O. pygmæum O. Hoffm. in Engler Nat. Pfl. fam. IV, 5, 209 (1894) = Asteriscus aquaticus var. pygmæus ex p. DC. Prod. 287 (1839) = Ast. pygmæus Coss. et Dur. ap. Balansa. Pl. d’Alg. exsicc. n. 793 (1853) = Saulcya hierochuntica Michon Voy. relig. Or. II, 383 (1854).
Hab. : Oran, entre Tiloula et Aïn Aïssa (près Aïn Sefra), plaine d’alfa, alt. ca. 1200 m. 20 mai (n. 319) ; id. près de l’oasis de Tiout dans le steppe rocailleux, alt. ca 1050 m., 31 mai (n. 562) et partout dans les rocailles à Duveyrier.
Obs. — Cette plante est très répandue depuis le Sahara algérien jusque dans le Beloutchistan (Stoks). Lorsqu’elle est en fruit ses capitules se ferment pendant la sécheresse et s’ouvrent largement à l’humidité. Selon Michon ce serait cette plante et non l’Anastatica qui serait la véritable « Rose de Jéricho ». Du reste, c’est ainsi qu’on la nomme dans le Sud-Oranais.
O. graveolens Sch. Bip. in Webb Phyt. canar. II, 232 = Buphtalmum graveolens Forsk. Fl. æg.-arab. 151 = Asteriscus graveolens DC. Prod. V, 486.
Hab. : Oran, Duveyrier, Ras ed Dib, pentes rocheuses grillées du soleil, alt. ca. 900 m. 4 juin (n. 623).
M. halimifolius Hochr., comb. nov. = Anthemis halimifolia Munby in Bull. soc. bot. Fr. II, 284 (1855) = Cladanthus Geslini (e subgen. Mecomischus) Coss. in Bull. soc. bot. Fr. IV, 15 (1857) ; id. ap. Kralik in Bourgeau Pl. Alg. exsicc. n. 190 et 191 bis (1856) = Mecomischus Geslini Benth. et Hook. Gen. pl. II, 418 (1873) = Fradinia Geslini Pomel Nouv. mat. 52 (1874) = Fradinia halimifolia Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 450 (1890).
Hab. : Oran, dans le sable mouvant de la dune, sur les bords d’un oued qui la traverse à 15 km. W. d’Aïn Sefra, alt. ca. 1100 m. 5 juin (n. 680).
Obs. — Il est hors de doute que le nom de genre ayant la priorité est Mecomischus, c’est aussi celui qui a été adopté par M. Hoffmann (Nat. Pfl. fam. IV, 5, 270 et Nachtrag p. 327). D’autre part, comme nous n’admettons pas le plus ancien binôme comme valable, c’est évidemment le nom spécifique halimifolia qui a la priorité. Il nous a donc fallu créer ce binôme nouveau puisqu’il n’existait pas encore.
S. rosmarinifolia L. Sp. pl. 842 (1753) var. canescens Boiss. Voy. Esp. II, 316 (1839) = S. canescens Lag. Gen. et Sp. p. 25 (1816) = S. rosmarinifolia var. leptophylla Webb It. hisp. (1838).
Hab. : Oran, Djebel Morghad, près Hassin Sarah, dôme rocheux couvert de chênes-verts, alt. ca. 1950 m. 25 mai, (n. 476), et un peu partout à de hautes altitudes sur les montagnes du Sud.
A. montana L. Sp. pl. ed. III, 1261 ; une des innombrables formes.
Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., dans la forêt de pins, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 359) retrouvé au Djebel Morghad.
A. punctata Vahl Symb. bot. II, 91, t. 46 (1791).
Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, à mi-côte et jusqu’au sommet, 1500-2000 m. d’alt. 16 mai (n. 242).
A. lonadioides Hochr., comb. nov. = Rhetinolepis lonadioides Coss. ap. Kralik in Bourgeau Pl. Alger. exsicc. n. 202 (1856) ; in Bull. soc. bot. Fr. III, 708 (1856 Dec.) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 451.
Hab. : Oran, versant S. du Djebel Mekter, rochers boisés, alt. ca. 1400 m. 5 juin (n. 668).
Obs. — Cette espèce qui n’avait été signalée qu’en deux endroits, entre Tiout et Asla et à la Brézina, semble plus commune qu’on aurait pu le croire.
A. cyrtolepidioides Pomel Nouv. mat. 54 (1874) ; Murb. Contrib. I, 97 = A. alexandrinus Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 452 p.p.
Hab. : Oran, Bou-Ktoub près du Kreider, dans le sable, alt. ca. 920 m. 11 mai (n. 176) ; id. Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, dans le sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 442).
Obs. — Cette espèce paraît être à peine distincte de l’A. alexandrinus d’Orient dont elle est peut-être seulement une variété.
A. depressus Ball in Journ. bot. p. 365 (1873) ; id. Spicil. marocc. p. 503 t. XXIV.
Hab. : Oran, Djebel Aïssa, sur le col, clairière dans les bois de chênes-verts alt. ca. 2000 m. 19 mai (n. 391).
Obs. — Il est remarquable de voir dans ce genre deux espèces dont l’une, orientale, habite la plaine tandis que l’autre, occidentale, habite le sommet des montagnes de notre région.
A. valentinus L. Sp. pl. 892 (1753).
Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., clairière à mi-côte, alt. ca. 1800 m. 19 mai (n. 398).
A. odorata L. Syst. ed. X. 1225 = A. microphylla Willd. Sp. pl. III, 2210.
Hab. : Oran, ravin d’Aïn Aïssa à 50 km. d’Aïn Sefra, en grosses touffes au bord de l’oued, alt. ca. 1400 m. 20 mai (n. 322).
Obs. — Cette espèce était là avec d’autres descendues du sommet en suivant le bord de la rivière. Il est vrai que nous ne l’avons pas revue plus haut, mais M. Battandier la signale au sommet du Djebel Mzi, c’est-à-dire à près de 2000 m.
C. arabicus Cass. in Bull. soc. philom. 199 (1816) ; id. Dict. sc. nat. IX, 342 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 450 = Anthemis arabica L. Sp. pl. 896 (1753).
Hab. : Oran, rochers arides au N. de Mograr Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 639).
C. macrotum (e sect. Coleostephus) Ball Spic. in Journ. linn. Soc. XVI, 509 (1878) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 463 = Coleostephus macrotus Dur. in Duchartre Rev. bot. I, 363 (1845-46) = Myconia macrotus Sch. Bip in Walp. Ann. I, 421 (1848-49) = Glossopappus chrysanthemoides Kunze in Flora XXIX, 748 (1846).
Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant N. au-delà du télégraphe optique sur les pentes herbeuses, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 589) ; id. vallon au pied du Djebel Morghad, près de l’oued sec, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 466) ; id. ravin d’Aïn Aïssa, alt. ca. 1400 m. 20 mai (n. 321).
C. Myconis (e sect. Coleostephus) L. Sp. pl. ed. II, 1254 = Coleostephus Myconis Cass. in Dict. sc. nat. XII, 43.
Hab. : Environs d’Alger, pointe Pescade, 5 mai (n. 73).
C. Maresii (e sect. Pyrethrum) Ball in Journ. Bot. XI, 366 (1873) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 466 = Pyrethrum Maresii Coss. in Bourgeau Pl. Alg. exsicc. n. 198 (1856) ; in Bull. soc. bot. Fr. IV, 17 (1857).
Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, terrain rocheux commun de 1600 à 2000 m. 16 mai (n. 205) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et buissonneux, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 344).
C. Gayanum (e sect. Pyrethrum) Ball Spic. in Journ. linn. Soc. XVI, 509 (1878) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 466 = Pyrethrum Gayanum Coss. et Dur. in Bourgeau Pl. Alg. exsicc. n. 226 (1856) ; et in Bull. soc. bot. Fr. IV, 15 (1857) = C. Mawii Hook. fil. in Bot. Mag. t. 5997 (1872).
Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, répandu depuis 1500 à 1900 m. 16 mai (n. 204) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E., dans la forêt de pins, alt. ca. 1780 m. 19 mai (n. 351).
Obs. — C. Mawii est seulement le plus ancien nom binaire.
A. Herba-alba (e sect. Seriphidium) Asso Syn. Arag. 117.
Hab. : Oran, pentes herbeuses N. du Djebel Aïssa, alt. ca. 1500 m. 2 juin (n. 571), et un peu partout dans les régions limoneuses.
Var. oranensis Debeaux Assoc. fr., Congrès d’Oran 307 (1888).
Hab. : Oran, Djebel Mekter, versant N., pentes herbeuses au delà du télégraphe optique, alt. ca. 1300 m. 5 juin (n. 676).
A. arborescens L. Sp. pl. ed. II, 1188.
Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, 4 mai (n. 58).
S. leucanthemifolius Poiret Voy. Barb. II, 238 (1789) = S. humilis Desf. Fl. atl. II, 271, t. 233 (1800).
Var. leucanthemifolius Batt. in Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 472.
Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et buissonneux, alt. ca. 1850 m. 19 mai (n. 369), c’est la forme type.
Var. humilis Batt. l.c. = S. humilis Desf. sensu stricto ; Murb. Contrib. I, 101 (pro subsp.).
Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, dans le gazon du bord de la mer, 2 mai (n. 19).
S. coronopifolius Desf. Fl. atl. II, 273 var. genuinus Hochr.
Hab. : Oran, environs d’Aïn Sefra, dans le sable de la dune, alt. ca. 1050 m. 14 mai (n. 200).
Var. oasicola Hochr., var. nov. — A typo differt habitu majore, caulibus elongatioribus, ramosioribus, crassioribus, foliis angustioribus, lobulis rarioribus et brevioribus, foliis inferioribus fere integris linearibus, capitulis majoribus, ligulis majoribus et numerosioribus.
Planta ca. 1 m. alta, ramosa ; caules ad 3-4 mm. crassi ; capit. discus ad 1,2 cm. in diam. latus ; ligulæ ca. 1 cm. longæ, ita ut capitula maxima plus quam 3 cm. in diam. metiant.
Hab. : Oran, dans les jardins du Ksar d’Aïn Sefra, sur le sable humide, alt. ca. 1080 m. 30 mai (n. 545).
Obs. — C’est une forme très exubérante du S. coronopifolius, mais qui en diffère autant, si ce n’est plus, que la var. subdentatus Boiss. Fl. or. I, 390. Notre plante diffère en outre de cette dernière par sa taille très élevée et ses gros capitules. Elle constitue évidemment une des nombreuses adaptations de plantes du bled au climat des oasis.
C. ægyptiaca Pers. Synops. II, 492 (1807) ; Murb. Contr. I, 101 = C. platycarpa Coss. in Bull. soc. bot. Fr. III, 564 (nomen nudum) = C. stellata var. hymenocarpa Coss. l.c. IV, 282 etc. (Voy. Murbeck l.c.).
Hab. : Oran, pentes rocailleuses en montant au télégraphe optique du Djebel Aïssa, alt. ca. 1400 m. 2 juin (n. 569) ; id. Duveyrier, sommet du Ras ed Dib, dans les fentes de rochers, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 631) ; id. Aïn el Hadjar près Saïda au N. des hauts plateaux, sur la voie ferrée, alt. ca. 1000 m. 11 mai (n. 145) ; id. Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 448).
Obs. — Les n. 569 et 631 ont des akènes ailés et un rostre court, le n. 145 a des akènes aptères mais un rostre plus long et le n. 448 est une forme très haute à feuilles et à fleurs très grandes, comme toutes les plantes oasicoles. Toutefois vu l’extrême variabilité de cette plante, nous ne saurions en faire une variété du n. 448. Nous avons vu en effet des spécimens cultivés dans le jardin de Boissier et présentant un port analogue.
E. spinosus L. Mant. I, 119 = E. Bovei Boiss. Diagn. ser. I, VI, 99.
Hab. : Oran, dune près du Ksar d’Aïn Sefra, alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 531), très commun dans la région.
Obs. — C’est bien le type qui habite surtout l’Egypte ; l’E. Bovei est une forme à feuilles un peu plus larges.
X. inapertum Willd. Sp. pl. III, 1902 (1801) = X. annuum β inapertum L. Sp. pl. ed. II, 1201 (1763) = X. erectum Presl Del. Prag. 106 (1822) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 484.
Hab. : Oran, dans les rochers du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 122) ; id. Tafaroua, station du chemin de fer dans la partie N. des hauts plateaux, alt. ca. 1100 m. 11 mai (n. 157) ; id. Ras Chergui sur Aïn Sefra, sous les buissons, entre 1600 et 2000 m. d’alt. 16 mai (n. 246) ; id. Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et buissonneux, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 341).
Obs. — Il est très intéressant de remarquer la différence considérable qu’il y a entre la plante de Saïda et celle des montagnes de l’extrême Sud. La première est subacaule quoique polycéphale et haute de 4 à 7 cm. ; la seconde est caulescente, ramifiée mono- ou polycéphale et atteint 30 cm. de hauteur. D’autre part, on peut remarquer que plus on descend vers le Nord et plus la plante devient courte, car le spécimen de Tafaroua (n. 157) tient le milieu entre les n. 122 de Saïda et 246 et 341 provenant de 1900 à 2000 m. d’alt. C’est en somme exactement l’inverse de ce qui se produit pour nos plantes alpines qui se raccourcissent d’autant plus qu’elles croissent à de plus hautes altitudes. Voici comment nous nous expliquons ce phénomène car le nanisme xérophytique doit être exclu. Ces plantes deviennent gazonnantes pour se protéger du froid des nuits ; elles s’appliquent contre le sol pour échapper au rayonnement nocturne très intense. Or la partie septentrionale des hauts plateaux est incontestablement plus froide que la partie méridionale et, en outre, dans les montagnes du Djebel Amour, ces plantes trouvent des expositions plus abritées que sur une plaine dépourvues d’arbres. (V. à ce sujet ma communication sur la dune d’Aïn Sefra in Comptes rendus de l’Acad. des Sc. de Paris 1903 l.c.). Enfin, dans le Sud, ces plantes, pour trouver une humidité suffisante, sont forcées de se réfugier sur les sommets, où elles croissent à l’ombre des chênes-verts et des genévriers. Ces derniers font donc aussi office d’écrans nocturnes et l’espèce y présente son port élancé habituel. Dans ce dernier cas l’étiolement pourrait aussi jouer un rôle.
C. corymbosa L. Sp. pl. 828 (1753).
Var. libanotica Boiss. Fl. or. III, 450 (1875) = C. libanotica Boiss. Diagn. ser. 1, X, 95.
Hab. : Oran, Duveyrier, pentes d’éboulis du Ras ed Dib, alt. ca. 850 m. 4 juin (n. 627) ; id. rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 643).
Obs. — Cette espèce est d’un polymorphisme vraiment extraordinaire et notre plante se rapproche évidemment le plus de la var. de Boissier, laquelle n’avait pas été signalée en Algérie. Ce n’est assurément pas la var. brachylepis de Battandier, car on y chercherait en vain des écailles obtuses et tachées de noir.
A. cæspitosa Desf. Fl. atl. II, 254, t. 225.
Hab. : Oran, ravin d’Aïn Aïssa, en grosses pelotes dans les rochers très secs, alt. ca. 1500 m. 20 mai (n. 324) ; id. rocailles près du télégraphe optique du Djebel Aïssa, alt. ca. 1680 m. 2 juin (n. 576), et très commun dans les stations analogues et élevées de la région.
A. prolifera Boiss. Diagn. ser. 1, X, 96 ; id. Fl. or. I, 452.
Hab. : Oran, dans la plaine près d’Aïn Sefra, croissant dans le sable entre les grosses touffes de végétation du steppe, alt. ca. 1100, 24 mai (n. 410) ; id. steppe rocailleux au pied du Djebel Aïssa, alt. ca. 1080 m. 2 juin (n. 568), et très répandu dans la plaine.
A. cancellata L. Sp. pl. 830 (1753) ; Boiss. Fl. or. III, 452.
Hab. : Oran, dans la plaine près d’Aïn Sefra, alt. ca. 1050 m. 18 mai (n. 283) ; id. steppe rocailleux près d’Aïn Sefra, au pied du Djebel Aïssa, alt. ca. 1080 m. 2 juin (n. 567), et remontant encore sur les pentes rocailleuses.
Obs. — Commun dans la plaine avec l’espèce précédente.
A. serratuloides Sieb. ap. Cass. in Dict. sc. nat. L, 58 (1826-34) ; Boiss. Fl. or. III, 453 = A. microcephala Coss. et Dur. ap. Kralik Pl. tunet. exsicc. n. 374 (1854).
Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 635).
A. flava Desf. Fl. atl. II, 254, (1800).
Var. citrina Hochr. = A. citrina Coss. et Kral. in Schmitt. Fragm. Fl. Alg. exsicc. n. 148 (1856) ; id. in Bull. soc. bot. Fr. IV, 361 (1857) = A. flava var. glabrescens Boiss. Fl. or. III, 452 (1875) ; Aschers. et Schweinfurth Ill. Fl. Eg. in Mem. inst. ég. II, 93 (1887).
Hab. : Oran, Aïn Sefra, dune près du Ksar, alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 538).
A. Babelii[53] Hochr. sp. nov. — Planta annua, acaulis, villosissima, radix simplex tenuis sed longa. Caulis brevis, dense foliosus, folia sessilia, lanceolata, spinescentia, supra ut subtus dense pilosa, sed non arachnoidea. Capitulum multiflorum unicum, foliis mutatis cinctum, eadem folia profunde lyrato-lobata, rache lineare, dorso parte medio viscoso-glanduloso lobis spinescentibus, linearibus, pilosis, ita approximatis et rachi perpendicularibus ut scalam æmulent. Involucri bracteæ capitulo æquilongæ exter. late, inter. angustissime lanceolatæ, virides apice pilosæ, longe acuminato-mucronatæ, mucrone apice brunneo. Flores sulfurei, exter. ligulati inter. tubulosi. Achænia pilis longis, crispulis, lanuginosis, argenteis vestita. Pappus multiradiatus ; radii plumosi infima basi solum coaliti, argentei, floribus fere æquilongi.
Caulis (vel melius planta) 4-6 cm. alta ; folia 3-5 cm. longa et spinis neglectis 0,7-1 cm. lata ; folia bracteiformia 2,5-3 cm. longa, rachis 0,2-0,3 cm. lata, lobi 0,5-0,8 cm. longi et basi ca. 0,075 cm. lati ; involucri bracteæ mucrone neglecto 1 × 0.5 — 1,5 × 0,1 cm. longæ et latæ ; mucro setaceus, brunneus ca. 0,5 cm. longus. Corollæ tubus ca. 1 cm. longus, ligulæ 0,3-0,6 cm. longæ. Achænium ca. 0,5 cm. longum, achæniorum villi ad 0,7 cm. longi ; pappus ca. 1 cm. longus. Capitulum 1,7-2 cm. longum et 0,8-1,2 cm. in diam. latum, ligulis neglectis.
Hab. : Oran, Duveyrier, pentes d’éboulis du Raz ed Dib, alt. ca. 850 m. 4 juin (n. 628).
Obs. — Cette fort jolie espèce est extrêmement caractéristique. Il est incontestable qu’elle ressemble le plus à l’A. flava, mais elle s’en distingue à première vue, par son port acaule et monocéphale, par son indument, par la forme très curieuse des feuilles entourant immédiatement le capitule et ressemblant à une échelle à un seul montant, par la zone visqueuse glanduleuse occupant la partie moyenne et dorsale de ces feuilles, et enfin par les poils de l’akène qui sont très élégamment crépelés, soyeux et d’un blanc d’argent, alors qu’ils sont un peu brunâtres et absolument droits chez l’A. flava. Ce dernier n’a pas des feuilles bractéales de la même forme et ces feuilles ne sont jamais glanduleuses sur le dos.
J. humilis DC. Prod. VI, 677 (1837) = Serratula humilis Desf. Fl. atl. II, 244, t. 220 (1800) = Serratula mollis Cav. Ic. I, t. 90, f. 1 (1791) [non = J. mollis Reich. = Carduus mollis L.] = J. Bocconi Guss. Fl. Sic. Syn. II, 448 (1844) = Serratula Bocconi Guss. Ind. Sem. h. Boccad. (1825).
Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, rochers du sommet, alt. ca. 2000 m. 16 mai (n. 253), et un peu partout à cette altitude.
On admet que le Carduus mollis Gouan Illustr. 63 est synonyme du Jur. humilis (V. Ind. Kew. 425). Cela nous paraît au moins douteux, car la planche de Clusius sur laquelle se base Gouan ne ressemble en rien à notre plante.
C. pteracanthus Dur. in Duchartre Rev. bot. I, 361 (1845-46).
Hab. : Oran, rochers du vieux Saïda, alt. ca. 930 m. 10 mai (n. 118).
O. arenarium Pomel Nouv. mat. 20 (1874) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 520 ; Bonn. et Barr. Cat. Tun. 241 = O. Sibthorpianum Boiss. et Held. ex Boiss. Fl. or. I, 561 (1875) = Carduus arenarius Desf. Fl. atl. II, 247 (1800).
Hab. : Oran, Aïn Sefra, un peu partout dans le sable, alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 525).
Obs. — Les Arabes de la région appellent cette plante le hakka et ils s’en servent pour faire du fromage. Ils arrachent les fleurs, les mâchent et les crachent ensuite dans le lait pour le faire cailler.
C. vulgaris Cass. Dict. XLV, 39 = Centaurea Crupina L. Sp. pl. 909 (1753).
Hab. : Oran, Djebel Aïssa, rochers herbeux du versant N. au delà du télégraphe optique, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 592).
C. pullata (e sect. Melanoloma) L. Sp. pl. 911 (1753).
Hab. : Oran, Saïda, près de l’oued, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 91).
C. Battandieri (e sect. Acrocentron) Hochr., nom. nov. = C. Cossoniana Batt. in Bull. soc. bot. Fr. XXXV, 341 (1888) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 497 [non Ball in Journ. Bot. 369 (1873) ; Spic. in Journ. Lin. soc. Lond. XVI, 527 (1878)].
Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, dans les rocailles à mi-côte, alt. ca. 1650 m. 16 mai (n. 271).
C. acaulis (e sect. Acrocentron) L. Sp. pl. 914 (1753) ; Desf. Fl. atl. II, 302, t. 243.
Hab. : Oran, Aïn el Hadjar, près Saïda, sur la voie du chemin de fer, alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 187).
Obs. — Comme l’indiquent Bonn. et Barr. Cat. Tun. 246, les Arabes tirent de la racine une matière colorante jaune.
C. incana (e sect. Acrocentron) Desf. Fl. atl. II, 301 (1800) [non Lag. nec Ten.] = C. pubescens Willd. Sp. pl. III, 2322 (1801) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 497.
Var. saharæ Hochr. comb. nov. = E. pubescens var. saharæ Batt. et Tr. l.c. = C. saharæ Pomel Nouv. mat. 30 (1874).
Hab. : Ras Chergui sur Aïn Sefra, au pied de la montagne, alt. ca. 1200 m. 16 mai (n. 275).
Var. monocephala Hochr., var. nov. — A typo differt caulibus simplicibus non ramosis, capitulo unico terminali ; caudice apice, inter petiolos foliorum radicalium, glabro.
Hab. : Oran, Djebel Aïssa, steppe d’alfa sur l’arête au delà du télégraphe optique, alt. ca. 1800 m. 2 juin (n. 597).
Obs. — Le nom de Desfontaines doit primer, parce qu’il est antérieur puisqu’il est cité par Willdenow.
C. eriophora (e. sect. Mesocentron) L. Sp. pl. 916 (1753).
Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 117).
C. maroccana (e sect. Mesocentron) Ball in Journ. Bot. 370 (1873) ; id. Spic. in Journ. linn. Soc. XVI, 530 (1878) = C. pterodonta Pomel Nouv. mat. p. 28 (1874) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 499.
Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 636) a été aussi récolté à El Kantara (Sahari) 3° 21′ long E. par E. G. Paris Iter bor. Afric. n. 466.
C. melitensis (e sect. Mesocentron) L. Sp. pl. 917 (1753) = C. apula Lam. Encycl. I, 674.
Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, au pied de la montagne, près de la dune, alt. ca. 1150 m. 16 mai (n. 264).
C. Calcitrapa (e sect. Calcitrapa) L. Sp. pl. 917 (1753).
Hab. : Oran, Saïda, rives de l’oued, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 92).
C. algeriensis (e sect. Calcitrapa sed aff. sect. Seridia fide Coss.) Coss. et Dur. Notes pl. crit. p. 136 (inter 1851 et 1852).
Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 97).
C. dimorpha (e sect. Seridia) Viv. Fl. lyb. spec. 58, t. 24 f. 3 (1824) ; Boiss. Fl. or. III, 692 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 504 ; Bonn. et Barr. Cat. Tun. 243.
Var. lævibracteata Hochr., var. nov. — A typo differt caudice plerumque caulem unicum gerente, caule elongato ± ramoso et præcipue involucro capitulorum juniorum quoque, glaberrimo nec arachnoideo.
Hab. : Oran, Aïn Sefra, dans le sable, alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 524).
Obs. — Viviani a appelé son espèce bimorpha, ce que les auteurs subséquents ont changé correctement en C. dimorpha. Mais il n’y a pas là deux espèces comme paraît l’indiquer l’Ind. Kew.
C. crupinoides (e sect. Amberboa) Desf. Fl. atl. II, 293 = Amberboa crupinoides DC. Prod. VI, 559 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 506. = Volutarella bicolor Cass. in Dict. sc. nat. L., 250.
Hab. : Oran, Aïn el Hadjej, station au S.-E. d’Aïn Sefra, steppe pierreux, alt. ca. 1000 m. 4 juin (n. 609).
C. calvus Batt. et Tr. in Bull. assoc. fr. avanc. sc. 489 (1889) ; Fl. Alg. I, 510 (1890) = Carduncellus calvus Boiss. et Reut. Pugill. 64.
Hab. : Oran, Saïda, prairie, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 137).
Obs. — Les soies du pappus sont simples, c’est pourquoi nous classons cette espèce dans ce genre et non parmi les Carduncellus qui ont des soies plumeuses.
C. Duvauxii Batt. in Bull. soc. bot. Fr. XXXV, 341 et 390 (1888) ; id. Fl. Alg. I, 515.
Hab. : Oran, rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani, alt. ca. 1000 m. 5 juin (n. 661).
Obs. — M. Battandier a découvert cette espèce au col de Founassa mais elle avait été déjà distribuée dans l’exsicc. de Bourgeau Pl. d’Alg. n. 67 (1856) sous le nom de C. atractyloides. En tous cas l’échantillon de l’Hb. Boiss. appartient à l’espèce de M. Battandier.
W. saharæ Benth. et Coss. in Bull. soc. bot. Fr. XIX, 165 (1872).
Hab. : Oran, Duveyrier, dans les fentes de rochers au sommet du Ras ed Dib, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 632), et retrouvée dans les rochers arides au N. de l’oasis de Mograr Foukani.
Obs. — Ce genre monotype n’a été vu que dans cette région où il semble assez rare. Comme il est fort peu connu, il est bon de faire, d’après la photographie que nous avons rapportée, quelques rectifications à la description de Cosson.
Ce végétal est un fort bel arbuste de 1,5 à 3 m. de haut, fortement ramifié dès la base et dont les feuilles, d’un beau vert, tranchent sur l’écorce qui est d’un blanc d’argent. Les branches sont épaisses, surtout à leur partie inférieure, mais elles sont extrêmement légères et fragiles à cause du grand développement de la moelle et du liège. La plante répand une odeur sui generis et renferme en petite quantité un suc laiteux, elle est connue des indigènes qui l’utilisent, mais je n’ai pu savoir pourquoi.
C. cœrulea L. Sp. pl. 812 (1753).
Hab. : Oran, rochers du vieux Saïda, alt. ca. 950 m. 10 mai (n. 123).
Var. propinqua Hochr. = C. propinqua Pomel Nouv. mat. 19 (1874) = C. cærulea var. tenuis Ball Spic. in Journ. linn. Soc. XVI, 533 (1878).
Hab. : Oran, vallon au pied du Djebel Morghad, dans le steppe d’alfa, alt. ca. 1200 m. 24 mai (n. 462).
Obs. — Le nom de Pomel étant antérieur de 4 ans à celui de Ball nous paraît devoir être conservé.
K. linearis Pallas Reise III, 755 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 533.
Hab. : Oran, El Archaïa près Méichéria, dans le sable, alt. ca. 1200 m. 11 mai (n. 181).
R. stellatus Gärtn. Fruct. II, 354 (1791) ; Willd. Sp. pl. III, 1625 (1801) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 532.
Hab. : Oran, Aïn el Hadjar près Saïda, sur la voie ferrée, alt. ca. 1000 m. 11 mai (n. 146).
H. cretica Willd. Sp. pl. III, 1617 (1800) = Hyoseris cretica L. Sp. pl. 810 (1753) = H. polymorpha DC. Prod. VII, 81 (1839).
Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, rochers au bord de la mer, 2 mai (n. 86), forme pendula de Batt. Fl. Alg. I, 531 ; environs d’Alger, Pointe Pescade, 5 mai (n. 69) ; Oran, Aïn Aïssa près Aïn Sefra, sur l’emplacement du sanatorium, alt. ca. 1600 m. 19 mai (n. 335), plante très courte et très velue, à poils glochidiés ; Oran, steppe rocheux près d’Aïn Sefra, au pied du Djebel Aïssa, alt. ca. 1080 m. 2 juin (n. 566), à feuilles sinuées pennatifides.
Var. oasicola Hochr., var. nov. — A typo differt statura maxima, caulibus elongatis erectis, foliis maximis parcissime ciliatis ; radice tenuissima. Involucri bracteæ hispidæ.
Radix ca. 2 cm. longa ; planta fere 40 cm. alta ; folia infer. 7-10 cm. longa 1-1,5 lata, suprema 3-4 cm. longa et 0,3-0,6 cm. lata ; pedunculi nudi, glabri 8-12 cm. longi et ad 2,5-3 mm. crassi.
Hab. : Oran, Tircount, point d’eau dans le Faidjet el Betoum, sable humide sous les lauriers roses, alt. ca. 1200 m. 26 mai (n. 450).
Obs. — C’est évidemment là une des innombrables formes de l’Hedypnois mais sa stature vraiment extraordinaire et son port si absolument différent nous ont induit à la distinguer comme variété. Peut-être n’est-ce qu’une simple variation stationelle.
H. ætnensis (e sect. Seriola) Ball Spic. in Journ. linn. Soc. XVI, 542 (1878) = Seriola ætnensis L. Sp. pl. ed. II, 1139 ; Benth. et Hook. Gen. II, 520 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 537.
Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 53) ; id. Pointe Pescade, ravin, 5 mai (n. 77).
U. Dalechampii F. W. Schmidt Samml. phys. Aufs. I, 276 (1795) = Tragopogon Dalechampii L. Sp. pl. 790 (1753).
Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, brousse, 4 mai (n. 43).
U. picroides F. W. Schmidt l.c. = Tragopogon picroides L. l.c.
Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 51).
L. Salzmanni (e sect. Kalbfussia[54]) Ball Spic. in. Journ. linn. Soc. XVI, 545 (1878) = Kalbfussia Salzmanni Schultz Bip. in Flora XVI, 724 (1833) = Apargia verna Salzm. in Delile Ind. Sem. hort. Monsp. (1836).
Var. Muelleri Ball l.c. = K. Muelleri Schultz. l.c.
Hab. : Oran, El Beida, entre Saïda et le Kreider, dans le gravier de la voie ferrée, alt. ca. 1060 m. 11 mai (n. 161).
Obs. — Nous pensons, avec Ball, que ces deux plantes peuvent être considérées comme variétés d’une même espèce. Remarquons en outre combien il est anormal d’accoler le nom du sous-genre au nom de l’espèce comme le font Batt. et Tr. l.c. qui appellent K. Muelleri une espèce rangée par eux-mêmes dans le genre Leontodon. Il en est de même pour les Picris. Cet arrangement est absolument contraire à la méthode linnéenne.
P. saharæ (e sect. Spitzelia) Hochr., comb. nov. = Spitzelia saharæ Coss. in Bull. soc. bot. Fr. IV, 369 et 397 (1857) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 543 = S. lyrata Coss. et Dur. non Schultz. Bip.
Hab. : Oran, dans le sable, près de la voie ferrée à env. 10 km. d’Aïn Sefra, alt. ca. 1150 m. 2 mai (n. 415) ; id. Duveyrier, sommet du Raz ed Dib, dans les pierres, alt. ca. 950 m. 4 juin (n. 626).
Var. oranensis Hochr., var. nov. — A typo differt caulibus elongatis, foliatis, erectis, parte superiore paulo ramosis ; foliis maximis fere integris, infer. vix rosulatis ; floribus maximis sulfureis. Caules 12-27 cm. longi ; folia ad 10 cm. longa et 1,2 cm. lata ; capitula ad 3 cm. in diam. lata.
Hab. : Oran, Aïn Sefra, pierres sculptées préhistoriques dans la plaine rocheuse, alt. ca. 1050 m. 18 mai (n. 282).
Obs. — Notre n. 415 est évidemment la plante appelée S. getula par Pomel (Nouv. mat. p. 267). Nous ne saurions la distinguer du type, même comme variété, car alors notre variété oranensis devrait être considérée, toutes proportions gardées, comme une espèce de premier ordre. Or ce n’est pas le cas, cette dernière constitue bien plutôt une modification curieuse du P. saharæ dont elle a l’indument, les bractées involucrales et tous les détails du fruit. Cependant son port, ressemblant beaucoup à celui de l’Hagioseris galilæa type, de Boissier, ferait croire au premier abord à une espèce très distincte.
P. cupuligera (e. sect. Spitzelia) Walp. Ann. I, 461 (1848-49) = Spitzelia cupuligera Dur. in Duch. Rev. bot. II, 431 (1846) = P. pilosa Ball Spic. in Journ. linn. Soc. XVI, 536 (1878) [non Delile (1813)].
Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 134) ; id. Bou-Ktoub, près du Kreider, dans le sable, alt. ca. 950 m. 11 mai (n. 173).
Obs. — Nous croyons, avec Battandier, qu’il n’est pas possible d’identifier notre plante avec le P. pilosa de Delile, dont la planche représente les akènes extérieurs pourvus d’un pappus fimbrié et non cupuliforme.
S. laciniata L. Sp. pl. 791 (1753).
Hab. : Oran, Aïn Aïssa, près d’Aïn Sefra, dans la petite prairie sèche où était le sanatorium, alt. ca. 1600 m. 19 mai (n. 334).
Obs. — C’est une forme acaule, décombante et très courte de cette espèce si polymorphe.
S. undulata Vahl Symb. II, 86 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 548.
Var. alexandrina Bonn. et Barr. Cat. Tun. 262 (1896) ; Murb. Contr. I, 111 = S. alexandrina Boiss. Fl. or. III, 760 (1875).
Hab. : Oran, près Tiloula, dans la plaine d’alfa, alt. ca. 1200 m. 18 mai (n. 316).
A. integrifolia L. Sp. pl. 808 (1753).
Var. integrifolia Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 567 (1890).
Hab. : Environs d’Alger, Fort de l’Eau, au bord de la mer 2 mai (n. 81).
A. Chevalieri Barr. ap. Cheval. Notes sur la Fl. du Sahara in Mém. Hb. Boiss. VII, 10 (1900).
Hab. : Oran, Aïn Sefra, dans le sable mouvant de la dune, près du Ksar, alt. ca. 1080 m. 30 mai (n. 543).
L. resedifolia O. Kuntz. ex Hoffm. in Engler u. Pr. Nat. Pfl. fam. IV, 5, 370 = Zollikoferia resedifolia Coss. Not. Crit. 120 = Scorzonera resedifolia L. Sp. pl. 1198 = Zoll. chondrilloides DC. Prod. VII, 183 = Z. chondrilloides Hook. Fl. brit. Ind. III, 415.
Var. viminea Hochr., comb. nov. = Zollikoferia resedifolia var. viminea Lange Pugill. 149.
Hab. : Oran, le Kreider, dans le sable, alt. ca. 950 m. 11 mai, (n. 158) ; id. près d’Aïn Sefra, en touffes dans le sable, près de la voie ferrée, alt. ca. 1150 m. 24 mai (n. 417) ; id. Aïn Sefra près du Ksar, sur la limite de la dune au pied des peupliers, alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 529) forma elongata.
L. spinosa Sch. Bip. in Webb Phyt. canar. II, 428 = Prenanthes spinosa Forsk. Fl. æg-arab. 144 = Zollikoferia spinosa Boiss. Fl. or. III, 826.
Hab. : Oran, Ras Chergui sur Aïn Sefra, formant de grosses touffes dans les fentes de rochers, alt. ca. 1500 m. 16 mai (n. 206).
S. oleraceus L. Sp. pl. 794 (1753).
Hab. : Oran, Saïda, dans une haie au bord de la route, alt. ca. 850 m. 10 mai (n. 102).
S. asper Hill. Herb. brit. I, 47 (1769) ; Vill. Hist. Pl. Dauph. III, 158 (1789) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 555.
Hab. : Oran, Aïn Aïssa, terrain marécageux près de la source, alt. ca. 1600 m. 20 mai (n. 337).
S. tenerrimus L. Sp. pl. 794 (1753).
Var. glandulosus Lange Ind. Sem. hort. hafn. 19 (1853) ; id. Pugill. 150.
Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, 4 mai (n. 49).
Var. lævigatus Lange Pugill. p. 150 (1860-65).
Hab. : Environs d’Alger, Pointe Pescade, 5 mai (n. 68).
Obs. — Cette espèce semble absolument inconstante au point de vue de la durée, elle est indifféremment annuelle ou vivace.
S. maritimus L. Syst. ed. X, 1192.
Hab. : Oran, Aïn Sefra, jardins du Ksar, alt. ca. 1050 m. 30 mai (n. 542).
L. viminea (e sect. Phœnixopus) J. et K. Presl. Fl. cech. 160 (1819) ; Link Enum. II, 281 (1822) = Prenanthes viminea L. Sp. pl. 797 (1753).
Hab. : Oran, rochers herbeux sur le versant N. du Djebel Aïssa, au delà du télégraphe optique, alt. ca. 1700 m. 2 juin (n. 581).
R. picroides Roth Bot. Abh. 35 (1787) = Picridium vulgare Desf. Fl. atl. II, 221 (1800) = Scorzonera picroides L. Sp. pl. 792 (1753).
Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 108).
Var. intermedium Hochr., comb. nov. = Picridium vulgare var. intermedium Bonn. et Barr. Cat. Tun. 268 = Picrid. intermedium Schulz Bip. ap. Webb Phyt. canar. II, 451 ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 559.
Hab. : Environs d’Alger, Bouzarea, rochers, 4 mai (n. 46).
R. orientalis Hochr., comb. nov. = Scorzonera orientalis L. Sp. pl. ed. II, 1113 (1763) = Picridium orientale DC. Fl. fr. IV, 16 (1805) ; Murb. Contr. I, 112 = Picr. discolor Pomel Nouv. mat. 6 = P. saharæ Pomel l.c. 262, etc.
Hab. : Oran, Aïn Sefra, pierres sculptées préhistoriques, rochers, alt. ca. 1050 m. 18 mai (n. 280) ; id. au pied du Djebel Mekter, versant sud, rochers herbeux, alt. ca. 1200 m. 5 juin (n. 666).
Obs. — Nous renvoyons au sujet de la synonymie de cette espèce à la dissertation de M. Murbeck, en ajoutant toutefois qu’on ne saurait séparer les P. discolor et saharæ de Pomel.
C. taraxacifolia (e sect. Barkhausia) Thuill. Fl. Par. 409 (1799) ; Batt. et Tr. Fl. Alg. I, 563 ; Bonn. et Barr. Cat. Tun. 268.
Hab. : Oran, prairie rocheuse près du vieux Saïda, alt. ca. 900 m. 10 mai (n. 109) ; id. Aïn el Hadjar, près Saïda, sur la voie ferrée, alt. ca. 1000 m. 11 mai (n. 185) ; id. Djebel Morghad, versant S.-E., pentes herbeuses, dans l’alfa, alt. ca. 1600 m. 26 mai (n. 468).
Obs. — Ces plantes appartiennent à la forme appelée C. taraxacoides par Desf.
Var. Aïssæ Hochr., var. nov. — A typo differt caule subscapiforme ; foliis caulinis minimis, linearibus ; inflorescentia depauperata ca. 3-capitata ; involucro canescente, bracteis margine fere non scariosis.
Caulis ca. 38 cm. altus ; folia radicalia ca. 10 × 1,7 cm. longa et lata, lyrato-pinnatilobula.
Hab. : Oran, Djebel Aïssa, versant S.-E., rochers herbeux et buissonneux, alt. ca. 1750 m. 19 mai (n. 343).