Exul ades, nimium felix! tu victima veri,
Causa boni, patriæ facta, D’Eone, tua est.
Curia quondam habuit magnum Romana Catonem:
Majorem sed habet jam Gallicana suum.
Political Register, 1768.

A Mademoiselle —— qui s’était déguisée en homme.

Bonjour, fripon de Chevalier,
Qui savez si bien l’art de plaire,
Que, par un bonheur singulier,
De nos beautés la plus sévère
En faveur d’un tel écolier,
Déposant son ton minaudier
Et sa sagesse grimacière,
Pourrait peut-être s’oublier,
Ou plutôt moins se contrefaire.
Mon cher, nous le savons trop bien:
(Le ciel en tout est bon et sage)
Pour un si hardi personnage,
Dans le fond vous ne valez rien.
Croyez-moi: reprenez un rôle
Que vous jouez plus sûrement:
D’un imposteur déguisement
Que votre sexe se console;
Du mien vous faites le tourment;
Et le vôtre, sur ma parole,
Vous doit son plus bel ornement.
Hélas! malheureux que nous sommes!
Vous avez tout pour nous charmer:
C’est bien être au-dessus des hommes
Que de savoir s’en faire aimer!
M. D’Arnaud.
Almanach des Muses, 1771.

Lines on hearing a greyheaded lady called Miss.

In humdrum, ancient days, the pretty name
Of Miss at twenty was exchang’d for Dame,
But these wise times to compliment exhort ye,
For modern Misses are full five-and-forty.
Eleven’s a Nick.
The Westminster Gazette, October 8-12, 1776.

Quatrain pour le buste de Mademoiselle D’Eon, exécuté par Madame Falconet.

Ce marbre, où de D’Eon le buste est retracé,
A deux femmes assure une gloire immortelle;
Et par elles vaincu, l’autre sexe est forcé
D’envier à la fois l’artiste et le modèle.
M. Blin Le Sainmore.
Almanach des Muses, 1781.

Impromptu sur Mademoiselle D’Eon, qui lui a été remis à Londres par M. Angelo, père, maître d’armes de la famille Royale d’Angleterre.

D’EON, ce double habit, qui frappe nos regards,
Semble nous annoncer ton double caractère.
Oui, tu sus dans la paix, au milieu des hazards,
Cultiver d’une main politique et guerrière
L’olive de Minerve, et les lauriers de Mars.
Ch. MSS.

On Mademoiselle D’Eon’s skill in fencing.

A prodigy! this Chevalier,
A most unrivalled peerless Peer
Is surely Monsieur D’Eon;
In arts of peace and war renown’d,
As well as politics profound,
And brave as Cœur-de-Lion.
In vain may time his page explore,
To find a precedent of yore,
As yet out-done by no man;
Let Britain boast her warlike sons,
Or Asia of her amazons,
While France can boast a woman.
Both sexes’ admiration thou,
A female and a manly brow,
At once so oddly met;
Say, can ye sages yet decide
Which, best or both, can D’Eon guide,
The camp or cabinet.
Old Newspapers.