[366] M. Villemain était mort le 8 mai 1870.
[367] Prosper Mérimée mourut, en effet, peu de temps après, au mois de septembre 1870. Prévost-Paradol, hélas! était mort avant lui, à Washington, le 11 juillet.
[368] Le plébiscite du 8 mai 1870.
[369] M. Émile Ollivier, M. Chevandier de Valdrôme et leurs collègues furent renversés le 10 août 1870, et remplacés par le cabinet Palikao.
[370] Journal d’un voyageur pendant la guerre, avril 1871.
[371] Le mot est du républicain Lanfrey, Moniteur de Seine-et-Oise, Décembre 1870.
[372] Lettre du 12 octobre 1870.
[373] Victor Cousin et Prosper Mérimée étaient morts tous les deux à Cannes, le premier le 13 janvier 1867; le second le 23 septembre 1870.
[374] Voir dans le Correspondant des 10 août et 10 septembre 1871, Cent jours à Cannes pendant les deux sièges, et dans la Mandarine, p. 195-309.—Dans son récit, Pontmartin parle avec reconnaissance des personnes qu’il voyait pendant ce séjour à Cannes et dont l’amitié le soutint dans cette épreuve; mais il ne les désigne que par des initiales: «M. Ernest L...d, élégant et poétique traducteur des sonnets de Shakespeare, de Pétrarque, de Lope de Vega; l’abbé C...; M. Dubois d’A.; M. X., un des avocats les plus distingués de Paris; Mme Justin D...».—Voici les vrais noms: M. Ernest Lafond; l’abbé Chaix, du clergé de Cannes; M. Duboys d’Angers, premier président de la Cour d’appel d’Orléans à la fin de l’Empire; M. Grandmanche de Beaulieu; Mme Justin Durand, née de Zagarriga, femme de l’ancien député des Pyrénées-Orientales au Corps législatif, qui, à la veille de la guerre, exerçait une vraie royauté dans toute la région de Perpignan et de Montpellier. Pontmartin, qui sait encore sourire au milieu de ses larmes, parle d’elle en ces termes: «Madame Justin D..., type de charité, de grâce et de bienveillance, à qui j’ai vu faire quelque chose de bien plus extraordinaire qu’une aumône de cent mille écus ou une souscription de trois millions: chiffres qui n’eussent pas été en désaccord avec son immense fortune et les inspirations de son cœur généreux. En plein siège de Paris, elle trouva moyen de se procurer tous mes ouvrages, et je crois même, Dieu me pardonne, qu’elle les lut!»
[375] Alors directeur de la Décentralisation, de Lyon, après avoir appartenu à la rédaction de la Gazette de France. De Lyon il passa à Marseille, où il dirigea la Gazette du Midi et où il est mort en 1899.
[376] John Martin, peintre anglais, 1789-1854. Ses meilleures toiles sont: la Chute de Babylone, le Festin de Balthazar, la Destruction d’Herculanum, la Chute de Ninive.
[377] L’article parut le 10 juillet 1871, dans le Correspondant, sous ce titre: la Critique en 1871.—Voir Nouveaux Samedis, t. VIII, p. 1-51.
[378] Voir, au sujet de cet épisode, l’éloquent écrit de M. Émile Ollivier: M. Thiers à l’Académie et dans l’histoire (1880).
[379] Trois ans plus tard, le 4 octobre 1874, une brillante revanche fut prise pour ce même siège au Conseil général par Louis-Numa Baragnon, qui déploya dans la lutte, sur ce petit théâtre, un merveilleux talent. Pontmartin avait été le principal patron de sa candidature; il eut les joies de la victoire, sans en avoir les embarras.
[380] Voir ci-dessus chapitre XII, p. 317.
[381] Le Filleul de Beaumarchais a paru dans le Correspondant des 25 décembre 1871, 10 et 25 janvier 1872.
[382] Joseph-Othenin-Bernard de Cléron, comte d’Haussonville (1809-1884), membre de l’Académie française, auteur de l’Histoire de la réunion de la Lorraine à la France, de l’Église romaine et le premier Empire, etc.
[383] Arthur-Marie Bucheron (1834-1902), connu sous le pseudonyme de Saint-Genest. Ses articles du Figaro ont eu un grand retentissement. La plupart ont été réunis en volume: La Politique d’un soldat (1872); Lettres d’un soldat (1873), etc.—Voir sur lui Nouveaux Samedis, t. VIII, p. 140; tome XI, p. 178; t. XIV, p. 289.
[384] Pontmartin ne devait pas tarder à quitter le no 20 de la rue Laffitte pour prendre, au no 2 de la même rue, un petit appartement meublé dans l’immense immeuble qui était alors la propriété de sir Richard Wallace.
[385] Nouveaux Samedis, t. VIII, p. 52.
[386] Le 9 juin 1872, des élections partielles avaient eu lieu dans le Nord, dans la Somme et dans l’Yonne. MM. Deregnaucourt, Barni et Paul Bert, tous les trois républicains avancés, avaient été nommés.
[387] Nouveaux Samedis, t. VIII, p. 203.
[388] Canton de Châteaurenard, commune de Barbentane (Bouches-du-Rhône).
[389] Le général marquis Léon d’Andigné pair de France, sénateur de Maine-et-Loire, fils du comte Auguste d’Andigné, l’auteur des Mémoires; il était le gendre du marquis de Barbentane. Il s’était conduit en héros à Reichshoffen et à Sedan. Dans la journée du 1er septembre 1870, il avait été laissé pour mort sur le champ de bataille. Deux chevaux tués sous lui, ses deux jambes traversées, son bras droit fracassé par des balles, attestaient l’acharnement de la lutte soutenue.
[390] Lis Isclo d’or, par Frédéric Mistral, 1875.
[391] Nouveaux Samedis, t. IX, p. 68 et suiv.
[392] Gazette de France du 13 octobre 1872.—Nouveaux Samedis, t. IX, p. 69.
[393] Edmond Tarbé des Sablons (1838-1902), critique musical, romancier et auteur dramatique. Le 5 juillet 1868, il avait fondé, avec Henri de Pène, le journal le Gaulois, dont il resta, l’année suivante, l’unique directeur et qu’il ne quitta qu’en juillet 1879.
[394] Nouveaux Samedis, t. X, p. 296-343.
[395] La Mandarine avait paru dans le Correspondant du 10 juin 1870. Cette nouvelle, primitivement destinée à la Revue des Deux Mondes, avait dû s’appeler tout d’abord le Feu de sarments.
[396] Nouveaux Samedis, t. X, p. 111.
[397] Ce fut Ledru-Rollin qui l’emporta. Il fut élu le 1er mars.
[398] Le Correspondant du 10 janvier 1874.
[399] Le Correspondant du 25 mars 1874.
[400] Voici le passage auquel fait allusion Joseph Autran: «M. de Pontmartin n’a eu de rival, comme critique, que Sainte-Beuve, à qui son talent n’avait rien à envier, et qui lui a, plus d’une fois, envié devant moi sa foi chrétienne et monarchique.» Le Figaro du 25 mars 1874. Article signé François Duclos, pseudonyme qui cachait un des plus spirituels écrivains du temps.
[401] Jules Janin mourut le 19 juin 1874.
[402] Le Chancelier de fer, qui aimait à maximer ses pratiques, disait volontiers: Beati possidentes! C’était aussi l’un des mots favoris de son maître Frédéric II.
[403] Lettre du 4 avril 1875.
[404] Souvenirs d’un vieux critique, t. VII, p. 251.
[405] Edmond Rostand, l’auteur de Cyrano de Bergerac, des Romanesques et de l’Aiglon.
[406] Académie française, séance du 4 juin 1903.
[407] C’était le titre sous lequel paraissaient, dans la Gazette de France, ses articles du samedi.
[408] Nouveaux Samedis, t. XIV, p. 366.
[409] Chez Baudouin frères, Pollet et Barba, rue de Vaugirard, no 17, rue du Temple, no 36, et au Palais-Royal.
[410] Le Théâtre du Gymnase, dont Eugène Scribe était le principal fournisseur et que la duchesse de Berry avait pris sous sa protection, porta, depuis le 8 septembre 1834 et jusqu’à la révolution de Juillet, le nom de Théâtre de Son Altesse Royale Madame.
[411] La Chambre des députés et le Sénat siégeaient encore à Versailles.
[412] Pontmartin eut beaucoup d’amis. J’en ai nommé plusieurs. Je me reprocherais de ne pas citer ici les trois amis d’enfance, de jeunesse et de toujours, avec lesquels il eut peut-être la plus constante intimité: Alphonse d’Archimbaud (1811-1865), fils du marquis d’Archimbaud, député de la Chambre introuvable, dont les réceptions cordiales et paternelles dans son château de Vérone, près Nyons (Drôme), avaient laissé à Pontmartin de tels souvenirs qu’il aimait à les évoquer sans cesse, surtout dans ses dernières années;—Isidore d’Athénosy (1806-1872), fils d’un haut fonctionnaire de l’administration pontificale à Avignon, un homme d’étude et de science, un royaliste militant, un catholique des anciens temps;—Eugène de Baciocchi (1807-1884), fils d’un officier corse marié à Avignon, authentiquement cousin des parents de Napoléon III, peut-être même cousin de l’Empereur. Il n’aurait eu qu’un mot à dire pour obtenir une préfecture ou tout autre haut emploi, que sa grande intelligence et son vaste savoir l’eussent rendu apte à remplir; mais ce mot, par fidélité royaliste et quoiqu’il fût pauvre, il ne voulut jamais le prononcer.
[413] M. Amédée de Jonquières, qui devait entrer, en novembre 1878, au noviciat de la Compagnie de Jésus, devenir profès de cette Compagnie le 15 août 1897 et avoir, en 1901, les honneurs de la proscription.
[414] Sur le tome XIV des Nouveaux Samedis.
[415] Le 23 juin 1877.
[416] M. Thiers était mort le 3 septembre 1877.
[417] M. Léon Lavedan était alors directeur de la presse au ministère de l’Intérieur.
[418] Vie de Mgr Dupanloup, par l’abbé F. Lagrange, t. III, p. 450.
[419] Vie de Mgr Dupanloup, t. III, p. 452.
[420] Voir ces trois récits dans les Souvenirs d’un vieux Mélomane.
[421] Nouveaux Samedis, t. X, p. 334.
[422] Le Correspondant du 10 juin et du 25 juin 1878.
[423] Salon de 1850.
[424] Salon de 1863.
[425] Le Correspondant du 25 décembre 1878. Article de M. Henri Lavedan.
[426] M. Villemain.
[427] Nouveaux Samedis, t. I, p. 164.
[428] Les Jeudis de Madame Charbonneau, p. 71.
[429] Montalembert était mort le 13 mars 1870; Villemain, le 8 mai; Prévost-Paradol, le 11 juillet; Prosper Mérimée, le 23 septembre.
[430] Au printemps de 1870 (les 7 avril et 19 mai), il y avait eu, non pas un triple, mais un quadruple scrutin; MM. Emile Ollivier, Jules Janin, Xavier Marmier et Duvergier de Hauranne avaient été élus en remplacement de Lamartine, de Sainte-Beuve, de M. de Pongerville et du duc Victor de Broglie. Pontmartin n’avait posé sa candidature à aucun des quatre fauteuils.
[431] Sur ce voyage de M. de Falloux à Versailles, au mois d’août 1871, voy. les Mémoires d’un royaliste, t. II, p. 469-511.
[432] Il venait d’être battu, comme candidat au Conseil général, dans le canton de Villeneuve-lès-Avignon, par un petit avocat d’Uzès, ex-sous-préfet gambettiste. J’extrais de sa lettre du 6 novembre ce menu détail: «Les mêmes électeurs qui m’ont repoussé comme trop aristocrate, trop féodal, c’est-à-dire, j’imagine, trop peu libéral, ont voté comme un seul homme, pendant la phase impériale, pour un chambellan qu’ils n’avaient jamais vu: voilà le suffrage universel!» Voir, sur ce petit épisode électoral, le chapitre XIII, p. 339.
[433] Vie de Mgr Dupanloup, évêque d’Orléans, par M. l’abbé F. Lagrange, t. III, p. 245.
[434] M. Thiers avait été le patron et le principal agent de l’élection de M. Littré.
[435] M. Duvergier de Hauranne, élu le 19 mai 1870, en remplacement du duc Victor de Broglie, n’avait pas encore pris séance; il ne le devait faire que le 29 février 1872.
[436] C’est, on le sait, le titre d’un des meilleurs recueils de Laprade.
[437] Le tome IX de ses Nouveaux Samedis.
[438] Taine n’avait pas encore publié le premier volume de son admirable ouvrage sur les Origines de la France contemporaine, qui parut seulement en 1876, et dans lequel il prenait si courageusement parti pour l’histoire contre la légende.
[439] L’élection en remplacement de M. de Ségur. Elle eut lieu le 1er mai 1873.
[440] Voir, ci-dessus, chapitre XIII, p. 352 et suivantes.
[441] M. Pierre Lebrun était décédé subitement le 27 mai 1873.
[442] Voir, ci-dessus, chapitre XIII, p. 352.—Sous le pseudonyme de M. Bourgarel et sous le titre de Fantaisies et Variations sur le temps présent, Pontmartin avait inséré, dans son neuvième volume des Nouveaux Samedis, trois ou quatre chapitres humoristiques publiés au mois d’octobre 1872 et dont le premier était intitulé: «M. Gambetta, membre de l’Académie française.» Le discours du récipiendaire est écrit dans une langue si... gambettiste, qu’après l’avoir entendu, cinq quarts d’heure durant, les académiciens prodiguent des marques de l’aliénation mentale la mieux caractérisée: «M. Pingard danse la pyrrhique; M. de Laprade crie: Vive l’Empereur! M. le duc de Broglie donne un croc-en-jambe à Mgr le duc d’Aumale; M. Duvergier de Hauranne se croit métamorphosé en pain de sucre, et en offre un morceau à M. Guizot; M. Dufaure s’habille en Apollon du Belvédère et marivaude avec les trois Grâces; M. Lebrun demande une valse à Mme Mohl; M. Jules Favre calcule tout haut combien il entre de pouces cubes dans un moellon, et s’écrie en éclatant de rire: «Pas un!»—M. de Sacy risque trois calembours indécents; M. Littré dit: JE CROIS EN DIEU! en quatorze langues différentes; M. Patin fait une déclaration d’amour à Mme Mathusalem; M. Saint-Marc Girardin ôte sa cravate pour y tailler deux paires de draps; le duc de Noailles jure comme un charretier. A la fin, M. Cuvillier-Fleury, seul maître de ses sens, propose à l’Académie de lui lire Alexandre, tragédie inédite de feu M. Viennet. Cette proposition insidieuse met tout le monde en fuite et les immortels se réveillent sur le pont des Arts, comme s’ils sortaient d’un mauvais rêve.» (Nouveaux Samedis, t. IX, p. 73.)
[443] Ce volume de Pontmartin avait paru au mois d’avril 1872.—Voir chapitre XIII, p. 347.
[444] Le château de Pradine, commune de Grambois (Vaucluse).
[445] L’élection eut lieu le 29 janvier 1874. Le fauteuil de M. Lebrun fut attribué à Dumas fils; celui de Saint-Marc Girardin, à M. Mézières; et celui de Vitet, à M. Caro.
[446] M. Guizot était mort le 12 octobre 1874.
[447] Voir ci-dessus chapitre XIV, p. 376.
[448] L’élection au fauteuil de M. de Loménie eut lieu le 14 novembre 1878. Taine, devenu le candidat de la droite de l’Académie, fut élu par 20 voix sur 26.
[449] Le château de la Combe de Lancey, appartenant à M. Albert du Boys.
[450] Mes Mémoires, tome II, chapitre 1.
[451] Depuis le printemps de 1888, un des deux canapés a cédé la place au très beau buste en marbre du Maître par Antoine Bastet.
[452] Souvenirs d’un vieux critique, t. VII, p. 240. 1886.
[453] M. Edme Cade, docteur en médecine à Avignon. Bulletin de l’Association amicale des anciens élèves de l’Ecole libre Saint-Joseph d’Avignon. Juin 1890.
[454] François-Nicolas-Xavier-Louis Besson (1821-1888), évêque de Nîmes de 1875 à 1888. Ses Sermons, Conférences, Panégyriques et Oraisons funèbres ne forment pas moins de quinze volumes. On lui doit en outre la Vie de Mgr Cart, évêque de Nîmes, la Vie de M. l’abbé Besson, ancien secrétaire général des Affaires ecclésiastiques, Montalembert en Franche-Comté, la Vie du Cardinal Mathieu, la Vie de Mgr Paulinier, archevêque de Besançon, etc., etc. Sur Mgr Besson, voir Nouveaux Samedis, tome XX, et Souvenirs d’un vieux critique, tomes III et VIII.—Mgr Besson avait succédé sur le siège de Nîmes à Mgr Plantier, évêque de 1855 à 1875, qui avait, lui aussi, comblé Pontmartin de prévenances et de marques de vraie amitié, et en qui l’auteur des Samedis saluait un causeur encore plus remarquable que l’orateur et l’écrivain.
[455] Article du 12 octobre 1887.—Souvenirs d’un vieux critique, t. X, p. 278.
[456] Lettre du 12 janvier 1881.
[457] L’article de M. Emile, Zola avait paru dans le Figaro du 27 décembre 1880, sous ce titre: MONSIEUR LE COMTE. Voyez la réponse de Pontmartin au tome I des Souvenirs d’un vieux critique, p. 355 et suivantes. J’en détache seulement ces lignes, où il répond au triomphant auteur de Nana qui le raillait d’être «un vaincu».
«Oui, vous êtes un vainqueur; moi, je suis un vaincu, vaincu depuis cinquante ans, et je m’en fais gloire; vaincu, avec la justice, avec la vérité, avec le droit, avec l’honneur, avec la lumière, avec la liberté, avec l’Alsace, avec la Lorraine, avec la France;—je ne dis pas avec la Religion, plus victorieuse dans ses défaites que dans ses triomphes; vaincu en bien bonne compagnie, avec les nobles femmes condamnées à l’amende pour avoir protesté contre des effractions sacrilèges; vaincu avec les ordres religieux que l’on disperse, avec les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul que l’on expulse, avec les images sacrées que l’on déchire ou que l’on décroche, avec les Frères de la doctrine chrétienne que les médecins les moins dévots saluaient comme des héros pendant le siège et la guerre; vaincu avec les zouaves de Lamoricière et les zouaves de Charette, avec tout ce qu’il y a, dans notre malheureux pays, d’honnête, de loyal, de généreux, d’éloquent, d’illustre, de libéral, de fidèle aux lois immortelles du beau, du vrai et du bien!»
[458] Souvenirs d’un vieux critique, t. V, p. 220,. 1884.
[459] Cette lettre n’est pas de la main d’Armand de Pontmartin; elle fut dictée par lui à son fils. Il en sera de même, à partir de ce moment, pour la plupart des lettres qu’il m’adressera.
[460] Le premier volume des Mémoires, avec ce sous-titre: Enfance et Jeunesse, parut dans le Correspondant des 10 et 25 septembre, 25 octobre, 25 novembre et 25 décembre 1881.
[461] Ce second volume parut dans le Correspondant des 25 novembre, 10 et 25 décembre 1885, 10 janvier, 10 et 25 février 1886.
[462] Voir ci-dessus, chapitre IV, p. 82, et chapitre V, p. 98.
[463] Voir ci-dessus chapitre XII, p. 312.
[464] Mes Mémoires, t. II, p. 218.
[465] Correspondance de Jules Janin, p. 265.
[466] Livraison du 25 décembre 1885.
[467] Dans le Correspondant du 10 janvier 1886.
[468] Le Correspondant du 10 septembre 1888.
[469] Derniers Samedis, t. III, p. 55.
[470] Le numéro mille des Samedis de la Gazette de France, qui eux-mêmes faisaient suite aux Semaines littéraires de l’Assemblée nationale, du Spectateur et de l’Union.
[471] Il avait pour sujet la publication de Mme Charles Lenormant: Le temps passé. Mélanges de Critique littéraire et de Morale par M. et Mme Guizot. Pontmartin ne l’a pas recueilli dans ses volumes de Causeries.
[472] Joseph Roumanille (1818-1891), né à Saint-Rémy de Provence d’une famille de jardiniers, mort libraire à Avignon. Catholique et royaliste, il a publié, sous la seconde République, en langue provençale, de merveilleux dialogues en prose pour la défense religieuse et sociale, le Choléra, les Clubs, un Rouge et un Blanc, les Partageux, la Férigoulo (c’est-à-dire le thym, emblème du parti rouge), les Prêtres, etc. Plus tard, sous la troisième République, il a fait, dans le même genre, les Enterre-Chiens; l’apostolat est resté identique; mais la verve a baissé. A la même époque que les premiers dialogues appartiennent les poésies, les Marguerites, les Songeuses, la Part du bon Dieu, les Fleurs de songe, et aussi un recueil de Noëls, œuvres exquises de sentiment, simples de forme, et qui conservent absolument la note populaire, quoique l’auteur soit un vrai lettré et même un humaniste.
[473] Augustin Canron (1829-1888), né et mort à Avignon, n’a guère vécu ailleurs et se serait senti dépaysé partout, sauf dans les deux Romes, celle du Rhône et celle du Tibre. Il était le principal rédacteur de l’Union de Vaucluse. Son instruction était grande en toutes choses, mais, en histoire locale, elle était prodigieuse. Il avait déchiffré et classé tous les manuscrits de la région. Sa verve était à la hauteur de sa science, et quelquefois même elle lui nuisait: on l’accusait, à l’occasion, d’avoir inventé ce qu’il avait véritablement découvert. Catholique ardent, liturgiste consommé, sa piété très italienne n’excluait pas une grande liberté de langage quand il s’agissait de juger les évêques et les curés dans leurs rapports avec le pouvoir civil. En somme, personnage très intéressant, et peut-être encore plus amusant. Il avait le mérite de conserver une inaltérable gaieté au milieu d’une existence qui n’était qu’une lutte contre la pauvreté. Peu d’hommes ont plus honoré que lui, par son talent, son désintéressement et sa fidélité, la presse monarchique de province.
[474] Voir l’Appendice, à la fin du volume.
[475] Le P. Victor Delaporte, né le 6 novembre 1846 à Saint-Vandrille (Orne). Ses deux volumes de Récits et légendes ont eu onze éditions. Une troisième série, A travers les âges, a obtenu un égal succès. On lui doit aussi des drames en vers, Loc’h Maria, Saint Louis, Tolbiac, Pour l’Honneur, Patria, etc., ainsi que plusieurs volumes de critique littéraire: Du Merveilleux dans la littérature française sous le règne de Louis XIV; L’Art poétique de Boileau, commenté par Boileau et ses contemporains; les Études et Causeries littéraires, etc.
[476] Causeries littéraires, 3 volumes; Causeries du Samedi, 3 vol.; Semaines littéraires, 3 vol.; Nouveaux Samedis, 20 vol.; Souvenirs d’un vieux critique, 8 volumes.
[477] Souvenirs d’un vieux critique, tomes IX et X; Derniers Samedis, 3 volumes.
[478] Notice sur Armand de Pontmartin, en tête des Épisodes littéraires.
[479] Nouveaux Samedis, t. IX, p. 317.
[480] Souvenirs d’un vieux critique, t. V, p. 178.
[481] Souvenirs d’un vieux critique, t. X, p. 197.
[482] La comtesse Diane de Beausacq.
[483] Souvenirs d’un vieux critique, t. V, p. 132.
[484] Nouveaux Samedis, t. IV, p. 211.
[485] Souvenirs d’un vieux critique, t. II, p. 296.
[486] Semaines littéraires, t. II, p. 333.
[487] Nouveaux Samedis, t. VIII, p. 330.
[488] Nouveaux Samedis, t. XVII, p. 155.
[489] Nouveaux Samedis, t. XIX, p. 362.
[490] Nouveaux Samedis, t. XX, p. 1.
[491] Nouveaux Samedis, t. XIX. p. 227.
[492] Nouveaux Samedis, t. XII, p. 1.
[493] Nouveaux Samedis, t. XVII, p. 279.
[494] Souvenirs d’un vieux critique, t. VIII, p. 1.
[495] Nouveaux Samedis, t. III, p. 267.
[496] Causeries littéraires.—Semaines littéraires.—Nouveaux Samedis.
[497] Voir ci-dessus, page 369.
[498] Géorgiques, livre IV.
[499] Le livre fut saisi, et, pour arrêter les poursuites, il ne fallut rien moins que l’intervention de Gambetta. Je lis, à ce sujet, dans une lettre de Pontmartin à M. Jules Claretie, du 3 janvier 1875: «Que dites-vous de l’ami Barbey? Cette fois, c’est trop fort. Quand je conseillais la tolérance à ce fougueux absolutiste, je ne m’attendais pas à le voir conduire Joseph de Maistre dans une de ces maisons qui empruntent leur sous-titre à la plus belle des vertus chrétiennes. C’est dommage, car à ne juger son livre qu’en artiste, avec le dilettantisme impassible qu’on apporterait, par exemple, au musée secret de Naples, ce diable d’homme—66 ans—n’avait jamais rien fait de si fort. Le Rideau cramoisi, Une Vengeance de femme, et surtout Un Dîner d’Athées, sont trois magnifiques cantharides. Figurez-vous qu’au moment où j’ai appris la saisie, j’allais en parler, et je comptais plaider la Possession, comme on l’entendait au Moyen Age.»
[500] Pontmartin m’écrivait, des Angles, le 4 décembre 1879: «A peine avais-je fait partir ma dernière lettre, que je me suis reproché de vous avoir parlé de M. Barbey d’Aurevilly avec cette amertume et de ce ton tranchant qui me va si mal. Royalistes et catholiques, la charité chrétienne est pour nous, en pareil cas, non seulement une vertu, mais une habileté, en face de tant d’ennemis acharnés contre nos croyances. Mes bonnes résolutions ont persisté... 24 heures. Un de mes amis avignonnais, vieux, spirituel et lettré, est venu me voir, levant les yeux au ciel, agitant un journal au-dessus de sa tête, se livrant à une pantomime qui traduisait le: «Où allons-nous?» de J. Prudhomme. C’était un no de Paris-Journal (21 novembre), renfermant un feuilleton de B. d’Aur... sur le Mariage de Figaro. Mon ami, après m’avoir demandé une tasse de tilleul pour calmer ses nerfs, m’a lu le passage suivant: «En regardant Mlle Reichenberg, en voyant, à genoux, aux pieds de la comtesse, ces jambes de femme qui ont leur sexe, je pensais aux jambes sans sexe qu’il faudrait (je ne note que des indigences) à cette charmante et incertaine créature d’entre les deux sexes, qui s’appelle Chérubin; je songeais à ces jambes si voluptueusement hermaphrodites(!!) que Raphaël donne à ses archanges, et que montre en ce moment à tout Paris cette merveille d’Emma Juteau, l’acrobate du Cirque.» Pas de commentaires, cher ami; mais encore un remerciement et une cordialissime poignée de main.»—Ce jour-là, on le pense bien, je n’essayai même pas de plaider les circonstances atténuantes en faveur de Barbey d’Aurevilly.
[501] Lettre du 24 octobre 1879.
[502] François-Victor Fournel (1829-1894), érudit, critique et romancier; ses principaux ouvrages sont: les Contemporains de Molière, la Littérature indépendante, les Rues du vieux Paris, l’Ancêtre, le Roman d’un père, Esquisses et croquis parisiens.
[503] Lettre du 1er novembre 1865.
[504] Cuvillier-Fleury demeurait à Passy, avenue Raphaël, 4.
[505] Journal des Débats du 28 novembre 1897.
[506] Parce qu’il était Nimois et aussi parce qu’il a beaucoup de talent et qu’il est un parfait galant homme, M. Gaston Boissier est un des écrivains dont Pontmartin a toujours parlé avec le plus de sympathie. Voy. Nouveaux Samedis, t. III.
[507] Voici les titres des sept nouvelles qui composent ce volume: les Feux de paille; le Point d’orgue tragique; l’Impasse; English Spoken; la Veillée; la Véritable auberge des Adrets; Rachel à trois époques.
[508] Lettre du 11 novembre 1886.
[509] Les Épisodes littéraires ont paru dans le Correspondant des 25 octobre, 10 et 25 novembre, 10 et 25 décembre 1889, 10 janvier et 10 mai 1890.
[510] Ci-dessus chapitre VII, p. 130.
[511] Il fut publié dans la Gazette de France du 23 mars.—Au moment de sa mort (29 mars), Pontmartin avait dix-huit articles d’avance aux bureaux de la Gazette. Ils parurent sans interruption pendant quatre mois. Le dernier, publié le 2 août 1890, est consacré au volume de M. Henry Houssaye sur Aspasie, Cléopâtre, Théodora. On le trouvera au tome I des Derniers Samedis; il est daté du 8 mars 1890.]
[512] Derniers Samedis, t. II, p. 372.
[513] Nouveaux Samedis, t. I, p. 114.
[514] Notice sur Armand de Pontmartin.
[515] Le R. P. Elie Bonnet, de la Compagnie de Jésus. Il avait été aumônier militaire en Algérie, puis à Avignon pendant les cinq ou six ans où nos garnisons eurent des aumôniers. Il est mort au collège de Mongré (Rhône) en mars 1895.
[516] Le 19 mars.—Joseph était l’un de ses prénoms, et aussi celui de l’oncle qui l’avait tant aimé.
[517] Bulletin de l’Association amicale des anciens élèves de l’École libre de Saint-Joseph d’Avignon. Juin 1890.
[518] 28 mars.
[519] Lettre du 2 avril 1890.
[520] Ci-dessus, page 458.