[343] La sœur Magdeleine de Jésus, abbesse du Lys, à Colbert, 27 août (1672). Publiée par M. Amédée Renée dans les Nièces de Mazarin, appendice, p. 475-476.
[344] M. Amédée Renée, qui a trouvé à la Bibliothèque nationale plusieurs lettres manuscrites concernant la connétable et qu'il donne dans son Appendice, n'a pas eu la main aussi heureuse pour celle-ci. Mais, en revanche, il a trouvé une lettre d'excuses de la connétable à Colbert, et une intéressante réponse de Colbert à la princesse. Ces lettres, comme on le voit, confirment pleinement l'authenticité des Mémoires de Mme Colonna.
[345] Voici cette lettre, datée «Du Lys, 23 septembre 1672,» et que M. Amédée Renée a eu l'heureuse chance de retrouver: «Je croyais, Monseigneur, que vous auriez eu plus de charité pour votre prochain, et que vous ne montreriez pas au Roi ma lettre, laquelle j'écrivis en colère sans savoir ce que je faisais. J'en ai eu assez de regret lorsque j'ai été de sang-froid; mais, comme aux fautes commises il n'y a plus de remède, je vous prie au moins de radoucir le plus qu'il vous sera possible l'esprit du Roi, en lui faisant connaître que, quand je serais ici retenue par ses ordres, j'y demeurerais encore avec plus de satisfaction dans l'espérance de faire quelque chose qui lui serait agréable, et que de plus je ne souhaite nullement sortir d'ici pour aller à soixante lieues de Paris, à moins qu'il ne me le commande expressément; ce que je ferai après pour lui obéir, mais non pas pour suivre mon plaisir, le trouvant tout entier dans cette maison, où je demeurerai, si Sa Majesté le trouve bon, jusques à ce que Dieu m'inspire ce que j'aurai à faire touchant mon accommodement. Cependant, soyez assuré que je ne me consolerai jamais d'avoir eu une promptitude si mal à propos, et d'avoir déplu à celui à qui je dois tout ce que j'ai au monde. Je vous prie de m'excuser auprès de lui et de me croire fort vôtre, etc.»
[346] Réponse de Colbert à la connétable, les Nièces de Mazarin. Appendice, p. 479.
[347] Voici l'intéressante réponse de Marie Mancini à Colbert: «Du Lys, ce 25 septembre 1672. Le commencement de votre lettre m'a fort réjoui, Monseigneur, voyant que le Roi avait bien reçu mes excuses, et qu'il voulait bien m'accorder toujours sa protection: mais la suite ne me fait que trop connaître qu'il me voudrait voir bien loin de son royaume, et que ce n'est que par une simple honnêteté tout ce qu'il en fait. Du reste, je ne sais pas assez bien la carte pour choisir un couvent dans une ville à soixante lieues de Paris. Il n'a qu'à dire où il veut que j'aille, je m'y rendrai, quoiqu'il me soit bien fâcheux de quitter un endroit où j'étais déjà toute accoutumée, et où je recevais tous les bons traitements que je pouvais souhaiter. Au moins que ce soit dans une abbaye et un beau couvent, car je ne saurais pas y durer autrement. Je n'aurais jamais cru ce que je vois; je n'en dirai pas davantage, parce que je ne me possède pas si bien que vous; il vaut mieux finir. Dites seulement au Roi que je lui demande de lui parler une fois avant de m'en aller, qui sera la dernière fois de ma vie, puisque je ne reviendrai plus à Paris. Octroyez cette grâce, je vous conjure, Monseigneur, et après je lui promets que je m'en irai encore plus loin s'il le souhaite, étant toujours fort disposée à lui obéir, et à vous, de vous témoigner toute ma vie que je serai, etc.» Les Nièces de Mazarin. Appendice, p. 479-480.
[348] Le Roi à la connétable Colonna: «A Versailles, le 26 septembre 1672: Ma cousine, désirant vous donner une abbaye commode pour vous retirer et y demeurer en toute sûreté pendant le temps que vous voudrez demeurer dans mon royaume, je n'en ai point trouvé qui convînt mieux à tout ce que vous pouvez désirer que celle de Saint-Pierre, de ma ville de Reims, dont la dame d'Orval est abbesse; et pour cet effet, aussitôt que j'aurai une dernière réponse à cette lettre, j'enverrai le sieur Goberti pour vous y aller conduire. Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ait, ma cousine, en sa sainte et digne garde.» (Bibl. nat. mss. vol. verts, C.)
[349] Mémoires de la cour d'Espagne.
[350] Louis XIV le nomme Goberti, et l'abbesse du Lys, de La Giberti.
[351] Avenay avait été choisi en dernier lieu, à la place de Saint-Pierre de Reims.
[352] Histoire de l'abbaye d'Avenay, par Louis Paris, bibliothécaire d'Épernay, t. I.
[353] Les Mémoires de M. L. P. M. M.
[354] Apologie, etc., et Mémoires de M. L. P. M. M.
[355] L'Apologie, etc. Les distractions ne manquaient pas à la captive dans le couvent de la Visitation. «Comme il y avait, dit-elle, un parc très grand, Son Altesse Royale m'envoya des lièvres, des daims et des chiens pour chasser. Je faisais faire des comédies dans les parloirs. J'écrivis à Rome de m'envoyer mes filles et le maître des cérémonies; mes filles étant arrivées, nous passâmes le temps à merveille...» (Les Mémoires de M. L. P. M. M., etc.)
[356] Pour peu endurante.
[357] Apologie, etc.
[358] «A vous dire le vrai, je craignais la coutume des Italiens de donner le morceau dans des plats, et c'est aussi pour ce sujet que, d'ordinaire, je prenais garde à ma table...» (Les Mémoires de M. L. P. M. M., etc.)
[359] Mme d'Aulnoy, qui tenait les mêmes détails de la bouche de la connétable, en parle dans ses Mémoires de la cour d'Espagne, mais en les abrégeant beaucoup.
[360] La connétable fait de ce personnage un portrait affreux. «Pour faire une trahison, dit-elle, (M. le connétable) ne pouvait pas mieux choisir qu'un homme de Calabre... Il est homme de beaucoup d'esprit; il fut théologien, à dix-neuf ans, du cardinal François Barberin, et, ayant commis quelque crime dans cette cour, il fut obligé de s'en aller en son pays, où s'étant mis dans une forteresse, à la tête de quelques rebelles, il tint toujours le parti du duc de Guise... Quelque temps après il se retira à Florence auprès du grand-duc le père...» Puis il alla à Rome, «où ayant fait venir une sœur assez jolie, par ce moyen il eut accès auprès de M. le connétable, qui le logea d'abord auprès de la Trinità de Monti, et lui fit avoir l'abbaye de San Giovanino de Posilipe à Naples. Et M. le connétable, l'ayant connu pour un homme de cabale, il jeta l'œil sur lui pour me trahir, etc., etc.»
[361] L'Apologie porte durant huit mois, ce qui est inadmissible, ainsi que le prouve la suite du récit.
[362] En octobre 1673, d'après les Mémoires de M. L. P. M. M.
[363] Apologie, etc.
[364] Dans ses Mémoires, la connétable parle également de son aveugle confiance à l'égard du marquis.
[365] Amiral, grand officier des armées navales d'Espagne, chef et juge de tout ce qui concerne la marine.
[366] L'Apologie, etc. Depuis le départ de Turin, les Mémoires de M. L. P. M. M. sont très brefs sur tous ces faits, dont ils ne donnent qu'un résumé.
[367] «Je fus à l'audience de la Reine, qui, avec des marques de bonté, me proposa de me retirer dans le couvent de Saint-Dominique Royal pour quelque temps; et, quoique je n'en eusse point d'envie, je crus pourtant d'être mieux en ce pays-là dans un couvent, que dehors exposée à l'orgueil de cette nation. Les religieuses refusèrent de me recevoir pour ne faire rien contre les priviléges. Mais, après plusieurs disputes, la Reine eut la bonté de leur faire dire de me recevoir, et que cela ne tirerait pas en conséquence au préjudice de leurs libertés. Ainsi j'y entrai, et je m'y trouve avec quelque repos, quoique avec un peu d'ennui, ne pouvant pas souffrir l'orgueil de ces religieuses.» Il résulte de ce dernier passage des Mémoires de M. L. P. M. M. et des autres qui suivent, que la fin de cette Relation (qu'il y a tout lieu de croire authentique à cause de sa parfaite concordance avec les Mémoires de la duchesse Mazarin, et avec l'Apologie), fut écrite dans le couvent même de San Domingo.
[368] Voici comment la connétable, dans la seconde partie des Mémoires de M. L. P. M. M., entendait fuir de son couvent: «Je ne sais si je vous dois communiquer mon secret, dit-elle au confident à qui elle adresse sa Relation; c'est que je songe à tout moment comment je me pourrai sauver de ce couvent. Les murailles en sont épaisses et la situation très difficile. Cependant j'ai dessein de suivre l'exemple du comte de Lauzun, qui a creusé à Pignerol, deux ans entiers, pour se sauver. Il est vrai qu'il a eu le malheur d'être découvert, mais possible que cela ne m'arrivera pas. Quoi qu'il en soit, j'ai une chambre qui est la plus propre du monde pour y creuser, et c'est ce qui me donne envie de tenter la fortune. Si je peux venir à bout de ce dessein, comme j'espère, vous saurez ce que je deviendrai. Voilà, Monsieur, ce que vous avez désiré de moi et ce que je devais faire pour vous obéir et vous persuader que je suis, etc.» Voilà de quelle manière se terminent les Mémoires, c'est-à-dire sous la forme d'une lettre adressée à un ami, lettre qui n'était pas destinée à voir le jour et qui ne fut publiée que par suite d'une indiscrétion.
[369] Apologie, etc.
[370] Apologie, etc.
[371] Voici le portrait qu'il faisait d'elle dans sa vieillesse: «C'était une petite vieille ratatinée, tout esprit et sans corps, qui avait passé sa vie dans la meilleure compagnie, et qui y vécut avec toute sa tête et sa santé jusqu'à sa mort, à quatre-vingt-cinq ou six ans. Elle était salée, plaisante, méchante... Elle avait des apophthegmes incomparables et ne semblait pas y toucher.» (Voir Lettres de Madame de Villars à Madame de Coulanges, édition publiée par M. A. de Courtois, un vol. in-8o.) «La mise en lumière de la Relation du marquis de Villars, a dit Sainte-Beuve, vient rendre de l'à-propos et donner comme un fond historique solide aux récits de la marquise, à ces jolies lettres qui, dans leur agréable légèreté, nous initient au seul moment un peu intéressant de ce règne imbécile et maussade (de Charles II), etc.»
[372] Mémoires de la cour d'Espagne, par Mme d'Aulnoy.
[373] Relation du voyage d'Espagne, autre ouvrage de Mme d'Aulnoy. Madrid, 29 mai 1679.
[374] Mémoires de la cour d'Espagne, par Mme d'Aulnoy. Hortense Mancini, duchesse de Mazarin, était alors réfugiée à Londres. Malgré son âge, elle avait conservé encore assez de beauté pour inspirer à son neveu, Philippe de Savoie, chevalier de Soissons, une passion si furieuse, que le chevalier provoqua et tua en duel un Suédois, le baron de Barnier, amant de sa tante. Ce duel causa un tel scandale, que la duchesse de Mazarin, pour fuir le bruit qui se faisait autour d'elle, fut sur le point d'aller rejoindre sa sœur Marie dans son couvent d'Espagne. Heureusement pour les religieuses de ce monastère, que Saint-Évremond, son ami, la détourna de ce projet: «Après avoir parlé (avec la connétable) trois ou quatre jours de la France et de l'Italie, écrit-il à Mme Mazarin; après avoir parlé de la passion du Roi et de la timidité de monsieur votre oncle, et de ce que vous avez pensé être et de ce que vous êtes devenue, vous vous trouverez enfermée dans un couvent.» (Œuvres de Saint-Évremond, édition de 1739, t. IV, p. 198 et Correspondance de la marquise de Villars, édition Courtois.)
[375] Mémoires de la cour d'Espagne, par Mme d'Aulnoy.
[376] Lettres de Madame de Villars à Madame de Coulanges, nouvelle édition publiée par M. Alfred de Courtois. H. Plon, 1878, un vol. in-8o. Madrid, 2 novembre 1679, pp. 84-85.
[377] Apologie ou les véritables Mémoires de Madame Marie Mancini, connestable de Colonna. Cologne (Hollande), 1679, un vol. in-12.
[378] De ces traductions, on ne connaît que celle en italien. (Voir la dissertation de M. de Courtois dans son édition de la Correspondance de Madame de Villars.)
[379] Mme de Villars à Mme de Coulanges. Madrid, 27 janvier 1680.
[380] Femme qui se cache le visage avec sa mantille ou son voile.
[381] Mémoires de la cour d'Espagne.
[382] Don Pablo Spinola Doria, troisième marquis de los Balbases, duc de San Severino et de Sestos. Il était petit-fils du célèbre Ambrosio Spinola.
[383] Mme d'Aulnoy.
[384] ... «La connétable Colonna, depuis la visite qu'elle nous fit, est toujours dans un couvent à cinq lieues d'ici. Son mari est à Madrid depuis deux jours. On dit qu'il lui permettra de revenir dans un autre couvent de cette ville, où elle aura beaucoup moins de liberté que dans celui d'où elle est sortie. Nous avons appris qu'elle fut toute prête, le jour qu'on l'emmena de Madrid au lieu où elle est présentement, de s'en venir encore se fourrer chez nous dans ma chambre...» (Mme de Villars à Mme de Coulanges; Madrid, 6 mars 1680.)
[385] Mémoires de la cour d'Espagne, par Mme d'Aulnoy. Voici d'autres détails que nous puisons dans les Mémoires de la cour d'Espagne sous le règne de Charles II, attribués au marquis de Villars. Le connétable, dit-il, «fit revenir d'abord sa femme dans un couvent de Madrid, et peu après elle vint demeurer chez lui, c'est-à-dire dans la même maison, sans aucun commerce ensemble. Elle fut quelque temps en cet état avec la liberté de faire des visites; elle allait même chez la Reine...»
[386] Mme de Villars à Mme de Coulanges, Madrid, 15 août 1680.
[387] Mémoires de la cour d'Espagne.
[388] Mme de Villars à Mme de Coulanges, Madrid, 26 mai 1680.
[389] Mme de Villars à Mme de Coulanges, Madrid, 26 septembre 1680.
[390] Mme d'Aulnoy, Mémoires de la cour d'Espagne.
«Comme le connétable parla d'aller en Italie, dit de son côté le marquis de Villars, et de l'amener avec lui, la crainte des suites de ce retour lui fit souhaiter de demeurer à Madrid dans un couvent, ainsi qu'elle le témoigna quand elle reçut ordre du Roi de s'expliquer sur ce sujet. Pour régler les prétentions opposées du mari et de la femme, on fit une junte du confesseur du Roi, de l'inquisiteur général et de don Melchior Navarra qui décidèrent qu'on la mettrait prisonnière dans le château de Ségovie.» Mme d'Aulnoy, en écrivant ses Mémoires de la cour d'Espagne, a eu certainement sous les yeux les Mémoires du marquis de Villars, auxquels elle fait de nombreux emprunts. Elle a notamment copié presque littéralement ce passage et ceux qui suivent.
[391] Le marquis de Villars donne les mêmes détails, mais moins circonstanciés.
[392] «La connétable Colonne est dans un pitoyable état. Je crois que je vous ai mandé que son mari la fit partir un peu brusquement d'ici, pendant que la Reine était à l'Escurial. Elle ne tua ni ne blessa personne. Elle est actuellement dans ce qu'on appelle l'Alcaçal de Ségovie, très misérablement traitée. La Reine aurait fort souhaité qu'on lui eût accordé avant cela ce qu'elle demandait pour toute grâce à son mari, qu'on la mit dans un couvent, le plus austère qu'on pût choisir à Madrid...» (Mme de Villars à Mme de Coulanges, Madrid, 29 décembre 1680.)
[393] Conférez les Mémoires du marquis de Villars avec ceux de Mme d'Aulnoy.
[394] Mme de Villars à Mme de Coulanges, 29 décembre 1680.
[395] La seule erreur que commette Mme d'Aulnoy est de dire que le connétable était alors absent et qu'il ne revint à Madrid qu'au mois de février 1681. La correspondance de Mme de Villars fait foi qu'il était bien à Madrid au mois de décembre précédent et que ce fut alors qu'il proposa l'étrange arrangement dont nous parlons.
[396] Le marquis de Villars donne les mêmes détails, et se livre aux mêmes réflexions dans ses Mémoires.
[397] On lit les mêmes détails dans les Mémoires du marquis de Villars. Voici comment sa femme les complète:
«Il y a douze ou quinze jours que ce mari dit au confesseur, qu'il ne pouvait consentir que sa femme vînt à Madrid, si elle ne se faisait religieuse dans le couvent où elle entrerait et que lui, il prendrait les ordres. Le confesseur a écrit cette proposition à la connétable, qui l'a acceptée. Je crois qu'il n'y a pas une moindre vocation que la sienne à la religion. Cependant, comme elle a fait dire à son mari qu'elle fera tout ce qu'il voudra, cela pourra l'embarrasser; car je ne crois pas qu'il ait aucune intention de la faire entrer dans Madrid...» (Mme de Villars à Mme de Coulanges, Madrid, 29 décembre 1680.)
«Il faut vous dire deux mots de la connétable Colonne, écrit Mme de Villars à Mme de Coulanges, le 26 janvier 1681. Je trouvai le confesseur de la Reine, il y a deux jours, au palais, qui avait apporté une lettre pour la montrer à cette princesse, avant qu'il la fermât. Il venait de chez le connétable Colonne, qui l'avait écrite à sa femme en présence du confesseur. Elle contient que le mari consent qu'elle vienne à Madrid, dans un couvent nommé; qu'elle prenne l'habit de religieuse le même jour qu'elle y entrera, et, trois mois après, qu'elle fasse profession. Je ne doute pas qu'elle n'accepte ces conditions pour quitter le lieu qu'elle habite présentement. Je ne conseillerais pas à la Reine de répondre qu'elle en sortira jamais...»
... «L'on attend tous les jours ici la connétable Colonne, pour prendre l'habit de religieuse. Son mari, qui est fort avare, dispute sur le prix avec le couvent où elle doit entrer. Elle écrivait, l'autre jour, que sa sœur Mazarin ferait bien mieux de venir se faire religieuse avec elle...» (Mme de Villars à Mme de Coulanges; Madrid, 6 février 1681.) La duchesse Mazarin, comme nous l'avons dit dans une note, eut en effet cette singulière velléité. Jamais couvent n'aurait vu deux plus étranges pénitentes.
[398] Mémoires de la cour d'Espagne.
[399] Mme de Villars à Mme de Coulanges, Madrid, 19 février 1681.
[400] La même à la même, 17 avril 1681.
[401] Mémoires de la cour d'Espagne.
[402] Mémoires du marquis de Villars et de Mme d'Aulnoy.
[403] Lettre de Mme de Villars, 17 avril 1681.
[404] «Le connétable, disent les Mémoires du marquis de Villars, partit trois jours après pour l'Italie..., laissant sa femme dans le couvent, incertaine de sa condition, misérablement logée, avec peu de moyens pour vivre pour une femme de sa qualité, et dans un état digne de compassion.»
«La connétable demeure dans son couvent, où apparemment elle va manquer de tout. Elle y est déjà misérablement...» (Mme de Villars à Mme de Coulanges, Madrid, 17 avril 1681). La marquise ajoute dans la même lettre:... «Ce que l'on vous mande de Rome de la connétable Colonne serait meilleur pour elle que ce qui se passe ici. La pauvre femme est peut-être bien près d'éprouver de pires aventures que toutes celles qu'elle a eues par le passé. Il ne faut rien imputer à toutes ces sortes de têtes-là; mais on ne peut s'empêcher de la plaindre. C'est la meilleure femme du monde, à cela près qu'il n'est pas au pouvoir humain de lui faire prendre les meilleurs partis, ni de résister à tout ce qui lui passe dans la fantaisie...»
[405] Madrid, 17 avril 1681.
[406] Mémoires de la cour d'Espagne sous le règne de Charles II (par le marquis de Villars), un vol. in-8o, 1861, publiés de nouveau par William Stirling. Ils avaient déjà paru en 1733, à Paris, chez J.-Fr. de Josse.
[407] Il mourut à Rome, le 15 avril 1689.
[408] Le 30 juillet 1683.
[409] Comment se fait-il qu'on la retrouve à Madrid et dans un couvent en 1688? Sa présence y est indiquée ainsi à cette date dans une lettre du comte de Rebenac: «Madame la connétable, écrit-il, est ici dans un petit couvent dont elle sort quand elle veut; elle ne se mêle d'aucune intrigue. Sa conduite ne déplaît point à la cour. Elle a beaucoup d'amis considérables, et, quoiqu'elle ne soit pas brouillée avec sa sœur, personne ne s'était tant réjoui qu'elle de l'ordre qu'on lui avait donné de se retirer.» (Archives du ministère des affaires étrangères.)
[410] Il est presque inutile de relever l'erreur de Saint-Simon. Ce ne fut pas avant le mariage du Roi que Marie Mancini épousa le connétable, mais après.
[411] «Cette race demi-mazarine, dit Saint-Simon en tête du passage que nous venons de citer, me fait souvenir de la connétable Colonne que le Roi eut en sa jeunesse tant envie d'épouser, qui ne contraignit pas ses mœurs à Rome, ni de courir le bon bord, du vivant et surtout depuis la mort de son mari. C'était la plus folle et toutefois la meilleure de ces Mazarines. Pour la plus galante, on aurait peine à décider, excepté la mère de M. de Vendôme et du grand prieur, qui mourut trop jeune dans la première innocence des mœurs.»
[412] Lettre XXXe. Elle s'occupait avec passion d'astrologie et d'autres sciences occultes. On a sous son nom un opuscule intitulé: Discorso astrofisico delle mutationi de' tempi et di altri accidenti mondani dell' anno 1670 (Rome), in-4o.
[413] Lettres de Mazarin, t. I, p. 31 et suivantes. L'imprimé par erreur porte la date du 16.
[414] Dans des parties de débauche et d'impiété dont parlent les Mémoires du temps, et à la suite desquelles le Cardinal éloigna de Paris son neveu, qui fut depuis duc de Nevers.
[415] Lettres manuscrites de Mazarin, t. III. Bibl. Mazarine.
[416] Manuscrit des Archives du ministère des affaires étrangères et lettres manuscrites de Mazarin à la Bibliothèque Mazarine.
[417] Je ne laisserais pas. Je ne lairrais, forme ancienne encore en usage au XVIIIe siècle.
[418] Courir, manuscrit des affaires étrangères.
[419] Ms. des aff. étr.: de ce que vous connaissez, etc.
[420] Ms. des aff. étr.: «pour en toutes choses devenir le plus grand Roi de la terre.»
[421] L'infante Marie-Thérèse.
[422] Ms. des aff. étr.: «que vous savez, que vous aimez, etc.»
[423] Ms. des aff. étr.: «vous poussant à ces choses-là, etc.»
[424] Ms. des aff. étr.: «avertir de ce qui était de son bien, etc.»
[425] Ms. des aff. étr.: «des choses pour elle qui ne se doivent pas...» c'est-à-dire d'épouser Marie Mancini.
[426] Ms. de la Mazarine: «et enfin qui sont, par plusieurs raisons, impossibles...»
[427] Ms. des aff. étr.: «de si malheureux, etc.»
[428] Ms. de la Mazarine: «que vous en fassiez, etc.»
[429] Ms. des aff. étr.: «il en jugera selon que vous lui en donnez occasion, etc.»
[430] Ms. de la Mazarine:... «je m'avance de vous représenter...»
[431] Le cardinal de Retz entre autres, alors réfugié en Hollande, qui s'était réconcilié avec le prince de Condé et qui conspirait avec lui pour rentrer en France, les armes à la main et pour expulser le premier ministre.
[432] Manuscrit de la Mazarine:... «ce qui arrivera de nous...»
[433] En épousant la nièce du Cardinal.
[434] Ms. des aff. étr.: «courir risque, etc.»
[435] Ms. des aff. étr.: «pour vouloir sitôt vous marier, etc.»
[436] Ms. des aff. étr.: «qu'il n'y a, etc.»
[437] Ms. des aff. étr.: «de ce royaume, etc.»
[438] Ms. de la Mazarine:... «de me mettre dans un vaisseau, etc.»
[439] Ms. de la Mazarine:... «toutes les choses du monde...»
[440] Les quatre mots entre crochets sont dans le Ms. des aff. étr.
[441] C'est-à-dire Mazarin et sa nièce.
[442] Ms. de la Mazarine:... «le plus fidèle de vos serviteurs...»
[443] Bibl. Mazarine, Lettres manuscrites de Mazarin, t. III, p. 249, ro et suivantes.
[444] Donner l'échange (manuscrits.)
[445] Pour: de science certaine.
[446] C'est-à-dire d'emmener sa nièce en Italie, pour empêcher que le Roi ne l'épouse.
[447] Bibl. Mazarine. Lettres manuscrites de Mazarin, t. III, p. 246, verso et 247 ro.
[448] Bibl. Mazarine, Lettres manuscrites de Mazarin, t. III, p. 247, vo et 248 ro.
[449] C'est-à-dire que le Roi irait à Brouage voir Marie Mancini.