[442] Pignon à Amelot, Livourne, le 20 février 1738: Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des archives étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 135-136.
[443] Amelot à Pignon, Versailles, le 11 février 1738: Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 118-119.
[444] Pignon à Amelot, Bastia, les 4, 7, 13 et 14 mai 1738: Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 173-176, 193-194, 201, 204.
[445] Amelot à Pignon, Versailles, le 13 mai 1738: Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 200.
[446] Le baron de Neuhoff n'avait comme parent du nom de Drost que le grand commandeur de l'Ordre Teutonique à Cologne.
[447] Pignon à Amelot, Bastia, le 14 mai 1738: Correspondance de Corse. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 203.
[448] La sœur Fonseca à Bigani, Rome, le 14 juin 1738. Ribellione di Corsica, filza 13/3011. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[449] Lorenzi à Amelot, Florence, les 13 septembre, 4 et 11 octobre 1738: Correspondance de Florence, vol. 89. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[450] Mercure historique et politique de Hollande, numéro du mois de janvier 1738: Abbé Letteron, Correspondance, p. 411.
[451] Les détails de la seconde expédition de Théodore nous sont connus par des documents qui se trouvent dans les archives du Ministère des affaires étrangères (Correspondance de Corse, vol. 1-2). Ces pièces sont:
1o Déclaration faite au consulat d'Alicante par le nommé François Vastel, le 7 novembre 1738;
2o Rapport du Commissaire provincial des guerres La Villeheurnois;
3o Précis de l'extrait du journal de voyage du nommé Riesenberg (allemand de nation);
4o Extrait des interrogatoires de dix personnes de la suite de Théodore restées en Corse et qui ont depuis été envoyées à Toulon.
Les trois premiers documents ont été publiés par M. l'abbé Letteron, Pièces et documents, p. 283-286, 287-290, 334-346.
Les documents ci-dessus relatifs à la seconde expédition de Théodore, émanent de gens qui faisaient partie de cette expédition à des titres différents. François Vastel était matelot à bord d'un des navires; Riesenberg se trouvait parmi les gens au service de Neuhoff.
Quant aux dix personnes, dont les interrogatoires furent envoyés à Versailles, c'étaient de pauvres diables engagés en Hollande par les agents de Théodore et qui furent pris en Corse. Ces interrogatoires sont précédés de cette note: «Lors de la prise que fit M. de Sabran, commandant la frégate La Flore, sur la côte de Corse, de quelques bâtiments de la suite de Théodore, il se trouva à terre une trentaine de personnes, dont dix manquant de tout allèrent se rendre à M. de Sabran, sur la parole qu'il leur donna que leur vie serait en sûreté. Ces dix personnes ont été conduites dans les prisons de Toulon où elles sont actuellement. M. le duc de Villars a envoyé les interrogatoires qui lui ont été faits le 23 janvier dernier (1739) par les maires-consuls».
[452] Ce navire, on s'en souvient, faisait partie de l'expédition de 1737. On le nommait La Demoiselle Agathe.
[453] Dans le journal de Reisenberg ce navire est appelé Le Marie-Jacobé, capitaine Cornélie Rose.
[454] Vastel appelle ce navire Le Briderose; d'autres le nomment Le Breterod.
[455] Rapport de La Villeheurnois.—Déposition des gens arrêtés par M. de Sabran: loc. cit.—Abbé Letteron, Pièces et documents, loc. cit.
[456] Déposition des gens arrêtés par M. de Sabran: loc. cit.
[457] Extrait d'une lettre de Naples du 16 décembre 1738: Correspondance de Naples, vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
Cargaison des vaisseaux de Théodore, suivant la liste qu'il en avait répandue:
| Douze pièces de canon de vingt-quatre livres de balles, trois mille six cents boulets; |
| Trois grandes couleuvrines de dix-huit livres de balles, sept cents boulets; |
| Douze pièces de canon de douze livres de balles, quatre cents boulets; |
| Six mille fusils, dont deux mille avec baïonnettes; |
| Mille grands mousquets et trois cent quatre-vingts mousquetons; |
| Deux mille paires de pistolets; |
| Quatre-vingt mille livres de poudre à canon; |
| Cent mille livres de poudre fine; |
| Deux cent mille livres de plomb; |
| Quatre cent mille pierres à fusil; |
| Cinquante mille livres de fer; |
| Deux mille pics et autres outils; |
| Quatre cents tonneaux avec des cercles de fer; |
| Quatre mille livres de plomb en saumon; |
| Cinquante caisses de tambour; une timbale; vingt-quatre trompettes; habits pour deux cents gardes; |
| Six mille paires de souliers et de bas; du cuir pour la valeur de trois mille florins; de la toile pour mille paillasses et mille tentes; |
| Bandoulières, fourniments, ceinturons, gibecières au nombre de deux mille; trois cents fusils pour les officiers, trois cents couteaux de chasse; |
| Cinquante drapeaux et étendards; |
| Six grandes seringues de cuivre, quatre cuves d'étain; |
| Deux mille grenades chargées, sept cents bombes de bois chargées; |
| Quatre-vingts tant coffres, malles que caisses, contenant l'équipage du roi dont la maison est composée de cinquante officiers; |
| Un secrétaire, un commissaire, un maître d'hôtel, deux chirurgiens, deux valets de chambre, deux cuisiniers, deux écuyers, quatre chasseurs et six valets de pied. |
Jaussin, op. cit., t. II, p. 265-266.—Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[458] Petite île située à vingt milles d'Amsterdam.
[459] Déclaration faite au consulat d'Alicante par le nommé François Vastel: loc. cit.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 283-286.
[460] François Vastel, dans sa déclaration, n'indique pas les mêmes dates que celles qui sont portées dans le rapport de La Villeheurnois et dans le journal de Riesenberg. D'après lui, Le Preterod ne serait arrivé à Malaga que le 5 ou le 6 juillet à une heure et demie de l'après-midi.
[461] Déclaration de François Vastel: loc. cit.
[462] Puisieux à Amelot, Naples, le 11 novembre 1738: Correspondance de Naples, Vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[463] Déclaration de François Vastel: loc. cit.
[464] Déclaration de François Vastel.—Rapport du Commissaire provincial des guerres La Villeheurnois: loc. cit.
La Villeheurnois donne, d'après les témoignages recueillis, la cause de la présence si fréquente du consul hollandais à bord du Preterod: «Deux tailleurs, embarqués alors sur ce bâtiment, ont rapporté que le capitaine de Frentzel avait ordre d'y aller (à Alger) pour conclure un traité de paix entre les États Généraux, le roi d'Alger et le bey de Tunis». Il ajoutait «que le roi d'Alger est venu plusieurs fois à bord du Preterod».
[465] D'après Vastel, les navires seraient restés à Alger de vingt-et-un à vingt-deux jours; selon La Villeheurnois quatorze jours seulement.
[466] Cette date du 14 août est indiquée dans le Rapport de La Villeheurnois ainsi que dans le Journal de Riesenberg. Vastel, dans sa déclaration, donne le 18 septembre, comme date d'arrivée à Cagliari. D'ailleurs la date du 14 août est confirmée, par les lettres de Mongiardino, consul de Gênes à Cagliari, à Mari (17 et 20 août 1738), par une de Paget, consul de France, écrite à Boissieux (20 août 1738), enfin par une relation du marquis de Rivarola, vice-roi de Sardaigne, envoyée également à Boissieux (21 août 1738): Jaussin, op. cit., t. II, p. 238-249.
[467] Jaussin, op. cit., t. II, p. 233-249.—Ribellione de' Corsi, filza 12/3010. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[468] Journal de Riesenberg: loc. cit.
[469] Jaussin, op. cit., t. II, p. 249.
[470] Déclaration de François Vastel: loc. cit.
[471] Journal du capitaine Keelmann, hollandais, commandant le vaisseau L'Africain de quarante canons: Correspondance de Naples, vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[472] Le 14, suivant Riesenberg; le 15, d'après les gens interrogés par La Villeheurnois.
[473] Journal de Riesenberg: loc. cit.
[474] Journal de Riesenberg.—Rapport de La Villeheurnois: loc. cit.—Vera relazione dello sbarco felice del re Teodore nel porto di Sorracho del suo regno di Corsica. Abbé Letteron: Correspondance, p. 419-422.
Tous les documents indiquent Sorraco comme l'endroit où mouilla le navire de Théodore. Cependant, celui-ci date une lettre citée plus loin de la plage d'Aléria. Il donnait sans doute ce nom à une grande partie de la côte orientale, sur laquelle était situé ce port.
[475] Cette lettre fut interceptée et remise à Boissieux le 14 septembre 1738. Jaussin, op. cit., t. II, p. 260-262.
[476] Théodore au Rév. Napoleoni, curé de Zonza et de Porto-Vecchio, de la plage d'Aleria le 14 septembre 1738. Copie d'une lettre interceptée: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes. Jaussin donne également la traduction de cette lettre, mais il l'indique datée du 15 septembre au lieu du 14: op. cit., t. I, p. 267-269.
[477] Journal de Riesenberg: loc. cit.—Rapport de La Villeheurnois: loc. cit.—Les gens interrogés par La Villeheurnois ne croyaient pas que «les petits bâtiments siciliens aient été forcés à servir Théodore.»
[478] Journal du capitaine Keelmann: loc. cit.
[479] Journal de Riesenberg: loc. cit.—Rapport de La Villeheurnois: loc. cit.—Bonfiglio Guelfucci: op. cit., p. 79. Le Père Guelfucci dit que l'officier hollandais, en voulant tuer le baron de Neuhoff, avait été séduit par la prime de deux mille genuines offerte par la république de Gênes pour la tête de l'aventurier.
[480] Varnhagen, op. cit., p. 55.
[481] Numéro de novembre 1738.—Abbé Letteron: Correspondance, p. 414-422.
[482] Journal de Riesenberg: loc. cit.
[483] Puisieux à Amelot, Naples, le 11 novembre 1738: Correspondance de Naples, vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[484] Journal de Riesenberg: loc. cit.
[485] Accord fait entre Théodore et un des patrons du bâtiment pris par M. de Sabran. Jaussin: op. cit., t. II, p. 267-268.
[486] Journal de Riesenberg: loc. cit.
[487] Ibidem.
[488] Guagno, sans doute.
[489] Murzo, très certainement.
[490] Journal de Riesenberg: loc. cit.
[491] Jaussin, op. cit., t. II, p. 286-288. Cette proclamation, datée de Bastia le 31 octobre 1738, arriva le 5 novembre dans l'intérieur de l'île.
[492] Journal de Riesenberg: loc. cit. Ce journal s'arrête à la date du 21 janvier 1739.
[493] Jaussin, op. cit., t. II, p. 283-286.
[494] Journal de Keelmann: loc. cit.
[495] Puisieux à Amelot, Naples, le 21 octobre 1738: Correspondance de Naples, vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[496] Journal de Keelmann: loc. cit. Nous avons vu, d'après Rostini, que la femme de Théodore était parente du marquis de Montalègre. Comment se fait-il que le baron ayant si odieusement abandonné sa femme enceinte, ce ministre ait consenti à lui accorder sa protection?
[497] Puisieux à Amelot, Naples, le 28 octobre 1738: Correspondance de Naples, vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[498] Puisieux à Amelot (en chiffres), Naples, le 11 novembre 1738: Correspondance de Naples, vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[499] Extrait d'une lettre de Naples du 16 décembre 1738: Ibidem.
[500] Journal de Keelmann: loc. cit.—Traduction de la protestation faite par l'équipage du vaisseau hollandais L'Africain, contre le consul des États Généraux établi à Naples, du 15 novembre 1738: Ibidem. L'original de la protestation accompagne la traduction.
[501] «S. M. souhaite que vous ne différiez pas un moment d'instruire M. le marquis de Montalègre du procédé du consul de Hollande. Le roi ne peut pas se persuader que les liaisons d'intérêt, de sang et d'amitié qui doivent être entre S. M. et le roi des Deux-Siciles, puissent laisser S. M. S. dans l'incertitude du parti qu'Elle doit prendre dans une affaire qui intéresse également l'honneur de la France et les droits de tous les souverains».—Amelot à Puisieux, le 2 décembre 1738: Correspondance de Naples, vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[502] «Un volume ne suffirait pas pour détailler les manèges et les injustices dont on a usé à son égard pendant sa prison».—Puisieux à Amelot, Naples, le 9 décembre 1738: Ibidem.
[503] Puisieux à Amelot, Naples, le 30 décembre 1738: Ibidem.
[504] Puisieux à Amelot, Naples, le 3 février 1739: Ibidem, vol. 37.
[505] Joseph Valembergh à François Bouver, consul de Hollande à Livourne, le 11 novembre 1738. Copie d'une lettre interceptée: Ribellioni di Corsica, filza 13-3011. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[506] La sœur Fonseca à la sœur Anne-Marie della Leonessa, le 14 novembre 1738. Copie d'une lettre interceptée: loc. cit. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[507] Puisieux à Amelot, Naples, le 18 novembre 1738: Correspondance de Naples, vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[508] Gazette d'Amsterdam, numéros des 2 janvier et 20 mars 1739.—Mercure politique et historique de Hollande, janvier, février et mars 1739.—The annals of the year 1739. Londres, 2 vol. in-8o.
[509] Puisieux à Amelot, Naples, le 16 décembre 1738: Correspondance de Naples, vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[510] (En chiffres). «Cet aventurier demanda alors qu'il fut arrêté, s'il y avait sûreté pour sa vie, question que j'imagine qu'il ne fit que pour persuader qu'il n'était pas prévenu sur ce qu'il devait lui arriver, mais il y a toute apparence qu'il en avait été averti et quoique M. de Sangro, gouverneur de Gaète, ait ordre de le veiller de près, je crois cependant que l'intention du ministre n'est pas de le garder toujours et que l'on pourra bien se contenter de le faire conduire dans quelque temps hors du royaume. Il a écrit à un de ses plus zélés adhérents, qui est resté ici, de ne se point alarmer de son aventure, qu'il reparaîtrait au premier jour avec plus d'éclat, et que tout ceci ne se faisait que pour endormir une certaine puissance.» Puisieux à Amelot, Naples, le 9 décembre 1738: Correspondance de Naples, vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[511] Lorenzi à Amelot, Florence, le 20 décembre 1738: Correspondance de Florence, vol. 89. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[512] Puisieux à Amelot, Naples, le 23 décembre 1738: Correspondance de Naples, vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[513] Amelot à Fénelon, Versailles, le 7 décembre 1738: Correspondance de Hollande, vol. 429. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[514] Extrait de la résolution du 2 décembre 1738 prise par L. H. P. les États Généraux relativement au consul de Naples: Ibidem.—Puisieux à Amelot, Naples, le 20 janvier 1739: Correspondance de Naples, vol. 37. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[515] Amelot à Fénelon, Versailles, le 14 décembre 1738: Correspondance de Hollande, vol. 429.
[516] Fénelon à Amelot, le 23 décembre 1738: Ibidem.
[517] Amelot à Fénelon, Versailles, le 1er janvier 1739: Correspondance de Hollande, vol. 429. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[518] Correspondance de Fénelon: Ibidem.
[519] Puisieux à Amelot, Naples, le 6 janvier 1739: Correspondance de Naples, vol. 37. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[520] «Plus je vais en avant, et plus je me confirme dans les soupçons que j'ai eus sur le retour du baron de Neuhoff dans ce royaume. (En chiffres.) Ce gouvernement tâche de les détruire en faisant arrêter de temps en temps quelques partisans de cet aventurier, mais je remarque que cette sévérité ne tombe que sur ceux de la fidélité desquels l'on croit devoir se méfier, témoin le baron de Drost qui est toujours ici, quoique je l'eusse recommandé très particulièrement, le regardant comme l'agent du baron de Neuhoff en cette ville. Je ne doute point que ce dernier, informé de l'opiniâtreté des rebelles, ne fasse une seconde tentative pour retourner en Corse, ce qui ne déplairait nullement à cette Cour.»—Puisieux à Amelot, Naples, le 20 janvier 1739, Ibidem.
[521] Jaussin: op. cit., t. I, p. 347.
[522] Traduction de la relation répandue à Naples par quelques adhérents du baron de Neuhoff qui y sont actuellement, de la victoire qu'ils prétendent que les rebelles corses ont remportée sur les troupes du Roi les 12 et 13 décembre 1738: Correspondance de Gênes, vol. 101. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[523] Campredon à Maurepas, Gênes, le 1er janvier 1739: Ibidem, vol. 102.—Abbé Letteron: Correspondance, p. 427-431.
[524] Puisieux à Amelot, Naples, le 30 décembre 1738: Correspondance de Naples, vol. 36. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[525] Puisieux à Amelot, Naples, le 3 février 1739: Correspondance de Naples, vol. 37. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[526] Il fut inhumé dans l'église Saint-Jean de Bastia.—Jaussin: op. cit., t. I, p. 352.
[527] Duchâtel au comte de Belle-Isle, Calvi, le 22 mars 1739: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 423.
[528] Instructions pour M. le marquis de Maillebois, le 14 février 1739: Abbé Letteron, Ibidem, p. 351-356.
[529] Amelot à Campredon, Versailles, le 31 mars 1739: Correspondance de Gênes, vol. 102. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Correspondance, p. 450.
[530] Plusieurs historiens et même des correspondances de l'époque ont donné, par erreur, le nom de Drost à ce personnage. On l'a confondu avec l'individu qui, en 1738, était arrivé en Corse en se faisant appeler Mathieu Drost et qui fut arrêté à Livourne, nous l'avons vu. Le colonel de Neuhoff, qui l'année précédente s'était embarqué avec Théodore, en Hollande, et qui l'avait rejoint à Naples, n'était pas non plus le même individu que Frédéric. Dans une correspondance postérieure et que nous verrons plus loin, Théodore fera la distinction entre ses deux neveux et Drost. Il faut nous en tenir à son témoignage, qui est formel à ce sujet.
[531] Maillebois à Fleury, Bastia, le 25 avril 1739: Correspondance de Gênes, vol. 102. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Maillebois à Amelot, Bastia, le 25 avril 1739.—Duchâtel au comte de Belle-Isle, Bastia, le 25 avril 1739: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 367-368, 449-453.
[532] Correspondance de Corse, vol. 2. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 356-357.
[533] Correspondance de Corse, vol. 2. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 358.
[534] Village situé dans le golfe Valinco, sur la côte occidentale.
[535] Correspondance de Corse, vol. 2. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 339-364.
[536] Abbé Letteron, p. 364.—Duchâtel au comte de Belle-Isle: Ibidem, p. 449-453.—En envoyant à Versailles les copies des lettres interceptées, Maillebois avait ajouté cette note: «Le mécontentement que Théodore a contre Hyacinthe Paoli vient de ce que l'on assure que le susdit Paoli est à la tête d'une cabale, conjointement avec le chanoine Orticoni pour livrer l'île au roi de Naples et que Théodore est très opposé à ce projet par les raisons que voici: la première est qu'il a pris des engagements à Amsterdam avec les juifs de cette ville pour leur livrer des établissements dans l'île de Corse et l'on prétend même que la république de Hollande en a aussi à cet égard. La seconde raison vient aussi, dit-on, des quelques engagements qu'il a pris avec les Tunisiens pour leur fournir un asile dans cette île, et tous ces engagements pris à la condition d'en être reconnu le légitime souverain.» Correspondance de Corse, vol. 2. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[537] Duchâtel au comte de Belle-Isle, Bastia, le 30 avril 1739: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 453-458.
[538] Duchâtel au comte de Belle-Isle, Bastia, le 30 avril 1739: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 453-458.—Jaussin: op. cit., t. II, p. 312.
[539] C'est ainsi que Duchâtel appelle ironiquement Frédéric. Cela prouverait une fois de plus que l'existence d'un fils de Théodore est purement imaginaire. D'ailleurs, aucun document sérieux de l'époque ne fait mention de ce fils. Cette légende naquit plus tard.
[540] Duchâtel au comte de Belle-Isle, Bastia, le 30 avril 1739: loc. cit.
[541] Duchâtel au comte de Belle-Isle, Bastia, le 9 mai 1739: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 458-462.
[542] Duchâtel au comte de Belle-Isle, Bastia, le 15 mai 1739: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 462-464.
[543] «Les mesures qu'on leur voit prendre sont de se fortifier dans Lento et dans tous les postes que nous pourrions avoir envie d'occuper, d'inonder par leur multitude les frontières du Nebbio et de nous présenter partout des têtes pour nous faire croire qu'ils veulent sans cesse nous attaquer. Cette conduite dans des gens de cette espèce n'est pas déraisonnable; ils nous donnent, en effet, de l'occupation; ils nous forcent à faire de fréquents détachements et nous tiennent dans un mouvement continuel et pénible à cause de l'âpreté des marches dans un pays si difficile... On ne sait d'ailleurs ici à qui se fier; on se trouve environné de gens suspects, dont les protestations d'union et d'amitié sont autant de mensonges, dont tous les conseils sont des trahisons et les avis des pièges faits pour vous précipiter dans quelque entreprise téméraire et funeste.»—Duchâtel au comte de Belle-Isle, Bastia, le 27 mai 1739: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 477-480.
[544] Duchâtel au comte de Belle-Isle, Corte, le 24 juillet 1739: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 495-499.—Jaussin, op. cit., t. I, p. 447.
[545] Duchâtel au comte de Belle-Isle, Ajaccio, le 30 juillet 1739: Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 499-501.
[546] Le même au même, Sartène, le 27 septembre 1739: Ibidem, p. 514-516.
[547] Duchâtel au comte de Belle-Isle, Corte, le 24 octobre 1739. Abbé Letteron, Pièces et documents, p. 519-521.
[548] Pajol, Les guerres sous Louis XV.—Comme la plupart des historiens, Pajol donne à Frédéric le nom de Drost. Nous avons vu que c'était une erreur.
[549] Pajol, op. cit.—Pajol dit que Frédéric arriva à Livourne le 19 octobre. Dans sa correspondance, Lorenzi indique la date du 8.
[550] Lorenzi à Amelot, Florence, le 15 octobre 1740: Correspondance de Florence, vol. 92. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[551] Ceci est faux puisqu'à ce moment-là, Théodore voguait sur Le Grand Christophe, après avoir abandonné La Demoiselle Agathe et qu'il ne savait pas encore lui-même où il aborderait.
[552] Guillaume à Sorba, Dunkerque, le 3 septembre 1737: Busta Francia, mazzo 45-2221. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[553] Sorba à Guillaume, Paris, le 6 septembre 1737: loc. cit.
[554] La république de Gênes traitait alors avec la cour de Versailles de la médiation armée de la France pour mettre fin à la révolte en Corse.
[555] Guillaume à Sorba, Dunkerque, le 11 septembre 1737: loc. cit.
[556] François Brignole, un des membres les plus influents du Conseil, avait été, nous l'avons vu, envoyé à Paris en mission extraordinaire lors des négociations entamées pour l'expédition française en Corse.
[557] Sorba au Sérénissime Collège, Paris, le 16 novembre 1737: Busta Francia, mazzo 45-2221. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[558] Champigny au cardinal Fleury et à Amelot, Zerbst au pays d'Anhalt, le 27 décembre 1737: Correspondance de Cologne, vol. 72. Archives du Ministère des affaires étrangères.
«Monsieur,
«Une erreur de nom est cause que j'ai reçu deux lettres originales du soi-disant roi Théodore, apparemment qu'elles ont été mises à un bureau de poste où ma mère et ma femme sont connues et que cela a occasionné qu'elles me sont parvenues; mon zèle ordinaire pour les intérêts de Sa Majesté me fait croire que je ne puis me dispenser de vous les adresser. Monsieur, je vous supplie de m'en accuser réception et d'être persuadé que j'étudierai jusqu'au moindre événement pour vous convaincre du respect avec lequel je suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
«LE CHEVALIER DE CHAMPIGNY,
«Gentilhomme de S. A. S. E.
de Cologne.
«21 janvier 1738.»
Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[560] Sorba au Sérénissime Collège, Paris, le 8 octobre 1736: loc. cit.
[561] Saint-Martin à Théodore, Rome, le 7 novembre 1738. Copie d'une lettre interceptée: Ribellione di Corsica, filza 13/3011. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[562] L'adresse est ainsi libellée:
«En mains propres.
«A Madame de Champigny, rue de la Poterie, près la Grève, chez Monsieur Richard, marchand en gros d'épicerie, à Paris.»
[563] Jointes à la lettre de Champigny à Amelot du 21 janvier 1738: Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.
«Dresde, le 2 du novembre.
«Il a paru en ces jours passés une lettre circulaire du roi Théodore par laquelle il ordonne à tous ceux qui sont inscrits dans son ordre de la Rédemption, de se rendre tous vers le mois de mars prochain dans les villes et ports différents déjà leur prescrits et que chaque chevalier ait à conduire avec soi cinq hommes affidés. Selon la liste ils sont plus grande partie Suédois, Prussiens, Livoniens et Westphaliens, l'on y compte trente-et-un seigneurs anglais, quarante-deux Italiens, vingt-sept Français, dix-sept Espagnols, neuf Polonais, onze Hollandais et sept Grecs de Morée, en tout quatre cents chevaliers. Le nombre des nationaux n'y est pas spécifié. Ces démarches jointes à d'autres préparatifs de guerre qu'il fait donne que trop à connaître qu'il est sûr de la fidélité et constance des Corses à maintenir inviolablement leur élection en sa personne et qu'ils ne se départiront jamais ni lui ni eux du serment mutuel juré solennellement le jour de son élection à Alesani, le 15 d'avril 1736.»
Pièce jointe à la lettre de Champigny du 21 janvier 1738: Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[565] Abbé de Germanes, op. cit., t. I, liv. V, p. 281 à 283.
[566] Jaussin publie ces lettres de Théodore à Mme de Champigny, sans donner le nom de la destinataire et avec quelques variantes dans le texte. Le fond est le même. Il donne à ces lettres les dates des 2 et 24 novembre, ce qui est erroné. Nous l'avons vu par les originaux.
Le cardinal Fleury avait refusé de le recommander à Son Altesse Électorale, mais cela ne refroidissait en rien son zèle «pour le service et l'intérêt du roi». Il insistait afin de savoir
Jaussin indique bien que ces lettres étaient adressées «à un particulier qui demeurait chez un épicier auprès de la Grève, rue de la Poterie». Il en a publié une troisième datée du 9 décembre 1737, que Théodore aurait écrite à la même personne alors à Metz. Dans cette dernière épître, le roi déclarait envoyer la liste des chevaliers de son ordre: la pièce que nous avons vue sans doute. Théodore terminait cette lettre ainsi: «Si vous avez réponse de Tunis, mandez-le-moi, on m'a remis soixante florins à Amsterdam: quand cela aura pris un pli fixe, je ne m'occuperai plus que du soin de votre satisfaction.» Op. cit., t. I, p. 297-299.
[567] Le chevalier de Champigny à Amelot, Bonn-sur-le-Rhin, le 28 mars 1738: Correspondance de Cologne, vol. 73. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[568] Amelot au comte de Sade, Versailles, le 20 avril 1741: Ibidem.
[569] «J'ai l'honneur de vous adresser une lettre signée du seigneur Théodore et une autre écrite de Rome concernant un détail sur les projets de ce capitaine, lesquelles m'ont été communiquées par le sieur Spitzlaer, médecin allemand établi en France depuis un grand nombre d'années et en qui, Monsieur, vous pouvez prendre la confiance la plus entière. Il m'a toujours communiqué ce qu'il a reçu du seigneur Théodore dans le temps que M. Chauvelin était en place et il y a tout lieu de se louer de sa fidélité. Le docteur V. Spitzlaer aura l'honneur de vous en renouveler lui-même les assurances.»
Hérault à Amelot, Paris, le 28 janvier 1738: Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[570] En marge: «Ces invitations tendent à l'obliger, lui et les autres partisans de Théodore, à revenir en Corse pour l'assister.»
[571] Traduction de la lettre de Ginestra à Fleury, Paris, le 19 novembre 1738: Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[572] Lettre en italien du 20 ou 29 septembre 1738, jointe à la lettre de Ginestra à Fleury.
[573] Lorenzi à Amelot, Florence, le 10 janvier 1739: Correspondance de Florence, vol. 90. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[574] Graveur du XVIIe siècle.
[575] Le Cabinet des estampes à la Bibliothèque nationale possède les deux pièces: celle avec l'indication réelle de Jabach et celle avec la fausse mention de Théodore Ier, roi de Corse. Ce renseignement m'a été fourni par M. Henri Bouchot, membre de l'Institut, conservateur du Cabinet des estampes. Au moment où je corrigeais les épreuves de ce passage, j'ai appris la mort prématurée de M. Bouchot; je tiens à donner à sa mémoire l'expression de ma sincère gratitude. J'ai en ma possession la gravure portant la fausse indication.
[576] Voir la traduction de la pièce de vers et le passeport aux pièces justificatives.
[577] Gavi, consul de Gênes à Livourne, au Sérénissime Collège, Livourne, le 18 octobre 1741: Ribellione di Corsica, filza 14/3012. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
Au commencement de 1740, le pape avait refusé de nommer visiteur apostolique des monastères corses Mgr Mari, évêque d'Aléria, parce que celui-ci était génois. Le cardinal de Tencin proposa Mgr Fonseca, évêque d'Iesy, gentilhomme d'Avignon. Maillebois fit remarquer que ce choix n'était pas heureux, ce prélat étant le parent de la dame Fonseca, religieuse à Rome, qui soutenait ouvertement Théodore.—Maillebois au Ministre, le 10 février 1740: Correspondance de Corse, vol. 2. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[578] Direction des lettres que Théodore écrit à Rome: Correspondance de Corse, janvier 1740, vol. 2. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[579] Sœur Angélique-Cassandre Fonseca au capitaine Bigani à Livourne, Rome, le 9 novembre 1737. Copie d'une lettre interceptée transmise par Bernabo, agent de Gênes à Rome, le 9 novembre 1737: Ribellione di Corsica, filza 13/3011. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[580] La même à Théodore, à Naples, Rome, le 7 novembre 1738. Copie d'une lettre interceptée transmise par Bernabo le 15 novembre 1738: loc. cit.
[581] Direction des lettres que Théodore écrit à Rome: loc. cit.
[582] Le fils de Bigani, nous l'avons vu, s'était embarqué à Tunis pour la Corse avec Théodore en 1736.
[583] Le comte de Wachtendonck au marquis Étienne Lomellini, à Gênes, Livourne, le 15 août 1737: Ribellione di Corsica, filza 1-2121. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[584] Même lettre du comte de Wachtendonck au marquis Étienne Lomellini.
[585] Sœur Angélique-Cassandre Fonseca à Bigani, Rome, le 14 septembre 1737. Copie d'une lettre interceptée transmise à Gênes, le 14 septembre, par Bernabo: loc. cit.
[586] Sœur Angélique-Cassandre Fonseca à Bigani, Rome, le 9 novembre 1737. Copie d'une lettre interceptée, transmise le 9 novembre, à Gênes, par Bernabo: loc. cit.
[587] La même au même, Rome, le 7 juin 1738. Copie d'une lettre interceptée transmise le 14 juin, à Gênes, par Bernabo: loc. cit.
[588] Théodore à Bigani, le 20 décembre 1738. Copie d'une lettre interceptée, transmise le 27 décembre, à Gênes, par Bernabo: loc. cit.
[589] Sœur Angélique-Cassandre Fonseca à Lucas Boon, sans date, mais du mois de septembre 1738 très certainement. Lettre autographe interceptée, transmise le 27 septembre, à Gênes, par Bernabo: loc. cit.
[590] Théodore à Gomé Delagrange, conseiller au Parlement de Metz, 11 décembre 1740: Correspondance de Corse, vol. 2. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[591] Sœur Angélique-Cassandre Fonseca à Drost, Rome, le 7 juin 1738. Copie d'une lettre interceptée, transmise le 14 juin, à Gênes, par Bernabo: loc. cit.
[592] Jean Ludovici à Théodore, à sœur Fonseca, à Joseph Valembergh, Rome, le 11 novembre 1738. Lettres interceptées transmises le 15 novembre, à Gênes, par Bernabo: loc. cit.
[593] Duffour à sœur Angélique-Cassandre Fonseca, Livourne, le 27 juillet 1737. Copie d'une lettre interceptée, filza 1/2121 aux archives d'État de Gênes.
[594] Le duc de Saint-Aignan à Amelot, Rome, le 27 septembre 1738: Correspondance de Rome, vol. 770. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[595] Saint-Martin à Théodore, Rome, le 7 novembre 1738. Copie d'une lettre interceptée transmise par Bernabo à Gênes: loc. cit.
[596] Mathieu Drost à la sœur Fonseca, Livourne, le 14 septembre 1738. Copie d'une lettre interceptée transmise par Bernabo à Gênes, le 27 septembre: loc. cit.
[597] Bigani à la sœur Fonseca, Livourne, le 16 septembre 1738. Copie d'une lettre interceptée transmise par Bernabo à Gênes, le 27 septembre: loc. cit.
[598] Le duc de Saint-Aignan à Amelot, Rome, le 27 septembre 1738: Correspondance de Rome, vol. 770. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[599] Copie d'une lettre de Théodore à Saint-Martin, du 16 mai 1738. Communiquée à M. de Fénelon, ambassadeur de France en Hollande, par le duc de Saint-Aignan, ambassadeur à Rome, le 18 octobre 1738: Correspondance de Hollande, vol. 427. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[600] Saint-Martin à Théodore, Rome, le 7 novembre 1738. Copie d'une lettre interceptée, transmise par Bernabo à Gênes, le 15 novembre: loc. cit.
[601] Billet de sœur Angélique-Cassandre Fonseca à Théodore, joint à la lettre de Saint-Martin, Rome, le 7 novembre 1738: loc. cit.
[602] Bernabo au Sérénissime Collège, Rome, le 14 juin 1738: loc. cit.
[603] Saint-Martin à Bernabo sans date, transmise le 27 septembre à Gênes, par Bernabo: loc. cit.
[604] Bernabo au Sérénissime Collège, Rome, le 27 septembre 1738: loc. cit.
[605] Délibération des inquisiteurs d'État, du 10 octobre 1738: loc. cit.
[606] Le duc de Saint-Aignan à Amelot, Rome, les 27 septembre et 4 octobre 1738: Correspondance de Rome, vol. 770. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[607] Saint-Martin au Sérénissime Collège, Rome, le 27 décembre 1738, transmise par Bernabo à Gênes, le 27 décembre: loc. cit.
[608] Ticquet (intérimaire de Puisieux) à Amelot, Naples, les 2, 9 et 23 juin 1739: Correspondance de Naples, vol. 37. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[609] Bernabo au Sérénissime Collège, Rome, le 8 octobre 1740: loc. cit.
Par le même courrier, Bernabo envoya à Gênes une lettre de Bigani à la sœur Françoise-Constance. Le capitaine disait qu'il ne pouvait soutenir plus longtemps les partisans du roi. C'était une demande d'argent déguisée.
[610] Voir mon article: La politique de la Retirade, dans la Revue d'histoire diplomatique, année 1898, nos 2 et 3.
[611] Lorenzi à Chauvelin, Florence, le 12 mai 1736: Correspondance de Florence, vol. 87. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[612] Du même au même, les 26 mai et 16 juin 1736: Ibidem.
[613] Le prince Antoine de Monaco au maréchal de Tessé, les 6 et 10 octobre 1724. Archives du palais de Monaco, Ce 60.—Le maréchal de Tessé au prince Antoine, Madrid, le 30 octobre 1724: Ibidem, Ce 24.
Le Beaujeu de Madrid, de Monaco et de Florence, comme plus tard de Vienne, est bien le même personnage. Les renseignements fournis, en 1724 par Tessé, et en 1737 par Campredon, portent des deux côtés que cet individu était le fils d'un marchand de bois ou charpentier de Lyon.
[614] François de Lorraine n'était pas encore grand-duc de Toscane, mais la succession de Jean-Gaston de Médicis lui était promise et on le considérait déjà comme tel. Quelques mois plus tard, Jean-Gaston mourut et François eut le grand-duché.
[615] Théodore arriva à Aléria le 12 mars.
[616] Correspondance de Corse, vol. 1. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[617] Amelot à Campredon, Gênes, le 5 mars 1737: Correspondance de Gênes, vol. 99. Archives du Ministère des affaires étrangères.—Abbé Letteron, Correspondance, p. 335-336.
[618] Le même au même, le 5 mars 1737: Ibidem. La lettre du ministre transmettant le mémoire et les renseignements fournis par Campredon sont du même jour. Les intrigues de Beaujeu étaient donc connues à Versailles et à Gênes en même temps.
[619] Les relations de Beaujeu avec l'Empereur et son gendre sont confirmées par un rapport transmis au gouvernement génois et que nous verrons dans un instant.
[620] Campredon à Amelot, Gênes, le 5 mars 1737. Lettre déjà citée.
Dans une autre dépêche, datée du 3 avril, Campredon affirmait à nouveau les relations de François avec Beaujeu. «L'on vous aura sans doute donné avis comme à moi, Monseigneur, que le sieur Beaujeu de la Salle, ci-devant aide de camp de M. le maréchal de Coigny et reconnu pour avoir servi d'espion à la cour de Vienne pendant la dernière guerre, avait ordre du duc de Lorraine de passer en Corse pour y porter des propositions aux mécontents.» Correspondance de Gênes, vol. 99. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[621] Campredon à Amelot, Gênes, le 18 avril 1737: Ibidem.—Abbé Letteron, Correspondance, p. 342-343.
[622] Lettres de Bastia des 8 et 18 mai 1737, communiquées par Campredon: Ibidem.—Abbé Letteron, Correspondance, p. 349-351, 354-355.
[623] Campredon à Amelot, Gênes, le 16 mai 1737: Ibidem.—Abbé Letteron, Correspondance, p. 352-353.
[624] Memoria di tutto cio che è stato fatto dal signor comte Humberto di Beaujeu, ministro de' Corsi del anno 1736, sino al presente 1744 in Corsica, Vienne, Francoforte, Londra, Amburgo, Venezia, Constantinopoli e Tunis. Filza Corsica 1744, 1/2122. Archives d'État de Gênes, archives secrètes.
[625] Ibidem.
[626] La politique de la Retirade, dans la Revue d'histoire diplomatique, année 1898, nos 2 et 3. J'ai donné en détail, dans cet article, le récit des complots de Beaujeu. J'ai cru devoir les rappeler ici, car ils se rattachent intimement à l'histoire de Théodore.
[627] Campredon à Amelot, Gênes, le 21 février 1737: Correspondance de Gênes, vol. 99. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[628] Maillebois au marquis de Mirepoix, le 14 avril 1740: Correspondance de Corse, vol. 2. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[629] Maillebois à Amelot, le 19 mai 1740: Ibidem.
[630] Lorenzi à Amelot, Florence, le 21 février 1739: Correspondance de Florence, vol. 90. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[631] Lorenzi à Amelot, Florence, les 14 mai et 18 juin 1740: Ibidem, vol. 91.
[632] Lorenzi à Amelot, Florence, le 9 juillet 1740: Ibidem, vol. 92.
[633] Copie d'une lettre de Vienne du 3 septembre 1740: Correspondance de Corse, vol. 2. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[634] Le 20 octobre 1740.
[635] Extrait d'une lettre de Cologne du mois d'avril 1740. Communiqué le 21 mai par le duc de Saint-Aignan, ambassadeur de France à Rome: Correspondance de Cologne, vol. 73. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[636] Théodore à Gomé-Delagrange, le 1er octobre 1740: Correspondance de Corse, vol. 2. Archives du Ministère des affaires étrangères.
[637] Gomé-Delagrange avait épousé la demi-sœur de Théodore, née du second mariage de la mère de celui-ci avec M. Marneau.
[638] Il n'est pas besoin de faire ressortir l'invraisemblance de cette ascendance. C'était un grossier mensonge destiné à éblouir ceux qu'il voulait duper. Au dixième siècle, la Corse était, d'après les vieux chroniqueurs, sous la domination des comtes de la famille Colonna. Ils descendaient d'Ugo qui avait chassé les Sarrazins. Pendant quatre-vingts ans environ ils se succédèrent de père en fils. Ce furent Bianco, Orlando, Ridolfo et Guido dont le fils Arrigo, surnommé Bel Messere à cause de sa beauté, mourut assassiné en l'an 1000 avec tous ses fils. L'épopée du Bel Messere est restée légendaire en Corse: Chronique de Giovanni della Grossa: Op. cit., p. 117 à 122.
[639] Ce Jean-Frédéric de Neuhoff était celui qui faisait partie de l'expédition de 1738 et qui se trouvait parmi les malheureux abandonnés par Théodore et rapatriés par les Français.
[640] Cet autre Neuhoff était celui qui avait abordé en Corse en 1739 et avait essayé d'organiser une résistance énergique dans l'intérieur de l'île contre les Français. J'ai raconté précédemment son équipée qui ne manquait pas de grandeur (voir chapitre V).