Et[183] la Recepte monte la somme de dix huit centz quatre vingtz une livres et partant seroit deu par Monsr Corneille present comptable pour plus receu que mis la somme de deux centz quarante huict livres dix huict sols un denier laquelle il a presentement payée comptant a Monsieur Brunel tresorier entrant en charge au moyen de quoi ledit sieur Corneille demeure quicte de l'administration dudit Tresor. Et a esté donné par ledit sieur Corneille au Tresor de la dite Eglise un drap de veloux noir mortuaire pour lequel Mademoiselle sa mère a contribué de la somme de cent livres qu'elle a donnée audit Tresor par ce que ledit sieur Corneille aura la faculté de sen servir pour ceulx de sa famille et domestiques[184] sans pour ce payer aucune chose la mesme faculté demeurant a Messieurs les tresoriers leurs veufves et enfantz seulement. Et ou le dit drap mortuaire seroit baillé ou presté ce qui ne se fera que du consentement de Monsieur le Curé et de M. le Tresorier en charge, il fera payer et donner audit Tresor par chaque fois soixante solz au moins et ce pour ceulx de ladite paroisse seulement a la reserve des parentz dudit sieur Corneille qui la donne et ce au troisieme degré autres que ceulx qui portent le nom. Faict et arresté à Rouen en la chambre dudit Tresor ce lundy premier jour d'avril mil six cents cinquante deux. Approuvé en glose et domestiques[185].
Signé: Piquais, Puchot fils, Pauyot, Ferron, Toussaint Brunel,
(un nom illisible), Corneille, Duboys, Osmont, Philippe Veillant,
Billouët, de Sahurs, Nicollas Lefeubvre, Leforestier, Regnault,
le Sauvage et le Bon.
Le dixe jour d'octobre mil six cents cinquante deux apres la visitation des Sts. Sacrements de Leglise de St. Sauveur faicte par nous prbre chanoine et grand archidiacre de Leglise de Roüen, vicaire general de Monseigneur Lillustrissime et Reverendissime archevesque de Roüen primat de Normandie et hault doyen de St. Meslon a Pontoise avons approuvé le compte apres qu'il nous est apparu avoir esté veu et diligamment examiné [en] presence de Monsieur le curé et plus notables marguilliers et parroissiens. Avons aussi ordonné qua ladvenir les Statuts des confrairies seront leus a tous les maistres et freres une fois l'an a ce que chacun cognoisse son obligation.
Signé: d'Aquillenguy.
Modèle de procuration écrit en entier de la main de Pierre Corneille[186].
Pierre Corneille Escuyer cy devant advocat du Roy a la table de marbre du Palais a Rouen et Thomas Corneille Escuyer sr de Lisle estantz depresent a Rouen, passent procuration a noble homme Pierre Corneille leur cousin demeurant à Rouen proche des feuillantz rue des bons enfantz pour poursuivre en leur absence leurs debiteurs tant pour arrerages de rente et fermages que debtes mobiles et bailler toutes quittances pour ce necessaires, eslisant leur domicile ches le dit sr Corneille leur cousin, etc.
XIII.—Page XLIX.
Extrait du dossier de la tutelle des enfants de Pierre Corneille et de Catherine de Melun, déposé aux archives du palais de justice de Rouen. Procuration à François le Bovyer.
Par devant les conseillers du Roy, notaires au Chatelet de Paris soubzsignés: fut present Pierre Corneille escuyer demeurant à Paris Rue de Clery parroisse St. Eustache, lequel a faict et constitué son procureur general et special Me Francois le Bovyer escuyer advocat en la cour auquel il donne pouvoir et puissance de pour luy en son nom comparoir par devant Monsieur le vicomte de Rouen ou autre juge competent qu'il appartiendra a l'assemblée qui se doit faire des parents et amis des enfants mineurs de defunctz Pierre Corneille vivant secretaire du Roy et de damoiselle Catherine de Melun jadis sa femme. Et la pour le dit sr constituant en qualité de cousin paternel qu'il est aux dits mineurs nommer et convenir de la personne de Me Adrien Hemery, Procureur au Parlement de Rouen, oncle des dits mineurs pour tuteur à iceulx mineurs, que le dit sr Corneille nomme, estant d'avis qu'il soit esleu en la dicte qualité de tuteur principal à iceulx mineurs ne connoissant personnes plus capables d'exercer la dite charge que le dit sr Hemery. Et generalement faire par le dit Procureur pour raison de ce que dessus tout ce qu'il sera necessaire. Promettant avoir le tout agreable.
Fait et passé à Paris le 23 aoust 1675 après midy. Et a signé.
Corneille, Torinon et Dumont.
XIV.—Page LVI.
Supplique de Corneille au sujet d'un procès relatif à une tutelle de son père.
Extrait d'un dossier intitulé: Dossier de Pierre Corneille[187].
A nos seigneurs de Parlement en la chambre des Enquestes.
Suplie humblement Pierre Corneille escuyer demeurant à Paris.
Disant quil y a procez pendant en la cour clos et distribué entre les mains de Monsieur de Gruchet entre les srs Daval de Beneray et les electeurs de la tutelle de damelle Francoise Lengeigneur sa femme au quel il s'agit d'une somme de deux mil sept cents livres payée au sr de la Rosiere premier mary de la dite Lengeigneur ou quoi que ce soit a ses creanciers avec stipulation expresse de subrogation de la dite damelle Lengeigneur à lhypotheque des debtes du dit de la Rosiere laquelle somme les dits electeurs soustiennent qu'elle doit estre imputée à leur descharge sur le debet de compte rendu par le tuteur decedé insolvable et decreté et dautant que le dit suppliant est heritier du deffunt sr Corneille son pere qui estoit l'un des electeurs de la dite tutelle, et qu'en cette qualité il a interest d'empescher quil se fasse rien par collusion entre les parties qui sont presentement en cause.
Il vous plaise nos ditz seigneurs recevoir le dit suppliant partie intervenante au dict proces pour y conserver son interest et faire deffenses aux dites parties d'appointer ni transiger si non en sa presence et vous ferez justice.
Soit monstrée à partye. Fait à Rouen le 21 avril 1678.
Signé: Douillard.
Vente de la maison de la rue de la Pie.
Du dix novembre seize cent quatre-vingt-trois.
Fut present maistre François Lebovier escuyer sieur de Fontenelle, avocat dans la cour de parlement de Rouen y demeurant rue du Cordier paroisse de Saint Godard au nom et comme procureur general special de Pierre Corneille escuyer sieur d'Amville demeurant à Paris rue d'Argenteuil paroisse de Saint Roch par procuration passée devant Laverdy et Lenormand conseillers du Roy, notaires garde notes au Chatelet de Paris le quatrieme de ce present mois special à l'effet des presentes demeurées annexées avec la presente note apres avoir esté paraphée du dit sieur de Fontenelle et du sieur acquereur ci-après nommé et de leurs requisitions par les notaires soussignés, lequel sieur de Fontenelle en usant du pouvoir contenu en la dite procuration a vendu quitte cedé et delaissé et promis garantir pour et au nom du dit sieur de Corneille au sieur Dominique Sonnes chirurgien juré à Rouen y demeurant paroisse de Saint Sauveur, present acquereur, c'est assavoir:
Une maison assise en la dite paroisse de Saint Sauveur rue de la Pie de telle continence qu'elle est et toute et autant qu'il en a esté baillé à maistre Jean Costy medecin par le dit sieur de Fontenelle au nom du dit sieur de Corneille par bail sous seing privé de trente et unieme jour d'aoust dernier et qu'en tenoit auparavant le sieur Cotelle marchand sans du tout en rien excepter ni retenir, bornée d'un costé: une grande maison appartenant au sieur de Lisle Corneille frere du dit sieur vendeur d'autre costé monsieur de Beringeville tresorier de France, d'un bout le dit sieur de Lisle et d'autre bout le pavé du Roy en la dite rue de la Pie, franche quitte et exempte de toute rente et charge quelconque pour en jouir posseder, faire et disposer par le dit sieur acquereur du jour de Saint Michel dernier passé et à l'avenir comme de chose à lui proprietairement appartenant pour lequel effet le dit sieur de Fontenelle au dit nom a subrogé le dit sieur Sonnes à tous les droits, noms, raisons et actions du dit sieur Corneille auquel la dite maison appartient de son ancien propre à la charge par le dit sieur acquereur d'entretenir le bail du dit Sieur Cotelle le temps restant de la jouissance d'icelui lequel bail le dit sieur de Fontenelle a presentement mis es mains du dit sieur acquereur cette vente ainsi faite moyennant le prix et somme de quatre mille trois cents livres que le dit sieur acquereur a presentement payé comptant au sieur de Fontenelle au dit nom en la presence des dits notaires en louis d'argent et monnoies ayant cours au prix du Roy du nombre de laquelle somme il en sera employé celle de trois mille livres pour racquitter la pension de dame Marguerite Corneille dite de la Trinité fille au dit sieur vendeur religieuse au monastere des religieuses dominiquaines au faubourg de Cauchoise. A l'entretenement et garantie duquel present contrat le dit sieur de Fontenelle en a obligé tous les biens et heritages du dit sieur de Corneille comme faire le peut en vertu de la dite procuration faite et passée à Rouen en la maison du dit sieur de Fontenelle le mercredy apres midy sixieme jour de novembre 1683: Presents Laurent Langlois et Guillaume Blondel demeurant à Rouen, temoins.
Signé: Le Bovyer, Sonnes, Langlois, Blondel et Liot.
XVI.—Page lviii.
Acte de décès de Pierre Corneille.
Octobre dud. jour second.
Me Pierre Corneille escuyer cydeuant auocat gnal a la table de marbre a Roüen agé denuiron soixante et dix huit ans decedé hier rue d'argenteüil en cette parroisse a este inhume en leglise[188] en presence de Mre Thomas Corneille escuyer sr de L'isle demnt rue Clos gergeau en cette parroisse et de Me Michel Bicheur prestre de cette eglise y demnt proche.
Bicheur, Corneille.
(Registre des sepultures faites en l'eglize parroissialle de St. Roch à Paris
pendant l'année mil six cens quatre vingt quatre, fol. 61 ro.)
LISTE DES MOTS REMARQUABLES
qui se trouvent dans les documents écrits de la main de Pierre Corneille et notamment dans le Registre de la paroisse Saint-Sauveur.
On sait combien les pièces judiciaires et les comptes d'abbayes ou de paroisses abondent en termes intéressants à recueillir pour les lexiques spéciaux. Il nous a paru curieux de réunir les mots anciens ou techniques qui, ne pouvant être considérés comme appartenant à la diction de Corneille puisqu'ils lui étaient imposés par des nécessités particulières, ne devaient pas se trouver dans le Lexique de ses œuvres, mais qui formeront ici un utile appendice.
Antiphonier. Pour avoir fait raccommoder un antiphonier, page xcxvi.
Appert (Il). Suivant qu'il appert, p. xciv.
Arrérage. Douze livres seize sols huit deniers pour les arrerages de rentes, p. lxxxviii.
Assistance. A Messieurs les Chappelains pour leur assistance à la celebration de ladite messe, p. xcii.
Bassin. Autre recepte des deniers receus par ledit comptable pendant son année pour les cueillettes des bassins, p. xci.
Brouetier. Pour l'ouverture de la terre de Gilles le Maistre brouetier, trois livres, p. xc.
Calendreur. Pour l'ouverture de la terre de M. Barre calendreur, p. xci.
Casset. Pour un casset de cuir à porter la croix dorée aux processions, p. xcxvi.
Chappier. A Monsieur de la Motte, prebstre premier chappier.... à Monsieur Pelletier, prebstre second chappier en la dite paroisse, p. xciii.
Chargeur. Pour l'ouverture de la terre de Charles Delamare, chargeur, trois livres, p. xci.
Convent. P. lxxi et passim.
Coutre (sacristain, voyez le Dictionnaire du patois normand, de MM. Duméril, et le Glossaire de du Cange, au mot Coulter). De Louys Grenguet coutre de la dite Eglise, p. xc.—Audit Granguet coutre, six livres, p. xcv.
Cueillette. Autre recepte des deniers receus par ledit comptable pendant son année pour les cueillettes des bassins, p. xci.
Cueillir. Plus cueilly par une fille pour les trespassés pendant ladite année, p. xcii.
Escurage. Pour l'escurage des chandeliers de cuivre, p. xcv.
Faisance. Sa part de ladite rente à la faisance de laquelle il a esté condamné, p. lxxxviii.
Gages. A Monsieur Alexandre prebstre vicaire de ladite paroisse pour une année de ses gages finissant à Pasques de la presente année vint livres, p. xciii; voyez aussi p. xciv et passim.
Grossier. De la somme de trente livres receue du sieur Minedorge grossier mercier, p. lxxxvii.
Haute messe. Pour la celebration d'une haute messe, p. xciv.
Indivis. Prendre par indivis, p. lxxxv.—Sans prejudice de l'indivis, p. lxxxvii.
Louage. Une année du louage d'une petite boutique qu'il tient, p. lxxxix.
Obit. Audit sieur pour la celebration de quatre obitz, p. xcii.
Ouverture de la terre. Pour l'ouverture de la terre de Gilles le Maistre brouetier, trois livres, p. xc.
Pain a chanter. P. xcv.
Pitancier, p. lxxi (voyez la note 1).
Poissonniere. De Vincente Poignant poissonniere, p. lxxxix.
Sequence. Pour du papier à noter la messe et sequence de Saint-Sauveur, p. xcxvi.
Soubsaagé. De Monsieur du Resnel tuteur des soubsaagés de feu M. Alonse du Resnel, p. lxxxiv.
Trespassé. Pour le bassin des trespassés, p. xcii.
Vin du bail. P. lxxxii.
Vipillon (goupillon, voyez le Dictionnaire du patois normand, de MM. Duméril). Pour avoir fait raccommoder le vipillon d'argent, p. xcv.—Pour un vipillon, trois sols, p. xcvi.
GÉNÉALOGIE DE PIERRE CORNEILLE[189].
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Pierre, mentionné dans un arrêt du 16 avril 1542, sans aucune qualification. |
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Pierre, conseiller référendaire; avocat le 28 avril 1575; commis au greffe du Parlement en 1586; mort vers 1588. Il épousa en 1570 Barbe Houel, fille de Jean Houel, sieur de Valleville. Ils eurent pour enfants: |
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| 1 Jeanne, baptisée le 16 septembre 1571; religieuse. |
2 Pierre, né en 1572 ou 1574, maître particulier des eaux et forêts; anobli en 1637. Il épousa, le 9 juin 1602, Marthe le Pesant, fille de François le Pesant, avocat, et d'Ysabeau le Cuilier. Il eut de ce mariage: |
3 Antoine, né en 1577, curé de Sainte-Marie des Champs, près d'Yvetot. |
4 Barbe, baptisée le 16 mars 1578. |
5 Richard, baptisé le 2 février 1580. |
6 Guillaume, baptisé le 5 mars 1581; marié avec Magdeleine Osmont. Il eut de ce mariage: |
7 Françoise, baptisée le 23 juillet 1583, morte le 6 novembre 1601. |
8 François, baptisé le 19 janvier 1585. C'est de cette branche, fort étendue, que descendait Marie-Françoise Corneille, mariée à M. Dupuits, et dotée avec l'édition faite par Voltaire en 1764. |
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| Noël, garde du corps de Sa Majesté. |
Guillaume, receveur du chapitre d'Évreux. |
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1 Pierre CORNEILLE, né le 6 juin 1606. |
2 Marie, baptisée le 4 novembre 1609, mariée en 1634 au sieur Ballain. |
3 Antoine, baptisé le 10 juillet 1611. |
4 Magdelaine, baptisée le 13 janvier 1618. |
5 Marthe, baptisée le 26 août 1623, mère de Fontenelle. |
6 Thomas, baptisé le 24 août 1625. |
7 Magdelaine, baptisée le 27 juin 1629, morte en 1635. |
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DESCENDANCE DE PIERRE CORNEILLE.
| Pierre Corneille. | ||||||||||||||||||
| 1 Marie, |
2 Pierre[190], |
3 ....Corneille, |
4 Charles, |
5 Thomas, |
6 Marguerite, |
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| née le 10 janvier 1642, | ||||||||||||||||||
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mariée en 1res noces le 13 septembre 1661 à Félix Guenebault de Boislecomte, sieur du Buat, mort à Candie en 1668; elle eut de ce mariage: |
mariée en 2es noces à Jacques-Adrien de Farcy, président des trésoriers de France; elle eut de ce mariage: | capitaine de cavalerie, gentilhomme ordinaire de la maison du Roi, né le 7 septembre 1643, mort le 31[191] janvier 1698. Marié à Marie Cochois, il eut de ce mariage: | lieutenant de cavalerie, tué au siége de Grave en 1674. Voy. tome X, p. 188 note 4 et p. 189 note 2. | filleul du P. Larue, né le... 1653, mort en 1667. Voyez tome X, p. 383. | abbé d'Aiguevive, mort en 1699. Voyez tome X, p. 134, note 4. | religieuse dominicaine, sous le nom de sœur de la Trinité. | ||||||||||||
| Benoît de Boislecomte du Buat, religieux théatin. | Françoise de Farcy, née en 1684, mariée le 22 octobre 1701 à Adrien de Corday. Ils eurent pour fils: | Marie de Farcy, dont la postérité s'est éteinte à la 2e génération. | Pierre-Alexis, né le 28 mars 1694. Marié vers 1718 à Bénigne Larmannat, il eut de ce mariage: | |||||||||||||||
| 1 Marie-Anne, née vers 1719, élevée au couvent à Nevers, protégée par M. de Malesherbes. |
2 Claude-Étienne, né le 15 avril 1728, reçu par Voltaire à Ferney le 9 mars 1763. Marié à Rose Bérenger, il eut de ce mariage: |
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| Jacques-Adrien de Corday, né le 7 avril 1704, mort le 21 janvier 1795, marié le 22 août 1729 à Renée-Adélaïde de Belleau de la Motte, née le 27 octobre 1711, morte le 21 janvier 1800; il eut de ce mariage huit enfants: | 1 Louis-Ambroise, né le 9 décembre 1756. Marié à Catherine-Rose Fabre, il eut de ce mariage: |
2 Jeanne-Marie, née le 21 juillet 1765, pupille de M. de Malesherbes. |
3 ....Corneille, née le 10 novembre 1771, mariée à M. Girard. Sans postérité. |
4 Jean-Baptiste, né le 17 janvier 1776. Marié à Marie Chazel, il eut de ce mariage: |
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| Jacques-François de Corday d'Armans, son 3e fils, lieutenant au régiment de la Fère, né le 2 septembre 1737, mort à Barcelonne le 30 juin 1798, marié le 1er février 1764 à Charlotte-Jacqueline de Gaulthier, morte en 1782; il eut d'elle cinq enfants. | 1 Louise-Madeleine, née le 19 octobre 1786. |
2 Marie-Thérèse, née le 7 septembre 1787. |
3 Marie-Augustine, née le 4 septembre 1790. |
4 Pierre-Alexis, né le 24 janvier 1792, mort en 1868, député au Corps législatif, où il a été remplacé par son fils. |
5 Catherine, née le 5 novembre 1793. |
6 Pierre, né le 6 septbre 1796. |
7 Joseph-Augustin, né le 4 février 1798. |
8 Joseph-Michel. |
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| Marie-Anne-Charlotte de Corday, leur troisième fille, naquit aux Ligueries le 7 juillet 1768, et mourut le 17 juillet 1793[192]. | ||||||||||||||||||
| 1 Marie-Alexandrine, née le 2 messidor an vi. |
2 Thérèse-Philippine, née le 2 pluviôse an x. |
3 P. Xavier, né le 1er août 1809. |
4 Marie-Anne, née le 27 juill. 1812. |
5 Catherine-Julie, née le 17 juillet 1816. |
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TABLE CHRONOLOGIQUE
DES OUVRAGES ET ÉCRITS DE TOUT GENRE
DE PIERRE CORNEILE[193].
| 162.(?) | —1632. Pièces i-xiv des Mélanges poétiques imprimés à la suite de Clitandre. | X, | 25-56 |
| 1629 | Mélite. | I, | 123 |
| 1631 | A M. de Scudéry (sur son Ligdamon et Lidias). | X, | 57 |
| 1632 | Clitandre. | I, | 255 |
| — | Récit pour le ballet du chateau de Bicêtre. | X, | 58 |
| — | Pour Monsieur L. C. D. F., représentant un diable au même ballet. Épigramme. | X, | 60 |
| — | A Monseigneur le duc de Longueville (Dédicace de Clitandre). Préface. (L'Achevé d'imprimer est du 20 mars 1632.) | I, | 259 |
| — | Au Lecteur (des Mélanges poétiques). | X, | 24 |
| 1633 | A M. de Scudéry sur son Trompeur puni. Madrigal. (L'Achevé d'imprimer est du 4 janvier 1633.) | X, | 61 |
| — | A Monsieur de Liancour (Dédicace de Mélite). Au Lecteur. (L'Achevé d'imprimer est du 12 février 1633.) | I, | 134 |
| — | Pour la Sœur valeureuse de M. Mareschal. | X, | 62 |
| La Veuve. | I, | 371 | |
| — | La Galerie du Palais.[194] | II, | 1 |
| 1634 | A Madame de la Maisonfort (Dédicace de la Veuve). Au Lecteur. (L'Achevé d'imprimer est du 13 mars 1634.) | I, | 375 |
| — | La Suivante. | II, | 113 |
| — | La Place royale.[195] | II, | 215 |
| — | P. Cornelii.... excusatio. (Achevé d'imprimer du 14 août 1634.—Il est question de la Place royale dans cette pièce de vers latins.) | X, | 64 |
| 1635 | Pour l'Hippolyte de monsieur de la Pinelière. | X, | 73 |
| — | La Comédie des Tuileries, IIIe acte. | II, | 303 |
| — | Médée. | II, | 327 |
| 1636 | L'Illusion. | II, | 421 |
| — | Le Cid. | III, | 1 |
| 1637 | A Madame de Liancour (Dédicace de la Galerie du Palais.—L'Achevé d'imprimer est du 20 février 1637). | II, | 10 |
| — | A Monsieur*** (Dédicace de la Place royale.—L'Achevé d'imprimer est du 20 février 1637). | II, | 219 |
| — | Excuse a Ariste. | X, | 74 |
| — | Rondeau. | X, | 79 |
| — | Lettre apologétique. | X, | 399 |
| — | A Madame de Combalet (Dédicace du Cid). Avertissement. (L'Achevé d'imprimer est du 24 mars 1637.) | III, | 77 |
| — | (13 juin.) Lettre à Boisrobert. | X, | 427 |
| — | A Monsieur*** (Dédicace de la Suivante.—L'Achevé d'imprimer est du 9 septembre 1637). | II, | 116 |
| — | (15 novembre.) Lettre à Boisrobert. | X, | 428 |
| — | (3 décembre.) Lettre à Boisrobert. | X, | 428 |
| Lettre (sans date). | X, | 429 | |
| — | (13 décembre.) Lettre à Boisrobert. | X, | 430 |
| 1639 | A Monsieur P. T. N. G. (Dédicace de Médée.—L'Achevé d'imprimer est du 16 mars 1639). | II, | 332 |
| — | A Mademoiselle M. F. D. R. (Dédicace de l'Illusion.—L'Achevé d'imprimer est du 16 mars 1639). | II, | 430 |
| — | Au Roy et à nos Seigneurs de son Conseil. | I, | lxxiii |
| 1640 | Horace. | III, | 243 |
| — | Cinna. | III, | 359 |
| — | Remercîment fait sur-le-champ par monsieur de Corneille. | X, | 81 |
| 1641 | A Monseigneur le cardinal duc de Richelieu (Dédicace d'Horace.—L'Achevé d'imprimer est du 15 janvier 1641). | III, | 258 |
| — | Lettre (sans date). | X, | 432 |
| — | La Tulipe. Madrigal. Au Soleil. | X, | 82 |
| — | La Fleur d'orange. Madrigal. | X, | 83 |
| — | L'Immortelle blanche. Madrigal. | X, | 83 |
| — | (1er juillet.) Lettre à M. Goujon, avocat au conseil privé du Roi. | X, | 433 |
| 1642 | Épitaphe de dom Jean Goulu, général des Feuillants. | X, | 396 |
| — | Vers sur le cardinal de Richelieu. | X, | 86 |
| 1643 | A Monsieur de Montoron (Dédicace de Cinna.—L'Achevé d'imprimer est du 18 janvier 1643). | III, | 369 |
| — | Polyeucte[196]" | III, | 463 |
| — | Projet de lettres patentes concédant à P. Corneille le droit de ne laisser jouer ses pièces qu'aux troupes autorisées par lui. | I, | lxxiv |
| — | Sur la mort du roi Louis XIII. Sonnet. | X, | 87 |
| — | A la Reine régente (Dédicace de Polyeucte). Abrégé du martyre de saint Polyeucte. (L'Achevé d'imprimer est du 20 octobre 1643.) | III, | 471 |
| — | Pompée. | IV, | 1 |
| — | Le Menteur. | IV, | 117 |
| 1644 | La Suite du Menteur. | IV, | 275 |
| — | A Monseigneur l'éminentissime cardinal Mazarin (Dédicace de Pompée.—L'Achevé d'imprimer est du 16 février 1644). | IV, | 11 |
| — | A Monseigneur Monseigneur l'éminentissime cardinal Mazarin. Remercîment. | X, | 92 |
| — | Au Lecteur (de Pompée). | IV, | 14 |
| — | A maître Adam, menuisier de Nevers, sur ses Chevilles. (L'Achevé d'imprimer est du 25 mai 1644.) | IV, | 100 |
| — | Rodogune. | IV, | 397 |
| — | Épître. Au Lecteur (du Menteur.—L'Achevé d'imprimer est du dernier octobre 1644). | IV, | 130 |
| — | Au Lecteur (des Œuvres de Corneille, première partie, édition de 1644). | I, | 1 |
| 1645 | Théodore. | V, | 1 |
| — | Épître (en tête de la Suite du Menteur.—L'Achevé d'imprimer est du dernier septembre 1645). | IV, | 279 |
| 1646 | (18 mai.) Lettre à Voyer d'Argenson. | X, | 444 |
| — | A Monsieur de Boisrobert, abbé de Châtillon, sur ses Épîtres. (L'Achevé d'imprimer est du 21 juillet.) | X, | 102 |
| — | A Monsieur L. P. C. B. (Dédicace de Théodore.— L'Achevé d'imprimer est du 31 octobre 1646). | V, | 8 |
| 1647 | Héraclius. | V, | 113 |
| — | Discours prononcé par Monsieur Corneille, avocat général à la Table de marbre de Normandie, le 22 janvier 1647, lorsqu'il fut reçu (à l'Académie françoise) à la place de M. Maynard. | X, | 407 |
| — | A Monseigneur Seguier, chancelier de France (Dédicace d'Héraclius). Au Lecteur. (L'Achevé d'imprimer est du 28 juin 1647.) | V, | 141 |
| 1648 | Au Lecteur (des Œuvres de Corneille, seconde partie, publiée en 1648). | I, | 2 |
| 1649 | (6 mars.) Lettre à Monsieur de Zuylichem. | X, | 448 |
| — | Les Triomphes de Louis le Juste. (Le privilége est du 22 mai 1649.) | X, | 104 |
| — | La Poésie a la Peinture, en faveur de l'Académie des peintres illustres. | X, | 452 |
| — | A saint Bernard, sur la traduction de ses Épîtres, par le R. P. dom Gabriel de Sainte-Geme. Sonnet. (L'Achevé d'imprimer est du 23 août 1649.) | X, | 122 |
| — | (25 août.) Lettre à Monsieur Dubuisson. | X, | 452 |
| 1650 | Andromède. | V, | 243 |
| — | Don Sanche d'Aragon. | V, | 397 |
| — | A Monsieur d'Assoucy, sur son Ovide en belle humeur. (L'Achevé d'imprimer est du 25 février 1650.) | X, | 124 |
| — | Dessein de la tragédie d'Andromède. (L'Achevé d'imprimer est du 3 mars 1650.) | V, | 258 |
| — | Sur la contestation entre le sonnet d'Uranie et de Job. | X, | 125 |
| — | A Mademoiselle de Cosnard de Ses. | X, | 129 |
| — | A Monsieur de Zuylichem (Dédicace de Don Sanche). Argument. (L'Achevé d'imprimer est du 14 mai 1650.) | V, | 404 |
| — | (28 mai.) Lettre à Monsieur de Zuylichem. | X, | 453 |
| 1651 | Nicomède. | V, | 495 |
| — | A M. M. M. M. (Dédicace d'Andromède). Argument tiré du quatrième et cinquième livre des Métamorphoses d'Ovide. (L'Achevé d'imprimer est du 13 août 1651.) | V, | 291 |
| — | Au Lecteur (des vingt premiers chapitres de l'Imitation.—L'Achevé d'imprimer est du 15 novembre 1651). | VIII, | 17 |
| — | Au Lecteur (de Nicomède.—L'Achevé d'imprimer est du 29 novembre 1651). | V, | 501 |
| — | Extrait du Registre des comptes de la paroisse de Saint-Sauveur de Rouen. Gestion de Pierre Corneille, le poëte (1651-1652). | I, | lxxxii |
| 1652 | Pertharite. | VI, | 1 |
| — | (30 mars.) Lettre au R. P. Boulart. | X, | 458 |
| — | (12 avril.) Lettre au R. P. Boulart. | X, | 462 |
| — | (23 avril.) Lettre au R. P. Boulart. | X, | 466 |
| — | Au Lecteur (des cinq derniers chapitres du livre I de l'Imitation de Jésus-Christ, et des six premiers du livre II.—L'Achevé d'imprimer est du 31 octobre 1652). | VIII, | 19 |
| 1653 | Au Lecteur (de Pertharite.—L'Achevé d'imprimer est du 30 avril 1653). | VI, | 5 |
| — | Au Lecteur (trois avertissements des diverses éditions des deux premiers livres de l'Imitation de Jésus-Christ publiées en 1653). | VIII, | 21 |
| — | A Monsieur de Loy..., sur son panégyrique de Monseigneur le premier président de Bellièvre. | X, | 131 |
| — | Pour Monsieur d'Assoucy, sur ses Airs. | X, | 132 |
| 1654 | Au Lecteur (des trente premiers chapitres du livre III de l'Imitation de Jésus-Christ). | VIII, | 27 |
| — | Épitaphe sur la mort de Damoiselle Élisabeth Ranquet. | X, | 133 |
| 1656 | (10 juin.) Lettre au R. P. Boulart. | X, | 470 |
| — | Au souverain pontife Alexandre VII. (Dédicace de l'Imitation de Jésus-Christ.) | VIII, | 1 |
| 1657 | Sonnet (Au Roi, pour obtenir la confirmation des lettres de noblesse accordées à son père). | X, | 135 |
| — | A Monsieur de Campion, sur ses Hommes illustres. Sonnet. (L'Achevé d'imprimer est du 15 janvier 1657.) | X, | 137 |
| 1658 | Lettre à Pellisson. | X, | 477 |
| — | Sonnet perdu au jeu. | X, | 140 |
| — | (9 juillet.) Lettre à l'abbé de Pure. | X, | 478 |
| — | Sur le départ de Madame la marquise de B. A. T. | X, | 141 |
| 1659 | Œdipe. | VI, | 101 |
| — | (12 mars.) Lettre à l'abbé de Pure. | X, | 482 |
| — | Vers présentés a Monseigneur le procureur général Foucquet, surintendant des finances.—Au Lecteur (d'Œdipe.—L'Achevé d'imprimer est du 26 mars 1659). | VI, | 121 |
| 1659 | Madrigal. | X, | 150 |
| — | Autre sur le même sujet. | X, | 152 |
| 1660 | Air de M. Lambert pour la Reine. | X, | 153 |
| — | Pour une dame qui représentoit la Nuit en la comédie d'Endymion. Madrigal. | X, | 154 |
| — | Jalousie. | X, | 155 |
| — | Bagatelle. | X, | 158 |
| — | Stances. | X, | 160 |
| — | Sonnet. | X, | 162 |
| — | Sonnet. | X, | 163 |
| — | Sonnet. | X, | 164 |
| — | Stances. | X, | 165 |
| — | Sonnet. | X, | 167 |
| — | Chanson. | X, | 168 |
| — | Stances. | X, | 170 |
| — | Stances. | X, | 172 |
| — | Épigramme. | X, | 173 |
| — | Rondeau. | X, | 174 |
| — | (25 août.) Lettre à l'abbé de Pure | X, | 485 |
| — | Discours de l'utilité et des parties du Poëme dramatique.—Discours de la Tragédie....—Discours des Trois Unités. | I, | 13 - 122 |
| — | Examen de chacune des pièces publiées jusqu'en 1660. En tête de chaque pièce. | ||
| — | La Toison d'or. | VI, | 221 |
| 1661 | Desseins de la Toison d'or. (L'Achevé d'imprimer est du 31 janvier 1661.) | VI, | 230 |
| — | (3 novembre.) Lettre à l'abbé de Pure. | X, | 489 |
| 1662 | Sertorius. | VI, | 351 |
| — | (25 avril.) Lettre à l'abbé de Pure. | X, | 493 |
| — | Au Lecteur (de Sertorius.—L'Achevé d'imprimer est du 8 juillet 1662). | VI, | 357 |
| 1663 | Remercîment présenté au Roi en l'année 1663. | X, | 175 |
| — | Sophonisbe. | VI, | 447 |
| — | Au Lecteur (de Sophonisbe.—L'Achevé d'imprimer est du 10 avril 1663). | VI, | 460 |
| — | Au Lecteur (de l'édition du Théâtre de Corneille de 1663). | I, | 4 |
| 1664 | A Monseigneur le duc de Guise, sur la mort de Monseigneur son oncle. Sonnet. | X, | 182 |
| — | (3 août.) Othon. | VI, | 565 |
| 1665 | Au Lecteur (d'Othon.—L'Achevé d'imprimer est du 3 février 1665). | VI, | 571 |
| — | Au Roi, pour le retardement du payement de sa pension | X, | 185 |
| — | Hymnes de sainte Geneviève. | IX, | 613 |
| — | Louanges de la sainte Vierge. | IX, | 1 |
| 1666 | Lettre à M. de Saint-Évremond. | X, | 497 |
| — | Agésilas. | VII, | 1 |
| — | Au Lecteur (d'Agésilas.—L'Achevé d'imprimer est du 3 avril). | VII, | 5 |
| 1667 | Attila. | VII, | 97 |
| — | Au Roi, sur son retour de Flandre. | X, | 186 |
| — | Poëme sur les victoires du Roi, traduit de latin en françois par P. Corneille. | X, | 192 |
| — | Traductions et imitations de l'épigramme latine de M. de Montmor. | X, | 218 |
| — | Au Lecteur (d'Attila.—L'Achevé d'imprimer est du 20 novembre 1667). | VII, | 103 |
| 1668 | Au R. P. Delidel, de la Compagnie de Jésus, sur son Traité de la Théologie des saints. | X, | 220 |
| — | Au Roi, sur sa conquête de la Franche-Comté | X, | 223 |
| — | Sur le canal du Languedoc, pour la jonction des deux mers. Imitation. | X, | 231 |
| — | Air de M. Blondel. | X, | 233 |
| 1669 | Défense des fables dans la poésie. Imitation du latin. | X, | 234 |
| 1670 | L'Office de la sainte Vierge. | IX, | 55 |
| — | Sur la pompe du pont Notre-Dame. Traduction par Pierre Corneille. | X, | 242 |
| — | Pour la fontaine des Quatre-Nations, vis-à-vis le Louvre. Traduction par Pierre Corneille. | X, | 244 |
| — | Traduction en vers françois de la Thébaïde de Stace. | X, | 245 |
| — | Tite et Bérénice. | VII, | 183 |
| 1671 | Psyché. | VII, | 277 |
| 1672 | Sur le départ du Roi. | X, | 247 |
| — | Vers présentés au Roi à son retour de la guerre d'Hollande, le 2 août 1672. | X, | 249 |
| — | Les victoires du Roi sur les états de Hollande, en l'année M.DC.LXXII. | X, | 252 |
| — | Pulchérie. | VII, | 371 |
| 1673 | Au Lecteur (de Pulchérie.—L'Achevé d'imprimer est du 20 janvier 1673). | VII, | 376 |
| — | Sur la prise de Mastric. Sonnet. | X, | 285 |
| 1674 | Au Roi, sur sa libéralité envers les marchands de la ville de Paris. | X, | 287 |
| — | Suréna. | VII, | 455 |
| 1676 | Au Roi, sur son départ pour l'armée en 1676. | X, | 299 |
| — | Vers présentés au Roi, sur sa campagne de 1676. | X, | 304 |
| — | Placet au Roi. | X, | 308 |
| — | Au Roi, sur Cinna, Pompée, Horace, Sertorius, Œdipe, Rodogune, qu'il a fait représenter de suite devant lui à Versailles, en octobre 1676. | X, | 309 |
| — | Version de l'ode a M. Pellisson. | X, | 315 |
| 1677 | Sur les victoires du Roi, en l'année 1677. | X, | 322 |
| 1678 | Au Roi, sur la paix de 1678. | X, | 326 |
| — | Lettre à Colbert. | X, | 501 |
| 1679 | Inscription pour l'arsenal de Brest. Traduction. | X, | 331 |
| 1680 | A Monseigneur, sur son mariage. | X, | 334 |
Œuvres
DE
P. CORNEILLE.
AVERTISSEMENTS
PLACÉS PAR CORNEILLE EN TÊTE DES DIVERS RECUEILS DE SES PIÈCES.
I
AU LECTEUR[197].
C'est contre mon inclination que mes libraires vous font ce présent, et j'aurois été plus aise de la suppression entière de la plus grande partie de ces poëmes, que d'en voir renouveler la mémoire par ce recueil. Ce n'est pas qu'ils n'ayent tous eu des succès assez heureux pour ne me repentir point[198] de les avoir faits; mais il y a une si notable différence d'eux à ceux qui les ont suivis, que je ne puis voir cette inégalité sans quelque sorte de confusion. Et certes, ceux-ci, si je n'eusse j'aurois laissé périr entièrement reconnu que le bruit qu'ont fait les derniers obligeoit déjà quelques curieux à la recherche des autres, et pourroit être cause qu'un imprimeur, faisant sans mon aveu ce que je ne voulois pas consentir, ajouteroit mille fautes aux miennes. J'ai donc cru qu'il valoit mieux, et pour votre contentement et pour ma réputation, y jeter un coup d'œil, non pas pour les corriger exactement (il eût été besoin de les refaire presque entiers), mais du moins pour en ôter ce qu'il y a[199] de plus insupportable. Je vous les donne dans l'ordre que je les ai composés, et vous avouerai franchement que pour les vers, outre la foiblesse d'un homme qui commençoit à en faire, il est malaisé qu'ils ne sentent la province où je suis né. Comme Dieu m'a fait naître mauvais courtisan, j'ai trouvé dans la cour plus de louanges que de bienfaits, et plus d'estime que d'établissement. Ainsi étant demeuré provincial, ce n'est pas merveille si mon élocution en conserve quelquefois le caractère. Pour la conduite, je me dédirois de peu de chose si j'avois à les refaire. Je ne m'étendrai point à vous spécifier quelles règles j'y ai observées: ceux qui s'y connoissent s'en apercevront aisément, et de pareils discours ne font qu'importuner les savants, embarrasser les foibles, et étourdir les ignorants.
II
AU LECTEUR[200].
Voici une seconde partie de pièces de théâtre un peu plus supportables que celles de la première. Elles sont toutes assez régulières, avec cette différence toutefois, que les règles sont observées avec plus de sévérité dans les unes que dans les autres; car il y en a qu'on peut élargir et resserrer, selon que les incidents du poëme le peuvent souffrir. Telle est celle de l'unité de jour, ou des vingt et quatre heures. Je crois que nous devons toujours faire notre possible en sa faveur, jusqu'à forcer un peu les événements que nous traitons, pour les y accommoder; mais si je n'en pouvois venir à bout, je la négligerois même sans scrupule, et ne voudrois pas perdre un beau sujet pour ne l'y pouvoir réduire. Telle est encore celle de l'unité du lieu, qu'on doit arrêter, s'il se peut, dans la salle d'un palais, ou dans quelque espace qui ne soit pas de beaucoup plus grand que le théâtre, mais qu'on peut étendre jusqu'à toute une ville, et se servir même, s'il en est besoin, d'un peu des environs. Je dirois la même chose de la liaison des scènes, si j'osois la nommer une règle; mais comme je n'en vois rien dans Aristote; que notre Horace n'en dit que ce petit mot: Neu quid hiet[201], dont la signification peut être douteuse; que les anciens ne l'ont pas toujours observée, quoiqu'il leur fût assez aisé, ne mettant qu'une scène ou deux à chaque acte; que le miracle de l'Italie, le Pastor Fido[202], l'a entièrement négligée: j'aime mieux l'appeler un embellissement qu'une règle; mais un embellissement qui fait grand effet, comme il est aisé de le remarquer par les exemples du Cid et de l'Horace. Sabine ne contribue non plus aux incidents de la tragédie dans ce dernier que l'Infante dans l'autre, étant toutes deux des personnages épisodiques qui s'émeuvent de tout ce qui arrive selon la passion qu'elles en ressentent, mais qu'on pourroit retrancher sans rien ôter de l'action principale. Néanmoins l'une a été condamnée presque de tout le monde comme inutile, et de l'autre personne n'en a murmuré, cette inégalité ne provenant que de la liaison des scènes qui attache Sabine au reste des personnages et qui n'étant pas observée dans le Cid, y laisse l'Infante tenir sa cour à part.
Au reste, comme les tragédies de cette seconde partie sont prises de l'histoire, j'ai cru qu'il ne seroit pas hors de propos de vous donner au devant de chacune le texte ou l'abrégé des auteurs dont je les ai tirées, afin qu'on puisse voir par là ce que j'y ai ajouté du mien et jusques où je me suis persuadé que peut aller la licence poétique en traitant des sujets véritables.
III
AU LECTEUR[203].
Ces quatre Volumes contiennent trente deux Pieces de Théatre. Ils ſont réglez à huit chacun[204]. Vous pourrez trouver quelque choſe d'étrange aux innovations en l'orthographe que j'ay hazardées icy, et je veux bien vous en rendre raiſon. L'uſage de noſtre Langue eſt à preſent ſi épandu par toute l'Europe, principalement vers le Nord, qu'on y voit peu d'Eſtats où elle ne ſoit connuë; c'eſt ce qui m'a fait croire qu'il ne ſeroit pas mal à propos d'en faciliter la prononciation aux Eſtrangers, qui s'y trouvent ſouvent embarraſſez par les divers ſons qu'elle donne quelquefois aux meſmes lettres. Les Hollandois m'ont frayé le chemin, et donné ouverture à y mettre diſtinction par de différents Caractéres, que juſqu'icy nos Imprimeurs ont employé indifféremment. Ils ont ſeparé les i et les u consones d'avec les i et les u voyelles, en ſe ſervant touſiours de l'j et de l'v, pour les premiéres, et laiſſant l'i et l'u pour les autres, qui juſqu'à ces derniers temps avoient eſté confondus[205]. Ainſi la prononciation de ces deux lettres ne peut eſtre douteuſe, dans les impreſſions où l'on garde le meſme ordre, comme en celle-cy. Leur exemple m'a enhardy à paſſer plus avant. J'ay veu quatre prononciations differentes dans nos ſ, et trois dans nos e, et j'ay cherché les moyens d'en oſter toutes ambiguitez, ou par des caractéres differens, ou par des régles generales, avec quelques exceptions. Je ne ſçay ſi j'y auray reüſſi, mais ſi cette ébauche ne déplaiſt pas, elle pourra donner jour à faire un travail plus achevé ſur cette matiere, et peut-eſtre que ce ne ſera pas rendre un petit ſervice à noſtre Langue et au Public.
Nous prononçons l'ſ de quatre diverſes manieres: tantoſt nous l'aſpirons, comme en ces mots, peſte, chaſte; tantoſt elle allonge la ſyllabe, comme en ceux-cy, paſte, teſte; tantoſt elle ne fait aucun ſon, comme à esbloüir, esbranler, il eſtoit; et tantoſt elle ſe prononce comme un z, comme à preſider, preſumer. Nous n'avons que deux differens caracteres, ſ, et s, pour ces quatre differentes prononciations; il faut donc eſtablir quelques maximes générales pour faire les diſtinctions entieres. Cette lettre ſe rencontre au commencement des mots, ou au milieu, ou à la fin. Au commencement elle aſpire toûjours: ſoy, ſien, ſauver, ſuborner; à la fin, elle n'a presque point de ſon, et ne fait qu'allonger tant ſoit peu la ſyllabe, quand le mot qui ſuit ſe commence par une conſone; et quand il commence par une voyelle, elle ſe détache de celuy qu'elle finit pour ſe joindre avec elle, et ſe prononce toûjours comme un z, ſoit qu'elle ſoit précedée par une conſone, ou par une voyelle.
Dans le milieu du mot, elle eſt, ou entre deux voyelles, ou aprés une conſone, ou avant une conſone. Entre deux voyelles elle paſſe touſiours pour z, et aprés une conſone elle aspire touſiours, et cette difference ſe remarque entre les verbes compoſez qui viennent de la meſme racine. On prononce prezumer, reziſter, mais on ne prononce pas conzumer, ny perziſter. Ces régles n'ont aucune exception, et j'ay abandonné en ces rencontres le choix des caracteres à l'Imprimeur, pour ſe ſervir du grand ou du petit, ſelon qu'ils ſe ſont le mieux accommodez avec les lettres qui les joignent. Mais je n'en ay pas fait de meſme, quand l'ſ eſt avant une conſone dans le milieu du mot, et je n'ay pû ſouffrir que ces trois mots, reſte, tempeſte, vous eſtes, fuſſent eſcrits l'un comme l'autre, ayant des prononciations ſi differentes. J'ay reſervé la petite s pour celle où la ſyllabe eſt aſpirée, la grande pour celle où elle eſt ſimplement allongée, et l'ay ſupprimée entierement au troiſiéme mot où elle ne fait point de ſon, la marquant ſeulement par un accent ſur la lettre qui la précede. J'ay donc fait ortographer ainſi les mots ſuivants et leurs ſemblables, peste, funeste, chaste, reſiste, espoir; tempeſte, haſte, teſte; vous étes, il étoit, ébloüir, écouter, épargner, arréter. Ce dernier verbe ne laiſſe pas d'avoir quelques temps dans ſa conjugaiſon, où il faut luy rendre l'ſ, parce qu'elle allonge la ſyllabe; comme à l'imperatif arreſte, qui rime bien avec teſte; mais à l'infinitif et en quelques autres où elle ne fait pas cet effet, il eſt bon de la ſupprimer et eſcrire, j'arrétois, j'ay arrété, j'arréteray, nous arrétons, etc.[206].