[229] Mémoires de Madame de Motteville et de Mademoiselle de Montpensier.

[230] Lettre de la reine d'Espagne à Louis XIV. 2 juin 1660. Archives du ministère des affaires étrangères. 1659-1661. Espagne-Négociations des Pyrénées, t. LXXI.

[231] 3 juin 1660. Archives du ministère des affaires étrangères. Ibidem.

[232] Archives des affaires étrangères. 1659-1661. Espagne. Négociations des Pyrénées, t. LXXI.

[233] Mémoires de Madame de Motteville. Voir les grands et beaux travaux de M. Mignet sur l'Histoire de la succession d'Espagne et sa magnifique Introduction à cette Histoire.

[234] «Il ne faut pas s'en étonner, dit Mme de Motteville; la cause de sa passion était belle; et l'innocence donnant à cette princesse le pouvoir de la laisser voir telle qu'elle la sentait, elle prenait autant de plaisir à la publier qu'il lui était agréable d'avoir, par l'amour réciproque que le Roi avait pour elle, un juste sujet de se glorifier de son excès...»

[235] Archives du ministère des affaires étrangères. 1659-1661. Négociations des Pyrénées, t. LXXI.

[236] La copie manuscrite porte: compagnie, ce qui est évidemment une faute.

[237] Archives du ministère des affaires étrangères. 1659-1661. Espagne. Négociations des Pyrénées, t. LXXI.

[238] Le Roi quitta la cour pour aller visiter Brouage, le 27 juin 1660.

[239] Nouvelle Relation contenant la royale entrée de Leurs Majestés dans leur bonne ville de Paris, le 26 août 1660. 24 pages in-4o.

[240] Siècle de Louis XIV.

[241] Voir la belle et excellente Histoire de la réunion de la Lorraine à la France, par M. le comte d'Haussonville, t. 1, 2 et 3 passim.

[242] 25 février, 1654.

[243] Voici comment Beauvau complète le portrait de cet étrange personnage: «Ce prince était de belle stature, fort libre et fort adroit dans toutes ses actions, à pied et à cheval, dur et infatigable au travail, d'un esprit vif et ardent, agréable, civil et affable aux étrangers, mais rarement parmi ses sujets; faisant peu de cas de sa noblesse et la traitant peu favorablement jusqu'à n'avoir jamais pu souffrir qu'elle jouît d'aucun de ses privilèges; prompt et fâcheux avec ses domestiques, accordant toutefois assez aisément ce qu'on désirait de lui, quand on le trouvait de bonne humeur, mais l'exécutant rarement, familier parmi le peuple, l'écoutant dans ses plaintes, et témoignant compatir à ses misères, mais ne l'épargnant guère, lorsqu'il trouvait l'occasion d'en exiger de l'argent. Il était d'une avarice qui paraissait insatiable et qui le rendait peu libéral; mais, comme son grand cœur avait néanmoins quelquefois des mouvements relevés, il n'épargnait rien aux actions qu'il voulait rendre magnifiques.» (Voir aussi ce qu'ont dit de ce prince dans leurs Mémoires le cardinal de Retz, Mlle de Montpensier, Mme de Motteville, Montglat et surtout M. le comte d'Haussonville qui donne sur lui nombre de documents nouveaux.)

[244] Mémoires du marquis de Beauvau, pour servir à l'histoire de Charles IV, duc de Lorraine et de Bar. A Cologne, chez Pierre Marteau, 1690.

[245] Jeanne-Olympe Hurault de l'Hospital, comtesse de Choisy, morte en 1668. C'est elle qui figure sous le nom de Célie dans le Dictionnaire des Précieuses: «Célie est une précieuse dont l'esprit a toujours fait grand bruit. L'on saura qu'elle a de belles qualités, qu'elle est bien faite et qu'elle a de l'esprit, etc.» (Édit. Livet, t. I et t. II.) «Elle a été jolie, dit Tallemant des Réaux (t. VII), a de l'esprit et dit les choses plaisamment, elle est gaie et cherche toujours à se divertir: c'est un original en certaines choses.» Mme de Brégis et Segrais ont aussi fait son portrait. «Sans étude et sans lecture, dit celui-ci, elle parlait et écrivait divinement bien. Elle était amie intime de la reine de Pologne (Marie de Gonzague) qui a entretenu un commerce de lettres avec elle pendant vingt ans.»

[246] «Comme (Marie), dit le marquis de Beauvau, était d'un esprit ardent et hardi, on croyait qu'elle agréerait d'autant plus la recherche du prince qu'elle le jugeait un moyen propre à la tirer de la sujétion du Cardinal et de la Reine mère, dont elle se trouvait traitée avec trop de contrainte et de rigueur. Outre cela elle trouvait ce prince beau et bien fait, et le considérait encore avec ses droits assez bien fondés sur les duchés de Lorraine et de Bar, pour pouvoir un jour élever sa fortune et son ambition. Ces considérations firent qu'elle employa un certain abbé Bouti, Italien et adroit, qui ayant eu autrefois quelque connaissance avec Mme de Choisi, trouva moyen de la renouer. Il la vint visiter souvent à la sourdine, pour ajuster ensemble leurs mesures: mais quoique, ordinairement, ces sortes de négociations soient conduites avec beaucoup de secret dans le commencement, néanmoins elles s'éventent aisément quand elles durent trop longtemps.»

[247] Le traité de Nimègue ne lui restituant que la partie des États qui avaient été laissés à son oncle Charles IV, à l'exception de Nanci, il refusa de souscrire à cette clause honteuse, et il retourna au service de l'Empereur, auprès duquel il termina sa carrière.

[248] Mémoires du marquis de Beauvau, etc., etc.

[249] Mémoires de Beauvau.

[250] Ce traité d'accommodement entre Charles IV et Louis XIV fut signé à Vincennes, trois ou quatre jours avant le décès du Cardinal. Restitution au duc des duchés de Lorraine et de Bar, à la réserve d'un passage du côté de l'Allemagne pour les troupes du roi de France; démolition des fortifications de Nanci; maintien en la possession de la France des places de Stenai, Clermont, Jamets et Dun; désarmement complet de la Lorraine, telles furent les principales clauses de ce traité.

[251] «L'inclination qu'elle avait prise pour ce prince, dit Beauvau, était si forte, qu'elle avait souvent osé déclarer, ou qu'elle l'épouserait ou qu'elle se ferait religieuse.»

[252] Apologie ou les véritables Mémoires de Madame Marie Mancini, connétable de Colonna, écrits par elle-même. A Leide, pour l'auteur, chez Jean Van Gelder, 1678. Ce petit volume in-12 est d'une excessive rareté.

[253] Conférez sur ce point le récit du marquis de Beauvau, qui concorde parfaitement avec ce que dit Marie Mancini.

[254] Le duc de Guise cessa de lui parler, tout en ayant la générosité de faire servir, avec autant de soin qu'à l'ordinaire, ce prince besogneux à qui il donnait depuis longtemps l'hospitalité dans son hôtel.

[255] Mémoires de Beauvau.

[256] Ibidem.

[257] Mlle de Montpensier a parlé de cet épisode dans ses Mémoires, mais, comme ils sont entre les mains de la plupart des lecteurs, nous nous abstenons de leur faire des emprunts. Il n'en est pas de même des Mémoires de Beauvau, qui sont fort peu connus.

[258] Elle était la fille aînée du second lit de Gaston d'Orléans.

[259] En 1661.

[260] Mémoires de Madame de Motteville.

[261] Mémoires de Guy Joly.

[262] Mémoires de Guy Joly.

[263] Mémoires de Madame de Motteville.

[264] Charles épousa l'infante de Portugal en 1662.

[265] Mémoires de Madame de Motteville.

[266] Mémoires de Madame de Motteville.

[267] Mémoires de Madame de Motteville.

[268] Mémoires de Montglat, comte de Clermont.

[269] Ibidem.

[270] Lorenzo Onofrio de Gioeni, duc de Taliacoti, prince de Palliano et de Castiglione, né à Rome. Plus tard il devint vice-roi d'Aragon, puis vice-roi de Naples. Il mourut le 15 avril 1689.

[271] Mémoires de Madame de Motteville.

[272] C'est le marquis de Beauvau qui s'exprime ainsi et qui devait être renseigné mieux que personne, par son élève le prince Charles de Lorraine.

[273] La Porte de La Meilleraye, grand maître de l'artillerie, fils du maréchal de ce nom. Le Cardinal lui fit quitter ce nom pour celui de Mazarin auquel fut attaché le titre de duc.

[274] Mémoires de Madame de Motteville.

[275] Mme de Venel dont bientôt il sera encore question.

[276] Voici la première de ces lettres qu'adressa le Roi au connétable, à l'occasion de son mariage:

«Mon cousin, vous avez raison de croire que l'alliance que vous avez prise dans la maison de mon cousin le cardinal Mazarini m'a été très agréable; c'est une vérité que les effets vous confirmeront en toutes rencontres; et assurément la qualité de neveu de ce grand homme, outre les autres que vous possédez, ne me laissera jamais perdre la moindre occasion de vous donner des marques de ma bienveillance.» (Œuvres de Louis XIV, t. V. Au connétable. Paris, le 12 avril, 1661.)

[277] Œuvres de Louis XIV, t. V, p. 21. A Mme de Venel. Fontainebleau, le 20 juin 1661.

[278] Œuvres de Louis XIV, t. V. Au connétable Colonne. Fontainebleau, le 6 août 1661.

[279] Hortense Mancini, après avoir fui le palais de son mari, le duc de Mazarin, s'était réfugiée à Chambéry, où elle résidait chez un parent de Saint-Réal. L'abbé, qui revint dans cette ville en 1676, ne pouvait manquer de plaire à la belle duchesse par la distinction de son esprit. «Il avait l'honneur, dit Desmaiseaux, dans la Vie de Saint-Évremond, de l'entretenir tous les jours, et de lui lire les meilleurs livres français et italiens. Cet abbé ne fut pas insensible à ses charmes. Pour s'insinuer dans ses bonnes grâces, il lui suggéra l'idée d'écrire l'histoire de sa vie, et se chargea de la composer sur les particularités qu'elle lui fournirait. Il consentit à la suivre en Angleterre, et il fit, avec Saint-Évremond et d'autres gens de lettres, l'ornement de la société brillante qu'elle réunissait à Londres. Ce fut alors qu'il écrivit les Mémoires de Madame la duchesse de Mazarin, qu'il accompagna d'une lettre où il faisait l'éloge de cette dame...»

[280] Les Mémoires de M. L. P. M. M. (Mme la princesse Marie Mancini), Colonne, G. connétable du royaume de Naples. A Cologne, chez Pierre Marteau, 1676, in-12 de 189 pages. Il y en eut une autre édition la même année, chez le même, et une traduction en italien en 1678.

[281] La Bibliothèque nationale possède un exemplaire de cette traduction.

[282] A Leide, pour l'auteur, chez Jean Van Gelder, à la Tortue, 1678. Ce petit volume est tellement rare qu'il a, pour ainsi dire, la valeur d'un manuscrit. La Bibliothèque nationale n'en possède qu'un seul exemplaire. No 27, 4627.

[283] Lettres de Madame de Villars à Madame de Coulanges, nouvelle édition publiée par M. Alfred de Courtois. H. Plon, 1878, un vol. in-8o.—Madrid, 2 novembre 1679. D'après M. de Courtois (voir p. 213), une édition, imprimée à Madrid, aurait précédé celle que nous citons, mais personne ne l'a jamais vue.

[284] Elle confia son manuscrit à un nommé S. Bremond, qui dédia le livre imprimé au duc de Brunswick, autrefois intimement lié à Rome avec le connétable et sa femme. S. Bremond a soin de dire dans sa dédicace que «ce sont les propres Mémoires (de la connétable)..., qu'on voit un certain caractère naturel et sincère en tout ce qu'elle dit, quelque chose qui sent si fort la noblesse de son âme, et le rang qu'elle tient dans le monde, qu'il n'y a qu'elle qui peut s'exprimer de cette manière...»

[285] Ce marquis épousa plus tard une sœur du prince Colonna, et devint l'un des plus ardents persécuteurs de la connétable lorsqu'elle se fut enfuie de Rome.

[286] Le patriarche d'Amasie, qui les accompagnait.

[287] Les Mémoires de M. L. P. M. M. Colonne, grande connétable du royaume de Naples.

[288] Ibidem.

[289] On trouve tous ces détails dans les Mémoires de Marie Mancini.

[290] Mémoires de M. L. P. M. M. Colonne, grande connétable du royaume de Naples, p. 85 et suivantes.

[291] Il était le second fils d'Henri de Lorraine et de Marguerite Cambout, veuve du duc de Puylaurens. Il était né en 1643 et mourut en 1702. Il portait le titre de chevalier, comme chevalier de Malte.

[292] Mme de Sévigné disait plaisamment, avec Saint-Évremond, que la duchesse de Mazarin était dispensée des règles ordinaires, et qu'on voyait sa justification en voyant M. de Mazarin. Quand on lui conseillait de se remettre avec son mari, elle répétait comme les frondeurs: Point de Mazarin! point de Mazarin! (Lettre de Mme de Sévigné à Mme de Grignan, du 27 février 1671.) Le Roi, touché de la situation de la duchesse, lui accorda une pension annuelle de 24,000 livres pour qu'elle pût vivre décemment à Rome.

[293] Dans Apologie, etc., la connétable le nomme Gourberville. Nous avons adopté l'orthographe des Mémoires de la duchesse de Mazarin, où il est souvent question de ce personnage.

[294] Apologie, etc. «Le chevalier, ajoute-t-elle, me procura cet honneur sans lui avoir rendu aucun service, bien loin de lui avoir prêté de l'argent, comme la médisance a publié faussement...»

[295] La connétable, dans son Apologie, destinée à être mise sous les yeux du public, se garde bien de parler de ces deux épisodes du cardinal Chigi et du chevalier de Lorraine. Elle n'eut pas la même prudence dans la relation qu'elle avait adressée à un ami intime, et qu'une indiscrétion fit tomber entre les mains d'un éditeur anonyme.

[296] Les Mémoires de M. L. P. M. M. Colonne, grande connétable du royaume de Naples, etc.

[297] Dans son Apologie elle donne une description de cette petite maison, mais elle ne dit pas un mot de l'épisode qui s'y rattache. Voici ce que la connétable dit de ce pavillon dans son Apologie: «Nous cherchâmes un lieu plus assuré dans le Tibre, proche duquel nous envoyâmes faire une cabane pour nous y déshabiller, et où il y avait une galerie, qui régnait jusque sur le bain, le tout composé de cannes, de feuilles, de rameaux, mais avec tant d'art que tout le monde la regardait avec admiration.»

[298] Xénocrates, un des plus illustres philosophes de l'ancienne Grèce. On remarquera que Marie Mancini écrit son nom à la manière italienne, l'x n'existant pas en italien.

[299] Le Ghetto, quartier des juifs à Rome.

[300] Les Mémoires de M. L. P. M. M. etc. En parlant du chevalier de Lorraine, la duchesse de Mazarin dit dans ses Mémoires que sa sœur «s'était fait des affaires avec tout Rome pour lui et pour son frère. On ne pouvait, ajoute-t-elle, les souffrir partout ailleurs que chez elle, et elle s'était déclarée pour eux dans des occasions assez délicates contre le cardinal Chigi et le connétable même...»

[301] Voir la savante dissertation de M. Monmerqué dans la Biographie universelle de Michaud, aux mots: Henriette-Anne d'Angleterre.

[302] Voilà un passage qui garantit la parfaite authenticité des Mémoires de la duchesse de Mazarin, uniquement attribués jusqu'à présent à Saint-Réal.

[303] Apologie, ou les véritables Mémoires de Madame Marie Mancini, etc.

[304] Les Mémoires de M. L. P. M. M., etc. La duchesse de Mazarin dit dans ses Mémoires, ce qui est confirmé par la connétable dans son Apologie, qu'elle fit tous ses efforts pour dissuader sa sœur de quitter son mari, en lui citant son propre exemple. «Les déplaisirs, dit-elle, qu'une pareille équipée m'avait attirés me donnèrent une éloquence extraordinaire, mais la même étoile qui m'avait conduite en Italie la poussait en France.»

[305] Dans les Mémoires de M. L. P. M. M. et dans l'Apologie, etc.

[306] «Je savais fort bien que l'argent est la première chose qui manque. Aussi j'en pris autant que je pus, et surtout je n'oubliai pas mes pierreries, que j'enfermai dans un petit coffre, et c'était tout ce que nous avions avec nous...» (Les Mémoires de M. L. P. M. M. Colonne, G. connétable du royaume de Naples, etc.)

[307] Apologie, ou les véritables Mémoires, etc.

[308] Les Mémoires de M. L. P. M. M., etc. Cette particularité que la connétable, sa sœur et leurs femmes étaient déguisées en hommes, ne se trouve pas dans l'Apologie, mais sa parfaite exactitude est attestée par une lettre de Mme de Scudéri que nous citerons bientôt et par les Mémoires de la duchesse de Mazarin. «Nous montâmes dans mon carrosse, dit cette dernière, avec une de ses femmes et Nanon, habillées en hommes, comme nous, avec nos habits de femmes par dessus.»

[309] Les Mémoires de la duchesse de Mazarin concordent parfaitement sur ce point avec ceux de la connétable.

[310] Mêmes détails dans les Mémoires de la duchesse de Mazarin.

[311] Apologie, etc.; même détail dans les Mémoires de M. L. P. M. M., etc.

[312] Les Mémoires de M. L. P. M. M., etc. On remarquera que les deux Relations sont tout à fait conformes sur ce point comme sur plusieurs autres.

[313] Apologie, etc.

[314] Apologie, etc., «Abattue comme j'étais, je fis deux milles à pied, après quoi je fus obligée de me reposer...» (Les Mémoires de M. L. P. M. M., etc.)

[315] Ibidem. Voir aussi les Mémoires de la duchesse de Mazarin.

[316] Apologie, etc., et Mémoires de la duchesse de Mazarin.

[317] «Il était bien nuit...; il nous fallut faire cinq milles à pied pour y aller, et nous nous embarquâmes enfin à trois heures sans avoir bu ni mangé depuis Rome...» (Mémoires de la duchesse de Mazarin.)

[318] Ibidem.

[319] Les Mémoires de M. L. P. M. M.

[320] Mémoires de la duchesse de Mazarin.

[321] Mémoires de la duchesse de Mazarin.

[322] Apologie, etc. et les Mémoires de M. L. P. M. M., etc. «Dans huit jours nous débarquâmes à la Ciouta en Provence où nous voyant en lieu de sûreté, nous reprîmes nos habits de femmes et nous allâmes à Marseille à cheval.» (Les Mémoires de M. L. P. M. M., etc.)

[323] Apologie, etc. «Il n'est point de contes horribles que l'on ne fît de nous, dit la duchesse de Mazarin dans ses Mémoires, jusqu'à dire que nous étions allées en Turquie, et il (le connétable) fut contraint d'obtenir du pape une excommunication contre tous ceux qui en parleraient...»

[324] C'était un bravo, au dire de la duchesse Mazarin dans ses Mémoires; dans les Mémoires de M. L. P. M. M., etc, il est désigné ainsi: Le capitaine Meneghino de Viterbe. Le langage qu'il tient à la connétable est à peu près le même que dans l'Apologie, etc., Mme Colonna, dans cette première Relation, dit qu'elle le dépêcha sur-le-champ avec une lettre pour son mari, «dans laquelle elle lui faisait voir tous ses déplaisirs et les motifs de son départ.»

[325] Ibidem. Les mêmes détails, quoique moins circonstanciés, se trouvent dans les Mémoires de la duchesse Mazarin.

[326] Mémoires de la duchesse Mazarin.

[327] L'Apologie, etc.

[328] Les Mémoires de M. L. P. M. M., etc.

[329] Lettres de Mme de Sévigné à Mme de Grignan. Paris, 20 juin 1672.

[330] Mme de Scudéry à Bussy, 26 juin 1672.

[331] «Le Roi, dit-on, est fâché qu'on les ait arrêtées; car, comme il aime Mme Colonne, il ne lui voudrait pas nuire. Le Pape et les cardinaux ont envoyé prier Sa Majesté de la renvoyer. Pour vous dire la vérité, je conçois bien qu'on peut aimer, mais je ne comprends pas qu'une femme de qualité se puisse résoudre à renoncer à toute sorte d'honneur, de bienséance et de réputation; je tiens qu'il y devrait avoir une punition corporelle pour les dames si fort emportées.» (Même lettre de Mme de Scudéry à Bussy-Rabutin.)

A quoi Bussy répondait à son amie, le 16 juillet suivant: «Quand je fais réflexion sur la postérité de ces grands cardinaux de Richelieu et de Mazarin, je trouve qu'il semble que Dieu ait pris un soin particulier de rendre leur mémoire ridicule par toutes les sottises qu'il fait faire à leurs héritiers.»

[332] Mme de Sévigné à sa fille: «Je vous envoie un joli madrigal et la Gazette de Hollande; j'y trouve l'article des deux sœurs (Colonne et Mazarin) et celui d'Amsterdam fort plaisants.»

[333] Mémoires de la duchesse Mazarin.

[334] Apologie, etc., et Mémoires de la duchesse Mazarin.

[335] La duchesse Mazarin, dans ses Mémoires, dit que sa sœur poussa une pointe jusqu'à Montpellier pour y voir le marquis de Vardes, alors exilé pour avoir fabriqué de fausses lettres, afin de nuire à Henriette d'Angleterre.

[336] Apologie, etc.

[337] Apologie, etc., et Mémoires de la duchesse Mazarin.

[338] Apologie, etc.

[339] Apologie, etc.

[340] Apologie, etc.

[341] «Il arriva presque en même temps un gentilhomme de M. de Colbert avec deux bourses de cinq cents pistoles chacune, que Sa Majesté avait ordonné de m'envoyer, et de laquelle somme il a plu à sa grandeur royale de m'obliger tous les six mois durant tout le temps que j'ai été sous sa protection.» (Apologie, etc.) Au mois de juin ou de juillet 1672, Mme de Scudéry écrivait à Bussy-Rabutin: «Mme de Colonne est à l'abbaye du Lys (près Melun). Le Roi lui a envoyé mille pistoles et beaucoup d'honnêtetés par M. de Créqui. Il lui a fait promettre de plus une pension de vingt mille francs. Ce procédé est du plus honnête homme du monde. Il lui a mandé qu'il ne la pouvait voir et même de choisir pour sa demeure une religion plus éloignée... L'on dit que son mari la vient demander au Roi.» Bussy répondait à son amie: «Quand le Roi en use aussi honnêtement qu'il fait pour Mme de Colonne, il regarde la passion qu'il a eue pour elle plutôt que le mérite de la dame; car, quelque galants que nous soyons, nous n'approuvons pas qu'une dame quitte son mari et coure le pays comme les héroïnes de roman, à moins que ce ne soit pour nous qu'elle fasse ces folies...» (Correspondance de Bussy-Rabutin, édit. Charpentier, t. III, p. 453.) Les divers passages de ces lettres, ainsi que ceux des lettres de Mme de Sévigné que nous venons de citer; les lettres de Marie Mancini à Colbert dont nous allons parler et d'autres documents contemporains, concordent parfaitement avec les événements dont parle Marie Mancini, et viennent confirmer pleinement l'authenticité de ses Mémoires.

[342] Lettre de Mme de Scudéry à Bussy (juin ou juillet 1672). Correspondance de Bussy-Rabutin, t. III, p. 453, édit. Charpentier.

En répondant à cette lettre, Bussy ne manquait pas de dire qu'il avait trouvée plaisante la réponse de la connétable à Créqui. (Ibid.)