§ II.—Du jour et de ses divisions.

Le jour était appelé kin dans la langue maya, c’est-à-dire soleil, suivant en cela la coutume de plusieurs autres nations, de compter par soleils: ils le divisaient en deux parties naturelles, savoir la nuit et le temps où l’astre demeure sur l’horizon. Ils distinguaient aussi le moment qui précède le lever du soleil qu’ils exprimaient par ces paroles hach-hatzcab, de très-bon matin, ou par celles-ci: malih-ocok-kin, avant la sortie du soleil, ou encore par celles de pot-akab, qui énonce le point du jour. Par le mot hatzcab ils désignaient le temps qui s’écoule de l’apparition du soleil jusqu’à midi, qu’ils appelaient chunkin, contracté de chumuc-kin, centre ou milieu du jour[2], quoique aujourd’hui ils désignent ainsi les heures qui se rapprochent du milieu du jour. Tzelep-kin était l’heure où le soleil décline apparemment vers l’arc diurne, c’est-à-dire trois heures du soir: Oc-na-kin est l’entrée de la nuit ou le coucher du soleil. Pour signifier le soir, ils disent que c’est le moment où le soleil se repose, et ils l’énoncent en disant cu ziztal kin. La nuit se nomme akab; pour minuit on dit chumuc-akab et pour signifier les intervalles entre ces divers points, ils signalent dans l’arc diurne ce que le soleil y a parcouru ou doit parcourir encore et, dans la nuit, l’apparition ou l’état de quelque étoile ou planète connue[3].

Les jours sont au nombre de vingt; on les partage d’ordinaire en cinq pour mieux faire comprendre les règles qui viennent ensuite[4].

Premier cinq. Deuxième. Troisième. Quatrième.
Kan. Muluc. Hix. Cauac.
Chicchan. Oc. Men. Ahau.
Cimi. Chuen. Cib. Ymix.
Manik. Eb. Caban. Yk.
Lamat. Been. Eɔnab ou Edznab. Akbal.

Ce qu’il y a à remarquer ici, c’est que la traduction de ces noms n’est pas aussi facile qu’on pourrait se l’imaginer; soit parce qu’ils sont tombés en désuétude, ou bien pour avoir été empruntés à quelque langue étrangère; soit aussi que, leur orthographe n’étant pas d’accord avec la prononciation, ils prêtent à plusieurs interprétations à la fois, sans qu’on puisse en découvrir le sens véritable. 1. Kan aujourd’hui signifie la corde ou le fil de henequen tordu[5].—2. Chicchan, en supposant que ce fût chichan, voudrait dire petit; mais tel qu’il est écrit on n’en connaît pas la signification.—3. Quimi ou cimi est le prétérit du verbe cimil, mourir[6].—4. Manik a perdu son acception véritable; mais, en le décomposant, man-ik, on y trouve le vent qui passe, qui en est peut-être le sens ancien.—5. Lamat; on ignore absolument ce que celui-ci devrait signifier; mais, entre les noms que Boturini donne des jours du calendrier d’Oaxaca, on le trouve écrit Lambat.—6. Muluc se trouve également parmi ceux du calendrier de Chiapas; mais comme ce mot est aussi la racine du dérivé verbal mulucbal, il pourrait s’entendre par réunion ou amoncellement.—7. Oc est ce que contient le creux de la main à demi fermée en forme de coquille.—8. Chuen; anciennement pour désigner une planche on disait le mot chuen-ché; il y a également un arbre qu’on appelle Zac-chuen-che[7], ou chuenché blanc.—9. Eb se dit pour un escalier.—10. Been est également un nom chiapanèque comme ceux qu’on a dit précédemment; seulement on trouve dans la langue maya le verbe beentah, dépenser avec économie[8].—11. Gix ou Hix se trouve encore parmi ceux de Chiapas; dans l’usage actuel on a le verbe hiixtah, faire la cueillée de tout le fruit d’un arbre, ou enlever toutes les feuilles d’une branche; le mot iixcay, ainsi qu’on l’écrivait autrefois signifiait la peau de poisson, et le mot hihixci, âpre[9].—12. Men, édificateur.—13. Quib ou cib est la cire ou le copal.—14. Caban, sens inconnu.—15. Edznab ou Eɔnab est également inconnu[10].—16. Cauac, inconnu.—17. Ahau, le roi ou la période de 24 ans.—18. Ymix, inconnu[11].—19. Ik est le vent ou le souffle[12].—20. Akbal, incompréhensible: il se trouve aussi entre les jours du calendrier chiapanèque, écrit aghual[13].

§ III.—De la semana.

Ninguna debe figurarse que la semana de los antiguos indios se parazca en mucho á la nuestra, esto es, que sea la revolucion de siete dias, señalados con un nombre particular: porque aquella era el curso periodico de trece numeros que se aplicaban indistintamente á los veinte dias del mes, segun su orden numerico.

El año se componia de veinte y ocho semanas y un dia, resultando de este sobrante que el curso de los años seguia la misma progresion ordenada de los trece numeros de la semana; asi es que si el año comenzaba por el numero primero de ella, el siguiente debia principiar precisamente por el segundo y asi sucesivamente hasta cerrar sus trece números, formándose una semana de años ó una indiccion como se dirá despues.

§ III.—De la semaine.

On ne doit pas s’imaginer que la semaine des anciens Indiens ait la moindre ressemblance avec la nôtre, c’est-à-dire que ce soit la révolution de sept jours, signalés par un nom particulier; leur semaine, au contraire, était une période de treize nombres qui s’appliquaient indistinctement aux vingt jours du mois, dans leur ordre numérique.

L’année étant composée de vingt-huit semaines et un jour, le cours des années, en raison de cet excédant, suivait la progression arithmétique des treize nombres de la semaine; en sorte que si une année commençait par le numéro 1, la suivante commençait par 2, et ainsi de suite jusqu’à la clôture des treize années, qui formaient une indiction, comme on le verra tout à l’heure.

§ IV.—Del mes.

El mes en lengua yucateca se llamaba U, que tambien significa luna, corroborando esto la presuncion de que los indios pasaron del computo de las lunaciones ó neomenías, como por escala para fijar el curso solar, llamando luna á los meses; pero en los manuscritos antiguos se le dá el nombre de Uinal en singular y Uinalob en plural á los diez y ocho meses del año, haciendose estensiva esta denominacion ó palabra á la série, y á cada uno de los nombres particulares que señalan los veinte dias que componen el mes.

Como los nombres de los dias son tantos cuantos eran los del mes, resultaba que sabido el titular con que daba principio el año y que los indios llamaron Cuch haab (cargador del año) se sabia ya el primero de todos los meses siguientes; distinguiendose solamente en que al contarlos se les añadia el número de la semana en que pasaban. Mas siendo esta de trece numeros, era preciso que el mes constare de una semana y siete numeros mas para completar los veinte dias de que se formaban; de modo que si el mes principiaba por el número primero, terminaba por el septimo de la siguiente, y el segundo mes por consecuencia en el numero ocho. Ahora para saber los numeros ó tanto de la semana en que debian comenzar los meses, inventaron la regla que llamaban bukxoc ó cuenta general que es la siguiente.

1 Hun in uaxac de 1 á 8
8 Uaxac in ca de 8 á 2
2 Ca in bolon de 2 á 9
9 Bolon te ox de 9 á 3
3 Ox te lahun de 3 á 10
10 Lahun te can de 10 á 4
4 Can in buluc de 4 á 11
11 Buluc te hó de 11 á 5
5 Hó in lahca de 5 á 12
12 Lahca in uac de 12 á 6
6 Uac te oxlahun de 6 á 13
13 Oxlahun te uuc de 13 á 7
7 Uuc in hun de 7 á 1
1 Hun in uaxac de 1 á 8
8 Uaxac in ca de 8 á 2
2 Ca in bolon de 2 á 9
9 Bolon te ox de 9 á 3
3 Ox te lahun de 3 á 10

Los diez y ocho numeros 1, 8, 2, 9, 3, 10, 4, 11, 5, 12, 6, 13, 7, 1, 8, 2, 9, 3, son otros tantos principios de meses, de tal suerte dispuestos que debiendo comenzar el año por uno de ellos, los diez y siete restantes van de sucesiva, cada uno siendo precisamente el numero con que deben principiar los demas meses del año señalado, yá sea pasado, presente ó venidero.

Los meses como se ha dicho son diez y ocho, y sus nombres son los siguientes.

1. Pop commenzaba el 16 de julio.
2. Uo 5 de agosto.
3. Zip (çip) 25 de agosto.
4. Zoɔ (zodz) 14 de setiembre.
5. Zeec (çeec) 4 de octubre.
6. Xul (shul) 24 de octubre.
7. Dze-yaxkin (dzeyashkin) 13 de noviembre.
8. Mol 3 de deciembre.
9. Chen (dshen) 23 de deciembre.
10. Yaax (yaash) 12 de enero.
11. Zac (çac) 1 de febrero.
12. Ceh (qej) 21 de febrero.
13. Mac 13 de marzo.
14. Kankin 2 de abril.
15. Moan 22 de abril.
16. Pax (pash) 12 de mayo.
17. Kayab 1 de junio.
18. Cumkú 21 de junio.

En la traducion de estos nombres resultará lo mismo que en lá de los dias, pues por ser algunos tan antiguos ó tomados de estraño idioma no se sabe lo que significan y los otros teniendo á veces dos acepciones se ignora la cierta.—1. Pop estera ó petate. 2. Uo, rana.—3. Zip solo hay un árbol llamado Zipché.—4. Zodz ó Zoɔ, murciélago.—5. Zeec se ignora.—6. Xul, termino.—7. Dzeyaxkin se ignora.—8. Mol, reunir, recoger, y mool significa garra de animal.—9. Chen, pozo.—10. Yáx, verde ó azúl ó de yáx primero, ó principio del sol de primavera.—11. Zac, blanco.—12. Queh ó Ceh, venado.—13. Mac, tapar, cerrar.—14. Kankin, sol amarillo, quizá por que en este mes por las quemas de los montes rozados para sembrar, el sol ó su luz se pone amarilla por el humo de la atmósfera.—15. Moan, significaba el dia nublado dispuesto á lloviznar á ratos.—16. Páx, instrumento de musica.—17. Kayab, canto.—18. Cumkú, la fuerte explosion como de un cañonazo lejano que se oye, y al principio de las aguas producido quizá por los pántanos que se hienden al secarse, ó por las explosiones del rayo en turbonadas distantes. Tambien llamanse hum-kú sonido ó ruido de Dios.

§ IV.—Du mois.

Le mois, en langue yucatèque, s’appelait U, qui signifie aussi lune, ce qui vient à l’appui de l’idée que les Indiens abandonnèrent la computation des mois lunaires ou néoménies, pour déterminer le cours du soleil, en continuant toutefois à nommer les mois des lunes: mais, dans les manuscrits anciens, on donne le nom de Uinal, au singulier, et de Uinalob, au pluriel, aux dix-huit mois de l’année, cette dénomination s’étendant à toute la série et à chacun des noms particuliers qui signalent les vingt jours dont se compose le mois[14].

Les noms des jours étant égaux en nombre aux jours des mois, il s’ensuivait que le premier jour de l’année que les Indiens appelaient Cuch-haab (porteur de l’année) étant connu, on connaissait naturellement le nom du premier jour de chacun des mois suivants; on les distinguait l’un de l’autre, en ajoutant simplement le chiffre de la semaine à laquelle ils appartenaient respectivement. Mais cette semaine étant de treize jours, le mois comprenait conséquemment une semaine et sept jours; de sorte que si le mois commençait avec le numéro un, il terminait avec le chiffre sept de la semaine suivante, et le second commençait avec le numéro huit. Ainsi, pour reconnaître les chiffres de la semaine, par lesquels devaient commencer les mois, ils avaient inventé la règle suivante, qu’ils appelaient bukxoc ou comput général.

1 Hun in uaxac de 1 à 8
8 Uaxac in ca de 8 à 2
2 Ca in bolon de 2 à 9
9 Bolon te ox de 9 à 3
3 Ox te lahun de 3 à 10
10 Lahun te can de 10 à 4
4 Can in buluc de 4 à 11
11 Buluc te hó de 11 à 5
5 Hó in lahca de 5 à 12
12 Lahca in uac de 12 à 6
6 Uac te oxlahun de 6 à 13
13 Oxlahun te uuc de 13 à 7
7 Uuc in hun de 7 à 1
1 Hun in uaxac de 1 à 8
8 Uaxac in ca de 8 à 2
2 Ca in bolon de 2 à 9
9 Bolon te ox de 9 à 3
3 Ox te lahun de 3 à 10

Les dix-huit chiffres 1, 8, 2, 9, 3, 10, 4, 11, 5, 12, 6, 13, 7, 1, 8, 2, 9, 3, sont donc autant d’autres signes initiaux des mois, disposés de telle manière, que l’année devant commencer avec l’un d’eux, les dix-sept autres viennent successivement, chacun étant précisément le chiffre avec lequel doivent commencer les autres mois de l’année signalée, passée, présente ou à venir[15].

Les mois sont, comme on l’a dit, au nombre de dix-huit et leurs noms sont les suivants:

1. Pop commençant au 16 juillet.
2. Uo 5 août.
3. Zip (sip) 25 août.
4. Zoɔ (sodz) 14 septembre.
5. Zeec (seec) 4 octobre.
6. Xul (choul) 24 octobre.
7. Dze-yaxkin (dzeyachkin) 13 novembre.
8. Mol 3 décembre.
9. Chen (djen) 23 décembre.
10. Yaax (yaach) 12 janvier.
11. Zak (sac) 1 février.
12. Ceh (qeh) 21 février.
13. Mac 13 mars.
14. Kankin 2 avril.
15. Moan 22 avril.
16. Pax (pach) 12 mai.
17. Kayab 1 Juin.
18. Cumku 21 Juin.

En transcrivant ici ces noms, il arrive naturellement ce qui est arrivé pour les noms des jours: l’antiquité de quelques-uns et, peut-être, l’origine étrangère de quelques autres, ne permettant guère d’en donner une traduction exacte et nous offrant quelquefois deux acceptions au lieu d’une. 1. Pop est la natte.—2. Uo signifie grenouille.—3. Zip est la racine du mot zipché, qui est un arbre[16].—4. Zoɔ est la chauve-souris.—5. Zeec est inconnu[17].—6. Xul signifie le terme ou la fin.—7. Ɔe-yaxkin sans signification[18].—8. Mol, réunir, recouvrer, et mool est la griffe ou la serre d’un animal.—9. Chen est le puits ou le réservoir d’eau.—10. Yaax, verd ou bleu, ou Yax, premier, primitif, premier soleil du printemps.—11. Zac, blanc.—12. Qeh ou Ceh, cerf ou grand gibier.—13. Mac, fermer, boucher.—14. Kankin, soleil jaune, ainsi nommé peut-être parce que, durant ce mois, le soleil apparaît souvent jaune dans l’atmosphère, à cause de la fumée des broussailles que l’on brûle, avant les semailles, dans les campagnes[19].—15. Moan signifiait un jour couvert, disposé à de petites pluies[20].—16. Páx est le nom d’un instrument de musique[21].—17. Kayab signifie le chant.—18. Cumkú est le bruit d’une explosion, entendue au loin, comme celui qui peut être produit, vers le temps de la saison des eaux, dans les marais qui se fendent par la sécheresse, ou par l’éclat du tonnerre accompagné d’averses lointaines: ce bruit s’appelle également hum-kú, bruit ou résonnement divin[22].

§ V.—Del Año.

Hasta el presente llaman los indios al año haab (háb) y en su gentiládad comenzaba el diez y seis de julio, siendo digno de notarse que habiendo querido sus progenitores fijar el principio del año en el dia en que el sol pasa por el zenit de esta peninsula para ir á las regiones australes; sin mas instrumentos astronómicos para sus observaciones que la simple vista, solo se hayan equivocado en 48 horas de adelante. Esta pequeña diferencia prueba ciertamente, que procuraron fijar sino con la mayor exactitud, al menos con la mayor aproximacion, el dia en que el astro regulador del tiempo pasa por el punto mas culminante de nuestra esfera, y que conocian el uso y resultados del gnomon en los dias mas tempestuosos de las lluvias.

El año constaba segun se ha dicho de diez y ocho meses y estas de veinte dias y como solo resultaba de todos ellos 360, para completar los 365 que debe tener, le agregaron cinco dias mas, que llamaron innominados ó sin nombre, por que no hacian parte de mes alguno, y esto quiere decir xma kaba kin.

Tambien los llamaron uayab ó nayeb haab; mas esta denominacion tiene dos interpretaciones, por que la palabra nayeb puede derivarse del nombre nay que significa cama, celda ó aposento, presumiendo que los indios creyesen que en ellos descanse el año, ó el siguiente saliese como de un depósito, conjetura que tiene en su apoyo él que en algunos manuscritos se llamase u ná haab, madre del año, ó nayab çhab, cama ó aposento de la creacion. Algunos los llamaban u yail kin ó u yail haab que se traduce lo doloroso ó trabajoso de los dias ó del año, porque creian que en ellos sobrevenian muertes repentinas, pestes; y que fuesen mordidos por animales ponzoñosos ó devorados por las fieras, temiendo que si salian al campo á sus labores se les estacase algun palo, ó les sucediese cualquiera otro genero de desgracia.

Por todos estos motivos los destinaban á celebrar de un modo particular, la fiesta del dios Mam, abuelo. A este le traian y festejaban con gran pompa y magnificencia el primer dia; en el segundo se disminuía la solemnidad; el tercero le bajaban del altar y colocaban en medio del templo: el cuarto le ponian á los lumbrales ó puertas del mismo, y el quinto hacian la ceremonia de echarle y dispedirle para que se fuese y pudiese principiar el año nuevo en el siguiente que es el primer dia del mes Pop, á 16 de julio.

Ya se dijo que para completar los 365 dias del año se tomaban los cinco dias primeros de los veinte que traía el mes, y de esto resultaba que al año siguiente comenzaba por el sexto; el tercer año por el onzeno y el cuarto por el decimo sesto, volviendo el quinto año al primer dia; rodando siempre sobre los dias Kan, Muluc, Hix y Cauac (por lo cual los llamaron cargadores de años ó cuch haab) y siguiendo el orden correlativo de la semana en sus trece numeros.

§ V.—De l’année.

Les Indiens ont continué jusqu’aujourd’hui à appeler l’année haab (háb), et au temps de la gentilité, elle commençait au 16 de juillet, mais il est juste de remarquer que leurs ancêtres, ayant voulu fixer le commencement de l’année au jour où le soleil passe par le zénith de cette péninsule, pour aller aux régions australes, sans avoir eu d’autres instruments astronomiques, pour leurs observations, que l’œil nu, ils ne se sont trompés que de 48 heures en avance. Cette légère différence prouve certainement qu’ils étaient arrivés à déterminer avec la dernière exactitude, au moins avec autant de correction que possible, le jour où l’astre, régulateur du temps, passe par le point culminant de notre sphère, et qu’ils connaissaient l’usage du gnomon et de ses résultats, même aux jours les plus orageux de la saison des pluies.

On a déjà dit que l’année se composait de dix-huit mois, et ceux-ci chacun de vingt jours; ce qui donnait un résultat de 360: pour compléter les 365, on en ajoutait cinq autres qu’on appelait xma kaba kin, jours sans nom, parce qu’ils ne faisaient partie d’aucun mois.

On les appelait aussi uayab ou nayeb haab, ce qui s’entend de deux manières différentes; car le mot uayab peut venir de uay qui signifie lit, ou nayeb de nay qui est la chambre, le lieu de repos, dans l’idée que les Indiens auraient eue qu’alors l’année se reposait. A l’appui de cette conjecture, on trouve dans quelques manuscrits que ces jours s’appelaient u na haab, mère de l’année, ou uayab çhab (djab), lit ou chambre de la création[23]. Quelques-uns les désignaient aussi sous le nom de u yail kin ou u yail haab qui se traduit par la peine ou le travail des jours ou de l’année; car ils croyaient qu’il leur surviendrait alors des morts subites, des pestes, qu’ils seraient mordus par des reptiles venimeux ou dévorés par des animaux féroces; aussi craignaient-ils alors, s’ils allaient aux champs, d’être écrasés par la chute d’un arbre ou qu’il leur arrivât quelque autre accident fâcheux[24].

C’est dans cette appréhension qu’ils avaient destiné ces jours à célébrer la fête du dieu Mam, l’aïeul. Le premier jour, ils le portaient en procession et le fêtaient avec une grande magnificence; au second, la solennité était moindre; le troisième, ils descendaient le dieu de l’autel et le plaçaient au milieu du temple; le quatrième, ils le colloquaient entre les linteaux ou aux portes de l’édifice, et le cinquième ils faisaient la cérémonie de le mettre dehors et de prendre congé de lui, afin qu’il s’en allât et que l’on pût commencer le nouvel an le lendemain, qui était le premier jour du mois Pop, au 16 de juillet.

On a déjà fait remarquer que les Mayas, afin de compléter les 365 jours de l’année, prenaient les cinq premiers des vingt que comportait le mois: il en résultait que l’année suivante commençait avec le sixième, la troisième année par le onzième, la quatrième avec le seizième, reprenant pour la cinquième année le premier jour, ce qui faisait qu’on avait toujours l’un après l’autre les signes Kan, Muluc, Hix et Cauac, en suivant l’ordre corrélatif de la semaine dans les treize nombres, ce qui fit donner à ces quatre signes le nom cuch haab ou porteur de l’année.

§ VI.—Del Bisiesto.

Como el curso sucesivo de los trece números de la semana dan principio á otros tantos años, alternándose precisamente los cuatro dias iniciales, es dificil intercalar en el año un dia mas, para formar el bisiesto sin que las dos circumstancias espuestas no padezcan interrupcion; pero como el bisiesto es muy necesario para integrar el curso solar y este lo tenian los indios bien conocido, sin duda alguna, hacian la intercalacion, aunque del modo de verificarla no hayan dejado noticia alguna; par lo cual se tratará del que usaban los mexicanos por ser muy analoga su cronologia á la de nuestros indios habiendo tenido un mismo orígen. Veytia en el capitulo primero de su Historia antigua de Mexico, sacada segun él, de los geroglificos y pinturas que como anales nacionales se conservaban en su tiempo, asegura que conforme al sentir de los escritores mexicanos, el bisiesto se hacia de dos modos: Uno añadiendo al fin del decimo octavo mes, un dia, que era señalado con el geroglifica del anterior, aunque con diferente número de la semana; y el otro modo era aumentando los dias intercalares hasta seis, y marcando este último del mismo modo yá dicho en el primer método. En ambos casos se perturba el orden numérico con que correlativamente se suceden los años hasta los trece en que forman la semana, por que resultaria que el quinto año seria marcado con el número seis de la semana, y no con el 5 que correlativamente le corresponde pasando del 4 al 6: y saltándose cada cuatro años un número, jamás se conseguiria la cordinacion numeral de los trece años que invariablemente se advierte, y en que consiste el artificio ingenioso de las ruedas para formar las indiciones ó semanas de años que componen el siglo de 52 años.

Para salvar este inconveniente que no consideró Veytia, es necesario creer, que yá intercalasen el dia al fin del decimo-octavo mes ó ya despues de los cinco dias complementarios; no solo debian marcarlo con el número y geroglifico del dia anterior, sino con otra señal que lo distinguiese del mismo para no confundirlos en su cita ó data.

Esta refleccion tan óbvia á qualquiera que medite en dicho órden la halle confirmada por el Caballero Boturini en el § 20 de su obra «Idea de una nueva historia general de la America septentrional» que dice hablando de los tultecos... «Viendo que el año civil no se ajustaba con el astronómico y que iban alterados les equinoccios, determinaron cada cuatro años añadir un dia mas que recogiese las horas que se desperdiciaban, lo que supongo ejecutaron contados dos veces uno de los symbolos del último mes del año (á la manera de los romanos que uno y otro dia de 24 y 25 de febrero llamaban bis sexto kalendas martias, de cuyo uso se denominó el año bisexto) sin turbar el orden de dichos symbolos, pues cualquiera que se les añadiese ó quitase, destruiria su perpetuo sistema y de esta suerte combinaron el principio del año civil con el equinoccio verno que era la parte mas principal.»

Tratando el segundo modo de intercalar el dia bisestil dice en el parrafo 27: «Tambien apunté en el § 20, numero 2, que los sabios tultecos, desde la segunda edad, ordenaron el bisiesto apuntando el año civil con el equinoccio verno, y que en la tercera edad hubo otro modo de intercalar en cuanto al kalendario ritual. Y es asi que para no turbar el órden perpetuo de las fiestas fixas y de tabla y de las 16 movibles que circulaban en los symbolos de los dias del año, en ocasion de numerarse dos veces el symbolo del ultimo mes del año bisextil..., tuvieron por mejor evitar todas estas dificultades y confusiones reservando los trece dias bisextiles para el fin del cyclo de 52 años, los que destinguian en las ruedas ó tablas con 13 ceros ceruleos ó de otro color y no pertenecian ni a mes ni á año alguno, ni tenian symbolos propios como los demas dias. Se pasaba por ellos como si no hubiese tales dias, ni se aplicaban à Dios alguno de los suyos, por que los reputaban por aciagos. Toda esta triadecatérida era de penitencia y ayuno, por el miedo de que se acabase el mundo: no se comia cosa caliente, por que estaba apagado el fuego en toda la tierra hasta que empezase el otro cyclo, el que traia consigo la referida ceremonia del fuego nuevo. Y siendo asi que todo lo dicho pertenecia tan solamente á los ritos y sacrificios, luego este modo de intercalar no podia estenderse al año trópico, por que hubiera alterado notablemente los solsticios y equinoccios y los principios de los años y se prueba evidentemente por que tales trece dias no tenian symbolos algunos de los que pertenecian á los dias del año, y el kalendario ritual los reputaba por bisextiles á la decadencia de cada cyclo, imitando con diferente órden á el bisiesto del año civil mas proprio al gobierno de las cosas publicas.»

Como el Caballero Boturini tenia conocimientos superiores á cualquiera otro de las historias y pinturas de los indios, es evidente que nada puede contrabalancear su autoridad sobre esta materia, y que su pluma ha puesto la cuestion bajo su verdadero punto de vista.

§ VI.—De l’année bissextile.

Tel était l’accord existant entre les jours ou chiffres de la semaine, qui signalaient le commencement de l’année, et les quatre jours initiaux de chaque série de cinq, qu’il était fort difficile d’intercaler un jour additionnel aux années bissextiles, sans troubler l’ordre corrélatif des jours initiaux, qui se suit constamment dans la dénomination des années et forme leurs indictions ou semaines. Mais le bissextile étant de toute nécessité pour le complément du cours solaire, que les Indiens connaissaient parfaitement, il est hors de doute qu’ils avaient une manière particulière de faire cette intercalation, quoiqu’ils n’aient pas laissé les moyens de la vérifier[25]. C’est pourquoi nous parlerons ici de la méthode employée par les Mexicains, leur chronologie ayant une grande analogie avec celle de nos Indiens, qui avait avec la leur une origine commune. Veytia, dans le chapitre premier de son Histoire ancienne du Mexique, tirée, dit-il, des hiéroglyphes et peintures qui se conservaient de son temps, comme des annales nationales, assure, conformément au sentiment des écrivains mexicains, que l’année bissextile se réglait de deux manières différentes: la première, en ajoutant à la fin du dix-huitième mois ou des cinq jours supplémentaires, un jour de plus, signalé par le même hiéroglyphe que le précédent, mais avec un chiffre différent, quant à la semaine, c’est-à-dire avec le suivant. Mais, dans l’un et l’autre cas, il y a perturbation dans l’ordre numérique, par lequel les années se suivent l’une l’autre; car la cinquième année se trouverait ainsi signalée par le numéro 6 au lieu du numéro 5 de la semaine qui y correspond régulièrement, en passant de 4 à 6: ces interruptions arrivant tous les quatre ans, rendraient impossible la conservation de cette coordination numérale des treize ans qu’on retrouve constamment, et qui est la base du système ingénieux des roues, inventées pour former les indictions ou semaines d’années, dont se compose le cycle de 52 ans.

Pour obvier à cet inconvénient, auquel Veytia ne fit pas assez attention, il faut croire qu’ils intercalaient ce jour soit à la fin du dix-huitième mois, soit à la suite des cinq complémentaires; ils devaient non-seulement le marquer avec le chiffre et hiéroglyphe du jour précédent, mais aussi avec un autre signe qui le distinguât de celui-ci, afin qu’on ne les confondît pas dans les dates[26].

Cette réflexion, qui vient d’elle-même à quiconque veut se rendre compte de cet ordre de choses, se trouve confirmée par le chevalier Boturini, dans le § 20 de son ouvrage Idée d’une nouvelle histoire générale de l’Amérique septentrionale, lequel dit en parlant des Toltèques: «Voyant que l’année civile ne concordait pas avec l’année astronomique, et que les jours équinoxiaux commençaient à changer, ils conclurent d’ajouter tous les quatre ans un jour de plus, pour remplacer les heures qu’on perdait annuellement: ce qu’ils faisaient, je suppose, en comptant deux fois l’un des signes du dernier mois, de la même manière que les Romains qui donnaient au 24 et au 25 février le nom de bis sexto kalendas Martias, d’où vint à l’année celui de bissextile, sans pour cela troubler l’ordre desdits signes; car, qu’on en ajoutât ou qu’on en ôtât un, on troublait aussitôt tout l’ensemble du système. C’est ainsi qu’ils trouvèrent le moyen de faire accorder le commencement de l’année civile avec l’équinoxe du printemps, ce qui était la chose principale.»

Parlant de la seconde manière d’intercaler le jour bissextile, il ajoute, au § 27: «J’ai observé au § 20 que les sages Toltèques avaient, dès le second âge, réglé le jour bissextile, en faisant accorder l’année civile avec l’équinoxe du printemps, et que dans le troisième âge, il y eut une autre manière d’intercalation, quant au calendrier rituel. C’est ainsi que pour ne pas troubler l’ordre perpétuel des fêtes fixes, ajustées au tableau, non plus que des seize fêtes mobiles, qui circulaient avec les signes des jours de l’année, en comptant deux fois le signe du dernier mois de l’année bissextile... ils trouvèrent qu’il valait mieux éviter toutes ces difficultés et cette confusion en réservant les 13 jours bissextiles pour la fin du cycle de 52 ans, et ils les distinguaient dans les roues ou tableaux par 13 zéros bleus ou d’une autre couleur, lesquels n’appartenaient à aucun mois, ni année, et n’avaient aucun signe en propre comme les autres jours. On passait par ces jours comme s’ils n’eussent pas existé, et ils ne les dédiaient à aucune de leurs divinités, parce qu’ils les considéraient comme néfastes. Cette treizaine entière de jours était de pénitence et de jeûnes, dans la crainte que le monde ne vînt à s’achever: on ne mangeait rien de chaud; car le feu était éteint par tout le pays, jusqu’au commencement du nouveau cycle qui amenait à sa suite la cérémonie du feu nouveau. Mais comme toutes ces choses ne référaient qu’à des rites et à des sacrifices (et non à la véritable computation du temps), ce mode d’intercalation ne pouvait s’étendre à l’année tropique; car il aurait changé notablement les solstices et les équinoxes, ainsi que le commencement de chaque année, ce qui se prouve suffisamment en ce que ces treize jours n’avaient aucun des signes qui appartiennent aux jours ordinaires de l’année, et le calendrier rituel les réputait pour bissextiles, à la décadence de chaque cycle, imitant dans un ordre différent le bissextile de l’année civile qui était plus approprié au gouvernement des choses publiques.»

Le chevalier Boturini ayant possédé des connaissances supérieures à celles d’aucun autre, relativement aux histoires et aux peintures des Indiens, rien ne peut évidemment contrebalancer son autorité dans cette matière, et l’on peut croire qu’il a placé cette question sous son véritable point de vue.

§ VII.—Del Katun ó siglo yucateco.

Estos indios pintavan una rueda pequeña, en la cual ponian los cuatro geroglificos de los dias con que principiava el año, Kan al oriente, Muluc al norte, Hix al poniente y Cauac al sur, para que se contasen en el mismo orden. Algunos suponen que cuando terminaba el cuarto año, habiendo vuelto otra vez el caracter Kan, se completaba un Katun ó lustro de cuatro años; otros que tres revoluciones de las de la rueda, con sus cuatro señales se contaban con una mas, haziendo asi 13 años para completar el Katun; otros, que cuatro semanas de años completas ó indicciones enteraban el Katun; y esto es lo mas probable. Ademas de la rueda pequeña ya dicha, hazian otra rueda grande que llamaban tambien buk-xoc, en que ponian tres revoluciones de los cuatro geroglificos de la pequeña, haziendo un total de 12 signos, principiando la cuenta con el primero Kan y siguiendo á contarlos hasta nombrar cuatro vezes el mismo Kan inclusivamente, haziendo asi trece años y formando una indiccion ó semana (de años); la segunda cuenta comenzaba con Muluc, acabando en el mismo, y esto hazia el otro trece, y siguiendo de la misma manera llegavan a Cauac, y esto era un Katun.

§ VII.—Du Katun ou Cycle yucatèque.

Les Indiens faisaient une petite roue dans laquelle ils plaçaient les signes des jours initiaux de l’année, Kan à l’orient, Muluc au nord, Gix ou Hix au couchant et Cauac au midi, pour être comptés dans le même ordre. Plusieurs écrivains supposent qu’au terme de la quatrième année, au retour du signe Kan, il se complétait un Katun ou lustre de quatre ans; d’autres qu’il fallait compter trois révolutions de la roue avec ses quatre signes, et un en plus, faisant ainsi treize ans, pour compléter le Katun; d’autres enfin, qu’il fallait quatre indictions ou semaines entières d’années pour constituer un Katun, et c’est là ce qu’il y a de plus probable. Outre la petite roue susdite, ils formaient une autre grande roue qu’ils appelaient aussi buk-xoc; ils y mettaient trois révolutions des quatre signes de la petite roue, formant un total de 12 signes, commençant à compter avec Kan et continuant la numération jusqu’au quatrième retour du même signe Kan inclusivement, faisant ainsi treize ans et formant une indiction ou semaine d’années. La seconde numération commençait avec Muluc et terminait avec le même, faisant une nouvelle treizaine, et ainsi de suite jusqu’à venir à Cauac, les quatre treizaines réunies faisant ce qu’on appelait un Katun.

§ VIII.—De la Indiccion ó siglo de 52 años, llamado Katun.

Se dá el nombre de indiccion á cada una de las cuatro semanas de años que componen un siglo de 52, que los indios llamaban Katun. Como por las esplicaciones anteriores se ha dado una idea de ella, se recopilarán aqui los datos espuestos, para no entrar en nuevas esplicaciones.

Se ha dicho que la semana yucateca se componia del curso de trece números aplicados indistintamente á los dias del mes que eran veinte. Tambien se ha espuesto que como el año constaba de 28 semanas y un dia, por este sobrante se verificaba que los años se sucedian siguiendo el orden correlativo de los números de la semana hasta el 13; de modo que el primer año de la indiccion comenzaba por el numero 1º de la semana y terminaba en el mismo; el segundo año por el 2; y asi de los demas hasta concluir los 13 numeros de ella: y si el año se hubiese compuesto de 28 semanas solamente, el primer año de la indiccion hubiera principiado por el número 1º de ella y terminado en el 13, y del mismo modo lo demas.

Igualmente se dijo que los indios viendo que los 18 meses de á veinte dias solo daban la suma de 360, para completarlo le añadieron cinco mas: de lo que resultó que los 20 dias del mes se dividieron en cuatro secciones, cuyo primer dia, á saber Kan, Muluc, Hix y Cauac, se volvieron iniciales de años, por que á su vez les daban principio; y llevados por un curso sucesivo terminaban á los cuatro años, volviendo á principiar por el primer inicial. Mas como la semana se componia de 13 numeros, solo entraban en ella tres revoluciones de dichos cuatro dias iniciales y uno mas, siendo este el motivo por que la semana ó indiccion que comenzaba por el primer Kan, habia de terminar en el 13, principiando la 2ª en el 1º Muluc, formandose de cada uno de ellos una indiccion que les era peculiar, por que le daban nombre en su primero y ultimo número como se ve en la tabla siguiente.

Tabla de las indicciones.

Primera
indiccion.
Secunda
indiccion.
Tercera
indiccion.
Quarta
indiccion.
1841 1 Kan. 1854 1 Muluc. 1867 1 Hix. 1880 1 Cauac.
1842 2 Muluc. 1855 2 Hix. 1868 2 Cauac. 1881 2 Kan.
3 Hix. 3 Cauac. 3 Kan. 3 Muluc.
4 Cauac. 4 Kan. 4 Muluc. 4 Hix.
5 Kan. 5 Muluc. 5 Hix. 5 Cauac.
6 Muluc. 6 Hix. 6 Cauac. 6 Kan.
7 Hix. 7 Cauac. 7 Kan. 7 Muluc.
8 Cauac. 8 Kan. 8 Muluc. 8 Hix.
9 Kan. 9 Muluc. 9 Hix. 9 Cauac.
10 Muluc. 10 Hix. 10 Cauac. 10 Kan.
11 Hix. 11 Cauac. 11 Kan. 11 Muluc.
12 Cauac. 12 Kan. 12 Muluc. 12 Hix.
13 Kan. 13 Muluc. 13 Hix. 13 Cauac.

Las cuatro indicciones ó semanas de años que resultan de la revolucion particular de los dias iniciales desde el numero 1, hasta el 13 cuyo conjunto da la suma de cincuenta y dos años, era lo que llamaban los indios un Katun; por que al fin de este periodo celebraban grandes fiestas, y levantaban un monumento en él que colocaban una piedra atravesada, como lo indica la palabra Kat-tun, para memoria y cuenta de los siglos ó katunes que pasaban. Debiendo notarse que hasta no completarse este periodo no volvian á caer los dias iniciales en los mismos numeros, por lo cual con solo citarlos sabian á que tantos del siglo estaban, ayudando á esto la rueda ó cuadro en que los grababan por medio de geroglificos; y les servia para señalar sus dias fastos y nefastos, las fiestas de sus templos, sus asuntos sacerdotales, y predicciones sobre las temperaturas y fenomenos estacionales.