[30] « Un usage qui leur est particulier, dit Tacite, en parlant des Germains, c’est de demander même aux chevaux des présages et des révélations. L’État nourrit, dans les bocages et les forêts dont j’ai parlé, des chevaux blancs que n’avilit jamais aucun travail profane. On les attelle au char sacré, et le prêtre, avec le roi ou le chef de la cité, les accompagne en observant leurs hennissements et le bruit de leurs naseaux. Il n’est pas d’augure plus décisif, non seulement pour le peuple, mais pour les grands, mais pour les prêtres, qui croient que ces animaux sont les confidents des dieux dont eux ne sont que les ministres ». (Tacite, De Moribus, chap. X.)

Tertullien, d’autre part, mentionne les Capellas divinatores, chèvres sibyllines, qui répondaient selon un alphabet convenu en frappant du pied ; etc.