Les pudibonderies bêtes de jadis sont abolies. Foin de l'«inexpressible», de l'«indispensable» ou de l'«innomable», la Parisienne n'a pas plus peur du mot que de la chose. Elle dit simplement, sans songer à mal, son «pantalon» et le vocable évoque aussitôt à l'esprit quelque chose de très féminin et de très charmant. La forme peut varier: pantalon-jupon ou jupon-pantalon; ces orphelins, vêtus de blanc ou de rose, se ressembleront comme des frères. Parfois, conséquence des jupes étroites de ces dernières années, ils affectèrent une forme plus masculine, et plus bravement encore, celles qui les portaient disaient, amusées, leur «culotte».
Les magasins de blanc avaient même lancé un moment un mot et un objet nouveaux qui, d'ailleurs, ne firent pas fortune; le pantalon «couche-culotte».
Chères gosses!
LE PANTALON
ET LA CARICATURE
Finis désormais les nus rayonnants et sans malice du premier Empire et de la Restauration, finis les visions engageantes, les aperçus de cuisses avec lesquels l'imagerie de 1830 raccrochait les passants.
J. Grand-Carteret.