testament, et il avait signé le matin le traité avec M. de Lorraine. Marie Mancini fut fiancée avec le connétable Colonna, le 9 avril suivant, dans le cabinet du Roi, honneur qui n'est guère que pour les princes et princesses. Le Cardinal fit en même temps le mariage de sa nièce Hortense avec le Grand Maître de l'artillerie, fils du maréchal de la Meilleraye, auquel néanmoins il n'y avait que huit jours qu'il avait donné l'exclusion. Aussi, assurait-on que ce mariage ne se fût point fait si Ondedei n'eût reçu du Grand-Maître 100,000 écus, et Mme de Venel 50,000. (Note de l'édition des Lettres de Mazarin, de 1745.)
[208] Nous verrons bientôt qu'il était question d'un projet de mariage entre le jeune Charles de Lorraine, neveu de Charles IV, duc de Lorraine, avec Marie.
[209] Louis XIV.
[210] Muze historique, 1er février 1660.
[211] Amédée Renée. Voyez, dans la Muze historique du 10 février 1658, d'autres vers consacrés à Marie Mancini.
[212] D'Aix, le 28 janvier 1660. L'original de cette curieuse lettre a péri dans l'incendie de la Bibliothèque du Louvre. Fort heureusement l'auteur des Nièces de Mazarin en a conservé une copie.
[213] Peut-être le Cardinal songeait-il à lui faire épouser une de ses nièces. Dans tous les cas, s'il conçut ce projet, il ne put le réaliser.
[214] La veille, il avait écrit à Mme de Venel (26 janvier): «Vous direz à Hortense que je suis bien aise de ce qu'elle m'a écrit, mais qu'elle ne saurait rien faire qui me plaise davantage que de suivre entièrement vos avis et de se souvenir de la promesse qu'elle m'a faite de s'appliquer à apprendre à bien danser et à faire les révérences à la perfection.
«Pour la lettre de Marianne, elle m'a donné beaucoup de contentement, et même je l'ai lue à la Reine, qui m'a ordonné de l'assurer de l'honneur de sa bienveillance et de lui mander qu'elle continue à se faire lire ses lettres.» (Bibl. du Louvre. Copie prise sur l'original.)
[215] Pour compléter ce portrait, Mme de Motteville fait cette comparaison de la personne de la nièce avec celle de la tante: «Dans le visage de cette grande Reine (Anne d'Autriche) on pouvait facilement connaître la joie intérieure de son âme; ce qui la rendait si belle qu'à cinquante-neuf ans elle aurait quasi pu disputer de beauté avec la Reine sa nièce, qui dans le vrai n'avait pas une beauté si parfaite que la Reine sa tante avait eue à son âge. La Reine-mère avait les traits du visage plus beaux, elle était plus grande, elle avait une plus grande mine, beaucoup plus de majesté, et le visage d'une plus belle forme. Elle la surpassait encore en la beauté admirable de ses mains et de ses bras; mais la Reine avait le teint plus beau et de belles couleurs qui l'embellissaient: elle ressemblait à la Reine-mère, comme je l'ai déjà dit, de la rencontre de l'air et un peu du tour du visage.»
[216] Mémoires de Madame de Motteville.
[217] Cette indication, nous la devons, comme nous l'avons dit déjà, à l'obligeance de M. Valfrey; qu'il nous soit permis de lui en exprimer toute notre gratitude.
[218] Archives du ministère des affaires étrangères. 1659-1661. Espagne. Négociations des Pyrénées, t. LXXI.
[219] A Aix, le 9 Mars 1660. Les lettres ne sont qu'en copies, mais en copies authentiques par le fait seul de leur existence dans le dépôt du Ministère des affaires étrangères.
[220] Archives du ministère des affaires étrangères. 1659-1661. Espagne. Négociations des Pyrénées, t. LXXI.
[221] Archives du ministère des affaires étrangères. Ibidem.
[222] M. de Lesseins, porteur de la lettre du Roi. (Note du manuscrit des archives du ministère des affaires étrangères.)
[223] Archives du ministère des affaires étrangères. 1659-1661. Espagne. Négociations des Pyrénées, t. LXXI.
[224] La cour arriva à Saint-Jean-de-Luz le 8 mai. La lettre ne porte pas de date, mais elle est placée dans le manuscrit immédiatement après celle du 25 avril.
[225] Archives du ministère des affaires étrangères. Ibidem.
[226] Le copiste du manuscrit des archives du ministère des affaires étrangères, ne connaissant pas l'espagnol, a donné de cette lettre, ainsi que de celles de Philippe IV et de la reine d'Espagne, un texte fort défectueux. Grâce à l'obligeance de M. Antoine de Latour, si versé dans la littérature espagnole, ce texte a pu être rectifié avec le plus grand soin.
[227] Archives du ministère des affaires étrangères. 1659-1661. Espagne. Négociations des Pyrénées, t. LXXI.
[228] Nous accommodâmes, dit Mlle de Montpensier dans ses Mémoires, une cassette que M. de Créqui devait porter à la jeune Reine, de la part du Roi. C'était un assez grand coffre de calambourg (bois des Indes), garni d'or, où il y avait tout ce que l'on peut imaginer de bijoux d'or et de diamants, comme des montres, des heures, des gants, des miroirs, boîtes à mouches, à mettre des pastilles; petits flacons de toutes sortes; d'étuis à mettre des ciseaux, des cure-dents; de petits tableaux de miniature à mettre dans un lit; des croix, des chapelets... des bagues, des bracelets; des crochets de toutes sortes de pierres, une de grand prix; un plus petit coffre où étaient des perles, des pendants d'oreilles de diamants, et une boîte pour les pierreries de la couronne. Elles ne sortent point du royaume, et les reines ne les ont point en propre, comme tous ceux-là étaient à elle, des pendants d'oreilles de toutes sortes de pierres et des assortiments de même. Enfin on croira aisément que jamais on n'avait vu un présent si magnifique et si galant.»