[1]Mélanges de philosophie, d’histoire et de littérature, par M. Ch.-M. de Féletz, de l’Académie française, t. II, p. 124.
[2] Aujourd’hui commune de Pujaut, canton de Villeneuve-lès-Avignon (Gard).
[3] Au mot Ferrar.
[4] Commune des Angles, canton de Villeneuve-lès-Avignon.
[5] François-Joseph Double (1776-1842). Membre de l’Académie de médecine et de l’Académie des sciences, il refusa la pairie, en 1839, parce que le Roi y mettait comme condition qu’il renoncerait à exercer la médecine.
[6] Représentée sur le Théâtre-Français le 5 décembre 1823. Le rôle de Danville fut créé par Talma et celui d’Hortense par Mlle Mars.
[7] Voy., sur le chevalier de Grave et sur son Adresse aux citoyens en faveur de Louis XVI, le Journal d’un bourgeois de Paris pendant la Terreur, par Edmond Biré, t. I, p. 337. M. de Grave publia en 1816 un Essai sur l’art de lire.
[8] Voir les Contes d’un planteur de choux.
[9] Mme de Guerry, après la mort de son mari, entra dans la congrégation dite de Picpus, consacrée à l’Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement sous l’invocation des Saints Cœurs de Jésus et de Marie. Elle y était depuis plus de trente ans, lorsqu’en 1853, à la suite de changements qu’elle considérait comme l’introduction d’une règle nouvelle, elle abandonna la communauté avec soixante de ses compagnes et résolut de porter dans une nouvelle maison l’intégrité des statuts édictés par les fondateurs de la Congrégation. Le pape Pie IX autorisa les religieuses séparées à vivre suivant l’ancienne règle, mais leur défendit de recevoir des novices ou d’admettre à la profession les novices qui les avaient suivies. C’est alors que Mme de Guerry, reprenant son nom, son titre et l’habit du monde, redemanda la fortune qu’elle avait apportée à la communauté de Picpus. Cette fortune était estimée par elle à une somme d’environ 1.200,000 fr. M. Émile Ollivier soutint devant les tribunaux la réclamation de Mme de Guerry, qui fut combattue par M. Berryer au nom de la communauté. Le tribunal de première instance de la Seine donna gain de cause à la communauté; mais Mme de Guerry triompha devant la Cour impériale de Paris (15 février 1858). Avant de mourir, elle s’est réconciliée avec son ordre et lui a rendu la fortune qu’elle avait revendiquée contre lui.—Sur le procès, demeuré célèbre, de la marquise de Guerry contre la Congrégation de Picpus, voir les Œuvres de Berryer, Plaidoyers, t. III, p. 153-310, et l’Empire libéral, par Émile Ollivier, t. IV, p. 35-46.]
[10] Ville d’Avignon. Extrait du Registre des Actes de l’état civil.—«L’an mil huit cent onze et le dix-sept juillet, à neuf heures du matin, par-devant nous Charles-Pierre-Paul Blanchetti, adjoint du maire et d’icelui chargé par délégation des fonctions de l’état civil de cette ville, est comparu en notre bureau Monsieur Castor-Louis-Eugène Ferrar de Pontmartin, propriétaire foncier, domicilié aux Angles (Gard) et demeurant en cette ville d’Avignon, rue Sainte-Praxède, lequel nous a déclaré que Madame Marie-Émilie-Aimée-Augustine-Henriette-Charlotte de Cambis, son épouse, est accouchée le jour d’hier, à une heure et demie d’après-midi, dans sa maison d’habitation, d’un enfant mâle qu’il nous a présenté et auquel il a donné les prénoms d’Armand-Augustin-Joseph-Marie; en présence de M. Joseph-François-Marie Ferrar de Pontmartin, oncle paternel de l’enfant, âgé de vingt-neuf ans, et de M. Augustin-Marie-Jacques-François-Luc de Cambis, âgé de trente ans, oncle maternel de l’enfant, demeurant en cette ville, propriétaires fonciers; et ont signé avec nous après lecture faite, les jour et an susdits.—E. de Pontmartin.—J. Pontmartin.—Aug. Cambis.—Blanchetti fils, adjoint.»
A noter, dans cet acte, l’absence de tout titre, même pour le marquis de Cambis; cela tient à ce que, sous l’Empire, les titres remontant à l’ancien régime n’avaient pas de valeur légale. Si je fais cette remarque, c’est uniquement pour aller au-devant de tout reproche possible d’usurpation à l’adresse d’Armand de Pontmartin, si éloigné de tout travers de ce genre et qui d’ailleurs, tout en se laissant donner le titre de son grand-père, ne le prit lui-même que très rarement.—Un mot sur ses quatre prénoms: Joseph est celui du parrain, le cher oncle paternel; Augustin, celui de la marraine, Augustine de Grave, dame de Cambis, aïeule maternelle; celui de Marie vient d’un usage pieux, particulièrement en honneur à Avignon; celui d’Armand vient du culte que M. Eugène de Pontmartin et son frère, depuis l’émigration, avaient voué à la famille de Polignac, et surtout au duc Armand, frère aîné du prince Jules, le futur ministre de Charles X.
[11] Dans ses Mémoires (t. I, p. 24), Pontmartin appelle hôtel de Bernis la maison habitée par ses parents jusqu’à leur départ pour Paris, et que je viens de dénommer hôtel de Calvière. Les deux désignations sont exactes, car l’hôtel appartenait indivisément au marquis de Calvière et à sa sœur la comtesse René de Bernis. Chacune de ces deux familles s’était réservé un appartement dans cette immense demeure, et c’est ainsi que Pontmartin fut l’ami d’enfance du fils de M. de Calvière et des deux fils de sa sœur.
[12] Par ordonnance royale parue au Moniteur du 13 février 1820, M. Decazes, président du conseil des ministres, avait été remplacé par le duc de Richelieu.
[13] Mlle de Sombreuil fut-elle forcée par les égorgeurs de l’Abbaye de boire un verre de sang pour racheter la vie de son père? La plupart des historiens n’ont voulu voir là qu’une légende, Pontmartin lui-même n’admettait qu’à demi cette tradition consacrée par Victor Hugo dans une de ses plus belles Odes: «Ce que je crois vrai, dit-il dans ses Mémoires, t. I, p. 24, c’est que le verre de sang lui fut présenté par les massacreurs de Septembre, qu’elle le prit, qu’elle allait le boire, et que, saisis d’un mouvement de pitié ou d’horreur, ces monstres le répandirent à ses pieds.» Ce mouvement de pitié, les massacreurs ne l’ont pas eu. C’est le poète des Odes et Ballades qui est dans le vrai. Comment, en effet, conserver un doute sur la vérité de la tradition, en présence de l’attestation suivante, adressée à M. Adolphe Granier de Cassagnac par le fils de Mlle de Sombreuil:
«Ma mère, Monsieur, n’aimait point à parler de ces tristes et affreux temps. Jamais je ne l’ai interrogée; mais parfois, dans des causeries intimes, il lui arrivait de parler de cette époque de douloureuse mémoire. Alors, je lui ai plusieurs fois entendu dire que, lors de ces massacres, M. de Saint-Mart sortit du tribunal devant son père et fut tué d’un coup qui lui fendit le crâne; qu’alors elle couvrit son père de son corps, lutta longtemps et reçut trois blessures.
«Ses cheveux, qu’elle avait très longs, furent défaits dans la lutte; elle en entoura le bras de son père, et, tirée dans tous les sens, blessée, elle finit par attendrir ces hommes. L’un d’eux, prenant un verre, y versa du sang sorti de la tête de M. de Saint-Mart, y mêla du vin et de la poudre, et dit que si elle buvait CELA à la santé de la nation, elle conserverait son père.
«Elle le fit sans hésiter, et fut alors portée en triomphe par ces mêmes hommes.
«Depuis ce temps, ma mère n’a jamais pu porter les cheveux longs sans éprouver de vives douleurs. Elle se faisait raser la tête. Elle n’a jamais non plus pu approcher du vin rouge de ses lèvres, et, pendant longtemps, la vue seule du vin lui faisait un mal affreux.
«Signé: comte de Villelume-Sombreuil.»
(Histoire des Girondins et des massacres de Septembre, par A. Granier de Cassagnac, t. II, p. 225.)
[14] Jean-François Périer, évêque d’Avignon, par l’abbé Albert Durand, directeur au petit séminaire de Beaucaire.
[15] Mes Mémoires, par Armand de Pontmartin, 1re série, p. 31-33.
[16] T. I, p. 6-14.
[17] Aujourd’hui rue Bonaparte.
[18] En 1825, Armand de Melun était élève du collège de Sainte-Barbe, dirigé par M. Henri Nicolle, frère de l’abbé Nicolle, recteur de l’Académie de Paris. Intime ami du duc de Richelieu et aussi désintéressé que lui, l’abbé Nicolle n’avait accepté le rectorat qu’à la condition de n’en pas toucher les émoluments.
[19] Le vicomte Armand de Melun, d’après ses Mémoires et sa correspondance, par M. l’abbé Baunard, p. 14.
[20] Après avoir administré cinq ans le collège Saint-Louis, l’abbé Thibault le quitta pour devenir inspecteur de l’Université, en 1825. Il eut pour successeur un prêtre alsacien, l’abbé Ganser. En 1830, un proviseur laïque, M. Liez, fut placé à la tête du collège.
[21] L’abbé Léon Sibour, parent éloigné de Mgr Sibour, archevêque de Paris, avec lequel il était du reste étroitement lié, fut lui-même évêque in partibus de Tripoli. M. Dumarsais devint curé de Saint-François-Xavier et chanoine de Paris.
[22] Ces religieuses furent remplacées plus tard dans le couvent de la rue de Vaugirard par les Dominicains, qui eux-mêmes ont cédé la place à l’Institut catholique.
[23] Ma Carmélite, dans les Souvenirs d’un vieux critique, t. IV, p. 62.
[24] En 1825, un terrible incendie avait dévoré la plus grande partie de la ville de Salins (Jura); elle a été rebâtie sur un plan plus régulier.
[25] Le 19 octobre 1826.
[26] Ce dernier nom cachait un banquier, M. Beudin, et un chef d’institution, M. Goubaux, qui avaient formé des dernières syllabes de leurs deux noms le pseudonyme de Dinaux. La première représentation de Trente ans ou la Vie d’un joueur avait eu lieu le 19 juin 1827.
[27] Chap. 1, p. 1-54.
[28] Voir plus bas le chapitre sur Armand de Pontmartin et l’Académie française.
[29] Charles Alexandre (1797-1870), élève de l’École normale, professeur de rhétorique, proviseur, inspecteur général des études, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, auteur d’un Dictionnaire grec-français, qui est longtemps resté classique.
[30] Mélanges de philosophie, d’histoire et de littérature, par Ch.-M. de Féletz, de l’Académie française, 6 vol. in-8, 1826-1828.
[31] Revue des Deux Mondes, chronique de la quinzaine, 1er janvier 1854.
[32] Nouveaux Lundis, t. II, p. 13.
[33] Annales des concours généraux, par MM. Belin et Roche. Classe de troisième, p. 97, L. Hachette, rue Pierre-Sarrazin, 12, Paris, 1826.
[34] Ancien président, sous l’Empire, de la section de législation au Conseil d’État. Son fils aîné fut vice-président de la République en 1848.
[35] Le marquis Auguste de Cambis-d’Orsan (1781-1860), député de Vaucluse le 15 novembre 1830, réélu le 5 juillet 1831, puis le 21 juin 1834; pair de France le 3 octobre 1837.
[36] Jean-Antoine Renouvier (1777-1863), député de Montpellier de 1827 à 1834; père de M. Jules Renouvier, l’archéologue, et de M. Charles Renouvier, le philosophe.
[37] Plus tard professeur d’histoire au collège Louis-le-Grand, et auteur d’une excellente Histoire du règne de Louis XIV, couronnée par l’Académie française. (Grand prix Gobert.)
[38] Emmanuel Daudé d’Alzon, né en 1811, comme Pontmartin, mort le 21 novembre 1880. Voir sur lui Souvenirs d’un vieux critique, t. I, p. 325-340.
[39] Henri-François-Marie-Auguste, comte de Cambis-d’Orsan, fils du marquis, né le 8 juin 1810; élu député d’Avignon le 13 août 1842, réélu le 1er août 1846. Il mourut le 24 août 1847.
[40] François-Frédéric Poncelet (1790-1843). Il avait publié en 1827 un ouvrage qui se rattachait à ses préoccupations musicales et qui a pour titre: Privilèges de l’Opéra. On lui doit aussi un Cours d’histoire du droit romain et un Précis de l’histoire du droit civil français.
[41] Souvenirs d’un vieux critique, t. III, p. 70, 1883.
[42] Causerie du 22 août 1887, Souvenirs d’un vieux critique, t. X, p. 104 et 106.
[43] Lamartine, Des Destinées de la poésie.
[44] Jules Janin, Histoire de la littérature française, 1829.
[45] Guillaume Tell a été représenté pour la première fois le 3 août 1829; le More de Venise, le 24 octobre 1829; Fra Diavolo, le 28 janvier 1830; Hernani, le 25 février 1830. Les Orientales et le Dernier jour d’un condamné, de Victor Hugo, sont des premiers mois de 1829, ainsi que l’édition complète et définitive des Poèmes d’Alfred de Vigny. Les Orientales parurent au mois de janvier 1829, le Dernier jour d’un condamné au mois de février, les Poèmes de Vigny au mois de mai.
[46] Les Contes d’Espagne et d’Italie furent publiés en janvier 1830, les Consolations en mars, les Harmonies le 14 juin. Les Poésies de Théophile Gautier furent mises en vente dans les derniers jours de juillet; nous les trouvons en effet inscrites sous le no 4270 de la Bibliographie de la France du 31 juillet 1830.
[47] La première édition des Scènes de la vie privée a été publiée au mois d’avril 1830. Les Chouans avaient paru au mois de mars 1829.
[48] Paul Huet était né le 3 octobre 1804. Il mourut le 9 janvier 1869. «Paul Huet, dit Théophile Gautier (Portraits contemporains), représente dans le paysage le rôle romantique, et il a eu son influence au temps de la grande révolution pittoresque de 1830. Sa manière de concevoir le paysage est très poétique et se rapproche un peu des décorations d’opéra par la largeur des masses, la profondeur de la perspective et la magie de la lumière... Nul n’a saisi comme lui la physionomie générale d’un site, et n’en a fait ressortir avec autant d’intelligence l’expression heureuse ou mélancolique.»
[49] T. I, p. 129-149.
[50] Le Correspondant du 12 mars 1830.
[51] Nouveaux Samedis, t. XIII, p. 352.
[52] La population de Paris n’était alors que de 645,698 âmes; le nombre des décès fut donc de plus de 23 par 1000 habitants. Le chiffre de 18,406 s’appliquant aux seuls décès administrativement constatés, le chiffre réel a dû être plus élevé.
[53] Tome I, p. 212-224.
[54] L’Époque sans nom, Esquisses de Paris (1830-1833), par M. A. Bazin, t. II, p. 270.
[55] Père de M. Paul Thureau-Dangin, membre de l’Académie française.
[56] Voir Monsieur Thureau-Dangin, vice-président général de la Société de Saint-Vincent de Paul. Notes et Souvenirs, 1811-1893.—Je lis à la page 8 de cette Notice: «M. Thureau fit son droit et c’est vers cette époque qu’il eut des relations d’amitié avec quatre jeunes gens à peu près de son âge qui ont laissé un nom dans les lettres et dans la politique: Louis Veuillot, Pontmartin, Montalembert et Léon Cornudet.»
[57] Louis-Gabriel-Eugène, baron Pertuis de Montfaucon (1790-1842). Nommé député du premier collège de Vaucluse (Avignon) le 13 juin 1840, il venait d’être réélu le 9 juillet 1842, lorsqu’il mourut (16 juillet) avant d’avoir pu reprendre séance. Il fut remplacé par Henri de Cambis.
[58] Nouveaux Lundis, t. II, p. 2.
[59] Saint-Priest (Emmanuel-Louis Guignard, vicomte de), né à Paris le 6 décembre 1789, mort au château de Lamotte (Hérault), le 27 octobre 1881. Il suivit sa famille à Saint-Pétersbourg lors de l’émigration et, en 1805, entra dans l’armée russe où il servit jusqu’à la chute de Napoléon. Colonel en 1814, il fut fait prisonnier; l’ordre de le fusiller, envoyé par l’Empereur, fut intercepté par les Cosaques. Il s’échappa, servit avec ardeur la cause du gouvernement royal, tenta pendant les Cent-Jours de soulever les populations du Midi, s’embarqua à Marseille à la nouvelle de la capitulation de la Palud, fut pris par un corsaire de Tunis, et, après quelques semaines de captivité, put gagner l’Espagne et rentrer à la seconde Restauration. Il fut alors nommé maréchal de camp, gentilhomme d’honneur du duc d’Angoulême et inspecteur d’infanterie. En 1823, il prit part à la campagne d’Espagne, où sa conduite lui valut le grade de lieutenant général. Ambassadeur à Berlin (1825), puis à Madrid (1827), il négocia le traité par lequel l’Espagne s’engageait à rembourser à la France, par annuités de 4 millions, sa dette de 80 millions. Au mois d’août 1830, il donna sa démission et fut nommé par le roi Ferdinand VII grand d’Espagne et duc d’Almazan. Devenu l’un des conseillers de la duchesse de Berry, il fut l’un des principaux organisateurs de la tentative royaliste de 1832. Après son acquittement, il alla rejoindre MADAME en Italie. Élu en 1849 représentant de l’Hérault à Assemblée législative, il devint l’un des chefs de la majorité. Sous le second Empire, il fut l’un des serviteurs les plus zélés et les plus intelligents du comte de Chambord, qui lui écrivit en 1867, sur la situation politique, une lettre qui eut un grand retentissement.
[60] Voir le chapitre I, p. 16.
[61] M. de Saint-Priest allait, en effet, être traduit en cour d’assises, ainsi que les autres prévenus de l’affaire du Carlo-Alberto, M. de Kergorlay père et le comte de Mesnard, tous les deux anciens pairs de France, M. de Kergorlay fils, M. Adolphe Sala, M. de Bourmont fils, Mlle Mathilde Lebeschu, M. Antoine Ferrari, Génois, subrécargue du Carlo-Alberto. Ils comparurent, le 25 février 1833, devant le jury de Montbrison (Loire). Étaient poursuivis, en même temps qu’eux, les prévenus de «la Conspiration de Marseille», MM. de Bermond, de Candolle, de Lachaud, Layet de Podio, François Esig et Ganail. Les débats se terminèrent, le 15 mars, par l’acquittement de tous les accusés.
[62] Le Caducée. Souvenirs marseillais, provençaux et autres (par M. Cauvière), t. IV, p. 206,—1880.
[63] Henri Abel, né à Aix le 15 juillet 1796, mort à Marseille le 19 novembre 1861. Au milieu de ses travaux de polémiste, il a trouvé le temps de composer une Histoire de France en cinq volumes.
[64] Attaché à la Gazette du Midi dès 1832, Eugène Roux remplaça Henri Abel comme rédacteur en chef et conserva la direction du journal jusqu’à sa mort, en mars 1877.
[65] Laboulie (Joseph-Balthazar-Gustave de) (1800-1867), avocat au barreau d’Aix, député de Marseille de 1834 à 1837, représentant des Bouches-du-Rhône à l’Assemblée constituante et à l’Assemblée législative. Doué d’un rare talent de parole, il obtint de grands succès de tribune, et fut, avec M. de Larcy, le meilleur lieutenant de Berryer.
[66] Maire de Marseille avant 1830; homme bienfaisant et tout dévoué à sa ville; éloge qui, du reste, pour les maires de la Restauration, est presque une banalité.
[67] Esprit Requien, né à Avignon en 1788, mort à Bonifacio dans un voyage d’herborisation le 30 mai 1851. Il a fondé et donné à la ville d’Avignon un Musée d’histoire naturelle qui porte son nom. Sans se mêler aux luttes politiques et tout en ayant des amis dans tous les partis, il a constamment gardé l’attitude et le nom de ce que l’on appelait un vieux blanc.—Voir, sur M. Requien, les Mémoires de Pontmartin, t. II, p. 55 et suivantes et les Nouveaux Samedis, t. X, p. 210 et 371.
[68] Revue des Deux Mondes du 15 août 1834.
[69] Jean-Baptiste-Pierre Lafitte (1796-1879), auteur dramatique et romancier. De ses nombreuses pièces de théâtre, deux surtout eurent du succès, Jeanne Vaubernier (1832) et le Pour et le Contre (1852). Il composa plusieurs romans historiques, dont deux, le Docteur rouge (1844) et le Gantier d’Orléans (1845), furent justement remarqués. Mais ce qui le sauvera de l’oubli, ce sont les Mémoires du comédien Fleury (6 volumes in-8o, 1835-1837), ouvrage spirituel et agréable, dont il fut le rédacteur.
[70] 11, 15, 22, 29 décembre 1836; 9 et 19 mars 1837.
[71] Voy. Jules Janin, Histoire de la littérature dramatique, t. VI, p. 191.
[72] Mes Mémoires, t. II, p. 127.
[73] Messager de Vaucluse, du 22 décembre 1836.
[74] Le 10 février 1829.
[75] Messager de Vaucluse, du 9 mars 1837.
[76] Messager de Vaucluse, 29 juin et 9 juillet 1837.
[77] Messager de Vaucluse, 30 juillet et 6 août 1837.
[78] Joseph Eugène Poncet (1791-1866). Incorporé en 1813 dans le 4e régiment des gardes d’honneur, il se distingua à Leipzig, reçut la croix de la Légion d’honneur et fit la campagne de France en 1814. Sous la Restauration, il se livra au commerce et conquit une situation importante. Après la révolution de Juillet, il devint colonel de la garde nationale, adjoint au maire, président du tribunal de commerce, conseiller général de Vaucluse. Il fut député de 1837 à 1840 et deux fois maire d’Avignon (1843 à 1847 et février à décembre 1852).
[79] M. Charles de Lacombe, dans sa Vie de Berryer, pourtant si complète, n’a rien dit de cette candidature avignonnaise de l’illustre orateur.
[80] Claude-Marie-Charles Deplace, entré dans la Compagnie de Jésus le 7 septembre 1824. Il professa la rhétorique dans plusieurs collèges, notamment à Saint-Acheul en 1828, avant les Ordonnances; puis, en 1833, au Passage, en Espagne. Il quitta l’Ordre vers 1838 et se voua entièrement à la prédication, où il obtint de très grands succès. L’abbé Deplace est mort à Vichy le 19 juillet 1871.
[81] Janvier et novembre 1838.
[82] Février 1838.
[83] Mars 1838.—Les deux voyageurs étaient George Sand et Alfred de Musset. Dans sa pièce, écrite au moment de leur départ pour Venise (décembre 1834), Pontmartin exprimait l’espoir, peut-être un peu naïf, de les voir revenir bientôt «aux croyances religieuses, aux régions certaines et à Celui qui ne trompe pas».
[84] Première esquisse de l’une de ses meilleures nouvelles, les Trois Veuves.—Voir le volume des Contes d’un planteur de choux.
[85] Les Écrivains modernes de la France, par J. Chaudes-Aigues.
[86] Mars 1838.—L’Album d’Avignon, t. I, p. 169 et suivantes.
[87] Joseph Michaud (1767-1839), fondateur de la Quotidienne, auteur du Printemps d’un proscrit et de l’Histoire des Croisades, membre de l’Académie française.
[88] François Poujoulat (1800-1880), rédacteur de la Quotidienne et de l’Union, représentant du peuple de 1848 à 1851, auteur de la Correspondance d’Orient (en collaboration avec Michaud) et d’un grand nombre d’ouvrages historiques justement estimés: Histoire de Jérusalem; Histoire de saint Augustin; le Cardinal Maury; le Père de Ravignan; Vie de Mgr Sibour; Vie du Frère Philippe; Histoire de la Révolution française; Histoire de France depuis 1814 jusqu’à 1865, etc., etc.
[89] Nouveaux Samedis, t. XX. p. 152.
[90] Lettre du 20 octobre 1886.
[91] Au tome II de ses Mémoires, p. 141-153, Pontmartin parle assez longuement de ce duel; seulement il le place, non en 1839, qui est la vraie date, mais en 1834. Il appelle Deretz Fabrice Dervieux et transforme la Mouche en Ruche vauclusienne. Il indique, comme l’un de ses témoins, M. Guy d’Averton; c’est le frère de Guy, Frédéric, ancien officier de la garde royale, qui servit de second à Pontmartin dans ce duel, moins épique assurément que le duel de Roland et d’Olivier en cette même île de la Barthelasse:
Ils sont là tous les deux dans une île du Rhône......
[92] Gazette des Tribunaux du 21 juin 1839.
[93] Pontmartin, au tome II de ses Mémoires, p. 278, dit que les prévenus «eurent pour avocats MM. de Laboulie et Dugabé». M. Dugabé ne plaida point à Avignon; mais l’affaire étant venue en appel, selon la législation alors en vigueur, devant le tribunal correctionnel de Carpentras (8, 9 et 10 août 1839), Me Dugabé prit place cette fois sur le banc des défenseurs, à côté de Me de Laboulie. Il était le premier avocat du barreau de Toulouse, comme Laboulie était le premier avocat du barreau d’Aix. Les électeurs de l’Ariège (Foix) l’envoyèrent à la Chambre des députés, où il siégea du 21 juin 1834 au 24 février 1848.
[94] Gazette des Tribunaux du 4 juillet 1839.
[95] Mes Mémoires, t. II, p. 280.
[96] Chaque livraison de l’Album se terminait par un article qui, sous le titre de Mosaïque, n’était autre chose qu’une causerie littéraire et politique.
[97] Michaud était mort à Passy le 30 septembre 1839.
[98] Le Livre des Orateurs, par Timon (M. de Cormenin), t. II, p. 231.
[99] Notes sur M. Royer-Collard, par son neveu M. Genty de Bussy, député du Morbihan.
[100] Œuvres complètes de Henri Fonfrède, t. X, p. 213.
[101] Lettres de X. Doudan, t. II, p. 346.
[102] Journal des Débats, 16 novembre 1839.
[103] Le cas devait en effet se réaliser. Berryer fut élu le 12 février 1852; il siégeait encore sous la coupole quand M. Cuvillier-Fleury fut nommé le 12 avril 1866.
[104] Provence, par Adolphe Dumas (12 juillet 1840); Peintures d’Eugène Devéria à Avignon (24 juillet 1840); Mathilde, par Eugène Sue; Colomba, par Prosper Mérimée (15 août 1841); Milianah, par Joseph Autran (1er juin 1842), etc., etc.
[105] Le Puff en province (29 octobre 1840); l’Angleterre en France (10 janvier 1841); Euterpe en voyage (19 août 1843), etc., etc.
[106] 4 octobre 1842.
[107] 6 et 7 janvier, 10 et 11 février 1843.
[108] Jean-Toussaint Merle (1785-1852), auteur dramatique et journaliste. Directeur du théâtre de la Porte-Saint-Martin de 1822 à 1826, il fut le mari de Mme Dorval.
[109] Le 25 novembre 1755, le Rhône grossit de dix-huit pieds dans une nuit.
[110] Le vicomte Édouard Walsh était directeur de la Mode depuis le 25 septembre 1835. Il était le fils du vicomte Joseph Walsh, l’auteur des Lettres vendéennes (1825), du Fratricide ou Gilles de Bretagne (1827), du Tableau poétique des Fêtes chrétiennes (1836), des Journées mémorables de la Révolution française (1839-1840), des Souvenirs de Cinquante ans (1844), etc.
[111] Mlle Cécile de Montravel était née, le 16 novembre 1819, au château de la Bastide de Sampzon, près Vallon, arrondissement de Largentière (Ardèche).
[112] Mme de Larochette mourut à 81 ans en 1849. Après sa mort, le Plantier échut à sa fille cadette; M. et Mme de Montravel durent se transporter dans une autre propriété qu’ils avaient achetée dans les environs, un peu au nord d’Annonay. Cette nouvelle résidence s’appelait la Mûre. De 1851 à 1862, Pontmartin y a fait chaque été un séjour de plusieurs semaines; puis deux séjours en 1864 et deux autres en 1868.
[113] Voir sur cette chapelle les pages que lui a consacrées Pontmartin dans son écrit sur le Père Félix (1861), p. 19-21.
[114] Cet hôtel occupait, rue Neuve-Saint-Augustin, les anciens appartements du maréchal de Richelieu.
[115] Correspondance de Lamartine, t. III.
[116] Jules Sandeau était né le 19 février 1811. Il mourut le 24 avril 1883.
[117] Le fils de Jules Sandeau, devenu un brillant officier de marine, rentrait au pays après une campagne dans l’Extrême-Orient, lorsqu’il mourut d’une maladie contractée au service de la France. Son père, en arrivant à Toulon, n’y retrouva plus qu’un cadavre.
[118] Souvenirs d’un vieux critique, t. IV, p. 39.
[119] Voici les titres des principales: en 1846, Clarisse Harlowe, de Jules Janin; Nélida, de Daniel Stern; Passé et Présent, de Charles de Rémusat; la Cousine Bette, de Balzac; Madeleine, de Jules Sandeau. En 1847, Petite Causerie à propos d’une grande Histoire (les Girondins, de Lamartine), etc., etc.
[120] En 1847, Pontmartin fit le Salon (26 mars et 26 avril).
[121] 15 juin 1846.
[122] 26 décembre 1847.
[123] Octobre, novembre et décembre 1847.
[124] Aujourd’hui rue Cambon.
[125] M. Duchâtel.
[126] Le marquis de Cambis.
[127] J’ai eu l’honneur de connaître M. Edmond Leclerc dans ses dernières années. C’était l’esprit le plus fin et le cœur le plus noble, type accompli de l’honnête homme. Il était le beau-frère du vicomte Henri Delaborde, secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts.—Voir dans la Correspondance de Louis Veuillot, t. I, ses lettres à M. Edmond Leclerc.
[128] P. 351-354.
[129] Il parut dans la Revue des Deux Mondes (juin-août 1846).
[130] Le Puff. Elle fut représentée le 22 janvier 1848.
[131] On s’étonnera peut-être de ne pas trouver ici le nom de George Sand. Elle avait cessé en 1841 d’écrire à la Revue, et elle ne reprit sa collaboration que dix ans après, en 1851.
[132] M. Victor de Mars, gérant de la Revue.
[133] Nouveaux Samedis, t. XV. p. 279.
[134] Souvenirs d’un vieux critique, t. V, p. 317.
[135] François-Henri-Joseph Blaze, dit Castil-Blaze (1784-1857), était né à Cavaillon (Vaucluse). Sa fille Christine, sœur de Henri Blaze de Bury, avait épousé M. Buloz.
[136] Nouveaux Lundis, t. II, p. 3.
[137] On sait qu’on appelait ainsi, sous la Restauration et sous la monarchie de Juillet, le palais des Tuileries.
[138] Articles des 2 et 7 avril 1848.
[139] 25 septembre 1848.
[140] 25 novembre 1849.
[141] Pages 111-209.
[142] M. de Genoude mourut à Hyères, le 19 avril 1849, âgé de cinquante-sept ans.
[143] Alfred Nettement (1805-1869), le plus fécond et l’un des plus remarquables journalistes du XIXe siècle.—Voir Alfred Nettement, sa vie et ses œuvres, par Edmond Biré. Un volume in-8o, Librairie Victor Lecoffre, 1901.
[144] Théodore Muret (1808-1866), auteur de l’Histoire de l’armée de Condé, de l’Histoire des Guerres de l’Ouest, de l’Histoire par le Théâtre, etc.
[145] Née de la fusion de la France et de l’Écho français avec la Quotidienne, l’Union avait commencé de paraître le 7 février 1847.
[146] Voir l’histoire complète de l’Opinion publique, dans mon volume sur Alfred Nettement, sa vie et ses œuvres, chapitres XIV, XV et XVI.
[147] Théodore Muret, Souvenirs et Causeries d’un journaliste, t. I, p. 198.
[148] Jacques-Honoré Lelarge, baron de Lourdoueix (1787-1860). Il avait été directeur des Beaux-Arts, Sciences et Lettres sous la Restauration, qui le fit baron. Après la mort de M. de Genoude (avril 1849), il quitta l’Opinion publique pour devenir propriétaire et directeur de la Gazette de France.
[149] Anne-Marie-Joseph-Albert, comte de Circourt, né en 1809, avait donné, à la suite de la révolution de 1830, sa démission d’officier de marine. Le 25 juillet 1872, il fut élu par l’Assemblée nationale membre du Conseil d’État. Outre sa grande Histoire des Arabes d’Espagne sous la domination des Chrétiens (trois volumes in-8o, 1845-1848), il a publié, en 1852, Décentralisation et monarchie représentative, et, en 1858, la Bataille d’Hastings.
[150] Alphonse Bernard, vicomte de Calonne (1818-1902). En 1848, avant d’entrer à l’Opinion publique, il avait publié des brochures de circonstance, les Trois journées de Février, le Gouvernement provisoire, histoire anecdotique et politique de ses membres, et il avait été un des rédacteurs du Lampion, journal suspendu par le général Cavaignac (21 août 1848). Il essaya, avec le concours de Xavier de Montépin et de Villemessant, de le remplacer par la Bouche de fer, dont le premier numéro fut saisi le jour de son apparition. En 1850, il fonda une feuille hebdomadaire, le Henri IV, Journal de la réconciliation. Il devint, en 1855, directeur de la Revue contemporaine. Sous le semi-pseudonyme de A. de Bernard, il a publié un assez grand nombre de romans, dont les principaux sont: Pauvre Mathieu, les Frais de la Guerre, le Portrait de la marquise, etc. Devenu le doyen de la presse quotidienne, à quatre-vingt-trois ans il donnait encore au Soleil des articles sur les questions artistiques.
[151] Théodore Muret, op. cit., t. I, p. 201.
[152] L’Opinion publique des 2, 4, 8 et 15 mars 1849.
[153] Ponson du Terrail (Pierre-Alexis, vicomte DE), né près de Grenoble, le 8 juillet 1829, mort à Bordeaux en janvier 1871.
[154] Louis Moland, né à Saint-Omer le 13 avril 1824, érudit et romancier. Ses principaux ouvrages sont: Peuple et roi au XIIIe siècle; Origines littéraires de la France; Molière et la comédie italienne, etc.
[155] Henri de Pène, né à Paris le 25 avril 1830. Il fut en 1868, avec M. E. Tarbé des Sablons, le fondateur du Gaulois. La même année, il créa un autre grand journal politique, Paris, qui devint bientôt Paris-Journal. Ses chroniques forment plusieurs volumes, publiés sous les titres de Paris intime, Paris aventureux, Paris mystérieux, Paris effronté, etc.
[156] L’Opinion publique des 19 décembre 1849 et 17 janvier 1850.
[157] 3 mars 1851.
[158] L’Opinion publique du 20 janvier 1850.
[159] Amédée de Noé, dit Cham (1819-1882). Il était le second fils du comte de Noé, pair de France.
[160] Auguste Lireux, né à Rouen vers 1819, mort à Bougival le 23 mars 1870. Journaliste infatigable, il créa à Rouen le petit journal l’Indiscret; après quelques procès et duels, il vint à Paris, dirigea la Gazette des Théâtres, fonda la Patrie en 1841, écrivit au Courrier français, à la Séance, au Charivari, au Messager des Théâtres, fit de 1850 à 1855 le feuilleton dramatique du Constitutionnel; quitta la littérature pour les affaires, où il s’enrichit. Ses derniers journaux furent la Bourse comique et la Semaine financière. Directeur de l’Odéon, de 1842 à 1845, ce fut lui qui reçut et fit jouer, le 22 avril 1843, la Lucrèce de François Ponsard.
[161] L’Opinion publique du 17 décembre 1849.
[162] 9 avril 1850.
[163] 10 mai 1850.
[164] 13 juin 1850.
[165] 17 décembre 1848.
[166] 1er octobre 1849.
[167] 8 juin 1851.
[168] 23 et 30 mars 1851.
[169] 19 novembre, 19 et 25 décembre 1851.
[170] 16 et 22 février, 2, 9 et 16 mars 1851.
[171] Leur publication y dura deux années, du 21 octobre 1848 au 3 juillet 1850.
[172] Causeries du Lundi, t. I. p. 406, et t. II. p. 138 et 505.
[173] 19, 20, 21, 22, 23 février 1850.
[174] 3 et 4 juin 1851.
[175] La Mode des 5, 15 et 25 décembre 1849, 5 et 15 janvier 1850.
[176] Usine à gaz.