[1] «Elle avait cette dignité, ce courage, cette vigueur d'élan dans des occasions dangereuses, qui prouvait une âme née forte; mais il manquait à cette âme de s'être exercée à l'usage de sa force.»—Lettre inédite du baron d'Aubier au baron de Breteuil, communiquée par M. Gustave Bord.
[2] Mémoire en forme de doléances des habitants de la paroisse de Dry, universellement accepté par le bailliage de Beaugency, présenté par les députés de ce bailliage à l'Assemblée des trois Etats à Orléans.—Archives nationales, B. III. 99.
[3] Ibid.
[4] Ibid.
[5] Cité par M. Th. Meignan, dans son très curieux article sur Les registres paroissiaux de l'état civil.—Revue des questions historiques, janvier 1879, p. 149.
[6] Mémoires de Mme Campan, 228, 229.
[7] Souvenirs d'un page, 287.
[8] Ibid. 288.
[9] Mémoires de Weber, 203.
[10] Ibid. 204, note.
[11] Le Roy, Histoire de Versailles, I, 227.
[12] On avait voulu lui donner un dais; il l'avait refusé, ne voulant pas, disait-il, d'un honneur réservé au Saint-Sacrement seul.—Souvenirs d'un page, 289.
[13] Ibid. 290.
[14] Souvenirs d'émigration, par la marquise de Lâge, LXXXVII.
[15] Mémoires du marquis de Ferrières, I, 19.
[16] Souvenirs d'un page, 288.
[17] Mémoires de Mme Campan, 227.
[18] Mémorial de Gouverneur Morris, I, 242.
[19] Mémoires du marquis de Ferrières, I, 20.
[20] Ibid., 21.
[21] Souvenirs d'un page, 290.—Mémoires du marquis de Ferrières, I, 21, note.
[22] Correspondance littéraire de Grimm.
[23] Souvenirs d'émigration par la marquise de Lâge.
[24] Mémorial de Gouverneur Morris, I, 243.
[25] Ibid.
[26] «Il règne dans son ton et dans ses manières toute la fierté que l'on doit attendre des Bourbons.» Ibid.
[27] Souvenirs d'un page, 291.
[28] Correspondance littéraire de Grimm.
[29] Louis XVI, par le comte de Falloux, 143.
[30] Mémorial de Gouverneur Morris, I, 244.
[31] Mémoires de Mme Campan, 227.
[32] Histoire de Marie-Antoinette, par Montjoye, 219, 220.
[33] Mémoires de Mme Campan, 228.
[34] Le Gouvernement de Normandie, IV, 384.
[35] Voir les détails de cette remise du Dauphin au duc d'Harcourt dans le Gouvernement de Normandie, IV, 384 et suiv.
[36] Marie-Antoinette à Joseph II, 25 février 1788.—Marie-Antoinette, Joseph II und Léopold II, 112.
[37] Marie-Antoinette à Joseph II, 27 février 1788.—Marie-Antoinette, Joseph II und Léopold II, 112.
[38] La même au même, 24 avril 1788.—Ibid., 116.
[39] La même au même, 16 juillet 1788.—Ibid., 118.
[40] Mémoires de Mme Campan, 230.
[41] Le Gouvernement de Normandie, IV, 385.
[42] Ibid., 386.
[43] Souvenirs d'émigration, par la marquise de Lâge, LXXXVIII.
[44] Mémoires de Mme Campan, 231.
[45] Mme Campan prétend que le Dauphin avait pris en grippe même sa mère. Mais la marquise de Lâge affirme positivement le contraire, et la marquise de Lâge, qui écrit à sa mère le 17 mai 1789, est plus croyable sur ce point que Mme Campan, qui n'a écrit que de souvenir.
[46] Souvenirs d'émigration, par la marquise de Lâge, LXXXIX.
[47] Souvenirs d'un page, 290.
[48] Récit de M. Lefèvre, secrétaire du duc d'Harcourt, gouverneur du Dauphin.—Le Gouvernement de Normandie, IV, 387.
[49] Lettres de Boullé, député de Nantes, à ses commettants sur l'ouverture des États généraux.—Revue de la Révolution, 1888, II, p. 8 et 11.
[50] Ibid., p. 34 et 35.—«A midi, raconte Boullé, la députation des Communes a été reçue; le doyen, accompagné de vingt députés choisis au sort parmi les commissaires et les adjoints, a prononcé à Sa Majesté le discours qui avait eu l'approbation de l'Assemblée, en y ajoutant seulement quelques expressions de regret et de douleur sur la perte qui vient d'affliger la France et son monarque.»
[51] Mémoires de Weber, 209, 210.—Weber se trompe en plaçant cette scène le 8, au retour de Meudon. C'est le 6 que la députation du Tiers fut reçue par le Roi «quoique Sa Majesté, encore dans les premiers instants d'une douleur trop juste, se fût refusé jusqu'ici à voir personne».—Lettres de Boullé.—Revue de la Révolution, 1888, II, 36.
[52] Mémoires de Malouet, 2e édition, I, 283, note.
[53] Notice historique sur la salle du Jeu de Paume de Versailles, par Ch. Vatel, p. 13.
[54] «On fit accroire au peuple qu'il se tramait mille conspirations dangereuses contre ses libertés; les meneurs de la foule virent bientôt que le moment était venu de mettre en branle les masses.» M. de Turckheim à ses commettants, 23 novembre 1789.—Revue d'Alsace, avril, mai, juin 1880, 202.
[55] Mémoires de Malouet, I, 285.—Malouet avait demandé qu'on plaçât dans l'arrêté ou la formule du serment un membre de phrase attestant que les prétentions de l'Assemblée se bornaient à «faire la Constitution de concert avec le Roi». Plusieurs députés se joignirent à lui pour réclamer un amendement analogue. «Cela est juste, leur répondit Bailly, mais je me garderai bien de mettre aux voix votre proposition, pour qu'elle ne soit pas rejetée.»—La chute de l'ancien Régime, par Aimé Chérest, III, 204. M. Chérest ajoute que Mirabeau «partageait les sentiments de Malouet», mais que «désespérant de les faire prévaloir ce jour-là», il «n'essaya même pas de les exprimer séance tenante.»—Ibid., 203.
[56] «La démarche des Communes, en se déclarant Assemblée nationale, indépendante des autres Ordres et du Roi lui-même, et en déclarant qu'aucun pouvoir ne la dissoudrait, est, dans le fait, s'emparer de toute l'autorité du royaume. Elles se sont, par un seul décret, rendues semblables au Long Parlement de Charles Ier... Une démarche aussi hardie et aussi désespérée, contraire à tous les autres intérêts du royaume, également funeste à l'autorité royale, au Parlement, à l'armée, ne peut être accordée.»—Voyages d'A. Young, I, 342.
[57] Mémoires de Malouet, I, 284.
[58] Mounier, Recherches sur les causes qui ont empêché les Français de devenir libres, Genève, 1792, I, 296.
[59] Mémoires de Weber, 213.
[60] Mémoires de Malouet, I, 283, 284.
[61] Louis XVI, par le comte de Falloux.
[62] Mémoires du marquis de Ferrières, I, 57.
[63] Un premier conseil avait été tenu le 19 à Marly, où la Cour s'était transportée après la mort du Dauphin. Le second conseil se tint le 21 à Versailles, où la Cour était revenue dans l'intervalle.
[64] De Larcy. Des vicissitudes de la France, 11.—Les députés de la commune de Strasbourg, très désappointés de l'évanouissement de leurs espérances et très froissés du maintien de la distinction des Ordres, avouaient cependant qu'il y avait dans la déclaration du Roi des «adoucissements réels», et ils écrivaient le soir même du 23 juin aux commissaires de la Bourgeoisie de Strasbourg: «Nous vous observons que si tous les objets annoncés par Sa Majesté, comme soulagement, sont accordés aux peuples, ceux-ci y trouveront des consolations puissantes pour le degré de liberté politique, dont ils attendaient le bienfait de la justice du monarque et des lumières du siècle et qui paraît leur échapper.»—L'Alsace pendant la Révolution française, par Rod. Reuss.—Revue d'Alsace, juillet, août, septembre 1879, 344.—L'un de ces députés, M. de Turckheim, écrivait plus tard, dans le rapport qu'il adressait à ses commettants, le 23 novembre 1789: «La séance royale du 23 juin, où nous entendîmes pour la dernière fois la voix du monarque, avait manifesté les meilleurs sentiments à l'égard du bonheur de son peuple. Tout ce que réclamaient nos cahiers de doléances était accordé, et si les paysans, si remuants aujourd'hui qu'ils ont été excités par l'artifice, avaient été consultés alors, ils auraient éclaté en protestations de joie et de reconnaissance.»—Ibid., avril, mai, juin 1780, p. 201.—A. Young écrivait de même: «Tout le monde connaît les propositions faites par le Roi; le plan était bon; on accordait beaucoup au peuple sur des points essentiels.»—Voyage en France, I, 349. «Les Communes, en refusant opiniâtrement ce qu'on leur propose, abandonnent au hasard des avantages certains et inconnus, à ce hasard qui fera peut-être que la postérité les maudira, au lieu de bénir leur mémoire comme celle de vrais patriotes.»—Ibid., 355.
[65] Paroles textuelles de Mirabeau, données par le marquis de Dreux-Brézé dans les séances de la Chambre des Pairs, des 9 et 15 mars 1833. Cité par le comte de Falloux.—Louis XVI. Pièces justificatives, 371.
[66] Lally-Tollendal. Biographie universelle, article Necker; cité dans les Mémoires de Malouet, I, 287.
[67] Le comte de Fersen et la Cour de France. Introduction, XLVII.
[68] «On fit venir des troupes de la province pour inspirer quelque peur aux conciliabules de l'émeute; mais ce n'était qu'un moyen d'intimidation; car la douceur extrême du Roi et son amour pour ses sujets ne lui permirent jamais de songer seulement à verser le sang, pour maintenir son autorité suprême.»—Mémoires de M. de Turckheim à ses commettants, 23 novembre 1789. Revue d'Alsace, avril, mai, juin 1880, 202.
[69] Mémoires de Gouverneur Morris, I, 255.
[70] Ferrières raconte qu'à la suite de la séance royale du 23 juin, les députes de la Noblesse, après avoir été chez le comte d'Artois, se présentèrent chez la Reine. «Ce n'était pas à elle, dit-il, qu'on avait le moins d'obligations. La Reine sortit dans le salon de jeu; elle tenait Madame par la main, elle portait le jeune Dauphin sur son bras. Tableau délicieux d'une mère: douce expression de la nature! La Reine présenta M. le Dauphin aux députés, leur disant, avec beaucoup de grâce, qu'elle le donnait à la Noblesse, qu'elle lui apprendrait à la chérir, à la regarder comme le plus ferme appui du trône.»—Mémoires du marquis de Ferrières, I, 59-60. Mais Ferrières ajoute plus loin que ce fut la Reine qui prit l'initiative des instances pour décider Necker à rester.—La démarche de la Noblesse près de la Reine et les paroles de celle-ci nous paraissent surtout dictées par la courtoisie. Si la Reine avait été le principal appui de la réaction aristocratique, les députés de la Noblesse n'auraient-ils pas été chez elle tout d'abord, au lieu de commencer par le comte d'Artois et Monsieur?
[71] Mémoires du comte de Ségur, II, 208. «Jamais je ne vis plus de dignité dans la douleur, plus de douceur dans l'affliction.»
[72] «Le Roi rappelait à M. Necker qu'il l'avait, à quatre reprises différentes, supplié de lui accorder l'autorisation de se retirer, et il disait que l'état actuel des circonstances lui permettait de lui accorder maintenant cette faveur; il l'autorisait donc à s'éloigner, sans retard et sans bruit, et il se réservait de lui donner plus tard des marques de sa faveur royale et de sa satisfaction.»—Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—Relations inédites de la prise de la Bastille, publiées par J. Flammermont.
[73] Histoire de Louis XVI, par Droz, II, 304, p. 23.
[74] S'il faut en croire Mercy, les gardes suisses même auraient refusé de servir contre le peuple. Mercy à Kaunitz, 23 juillet, 1789.—Relations inédites de la prise de la Bastille, publiées par J. Flammermont, p. 23.
[75] Voir pour plus de détails la Prise de la Bastille, par M. de Poncins (Brochures sur la Révolution française publiées par la Société biographique), et la Prise de la Bastille, par M. Gustave Bord, directeur de la Revue de la Révolution.
[76] Mémoires de Malouet, II, 9.
[77] Ibid., I, 290.
[78] Mémoires du marquis de Ferrières, I, 136.
[79] Mémoires de Mme Campan, 233.
[80] Ibid., 234.
[81] Mémoires sur la vie et le caractère de Mme la duchesse de Polignac, par la comtesse Diane de Polignac. Hambourg, 1796, 27, 28.
[82] Mémoires de Mme Campan, 234.
[83] Mémoires sur la vie et le caractère de Mme la duchesse de Polignac, 31, 33.—Il avait été question d'abord de rappeler Necker seul, sans les autres ministres, en particulier sans le comte de Montmorin et le comte de Saint-Priest contre lesquels on avait inspiré au Roi de vives préventions. La Reine, persuadée par Mercy que cette exclusion de deux ministres populaires aurait de graves inconvénients dans l'état de surexcitation de la foule, finit par déterminer le Roi à rappeler le ministère tout entier et à faire bon accueil à tous les ministres.—Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—Relations inédites de la prise de la Bastille, publiées par J. Flammermont, p. 25 et 28, 29, 30.
[84] Voir le récit de cette scène touchante dans les Mémoires du marquis de Ferrières, I, 141.
[85] Mémoires du comte Valentin Esterhazy, fragments.—Louis XVI, Marie-Antoinette et Mme Elisabeth, IV, 35.
[86] Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—Relations inédites de la prise de la Bastille, publiées par J. Flammermont, p. 27.
[87] Evénements mémorables arrivés à Verdun au sujet du maréchal de Broglie et son arrivée à Metz. Paris, Lefèvre. 1789.
[88] Mémoires de Mme Campan, 236.
[89] Journal du comte de Fersen, 14 février 1792.—Le comte de Fersen et la Cour de France, II, 6.
[90] Ibid.—Voir aussi Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—Relations inédites de la prise de la Bastille, publiées par J. Flammermont, p. 27.
[91] Quinzaine mémorable, 87.
[92] Ibid., 93.
[93] Mémorial de Gouverneur Morris, I, 263.—Voir également, sur ce voyage du Roi à Paris, une lettre du 18 juillet 1789, écrite par un député de Marseille à la marquise de Créquy. Ce député, dont le nom est inconnu, fait remarquer avec raison combien la vérité est difficile à établir, même pour les contemporains. «Les faits opposés, dit-il, sont attestés par des gens qui disent: «J'y étais».—Revue de la Révolution, septembre 1783, p. 73.
[94] «La voiture allait à tour de roue; en conséquence, il fut longtemps en présence de ces bons habitants de Paris.»—Souvenirs d'un basochien.—Revue de la Révolution, mars 1885, 79.
[95] Histoire de la Révolution, par deux amis de la liberté.
«Je constate qu'il avait la figure bouleversée, attérée.»—Souvenirs d'un basochien.—Revue de la Révolution, mars 1885, 79.
[96] Ibid.
[97] Histoire de France pendant trois mois, par le cousin Jacques, I, 116.—«Au lieu de Vive le Roi! on criait Vive la nation! Ce à quoi on ajoutait que le Roi serait acclamé plus tard, à son départ, si l'on était content de lui.» Rapport de M. de Simolin au comte Ostermann.—Revue de la Révolution, janvier 1886, p. 7.
[98] Mémoires de Bailly, II, 65.
[99] Histoire de France pendant trois mois, I, 116.
[100] Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—Relations inédites de la prise de la Bastille, publiées par J. Flammermont, p. 27.
[101] Mémorial de Gouverneur Morris, I, 205.—«M. le marquis de Lafayette défendit toute manifestation de joie et donna l'ordre que les arrondissements s'assemblassent comme à l'ordinaire pour organiser les rondes.»—Rapport de M. de Simolin au comte Osterman. Revue de la Révolution, janvier 1886, p. 7.
[102] Mémoires de Bailly, II, 61.
[103] Mémoires de Mme Campan, 239, 240.—Mme Campan donne le commencement du discours que, suivant elle, la Reine devait adresser à l'Assemblée: «Messieurs, je viens remettre entre vos mains l'épouse et la famille de votre souverain. Ne souffrez pas que l'on désunisse sur la terre ce qui a été uni dans le ciel.» Accompagnée de Monsieur, elle devait en même temps demander à l'Assemblée de transporter à quelque distance de Versailles le lieu de ses réunions. Mercy, qui donne ces détails, croit que l'Assemblée, qui commençait à s'effrayer de l'effervescence et de la prédominance de Paris, aurait accepté cette proposition.—Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—Relations inédites de la prise de la Bastille, publiées par J. Flammermont, p. 29.—La Reine avait projeté d'abord, dans le cas où le Roi eût été retenu prisonnier à Paris, de se retirer avec le Dauphin soit à Valenciennes, soit dans les Pays-Bas. Sur l'observation de Mercy que ce départ serait considéré par le pays, fortement surexcité, comme un enlèvement du Dauphin, elle avait renoncé à cette idée.—Ibid., 28.
[104] Souvenirs d'un page, 302.
[105] Mémoires de Mme Campan, 241.
[106] Histoire de France pendant trois mois, I, 118, 119.
[107] Journal de Versailles du 22 juillet, no 14, cité dans les Mémoires de Bailly, II, 69.
[108] Quinzaine mémorable, 134.
[109] Nous en exceptons l'électeur Etienne Larivière, qui, plus d'une fois, fit à Berthier un rempart de son corps.
[110] Vergniaud, plaidoyer pour Durieux.—Vergniaud, monuments, lettres et papiers, par Ch. Vatel, II, 68.—Voir, sur cette anarchie spontanée dans les provinces, le curieux volume de M. G. Bord: La prise de la Bastille, et les magistrales études de M. Taine sur la Révolution.
[111] Mémoires sur la vie et le caractère de la duchesse de Polignac.
[112] Joseph II à Léopold, 3 août 1789.—Joseph II und Léopold von Toscana, II, 265.
[113] Necker étant resté quelques jours sans revenir, et les courriers qui lui portaient son rappel ayant eu de la peine à le trouver, on avait fait courir le bruit que la Reine, par répulsion contre lui, l'avait fait partir pour Bruxelles, afin de «l'éloigner encore plus de la France».—Mercy à Kaunitz, 23 juillet 1789.—Relations inédites de la prise de la Bastille, publiées par J. Flammermont, p. 29.
[114] Correspondance secrète inédite sur Louis XVI, Marie-Antoinette, la Cour et la ville, de 1777 à 1792, 25 septembre 1789, II, 387.
[115] Procédure du Châtelet, Malouet, 3e témoin.—Lally-Tollendal, Lettre à ses commettants, 85.—On peut lire aussi dans la Revue d'Alsace,—octobre, novembre, décembre 1879—les lettres découragées d'un député de Strasbourg, le baron de Turckheim, à cette même époque. M. de Turckheim, très libéral mais très royaliste, ne tarda pas à donner sa démission et à se retirer en Alsace. Dans le rapport qu'il adressa à ses commettants sur sa conduite, le 23 novembre 1789, il écrivait: «Nous ne voulûmes pas au début prendre la parole sans nécessité en présence de quelques centaines d'avocats bavards qui répandaient plus de désordre que de lumières, en présence aussi du manque complet de liberté qui nous empêchait de le faire, depuis qu'une foule sans frein avait été introduite dans la salle de nos séances et que les clubs insolents qui siégeaient dans les cafés du Palais-Royal s'étaient érigés en juges et en vengeurs des affaires de la nation. Nous avons acquis la triste conviction que la voix de la modération ne serait point écoutée.» Revue d'Alsace, avril, mai, juin 1880, p. 200.—M. de Turckheim concluait ainsi: «Qui donc entrava la marche des affaires? Je le dis en toute franchise devant Dieu et mes concitoyens: ce ne fut pas la Noblesse qui expia d'une façon cruelle d'antiques et injustes abus; ce ne fut pas le Clergé qui s'offrit à supporter volontairement sa part proportionnelle des impôts, mais qu'on voulut dépouiller de toute propriété. Non, ce fut un petit nombre d'hommes qui s'étaient mis d'accord entre eux pour tout renverser et, sans souci de leurs mandats catégoriques, voulaient pousser à la révolte vingt-cinq millions d'hommes qui auraient pu suivre en repos nos travaux en les bénissant.»—Ibid., 203.
[116] Le comte de Fersen à son père, 3 septembre 1789. Le comte de Fersen et la Cour de France, I, XLIX. Introduction.
[117] Mémoires de Malouet, I, 303.
[118] Brouillon de lettre de M. le comte d'Estaing à la Reine.—Rapport de la procédure du Châtelet sur l'affaire des 5 et 6 octobre, fait à l'Assemblée nationale par M. Charles Chabroud, membre du Comité des rapports. Paris, Imprimerie Nationale, 1790.—Pièces justificatives. La lettre est du 14 septembre. Rapport de Chabroud, 49.
[119] Mémoires de la duchesse de Tourzel, I, 3 et 4.
[120] Voir tous les détails de ce plan dans les Mémoires de Malouet, I, 393 et suiv.
[121] Droz, citant Molleville, II, 470, dit que cette démarche fut faite le 15 septembre. Mais Mallet du Pan, qui était en relations intimes avec Malouet et ses amis, donne la date du 29.—Mémoires et correspondance de Mallet du Pan, II, 485.