Par famille, j’entends les frères, sœurs, oncles, tantes, arrière-cousins ou neveux.
De cette liste, il convient d’isoler d’abord les frères et sœurs qui constituent un genre de parenté spéciale, mais inassimilable au reste.
En effet, il n’y a entre vous et votre sœur (si vous préférez frère, appliquez au masculin les observations qui vont suivre) que deux attitudes possibles : être en excellents termes ou brouillées à couteau tiré.
De sœur à sœur, l’on se hait on l’on s’adore ; pas de milieu. Et ne croyez pas que le hasard ou des circonstances imprévues déterminent lequel des deux sentiments doit présider à vos relations.
Rien, au contraire, n’est plus méthodique, plus raisonné, plus facile à déduire.
Il en résulte, comme première conséquence, qu’il ne vous est pas loisible d’adopter, en cela, des dehors d’indifférence. Voir votre sœur de loin en loin, éviter de la mêler à votre cercle mais cependant lui faire bon accueil, est une contradiction qui choquerait le monde et qu’il ne prendrait pas la peine d’analyser.
La voix du sang, madame ! Respectez cette voix qui fait qu’un père devenu aveugle et sourd, reconnaît, dans une foule, l’enfant chéri qu’un traître lui vola le jour de sa naissance quarante ans auparavant.
Or l’affection entre sœurs est tellement classique, la chromolithographie nous a montré tant de belles jeunes filles se souriant, la main dans la main, qu’on n’en veut plus démordre.
La chanson elle-même a popularisé les droits imprescriptibles de la tendresse fraternelle. Ne chante-t-on pas, dans l’une des plus fameuses de notre temps, le Bal de l’Hôtel de Ville :
C’est au point que le poète n’a pas cru risquer un classement téméraire, en nommant la sœur avant la femme et les mioches !
Vous n’avez donc pas le droit d’user de modération : tout ou rien, voilà mon ultimatum.
Mais dans quel cas, tout ? Dans quel cas, rien ?
Ma réponse ne sera point ambiguë car elle repose sur une base purement mathématique.
Si votre sœur est très belle, très riche, très brillamment mariée, très intelligente, très instruite, rompez sans une seconde d’hésitation. N’est-il pas en effet bien naturel de vous débarrasser d’une rivale dangereuse ? Qu’une amie, une parente éloignée, réunissant les qualités susdites, paraisse dans votre salon, rien de mieux. Cela le meuble avec éclat et la présence forcément intermittente de votre lointaine alliée la rend inoffensive. Mais votre sœur ! Une femme qui se croirait le droit d’être sans cesse auprès de vous, qui considérerait comme siens vos familiers et vos admirateurs, qui, pour un peu, ferait les honneurs de votre maison et finirait par vous y tolérer presque ! Il n’y faut point songer.
Qu’elle aille porter ailleurs une supériorité capable de primer la vôtre et nous laisse en repos.
Encore ne pouvez-vous l’écarter sans raison. Mais est-il besoin d’indiquer à une femme quelque stratagème de nature à provoquer une brouille ? Vous rendriez, madame, pour les querelles, bien des points aux Allemands et je me garde de vous influencer en rien.
Par contre, cette sœur moins jolie que vous, moins richement établie, moins douée d’une façon générale, a droit à vos plus affectueux égards.
Vous pouvez l’admettre sans crainte dans votre intimité, vous devez la choyer, l’embrasser, lui donner des noms tendres, la présenter à la ronde comme votre meilleure et plus sûre amie. Vous aurez pour elle, en public, des attentions charmantes, vous marquerez qu’il vous serait agréable qu’on l’invitât partout avec vous ; vous en ferez enfin votre inséparable, vous réservant de la remettre à sa place, au cas où la tentation lui viendrait de s’en écarter, par une de ces phrases aiguës et venimeuses, une de ces allusions méchamment péremptoires, que seule, je crois, une sœur est capable de trouver.
Moyennant cette tactique, vous n’aurez pas en elle une concurrente mais seulement un courtisan de plus. Votre sœur jouera le même rôle que votre mari, c’est-à-dire qu’elle balancera l’encensoir intime, indispensable pour donner le rythme aux thuriféraires du second degré.
Si la Providence généreuse vous a donné plusieurs sœurs, le problème n’en est point compliqué. Il suffit d’opérer individuellement avec chacune d’elles, ainsi que je viens d’avoir l’honneur de vous le conseiller.
Une petite sœur cadette, non mariée, quelque chose comme l’aînée de vos enfants à vous égaierait votre intérieur en y mettant le charme et la fraîcheur d’une jeune fille, sans vous obliger à vieillir. Mais, me direz-vous, cela ne s’improvise pas, on n’a point ainsi de sœurs jeunes ou vieilles à volonté. Évidemment l’âge de vos parents ne comporte guère ces sortes de commandes. Contentez-vous, encore une fois, de ce qui est, en vous évertuant à le faire servir à votre gloire.
En arrière des frères et sœurs, nous trouvons l’ensemble énuméré plus haut, des cousins, tantes, neveux, collatéraux, alliés de toutes sortes.
Vous allez trier cette foule et en composer deux groupes bien tranchés, sans distinction de parenté.
Dans le premier figureront les titulaires d’un revenu montant au moins à vingt mille livres ; dans le second tous ceux dont la fortune ne représente point ce chiffre ou, pour tout dire d’un mot, les sans-le-sou.
Votre société habituelle sera prise exclusivement dans le premier groupe dont les membres auront droit à des égards proportionnés à leurs ressources. Il va de soi qu’une tante de cent mille écus de rentes ne saurait être sur le même pied qu’une autre qui vivote avec dix mille.
Quant aux malheureux parqués dans le second groupe à ceux qui passent leur vie pendus à la queue du diable, ils n’existent pas pour vous.
Il n’est point d’affection, de penchant particulier qui vous permette d’enfreindre cette règle.
Si les gros capitalistes se rencontrent plutôt dans la famille de votre mari, n’hésitez pas : faites table rase des petites jalousies habituelles en pareil cas, éliminez vos proches à vous et recherchez vos alliés, à qui du reste vous donnez les mêmes titres que s’ils vous tenaient par le sang.
En effet, c’est le seul moyen d’avoir à votre porte des voitures décentes, dans votre salon des toilettes avouables, à votre table des connaisseurs experts, à vos soirées des gens pleins d’aisance et d’agréments.
Ajoutez à cela que les gagne-petit n’ont, par définition, jamais de situations élevées qui fassent honneur et que, noyés dans un milieu plus brillant, ils ne savent que dire et importunent.
On n’imagine pas le trouble que peut jeter dans un cercle, un seul parent pauvre. Il est assis gauchement sur son siège dans une pose d’homme ignorant de la manœuvre mondaine et lamentablement dépaysé ; il sourit au petit bonheur, de droite et de gauche, à des voisines qui ne lui parlent pas et son air malheureux finit par forcer l’attention. On le regarde, il perd toute contenance, il maudit ses bras et ses jambes qui l’embarrassent au dernier point ; son corps lui-même voudrait être au diable ; son chapeau roule de ses genoux ; sa cravate remonte le long de son col ; on se demande tout bas, avec de folles envies de rire à peine dissimulées : « Quel est donc ce monsieur ? » Et il comprend fort bien…
Si c’est une femme, l’effet est pire encore.
Parmi les soies ajustées des toilettes qui l’entourent, elle arbore niaisement ses petits lainages pervenche ou feuille de rose, convaincue que de telles couleurs doivent compenser et au delà la grossièreté de l’étoffe. Elle remue à peine, de peur que les épingles qui corrigent les bâillements désastreux des coutures ne viennent, en désertant leur poste, à provoquer la déroute du corsage ou à laisser béante l’ouverture de la robe. Intimidée, rouge, tremblante, elle n’a d’yeux que pour le bout de ses gants encore infectés par la benzine du dixième lavage et elle rentre, sous l’abri tutélaire de sa jupe, ses bottines déformées, maintes fois recousues.
Convenez que vous seriez, à beaucoup moins, submergée par le plus meurtrier ridicule. Un salon digne de ce nom, le vôtre, n’est point une Cour des Miracles et les gens qui vous font la grâce d’y venir, désirent, avant tout, rester entre eux.
Il ne saurait être question de naissance égale, d’éducation analogue et autres billevesées que les victimes de la « purée » invoquent pour escalader certains degrés, en alléguant que cela seul constitue le rang social et non la fortune.
Au-dessous de vingt mille livres de rente, je vous l’ai dit et je vous jure que je mets les choses au plus juste prix, il n’y a plus ni rang ni cousinage qui tienne : il faut éliminer sans pitié.
Pourtant, je ne veux pas la mort du pécheur, et si vous soupçonnez vos parents pauvres de pouvoir être utiles au besoin, recevez-les avec bonhomie tant qu’il vous plaira, mais jamais après deux heures. Ils doivent se contenter de l’instant où vous êtes en conférence avec votre bijoutier et votre tapissier ou rester chez eux. Croyez bien, d’ailleurs, qu’ils n’ont pas la cervelle construite autrement que les autres, et qu’ils s’estimeront heureux s’ils sont introduits dans ces beaux appartements qui les font crever d’envie et s’ils peuvent trouver ainsi l’occasion, le soir, en causant avec des amis pas poseurs, de leur lâcher deux ou trois fois, négligemment, votre nom illustré par les chroniques élégantes.
Afin de bien établir les différences de niveau, ne rendez, sous aucun prétexte, les visites qui vous seront faites par les membres de la catégorie besogneuse. Comme ils habitent, en général, des étages invraisemblables, vous pouvez donner l’excuse de vos palpitations et de vos précoces douleurs. Si peu que vous y mettiez d’adresse, invariablement, vous obtiendrez cette réponse : « Comment donc, ma cousine (ou tante, ou nièce, etc.), je ne compte pas avec vous ! Je reviendrai vous voir, mais à la condition que vous ne vous fatiguerez pas à escalader mon perchoir. » Vous protesterez en riant, l’autre s’en ira ravie et la cause sera entendue.
On ne vous accusera pas de maltraiter votre famille, car vous aurez les opulents pour témoigner de vos bons sentiments. Et puis est-il possible d’être intime avec tant de collatéraux ? Évidemment non. Le hasard seul veut que les plus familiers soient précisément les plus cossus.
Malgré tout, il ne sera pas hors de propos de donner de votre esprit de famille une marque extraordinaire.
Vous ferez en sorte de trouver parmi vos parentes les moins à l’aise, une cousine entre deux âges, pas trop proche pour éviter la déconsidération, pas trop éloignée pour n’avoir pas l’air d’obliger une étrangère, et vous la prendrez purement et simplement à votre charge.
Elle demeurera chez vous, vivra de votre vie, partagera vos plaisirs, sera de vos voyages, en un mot fera partie intégrante de la maison.
Pour le monde, cela signifie que votre grandeur d’âme n’a pas reculé devant une charge nouvelle, que vous n’avez point hésité à encombrer votre budget d’un article facultatif pour venir en aide à une infortune imméritée, que vous êtes enfin parente aussi généreuse que parfaite épouse et mère admirable.
Pour la cousine recueillie comme une épave, cela implique l’obligation d’aller au-devant du moindre de vos désirs, de donner des preuves manifestes et continuelles de sa reconnaissance, de chanter vos louanges, en tous lieux, sur le ton le plus vibrant et le plus convaincu.
Pour vous, cela veut dire que vous avez déniché, sans bourse délier, une gouvernante idéale pour vos enfants, affranchie de la qualité d’institutrice, un précieux lieutenant capable de vous suppléer dans maintes corvées mondaines, en même temps qu’une surveillante attentive aux moindres besoins de votre caniche.
J’y vois encore un autre avantage.
Il peut arriver, en somme, qu’un parent réduit aux dernières angoisses de la gêne, possède assez d’aplomb pour venir, entre deux phrases banales, vous glisser une invite dans le genre de celle-ci : « L’année a été si mauvaise, mes petites récoltes si compromises que j’ai cru pouvoir me risquer à vous demander si vous ne voudriez pas être assez bonne pour avoir l’obligeance de prendre la peine de m’avancer… »
Aux préliminaires d’abord, au ton adopté ensuite, à ce dernier mot enfin, vous voyez de quoi il retourne. Vous interrompez, d’un geste doux, le solliciteur à qui vous répliquez, non sans un affectueux trémolo : « Hélas ! depuis que j’ai pris notre cousine à ma charge, il ne me reste plus un louis disponible. Si je l’avais, je vous jure bien qu’il serait pour vous. »
A cela que répondre ? Rien évidemment. Le mendiant que l’on évince en lui disant : « J’ai mes pauvres, » se détourne et quête ailleurs. C’est ce que fera votre « tapeur », sans avoir, en aucune façon, le droit de vous maudire…
Il me reste à parler d’une dernière classe de parents appelés à jouer un grand rôle dans votre existence : les parents à succession, ceux tout au moins dont l’héritage ne vous est pas nécessairement dévolu, à qui, par conséquent, il est indispensable d’inspirer une préférence en votre faveur.
Le plus urgent, c’est de convaincre le futur testateur que ses autres héritiers sont à l’affût de la moindre bronchite ou de la plus légère indisposition capable de se compliquer et de l’emporter dans les trois jours.
Il faut les montrer, échafaudant des projets dans l’ombre, supputant ce qu’il sera possible d’exécuter avec la fortune enfin obtenue, attendant avec une impatience fiévreuse le moment de prendre le joyeux deuil.
Mais avec quelle légèreté ne faut-il pas insinuer ces calomnies qui ont mille chances d’être à peine des médisances ! Avec quels mots pesés, quelles phrases vingt fois remises sur le métier ne doit-on pas risquer de semblables confidences !
On ne saurait en fixer d’avance les termes : un incident, un détail, un rien suffisent pour échafauder une dénonciation et le choix plus ou moins éclairé de la base, entraîne l’équilibre plus ou moins stable de l’édifice.
Il est probable que vos concurrents ne manqueront pas d’utiliser les mêmes pratiques à votre égard. Ce sera donc le cas ou jamais de vous révéler femme supérieure en vous montrant plus habile qu’eux et surtout en n’ayant jamais l’air d’éprouver en ce qui les concerne, la plus petite jalousie.
Cela fait, il existe une ligne de conduite sage et modérée dont vous aurez soin de ne pas vous départir.
En général les vieillards ont des trésors de méfiance à l’usage de leurs légataires éventuels. Ils ne sont pas si sots qu’on croit, et si la flatterie a sur eux son influence universelle, du moins la veulent-ils, pour être dupes, vraisemblable et tempérée de quelque réserve.
L’héritier qui s’en va répétant à son oncle nonagénaire « Vous êtes beau ; vous êtes bon ; vous êtes plein d’esprit ; vous êtes infaillible, » ne tarde pas à être percé à jour et à recevoir son congé.
Un vieillard, c’est vrai, veut avoir raison ; son âge, son expérience, le discernement qu’il se suppose ne lui rendraient pas moins insupportable quiconque s’aviserait de le contrecarrer brutalement.
Mais entre le fait de contredire avec persistance et l’approbation fastidieuse à force d’être plate, il y a place pour mille tempéraments.
Par exemple, savez-vous rien qui soit plus flatteur pour l’amour-propre que de convaincre ? Amener, par la persuasion, un opposant à renier sa conviction première pour adopter la vôtre est, à coup sûr, la tâche la plus agréable de l’esprit en même temps que la victoire la plus douce de la vanité.
Eh bien ! soyez pour vos riches cousins, l’occasion d’un de ces faciles triomphes et vous serez émerveillée de l’effet produit.
Il y a tout dans l’artifice que je vous recommande. D’abord votre dignité paraît en bonne posture et détourne le soupçon. Ensuite, votre interlocuteur, subjugué par la puissance de ses propres arguments, ravi de rester maître du terrain se trouve étonnamment habile et vous sait plus de gré du compliment que vous lui donnez lieu de se décerner à lui-même que si vous imaginiez, à son usage, les louanges les plus hyperboliques.
Cela paraît très compliqué ; rien n’est plus aisé cependant.
Avec ces simples paroles : « Oh ! croyez-vous ? » vous tenez toute la manœuvre.
Ces trois mots, placés après une affirmation de l’autre, déchaînent peu à peu, doucement, sans heurt, la controverse qu’il vous appartient d’arrêter lorsque vous le jugez bon.
C’est poli, modéré ; ce n’est pas un démenti malséant, mais c’est la porte ouverte au doute, c’est le droit de supposer que vous ne partagez en rien l’avis qui vient d’être émis et par conséquent l’obligation pour l’orateur de vous y ramener.
Et tenez, voulez-vous un petit modèle de dialogue selon ma théorie ? A part les faits qui changeront à chaque fois, la tournure générale vous guidera pour la marche à suivre et vous fera connaître la mesure moyenne de la discussion.
Vous arrivez chez un vieil oncle, immensément riche, dont vous pourriez être l’héritière. Après les bonjours de rigueur, la conversation s’engage.
L’ONCLE.
On vient de m’apprendre que Gaétan épouse ce petit laideron de Charlotte. Vous le saviez ?
VOUS.
Oui, mon oncle.
L’ONCLE.
C’est une fière bêtise !
VOUS.
Oh ! Croyez-vous ?
L’ONCLE.
Comment, si je crois ! Mais cela saute aux yeux ! Charlotte n’est pas un parti pour Gaétan.
VOUS.
Oh ! Croyez-vous ? (bis).
L’ONCLE, s’animant.
Eh bien ! je vous trouve bonne avec vos restrictions ! Quoi ! Laide à faire peur ! Pauvre comme Job ! Bête comme une cruche ! Vous appelez cela un parti présentable !
VOUS.
Mais mon oncle, je ne prétends pas… Je dis seulement…
L’ONCLE, très rouge.
Allons donc ! Vous ne pensez pas ce que vous dites ! Un garçon comme Gaétan ? Bien fait de sa personne, riche à millions, parfaitement élevé, un nom historique ! C’est d’une disproportion criante !
VOUS.
Il est de fait que…
L’ONCLE, éloquent.
Il y avait, dans les relations de Gaétan, vingt, trente, cent filles délicieuses qui eussent été charmées de l’épouser !
VOUS.
Effectivement, à la réflexion, j’avoue…
L’ONCLE, radouci.
Comment diable, avez-vous pu penser un instant que ce mariage fût excusable !
VOUS.
On ne me consultait pas.
L’ONCLE, étonné.
Et après ? On peut avoir son opinion.
VOUS.
Il me semble que j’en ai une… maintenant.
L’ONCLE, intrigué.
Eh bien ! qu’en pensez-vous ?
VOUS, avec hésitation.
Je le trouve… moins brillant.
L’ONCLE, rayonnant.
Là, vous en convenez.
VOUS.
Vous m’avez fait comprendre…
L’ONCLE, aimable.
Avec une nièce charmante et sensée comme vous, la raison ne perd jamais ses droits. »
L’oncle, enchanté de la conversion, rêve de codicilles additionnels, sans qu’il vous en coûte rien que la peine de recevoir encore un compliment.