A vous dire la vérité,

Le destin de Job est étrange

D'être toujours persécuté

Tantôt par un démon et tantôt par un ange.

[287] Les sept lettres suivantes ont été publiées par M. de Monmerqué au t. VI de son édition de 1835 des Historiettes de Tallemant des Réaux, d'après des copies provenant du président Durey de Meinières. En les reproduisant d'après lui, nous ne croyons pouvoir mieux faire que de reproduire aussi les notes qu'il y a jointes, sauf à les abréger au besoin. Ce sont probablement les mêmes lettres, en tout ou en partie, qui sont désignées p. 517 du Catalogue de Lamoignon, 1784, in-fo: Lettres de Mlle de Scudéry à M. Godeau, contenant plusieurs anecdotes historiques de l'an 1650.

[288] La duchesse de Longueville, après l'arrestation des princes, qui eut lieu le 18 janvier 1650, s'enfuit en Normandie. La cour se rendit à Rouen le 1er février: la duchesse, qui s'étoit réfugiée à Dieppe, s'échappa du château. «Elle sortit la nuit à cheval, jambe de çà et jambe de là, avec ses femmes, en courant jour et nuit; elle s'embarqua sur la coste et fut en Hollande.... Elle gagna Stenay, où estoit le mareschal de Turenne.» (Mémoires de Montglat.) Le récit de Mme de Motteville est plus circonstancié; elle dit que la duchesse sortit par une petite porte qui n'étoit pas gardée: qu'elle fit deux lieues à pied pour gagner un petit port, où elle ne trouva que deux barques de pêcheurs; elle voulut s'embarquer contre l'avis des mariniers, afin de gagner un vaisseau qu'elle faisoit tenir à la rade. Le vent étoit si grand et la marée si forte, que le marinier, qui l'avoit prise entre ses bras pour la porter dans la chaloupe, la laissa tomber dans la mer; elle se décida à prendre des chevaux et à se mettre en croupe, ainsi que les femmes de sa suite, se réfugia chez un gentilhomme, demeura cachée dans le pays pendant environ quinze jours, et fit enfin gagner le capitaine d'un vaisseau anglois, qui la reçut sous le nom d'un gentilhomme qui s'étoit battu en duel. Mémoires de Mme de Motteville. (M.)

[289] Cette reconnaissance n'eut point lieu; tout ceci était un jeu joué par le duc de Guise, prisonnier à Madrid, dans l'espoir d'obtenir sa liberté. Voir dans Tallemant des Réaux l'Historiette du duc de Guise. (M.)

[290] Armand-Jean du Plessis, duc de Richelieu, père du maréchal, avait épousé, le 26 décembre 1649, Anne Poussard du Fors du Vigean, veuve en premières noces de François-Alexandre d'Albret, sire de Pons. Ce mariage, fait sans le consentement de la duchesse d'Aiguillon, surprit tout le monde; «Mme de Richelieu, dit Mme de Caylus, sans biens, sans beauté, sans jeunesse, et même sans beaucoup d'esprit, avoit épousé, par son savoir-faire, au grand étonnement de toute la cour et de la reine-mère, qui s'y opposa, l'héritier du cardinal de Richelieu, un homme revêtu des plus grandes dignités de l'État, parfaitement bien fait, et qui, par son âge, auroit pu être son fils.» Souvenirs de Mme de Caylus. (M.)

[291] «La reine partit de Rouen le 22 février, après avoir veu Mme de Richelieu et luy avoir donné le tabouret.» (Mémoires de Mme de Motteville.) Cette circonstance donne la date de cette lettre. (M.)

[292] Plus doucement que si vous me disiez.... (M.)

[293] Voyez les Poésies chrétiennes et morales de Godeau, t. II. Paris, 1663. La Grande Chartreuse avait paru isolément, comme la plupart des poésies de Godeau. (M.)

[294] Les princes avaient été transférés du donjon de Vincennes au château de Marcoussis le 29 août précédent; c'est ce que nous apprenons de Loret:

Ce jour (lundi) on prit occasion

De faire la translation,

Mais très-cachée et très-soudaine,

Des trois prisonniers de Vincennes.

Plaise à la divine bonté

Que la dure captivité

Par eux constamment endurée,

Ne soit pas de longue durée!

(Muse historique; lettre du 2 septembre 1650.) (M.)

[295] On voit dans les Mémoires d'Omer Talon que l'on avait eu connaissance, par des lettres interceptées, que de Madrid, sur la demande du marquis de Sillery qui négociait pour les rebelles, des ordres avaient été donnés pour que le maréchal de Turenne entrât dans le royaume et donnât de l'effroi à Paris. «Ce qui estoit desjà fait,» dit Talon, «car lors l'armée des ennemis étoit proche de la Ferté-Milon.» Cette alarme donna lieu au transfèrement des princes. Loret peint très-plaisamment l'effet que l'approche de l'ennemi produisit dans Paris:

Lundi vinrent dedans Paris

Avec plaintes, clameurs et cris,

Gens conduisant, toutes complettes,

Sept mil sept cent trente charrettes

Pleines de coffres et paquets,

Dont l'on fit lors de grands caquets;

Mais ces caquets sont choses vaines.

(Muse historique; lettre du 2 septembre 1650. M.)

[296] Charles de l'Aubespine, seigneur de Verderonne, maître des requêtes, chancelier de Gaston d'Orléans. (M.)

[297] Le chancelier Séguier n'avait pas alors les sceaux, ils lui avaient été redemandés le 1er mars précédent, et confiés à Charles de l'Aubespine, marquis de Châteuneuf, qui les garda jusqu'au mois d'avril 1651, et les remit alors à Mathieu Molé. (M.)

[298] Le parlement de Paris avait député à la reine régente les deux conseillers Meusnier et Bitaut, pour la supplier de continuer sa bonne volonté envers la ville de Bordeaux.

[299] Cet accommodement, qui ne fut définitivement conclu qu'en 1653, consistait, pour le comte de Dognon, à rendre, ou plutôt à vendre au cardinal Mazarin, contre le bâton de maréchal de France, le Brouage et autres places dont il s'était emparé à la faveur des troubles.

[300] Loret nous apprend dans sa Muse historique, que cette femme de chambre s'appeloit Noiron, et que la reine la maria peu de temps après sa disgrâce à un sieur Ivelin, attaché comme médecin à sa maison. (M.)

[301] Mlle Paulet.

[302] Voyez l'épître de Godeau à la marquise de Clermont d'Antragues, dans ses Poésies. (M.)

[303] Voir, sur cette entrevue de la reine et de la Princesse de Condé, les Mémoires de Mlle de Montpensier. (M.)

[304] Mémoires de Mme de Motteville. (M.)

[305] Le duc de Beaufort, grand Amiral de France, surnommé le roi des halles. (M.)

[306] La cour revint à Paris au commencement du mois de novembre 1650. (M.)

[307] Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse, et Marie de Bretagne, duchesse de Montbazon. (M.)

[308] Ces vers étaient déjà connus par le récit de Mme de Motteville. (M.)

[309] M. de Bar était chargé de la garde des trois Princes; il était fort ignorant. On a prétendu que, comme il ne savait pas le latin, il voulait qu'on leur dît la messe en français, de peur que le prêtre, en officiant, ne leur donnât dans cette langue des avis qu'il ne pourrait pas comprendre. (M.)

[310] Cet événement arriva le samedi 29 octobre 1650, entre onze heures et minuit. Voyez le Récit véritable de tout ce qui s'est passé à l'assassinat commis proche l'hôtel de Schomberg, au sujet de Monseigneur le duc de Beaufort. Paris, 1650, in-4o de sept pages. Loret a raconté aussi cet événement dans sa Muse historique. (M.)

[311] La Croix du Trahoir; rue Saint-Honoré, au coin de la rue de l'Arbre-Sec. (M.)

[312] Les sieurs de Saint-Églan et de Brinville. (M.)

[313] Comme l'écrit déjà cité est l'ouvrage d'un Frondeur, et que ce parti ne mettoit pas en doute l'intention des assassins de tuer le duc de Beaufort, le pamphlet diffère essentiellement de la narration de Mlle de Scudéry. Il y est dit que les assaillants, «croyant que ledit seigneur-duc estoit dans ledit carrosse, à cause que le sieur de Saint-Églan avoit la chevelure blonde, ainsy que la porte ledit seigneur-duc, tirèrent quinze à vingt coups, sans blesser personne, sinon le sieur de Brinville, lequel fut blessé légèrement à la joue.... et tout aussitost tira un autre coup de mousqueton, duquel fut tué ou blessé à mort un desdits assassineurs, et en mesme temps ledit sieur de Brinville sauta legerement hors du carrosse, et à la faveur de la nuict se mesla parmi eux sans estre reconnû, ce que ne put faire le sieur de Saint-Églan, lequel fut misérablement blessé d'un coup de poignard ou de baïonnette au cœur, dont il mourut une demy heure après.» Récit véritable. (M.)

[314] C'était dans la nuit du jeudi 3 novembre 1650. Voir les mémoires du temps et la lettre du samedi 5 novembre de la Muse historique de Loret. (M.)

[315] Charlotte-Marguerite de Montmorency, princesse douairière de Condé. (M.)

[316] La cour rentra à Paris le 12 novembre 1650. (M.)

[317] Henri de Lorraine comte d'Harcourt, mort en 1666.

[318] Pendant la translation de Marcoussis au Havre, le prince de Condé fit contre le comte d'Harcourt le couplet suivant:

Cet homme gros et court

Si connu dans l'histoire,

Ce grand comte d'Harcourt,

Tout couronné de gloire,

Qui secourut Casal et recouvra Turin,

Est maintenant recors de Jules Mazarin.

[319] César-Phébus d'Albret, comte de Miossens, alors maréchal de camp, depuis maréchal d'Albret. (M.)

[320] La princesse de Condé douairière mourut à Châtillon-sur-Loing le 2 décembre 1650. Ses restes furent transportés le 22 du même mois au couvent des Carmélites de la rue Saint-Jacques. (M.)

[321] Isaac Habert, nommé évêque de Vabres en 1645. (M.)

[322] La bataille de Réthel, gagnée le 15 décembre 1650, par le maréchal du Plessis sur les Espagnols, dans les rangs desquels étoit le maréchal de Turenne. (M.)

[323] Claude de Mesmes, comte d'Avaux, l'un de nos diplomates les plus distingués, et frère du président, étoit mort le 19 novembre. (M.)

[324] Henri de Mesmes, président à mortier au parlement de Paris, mourut le 29 décembre 1650. Ce passage donne la date précise de cette lettre. (M.)

[325] C'est-à-dire apparemment un patron dans le ciel.—René Potier, seigneur de Blancmesnil et du Bourget, président des Enquêtes, ne termina cependant sa carrière que le 17 novembre 1680. (M.)

[326] Cette lettre ne figure pas ici.

[327] Les princes étaient sortis du Havre le 13 février précédent. Leur liberté avait été le résultat d'un traité fait entre le Co-adjuteur et la princesse Palatine, au nom du prince de Condé, dont elle avait reçu les pouvoirs tracés sur une ardoise. Ce double mariage en avait été l'une des conditions. Le but était de réunir les princes et le duc d'Orléans dans un même intérêt. Ces mariages ne s'accomplirent pas. (M.)

[328] Jean de Montreuil, secrétaire du prince de Conti, membre de l'Académie française. Il n'aurait pu être longtemps le custodi-nos du prince, car il mourut le 27 avril suivant. (M.)

[329] Ce second refus du Parlement eut lieu le premier mars 1651; ce fait donne la date précise de cette lettre. (M.)

[330] Louis de Valois, duc d'Angoulême, gouverneur de Provence, avait eu de violents démêlés avec le Parlement d'Aix. (M.)

[331] Mathieu Molé, premier président du Parlement de Paris, reçut les sceaux le 3 avril 1651, et mourut dans ses fonctions le 3 janvier 1656. (M).

[332] C'était le ballet de Cassandre dont les paroles sont de Benserade. (Voir les Œuvres de ce poëte.) Il fut dansé au Palais-Cardinal le 26 février 1651. La reine n'y assista point; elle venait d'être obligée d'ordonner au cardinal Mazarin de quitter la France. (Voir la Muse historique de Loret, lettre du 5 mars 1651.) (M.)

[333] Les bourgeois de Paris gardaient nuit et jour le Palais-Royal; cela dura jusqu'au mois d'avril. (M.)

[334] Ce monsieur Bonneau était vraisemblablement l'oncle de Mme de Miramion; sa fille épousa M. de Chauvelin. (M.)

[335] Bibliothèque de l'Arsenal. Mss.-B. L. françaises, t. I, p. 43.

Chapelain avait remercié Mlle Robineau d'oiseaux de Paradis que lui avait envoyés Mme Aragonnais. Nous avons déjà vu par la lettre de Mlle de Scudéry au même, du 31 janvier 1645, qu'elle l'accusait d'une grande partialité pour Mlle Robineau.

[336] Mss Conrart, in-fo, t. V, p. 51, 52.

[337] Mss Conrart, in-fo, t. V, p. 53, 54.

[338] Mss Conrart. in fo, t. V, p. 72.

[339] Le commencement de la ligne est coupé, et la dernière ligne entièrement.

[340] Mss Conrart, in-fo, t. V, p. 905.

La comtesse de Maure avait écrit à Mme de Longueville deux lettres du 9 juin et du.... septembre 1655, où elle se moquait des prétentions de Mesdames de Bouillon, à propos d'une aventure dans laquelle figuraient les comtesses de Maure et de Saint-Géran, le père gardien d'un couvent de Bourbon, etc. (Voy. sur toute cette histoire, Cousin, Madame de Sablé, 1869, p. 299 et suiv.)

[341] Mss Conrart, in-fo, t. IX, p. 905.

Cette lettre a été insérée par Amelot de la Houssaye dans ses Mémoires historiques, etc., 1737, t. II, p. 364. Voy. la Notice, p. 101.

[342] Mss de Conrart, in-fo, t. V, pp. 135-138.

En reproduisant les trois lettres qui suivent dans la Société française au XVIIme siècle, M. Cousin les a fait précéder du préambule suivant:

«Mlle de Scudéry ayant été passer une partie de l'automne à la maison de campagne de Conrart, à Athis, en 1656, Pellisson y était venu en visite; mais il y était resté fort peu de temps, et, à son retour à Paris, il s'était empressé d'écrire à Mlle de Scudéry pour lui exprimer les regrets qu'il éprouvait de n'être pas auprès d'elle, et les pensées qui l'avaient accompagné sur la route d'Athis à Paris, en côtoyant les bords de la Seine. Le ton de cette lettre est moitié sérieux, moitié badin. La réponse de Mlle de Scudéry est du même style, ainsi que la réplique de Pellisson. Mlle de Scudéry s'appelle toujours Sapho et Pellisson s'appelle déjà Herminius. On touche à la fin de 1656: la douce liaison est encore dans sa fleur et dans tout son agrément. Nous mettons au jour ces billets, qui n'ont rien de fort remarquable, pour donner une idée de la façon dont Mlle de Scudéry et Pellisson étaient ensemble; on y sent une tendresse sincère, mais le bel esprit domine.»

Les notes de M. Cousin sur ces trois lettres seront distinguées par les initiales: V. C.

[343] Mons était un hameau dépendant d'Athis. Une station du chemin de fer de Paris à Orléans porte aujourd'hui le nom de Athis-Mons.

[344] Cléodamas et sa femme Ibérise sont deux personnages de la Clélie, qui représentent M. et Mme Conrart. Agélaste est Mlle Boquet; nous ne savons qui est Mérigène. Il paraît que c'était un homme du monde qui n'osait se risquer à faire le bel esprit. Cependant, encouragé par Mlle de Scudéry, il lui écrivit lorsqu'elle quitta Athis pour retourner à Paris, quelques billets galants que Conrart nous a conservés avec les réponses de Mlle de Scudéry, tome XI, in-folio, page 339 (V. C.).

[345] On appelait alors corbillart le coche d'eau qui menait à Corbeil et qui passait devant Athis. (V. C.).

[346] Ce Cicéron n'est autre que M. de Doneville. Pellisson l'appelle ainsi, soit parce que dans leur correspondance, dont on voit quelques échantillons dans les manuscrits de Conrart, il est souvent question entre eux de Cicéron, que Doneville lisait beaucoup, soit parce que Pellisson comparait en badinant le magistrat de Toulouse au consul romain. (V. C.)

[347] Mérigène ne représente donc pas un des habitués du Samedi. (V. C.)

[348] Cela répond à la fin d'un madrigal que Mlle de Scudéry avait adressé à Pellisson sous le nom de Mlle Boquet, avec un mauvais portrait de celle-ci:

Ce travail n'est pourtant pas laid
Pour un Raphaël de village.

(V. C.)

[349] De Bouillon, mort en 1662, est surtout connu par l'Histoire de Joconde qu'il versifia d'après l'Arioste en même temps que La Fontaine, et qui donna lieu à une Dissertation de Boileau. Ses Œuvres ont été imprimées: Paris, de Sercy, 1663, in-12. Mais il existe de lui une Correspondance manuscrite sur laquelle M. Faye a donné une Notice dans les Mémoires des Antiquaires de l'Ouest, année 1843, p. 119. Cette Correspondance comprend 125 lettres adressées à Scarron, Chapelain, Desbarreaux et à Mlle de Scudéry que l'auteur connut en 1657. Nous lui empruntons les deux fragments qui suivent.

[350] Dans une de ses lettres inédites, il s'intitule le Grand chansonnier de France. «M. de Boisrobert, dit-il, qui avoit cette charge avant moi, m'en a fait bon marché. Dieu veuille qu'elle me vaille une abbaye comme à lui, car il me semble qu'une abbaye me siéroit aussi bien qu'à un autre.»

[351] Œuvres de Bouillon, p. 116.

[352] Mss Conrart, in-fo, t. IX, p. 901. M. de Raincy était fils du financier Bordier qui, ayant bâti le château du Raincy, obtint pour son fils cadet le titre de ce beau domaine. Celui-ci vivait dans la société des jeunes seigneurs et de quelques femmes aimables, telles que Mlle de Scudéry, Mmes de Sévigné, de La Fayette, Scarron, etc. Il composait des vers de société, et est surtout connu par un madrigal dont Ménage feignit d'avoir trouvé l'original dans le Tasse, petite mystification qui trompa alors beaucoup de monde, mais dont se défièrent Mme de Sévigné et surtout Mlle de Scudéry.

[353] Deux aimants.

[354] Térame, dans le VIe volume de Clélie, est un galant de profession, raisonnant sur l'amour à perte de vue.

[355] Mss Conrart, in-fo, t. IX, p. 863.

[356] Mss Conrart, in-fo, t. XI, p. 79.

Anne Doni d'Attichy, comtesse de Maure, née en 1600, mariée en 1637, morte en avril 1662. Mlle de Scudéry l'a peinte dans le Grand Cyrus sous le nom de la princesse d'Arménie, et Mlle de Montpensier sous celui de la princesse de Misnie dans la Princesse de Paphlagonie, qui est le livre dont il est question dans cette lettre. M. A. de Barthélemy a publié la Comtesse de Maure, sa vie et sa correspondance. Paris, Gay, 1863, in-12.

[357] La Suze et Pellisson, Recueil de pièces galantes, 1741, in-12, t. I, p. 266.

Isarn (voy. la Notice, p. 68) avait adressé à Mlle de Scudéry une pièce mêlée de vers et de prose, intitulée le Louis d'Or, qui a été insérée dans un grand nombre de recueils, outre celui que nous venons de citer, et qui a donné lieu à beaucoup d'imitations.

Voici l'indication de l'édition originale: La Pistole parlante, ou la Métamorphose du Louis d'Or, dédiée à Mlle de Scudéry. Paris, Ch. de Sercy et Cl. Barbin, 1660, in-12 de 48 p.

[358] Les trois lettres suivantes sont tirées de la collection Baluze, armoire V, paquet IV, n. 3. L. I, 2 vol. in-fo. Altérée par la vive émotion que lui causait l'arrestation de Fouquet et de Pellisson, l'écriture de Mlle de Scudéry y est encore plus difficile à déchiffrer qu'à l'ordinaire. Elles ont été publiées d'abord par M. Marcou, puis plus correctement par M. Chéruel, dans ses Mémoires sur Fouquet. Nous les avons collationnées de nouveau sur les originaux, et nous ne sommes pas parvenus à en rétablir complétement les lacunes et les ratures.

[359] Voir la Notice, p. 71 et suiv.

[360] Propriétaire de la maison des Pressoirs.

[361] Ambassadeur de Suède à Paris.

[362] Marie-Éléonore de Rohan, abbesse de la Sainte-Trinité de Caen, avant d'être abbesse de Malnoue.

[363] Voy. ci-après p. 282, note 2.

[364] Belle-Ile.

[365] Votre mère. Voy. la Notice, p. 72.

[366] Femme d'un commis du Surintendant (Chéruel).

[367] Et pourtant: «J'ai la tête plus grosse que le poing, et si elle n'est pas enflée,» dit Mme Jourdain dans le Bourgeois Gentilhomme.

[368] Pellisson et Fouquet avaient été arrêtés à Nantes le 5 septembre.

[369] On trouve dans les papiers de Conrart à la bibliothèque de l'Arsenal (tome XI, in-folio, p. 187), un portrait de M. Méringat ou Mérignat, écrit par lui-même (Chéruel).

[370] M. de Nicolaï (id.).

[371] Philippe de France, frère de Louis XIV (id.).

[372] Le Surintendant (id.).

[373] Henriette de Coligny, fille du maréchal de ce nom, et petite-fille de l'amiral, avait épousé en 1643 Thomas Hamilton, comte d'Hadington, noble Écossais. Devenue veuve peu après son mariage, elle épousa en secondes noces le comte de la Suze, qui était comme elle de la religion réformée, mais elle ne tarda pas à souffrir beaucoup des soupçons jaloux de son mari, qui voulut l'emmener et la retenir dans une de ses terres. Mme de la Suze, qui était jolie, qui aimait le monde et s'occupait de poésie, chercha par tous les moyens possibles à se soustraire à la tyrannie de son mari. Elle embrassa la religion catholique, afin, disait la reine Christine, de ne voir son mari ni dans ce monde ni dans l'autre.

Plus tard, une séparation définitive (1661) la rendit libre; elle se livra entièrement à son goût pour les vers, et sa maison devint le rendez-vous des poëtes et des beaux esprits de son temps. C'est à cette séparation que Mlle de Scudéry fait allusion. Mme la comtesse de la Suze, née en 1618, mourut en 1673. On trouve un certain nombre de ses productions dans l'ouvrage réimprimé plusieurs fois et souvent cité par nous: Recueil de pièces galantes en prose et en vers de Mme la comtesse de la Suze et de M. Pellisson.

[374] On sait que Fouquet composa, pendant sa captivité, des poésies latines et françaises, dont M. P. Clément a donné quelques échantillons dans le travail intitulé: Nicolas Fouquet, surintendant des finances, qui précède son Histoire de Colbert (voy. p. 68, 446 et 451.) Mais nous ne savons quels sont les vers dont parle ici Mlle de Scudéry.

[375] Catherine-Henriette Bellier, première femme de chambre de la reine Anne d'Autriche. Elle passe pour avoir eu les prémices du jeune roi Louis XIV, et fut plus tard «disgraciée par beaucoup de bonnes raisons,» dit l'honnête Mme de Motteville.

[376] Mlle de Lamothe-Houdancourt était une des filles d'honneur de la reine. La comtesse de Soissons, qui n'aimait pas Mlle de la Vallière, voulant lui susciter une rivale, appela l'attention du jeune roi sur Mlle de Lamothe-Houdancourt, et facilita même à plusieurs reprises le rapprochement des deux amants. Mme la duchesse de Navailles, qui avait les filles d'honneur sous sa surveillance, et qui s'était aperçue de cette nouvelle passion du roi, lui en fit des représentations respectueuses, mais hardies. Elle en vint même jusqu'à faire placer des grilles aux fenêtres de l'appartement des filles d'honneur, afin d'empêcher le roi d'y pénétrer par les terrasses du château. Ces obstacles contrarièrent vivement le roi, qui cependant ne voulut pas faire un éclat, et il ne tarda pas à rentrer sous le joug si aimable et si doux de Mlle de la Vallière.

Plusieurs écrivains ont mis l'intrigue dont il vient d'être question sur le compte de Mlle de Lamothe-d'Argencourt, autre fille d'honneur de la reine-mère, pour laquelle le roi avait montré de l'inclination en 1657 (voy. les Mémoires de Motteville). Mais comment croire que Mlle de Scudéry, à la fin de l'année 1661, pût donner comme une nouvelle un fait qui se serait passé quatre ans auparavant? D'ailleurs, le rôle attribué ici à Mme de Beauvais et au marquis de Richelieu, son gendre, prouve qu'il s'agit bien de Mlle de Lamothe-Houdancourt, car c'est bien de cette dernière (et non de Mlle d'Argencourt) que les Mémoires de Brienne (le jeune), t. I, p. 173, nous montrent le marquis amoureux à l'époque de la disgrâce de Fouquet, et cela avec des détails qui rendent toute confusion impossible.

[377] C'est-à-dire qu'il en faisait l'objet d'une de ces plaisanteries de société dans lesquelles il excellait.

A la suite de ceci, il y a dans l'original quatre lignes biffées avec soin. Nous avons cru déchiffrer ces quelques mots: «Il vint à Fontainebleau..... Mlle Loyseau..... Aragonnais.....»

[378] Commis de Fouquet.

[379] Cette lettre, et la plupart de celles qui suivront, adressées à Huet par Mlle de Scudéry, sont tirées des copies de Léchaudé d'Anisy, conservées à la Bibliothèque nationale. Ces originaux sont aujourd'hui perdus ou dispersés, et ces copies sans date, sans ordre, ont été exécutées dans un déplorable système de retranchements et d'arrangements, dont on pourra juger par l'avis suivant que le copiste a cru devoir mettre en tête:

«La nombreuse collection de lettres autographes de Mlle de Scudéry, que l'évêque d'Avranches avait reçues et avait rassemblées, aurait pu permettre d'étendre beaucoup cette correspondance, surtout si l'on y eût ajouté les diverses poésies qu'elle soumettait au jugement du savant prélat. Mais ses vers étant encore plus affectés que ses lettres familières, on a dû les supprimer totalement dans ce recueil et se borner au très-petit nombre de ses lettres qui se ressentent le moins de ce style précieux et affecté qu'on reproche à Mlle de Scudéry, et qui était un des caractères distinctifs de son esprit.»

Ainsi, retrancher dans les lettres d'un écrivain ce qui était un des caractères distinctifs de son esprit, voilà le système avoué du transcripteur de la Correspondance de Huet. Ce qui peut consoler les amis de notre histoire littéraire, ce sont les longues et consciencieuses études que M. Baudement, bibliothécaire à la Bibliothèque nationale, a consacrées à l'évêque d'Avranches, études dont il nous a été donné de profiter, et dont il faut espérer que le public jouira bientôt à son tour.

[380] Fouquet.

[381] Pellisson.

[382] Cet ami dans le tombeau serait-il Mazarin, mort le 9 mars précédent?

[383] Copie Léchaudé d'Anisy.

[384] Mss Conrart, t. IX, in-fo, p. 199.—Pièces nouvelles et galantes, 1667, t. II, p. 9.—Voir la Notice, p. 109, note 4.

[385] Copie Léchaudé d'Anisy.

[386] Voy. la Notice, p. 75.

[387] Delort, Voyages aux environs de Paris, t. I, p. 141.—Histoire de la détention des philosophes, t. I. p. 79.

[388] Copie Léchaudé d'Anisy.

[389] Copie Léchaudé d'Anisy.

[390] Il parut en 1670. «Achevé d'imprimer le 20 novembre 1670,» lit-on en tête de la première édition qui précède le roman de Zaïde.

[391] Du vrai et parfait amour, contenant les amours honnêtes de Théogène et de Charide, etc., Paris, 1599 et 1612, in-12. C'est un pastiche des romans grecs, mis par son auteur, Martin Fumée, sr de Genillé, sous le nom du philosophe Athénagoras.

[392] Cet avocat au parlement de Dijon, trésorier de France en la généralité de Bourgogne, était parent de Bossuet; il était né en 1644 et mourut en 1715. Voir la Notice de M. Miller, souvent citée par nous, à laquelle nous empruntons cette lettre: Pierre Taisand, etc.

[393] Mme Foucaut, sœur de Bossuet. Voy. Pierre Taisand, p. 10.

[394] François Charpentier, membre de l'Académie française, était en correspondance avec Mlle de Scudéry. Voy. ci-après la lettre qu'il lui adressa en 1659.

[395] Églogue royale à Louis XIV. Paris, 1673, in-4o. C'est à cette production de Charpentier que Boileau fait allusion dans son Discours au Roy:

L'un en style pompeux habillant une églogue

De ses rares vertus se fait un long prologue,

Et mêle, en se vantant soi-même à tout propos,

Les louanges d'un fat à celles d'un héros.

Il faut dire que Boileau était souvent en querelle à l'Académie avec Charpentier. Dans une lettre à Racine datée de Bourbon le 21 juillet 1687, où Fagon l'avait envoyé prendre les eaux pour le guérir d'une extinction de voix qui l'affligeait depuis plusieurs années, il dépeint le traitement auquel on le soumet, et dit en s'y résignant: «Mais que ne feroit-on pas pour contredire M. Charpentier?»

[396] Copie Léchaudé d'Anisy.

[397] La ville de Luxembourg se rendit au maréchal de Créqui le 4 juin, après 24 jours de tranchée ouverte.

[398] Marie-Éléonore de Rohan, morte le 8 avril 1682.

[399] Claude Guyonnet de Vertron, auteur de la Nouvelle Pandore, ou les Femmes illustres du règne de Louis XIV, 1698, 2 vol. in-12, où il a rassemblé une foule de sonnets, madrigaux, etc., à la gloire des dames et à la louange du roi. Ce recueil indigeste et assez rare offre pour nous l'intérêt d'avoir conservé quelques lettres de Mlle de Scudéry, parmi lesquelles nous avons choisi celle-ci et les deux suivantes.

Cette lettre répond à une épître où M. de Vertron lui demandait à être introduit auprès d'elle sous les auspices de Mlle de la Vigne. Nouvelle Pandore, p. 349 à 351.

[400] Probablement le grand carrousel des 4 et 5 juin 1685, où le duc de Saint-Aignan joua un rôle important, comme on le voit par la Relation qui en fut publiée cette année même. Il y eut un autre carrousel en 1686.

[401] Parallèle de Louis le Grand avec les princes qui ont été nommés grands, Paris, 1685, in-12.

[402] Espace était quelquefois employé au féminin. D'Aubigné lui donne ce genre.

[403] Ce sonnet à la louange de Mlle de Scudéry se trouve dans la Nouvelle Pandore, t. I, p. 313.

[404] Il s'agissait d'un concours de bouts-rimés en l'honneur du duc de Saint-Aignan, protecteur de Vertron. Celui-ci avait désigné Mme Deshoulières et Mlle Serment pour exercer cette espèce d'arbitrage que Mlle de Scudéry décline ici avec politesse.

[405] La notice détaillée que le savant Weiss a consacrée à ce personnage dans la Biographie universelle, nous dispense d'en parler ici longuement. Contentons-nous de dire que l'abbé Boisot (Jean-Baptiste) naquit à Besançon, au mois de juillet 1638 et mourut le 4 décembre 1694. Il est connu par divers travaux d'érudition et par la part qu'il prit à la conservation et au classement des papiers du cardinal de Granvelle.

Ami de Pellisson et de Mlle de Scudéry, il entretint avec celle-ci une correspondance qui s'étendit depuis la fin de l'année 1686 jusqu'en 1694, époque de la mort de l'abbé. Conservée à la bibliothèque de Besançon, elle a été communiquée par le savant M. Weiss aux éditeurs des Historiettes de Tallemant des Réaux, 1860. Nous en reproduisons ici un certain nombre, avec les éclaircissements qu'y avait joints M. Weiss, nous réservant d'élaguer, dans le texte et dans les notes, les répétitions et les longueurs.

[406] Cabinet de M. Toussaint, avocat au Havre.

L'évêque de Poitiers était François-Ignace de Baglion de Saillant.

[407] François de Bonne, maréchal de Créqui, mort le 4 février 1687.

[408] Il est probable que ces lettres faisaient partie des papiers du cardinal de Granvelle, et que l'abbé Boisot, toujours empressé d'être agréable à Mlle de Scudéry, les lui avait envoyées. (W.)

[409] Voyez-les, aux Poésies.

[410] Trouvé dans les papiers du cardinal de Granvelle, par l'abbé Boisot, qui s'était empressé de le communiquer à Mlle de Scudéry. (W.)

[411] Ce gentilhomme bordelais se nommait Bétoulaud. On conserve de lui dans les recueils académiques des provinces un grand nombre de pièces de poésie. (W.)

[412] Elle les avait recommandés à l'abbé par une lettre du 6 juin, où elle parlait du père (l'une des victimes de Boileau), comme d'un de ses amis particuliers depuis trente ans.

[413] On n'a pas pu le retrouver dans les papiers de l'abbé Boisot. (W.)

[414] Le duc de Chevreuse remplissait réellement, comme le dit Mlle de Scudéry, les fonctions de sous-gouverneur du duc de Bourgogne, mais il n'en eut pas le titre. On lit dans la Gazette de France du 20 août 1689: «Le marquis de Denonville (Jacques-René de Briney) est nommé sous-gouverneur du duc de Bourgogne.» M. de Denonville avait été gouverneur du Canada; il mourut en 1710, âgé de soixante-treize ans. (W.)

[415] L'officier sous lequel le fils de Bonnecorse devait servir.

[416] Copie de Léchaudé d'Anisy.

[417] C'est le livre que Huet publia en latin contre la philosophie de Descartes, et qui fut imprimé pour la première fois en 1689.

[418] Catherine Descartes, nièce du célèbre philosophe, est morte à Rennes vers 1706. Elle avait beaucoup d'esprit et de savoir, et écrivait facilement en vers et en prose. Mlle de Scudéry l'appelait Cartésie et l'aimait beaucoup, comme le témoignent les lettres qu'elle lui adressait et auxquelles celle-ci répondit. Voyez-les ci-après.

[419] Ce madrigal est celui qu'elle fit pour le duc de Bourgogne faisant l'exercice avec les mousquetaires devant le Roi. Voy. aux Poésies.

[420] Réflexions sur les différends en matière de religion. 1686, in-12.

[421] Les Chimères de M. Jurieu, autre ouvrage de Pellisson. 1690, in-12.

[422] Jean-Baptiste Le Conte de la Tresne, premier président au parlement de Bordeaux.

[423] Il s'agit des trois éloges de Louis XIV, par Pellisson, dont il a été question dans la lettre précédente.

[424] Composé en 1665, publié en 1735 dans les Œuvres diverses.

[425] Paris, 1671, in-4o.

[426] Leibnitz.

[427] Mlle Bordey, dont il sera parlé ci-après.

[428] Jeanne-Anne de Bordey, née vers 1650 à Vuillafans, près d'Ornans, d'une famille noble, éprouva de bonne heure un goût très-vif pour les lettres; mais elle les cultivait en secret pour échapper au ridicule qui s'attachait alors dans sa province aux femmes soupçonnées de viser au bel esprit. Sa modestie ne l'empêcha pas d'être connue du savant abbé Boisot, qui reçut dès lors ses confidences littéraires et l'encouragea dans ses essais. Ce fut lui qui la mit en rapport avec Mlle de Scudéry, qui lui donna le nom de Belle Iris, sous lequel elle était connue dans les sociétés de Paris. La mort de l'abbé Boisot, son protecteur et son constant ami, dut être pour elle la cause d'un vif chagrin. Elle avait épousé peu de temps auparavant (1691) M. de Chandiot, d'une famille patricienne de Besançon, qui sut apprécier toutes les qualités de sa compagne. Elle le perdit en 1709, et dès lors elle vécut dans une retraite profonde, partageant son temps entre la culture des lettres, son unique consolation, et la pratique de toutes les vertus chrétiennes. Sa charité était inépuisable; par son testament elle légua toute sa fortune au Grand Hôpital dont son mari avait été l'un des administrateurs et des éminents bienfaiteurs; elle demandait aussi d'être inhumée dans le cimetière de cet hospice, au milieu des pauvres dont elle avait été la providence, et pour ainsi dire, la mère. Son vœu fut exaucé. Mme de Chandiot mourut le 19 mars 1737, dans un âge très-avancé. On ne connaît aucun écrit de Mme de Chandiot. Une partie de sa correspondance avec l'abbé Nicaise et des autres amis de Mlle de Scudéry, était entre les mains de M. Rousselle de Bréville, de l'académie de Besançon; celui-ci étant mort en 1807, dans un village où il s'était retiré pendant la Révolution, cette correspondance devint la proie du maître d'école qui, n'en connaissant pas la valeur, la donnait à ses élèves pour les former à la lecture des vieux papiers. Ainsi rien ne subsiste plus d'une femme aussi vertueuse que spirituelle; et son nom est à peine connu dans une ville où sa mémoire aurait dû être impérissable. (W.)

Sur la mort de Mme de Chandiot et sur le sort de ses papiers, voy. Revue littéraire de la Franche-Comté, t. IV, p. 210.

Cette lettre ne fait pas partie de la correspondance conservée à Besançon. Nous la tirons d'un Mss de la Bibliothèque nationale qui en renferme six autres de Mlle de Scudéry à Mme de Chandiot: Lettres originales, t. IV. N-Z.

[429] Innocent XII, qui succéda à Alexandre VIII. (W.)

[430] Mlle de Scudéry se trompe, il n'a point été archevêque de Florence. (W.)

Il y a une autre erreur sur l'âge de 87 ans, que Mlle de Scudéry donne au Pape lors de son élection, tandis que les biographes s'accordent pour le faire mourir en 1700, âgé de 85 ans.

[431] On n'a pu retrouver ce dialogue dans les papiers de l'abbé Boisot. (W.)

[432] Cabinet de M. Victor Cousin.

[433] Mlle de Scudéry avait recommandé à Huet, pour la place vacante à l'Académie par la mort de Benserade, M. de la Loubère, né à Toulouse en 1642.

[434] Le ton de ce billet prouve que Mlle de Scudéry était blessée de la préférence accordée à Pavillon sur son ami, M. de la Loubère, qui fut ensuite nommé en 1693. La parenté de Mme de Pontchartrain, comptée comme un des titres de Pavillon à cette préférence, est même un trait assez malin pour Mlle de Scudéry; mais ce qu'il y a de plaisant, c'est que la Loubère fut nommé par le crédit de M. de Pontchartrain, chancelier, ce qui lui valut alors une épigramme qu'on attribue à La Fontaine, et avec plus de vraisemblance à Chaulieu. Elle se termine ainsi: