Elle est savante et sage autant qu'on le peut être;

Son esprit a charmé les plus rares esprits.

Nanteuil, si ton pinceau la fait bien reconnoître,

Tu te rends immortel avecque ses écrits.

Mlle de Scudéry lui répondit:

Je ne sais rien, Nanteuil, je dis la vérité;

Une femme savante est souvent incommode,

Elle a l'esprit contraint et n'est guère à la mode;

Mais pour me bien louer, parle de ma bonté:

C'est la seule vertu dont je fais vanité.

Elle fit encore sur son portrait le quatrain suivant:

Nanteuil en faisant mon image,

A de son art divin signalé le pouvoir;

Je hais mes yeux dans mon miroir,

Je les aime dans son ouvrage.

[623] Poésies d'Anne de Rohan-Soubise et Lettres d'Éléonore de Rohan-Montbazon, abbesse de Caen et de Malnoue. Paris, 1862, page 148.

[624] Cabinet de M. Boutron.—Voyez la Notice, page 20.

[625] Cabinet de M. Rathery.

[626] Il s'agit de son portrait enrichi de diamants qu'elle lui avait envoyé.—Voyez la Notice, page 45.

[627] Voyez la lettre à Godeau, du mois d'octobre 1650, p. 226.

[628] Ces stances inédites, dont nous possédons une copie de la main de Conrart avec la désignation de Mlle de Scudéry pour auteur, se rapportent évidemment à la fin de la guerre de la Fronde.

[629] Voy. la Notice, pages 69 et 100.

[630] Mss de la Bibliothèque nationale. Fonds français, 22 557, p. 91.

[631] Pour cette pièce et les suivantes, voy. la Notice, pages 102, 103, etc.

[632] Sur ces vols qu'il ne faut pas confondre avec l'Affaire des Filous, voy. la lettre à Boisot, du 7 mars 1691, p. 319, ci-dessus.

[633] Voyez, sur les circonstances où ces vers furent composés, la lettre à Boisot, du 22 mai 1693, p. 363. Mme de Motteville les a insérés dans ses Mémoires, Paris 1855, t. IV, p. 451, les faisant précéder du passage suivant: «Peu après la mort de la reine mère, l'illustre Mlle de Scudéry fit ces vers à sa louange, qui méritent d'être conservés à la postérité.»

[634] L'auteur de l'ode envoyée à Sapho, au nom des Dames, avec une guirlande de lauriers d'or émaillés de vert, était Mlle de la Vigne. Voyez la Notice, p. 102.

[635] Mme de Maintenon.

[636] Louis XIV ayant fait bombarder Gênes en 1684, à cause des intelligences que cette ville entretenait avec l'Espagne, le doge Francesco Maria Imperiali vint en France, accompagné de quatre sénateurs, et fit à Versailles sa soumission au Roi, le 15 mai 1685.

[637] Ottoboni, pape qui succéda à Innocent XI, sous le nom d'Alexandre VIII.

[638] Ces deux pièces se trouvent dans le Recueil des Œuvres choisies de Coulanges, 1698, t. I, p. 256, ou t. II, p. 69.

[639] Alexandre VIII, pape.

[640] Voir, sur la mort de M. de Montausier, p. 353.

Une lettre inédite de Mlle de Scudéry à Huet renferme ce passage: «Voici quatre vers de M. Petit de Rouen, sur ceux que vous louez trop:

«Vos sept vers valent un volume.

«C'est du grand Montausier le plus riche tableau,

«Mais, Sapho, vous savez faire voler la plume

«Où ne peut aller le pinceau.»

[641] Pellisson.

[642] Mlle de Scudéry a tant de fois fait allusion à ces vers qu'ils doivent trouver place ici, bien que déjà cités dans une lettre à Huet, de 1689, p. 313. Voyez aussi, p. 54, 112, 395.

La Fontaine a traité agréablement du système de Descartes sur l'âme et l'intelligence des bêtes, dans sa première fable du dixième livre, adressée à Mme de la Sablière.

On voit dans le Recueil de poésies du P. Bouhours la réponse de Mlle de Scudéry à Mlle Descartes: elle est intitulée: Sapho à l'illustre Cartésie, et se termine par les deux quatrains suivants où elle lui fait des reproches de son absence:

Après cela, Cartésie,

Pour vous parler franchement,

Il m'entre en la fantaisie

De vous gronder tendrement.

De ma fauvette fidèle

Vous avez tous les appas,

Vous charmez aussi bien qu'elle,

Mais vous ne revenez pas.

[643] Évêque de Gironne au ive siècle et martyr lors de la persécution de Dioclétien. Voy. les Acta Sanctorum, à la date du 18 mars.

[644] La Science du Monde, 1717, in-12.