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Deux et deux font cinq (2 + 2 = 5) / oeuvres anthumes cover

Deux et deux font cinq (2 + 2 = 5) / oeuvres anthumes

Chapter 81: NOTES
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About This Book

A collection of short comic pieces that subvert ordinary storytelling with wordplay, ironic monologues, and sudden absurdities. The texts range from mock-confidences and lampooning sketches to brief theatrical pantomimes, using deadpan delivery, paradox, and parody to expose pretension and social mannerisms. Varied in form and tempo, the pieces rely on concise, economical prose and timing to produce mischievous effects, trading realistic detail for playful logic and satirical observation that often turns expectations into punchlines.

Berlandina, Berlandinette! (bis)

M. Berlandina demanda à réfléchir.

Sur notre assurance que cette chanson lui serait fournie à titre gracieux, il accepta immédiatement.

Seulement... dame! n'est-ce pas?... on ne peut pas faire une chanson... comme ça... de chic... Il faudrait quelques échantillons... pour nous donner des idées.

Et le soir, quand nous rentrons chez nous, Cap et moi, nous trouvons une admirable sélection des best spirits of the world.

Cap juge que M. Berlandina a bien fait les choses et que nous sommes, d'ailleurs, des garçons d'infiniment de ressources.


... Rencontré à Beaulieu deux matelots américains du Chicago, le croiseur qui est en rade de Villefranche.

Ces deux Yankees, ivres comme toute une escadre polonaise, se font des confidences probablement consternées, car ils pleurent, tels deux lugubres veaux.

—Qu'ont-ils bien pu boire, ces malheureux, pour être si tristes?

Et Maurice Leblanc, duquel j'aurais attendu une toute autre réponse, suppose:

—Peut être bien des chopines Auër.

(Car, détail peu connu, M. Auër ne s'est pas contenté d'inventer le bec qui porte son nom. Il imagina, en outre, les affligeantes chopines qui désolent notre époque.)


... Toulon!

Depuis la joyeuse fête (il y a six semaines) de la Batterie des hommes sans peur, je m'étais bien promis de le revoir ce Toulon gai, tout pimpant avec ses mathurins au grand joli col bleu, au regard clair et brave. Je me suis tenu parole.

Arrivé le soir. On donnait Sigurd au Grand-Théâtre.

J'adore sacrifier au Grand Art, en général, et au père Reyer, en particulier.

Je me suis donc envoyé les deux premiers actes de Sigurd. Interprétation éminemment discutable.

Je signalerai, entre autres, les choristes-dames, qui gagneraient énormément,—les pauvres femmes!—à avoir vingt-cinq ou trente ans de moins.

Les choristes-hommes ne perdraient pas, non plus, grand'chose à avoir l'air un peu moins paquet.

Pour ce qui est des deux sexes réunis, je ne verrais nul inconvénient à ce qu'ils chantassent juste et en mesure, ou même qu'ils ne chantassent pas du tout.


... Au contrôle de ce théâtre de Toulon, on distribue, en guise de contremarques, des cartes à jouer, marquées d'un quelconque signe cabalistique.

Au premier entr'acte, je fus loti d'un neuf de pique.

Au second, m'échut en partage la dame de cœur.

Si, au lieu de jouer Sigurd, c'eût été au baccara, j'abattais, et, j'ose le dire, c'était bien mon tour.


... Rentré à Paris.

Zut!

Ah! elle est chouette, la Ville-Lumière!

Si je retournais là-bas!

FIN

NOTES

[1] Depuis que ces lignes furent écrites pour la première fois, un riche mariage a sensiblement amélioré ma situation.

[2] Bravo, petites modistes, et vive la Révolution sociale!

[3] Ces jeunes filles me connaissent mal.

[4] Beaucoup de personnes, dévorées par le Démon de l'Analogie, disent le chat d'une aiguille. Ces personnes ont tort: on doit écrire le chas.

Bescherelle, que je viens de consulter pour illuminer ma religion, ajoute une notice rétrospective et suggestive éminemment:

«Se disait autrefois de la fente entre deux poutres. On dit maintenant TRAVÉE.»

Travée... j'aurai beaucoup de peine à me faire à ce mot-là.

[5] Cette dernière invention a singulièrement réhabilité M. Auer du consternant système de chopine qui porte son nom et qui vous procure une tant lugubre ivresse.

[6] J'écris pneux et non pneus ainsi que le font la plupart des bécanographes. Les mots en eu prennent un x au pluriel. Je ne vois pas pourquoi on ferait une exception pour pneu.

[7] Comme c'est loin, tout ça!

[8] J'appelle toujours les sergents de ville de province mon lieutenant. Ça ne me coûte rien et ça leur fait tant plaisir!

TABLE DES MATIÈRES

Polytipie
Et Daudet?
Antibureaucratie
Correspondance et correspondances
Le mystère de la Sainte-Trinité devant la jeunesse contemporaine
La vapeur
L'acide carbonique
The perfect drink
Conte de Noël
Début de M. Foc dans la presse quotidienne
Philologie
Fragment de lettre de M. Franc-Nohain
Un excellent homme distrait
Contrôle de l'État
Un honnête homme dans toute la force du mot
Des gens polis
Le Captain Cap devant l'état-civil d'un orang-outang
Véritable révolution dans la mousqueterie française
Trois records
La vengeance de Magnum
Le petit loup et le gros canard
Une des beautés de l'administration française
La vraie maîtresse légitime
Ohé! ohé!
Dressage
Le clou de l'Exposition de 1900
Commentaires inacrimonieux
Essai sur mon ami George Auriol
Une industrie intéressante
Larmes
Les végétaux baladeurs
L'auto-ballon
Une pincée d'aventures récentes
Une vraie poire
Un peu de mécanique
Pauvre garçon ou la vie pas drôle
Hommage à un général français
L'antifiltre du Captain Cap
Patriotisme économique (lettre à Paul Déroulède)
Proposition ingénieuse
Six histoires dans le même cornet
Le ferrage des chevaux dans les pampas d'Australie
À Monsieur Ousquémont-Hyatt, à Gand
Les arbres qui ont peur des moutons
Phénomène naturel des plus curieux
À bord de la Touraine
Gosseries
L'oiseuse correspondance
L'interview fallacieuse
Mauvais vernis
La question des ours blancs devant le Captain Cap
Nouveau système de pédagogie
Proposition d'un malin Polonais
Un bien brave homme
Une sale blague
Artistes
Simple croquis d'après nature
Maldonne
Contre nature, ou la mésaventure du docteur P...
Une drôle de lettre
Fragment d'entretien
Thérapeutique décorative et peinture sanitaire
Les beaux-arts devant M. Francisque Sarcey
À Monsieur Roudil, officier de paix des voitures
Notes sur la Côte d'Azur

ÉMILE COLIN—IMPRIMERIE DE LAGNY.