LIV
Jeudi, 17 octobre.
Dans le cabinet particulier de la maison-de-thé, où je les ai mandées aujourd'hui pour leur faire compliment, elles arrivent languissantes et en négligé intime, mes deux petites amies, Pluie-d'Avril et Matsuko qui ne boude plus. Elles n'ont apporté ni masques ni guitares, sachant bien que ce n'est point comme autrefois pour leurs chants et leurs danses, mais pour elles-mêmes que je continue de venir les voir, en vieux camarades que nous sommes à présent.
Mais sont-elles changées! Ce n'est pas seulement la fatigue d'hier, il y a autre chose... Ah! leurs sourcils qui manquent! Elles les avaient rasés, les petites barbares, pour s'en mettre de postiches à deux centimètres plus haut! Les voilà donc presque vilaines, jusqu'à ce qu'ils aient repoussé. Et puis, aucun apprêt dans la chevelure, point de coques élégantes ni de piquets de fleurs; les cheveux encore tout collés et tout plats, comme la veille sous les casques lourds, elles ressemblent à deux pauvres petites moumouttes qui seraient tombées à l'eau et en garderaient encore le poil mouillé. Presque vilaines, oui, mais fines et mignonnes créatures quand même.
Elles m'ont apporté leurs photographies promises, auxquelles il s'agit maintenant de mettre la dédicace. Et, sur leur ordre, des mousmés servantes déposent à leurs côtés, par terre, une boîte à écrire en laque, avec pinceaux délicats, encre de Chine, godets, l'attirail qu'il faut. C'est par terre aussi qu'elles sont assises, et c'est par terre aussi que tout cela va se passer, bien entendu. D'abord elles discutent gravement sur les termes, et même, je crois, sur certain point obscur d'orthographe. Et puis, à main levée, à main sûre et vive, elles tracent de haut en bas, sur les petits cartons où est leur image, un grimoire sans doute fort aimable, que je me ferai traduire plus tard.
A présent, laissons-les se reposer, d'autant plus que le soleil d'automne rayonne dehors, mélancolique et doux, et qu'Inamoto m'attend sur la délicieuse montagne,—où partout les fougères sont devenues longues, longues, dans leur dernier développement de fin d'été, et où déjà les sentiers se parent de tapis couleur de rouille et d'or, à la chute des feuilles mortes.
Qu'elles auront donc passé vite et légèrement, ces trois dernières semaines dans la ville de madame Prune. Est-ce possible qu'elles soient déjà si près de finir?
Aujourd'hui, vrai dimanche d'automne, premier jour sombre, froid; les montagnes alentour, comme écrasées sous un ciel bas et lugubre.
Et puis, éternels changements de la vie maritime: hier, on était encore tout à la joie de cette dépêche, annonçant le retour du Redoutable en France; aujourd'hui, découragement sans bornes en présence d'un nouveau contre-ordre qui maintient le navire et son équipage une troisième année dans les mers de Chine. Mes plus proches camarades et moi, nous rentrerons quand même au printemps prochain, par quelque paquebot, avec notre amiral dont nous composons la suite; mais nos pauvres matelots resteront à bord, exilés pour une année de plus, y compris le mélancolique fiancé, avec sa petite caisse de présents et sa pièce de soie blanche pour la robe de mariée.
De toute façon, si le Redoutable plus tard revient à Nagasaki, je n'y serai plus, et quand il quittera ce pays mercredi prochain pour faire route vers l'Annam, il me faudra dire l'éternel adieu à toute japonerie...
Aujourd'hui, mon suprême rendez-vous dans la montagne avec Inamoto, ma gentille amie, que son père emmène demain je ne sais où, dans l'intérieur de l'île, bien loin d'ici. Sous le ciel obscur, je m'achemine donc une dernière fois vers le vieux parc abandonné, là-haut, en pleine ville des morts. Par ce temps gris, automnal pour la première fois de la saison, je retrouve dans les chemins grimpants, parmi les feuilles mortes et les longues fougères somptueuses, mes nostalgies de l'automne passé. Combien m'étaient déjà familières les moindres choses de ces parages, chaque tournant des sentiers, chaque tombe enlacée de son lierre japonais aux feuilles en miniature, et les vieux petits bouddhas de granit au sourire d'enfant mort, et les lichens vert pâle sur le tronc des grands cèdres... Vraiment je n'arrive pas à me figurer que tout cela, je ne le reverrai jamais, jamais plus.
De l'autre côté du mur aux fines capillaires, Inamoto m'attendait, agitée, inquiète, disant que je n'étais pas à l'heure, que son père allait l'appeler, qu'on aurait à peine le temps de se voir.
Est-ce possible qu'au fond de sa petite âme il y ait eu sincèrement un peu d'amitié pour moi? Il le faut bien, à ce qu'il semble, pour qu'elle soit tout le temps revenue. Et d'ailleurs je ne crois pas que l'affection ait toujours besoin de paroles, de connaissance approfondie, ni même de cause raisonnable quelconque; elle peut jaillir comme cela, d'un regard, d'une expression d'yeux, d'un rien moindre encore, qui échappe à toute analyse.
Et maintenant il va falloir se séparer d'une façon brusque et absolue sans même de lettres pour se rappeler l'un à l'autre, sans communication possible, jamais. C'est comme une brutale coupure de sabre, entre nos deux existences pendant un an rapprochées.
On l'appelle d'en bas, dans la cour de la pagode, sur un ton de commandement. Elle répond: «Oui, mon père, je viens.» Je n'avais jamais entendu sa voix, à elle, vibrer si loin, une voix claire et jolie. Allons, il faut se dire adieu. Et je l'embrasse, ce que je n'avais pas osé faire encore; une embrassade de bonne amitié attristée. Elle croit devoir me rendre mon baiser,—et s'y prend avec tant de gentille gaucherie, comme un bébé qui ne sait pas!... On dirait qu'elle n'a jamais de sa vie embrassé personne.
Au fait, s'embrassent-ils entre eux, les Japonais? Je ne l'ai jamais vu. Même les petites mamans nipponnes, qui sont si tendres, n'ont jamais, en ma présence, mis un baiser sur la joue de leur enfant-poupée.
On appelle à nouveau d'en bas. Elle va quitter Nagasaki tout à l'heure, son petite bagage prêt, ses socques et son parapluie; impossible de prolonger... Et l'instant de la séparation s'éclaire tout à coup d'une sorte de feu de Bengale, comme pour un effet au théâtre: c'est le soleil couchant qui, au bas de l'horizon, vient d'apparaître dans une déchirure du grand nuage en voûte fermée; alors les mille tiges des bambous ont l'air d'avoir été soudainement peintes à l'or rouge. Elle se sauve, la mousmé, qui aujourd'hui ne pourra même pas, comme les soirs habituels, risquer les yeux par-dessus l'enclos pour surveiller ma fuite au milieu des tombes. Et, en escaladant le mur, j'arrache cette fois une poignée de capillaires, que j'emporte.
Il y a maintenant un reflet d'incendie sur la montagne des morts, que le soleil illumine en plein; la nécropole où j'aimais tant venir se met en frais pour mon dernier soir.
Je m'en allais avec lenteur, dans les petits sentiers encombrés de fougères, et, m'étant retourné par hasard, voici que j'aperçois, là-bas au-dessus du mur, les cheveux noirs, le gentil front et les deux yeux qui avaient coutume de me regarder descendre. Elle est donc revenue sur ses pas, la mousmé!... Et le sentiment qui l'a ramenée là me touche infiniment plus que tout ce qu'elle aurait pu me dire. J'ai envie de remonter. Mais elle me fait signe: non, trop tard, et il y a un danger, adieu!...
Pourtant, je l'oublierai dans quelques jours, c'est certain. Quant à ces capillaires que j'ai prises, par quelque rappel instinctif de mes manières d'autrefois, il m'arrivera bientôt de ne plus savoir d'où elles viennent, et alors je les jetterai—comme tant d'autres pauvres fleurs, cueillies de même, dans différents coins du monde, jadis, à des heures de départ, avec l'illusion de jeunesse que j'y tiendrais jusqu'à la fin...
LV
Lundi, 28 octobre.
Encore les nuages bas et sombres, avec un de ces premiers brouillards qui annoncent l'hiver.
Pour moi, l'âme de ce pays s'en est un peu allée hier au soir avec la mousmé Inamoto, je le sens bien.
J'ai préféré ne pas retourner seul dans son vieux parc, ni dans la nécropole alentour, et ma promenade d'aujourd'hui, sans but, sur une montagne à peu près déserte que je ne connaissais point, m'a fait rencontrer par hasard le sentier des cadavres... Ils passaient devant moi, tandis que j'étais assis tout au bord du chemin, sous la véranda d'une maison-de-thé isolée, misérable et de mauvais aspect, où l'on avait paru très surpris de me voir. Ils passaient chacun dans une espèce de grande cuve enveloppée de drap blanc et attachée à un bâton que deux portefaix à mine spéciale tenaient sur l'épaule. Sans cortège, seuls et sournois, ils allaient se faire brûler, un peu plus haut, dans la brousse, me frôlant presque de leur linceul drapé,—moi qui ne savais pas, moi qui trouvais seulement un peu étranges et inquiétantes ces cuves enveloppées, allant toutes vers le même endroit comme à un rendez-vous. Au cinquième qui passa, le brusque soupçon vînt me faire frissonner: j'avais senti une odeur de pourriture humaine.
—Qu'est-ce qu'ils emportent, ces hommes? demandai-je à la vieille pauvresse qui versait mon thé.
—Comment, tu ne sais pas?
Et elle acheva sa réponse par une plaisanterie macabre, fermant les yeux, ouvrant sa bouche édentée et s'affaissant tout de travers, la tête dans sa main... Oh! non, j'aurai préféré n'importe quels mots à cette mimique effroyable... Horreur, j'étais à deux pas des bûchers, dans la maison-de-thé des brûleurs et des croque-morts!
En me sauvant, par le sentier de descente, j'en croisai encore un autre, qui montait à la fête avec son petit. Sa cuve était énorme, à celui-là, et il devait peser lourd, si l'on en jugeait par l'expression angoissée des deux portefaix en sueur; quant à son petit, un enfant tout jeune sans doute, il s'en allait dans un seau, également enveloppé de linge blanc, que l'un des deux croque-morts s'était pendu à la ceinture. Et, tant le chemin était étroit, il fallut me jeter dans les épines et les fougères pour n'être point frôlé. Quelle figure cela pouvait-il avoir, ce qui était accroupi dans cette cuve, quelle sorte de grimace cela pouvait-il bien faire à madame la Mort?...
Ainsi j'avais habité longuement Nagasaki à plusieurs reprises, sans découvrir où on les brûlait, tous ces cadavres, avant de les promener si allègrement en ville dans leur gentille châsse, avec cortège de fleurs artificielles et de mousmés en robe blanche. Non, ce n'était qu'aujourd'hui, par ce temps brumeux d'hiver, rendant lugubres toutes choses, et à la veille même de m'en aller pour toujours, que je devais tomber par hasard sur le lieu clandestin de cette cuisine...
LVI
Mardi, 29 octobre.
Encore un des matins charmants d'ici; l'avant-dernier, puisque demain, à la première heure, ce sera le départ. Une aube rosée et adorablement confuse, sur les grandes montagnes qui entourent le Redoutable et sur l'appareillage silencieux des jonques de pêche, aux voiles à peine tendues, glissant toutes vers le large comme ces bateaux de féerie qui n'ont pas de poids et que l'on fait passer doucement sur de l'eau imitée.
C'est étrange, je me sens plus triste à ce départ qu'à celui d'il y a quinze ans,—sans doute parce que tout l'inconnu de la vie n'est plus en avant de mon chemin, et que je suis à peu près sûr aujourd'hui de ne revenir jamais.
Demain donc, ce sera fini du Japon; le grand large nous aura repris, le grand large apaisant et bleu, qui fait tout oublier. Et nous irons vers le soleil; dans cinq ou six jours, nous serons dans les pays d'éternelle chaleur, d'éternelle lumière...
Tant d'adieux j'ai à faire aujourd'hui, ayant su me créer en ville de si brillantes relations: madame L'Ourse, madame Ichihara, madame Le Nuage, madame La Cigogne, etc.!
Un temps à souhait; un doux soleil d'arrière-saison, qui rayonné sur mon dernier jour. Il n'y a vraiment pas de pays plus joli que celui-là, pas de pays où les choses, comme les femmes, sachent mieux s'arranger, avec plus de grâce et d'imprévu, pour amuser les yeux. C'est le pays lui-même que je regretterai, plus sans doute que la pauvre petite mousmé Inamoto; ce sont les montagnes, les temples, les verdures, les bambous, les fougères. Et, tous les recoins qui me plaisaient, j'ai envie cet après-midi de les revoir encore.
En allant prendre congé de madame L'Ourse, je passe devant une pagode où il y a fête et pèlerinage; depuis quinze ans je n'avais plus revu de ces fêtes-là et je les croyais tombées en désuétude. C'est un de ces lieux d'adoration, au flanc de la montagne, où l'on grimpe par des escaliers en granit de proportions colossales. Suivant l'usage, le vieux sanctuaire en bois de cèdre, qu'on aperçoit là-haut, est enveloppé pour la circonstance d'un velum blanc, sur lequel tranchent de larges blasons noirs, d'un dessin ultra-bizarre, mais simple, précis et impeccable. Et la porte ouverte laisse voir, même d'en bas, les dorures des dieux ou des déesses assis au fond du tabernacle.
Des mendiants estropiés, des idiots rongés de lèpre ont pris place au soleil d'automne des deux côtés de l'escalier pour recevoir les offrandes des pèlerins. Et un pauvre petit chat, galeux et crotté, est aussi venu d'instinct s'aligner avec ces échantillons de misères.
Mais comme il y a peu de fidèles! Décidément la foi se meurt, dans cet empire du Soleil-Levant. Quelques bons vieux, quelques bonnes vieilles, qui se préparent à fixer bientôt dans cette montagne leur résidence éternelle, grimpent avec effort, à pas menus, courbés, leur parapluie sous le bras; ils ont l'air bien naïf, bien respectable; ils traînent des bébés par la main; et les socques en bois de ces braves gens, enfants ou vieillards, font clac, clac, sur le granit des marches.
Au premier palier, à mi-hauteur, stationne un groupe de petites mousmés ravissantes, d'une dizaine d'années, qui sortent de l'école avec leur carton sous le bras. Que regardent-elles ainsi, avec tant d'attention et de stupeur, ces petites beautés de demain?—Oh! une horrible chose; un vieux mendiant aux yeux obscènes et goguenards, qui est là couché, étalant avec complaisance devant lui un innomable tas de chair hypertrophiée, de la grosseur d'un quartier de porc... Et c'est on ne peut plus japonais, cet assemblage; ces gracieuses petites écolières à côté de cette monstruosité qui, chez nous, serait internée tout de suite par la police des mœurs.
Je me rends ensuite chez madame Renoncule. Très corrects, très bien, avec juste la dose d'émotion qui convenait, mes adieux à ma belle-mère—et à son jardinet, que je suis sûr de revoir dans mes songes, aux périodes de spleen.
Plus gentils, mes adieux à ma petite Pluie-d'Avril, qui reste prosternée au seuil de sa porte, avec M. Swong dans les bras, tant que je suis visible au bout de la rue solitaire. Pauvre mignonne saltimbanque! Obligée par métier d'être un peu comme ces jeunes chats qui font ronron pour tout le monde, je crois cependant qu'elle me gardait un peu plus d'amitié qu'à tant d'autres.
Pour la fin j'ai réservé madame Prune et ses effusions probables. Depuis cette visite du mois dernier, où je la trouvai aux prises avec son médecin, croirait-on que je n'ai plus songé à m'informer d'elle...
Je commence donc l'ascension de Dioudé jendji, et c'est par ce sentier à échelons si raides, qui jadis arrachait tant de soupirs à la petite madame Chrysanthème, quand nous rentrions le soir, avec nos lanternes achetées chez madame L'Heure, après avoir fait la fête anodine dans quelque maison-de-thé. Il me semble que rien n'a changé ici, pas plus les maisonnettes que les arbres ou les pierres.
L'air est doucement tiède, et un petit vent sans malice promène autour de moi des feuilles mortes. Madame Prune, l'avouerai-je, est bien loin de ma pensée; si je remonte vers son faubourg tranquille, c'est pour dire adieu à des choses, des lieux, des perspectives de mer et des silhouettes de montagne, où quelques souvenirs de mon passé demeurent encore; je suis tout entier à la mélancolie de me dire que, cette fois, je ne reviendrai jamais,—et ce sentiment du jamais plus emprunte toujours à la Mort un peu de son effroi et de sa grandeur...
Là-haut dans le jardinet de mon ancien logis, dont j'ouvre le portail en habitué, une vieille dame à l'air béat est assise au soleil du soir et fume sa pipe. Robe d'intérieur en simple coton bleu. Plus rien de fringant dans le port de tête. Ni apprêts ni postiches dans la chevelure; deux petites queues grises, nouées sur la nuque à la bonne franquette. Enfin, une personne ayant complètement abdiqué, cela saute aux yeux de prime abord, et je n'en reviens pas.
—Madame Prune, dis-je, voici l'heure du grand adieu.
Petit salut insouciant, en guise de réponse. Debout derrière elle, replète aussi, niaise et un peu narquoise, se tient mademoiselle Dédé.
—Madame Prune, insiste-je, ne me croyant pas compris, je m'en retourne dans mon pays; entre nous l'éternité commence.
Second salut de simple politesse, et, pour m'inviter à m'asseoir, geste aimable sans chaleur.
Comment, tant de calme en présence de la suprême séparation!... Mais alors, c'est donc que, seul, mon corps périssable aurait eu le don d'émouvoir cette dame, puisque aujourd'hui, délivrée enfin de la tyrannie d'une imagination trop romanesque, elle ne trouve plus dans son cœur un seul élan vers le mien.
—Eh bien! non, madame Prune, s'il en est ainsi, je ne m'assoirai point: je croyais vos sentiments placés plus haut. La déception est trop cruelle. Je m'en vais.
La fermeture à secret du portail, que j'ai fait de nouveau jouer pour sortir, rend son bruit familier, son toujours pareil crissement, que j'entends ce soir pour la dernière des dernières fois. Quand je jette ensuite un coup d'œil en arrière, sur cette maisonnette où j'ai passé jadis un été sans souci, au chant des cigales, j'aperçois encore la petite vieille bien grasse, bien repue, bien contente, et tassée maintenant sur elle-même, qui secoue sa pipe contre le rebord de sa boîte (un pan pan pan que je ne réentendrai jamais) et qui me regarde partir, d'un air très détaché. Non, décidément rien ne vibre plus dans cet organisme gracieux, qui fut durant des années la sensibilité même; l'âge a fait son œuvre!...
Ainsi finit brusquement cette troisième jeunesse de madame Prune, que la déesse de la Grâce avait, je crois, prolongée un peu plus que de raison.
FIN
IMPRIMERIE CHAIX, RUE BERGÈRE, 20, PARIS.—1046-1-05.—(Encre Lorilleux).
NOTES:
[1] La Ville Interdite, ville impériale, au cœur de Pékin.
[2] La Donko-Tchaya.
[3] C'est dans cet appareil de deuil, très dissimulateur, que l'évêque actuel de Séoul et quelques prêtres, échappés au martyre, se risquèrent à revenir ici, après le dernier grand massacre des chrétiens de Corée.
[4] Chacun de ces transports nécessite une voie dallée, établie tout exprès; chacune de ces étapes mortuaires exige un palais spécial, construit sur le lieu du repos momentané; à Séoul, les gens bien documentés estimaient à une quarantaine de millions la dépense totale de ces funérailles.
[5] Peine commuée le lendemain en la déportation perpétuelle.
[6] C'est une vieille demoiselle française, d'ailleurs très respectable, qui est depuis longtemps attachée au service de l'Empereur pour faire les commandes en Europe et ordonner les repas.
[7] Ikoura degosarimaska?—Itchi yen ni djou sen degosarimas.
[8] Mousko, petit garçon.
[Note du transcripteur: changes faites]
mème ==> même {1}
Chrsyanthème ==> Chrysanthème {1}
pylones ==> pylônes {1}
Inamato ==> Inamoto {2}
Yoshivara ==> Yochivara {1}
Soleil Levant ==> Soleil-Levant {1}
automme ==> automne {1}
arome ==> arôme {1}
pagole ==> pagode {1}
XXVII 10 février. ==> XXVIII 10 février. {1}