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Cours familier de Littérature - Volume 23 cover

Cours familier de Littérature - Volume 23

Chapter 103: Notes
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About This Book

This essay examines a collection of rural sketches portraying peasants living under serfdom, evaluates a recent translation, and praises the author's faithful, unembellished depiction of social conditions. It emphasizes the works' documentary tone rather than romantic invention, commends economical characterization and a restraint from deep psychological analysis, and highlights the writer's vivid, precise descriptions of landscape and natural detail. The critic surveys particular stories that illustrate oppression, resilience, religious feeling, musical life, and popular superstition, and concludes that the assembled vignettes, carefully arranged, offer a convincing and sympathetic portrait of village life without idealization.

XV

Les obsèques du héros sont longues et pieuses; Kriemhilt fait dire mille messes; quand il est mis en terre elle demande à revoir encore sa belle tête; elle tombe sans connaissance sur le corps de son époux, elle y reste trente-six heures. Elle veut partir avec Sigemunt son beau-père. La famille de Worms s'y oppose et la retient à force de tendresses; on lui charpente une belle maison de bois à côté de la cathédrale où repose la tombe de son mari. Trois années se passent dans cette douleur, puis elle se venge.—On lui propose de revoir Hagene et de lui pardonner.

—Oh que n'ai-je évité, dit-elle, de trahir le secret du beau corps de Sîfrit? Ma bouche accordera le pardon. Mais non jamais mon cœur! il est ferme.

On fit venir sa dot du pays de Nibelungen, huit mille cavaliers en étaient chargés; ce n'était qu'or et pierreries. La dot de la veuve remplit ses tours et son palais. Hagene craignit l'usage qu'elle en ferait, et conseilla au roi de l'en priver. Gunther s'y refusa noblement. Hagene, profitant de son absence, s'empare du trésor et le jette dans le Rhin pour le saisir plus tard.

XVI

Ici tout change: la fidèle Kriemhilt va demeurer chez la vieille reine de Worms (Uote), qui bâtit un monastère auprès de Worms; on y ensevelit Sîfrit définitivement pour y attirer sa belle veuve.

Le roi Etzel, du pays de Hongrie, soumis à Attila, perd par la mort la reine Helche, sa femme accomplie. Il cherche une autre épouse. On lui parle de Kriemhilt, veuve de Sîfrit, la plus belle des femmes.—Comment, dit-il, pourrai-je obtenir cette belle au besoin, puisque je suis payen et elle chrétienne.—Le margrave Ruedigêr, auquel il se confie pour aller demander en mariage la belle Kriemhilt, partit avec cinq cents chevaliers. Il s'arrêta chez lui en Bavière pour voir sa femme et sa fille. Huit jours après il était avec sa vaillante suite sur les bords du Rhin. Le roi Gunther prit l'ambassadeur par la main, il le conduisit lui-même à son trône, et fit venir pour son hôte l'hydromel et le vin fameux du Rhin.

XVII

Les négociations durèrent treize jours. Hagene seul déconseilla le mariage. Gunther insiste; il lui paraît avantageux de placer sa sœur sur le trône d'Attila. Après une longue résistance, Kriemhilt consentit, dans le seul espoir de se venger sur Hagene de la mort de Sîfrit. Elle distribua une partie de son trésor et emmena avec elle cent des plus belles jeunes filles de Worms. Ce voyage, raconté dans tous ses détails par le poëte, s'accomplit non sans des dangers infinis, surtout au passage du Danube. Enfin, ils arrivent à Vienne en Autriche; le roi Etzel était venu jusque-là au-devant de Kriemhilt. L'entrevue est émouvante, le roi Etzel est ravi de la beauté de sa fiancée.

«Non loin de là s'élevait une tente magnifique. La plaine était couverte de pavillons de feuillage, où l'on devait se reposer après les fatigues du jour. Maintes belles jeunes filles y furent conduites par les chevaliers et à la suite de la reine, qui s'assit sur un siége garni d'étoffe. Le margrave s'était occupé d'arranger avec soin le siége de Kriemhilt. Le cœur d'Etzel en fut réjoui.

«J'ignore ce qu'Etzel dit en ce moment. Dans sa main droite il tenait la blanche main de la reine. Ils étaient assis côte à côte, tendrement. Mais Ruedigêr, la bonne épée, ne permit pas encore au roi de lui offrir son amour seul à seule.

«On fit cesser partout les tournois. Le grand fracas prit fin après de glorieux exploits. Les hommes d'Etzel se rendirent dans les huttes. On procura à tous des logements suffisants.

«Le jour était à sa fin. Chacun se livra au repos jusqu'à ce qu'on vit luire la brillante aurore. Alors les hommes se hâtèrent vers leurs chevaux. Ah! que de jeux sont entreprit en l'honneur du roi.

«Le roi commanda aux Hiunen de se préparer pour rendre à la reine les honneurs qu'on lui destinait. De Tulna on chevaucha vers la ville de Wiene, où l'on trouva grand nombre de dames très-bien vêtues. Elles reçurent avec de grands hommages la femme du roi Etzel.

«Tout ce qui était nécessaire était là à leur usage, en grande profusion. Plus d'un héros magnanime se réjouissait aux cris d'allégresse. On se mit à s'installer, et les noces du roi commencèrent au milieu de la joie générale.

«Tous ne purent se loger dans la ville. Ruedigêr pria ceux qui n'étaient pas étrangers de prendre des logements dans le pays d'alentour. Je pense que sans cesse on trouvait près de Kriemhilt:

«Le seigneur Dietrîch et maint autre guerrier. Ils avaient fort à faire pour distraire l'esprit de leurs hôtes. Ruedigêr et ses amis se livraient à de joyeux divertissements.

«La Pentecôte fut le jour des noces, où le roi Etzel reposa à côté de Kriemhilt, dans la ville de Wiene. Auprès de son premier époux elle n'avait pas acquis, j'imagine, le service de tant de guerriers.

«Elle se fit connaître par ses dons à ceux qui ne purent la voir. Plus d'un d'entre ceux-ci dit aux étrangers: «Nous croyions que dame Kriemhilt ne possédait plus de richesses et ici elle fait merveille avec ses présents.»

«Les noces durèrent dix-sept jours. Je ne pense pas qu'on puisse dire qu'aucun roi en eut de plus belles, ou du moins nous l'ignorons. Tous ceux qui étaient là portaient des vêtements neufs.

«En aucun temps, je crois, elle ne siégea dans le Niderlant avec tant de guerriers. Et je pense que Sîfrit, quoiqu'il fût riche en biens, ne s'attacha jamais un si grand nombre de nobles hommes qu'on en voyait là devant Etzel.

«Jamais roi ne donna, à ses noces, tant de riches manteaux, grands et larges, ni de si bons vêtements que ceux qui furent distribués à profusion, par la volonté de Kriemhilt, à toutes les personnes qui en voulaient.

«Ses amis et aussi les étrangers étaient d'humeur si généreuse qu'ils n'épargnèrent point leur bien. Ils étaient disposés à donner ce que chacun désirait. Plus d'un chevalier, par bonté d'âme, se dépouilla de tout, même de ses vêtements.

«La reine pensait au temps où elle était près du Rhin avec son époux chéri; des larmes mouillèrent ses yeux, mais elle les cacha soigneusement, de façon que nul ne pût le remarquer. Elle recevait de grands honneurs après avoir subi tant de souffrances.

«Quelle que fût la générosité des autres, elle n'était rien auprès de celle de Dietrîch. Il distribua tout ce que le fils de Botelung lui avait donné. La main du bon Ruedigêr fit aussi des merveilles.

«Le prince Blœdel de l'Ungerlant fit vider maints coffres pleins d'or et d'argent, dont on fit largesse. En vérité, les guerriers du roi vivaient bien grandement.

«Werbel et Swmel, les joueurs d'instrument du roi, gagnèrent chacun, je pense, au moins mille marcs et même davantage à cette fête, où la belle Kriemhilt porta la couronne à côté d'Etzel.

«Au matin du dix-huitième jour, ils partirent de Wiene. Dans les jeux chevaleresques bien des boucliers furent brisés par les lances que les héros portaient en leurs fortes mains. Le roi Etzel se mit en marche vers le Hiunen-lant.

«On passa la nuit dans l'antique Heimburc. Personne ne peut se figurer avec quelle puissance cette immense troupe chevauchait dans le pays. Et que de belles femmes aussi on allait trouver dans la patrie!

«Ils s'embarquèrent à Misenburc la riche. Le fleuve était couvert, aussi loin qu'on pouvait le voir couler, d'hommes et de chevaux en si grand nombre, qu'il semblait terre ferme. Les femmes fatiguées de la route jouirent là de la douceur du repos.

«Maints bons vaisseaux furent attachés ensemble, de façon à mettre tout le monde à l'abri des ondes et du courant. On tendit au-dessus de bonnes tentes: c'était comme si on se fût trouvé dans la plaine sur terre ferme.

«Ces nouvelles arrivèrent au burg d'Etzel, et hommes et femmes s'y réjouirent. La suite d'Helche, qui jadis servait cette princesse, passa depuis des jours heureux auprès de Kriemhilt.

«Là attendait plus d'une noble vierge qui depuis la mort d'Helche était dans la douleur. Kriemhilt y trouva sept filles de rois, dont la beauté ornait les États d'Etzel.

«La jeune dame Herrât dirigeait cette suite. Elle était fille de la sœur de Helche et riche en vertus, l'épouse de Dietrîch et l'enfant d'un noble roi, étant fille de Nentwin. Plus tard elle fut l'objet de grands honneurs.

«Son âme se réjouit de l'arrivée des étrangers; de grands préparatifs étaient faits pour les recevoir. Qui pourrait vous décrire la vie que le roi mena depuis? On n'avait pas mieux vécu chez les Hiunen du temps de l'autre reine.

«Quand le roi et sa femme eurent quitté les bords du fleuve, on dit le nom de ces dames à la noble Kriemhilt, qui les salua très-gracieusement. Oh! avec quelle puissance elle occupa la place d'Helche!

«Chacun lui offrit son loyal service; la reine distribua à pleines mains de l'or et des vêtements, de l'argent et des pierreries. Elle donna alors tout ce qu'elle avait apporté chez les Hiunen, de par-delà le Rhin.

«Aussi depuis lors, tous les parents et tous les hommes du roi lui furent-ils soumis avec dévouement, si bien que dame Helche ne leur commanda jamais d'une manière plus absolue, que ne le fit Kriemhilt jusqu'à sa mort.

«La cour et le pays vivaient si honorablement, qu'en tout temps on y trouvait des divertissements suivant le goût et l'humeur de chacun, par l'effet de la générosité du roi et de la bonté de la reine.»

XVIII

«Ils vécurent ensemble avec grand honneur jusqu'à la septième année. Pendant ce temps, la reine enfanta un fils; jamais le roi Etzel n'eut plus grande joie.

«Elle ne cessa de renouveler ses instances jusqu'à ce que l'enfant d'Etzel fût baptisé suivant la coutume chrétienne. Il fut nommé Ortliep. Il y eut grande réjouissance dans le pays d'Etzel.

«Toutes les bonnes vertus pratiquées par dame Helche, dame Kriemhilt s'efforçait maintenant de les imiter chaque jour de plus en plus. Herrât, la femme illustre, l'initiait aux usages; mais secrètement elle regrettait beaucoup Helche.

«La reine était bien connue des étrangers et des gens du pays qui disaient que jamais femme meilleure et plus douce ne posséda pays du roi. Ils tenaient cela pour certain. Elle mérita ainsi pendant treize ans les louanges des Hiunen.

«Elle s'était bien aperçue que nul ne s'opposait plus à ses volontés, comme le font parfois les guerriers du Roi à la femme de leur souverain. Elle voyait sans cesse devant elle douze rois, et elle se prit à penser aux nombreuses offenses qu'elle avait reçues jadis dans sa patrie.

«Elle songeait aussi aux grands honneurs dont elle jouissait dans le Nibelungen-lant, où elle était si puissante, quand la main d'Hagene l'en dépouilla en tuant Sîfrit, et elle cherchait les moyens de lui faire porter la peine de son crime.

«J'y parviendrais, se disait-elle, si je pouvais seulement l'attirer en ce pays.» Elle rêva que souvent Gîselhêr, son frère, marchait à ses côtés, la tenant par la main. Elle l'embrassait fréquemment dans son doux sommeil. Depuis que de soucis elle éprouva!

«Je pense que ce fut par l'inspiration du mauvais esprit qu'elle se sépara de Gunther si amicalement, et qu'elle l'embrassa en quittant le pays des Burgondes. Souvent des larmes brûlantes mouillaient ses vêtements.

«Soir et matin cette idée occupait son âme: comment on avait pu l'amener, elle, innocente, à épouser un homme païen. C'étaient Hagene et Gunther qui l'avaient réduite à cette extrémité.

«Certain désir ne quittait point son cœur. Elle pensait: «Je suis si puissante et je possède tant de richesses que je pourrais bien faire pâtir mes ennemis. Que volontiers je me vengerais de Hagene de Troneje!

«Souvent mon cœur gémit au souvenir de mon bien-aimé. Ah! si j'étais près de ceux qui m'ont causé tant de maux, que je leur ferais payer cher la mort de mon ami! C'est avec peine que j'attends encore.» Ainsi parlait la femme d'Etzel.

«Kriemhilt était aimée par tous les hommes du roi, et, certes, elle le méritait. Eckewart veillait au trésor, ce qui lui faisait beaucoup d'amis. Nul ne pouvait résister à la volonté de Kriemhilt.

«Elle pensait sans cesse: «Je prierai le roi qu'il m'accorde avec courtoisie d'inviter mes amis à venir dans le Hiunen-lant.» Personne ne soupçonnait une résolution hostile chez la reine.

«Une nuit, elle reposait à côté du roi; il la tenait dans ses bras, suivant sa coutume, car il aimait tendrement la noble femme, et elle lui était comme sa propre chair. L'illustre reine se prit à penser à ses ennemis.

«Et elle dit au roi: «Mon cher seigneur, je voudrais vous prier, si je puis le faire avec soumission et si j'ai mérité cette faveur, que vous me fassiez voir que vous avez réellement de l'attachement pour mes amis.»

«Le puissant roi parla; son âme était loyale: «J'accède à votre demande. Je me réjouis de tout ce qui arrive d'heureux à ces guerriers. Car jamais, par l'affection d'une femme, je n'ai acquis d'aussi excellents amis.»

«La reine répondit: «Oui vous l'avez très-bien dit: j'ai beaucoup d'illustres parents. C'est pourquoi je m'afflige de ce qu'ils consentent si rarement à me visiter en ce pays. J'entends les gens m'appeler une exilée.»

«Le roi Etzel répondit: «Ô ma femme très-chérie, si cela ne leur paraissait pas trop loin, j'inviterais volontiers de par-delà le Rhin vers ce pays, ceux que vous voudriez voir.» La dame se réjouit de ce que sa volonté allait s'accomplir.

«Elle dit: «Si vous voulez me montrer de la confiance, mon cher seigneur, vous enverrez des messagers à Worms au delà du Rhin, et je ferai savoir à mes amis le désir qui me tient au cœur. Ainsi maints bons et nobles chevaliers se rendront en ce pays.»

«Il reprit: «Tout ce que vous commanderez se fera. Vous ne pouvez désirer voir vos amis, les enfants de la noble Uote, plus vivement que moi-même. Il me peine fortement qu'ils nous soient si longtemps demeurés étrangers.

«Si cela vous plaît, ma femme bien-aimée, j'enverrai avec plaisir vers vos amis, au pays des Burgondes, mes deux joueurs de viole.» Et aussitôt il fit paraître devant lui ces deux bons joueurs.

«Ils accoururent en hâte vers le lieu où le roi siégeait à côté de la reine. Etzel leur dit qu'ils seraient ses messagers vers le pays des Burgondes, et il leur fit préparer force beaux vêtements.

«On prépara des habillements pour vingt-quatre cavaliers. Le roi leur expliqua ensuite la mission dont il les chargeait pour Gunther et ses hommes. Dame Kriemhilt leur parla aussi en secret.

«Le puissant roi prit la parole: «Je vous dirai comment vous devez agir. Je présente à mes amis des sentiments d'affection et de bienveillance, et je les prie de vouloir se rendre en mon pays. Certes je n'ai guère connu d'hôtes qui me fussent aussi chers.

«Et si les parents de Sîfrit veulent consentir à écouter mes vœux, qu'ils viennent sans plus tarder, cet été, à ma fête. Car une partie de ma félicité dépend de la présence de la parenté de ma femme.»

«Le joueur de viole, le hardi Swemel, parla: «Quand cette fête aura-t-elle lieu dans vos États?

«Il faut que nous puissions l'annoncer là-bas à vos amis.» Le roi Etzel répondit: «Aux jours du prochain solstice d'été.»

—«Nous ferons ce que vous ordonnez,» dit Werbel. La reine fit amener secrètement les messagers dans sa chambre et leur parla. Depuis lors, maints guerriers en pâtirent.

«Elle dit aux envoyés: «Vous pouvez gagner une bonne récompense, en exécutant mes instructions avec dévouement et en disant dans ma patrie ce dont je vais vous charger. Je vous comblerai de biens et je vous donnerai de magnifiques vêtements.

«À aucun de mes amis que vous pourrez voir à Worms près du Rhin, vous ne direz que jamais vous ayez vu mon humeur assombrie. Vous offrirez mes services à tous ces héros hardis et bons.

«Priez-les de consentir à ce que le roi leur demande et à me tirer ainsi de ma peine, car les Hiunen pourraient croire que je suis sans nul ami. Ah! si j'étais un chevalier, j'irais moi-même vers eux.

«Dites aussi à Gêrnôt, mon noble frère, que nul ne lui est plus dévoué que moi. Priez-le d'amener en ce pays nos meilleurs amis, afin qu'il m'en revienne de l'honneur.

«Dites bien à Gîselher, qu'il songe à cela, que jamais je n'ai éprouvé nulle peine de son fait. Mes yeux le verront avec bonheur, car je l'aime tendrement pour la grande fidélité qu'il m'a montrée.

«Expliquez à ma mère les honneurs dont je jouis ici. Et si Hagene de Troneje refusait de les accompagner, qui donc leur montrerait le chemin à travers le pays? Car depuis son enfance la route qui mène chez les Hiunen lui est bien connue.»

«Les envoyés ignoraient le motif pour lequel ils ne pouvaient laisser Hagene de Troneje aux bords du Rhin. Ils s'en repentirent depuis. Avec lui maints guerriers furent voués à une mort cruelle.

«On leur donna lettre et message. Ils emportaient beaucoup de richesses et pouvaient vivre grandement. Etzel et sa belle femme leur donnèrent congé et ils partirent revêtus de leurs riches habillements.»

XIX

«En douze jours ils arrivent à Worms sur le Rhin.

«Quels sont ces hommes?» dit le roi Gunther.

«Personne ne le savait jusqu'à ce que les ayant vus, Hagene de Troneje dit à Gunther:

«Il nous arrive de grandes nouvelles, je puis vous l'affirmer. J'ai vu venir les joueurs de viole d'Etzel. C'est votre sœur qui les a envoyés vers le Rhin. À cause de leur maître, ils seront les bienvenus parmi nous.»

«Les étrangers bien armés chevauchaient en ce moment devant le palais. Jamais joueurs d'instrument d'aucun prince ne parurent si magnifiquement vêtus. La suite du roi alla aussitôt les recevoir. On leur assigna des logements et on les engagea à ne point changer de vêtements.

«Ils s'avancèrent vers le roi. Tout le palais était plein. On reçut les étrangers avec d'amicales salutations, ainsi que cela se faisait dans les autres pays de rois. Werbel trouva un grand nombre de héros près de Gunther.

«Le roi les salua courtoisement: «Soyez tous deux les bienvenus, joueurs de viole des Hiunen, ainsi que vos compagnons d'armes. Pour quel motif, Etzel le puissant vous a-t-il envoyés ainsi vers le pays des Burgondes?»

«Ils s'inclinèrent devant le roi. Puis, Werbel parla: «Mon maître chéri vous offre ses loyaux services, ainsi que votre sœur Kriemhilt. Ils nous ont envoyés, nous, guerriers, en toute confiance.»

Le riche prince répondit: «Je suis heureux de cette nouvelle.» Ensuite il demanda: «Comment se portent Etzel et Kriemhilt, ma sœur, du pays des Hiunen?» Le joueur de viole prit la parole: «Je vous le ferai savoir.

«Jamais personne ne fut plus heureux qu'eux deux, sachez-le bien, et il en est de même de leur chevalerie, de leur parenté et de leurs fidèles. Ils se réjouirent tous de notre voyage, quand nous quittâmes notre patrie.

«—Merci pour ses services qu'il me fait offrir. Merci aussi à ma sœur. Je suis heureux que le roi et ses hommes vivent en joie, car ce n'était pas sans inquiétude que j'avais demandé de leurs nouvelles.»

«Les deux jeunes rois s'étaient aussi rendus là, car ils avaient appris l'arrivée des étrangers. Gîselhêr-l'enfant les vit avec plaisir, à cause de sa sœur, et leur parla gracieusement:

«Messagers, vous êtes les très-bienvenus parmi nous. Si vous vouliez vous rendre plus souvent ici, aux bords du Rhin, vous y trouveriez des amis que vous verriez volontiers. Et certes, vous n'auriez guère à craindre en restant dans ce pays.

«—Nous comptons sur toutes sortes d'honneurs de votre part, répondit Swemel. Mon éloquence ne suffit pas à vous exprimer avec quels sentiments d'affection nous ont envoyés ici et Etzel et votre noble sœur, dont la destinée est si heureuse.

«La femme de notre roi vous rappelle que vous avez toujours eu pour elle affection et dévouement, et que votre cœur et votre bras lui furent constamment fidèles. Ensuite nous sommes envoyés vers le roi, afin de le prier de chevaucher vers le pays d'Etzel.

«Celui-ci nous a fortement commandé de vous en prier.»

«Le roi Gunther prit la parole: «Après sept nuits passées, vous apprendrez la résolution que j'ai prise, de concert avec mes amis. Durant ce temps, vous irez dans vos logements et y jouirez d'un bon repos.»

«Mais Werbel reprit: «Ne pourrions-nous être admis à voir notre dame la très-riche Uote, avant que nous cherchions du repos?» Le noble Gîselher répondit très-courtoisement:

«Personne ne vous le refusera. Et si vous voulez vous rendre auprès d'elle, vous aurez satisfait aux vœux de ma mère. Car à cause de dame Kriemhilt, ma sœur, elle vous verra très-volontiers: vous serez les bienvenus.»

«Gîselher les mena auprès de la princesse. Elle vit avec joie les messagers du Hiunen-lant et elle les salua affectueusement, cette âme pleine de vertus! Les envoyés lui exposèrent amicalement et courtoisement l'objet de leur mission.

«Ma maîtresse vous offre, dit Swemel, fidélité et service. S'il pouvait se faire qu'elle vous vît souvent, croyez bien que pour elle nulle joie au monde ne serait plus grande.»

«La reine parla: «Cela ne peut être. Quelque plaisir que j'eusse à voir fréquemment ma fille chérie, elle vit, hélas! trop loin de moi, la femme du noble roi. Qu'elle soit toujours heureuse, ainsi que son époux Etzel!

«Avant que vous ne quittiez ce pays, faites-moi savoir quand vous avez l'intention de partir; depuis longtemps je n'ai vu aucun messager aussi volontiers que vous.» Les jeunes guerriers promirent de le faire.

«Les envoyés du Hiunen-lant se retirèrent en leur logement. Le Roi puissant avait convoqué ses amis; le noble Gunther demanda à ses hommes si le message leur plaisait. Plusieurs se mirent à dire, qu'ils chevaucheraient volontiers vers le pays d'Etzel. Les meilleurs de ceux qui se trouvaient là lui donnèrent ce conseil, sauf le seul Hagene, qui ressentait à la fois de la colère et de la peine. Il dit à part au roi:

«Vous êtes en contradiction avec vous-même.

«Vous savez cependant fort bien ce que nous avons fait: nous devons toujours nous défier de Kriemhilt; car de ma main, j'ai donné la mort à son époux. Comment oserions-nous aller dans le pays d'Etzel?»

«Le roi puissant reprit: «Ma sœur avait oublié sa haine avant de quitter ce pays; elle a pardonné,—ses affectueux baisers l'ont prouvé,—tout ce que nous avons pu faire. À moins, Hagene, qu'elle ne vous en veuille à vous seul.

«—Quoi qu'elle puisse vous mander par ses envoyés des Hiunen, ne vous laissez pas tromper, dit Hagene. Voulez-vous aller voir Kriemhilt? vous y pourrez perdre et la vie et l'honneur. Elle a la vengeance tenace, la femme du roi Etzel.»

«Le prince Gernôt dit à celui qui donnait ce conseil:

«Si vous avez des raisons de craindre la mort dans les états des Hiunen, est-ce que pour cela nous devons renoncer à voir notre sœur? Cela serait très-mal fait.»

«Alors le prince Gîselher dit au guerrier: «Puisque vous vous sentez coupable, ami Hagene, demeurez donc ici. Gardez-vous de tout danger et laissez de plus hardis aller avec nous vers notre sœur.»

«La bonne épée de Troneje commença à s'irriter. «Je ne veux pas que vous ameniez avec vous en votre expédition quelqu'un qui soit plus prêt que moi à vous accompagner: je vous le ferai bientôt voir, puisque vous ne voulez point renoncer à votre projet.»

«Le chef des cuisines, Rûmolt, le guerrier, s'adressa au roi: «Vous pouvez traiter suivant votre bon plaisir étrangers et amis; vous en avez plein pouvoir. Je ne pense point que personne vous ait donné en otage.

«Si vous ne voulez point suivre l'avis de Hagene, écoutez celui de Rûmolt, car je suis votre serviteur dévoué et fidèle. Croyez-moi, restez ici et laissez en paix le roi Etzel auprès de Kriemhilt.

«Comment pourriez-vous vivre plus heureux qu'ici? Vous êtes à l'abri de tous vos ennemis. Revêtissez-vous de beaux habits, buvez le meilleur vin et aimez femme gracieuse.

«On vous servira de bons mets, les meilleurs qu'eut jamais roi au monde. Et si cela ne suffit pas, restez du moins pour votre belle épouse, au lieu d'aller comme un enfant exposer votre vie.

«Je vous conseille de rester ici, votre pays est riche. Il est plus facile de payer rançon, étant ici, que chez les Hiunen. Qui sait comment il en est là-bas? Vous resterez, seigneur, c'est l'avis de Rûmolt.

«—Non, nous ne resterons pas, dit Gêrnôt; comment ne nous rendrions-nous pas à l'invitation que ma sœur et le puissant Etzel nous ont si gracieusement adressée? Qui ne désire y aller peut demeurer en ce pays.»

«Hagene répondit: «Quoique vous décidiez, que mes discours ne vous offensent point. Croyez-en mon conseil sincère, si vous voulez braver le péril, du moins vous n'irez chez les Hiunen qu'en bon état de défense.

«Puisque vous ne voulez pas renoncer à votre projet, convoquez vos hommes, les meilleurs que vous ayez, ou que vous puissiez vous procurer; et parmi eux je choisirai mille bons chevaliers. Ainsi l'inimitié de Kriemhilt ne pourra vous être dangereuse.

«—Je veux bien suivre cet avis,» dit aussitôt le roi. Il envoya des messagers au loin dans le pays, et trois mille guerriers et même plus encore accoururent. Ils ne pensaient pas que de si terribles infortunes allaient les atteindre.

«Ils chevauchaient gaiement par le pays de Gunther. On fit donner des vêtements et des chevaux à tous ceux qui allaient quitter le pays des Burgondes. Le roi trouva avec bonheur parmi eux maints bons chevaliers.

«Hagene de Troneje et Dancwart, son frère, amenèrent à eux deux quatre-vingts guerriers sur le Rhin. Ils arrivèrent en tenue de chevaliers dans le royaume de Gunther. Ils portaient riches armures et beaux vêtements, ces hommes agiles!

«Voici venir le hardi Volkêr, un noble joueur de viole, se rendant à la cour avec trente hommes qui portaient des costumes dignes d'un roi. Il fit dire à Gunther qu'il comptait aller chez les Hiunen.

«Je veux vous dire quel était ce Volkêr: c'était un homme de haute lignée. Beaucoup de bons guerriers du pays des Burgondes lui étaient soumis. Comme il savait jouer de la viole, on l'appelait le ménestrel.

«Hagene choisit mille guerriers. Il savait bien ce qu'avaient accompli leur bras dans les terribles mêlées et les exploits qu'ils avaient faits; car il les avait vus à l'œuvre. Nul ne pouvait contester leur valeur.

«Les envoyés de Kriemhilt avaient grand ennui; car ils craignaient beaucoup leur maître. Chaque jour ils demandaient congé afin de partir; mais Hagene ne le leur accordait point et il agissait ainsi par malice.

«Il dit à son seigneur: «Nous nous garderons bien de les laisser partir, avant que nous ne soyons prêts à les suivre nous-mêmes sept nuits après leur départ. Si quelqu'un nous veut du mal, nous en serons ainsi mieux instruits.

«Et par suite dame Kriemhilt ne pourra se préparer à nous faire éprouver du dommage par ses instigations. Et si elle en a le dessein, il pourra lui en coûter cher; nous conduirons avec nous vers les Hiunen tant d'hommes d'élite!»

«Les boucliers, les selles et tous les habillements qu'ils voulaient emporter dans le royaume d'Etzel étaient prêts pour tous ces guerriers hardis. On convoqua les envoyés de Kriemhilt en présence de Gunther.

«Quand ces messagers furent venus, Gêrnôt prit la parole: «Le Roi veut se rendre à l'invitation d'Etzel. Nous irons volontiers à la fête qu'il prépare, afin de voir notre sœur; n'ayez nul doute à cet égard.»

Le roi Gunther parla: «Pouvez-vous bien nous dire quand a lieu la fête et vers quel jour il nous faut y aller?» Swemel répondit: «En vérité, la fête est fixée au prochain solstice d'été.»

«Le roi les autorisa (ce qui n'était pas encore arrivé), s'ils désiraient voir dame Brunhilt, à se présenter devant elle de son consentement. Mais Volkêr s'y opposa pour l'amour de sa maîtresse.

«Ma dame Brunhilt n'est pas aujourd'hui en assez bonne disposition pour vous recevoir, dit le brave chevalier; attendez jusqu'à demain et on vous introduira près d'elle.» Quand ils comptaient la voir, cela ne pouvait jamais se faire.

«L'opulent roi, qui était très-bienveillant pour les messagers, leur fit porter, par grande générosité, de l'or sur de larges boucliers; il en possédait beaucoup! Leurs amis leur faisaient aussi de superbes présents.

«Gîselher et Gêrnôt, Gêre et Ortwîn faisaient voir combien ils étaient bons. Ils offrirent également aux messagers de riches présents que ceux-ci n'osèrent accepter, à cause de leur maître.

«Swemel dit alors au roi: «Seigneur roi, laissez là ces présents en votre pays; car nous ne pouvons rien emporter; notre maître nous a défendu d'accepter des dons, et en effet nous n'en avons guère besoin.»

«Le prince du Rhin était très-mécontent qu'ils refusassent ainsi les biens d'un roi si riche. Il leur fit accepter son or et ses vêtements, qu'ils emportèrent depuis au pays d'Etzel.

«Avant de partir, ils voulurent voir Uote. Le jeune Gîselher amena les joueurs de viole en présence de sa mère. La dame les chargea de dire à sa fille qu'elle se réjouissait de tous ces honneurs.

«La reine fit donner aux deux ménétriers de l'or et des galons, au nom de l'affection qu'elle portait à Kriemhilt et au roi Etzel. Ils les reçurent volontiers; car ces présents leur étaient donnés en toute loyauté.

«Alors les envoyés prirent congé des hommes et des femmes. Très-joyeusement, je puis vous l'assurer, il chevauchèrent jusqu'en Souabe. Gêrnôt les fit reconduire jusque-là par ses guerriers, afin que personne ne les attaquât.

«Quand ceux qui devaient veiller sur eux les eurent quittés, la puissance d'Etzel les protégea sur tous les chemins. Nul ne leur enleva ni chevaux ni vêtements. Ils se dirigèrent à grande vitesse vers le royaume des Hiunen.

«Partout où ils connaissaient des amis, ils leur annonçaient que bientôt les Burgondes viendraient des bords du Rhin dans le pays d'Etzel. La nouvelle en parvint aussi à l'évêque Pilgerim.

«Quand ils descendirent le chemin devant Bechelâren, on ne manqua pas d'avertir Ruedihêr et dame Gœtelint, la femme du margrave. Leur âme était joyeuse en pensant à ceux qu'ils allaient voir.

«On apercevait les joueurs de viole se hâtant de porter leurs nouvelles. Ils trouvèrent Etzel dans sa ville de Gran. Ils dirent au roi toutes les offres de service qu'on lui faisait; il en devint rouge de joie.

«Quand la reine apprit que ses frères viendraient dans ce pays, elle en fut toute heureuse. Elle récompensa les envoyés avec des dons magnifiques, car elle voulait les honorer grandement.

«Elle parla: «Maintenant dites-moi, vous deux, Werbel et Swemel, quels sont ceux de mes parents qui viendront à la fête, parmi les meilleurs que nous avons invités à se rendre en ce pays? Dites-moi aussi ce qu'a dit Hagene, quand il a appris la nouvelle?»

«—Il vint au conseil un matin de bonne heure, et il y prononça peu de bonnes paroles. Les autres conseillant le voyage au Hiunen-lant, le féroce Hagene y montra un danger de mort.

«Les rois vos frères viendront tous trois en superbe appareil. Quant à tous ceux qui les suivront, je n'ai pu l'apprendre. Volkêr, le joueur de viole, a promis de les accompagner.

«—Je me passerais très-bien, dit la femme du roi, de voir jamais ici Volkêr. Je suis attachée à Hagene, c'est un bon guerrier. Mon cœur bat de joie à l'idée de le voir parmi nous.»

«La reine alla trouver le roi. Comme dame Kriemhilt parla gracieusement! «Ces nouvelles vous plaisent-elles, mon cher seigneur? Voilà enfin que ce que je désirais tant va s'accomplir.

«—Ta volonté est ma joie, dit alors le roi; non, jamais, mes propres parents ne m'ont causé un tel plaisir et ils se disposèrent à partir.»

Lamartine.

FIN DE L'ENTRETIEN CXXXVIII.
Paris.—Typ. Rouge frères, Dunon et Fresné, rue du Four-Saint-Germain, 43.

Notes

1: La première édition russe des Récits d'un Chasseur est épuisée depuis longtemps; mais l'autorisation d'en publier une seconde n'a pu être obtenue jusqu'à ce jour.

2: La verste équivaut à un kilomètre.

3: Toutes les phrases soulignées sont en français dans le texte russe.

4: Domestiques serfs pris parmi les paysans. Ils forment une classe à part, reçoivent la nourriture et des gages et sont privés de la portion de terre qu'ils possédaient étant paysans. Ils sont habillés à l'européenne. Cette classe, ou plutôt cette caste, date d'assez loin; le descendant d'un dvorovi ne retourne jamais à son ancien état.—Ce sont les prolétaires de la Russie.

5: Longue redingote sans boutons et croisée sur la poitrine.

6: Redevance annuelle qui varie suivant les temps et décharge les paysans de tout travail manuel au profit du seigneur.

7: Charrette à quatre roues et très-légère.

8: Titre inférieur à celui de bourgmestre.

9: Long pardessus de drap que portent particulièrement les paysans.

10: Pendant tout l'été les enfants ne portent dans les villages que des chemises montantes, nouées à la taille par une étroite ceinture, et vont nu-pieds.

11: Pièce froide et sans fenêtres qui tient lieu d'antichambre dans les maisons des paysans russes. Le seuil de la porte est ordinairement très-haut.

12: Logement d'été, attenant ordinairement à celui d'hiver ou du moins situé sous le même toit.

13: Pelisse en peau de mouton.

14: Les paysans russes se fouettent dans les étuves avec des petits balais de branches de bouleau garnies de feuilles.

15: Place d'honneur dans les maisons de paysan.

16: Couper les cheveux à une jeune femme est regardé en Russie comme une punition infamante.

17: Étoffe grossière dont les seigneurs habillent les femmes dvorovi de la dernière classe.

18: On appelle ainsi, en Russie, un homme taciturne, et qui vit seul.

19: Équipage découvert, à quatre roues très-légères.

20: Maison des paysans russes. Elles sont construites en bois et se composent d'un simple rez-de-chaussée.

21: Éclat de bois de sapin dont se servent les paysans russes pour éclairer leurs chaumières.

22: On appelle corneille (en russe carona) les gens dont on veut se moquer.

23: Terme populaire qui s'est probablement répandu en Russie à l'époque de l'invasion tatare.

24: On nomme Cadets les élèves des établissements d'éducation militaire en Russie. Il n'y a que des gentilshommes qui puissent entrer dans les corps des Cadets.

25: Vêtement que les tatars russes de Moscou et de Kazan confectionnent et colportent dans toute la Russie.

26: On donne ce nom aux habitants d'une contrée boisée qui commence aux districts de Bolkof et de Jisdra. Ils sont renommés pour leur entêtement.

27: Expression particulière à cette population.

28: Fouet.

Note au lecteur de ce fichier numérique:

Seules les erreurs clairement introduites par le typographe ont été corrigées. L'orthographe de l'auteur a été conservée.