[46]

Vir bonus et prudens versus reprehendet inertes;
Culpabit duros; incomptis allinet atrum
Transverso calamo signum: ambitiosa recidet
Ornamenta; parum claris lucem dare coget;
Arguet ambiguè dictum; mutanda notabit.
Fiet Aristarchus; nec dicet: Cur ego amicum
Offendam in nugis? hæ nugæ seria ducent
In mala derisum semel, exceptumque sinistrè.

Horat. De Art. poet., vers. 445 et seq.

(Note de Naigeon.)

[47] Voyez les Mémoires historiques et philosophiques sur la vie et les ouvrages de Diderot. Ce volume, qui pourra servir d'introduction à l'édition que je publie de ses ouvrages, sera très-incessamment sous presse48. (Note de Naigeon.)

[48] Des circonstances indépendantes de la volonté de Naigeon l'ont empêché de publier ces Mémoires. (Note de l'édition Brière.)—Ils font partie de l'édition Brière.

[49] Ce qui veut dire qu'étant donné un fumier où il y a des perles, il vaut mieux tout détruire, perles et fumier, et défendre à Virgile de fouiller dans Ennius.

[50] Nous croyons que Naigeon s'illusionne ici, et peut-être volontairement. Jamais la Religieuse n'a été, dans la pensée de Diderot, destinée à devenir le bréviaire des mères de famille. Ce qu'il avait en vue était la réforme des vœux perpétuels, et il s'adressait à ceux qui pouvaient l'accomplir: aux hommes, aux législateurs, et non aux femmes qui, par leur faiblesse, ne font que subir la loi sans avoir même, comme il le montre, les moyens de protester utilement contre elle.

[51] Voyez combien cette manie a grossi la collection des Œuvres de Piron, de J.-J. Rousseau, de Mably, de Condillac, de Voltaire même, qui leur est si supérieur sous tous les rapports: et jugez par ces divers exemples combien la même manie grossira un jour le recueil des ouvrages de Diderot, dont on ne voudra pas perdre une feuille, quoique assurément il y en ait beaucoup dans cette collection, d'ailleurs très-riche, qui, ne méritant pas d'être écrites, ne sont pas dignes d'être lues. (Note de Naigeon.)—Cette accusation de manie ne nous émeut en aucune façon. Nous faisons tous nos efforts pour «grossir le recueil des ouvrages de Diderot,» et nous ne regrettons qu'une chose, c'est que le temps et les circonstances en aient trop détruit.

[52] L'édition la plus complète du Nouveau Testament du P. Quesnel est celle de Paris, 1698, 4 vol. in-8o. (Note de l'édition Brière.)