[177] M. Paul Rattier fut décoré pour l’héroïque bravoure qu’il avait montrée en ces terribles journées.
[178] Lamartine prononça cette parole à la Chambre des députés, dans son discours du 10 janvier 1839. «Mil huit cent trente, disait-il, n’a pas su créer son action et trouver son idée. Vous ne pouviez pas faire de légitimité: les ruines de la Restauration étaient sous vos pieds. Vous ne pouviez pas faire de la gloire militaire: l’Empire avait passé et ne vous avait laissé qu’une colonne de bronze sur une place de Paris. Le passé vous était fermé; il vous fallait une idée nouvelle. Il ne faut pas vous figurer, messieurs, parce que nous sommes fatigués des grands mouvements qui ont remué notre siècle et nous, que tout le monde est fatigué comme nous et craint le moindre mouvement. Les générations qui grandissent derrière nous ne sont pas lasses, elles veulent agir et se fatiguer comme nous. Quelle action leur avez-vous donnée? La France est une nation qui s’ennuie!»
[179] Mgr Sibour.
[180] L’Opinion publique du 18 janvier 1849.
[181] L’Opinion publique du 20 janvier.
[182] Souvenirs d’un vieux critique, t. III, p. 200.
[183] La démission de M. de Falloux fut donnée le 20 octobre 1849. Il avait dû, depuis quelque temps déjà, en raison du très mauvais état de sa santé, remettre l’intérim de son ministère à son collègue M. Victor Lanjuinais, ministre de l’Agriculture.
[184] Henri-Ange-Alfred de Gondrecourt, né à la Guadeloupe, le 22 mars 1816, mort à Albi le 16 novembre 1876. Il devint colonel des chasseurs à cheval de la garde impériale, puis général de brigade. En 1866, il fut nommé commandant de l’École de Saint-Cyr. Son premier roman, les Derniers Kerven, avait paru en 1844. Il en a publié depuis un très grand nombre, parmi lesquels Médine, le Bout de l’oreille, le Chevalier de Pampelonne, le Baron la Gazette, les Mémoires d’un vieux garçon, etc.
[185] Alexandre Cadot, 17, rue Serpente, fut l’éditeur de Balzac, de Dumas père, de Mme Sand, de Frédéric Soulié, des premiers romans de Dumas fils, du marquis de Foudras, de Roger de Beauvoir, et enfin du colonel de Gondrecourt.
[186] Épisodes littéraires, par A. de Pontmartin, p. 262 et suiv.
[187] Elles eurent lieu le 13 mai 1849.
[188] Louis Veuillot a publié, dans la Revue des Deux Mondes, le Lendemain de la Victoire, scènes socialistes, 15 juillet et 1er août 1849; Une Samaritaine, dialogue, 1er novembre 1850.
[189] M. de Falloux a publié, dans la Revue des Deux Mondes, Les Républicains et les Monarchistes depuis la Révolution de février, 1er février 1851.
[190] Léopold de Gaillard-Lavaldène, né à Bollène (Vaucluse) le 20 avril 1820. Au lendemain du 24 février 1848, il avait fondé à Avignon, avec son ami Raousset-Boulbon, une feuille catholique et royaliste, la Commune. Après avoir été successivement rédacteur à l’Assemblée nationale et directeur de la Gazette de Lyon, il devint le chroniqueur politique et le directeur du Correspondant. Le 26 juillet 1872, il fut nommé par l’Assemblée nationale conseiller d’État. Outre diverses brochures et deux volumes: Questions italiennes, voyage, histoire, politique (1860); les Étapes de l’opinion (1873), il a laissé un important travail historique, l’Expédition de Rome en 1849, avec pièces justificatives et documents inédits (1861). M. Léopold de Gaillard est mort à Bollène le 8 juin 1893.
[191] Raousset-Boulbon (Gaston Raoulx, comte DE), né à Avignon le 2 décembre 1817. Dans son héroïque aventure au Mexique, il fit la conquête de la Sonora; mais, écrasé bientôt par des forces supérieures, il fut, le 12 août 1854, fusillé à Guaymas. Il laissait un très remarquable roman, qui avait dû paraître d’abord dans l’Opinion publique, et qui parut dans la Presse, en 1835, sous ce titre: Une Conversion.
[192] Pour l’Assemblée constituante.
[193] C’est sous ce nom que Pontmartin, dans la Semaine des Familles, désignait M. Buloz. On connaît le vers de Veuillot:
Buloz, qui d’un seul œil peut éclairer deux mondes...
[194] Les Angles sont situés dans le département du Gard.
[195] La Semaine des Familles, du 2 juin 1860.
[196] Le chiffre exact fut de 23 voix pour l’adoption du vœu, et 13 contre. (Procès-verbaux des séances du conseil général du Gard, Session de septembre 1851.)
[197] Charles-Paulin-Roger de Saubert, baron de Larcy (1805-1882); député de Montpellier de 1839 à 1846; représentant du peuple de 1848 à 1852; membre de l’Assemblée nationale de 1871. Ministre des Travaux-Publics dans le ministère de conciliation du 19 février, il reprit ce portefeuille dans le cabinet du duc de Broglie (26 novembre 1873-16 mai 1874), et fut élu sénateur inamovible le 4 décembre 1877. Par son talent, son courage et sa droiture, il marqua sa place au premier rang dans nos assemblées délibérantes. Il fut l’un des meilleurs amis d’Armand de Pontmartin. Voir sur lui les Souvenirs d’un vieux critique, t. III, p. 217-247.
[198] Souvenirs d’un vieux critique, t. III, p. 228.
[199] Henri de Pontmartin, né à Avignon le 21 novembre 1844.
[200] Ces trois articles sur Béranger terminaient les Lettres d’un sédentaire (Lettres XIV, XV et XVI).
[201] Il était sorti, depuis quelques jours, de la prison de Vincennes, où il avait été transféré le 8 décembre. «Dans la nuit du 13 au 14 décembre, on vint réveiller Alfred Nettement, et on le fit s’habiller, sans vouloir lui apprendre ce qu’on allait faire; puis, on le conduisit dehors, en lui disant: Vous êtes libre. Il était à ce moment deux heures du matin. Trouver une voiture n’était pas chose facile. Il était cinq heures lorsqu’il sonna à sa porte. Ce fut Mme Nettement, toujours sur le qui-vive, qui entendit le premier coup de sonnette et qui vint lui ouvrir.» Alfred Nettement, sa vie et ses œuvres, par Edmond Biré, p. 416.
[202] Cette page était extraite de l’Essai sur les principes générateurs des Constitutions politiques et des autres institutions humaines.
[203] Voir la 73e Conférence de Notre-Dame de Paris.
[204] Louis-Charles de Belleval, marquis de Belleval, né à Abbeville (Somme) le 16 mars 1814; mort à Paris le 6 juin 1875.
[205] Voir, dans les Épisodes littéraires, p. 209 et suiv., le chapitre sur la Naissance d’une Revue.
[206] Sa collaboration à la Revue des Deux Mondes, suspendue le 15 mars 1852, ne devait reprendre que le 1er janvier 1854, pour s’interrompre le 1er février 1855. Il y eut encore deux courtes réapparitions, en 1861 et en 1866.
[207] L’article sur Louis XVII et ceux sur Autran et sur Ponsard ont été recueillis par Pontmartin dans le tome I de ses Causeries littéraires.
[208] Adrien, comte de La Valette, né à Paris en 1814. Sous le second Empire, il prit part, non sans succès, au mouvement industriel et principalement à la construction, en Suisse, d’une ligne de chemin de fer, dite la ligne d’Italie, parce qu’elle devait y aboutir par le percement du Simplon. Il a fait la partie valaisane de la ligne, celle qui remonte le Rhône depuis le lac de Genève jusqu’à Brigue; il échoua pour le percement: l’heure n’en avait pas encore sonné.—L’Assemblée nationale reparut, sous sa direction, en septembre 1877.
[209] Ses bureaux étaient situés rue Bergère, 20, près le boulevard Montmartre.
[210] Vie de Berryer, par Charles de Lacombe, t. III, p. 96.
[211] C’est la nouvelle qui avait paru dans la Revue des Deux Mondes, le 15 février 1847, sous le titre d’Octave.
[212] Ces quatre nouvelles de Balzac font partie des Scènes de la vie privée.
[213] Le marquis Auguste de Cambis, qui habitait à 11 kilomètres des Angles, le château de Sauveterre, commune de ce nom, canton de Roquemaure (Gard).
[214] Allevarrès était l’anagramme et le pseudonyme de M. Jules de Serravalle.
[215] Moniteur du 6 février 1865.
[216] Georgette, par Mme Th. Bentzon, Revue des Deux Mondes des 1er et 15 octobre, 1er et 15 novembre 1879.
[217] Nouveaux Samedis, t. XX, p. 32.
[218] Nouveaux Lundis, t. II, p. 18. Article du 3 février 1862.
[219] Après avoir commencé la série de ses Lundis au Constitutionnel en octobre 1849 et après être passé au Moniteur à la fin de 1852, Sainte-Beuve était rentré au Constitutionnel en septembre 1861.
[220] Nouveaux Lundis, t. II. p. 26.
[221] Revue de Bretagne et de Vendée, février 1862.
[222] Nouveaux Lundis, t. II, p. 25.
[223] Nouveaux Lundis, t. III, p. 44.
[224] Père de l’admirable abbé Perreyve.
[225] Le Correspondant du 10 septembre 1888.—Souvenirs d’un vieux critique, t. X, p. 342.
[226] Mélanges de Louis Veuillot, 3e série, t. II, p. 209-233.—L’article est du 4 avril 1854.
[227] Voir ci-dessus, page 116.
[228] La Mode du 28 mars 1847.
[229] Paul-Louis Courier définissait Béranger: «L’homme qui a fait de jolies chansons.»
[230] Mélanges de Louis Veuillot, 1re série, t. VI, p. 338, 342.—Avril 1855.
[231] Voir dans les Mélanges, 1re série, t. VI, p. 538 à 574.
[232] Louis Veuillot avait cinq filles. Deux venaient de mourir, l’une à Reichshoffen, le 18 juin 1855, au château de M. de Bussières, et l’autre, le 3 juillet, à Versailles, chez sa grand’mère maternelle. Une troisième, Madeleine, devait mourir à son tour, peu de temps après, à Paris, le 2 août.
[233] Correspondance de Louis Veuillot, t. I, p. 355.—Cette lettre porte pour suscription: A M. le comte A. de Pontmartin, à Serrières (Ardennes). Il faut lire: A Serrières (Ardèche). Pontmartin était alors chez sa belle-mère, au château de la Mûre, à 8 kilometres du bourg de Serrières, qui était le chef-lieu de canton et le bureau de poste. Comme le nom de la Mûre avait souvent donné lieu à des confusions avec deux petites villes de l’Isère et du Rhône et entraîné de grands retards dans l’arrivée des lettres, la consigne de la famille était de mettre simplement sur l’adresse: Serrières (Ardèche).
[234] Souvenirs d’un vieux critique, t. X, p. 167.
[235] Voir, dans la biographie de Montalembert, par le P. Lecanuet, le chapitre VI du tome III.
[236] La première livraison du nouveau Correspondant—celui de Montalembert, de M. de Falloux et du prince Albert de Broglie—parut le 25 octobre 1855.
[237] Le dernier article de Pontmartin dans le Correspondant parut le 10 mai 1890. Il avait pour titre: Le Suicide d’un journal, L’Assemblée nationale. Voir Épisodes littéraires, p. 254-321.
[238] Épisodes littéraires, p. 253.
[239] 25 décembre 1856.
[240] A propos des romans de M. Edmond About et de M. Gustave Flaubert.—25 juin 1857.
[241] Causeries du Samedi, t. I, p. 134-135.
[242] Édouard Thierry, né à Paris le 14 septembre 1813. Après avoir été longtemps un de nos meilleurs critiques dramatiques, il devint, en octobre 1859, administrateur de la Comédie-Française, fonctions qu’il abandonna en 1871. Il fut alors nommé conservateur-administrateur de la Bibliothèque de l’Arsenal.
[243] Le Fils naturel, comédie en cinq actes et en prose, d’Alexandre Dumas fils, jouée sur le Théâtre du Gymnase, le 16 janvier 1858.
[244] La Jeunesse, comédie en cinq actes et en vers, d’Émile Augier, jouée sur le Théâtre de l’Odéon, le 6 février 1858.
[245] Lettre à Alfred Nettement, du 12 juin 1858.
[246] Le Correspondant du 25 février 1857.
[247] 25 décembre 1859.
[248] 25 novembre 1860.
[249] 25 avril 1861.
[250] 25 décembre 1861.
[251] 25 décembre 1863.
[252] 25 février 1866.
[253] 25 mars 1866.
[254] Ce fut Michel Lévy qui, voulant faire entrer le volume dans une nouvelle collection à 2 francs, imagina de l’appeler les Brûleurs de Temples, ce qui contraria beaucoup Pontmartin, surtout au point de vue de la loyauté envers l’acheteur.
[255] L’Enseignement mutuel ou Un bien averti en vaut deux, dans le volume des Contes et Nouvelles.
[256] Voir Causeries du Samedi, t. II, p. 378.
[257] Voir ci-dessus page 209.
[258] Sur le vicomte Eugène-Melchior de Vogüé, voir Nouveaux Samedis, tomes XV et XX; Souvenirs d’un Vieux critique, tomes V, VII, VIII et IX; Derniers Samedis, tomes I et II.
[259] Le baron Pougeard-Dulimbert.
[260] Son fils Henri qui suivait les cours du lycée Bonaparte.
[261] Théophile Gautier avait publié en 1856 un conte intitulé: Avatar.
[262] Je dois de pouvoir publier cette lettre et toutes les autres lettres à Autran qui vont suivre, à la gracieuse obligeance de la fille et du gendre du poète, M. et Mme Jacques Normand.
[263] P. 206-209.
[264] Le tome II des Causeries du Samedi, qui venait de paraître.
[265] Cette lettre de Louis Veuillot ne figure pas dans sa Correspondance.
[266] Voir Joseph Autran, Œuvres complètes, t. II, p. 342.
[267] Elles paraissaient le mardi, tous les quinze jours, à la troisième page du journal, sous le titre: Variétés. Comme elles avaient un très vif succès, M. de Riancey insista auprès de Pontmartin pour qu’il lui donnât non plus deux mais quatre articles par mois. On lit dans l’Union du 28 décembre 1858: «A dater du 1er janvier 1859, les Causeries littéraires de M. Armand de Pontmartin deviendront hebdomadaires; elles paraîtront régulièrement le samedi de chaque semaine dans le feuilleton du journal.»
[268] Le dernier secrétaire de Sainte-Beuve, M. Jules Troubat, a recueilli ces articles en 1876 sous le titre de Chroniques parisiennes. Un vol. in-18, Calmann-Lévy, éditeur.
[269] Cf. l’article de Sainte-Beuve sur la Vie de Rancé, par Chateaubriand, dans la Revue des Deux Mondes du 15 mai 1844, et le chapitre LVIII des Chroniques parisiennes, du 4 juin 1844.
[270] Célestin-Joseph Félix, membre de la Compagnie de Jésus, né à Neuville-sur-l’Escaut, près Valenciennes, le 29 juin 1810, mort le 6 juillet 1891 à Lille. Ses Conférences de Notre-Dame sur le Progrès par le Christianisme, prononcées de 1853 à 1872, forment dix-neuf volumes in-8.
[271] Un vol. in-32. C. Dillet, éditeur, rue de Sèvres, 15.
[272] Voir, au tome II des Derniers Samedis, p. 117, le chapitre sur le R. P. Félix. «Je me souviens, écrit Pontmartin, de l’époque où j’avais le bonheur de l’entendre à Notre-Dame..... Que de fois j’ai entendu M. Cousin, auditeur attentif et assidu de ces conférences, me dire, au sortir de l’église, avec son exubérance habituelle de parole et de pantomime: «Je n’ai pas d’objection! je n’ai pas d’objection!»
[273] Les bureaux du Correspondant étaient alors rue de Tournon, 29, à la librairie Ch. Douniol.
[274] Déjà, à la fin de 1857, Pontmartin s’était, encore une fois, rapatrié avec Buloz. Seulement, ce dernier voulait qu’il redébutât par un article de critique, et Pontmartin voyait à cela plus d’un inconvénient. Il écrivait à Autran, le 16 janvier 1858: «Tout le monde ici, à commencer par ma femme, me dit que j’ai pris, depuis trois ans, une situation trop accentuée dans la critique, pour que ma rentrée à la Revue puisse s’effectuer sans inconvénient. Buloz, il faut l’avouer, est plus anti-chrétien que jamais. Il est homme à se lever la nuit, une veille de numéro, pour changer, supprimer ou ajouter, dans un de mes articles, de quoi me faire passer pour un déserteur ou un capitulateur en religion ou en politique. Il n’en faudrait pas davantage pour me faire fusiller, sur toute la ligne, depuis les Barbey du Réveil et les Jouvin du Figaro, jusqu’aux Alloury et aux Rigaud des Débats. Et cette fois, ce serait sur des points plus graves que ce qui touche à la vanité littéraire. Il en résulte, de mon côté, des hésitations, des alternatives, des lenteurs, qui, se combinant avec toutes les aspérités de Buloz, amènent le résultat négatif que vous voyez. Mon désir serait de débuter par l’Écu de six francs, Buloz voudrait, au contraire, me faire commencer par un article de critique et ce petit tiraillement intérieur a encore tout ajourné.»—Pontmartin tenait bon pour sa Nouvelle; Buloz, naturellement, exigeait une refonte générale de l’Écu de six francs. Pontmartin se résigne, et, le 5 février, il écrit: «Je corrige à satiété, avec une docilité d’élève de quatrième, les dernières pages de ma Nouvelle, qui avait dû paraître irrévocablement le 15 janvier, puis le 1er février et qui me semble maintenant ajournée au 1er mars.»
Le 1er mars, rien ne paraît, et, le 4, Pontmartin écrit de nouveau à Autran: «Le 25 février, lorsque les 42 pages de ma Nouvelle étaient composées, corrigées par de Mars et par moi, lorsque le bon à tirer était donné, M. Buloz a déclaré que de Mars m’avait égaré, que ma première donnée était la bonne, qu’il fallait y revenir, mais que nous n’avions plus le temps pour le 1er mars. Ce n’était là qu’une façon de prévenir mon irritation du premier moment. Hier, nous avons eu une longue conversation, et il m’a demandé de tels changements qu’il serait beaucoup plus court et plus simple d’écrire une œuvre toute nouvelle. Pourtant, dans ce naufrage, j’ai eu au moins un bonheur: je ne me suis pas emporté une seule minute; nous nous sommes quittés sans orage, et s’il y a séparation, il n’y aura pas rupture.»
Et puisque j’ai rouvert ces lettres de Pontmartin à Autran, je détacherai de celle du 15 décembre 1857 un mot typique de M. Buloz, qui avait perdu, le 13 décembre, son beau-père, M. Castil-Blaze, le très spirituel critique musical du Journal des Débats, où il signait: X. X. X. «Adieu, cher! écrivait Pontmartin; j’attends ma femme après-demain et j’aurai alors un peu plus de liberté. J’en profiterai pour aller recueillir çà et là quelques-unes de ces nouvelles que je ne vous donne pas aujourd’hui: ce que je sais de plus intéressant, ce sont deux enterrements: Castil-Blaze et Lefèvre-Deumier. Voici l’oraison funèbre de C. Blaze, adressée par Buloz à sa femme: «Votre père s’est toujours plu à me contrarier: le voilà qui meurt l’avant-veille d’un numéro!»—C’est tout ce qu’on a pu tirer du Reviewer quand même.»
[275] Revue des Deux Mondes, 1er août 1861.
[276] 1er octobre 1861.
[277] 1er décembre 1861.
[278] M. Victor Fournel.
[279] Lundi 3 février 1862, Nouveaux Lundis, t. II, p. 1.
[280] Le Correspondant du 25 décembre 1856.—Causeries du Samedi, t. Ier, ch. II.
[281] Le Correspondant du 25 mai 1856.—Causeries du Samedi, t. Ier, ch. III.
[282] L’Assemblée nationale.
[283] M. Henry de Riancey, directeur de l’Union, où Pontmartin, depuis la suppression de l’Assemblée nationale, publiait ses Causeries littéraires.
[284] Pontmartin venait de publier dans l’Union trois articles sur le tome Ier des Mémoires pour servir à l’histoire de mon temps, par M. Guizot. Voy. ces articles au tome II des Causeries du Samedi.
[285] Souvenirs de la Restauration, par Alfred Nettement. Un vol. in-18, 1858.
[286] Le pseudonyme de Curtius cachait le nom d’un sous-directeur du Timbre, M. Charles Bouglé: il avait publié autrefois dans la Mode, d’abord sous le titre des Leçons de Neuilly, puis sous celui de l’Enfant terrible, des dialogues extrêmement piquants et qui avaient eu leur quart d’heure de célébrité.
[287] Alfred Nettement, dans la Semaine des Familles, ne prenait pas moins de trois pseudonymes: Félix-Henry, Nathaniel et René, si bien qu’il y avait souvent, dans la même livraison, sous trois ou quatre noms différents, trois ou quatre articles du directeur.
[288] Le Réveil était un recueil hebdomadaire, dirigé par A. Granier de Cassagnac, avec la collaboration de Louis Veuillot, Barbey d’Aurevilly, Ernest Hello, etc.
[289] Lettre du 22 septembre 1887.
[290] Livraison du 15 janvier 1859.
[291] Semaine des Familles du 12 février 1859.
[292] Livraison du 26 novembre 1859.
[293] Voir ci-dessus notre chapitre VII, pages 161 et suivantes.
[294] La Madelène (Jules-François-Ézéar de), né en 1820, à Versailles, d’une famille originaire de Carpentras, mort en 1859. Ses œuvres principales sont, avec le Marquis des Saffras, Brigitte et le Comte Alighiera.—Son frère Henry, auteur également de plusieurs romans remarquables, parmi lesquels je citerai en première ligne la Fin du marquisat d’Aurel (1879), a publié, en 1856, le Comte Gaston de Raousset-Boulbon, sa vie et ses aventures, d’après sa correspondance.
[295] Semaine des Familles du 16 juin 1860.
[296] Nouveaux Lundis, t. III, p. 35.
[297] Lettres à l’Étrangère, p. 303, 8 mars 1836.
[298] Historique du procès auquel a donné lieu «le Lys dans la vallée». Mai 1836. Balzac, Œuvres complètes, t. XXII, p. 436.
[299] Nouveaux Lundis, t. III, p. 36.
[300] Nouveaux Lundis, t. III, p. 42.
[301] Voir ci-dessus, chapitre VIII, p. 187.
[302] Nouveaux Lundis, t. III, p. 41.
[303] Les Jeudis de Madame Charbonneau, p. 65.
[304] Tome IV, p. 45.
[305] M. Buloz était alors commissaire du roi près le Théâtre-Français, en même temps que directeur de la Revue des Deux Mondes.
[306] Revue des Deux Mondes, 15 novembre 1891.
[307] Correspondance de Jules Janin, p. 224.
[308] Le Correspondant des 25 juillet et 25 août 1862.—Semaines littéraires, t. II, p. 1-92.
[309] Aujourd’hui no 18.
[310] Souvenirs d’un vieux critique, t. II. p. 252.
[311] Frédéric Béchard était né à Nimes en novembre 1824. Journaliste, il a collaboré à l’Artiste, à la Mode nouvelle, à la Patrie, à la Revue de Paris, à la Gazette de France, etc. Romancier, il a publié les Existences déclassées (1859), et Jambe d’argent, scènes de la grande chouannerie (1865). Auteur dramatique, il a fait jouer à l’Odéon les Tribulations d’un grand homme (1847) et le Passé d’une femme (1859), et au Vaudeville les Déclassés (1856). Il était fils de Ferdinand Béchard (1799-1870), l’un des meilleurs lieutenants de Berryer, député de la droite de 1842 à 1846, puis représentant du Gard aux Assemblées de 1848 et 1849.
[312] Amable Escande, né à Castres (Tarn) en 1810. De 1834 à 1848, il écrivit dans la Gazette de France, la Mode et l’Union. Après le 24 février, il alla prendre la direction de l’Écho du Midi, à Montpellier. Un de ses articles fut l’occasion d’un duel fameux entre M. Aristide Ollivier, rédacteur en chef du Suffrage universel, et le comte de Ginestous. M. Ollivier, frère du futur ministre de l’Empire libéral, fut tué sur le coup, et M. de Ginestous grièvement blessé. A la suite de cette malheureuse affaire, Escande revint à Paris (1851) et rentra à l’Union, puis à la Gazette de France, dont il ne se sépara, après une longue et très active collaboration, que pour devenir directeur de la Gazette du Languedoc à Toulouse.
[313] M. Gustave Janicot était, depuis 1861, directeur de la Gazette de France, où il avait succédé à M. de Lourdoueix, et où il défend encore aujourd’hui avec un talent toujours jeune et une inlassable vaillance la cause de la monarchie et celle de l’Église.
[314] Janvier 1863.—Semaines littéraires, t. II, p. 233.
[315] Lettre du 7 avril 1863.—Le comte Achille Treilhard, petit-fils du conventionnel, était depuis le 28 août 1862 directeur de la presse.
[316] Le Correspondant du 25 septembre 1863.
[317] Lettre du 11 mai 1866.
[318] Pages 146-150. Les Odeurs de Paris parurent en novembre 1866.
[319] Auteur d’une Histoire de Christophe Colomb. Voir sur lui les Causeries du Samedi, t. II, p. 312-323.
[320] M. Challemel-Lacour fut, pendant quelques mois, gérant de la Revue des Deux Mondes, après la mort de M. V. de Mars.
[321] Lettre pastorale sur les Malheurs et les Signes du temps.
[322] Lettre du 1er juillet 1867.
[323] Situé dans la commune de Cabriès, canton de Gardanne, arrondissement d’Aix (Bouches-du-Rhône).
[324] Le château de Pradine, commune de Grambois, canton de Pertuis, arrondissement d’Apt (Vaucluse).
[325] Voir, dans les Souvenirs d’un vieux mélomane, le chapitre XVII, une Partie de boules, Souvenirs des vacances de 1866. Pontmartin y a placé une très exacte description de La Malle: «Sur l’ancienne route royale d’Aix à Marseille, à une distance à peu près égale entre la vieille capitale du Parlement et la nouvelle capitale de la Méditerranée, à deux portées de fusil du Pin, autrefois relais de la poste aux chevaux, aujourd’hui bureau de la poste aux lettres, on voit une jolie maison de campagne, qui a l’esprit de n’être ni un château, ni une villa, ni une bastide. De grands arbres, presque aussi vieux, mais beaucoup plus beaux que des académiciens, d’élégants massifs de marguerites, de dahlias et de chrysanthèmes, des allées plantées de sycomores et de saphoras, une gracieuse façade se tournant à demi du côté des champs et des collines, comme pour éviter les regards indiscrets ou la poussière du grand chemin: entre la maison et la route un quinconce d’ormeaux séculaires sur une terrasse séparée des passants par une grille.»
[326] Joseph-Louis d’Ortigue, né à Cavaillon (Vaucluse) le 22 mai 1802, mort à Paris le 20 novembre 1866. Il a fait la critique musicale dans la Quotidienne, l’Ère nouvelle, l’Opinion publique, le Journal des Débats, et publié plusieurs volumes de littérature et d’histoire musicales: la Sainte-Baume, le Balcon de l’Opéra, la Musique à l’église, la Musique au théâtre, etc.
[327] Nouveaux Samedis, t. IV, p. 148.
[328] Aurélien Scholl (1833-1902), auteur dramatique et journaliste. Il a, pendant un demi-siècle, alimenté de ses chroniques une vingtaine de journaux, et il a créé une nuée de petites feuilles, la Silhouette, le Nain Jaune, le Club, le Jockey, le Lorgnon, etc., etc.
[329] Paul Parfait, né à Paris le 23 octobre 1841, journaliste et romancier. Il fut le secrétaire d’Alexandre Dumas père, qu’il accompagna en Italie, écrivit au Charivari, au Rappel, au National, à la République française, et publia plusieurs romans, l’Assassin du bel Antoine, la Seconde vie de Marius Robert, l’Agent secret, les Audaces de Ludovic, etc.
[330] Ce fut M. Challemel-Lacour qui rendit compte de la pièce dans la livraison du 1er avril 1867.
[331] Autran souffrait alors d’une affection de la vue qui devait le conduire, dans les dernières années de sa vie, à une cécité presque complète.
[332] Lettre du 14 avril 1867.
[333] De Pontmartin (Note du Père Félix).
[334] Le Progrès par le christianisme, Conférences de Notre-Dame de Paris. Année 1867, page 237.
[335] Arthur de Boissieu, né en 1835, mort à trente-huit ans le 29 mars 1873. Il avait débuté, sous le voile de l’anonyme, par les Lettres de Colombine, qui eurent une grande vogue dans le Figaro et dont le mystère fut longtemps si bien gardé. Ses Lettres d’un Passant, publiées dans la Gazette de France de 1865 à 1873, forment cinq volumes (1868-1875).
[336] Lettres d’un Passant, t. II, p. 137.—Juin 1867.
[337] Les bureaux du Figaro étaient alors rue Rossini, 3. C’est seulement en 1874 que le journal de Villemessant se transporta rue Drouot, no 26.
[338] Les corbeaux le diront.
[339] Pierre-Eugène Basté, dit Grangé, né à Paris en 1812. Il a composé un grand nombre de vaudevilles, de comédies et de drames, dont les principaux sont: Les Premiers beaux jours (1847), Fualdès (1848), les Domestiques (1861), la Boîte au lait (1862), le Supplice d’un homme (1865), la Voleuse d’enfants (1865), la Bergère d’Ivry (1866), un Voyage autour du demi-monde (1868).
[340] Du nouveau sur Joubert, par l’abbé G. Pailhès, p. 46 et suiv.
[341] Séance du 2 décembre 1867.
[342] Les Lettres d’un Passant, d’Arthur de Boissieu, paraissaient le vendredi dans la Gazette de France.
[343] Voir, dans les Lettres d’un Passant, t. II, p. 147-169, la Lettre d’un Japonais à sa fiancée.
[344] Aujourd’hui rue Joseph-Autran.
[345] M. Guizot avait jusque-là voté contre Autran.
[346] Lettre à M. Jules Claretie, du 26 mai 1868.
[347] Lettre à M. Jules Claretie.
[348] Aux Angles.
[349] M. le Vte de Salvador, au Mas d’Auphan, par Raphèle, près Arles.
[350] Célestin Crevel, l’un des principaux personnages de la Cousine Bette. Il figure également dans César Birotteau et dans le Cousin Pons.
[351] Autran avait alors en préparation un nouveau volume de poésies.
[352] Mlle Rachel s’était refusée à jouer le rôle de Méganire dans la Fille d’Eschyle, de Joseph Autran.
[353] Lettre du 20 novembre 1868.
[354] Nouveaux Samedis, t. IV, p. 240-270.
[355] Ces deux articles sur Lamartine, celui de l’Illustration et celui de la Gazette, se trouvent au tome VII des Nouveaux Samedis.
[356] Christine Nilsson, cantatrice suédoise, née en 1843. Après avoir débuté à Paris, au Théâtre-Lyrique, le 27 octobre 1864, dans le rôle de Violette de la Traviata, de Verdi, elle fut engagée au Grand-Opéra, le 15 novembre 1867, pour créer le rôle d’Ophélie dans l’Hamlet de M. Ambroise Thomas, et joua en 1869, dans le Faust de Gounod, le rôle de Marguerite. Après son mariage à Londres, en 1872, avec un Français, M. Auguste Rouzeaud, fils d’un riche négociant de Jonzac, elle ne joua plus à Paris et ne fit que de courtes apparitions sur les scènes lyriques de la province et de l’étranger.
[357] Le tome VI des Nouveaux Samedis.
[358] Berryer était mort le 29 novembre 1868. L’étude de Pontmartin parut le 31 décembre 1868.
[359] Victor Hugo et la Restauration, par Edmond Biré. Un volume in-18; 1869.
[360] Pontmartin n’a pas consacré à Lamartine moins de neuf Causeries.
[361] Nouveaux Samedis, t. XIV, p. 225.—Quelques jours après la mort de Sainte-Beuve, Pontmartin écrivait, des Angles, à M. Jules Claretie: «En fait de rappel, il me semble que la littérature n’est pas épargnée par le tambour voilé de crêpe. Lamartine et Sainte-Beuve dans la même année, c’est trop!... Étranges natures que les natures littéraires qui pourraient se dédoubler de manière à produire un méchant et un bonhomme sous une même calotte de velours! Depuis deux ans, si j’avais osé, je serais allé dix fois lui serrer la main, à ce pauvre Sainte-Beuve, et je faisais des vœux bien sincères pour que ce maître, ce modèle, nous fût conservé encore quelques années. J’ai appris sa mort, et les détails de sa mort avec une douloureuse émotion.» (Lettre du 30 octobre 1869.)
[362] Nouveaux Samedis, t. VII, p. 342.
[363] Le 10 novembre 1869.
[364] L’élection eut lieu le 7 avril 1870. M. Émile Ollivier réunit 26 voix sur 28 votants.
[365] Henri Chevreau (1823-1903). Préfet de l’Ardèche à 26 ans, conseiller d’État et préfet de Lyon depuis 1864, il avait été nommé préfet de la Seine, le 5 janvier 1870, en remplacement du baron Haussmann. Le 10 août suivant, il fut appelé à prendre, dans le ministère Palikao, le portefeuille de l’Intérieur.