[189] Nos sources pour ce tableau et le suivant sont: l'édition des Œuvres de Corneille publiés par Lepan en 1816; l'Histoire de la vie et des ouvrages de P. Corneille par M. Taschereau et les récentes recherches dont M. Gosselin a fait paraître les résultats dans la brochure intitulée Pierre Corneille (le père), Rouen, 1864, p. 39 et suivantes.
[190] M. Gosselin signale un fait important, que nous rapportons d'après lui sous réserve, et qui semblerait indiquer que, certainement à l'opinion généralement reçue, ce fils de Corneille serait mort sans laisser d'enfant survivant, et que la descendance qu'on lui attribue appartiendrait à une autre famille Corneille. Pierre Corneille, fils aîné du poëte, «soutenait à Rouen, depuis 1692, un procès; il l'avait gagné, mais l'exécution de l'arrêt avait suscité tant d'incidents qu'à sa mort tout n'était pas fini; on plaidait maintenant sur les dépens. Or, le 10 mars 1690, Thomas Corneille, abbé d'Aiguevive, vint au parlement de Rouen pour terminer l'affaire, et non-seulement il prend le nom de sieur de Damville, que portait son frère, mais il prend la qualité d'héritier, sous bénéfice d'inventaire, de Pierre Corneille, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, sieur de Damville son frère décédé. Mais l'enfant de Pierre Corneille était-il donc mort? Sans cela Thomas n'eût point pris la qualité d'héritier bénéficiaire de Pierre; et si cet enfant était mort, que reste-t-il de sa descendance? Rien, ou plutôt personne.» (Pierre Corneille, le père, p. 42.)
[191] Il y a 11, et non 31, dans l'acte de décès publié par M. Taschereau à la page 279 de la seconde édition de sa Vie de Corneille, mais c'est une erreur de transcription ou d'impression. La pièce originale porte 31.
[192] Nous avons cru inutile d'énumérer ici toute la descendance de Marie Corneille, nous contentant d'indiquer la parenté de Charlotte Corday avec Corneille. M. Vatel, qui a relevé tous les actes de cette branche de la famille, prépare en ce moment un travail qui contiendra sur ce point les plus curieux détails.
[193] Nous n'avons pas cru devoir faire figurer dans cette table les ouvrages attribués à Corneille, mais que, pour la plupart, nous n'avons pas considérés comme étant réellement de lui. Ils ne forment du reste que trois groupes faciles à parcourir: 1o Écrits en faveur du Cid, tome III, p. 53-76; 2o Poésies diverses, Appendice, tome X, p. 344-388; 3o Appendice des lettres, tome X, p. 503 et 504.
[194] Nous avions d'abord laissé la Galerie du Palais à l'année 1634 et la Place royale à l'année 1635, où les placent les frères Parfait et tous les historiens du théâtre. On peut voir tome X, p. 7, quels sont les motifs qui nous ont fait changer d'avis.
[195] Voyez la note précédente [194] .
[196] Sur les motifs qui nous ont fait placer aux dates ici marquées Polyeucte, Pompée, le Menteur et la Suite du Menteur, que nous avions laissés d'abord, d'après les frères Parfait et les biographes de Corneille, aux années 1640, 1641, 1642 et 1643, voyez tome X, p. 423-425.
[197] Cet avis est tiré du recueil intitulé Œuvres de Corneille, première partie (contenant: Mélite, Clitandre, la Veuve, la Galerie du Palais, la Suivante, la Place Royale, Médée et l'Illusion comique). Rouen et Paris, 1644, petit in-12. Il a été reproduit en tête des réimpressions de la première partie, de 1648 à 1657 inclusivement.
[198] Var. (édit. de 1648-1657): pour ne me repentir pas.
[199] Var. (édit. de 1648): ce qu'il y avoit.
[200] Ce second avis est en tête du recueil intitulé Œuvres de Corneille, seconde partie (contenant: le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, Pompée, le Menteur et la Suite du Menteur). Rouen et Paris, 1648, petit in-12. Cette seconde partie est destinée à compléter la première partie de 1644 et la réimpression qui en a été faite en 1648. L'avis au lecteur a été reproduit dans les éditions de la seconde partie, jusqu'en 1657.
[201] Ce petit mot, que Corneille cite de mémoire, n'est pas d'Horace. Il y a dans la XVIe idylle d'Ausone, de Viro bono, un vers qui commence par Ne quid hiet, mais où il s'agit de tout autre chose que de la liaison des scènes; et dans l'Art poétique d'Horace (V. 194) on lit un précepte ainsi conçu: Neu quid medios intercinat actus, etc., précepte relatif au chant du chœur entre les actes. Corneille aurait-il confondu ces deux passages?
[202] Cette tragi-comédie pastorale de Guarini, représentée pour la première fois à Turin en 1585, eut du vivant de son auteur quarante éditions. Il en a paru deux en 1590: l'une à Venise, in-4o; l'autre à Ferrare, in-12. On ignore laquelle est la première.
[203] Ce troisième avis, pour lequel nous avons suivi le texte de l'édition de 1682, avait paru d'abord dans celles de 1663 (in-folio), de 1664 et de 1668 (in-8o), avec quelques différences que nous indiquerons. L'édition de 1660 n'est précédée d'aucun avertissement. Comme ce morceau est un exposé du système d'orthographe que Corneille avait adopté, nous avons tenu à en donner une sorte de fac-simile: c'était le seul moyen de faire comprendre les règles qu'établit l'auteur et les détails où il entre. Les fautes et les inconséquences que l'on remarquera çà et là, montrent combien il était fondé à dire, à la fin de cet avis, que les imprimeurs avaient eu de la peine à suivre ses instructions. Dans les éditions de 1663, 1664, 1668, ils n'avaient même pas fait la distinction, dont notre poëte parle en commençant, de l'i et du j, de l'u et du v.
[204] Dans l'édition de 1663, l'avis commence ainsi:
«Ces deux Volumes contiennent autant de Pieces de Theatre que les trois que vous auez veus cy-deuant imprimez in Octavo[204-a]. Ils sont réglez à douze chacun, et les autres à huit. Sertorius et Sophonisbe ne s'y joindront point[204-b], qu'il n'y en aye assez pour faire vn troisiéme de cette Impression, ou vn quatriéme de l'autre. Cependant comme il ne peut entrer en celle-cy que deux des trois Discours qui ont seruy de Prefaces à la précedente, et que dans ces trois Discours j'ay tasché d'expliquer ma pensée touchant les plus curieuses et les plus importantes questions de l'Art Poëtique, cet Ouurage de mes reflexions demeureroit imparfait si j'en retranchois le troisiéme. Et c'est ce qui me fait vous le donner en suite du second Volume, attendant qu'on le puisse reporter au deuant de celuy qui le suiura, si-tost qu'il pourra estre complet.
«Vous trouuerez quelque chose d'étrange, etc.»
Le début de l'avis de l'édition de 1664, in-8o, est beaucoup plus court:
«Ces trois volumes contiennent autant de Pieces de Theatre que les deux nouvellement imprimez in folio. Ils sont reglez à huit chacun, et les autres à douze. Sertorius, Sophonisbe et Othon[204-c] ne s'y joindront point, qu'il n'y en aye assez pour en faire vn quatriéme.
«Cependant vous pourrez trouuer quelque chose d'étrange, etc.»
Dans l'édition de 1668, l'avis commence de même que dans celle de 1664; mais les mots: «Vous pourrez trouver, etc.,» viennent immédiatement après les derniers mots de la seconde phrase: «les autres à douze;» et la phrase intermédiaire est omise.
[204-a] Il s'agit ici de l'édition de 1660. Les deux premiers volumes contiennent huit pièces chacun, comme le dit Corneille, mais le troisième n'en renferme que sept: Rodogune, Héraclius, Andromède, Don Sanche d'Arragon, Nicomède, Pertharite et Œdipe.
[204-b] Ces deux pièces avaient été représentées en 1662 et en 1663.
[204-c] Cette dernière pièce a été représentée à Fontainebleau à la fin de juillet 1664, et l'achevé d'imprimer du Ier volume de l'édition de 1664 porte la date du 15 août.
[205] On a prétendu, mais à tort, que Ramus avait proposé le premier de distinguer dans l'impression l'i du j et l'u du v. Il faut remonter au moins jusqu'à Meigret, qui a dit en 1550 dans le Tretté de la grammere francoeze: «Rest'encores j consonante a laqell ie done double proporcion de celle qi et voyelle, e lui rens sa puissanc' en mon écritture.» (Folio 14 recto.) «Ao regard de l'u consonante, ell'aoroet bien bezoin d'etre diuersifiée, attendu qe qant deus uu s'entresuyuet aveq qelq'aotre voyelle nou' pouuons prononcer l'un pour l'aotre.» (Folio 12 verso.) On voit, du reste, que Meigret, qui pourtant ne manquait pas de hardiesse, se borne à proposer cette distinction sans la mettre lui-même en pratique.
Les imprimeurs hollandais furent les premiers à l'établir. Elle est déjà très-nettement observée dans l'Argenis de Barclay imprimée en 1630 par les Elzévirs; les majuscules seules font exception. Quelques imprimeurs des confins de la France ne tardèrent pas à suivre cet exemple. Les Zetzner, de Strasbourg, introduisirent l'U rond et le J consonne dans les lettres capitales. On trouve déjà ces caractères dans le volume intitulé: Clavis artis Lullianæ.... opera et studio Johannis Henrici Alstedl, Argentorati, sumptibus heredum Lazari Zetzneri, 1633. Cependant il faut convenir que dans le texte courant on rencontre de temps à autre quelques infractions à la règle.
[206] Ce projet a failli être officiellement adopté. On trouve des renseignements à ce sujet dans les Observations de l'Académie françoise touchant l'orthographe, conservées au département des manuscrits de la Bibliothèque impériale, dont j'ai donné l'analyse dans l'Ami de la religion du 31 mai 1860.
Ces Observations, rédigées par Mézeray, furent soumises en 1673 à l'examen de plusieurs académiciens, dont la liste se trouve en tête du volume. Corneille y figure, toutefois on ne rencontre dans ce manuscrit aucune note de lui; mais, dans son travail préparatoire, Mézeray avait rappelé en ces termes l'innovation introduite par l'illustre poëte: «Mr. de Corneille a proposé que pour faire connoistre quand l'S est muette dans les mots où qu'elle sifle, il seroit bon de mettre une S ronde aux endroits où elle sifle, comme à chaste, triste, reste, et une ſ43; longue aux endroits où elle est muette, soit qu'elle fasse longue la voyelle qui la précède, comme en tempeſte, feſte, teſte, etc., soit qu'elle ne la fasse pas, comme en eſcu, eſpine, deſdire, eſpurer, etc.»
«L'usage en seroit bon, objecte Segrais, mais l'innovation en est dangereuse.»
«Je n'y trouve point d'inconvenient, sur tout dans l'impression, réplique Doujat, et ce n'est plus une nouveauté puisque Mr. de Corneille l'a pratiqué depuis plus de dix ou douze ans.»
«Où est l'inconuenient? dit Bossuet; ie le suiurois ainsi dans le dictionnaire et i'en ferois une remarque expresse où i'alleguerois l'exemple de Mr. Corneille. Les Hollandois ont bien introduit u et v pour u voyelle et u consone, et de mesme i sans queüe ou avec queüe. Personne ne s'en est formalisé; peu à peu les yeux s'y accoustument et la main les suit.»
[207] Contée, comptée. Voyez le Lexique.
[208] On lit ici dans l'édition de 1663: «Et peut-estre le feray-je obseruer en la première impression qui se pourra faire de ces Recueils.»
[209] Il s'agit de l'édition datée de 1663, dont nous venons de parler.
[210] L'édition de 1660, dans laquelle ces discours ont paru pour la première fois, est divisée en trois volumes, et en tête de chaque volume est placé l'un des discours. L'édition de 1663 forme deux tomes qui commencent par les deux premiers discours; le troisième termine le tome II (voyez plus haut, p. 5, note 1). Enfin les trois éditions, en quatre volumes, de 1664 (in-8o), de 1668, et de 1682, contiennent un discours en tête de chacun des trois premiers volumes. La plupart des éditeurs ont séparé ces discours du Théâtre, pour les faire entrer dans les Œuvres diverses; nous avons préféré conserver le premier, suivant l'intention de Corneille, en tête du Théâtre, où les premières lignes le placent nécessairement, et nous avons cru devoir en rapprocher les deux autres, mais sans rien changer au texte, c'est-à-dire en y laissant ce qui a trait à la place que l'auteur leur avait assignée.
Si l'on veut avoir des renseignements sur le temps que ces discours ont coûté à Corneille et sur les circonstances dans lesquelles il les a composés, il faut lire sa lettre du 25 août 1660, adressée à l'abbé de Pure.
[211] Οὐ γὰρ πᾶσαν δεῖ ζητεῖν ἡδονὴν ἀπὸ τραγῳδίας, ἀλλὰ τὴν οἰκείαν. (Aristote, Poétique, chap. XIV, 2.)—Dans la phrase suivante, Aristote exprime l'idée, par laquelle Corneille commence son discours, que le but de la poésie dramatique est de plaire.
[212] Χρὴ δὲ.... ἀεὶ ζητεῖν ἢ τὸ ἀναγκαῖον, ἢ τὸ εἰκός. (Aristote, Poétique, chap. XV, 6.)
[213] Var. (édit. de 1660): les mêmes paroles qui leur semblent si claires.
[214] Var. (édit. de 1660): ce dernier mot.
[215] Voyez la Poétique, chap. IX, 5.
[216] Il y a aussi, pour ainsi, dans les éditions de 1682 et de 1692: la leçon des éditions antérieures nous a paru préférable.
Footnote 217: Aristote, Poétique, chap. IX, 7.—La Fleur, ἄνθος, pièce du poëte Agathon, contemporain de Sophocle et d'Eschyle, n'est connue que par ce passage d'Aristote.]
[218] Var. (édit. de 1660): une erreur.
[219] Var. (édit. de 1660 et de 1663): il.
[220] Ζητοῦντες γὰρ οὐκ ἀπὸ τέχνης, ἀλλ᾽ ἀπὸ τύχης εὗρον τὸ τοιοῦτον παρασκευάζειν ἐν τοῖς μύθοις. (Aristote, Poétique, chap. XIV, 10.)
[221] Περὶ ὀλίγας οἰκίας αἱ κάλλισται τραγῳδίαι συντίθενται, οἷον περὶ Ἀλκμαίωνα καὶ Οἰδίπουν.... καὶ ὅσοις ἄλλοις συμβέβηκεν ἢ παθεῖν δεινὰ ἢ ποιῆσαι. (Aristote, Poétique, chap. XIII, 5.)
[222] Var. (édit. de 1660-1664): jusques à nous.
[223] Var. (édit. de 1660 et de 1663): trente ans;—(édit. de 1664) plus de trente ans;—(édit. de 1668): quarante ans.
[224] Voyez Aristote, Poétique, chap. IV, 1 et 2.
[225] Ibid., chap. VI, 13.
[226] Ibid., chap. VI, 2.
[227] Var. (édit. de 1660): de plus que lui.
[228] Aristote, Poétique, chap. XXVI, 8 et 9.
[229] Horace, Art poétique, v. 341.
[230] Var. (édit. de 1660): Il faut prendre garde.
.... Ambitiosa recidet
Ornamenta.
(Art poétique, v. 447.)
[232] Voyez la scène 1 du IVe acte de Mélite, et l'Art poétique d'Horace, v. 174.
[233] Var. (édit. de 1660 et de 1663): les réconciliations.
[234] Voyez, dans la scène 1 du IVe acte de la Suite du Menteur, le couplet qui commence par ce vers:
Quand les ordres du ciel nous ont faits l'un pour l'autre, etc.
[235] Il s'agit ici du Thyeste de Monléon, représenté, suivant les frères Parfait, en 1633. Voyez l'Histoire du Théâtre françois, tome V, p. 31.
[236] Δοκεῖ δὲ εἶναι πρώτη διὰ τὴν τῶν θεατῶν ἀσθένειαν· ἀκολουθοῦσι γὰρ οἱ ποιηταὶ κατ᾽ εὐχὴν ποιοῦντες τοῖς θεαταῖς. (Aristote, Poétique, chap. XIII, 7.)
[237] Voyez Aristote, Poétique, chap. VI, 2.
[238] Var. (édit. de 1660): Mais comme cette utilité est particulière à la tragédie, et que cette première partie de mes poèmes ne contient presque que des comédies où elle n'a point de place, je ne m'expliquerai sur cet article qu'au second volume, où la tragédie l'emporte, et passe, etc.—La première partie de l'édition de 1660 contient les mêmes pièces que le recueil de 1644. Voyez plus haut, p. 1, note [197].
[239] Voyez Aristote, Poétique, chap. XII.
[240] Var. (édit. de 1660-1664): intégrales.
[241] Voyez Aristote, Poétique, chap. VI, 6.
[242] Var. (édit. de 1660): Qu'il y peut faire suppléer par d'autres, ce qui fait, etc.
[243] Var. (édit. de 1660): pour réparer ce défaut.
[244] Ἡ δὲ κωμῳδία ἐστὶ.... μίμησις φαυλοτέρων. (Aristote, Poétique, chap. V, 1.)
[245] Une simple intrigue.
[246] Telle est la leçon de toutes les éditions antérieures à celle de 1682, qui donne, sans doute par erreur: «pour l'élever.»
[247] Var. (édit. de 1660-1664): jusques à.
[248] Var. (édit. de 1660-1664): la plus amoureuse.
[249] Horace, Art poétique, v. 286, 287.
[250] Horace, Épîtres, liv. I, ép. XIX, v. 19.
[251] «Inveterascet hoc quoque, et quod hodie exemplis tuemur inter exempla erit.» (Annales, liv. XI, chap. XXIV.)
[252] Ἐκεῖ γὰρ ἂν οἳ ἔχθιστοι ὦσιν ἐν τῷ μύθῳ, οἷον Ὀρέστης καὶ Αἴγισθος, φίλοι γενόμενοι ἐπὶ τελευτῆς ἐξέρχονται. (Aristote, Poétique, chap. XIII, 8.)
[253] Corneille fait allusion à la tragédie de Benserade intitulée: la Mort d'Achille et la Dispute de ses armes, représentée en 1636 et publiée l'année suivante par Antoine de Sommaville.
[254] Var. (édit. de 1660): des acteurs du second ordre.
[255] Κεῖται δ᾽ ἡμῖν τὴν τραγῳδίαν τελείας καὶ ὅλης πράξεως εἶναι μίμησιν, ἐχούσης τι μέγεθος. (Aristote, Poétique, chap. VII, 2.)
Footnote 256: Ὥστε δεῖ, καθάπερ ἐπὶ τῶν σωμάτων καὶ ἐπὶ τῶν ζῴων ἔχειν μὲν μέγεθος, τοῦτο δὲ εὐσύνοπτον εἶναι· οὕτω καὶ ἐπὶ τῶν μύθων ἔχειν μὲν μῆκος, τοῦτο δ᾽ εὐμνημόνευτον εἶναι. (Ibid., 5.)]
[257] Ὅλον δέ ἐστι τὸ ἔχον ἀρχὴν καὶ μέσον καὶ τελευτήν. (Ibid., 7.)
[258] Toutes les éditions, de 1660 à 1682, donnent ici ait (et non aye).
[259] Voyez le Discours de la tragédie, p. 81 et suivantes.
[260] Περὶ δὲ τὰ ἤθη τέτταρά ἐστιν ὧν δεῖ στοχάζεσθαι· ἓν μὲν καὶ πρῶτον, ὅπως χρηστὰ ἦι.... δεύτερον δὲ τὰ ἁρμόττοντα.... τρίτον δὲ τὸ ὅμοιον.... τέταρτον δὲ τὸ ὁμαλόν. (Aristote, Poétique, chap. XV, 1.)
[261] Voyez l'Art poétique, v. 158-174.
[262] Ibid., v. 120-124.
[263] Ἐπεὶ δὲ μίμησίς ἐστιν ἡ τραγῳδία βελτιόνων, ἡμᾶς δεῖ μιμεῖσθαι τοὺς ἀγαθοὺς εἰκονογράφους· καὶ γὰρ ἐκεῖνοι, ἀποδιδόντες τὴν ἰδίαν μορφὴν, ὁμοίους ποιοῦντες, καλλίους γράφουσιν· οὕτω καὶ τὸν ποιητὴν μιμούμενον καὶ ὀργίλους καὶ ῥᾳθύμους καὶ τἆλλα τὰ τοιαῦτα ἔχοντας ἐπὶ τῶν ἠθῶν, ἐπιεικείας ποιεῖν παράδειγμα ἢ σκληρότητος δεῖ, οἷον τὸν Ἀχιλλέα ἀγαθὸν καὶ Ὅμηρος. (Aristote, Poétique, chap. XV, 8.)—La plupart des éditions, au lieu de αγαθον, donnent Αγαθων, leçon qui obligerait à modifier la traduction de la manière suivante: «C'est ainsi qu'Agathon et Homère ont représenté Achille.» La variante αγαθον est dans l'édition de Pacius (voyez ci-après, p. 34, note 1); elle y est rendue dans la version latine par fortem, non par bonum. Deux autres éditions, assez récentes encore au temps où Corneille écrivait, celle de Paccius (1597, réimprimée en 1606), et celle de G. Duval (1619, 1639, etc.), ont Αγαθων dans le texte grec, mais toutes deux bonum dans leur traduction latine, qui est celle d'Ant. Riccoboni.
[264] Fr. Robortello, philologue italien du seizième siècle, à qui l'on doit une édition de la Poétique d'Aristote accompagnée de plusieurs dissertations. Florence, 1548, in-folio.
[265] «Chaque genre a par lui-même certains degrés suprêmes de beauté, et est susceptible d'une forme très-parfaite, sans dégénérer pour cela de sa nature et de sa figure première.»
[266] Horace, Art poétique, v. 121.
[267] Dans l'édition de Jules Pacius, l'adjectif ῥαιθυμους est traduit par socordes; c'est Alexandre Paccius qui l'a rendu par desides; c'est donc de ce dernier que Corneille veut ici parler, bien qu'il ait écrit le nom par un seul c. Nous avons nommé ces deux philologues un peu plus haut (p. 33, fin de la note de la p. 32). Le second, Alexandre Paccius, après avoir revu le texte de la Poétique d'Aristote sur trois manuscrits, en avait fait une traduction latine, qu'il termina en 1527, mais à laquelle la mort l'empêcha de mettre la dernière main. Son travail fut publié par Guillaume, son fils, sous le titre suivant: Aristotelis Poetica, per Alexandrvm Paccivm, patritivm, florentinvm in latinvm, conversa. Aldus, M.D.XXXVI, in-8o.
[268] Pierre Vettori, l'un des meilleurs critiques de son temps, né à Florence en 1499, est auteur de commentaires fort estimés sur la Rhétorique, la Poétique (1573), la Politique et la Morale d'Aristote.
[269] Daniel Heinsius, philologue hollandais, publia en 1611, à Leyde, une édition de la Poétique d'Aristote, avec un traité De constitutione tragica secundum Aristotelem.
[270] Louis Castelvetro, célèbre critique italien, né au commencement du seizième siècle, auteur d'une traduction et d'un commentaire de la Poétique d'Aristote, publiés à Vienne en 1570.
[271] De Castelvetro, le seul de ces philologues qui ait traduit la Poétique en italien.
[272] «Douceur affable.»
[273] Voyez la Poétique d'Aristote, chap. XV, 6.
[274] Corneille écrit rétraindre, ce qui prouve que de son temps l's ne se prononçait pas.
[275] Voyez Horace, Art poétique, v. 312 et suivants.
[276] Horace, Art poétique, v. 123.—Il s'est ici glissé une singulière faute d'impression dans l'édition de 1660:
Sit Medea ferox indomptaque. . . .
[277] Horace, Art poétique, v. 126, 127.
[278] Var. (édit. de 1660-1668): les occasions.
[279] Var. (édit. de 1660 et de 1663): en présence.
[280] Ὁμαλῶς ἀνώμαλον, dit Aristote, chap. XV, 5, ce qui littéralement signifie plutôt «également inégal;» mais au fond le sens est le même.
[281] Ἄνευ μὲν πράξεως οὐκ ἂν γένοιτο τραγῳδία, ἄνευ δὲ ἠθῶν γένοιτ᾽ ἄν. Αἱ γὰρ τῶν νέων τῶν πλείστων ἀήθεις τραγῳδίαι εἰσί. (Aristote, Poétique, chap. VI, 11.)]
[282] Tel est le texte de 1660-1668. Dans l'édition de 1682 on lit: «Qu'il n'aye,» ce qui pourrait bien être une faute d'impression.
[283] Ἐάν τις ἐφεξῆς θῇ ῥήσεις ἠθικὰς καὶ λέξεις καὶ διανοίας εὖ πεποιημένας, οὐ ποιήσει ὃ ᾖν τῆς τραγῳδίας ἔργον. (Aristote, Poétique, chap. VI, 12.)
[284] Var. (édit. de 1660-1668): puisque elle.
[285] Var. (édit. de 1660-1668): pour consulter.
[286] Var. (édit. de 1660-1668): ces.
[287] Ἔστι δὲ πρόλογος μὲν μέρος ὅλον τραγῳδίας τὸ πρὸ χοροῦ παρόδου, ἐπεισόδιον δὲ μέρος ὅλον τραγῳδίας τὸ μεταξὺ ὅλων χορικῶν μελῶν, ἔξοδος δὲ μέρος ὅλον τραγωιδίας μεθ᾽ ὃ οὐκ ἔστι χοροῦ μέλος. (Aristote, Poétique, chap. XII, 2.)]
[288] Πάροδος μὲν ἡ πρώτη λέξις ὅλου χοροῦ. (Ibid.)]
[289] Corneille emploie un peu plus loin (p. 44) l'infinitif concurrer, pour concourir.
[290] Locution proverbiale. Dans le Trésor de la langue françoise de Nicot: «On n'en sait par où prendre» est expliqué par: Non pes, non caput apparet (on n'aperçoit ni pied ni tête). Nous disons encore dans un sens analogue: «On ne sait où se prendre.»
[291] Ces mots se trouvent déjà dans l'édition de 1660, et par conséquent Corneille avait fait dès lors dans le Menteur le changement dont il est ici parlé.
[292] Var. (édit. de 1660): Je voudrois donc que le premier acte contînt si bien le fondement de toutes les actions, qu'il fermât la porte à tout le reste.
[293] Var. (édit. de 1660): Où s'en doit faire la proposition.
[294] La fin de la phrase, depuis: «touchant les intérêts,» manque dans l'édition de 1660.
[295] Var. (édit. de 1660): après la narration écoutée.
[296] Voyez la Poétique, chap. IV, 15, et XVII, 6.
[297] Τοιαῦται δὲ ποιοῦνται ὑπὸ μὲν τῶν φαύλων ποιητῶν δι᾽ αὐτοὺς, ὑπὸ δὲ τῶν ἀγαθῶν διὰ τοὺς ὑποκριτάς. (Aristote, Poétique, chap. IX, 10.)
[298] Var. (édit. de 1660 et de 1663): devoit.
[299] Var. (édit. de 1660-1664): Et quoique feu M. Tristan (voyez la note suivante).—Tristan était mort en 1655.
[300] Cet acteur était Mondory. «Il n'étoit ni grand ni bien fait, dit Tallemant; cependant il se mettoit bien, il vouloit sortir de tout à son honneur, et pour faire voir jusqu'où alloit son art, il pria des gens de bon sens, et qui s'y connoissoient, de voir quatre fois de suite la Mariamne. Ils y remarquèrent toujours quelque chose de nouveau; aussi pour dire le vrai, c'étoit son chef-d'œuvre, et il étoit plus propre à faire un héros qu'un amoureux. Ce personnage d'Hérode lui coûta bon; car comme il avoit l'imagination forte, dans le moment il croyoit être quasi ce qu'il représentoit, et il lui tomba, en jouant ce rôle, une apoplexie sur la langue qui l'a empêché de jouer depuis. Le cardinal de Richelieu l'y obligea une fois, mais il ne put achever.» (Historiettes, tome VII, p. 174.)
Les contemporains ne tarissent pas sur le talent de Mondory dans ce rôle, ni sur l'accident qui vint le frapper au moment où il le remplissait. Le P. Rapin, après avoir parlé, dans ses Réflexions sur la Poétique (IIe partie, chap. XIX), de la singulière folie que causa aux Abdéritains une représentation de l'Andromède d'Euripide, ajoute: «On a vu, même dans ces derniers temps, quelque crayon grossier de ces sortes d'impressions que faisoit autrefois la tragédie. Quand Mondory jouoit la Mariamne de Tristan au Marais, le peuple n'en sortoit jamais que rêveur et pensif, faisant réflexion à ce qu'il venoit de voir et pénétré à même temps d'un grand plaisir.» Dans le Parnasse réformé de Guéret, Montfleury rencontrant Tristan l'apostrophe ainsi: «Vous voudriez, je pense, qu'on ne jouât jamais que Mariamne et qu'il mourût toutes les semaines un Mondory à votre service.»
[301] On lit dans l'édition de 1660: «Je sépare,» pour «j'ai séparé;» dans l'édition de 1663, qui forme, comme nous l'avons dit, deux volumes in-folio: «Comme ce recueil a été séparé en trois volumes dans l'impression qui s'en est faite in-octavo, j'avois séparé....»
[302] Var. (édit. de 1660): Je parlerai.
[303] Var. (édit. de 1660): Je réserve pour le troisième à m'expliquer.
[304] Var. (édit. de 1660): de me servir.
[305] Var. (édit. de 1660-1664): Monsieur de Balzac.—Quand les Discours parurent pour la première fois, en 1660, il n'y avait que cinq ans que Balzac était mort.
[306] Δι᾽ ἐλέου καὶ φόβου περαίνουσα τὴν τῶν τοιούτων παθημάτων κάθαρσιν. (Aristote, Poétique, chap. VI, 2.)
[307] Var. (édit. de 1660): qu'elle doit exciter.
[308] Τι δε λεγομεν την καθαρσιν, νυν μεν ἁπλως, παλιν δ' εν τοις περι Ποιητικης ερουμεν σαφεστερον. (Aristote, Politique, liv. VIII, chap. VII.)
[309] Var. (édit. de 1660 et de 1663): tout entier.
[310] Var. (édit. de 1663 et de 1664): jusques à.
[311] Ἔλεος μὲν περὶ τὸν ἀνάξιον, φόβος δὲ περὶ τὸν ὅμοιον. (Aristote, Poétique, chap. XIII, 2.)
[312] Paul Beni, littérateur et critique italien, né dans l'île de Candie au milieu du seizième siècle, auteur d'un commentaire sur la Poétique d'Aristote, publié à Padoue en 1613, et à Venise en 1623.
[313] Var. (édit. de 1660-1664): jusques à.
[314] Voyez la note [274] de la page 35. L'édition de 1660 porte: Restrainte.
[315] Corneille songe ici au peu de succès de sa tragédie de Théodore (1645); quant à l'autre sujet dont il parle, sujet tiré de la Vie de Pélopidas (chap. XXXVII-XXXIX) et de la troisième des cinq Histoires amoureuses de Plutarque, et que notre poëte regarde avec raison comme peu convenable pour notre théâtre, Alexandre Hardy l'a traité en 1604, sous ce titre: Scédase ou l'Hospitalité violée.
[316] Πρῶτον μὲν δῆλον ὅτι οὔτε τοὺς ἐπιεικεῖς ἄνδρας δεῖ μεταβάλλοντας φαίνεσθαι ἐξ εὐτυχίας εἰς δυστυχίαν· οὐ γὰρ φοβερὸν οὐδὲ ἐλεεινὸν τοῦτο, ἀλλὰ μιαρόν ἐστιν. (Aristote, Poétique, chap. XIII, 2.)
[317] La traduction de Corneille (tout à fait injuste) est trop faible en effet. Le vrai sens est: «chose scélérate, abominable, odieuse.»
[318] Οὔτε τοὺς μοχθηροὺς ἐξ ἀτυχίας εἰς εὐτυχίαν· ἀτραγῳδότατον γὰρ τοῦτό ἐστι πάντων· οὐδὲν γὰρ ἔχει ὧν δεῖ· οὔτε γὰρ φιλάνθρωπον οὔτε ἐλεεινὸν οὔτε φοβερόν ἐστι. (Aristote, Poétique, chap. XIII, 2.)]
[319] Plus haut p. (28), toutes les éditions, de 1660 à 1682, s'accordent à donner, dans le même sens: prêt de.
[320] Nous avons suivi le texte de 1660 et de 1663, qui nous paraît être la vraie leçon. On lit dans les éditions de 1664, 1668, 1682: «que la pitié.»
[322] Var. (édit. de 1660 et de 1663): Si son père et sa mère ne l'eussent fait exposer, de peur que cela n'arrivât.
[323] On lit ici, dans les éditions de 1660 et de 1663, ce passage retranché dans l'édition de 1664 et dans les suivantes: «Je ne dis pas la même chose de la crainte sans la pitié, parce que je n'en sais point d'exemple, et n'en conçois point d'idée que je puisse croire agréable.»
[324] Voyez sur l'accord des participes chez Corneille, l'introduction grammaticale placée en tête du Lexique.
[325] Var. (édit. de 1660): nous donne encore.
[326] Ἀνάγκη δὴ ἢ φίλων εἶναι πρὸς ἀλλήλους τὰς τοιαύτας πράξεις, ἢ ἐχθρῶν, ἢ μηδετέρων. Ἂν μὲν οὖν ἐχθρὸς ἐχθρόν ἀποκτείνῃ, οὐδὲν ἐλεεινὸν οὔτε ποιῶν οὔτε μέλλων δείκνυσι, πλὴν κατ᾽ αὐτὸ τὸ πάθος· οὐδ᾽ ἂν μηδετέρως ἔχοντες. Ὅταν δ᾽ ἐν ταῖς φιλίαις ἐγγένηται τὰ πάθη, οἷον εἰ ἀδελφὸς ἀδελφὸν, ἢ υἱὸς πατέρα, ἢ μήτηρ υἱὸν, ἢ υἱὸς μητέρα ἀποκτείνει, ἢ μέλλει, ἤ τι ἄλλο τοιοῦτον δρᾷ, ταῦτα ζητητέον. (Aristote, Poétique, chap. XIV, 4.)]
[327] Et manque dans l'édition de 1663.
[328] Var. (édit. de 1663): le connoît ou ne connoît pas.
[329] Combination, combinaison. Voyez le Lexique.
[330] Ἔστι μὲν γὰρ οὕτω γίνεσθαι τὴν πρᾶξιν ὥσπερ οἱ παλαιοὶ ἐποίουν, εἰδότας καὶ γιγνώσκοντας, καθάπερ καὶ Εὐριπίδης ἐποίησεν ἀποκτείνουσαν τοὺς παῖδας τὴν Μήδειαν. ἔστι δὲ πρᾶξαι μὲν, ἀγνοοῦντας δὲ πρᾶξαι τὸ δεινὸν, εἶθ᾽ ὕστερον ἀναγνωρίσαι τὴν φιλίαν, ὥσπερ ὁ Σοφοκλέους Οἰδίπους. Τοῦτο μὲν οὖν ἔξω τοῦ δράματος. Ἐν δ᾽ αὐτῇ τῇ τραγῳδίᾳ, οἷον ὁ Ἀλκμαίων ὁ Ἀστυδάμαντος, ἢ ὁ Τηλέγονος ὁ ἐν τῷ Τραυματίᾳ Ὀδυσσεῖ. (Aristote, Poétique, chap. XIV, 6.)—Un passage d'Athénée (liv. XIII, p. 562) nous apprend que cette tragédie d'Ulysse blessé est de Chérémon.
[331] Ἔτι δὲ τρίτον παρὰ ταῦτα τὸ μέλλοντα ποιεῖν τι τῶν ἀνηκέστων δι᾽ ἄγνοιαν ἀναγνωρίσαι πρὶν ποιῆσαι.... λέγω δὲ οἷον ἐν τῶι Κρεσφόντηι ἡ Μερόπη μέλλει τὸν υἱὸν ἀποκτείνειν, ἀποκτείνει δὲ οὔ, ἀλλ᾽ ἀνεγνώρισε, καὶ ἐν τῆι Ἰφιγενείαι ἡ ἀδελφὴ τὸν ἀδελφόν, καὶ ἐν τῆι Ἕλληι ὁ υἱὸς τὴν μητέρα ἐκδιδόναι μέλλων ἀνεγνώρισεν. (Aristote, Poétique, chap. XIV, 7.)—Il n'est pas besoin de dire qu'il s'agit ici de l'Iphigénie en Tauride d'Euripide; quant au Cresphonte, c'est sans doute la pièce du même poëte dont nous possédons encore quelques fragments (édit. F. Didot, p. 726); pour l'Hellé on manque tout à fait de renseignements.
[332] Τό τε γὰρ μιαρὸν ἔχει, καὶ οὐ τραγικόν. (Aristote, Poétique, chap. XIV, 7.)
[333] Peut-être Aristote veut-il parler ici de l'Antigone d'Euripide, qui ne nous est point parvenue, plutôt que de celle de Sophocle. Toutefois, dans cette dernière aussi, Hémon, après s'être défendu (v. 753) de faire des menaces à Créon, son père, tire l'épée contre lui, et Créon ne lui échappe que par la fuite (v. 1254).
[335] Var. (édit. de 1660-1668): leur entreprise.
[336] Var. (édit. de 1660): comme on le souhaite.
[337] J.-B.-Philippe Ghirardelli, né à Rome en 1623, est auteur de deux tragédies: Ottone, représenté au palais Panfili, en 1652, et Il Costantino, publié à Rome en 1653. Celle-ci est la première tragédie italienne écrite en prose; elle fut très-vivement critiquée par Augustin Favoriti, sous le pseudonyme d'Ippolito Schiri Bandolo. Ghirardelli travailla avec tant d'ardeur à la défense de sa pièce qu'il fut saisi d'une fièvre qui l'emporta le 20 octobre 1653.
[338] Bernardin Stefoni ou Stefonio, en latin Stefonius, né en 1560, dans la province de Sabine, et entré en 1580 dans la Société de Jésus, composa des tragédies que ses élèves firent représenter avec un grand succès. Son Crispus parut à Rome en 1601. Stefonio, chargé dans les derniers temps de sa vie de l'éducation des princes d'Éste, mourut à Modène le 8 décembre 1620.
[339] Var. (édit. de 1660): devant ses compatriotes.
[340] On lit ainsi dans les éditions de 1660-1668. L'édition de 1682 porte ce, qui ne donne pas un sens aussi naturel.
[342] Αὐτὸν δὲ εὑρίσκειν δεῖ, καὶ τοῖς παραδεδομένοις χρῆσθαι καλῶς. (Aristote, Poétique, chap. XIV, 5.)
[343] Var. (édit. de 1660): entre.
[344] Le que manque dans l'édition de 1663, mais c'est évidemment une faute.
[345] Var. (édit. de 1660): «Et je ne me souviens point d'en avoir vu chez nos historiens que celui de Thésée, qui fut reconnu par son père comme il étoit prêt de l'empoisonner. Je sais que l'un et l'autre sentent plus la fable que l'histoire et que par conséquent leur aventure peut avoir été inventée.»—Dans les éditions de 1663-1682 le passage relatif à Thésée a été transporté un peu plus loin. Voyez p. 77, note [352], et p. 112, note [416].
[346] Var. (édit. de 1660 et de 1663): on en peut tirer.
[347] Var. (édit. de 1660 et de 1663): l'a décrit.
[348] Var. (édit. de 1663): celles.
[349] Var. (édit. de 1660-1668): celles.
[350] Nec omnia.... (Annales, liv. III, chapitre LV.)—«Tout ne fut pas mieux autrefois; notre siècle aussi a produit des vertus et des talents dignes d'être un jour proposés pour modèles.»
[351] Var. (édit. de 1663): de tels événements.
[352] Dans l'édition de 1660 ce passage relatif à Thésée se trouve plus haut sous une forme un peu différente (voyez p. 74, note 2). C'est à partir de l'édition de 1663 qu'il a été transporté ici.
[353] Τοὺς μὲν οὖν παρειλημμένους μύθους λύειν οὐκ ἔστι. Λέγω δὲ οἷον τὴν Κλυταιμνήστραν ἀποθανοῦσαν ὑπὸ τοῦ Ὀρέστου, καὶ τὴν Ἐριφύλην ὑπὸ τοῦ Ἀλκμαίωνος. (Aristote, Poétique, chap. XIV, 5.)
[354] Art poétique, v. 185, 186.
[355] Var. (édit. de 1660): devant le peuple.
[356] Quodcumque.... (Horace, Art poétique, v. 188.)
[357] Var. (édit. de 1660-1668): ce qui.
[358] Var. (édit. de 1660 et de 1663): Où il lui fit trouver la mort qu'il lui destinoit.
[359] Voyez la fin de l'Électre de Sophocle.
[360] Var. (édit. de 1660 et de 1663): de nos anciens.
[361] Φανερὸν δὲ ἐκ τῶν εἰρημένων καὶ ὅτι οὐ τὸ τὰ γενόμενα λέγειν, τοῦτο ποιητοῦ ἔργον ἐστὶν, ἀλλ᾽ οἷα ἂν γένοιτο, καὶ τὰ δυνατὰ κατὰ τὸ εἰκὸς ἢ τὸ ἀναγκαῖον. (Aristote, Poétique, chap. IX, 1.)
[362] Particulièrement au chapitre XV, où ils sont répétés trois fois de suite.
[363] Ἐπεὶ γάρ ἐστι μιμητὴς ὁ ποιητὴς, ὥσπερ ἂν ἢ ζωγράφος ἤ τις ἄλλος εἰκονοποιὸς, ἀνάγκη μιμεῖσθαι τριῶν ὄντων τὸν ἀριθμὸν ἕν τι ἀεί· ἢ γὰρ οἷα ἦν ἢ ἔστιν, ἢ οἷά φασι καὶ δοκεῖ, ἢ οἷα εἶναι δεῖ. (Aristote, Poétique, chap. XXV, 1.)
[364] Var. (édit. de 1660 et de 1663): De la manière qu'il les décrit.