APPENDIX C
Mystery of the Siege of Orleans
Abbé Bossard is authority for the statement that the
unique and original manuscript of the Mystery of Orleans
in modern times is in the library of the Vatican, No.
1022, registered under de la reine de Suède (Queen of
Sweden). This copy came from the library de Fleury
or of Saint-Henoit-sur-Loire. It was written, he says,
in the second half of the sixteenth century, and made a
quarto volume of 509 leaves with 20,529 lines, and its
author is unknown. It was published for the first time
(from the manuscript in the Vatican library in 1862), by
MM. Guessard et de Certain, and forms part of the great
collection of documents inédits de l’histoire de France.
Quicherat says that the first author in modern times to
mention the Mystery of the Siege of Orleans was M. Paul
Lacroix in his Dissertation sur quelques points curieux de
l’histoire de France (Paris, 1839). M. Adelbert Keller in
his Ronvart (Mannheim, 1844), gave a more extended notice
with extracts. M. Salmon, a student in the École des
Chartes, made elaborate notes of the Vatican MSS., which
notes fell into the hands of M. Quicherat while writing his
Procès de condemnation et réhabilitation de Jeanne d’Arc.
Extracts from the “Mystery of the Siege of Orleans”
as acted by Gilles de Retz
According to this drama, it was Gilles de Retz, with
Ambroise de Loré, who were charged by the king to conduct
and act as guards for Joan of Arc from Blois to
Orleans.
There is in the drama or poem the following speech
made by the King to the Maid, directing her to go to
Orleans:
“Et pour vous conduire voz gens
Aurez le maréchal de Rais,
Et ung gentilhomme vaillant
Ambroise de Loré arés;
Esquelz je commande exprès
Ou il vous plaisa vous conduisent,
En quelque lieu, soit loing, soit près.”
* * * * *
The Marshal de Retz says to the Maid:
“Dame, que vous plaist il de faire?
Nous sommes au plus près de Blois;
Se vous y voulez point retraire
Et reposer deux jours ou trois,
Pour savoir où sont les Anglois,
Aussi pour rafrachir vos gens,
Ou se vous aymez mieulx ainçois
Aller droict jusques à Orléans?”
To which the Maid responded:
“Monseigneur, je suis bien contans
Que à Blois donques nous allons,
Pour noz gens la contre atmendans;
Ce pendant, aussi penserons
De noz affaires, et manderons
Es Anglais que devant Orléans
S’en voisent, ou combatuz seront,
En mon Dieu, de moy et mes gens.”
* * * * *
The Marshal to the Maid:
“Madame, tout incontinant,
Vostre vouloir acomplirons;
Nous ferons assembler noz gens,
Et presentement partirons.
Droit à Orleans, nous nous menrons,
Dame Jehanne, sans plus atendre.”
The Maid responded:
“Je vous empry, faictes le dont,
Et vous pry y vueillez entendre.”
* * * * *
A discussion took place as to the proper route to follow.
The Marshal thus expressed himself:
“Je doute aller par la Beausse:
Le plus fort des Anglois y est,
Toute leur puissance et force,
Et tout le pays à eulx est.
Y nous pourroient donner arrest,
S’i savoyent nostre venue,
Et peut estre grant intérest
Seroit a nostre survenue.
Si me semble que vauldroit mieulx
Y aller devers la Sauloigne:
Le dangier n’est pas si perilleux
Et n’y a pas fort grant esloigne.
Mieulx vault faire nostre besoigne,
Et le dangier passer ainsi,
Entret par la porte Bourgoigne,
Et yrons passer à Checy.”
Ambroise de Loré responds:
“Vous avez très bien devisé,
A Checy, nous y fault aller;
Et est a vous bien advisé:
Vous ne pourriez mieulx conseiller.
Si n’en conviendra point parler
A la Pucelle nullement;
Si non que on la veult mener
Droit à Orleans, tant seullement.”
This resolution being taken, Jean de Metz asked if it
was not time to notify the Maid; to whom Gilles expressed
his readiness to depart instantly:
“Je suis prest aussi, par mon âme,
A aller quant elle vouldra.
Dame, se il vous plaist partir.
Voicy en point trestouz vos gens,
Pour vostre vouloir accomplir
A vous convoyer à Orléans.”
The Maid responded:
“En mon Dieu, croy que il est tant
Et avons beaucoup demeuré,
Que, ainsi comme je l’entend,
Orléans a beaucoup enduré.”
* * * * *
The Marshal to the Maid on their arrival at Checy:
“Dame Jehanne, la Dieu mercy,
Vous estes bien icy venue,
En ceste ville de Checy,
Sans nulle fortune avoir eue.
Vous n’estes pas que à une lieue
D’Orléans, comme je puis entendre;
Ferons icy une repeue,
Puis à Orléans yrons descendre.”
* * * * *
The English are put to flight; the Maid, about to return
to the King, says to her companions in arms:
“Si est le baron de Colonnes,
Viendra avecq moy, si luy plaist.
De par moy luy prie et denonces
Que luy et ses gens soient prest,
Avecques le sire de Rais,
Se c’est son plaisir y venir.
Je les en supplie par exprest
Compaignie me veullent tenir.”
The Sire of Colonnes accepts the invitation, as does
the Baron de Retz, who says:
“Aussi moy, dame, ne doubtez.
Faire vueil ce qui vous plaira;
Mes aliez et depputez,
Dame, sachez, tout y vendra.
Et vostre voloir on fera
Du tout en tout, à vostre guise,
Et quand vouldrez on partira,
En faisant à vostre devise.”
The Maid to both:
“Mes bons seigneurs, je vous mercie,
Tant comme faire je le puis,
De vostre haulte courtoisie.
Nobles, vaillans princes gentilz
Quant ainsi vous estes soubmis
A mes bons voloirs acomplir.
Je vous en rens cinq cens mercis
Qu’i vous plaist cest honneur m’offrir.”