[365] Πρὸς δὲ τούτοις ἐὰν ἐπιτιμᾶται ὅτι οὐκ ἀληθῆ, ἀλλ᾽ οἷα δεῖ.... Εἰ δὲ μηδετέρως, ὅτι οὕτω φασὶν, οἷον τὰ περὶ θεῶν.... Ἴσως δὲ οὐ βέλτιον μὲν, ἀλλ᾽ οὕτως εἶχε. Προς δε τουτοις εαν επιτιμαται ὁτι ουκ αληθη, αλλ'ὁια δει.... Ει δε μηδετερως, ὁτι ὁυτω φασιν, ὁιον τα περι θεων.... Ισως δε ου βελτιον μεν, αλλ' ουτως ειχε. (Aristote, Poétique, chap. XXV, 6 et 7.)]

[366] Il n'y a sur ce sujet dans le premier Discours qu'un passage fort peu important (voyez p. 41); mais la question est traitée tout au long dans les Examens, notamment dans celui de la Galerie du Palais.

[367] Var. (édit. de 1660 et de 1663): ou ne troublent.

[368] Ces trois derniers mots manquent dans l'édition de 1660.

[369] Var. (édit. de 1660): de s'écarter.

[370] Var. (édit. de 1660): J'anticipe l'examen d'Horace pour en donner des exemples.

[371] Var. (édit. de 1660): tout à la fois.

[372] Var. (édit. de 1660): Cinna peut nous fournir des exemples.

[373] Τὰ δὲ γενόμενα, φανερὸν ὅτι δυνατά· οὐ γὰρ ἂν ἐγένετο, εἰ ἦν ἀδύνατα. (Aristote, Poétique, chap. IX, 6.)

[374] Τὰ μὲν οὖν μὴ γενόμενα οὔπω πιστεύομεν εἶναι δυνατά. (Ibid.)—Corneille a tort de dire «ajoute;» ces mots viennent dans Aristote avant la citation précédente.

[375] Jean Barclay, né à Pont-à-Mousson en 1582, écrivit à Rome son roman allégorique intitulé Argenis, dans lequel il raconte sous des noms supposés les intrigues politiques de la cour de France. Il le dédia à Louis XIII le 1er juillet 1621, et mourut le 12 août suivant.

[376] Εἰ δὲ τὸ προελέσθαι μὴ ὀρθῶς, ἀλλὰ τὸν ἵππον ἄμφω τὰ δεξιὰ προβεβληκότα ἢ τὸ καθ᾽ ἑκάστην τέχνην ἁμάρτημα, οἷον τὸ κατ᾽ ἰατρικὴν ἢ ἄλλην τέχνην, ἢ ἀδύνατα πεποίηται ὁποιαοῦν, οὐ καθ᾽ ἑαυτήν. (Aristote, Poétique, chap. XXV, 4.)

[377] Πρῶτον μὲν γὰρ, ἂν τὰ πρὸς αὐτὴν τὴν τέχνην ἀδύνατα πεποίηται, ἡμάρτηται. Ἀλλ᾽ ὀρθῶς ἔχοι, εἰ τυγχάνοι τοῦ τέλους τοῦ αὑτῆς.... Εἰ μέντοι τὸ τέλος ἢ μᾶλλον ἢ ἧττον ἐνεδέχετο ὑπάρχειν καὶ κα! τὰ τὴν περὶ τούτων τέχνην ἡμαρτῆται, οὐκ ὀρθῶς· δεῖ γὰρ, εἰ ἐνδέχεται, ὅλως μηδαμῇ ἡμαρτῆσθαι. (Ibid., 5.)

[378] Voyez Aristote, Poétique, chap. XVIII, 6.

[379] Εἰκὸς γὰρ καὶ παρὰ τὸ εἰκὸς γενέσθαι. (Aristote, Poétique, chapitre XXV, 17; voyez aussi chap. XVIII, 6.)

[381] Προαιρεῖσθαί τε δεῖ ἀδύνατα εἰκότα μᾶλλον ἢ δυνατὰ ἀπίθανα. (Ibid., chap. XXIV, 10.)

[381] Var. (édit. de 1660): Se soient passées.

[382] Mettre à quartier, mettre à l'écart, mettre de côté.

[383] Traditive, tradition, chose apprise par tradition.

[384] Le mot et ne se trouve pas dans l'édition de 1660.

[385] Var. (édit. de 1660-1664): jusques où.

[386] Horace, Art poétique, v. 338.

[387] Var. (édit. de 1660-1664): jusques à celles.

[388] Horace, Art poétique, v. 51.

[389] Var. (édit. de 1660): de seize pièces de théâtre.

[390] Voyez plus haut, p. 42 et suivantes.

[391] Διαφέρει γὰρ πολὺ γίνεσθαι τάδε διὰ τάδε, ἢ μετὰ τάδε. (Aristote, Poétique, chap. X, 3.)

[392] Ταῦτα δὲ δεῖ γίνεσθαι ἐξ αὐτῆς τῆς συστάσεως τοῦ μύθου, ὥστε ἐκ τῶν προγεγενημένων συμβαίνειν ἢ ἐξ ἀνάγκης ἢ κατὰ τὸ εἰκὸς γίγνεσθαι ταῦτα. (Aristote, Poétique, chap. X, 3.)

[393] George Buchanan, poëte et historien, né en 1506 à Kilkerne, en Écosse, mort à Édimbourg, le 28 septembre 1582, est auteur de deux tragédies latines: un Jephté qu'il dédia en 1554 au maréchal de Brissac, et qui fut traduit par Pierre Brinon, conseiller au Parlement de Normandie, et divisé par lui en sept actes, et un Saint Jean-Baptiste.

[394] Grotius, dont le véritable nom est Hugues de Groot, né à Delft le 10 avril 1583 et mort dans la nuit du 28 au 29 août 1645, est célèbre comme érudit et comme publiciste. Il a écrit trois tragédies latines: la première sur la chute d'Adam, Adamus exsul; la seconde sur la Passion, Christus patiens; la troisième sur l'élévation de Joseph, Sophompaneas, c'est-à-dire le Sauveur du monde.

[395] Daniel Heinsius, illustre philologue, né à Gand en 1580, mort à Leyde le 23 février 1665, est auteur d'un Herodes infanticida, vivement critiqué par Balzac, mais qui n'en fut pas moins fort admiré.

[396] Dans les éditions publiées par Pierre Corneille on lit ici et un peu plus loin, au lieu de ce nom, celui de Timante, autre personnage d'Andromède; mais c'est par suite d'une confusion évidente. Elle n'a pas échappé à Thomas Corneille; en 1692 il a corrigé ce passage, et son texte a été suivi par tous les éditeurs.

[397] Τὰ μὲν ἔξωθεν καὶ ἔνια τῶν ἔσωθεν πολλάκις ἡ δέσις, τὸ δὲ λοιπὸν ἡ λύσις. Λέγω δὲ δέσιν μὲν εἶναι τὴν ἀπ᾽ ἀρχῆς μέχρι τούτου τοῦ μέρους ὃ ἔσχατόν ἐστιν, ἐξ οὗ μεταβαίνει εἰς δυστυχίαν ἢ εἰς εὐτυχίαν, λύσιν δὲ τὴν ἀπὸ τῆς ἀρχῆς τῆς μεταβάσεως μέχρι τέλους. (Aristote, Poétique, chapitre XVIII, 1.)

[398] Var. (édit. de 1660 et de 1663): de ce qui s'est fait il y a dix ou douze ans.

[399] Voyez plus haut, p. 28.

[400] Vers 974.

[401] Vers 1279.

[402] Var. (édit. de 1660-1664): On peut même n'y faire autre chose que, etc.

[403] Var. (édit. de 1660 et de 1663): Qu'on va représenter et qui a quelquefois commencé longtemps auparavant.

[404]

Neve minor, neu sit quinto productior actu
Fabula....

(Horace, Art poétique, v. 189, 190.)

[405] Var. (édit. de 1660-1664): Il avoit besoin d'un effort d'esprit pour y rappeler ce qu'il avoit déjà vu.

[406] Ici, contre l'usage le plus ordinaire de Corneille, on lit ait, au lieu de la forme aye, qui est à la ligne précédente. Le mot est imprimé de même, avec cette double orthographe aye et ait, dans les éditions de 1660-1668.

[407] Var. (édit. de 1660): le deuxième acte.

[408] Voyez le chapitre XXVI de la Poétique.

[409] Var. (édit. de 1660-1664): et la représenter.

[410] Ces indications se trouvent effectivement imprimées à la marge dans la plupart des premières éditions des pièces séparées et dans l'édition in-folio du Théâtre de Corneille (1663).

[411] En général Corneille a plus développé ces indications de mise en scène dans la première édition de chacune de ses pièces que dans les réimpressions qu'il en a faites.

[412] Var. (édit. de 1660): des comédiens des provinces.

[413] Voyez la scène III du Ve acte de Rodogune.

[414]414: Ἡ μὲν γὰρ ὅτι μάλιστα πειρᾶται ὑπὸ μίαν περίοδον ἡλίου εἶναι ἢ μικρὸν ἐξαλλάττειν. (Aristote, Poétique, chap. V, 4.)

[415] Dans ce passage restreindre est écrit ainsi; mais dans l'édition de 1663 il y a rétraindre, comme plus haut (voyez p. 35 et note 2).

[416] Voyez les Suppliantes d'Euripide, v. 598-634. Du reste Éthra ne dit rien et ne fait qu'écouter le chœur divisé en deux parties.

[417] C'est le texte de toutes les éditions données par P. Corneille et encore de celle qui a été publiée par son frère en 1692.

[418] Corneille a bonne mémoire: le héraut qui précède Agamemnon et annonce sa venue raconte assez longuement la tempête à laquelle il a échappé. Voyez l'Agamemnon d'Eschyle, v. 650 et suivants.

[419] Var. (édit. de 1668): si l'on.

[420] Var. (édit. de 1660-1664): Qui ne fait que l'importuner.... et qu'il le puisse trouver aisément, s'il y veut prendre garde, sans y appliquer son esprit malgré lui.—Le changement fait en 1682 était une correction nécessaire; dans les premières éditions de ce discours, Corneille avait construit la phrase comme si, au commencement du paragraphe, il avait employé le mot auditeur au singulier, et non au pluriel.

[421] Telle est l'orthographe de Corneille. Voyez le Lexique.

[422] Dans l'Examen de Mélite (p. 141), qui précède le présent Discours dans les éditions données par Corneille. Voyez la note [210] de la p. 13.

[423] Var. (édit. de 1660): sans actions.

[424] Var. (édit. de 1660): et dans mes deux premiers volumes.

[425] Var. (édit. de 1660): Vous n'en trouverez de cette nature que celui d'Horace, etc.

[426] Devant les mots: «Celui de Rodogune, etc.,» l'édition de 1660 ajoute: «Ce dernier (volume) en a trois, celui de Rodogune, etc.»

[427] Var. (édit. de 1660-1668): Mais comme je viens de dire.

[428] Nous avons adopté la leçon des éditions de 1660-1668; elle nous paraît préférable à celle de l'édition de 1682, où on lit: «l'unité du jour.»

[429] Corneille a bien fait de supposer que l'acteur va en poste, car, en employant les moyens de transport habituels, il lui aurait alors fallu quatre jours pour aller et venir. C'est ce que prouve le passage suivant d'un placard publié par M. Ph. Salmon dans les Archives du bibliophile du libraire Claudin (8e année, 1860, no 33, p. 357):

«De par le Roi,

«On fait à savoir que les coches et carrosses de Paris à Rouen, et de Rouen à Paris, logent présentement à la rue Saint-Denis devant l'Hôtel Saint-Chaumont où pend pour enseigne l'image sainte Marguerite; et à Rouen à la Truie qui file rue Martainville. Et commenceront les premiers départs le vingt-troisième mars mil six cent quarante-sept, cinq heures du matin précisément, pour arriver aux dits lieux en deux jours.

[430] Var. (édit. de 1660-1668): pour ne dire impossible.

[431] Var. (édit. de 1660-1668): afin de chercher.

[432] Var. (édit. de 1660 et de 1663): on n'en changeât.

[433] Le mot est écrit ainsi dans toutes les éditions, de 1660 à 1682.

[434] Var. (édit. de 1660 et de 1663): nos.

[435] Var. (édit. de 1660): toutes les pièces de ce volume.

[436] Dans l'édition de 1660, le Discours se termine par le paragraphe suivant: «Au reste, je viens de m'apercevoir qu'en la page XXXIV du Discours que j'ai mis au-devant du second volume (voyez plus haut, p. 74, note 2), je me suis mépris, et ai cité pour un sujet de tragédie de la seconde espèce, comme Œdipe, l'exemple de Thésée, qui manifestement se doit ranger entre ceux de la troisième, tels que l'Iphigénie in Tauris. C'est un effet d'un peu de précipitation, qui ne rompt point le raisonnement en ce lieu-là; mais j'ai cru en devoir avertir le lecteur, afin qu'il ne s'y méprenne pas comme moi.»

[437] Article X, p. 89.

[438] Œuvres diverses, 1738, p. 144.

[439] Théâtre choisi de Corneille, Paris, Hachette, 1848, in-12, p. IV.

[440] Voyez plus haut, p. 16, note [223].

[441] Dédicace de Mélite, p. 135.

[442] Page 183.

[443] Octobre 1684.

[444] Roger du Plessis, seigneur de Liancourt, près de Clermont en Beauvoisis, naquit en 1599. En 1620 il épousa Jeanne de Schomberg, alors âgée de vingt ans. Mariée contre son gré deux ans auparavant à François de Cossé, comte de Brissac, elle s'était opposée à la consommation de cette union, qui avait été rompue sous prétexte d'impuissance. Belle, aimable, spirituelle, elle eût brillé à la cour, si sa piété ne l'en eût éloignée. Elle n'épargna rien pour faire partager à son mari son goût pour la retraite et ses convictions religieuses. Il était brave et plein de cœur, «mais il avoit pris les mœurs ordinaires des courtisans de son âge: l'amour du jeu, du luxe, des amusements et la galanterie.» Cependant il aimait fort la campagne, et la compagnie des personnes de mérite. Sa femme fit faire à Liancourt d'admirables jardins et «attacha à sa maison des gens d'esprit, savants, d'humeur et de conversation agréable.» La dédicace de Mélite nous apprend que M. de Liancourt avait assisté aux premières représentations de cette pièce; celle de la Galerie du Palais, adressée à Mme de Liancourt, nous montre qu'elle n'avait point vu cette dernière comédie (représentée pour la première fois en 1634). Déjà les deux époux vivaient fort retirés, et lorsqu'en 1643 M. de Liancourt fut fait duc de la Roche-Guyon, sa conversion était complète. La duchesse mourut le 14 juin 1674; son mari ne lui survécut que sept semaines. Nous avons tiré presque tous ces détails de l'Avertissement que l'abbé Boileau a placé en tête d'un petit traité religieux de Mme de Liancourt, qu'il a publié sous le titre de Réglement donné par une dame de haute qualité à M*** (la princesse de Marsillac), sa petite-fille.... Paris, Augustin Leguerrier, 1698, in-12. Nous avons consulté aussi l'historiette que Tallemant des Réaux a consacrée à Mme de Liancourt.

[445] Var. (édit. de 1657): que vous en fassiez état.

[446] Les mots «après l'avoir sue,» et cinq lignes plus bas «de bouche,» manquent dans l'édition de 1648.

[447] L'Épître à Monsieur de Liancour se trouve dans toutes les éditions antérieures à 1660; les deux pièces suivantes, l'avis Au lecteur et l'Argument, ne sont que dans celle de 1633.

[448] Dans les éditions données par Corneille à partir de 1660, on trouve, à la suite de chacun des Discours, l'Examen des poëmes contenus en cette première (seconde, troisième) partie. L'examen de chaque ouvrage forme ainsi comme un chapitre particulier dans l'Examen des pièces de chaque volume, mais non une dissertation distincte. Thomas Corneille, qui le premier a séparé les examens en 1692, a été obligé parfois de modifier le texte pour faire disparaître les traces de cette continuité de rédaction (voyez la première note de l'examen de la Suite du Menteur). Il est inutile d'ajouter que tous les éditeurs ont agi de même. Sans les imiter en cela, nous séparons comme eux les divers examens, mais nous les mettons en tête de chaque pièce, au lieu de ne les faire venir qu'à la suite. Il y a deux motifs pour procéder ainsi: d'abord l'exemple de Corneille qui, nous venons de le dire, plaça les examens avant les pièces, ensuite la nécessité de rapprocher ces examens des Avertissements, Préfaces, avis Au lecteur, avec lesquels ils ont les plus grands rapports et dont ils ne sont même souvent que des éditions remaniées.—Corneille n'a pas composé d'examens pour ses dernières pièces, à partir d'Othon inclusivement. Pour combler cette lacune, on a, dans les anciennes éditions de la Quatrième partie, réuni en tête du volume les préfaces des tragédies qui y sont contenues.

[449] Var. (édit. de 1660-1664): de feu M. Hardy.—Il était mort vers 1630. Les frères Parfait citent un plaidoyer de 1632 en faveur de sa veuve: voyez Histoire du théâtre françois, tome IV, p. 4.

[450] Var. (édit. de 1660 et de 1663): et n'étoient pas.

[451] Var. (édit. de 1660-1664): jusques alors.

[452] Var. (édit. de 1660): et que.

[453] «J'ai peine encore à comprendre comment on a pu souffrir le cinquième de Mélite et de la Veuve,» a déjà dit Corneille dans le Discours de l'utilité et des parties du poëme dramatique, p. 28. Quelques pages plus haut, dans ce discours, il a fait au contraire l'éloge d'une scène du IVe acte.

[454] Var. (édit. de 1660-1668): et me contentai.

[455] Voyez plus haut, p. 109, le Discours des trois unités, qui, dans les éditions données par Corneille, est placé en tête du second volume de son Théâtre.

[456] Voyez ci-dessus, p. 114, et note [422].

[457] Dans l'édition de 1633: Les acteurs.

[458] Les éditions antérieures à 1660 placent Cliton après la Nourrice.

[459] Var.[459-a] Parmi tant de rigueurs n'est-ce pas chose étrange
Que rien n'est assez fort pour me résoudre au change?
Jamais un pauvre amant ne fut si mal traité,
Et jamais un amant n'eut tant de fermeté:
Mélite a sur mes sens une entière puissance;
Si sa rigueur m'aigrit, ce n'est qu'en son absence,
Et j'ai beau ménager dans un éloignement. (1633-57)

[459-a] Les chiffres qui sont à la fin des variantes, entre parenthèses, marquent les dates des éditions d'où elles sont tirées. Le premier chiffre seul est entier; il faut suppléer 16 devant les suivants. 1633-57 signifie que la variante se trouve dans toutes les éditions publiées de 1633 à 1657 inclusivement.

Les variantes trop longues pour figurer au bas des pages sont données à la suite de la pièce.

[460] Var. Un seul de ses regards l'étouffe et le dissipe,
Un seul de ses regards me séduit et me pipe. (1633-57)

[461] Var. Et d'un tel ascendant maîtrise ma raison
Que je chéris mon mal et fuis ma guérison. (1633)

[462] Var. N'est rien qu'un vent qui souffle et rallume ma flamme. (1633)
Var. N'est rien qu'un imposteur qui rallume ma flamme. (1644-57)
Var. N'est qu'un doux imposteur qui rallume ma flamme. (1660)

[463] Var. Et reculant toujours ce qu'il semble m'offrir. (1633-60)

[464] Var. Ne t'imagine pas que dessus ta parole. (1633-57)

[465] Var. Ses dédains sont cachés, encor que continus,
Et d'autant plus cruels que moins ils sont connus. (1633)
Var. Ses dédains sont cachés, bien que continuels,
Et moins ils sont connus, et plus ils sont cruels. (1644-57)

[466] Var. Puisqu'étant inconnus, on n'y peut compatir. (1660)

[467] Var. [Ne me fait pas trouver mon martyre plus doux:]
Sa hantise me perd, mon mal en devient pire,
Vu que loin d'obtenir le bonheur où j'aspire,
Parler de mariage à ce cœur de rocher. (1633-57)

[468] Var. Arrêtent en un lieu si peu considérable
D'une chaste moitié le choix invariable. (1633-60)

[469] Var. Tu serois incivil, la voyant chaque jour,
De ne lui tenir pas quelques propos d'amour. (1663 et 64)

[470] Var. Et ne lui tenir pas quelques propos d'amour. (1633-57 et 68)
Var. Et ne lui tenir pas quelque propos d'amour. (1660)

[471] Var. Où de meilleurs partis.... (1633-54)
Var. Où des meilleurs partis.... (1657)

[472] Var. D'avoir à prendre avis d'une sale[472-a] avarice;
Je ne sache point d'or capable de mes vœux
Que celui dont Nature a paré ses cheveux. (1633-57)

[472-a] L'édition de 1657 donne, par erreur sans doute, seule, au lieu de sale.

[473] Var. C'est là qu'un jeune oiseau doit s'apprendre à parler. (1633-57)

[474] Var. Il faut feindre du mal, demander guérison. (1633-64)

[475] Var. Passe pour des beautés qui soient dans le commun. (1633-60)

[476] Var. Que le souverain bien gît à la posséder. (1633-60)

[477] Var. Le jour qu'elle naquit, Vénus, quoiqu'immortelle. (1633-64)

[478] Var. Les Grâces au séjour qu'elles faisoient aux cieux
Préférèrent l'honneur d'accompagner ses yeux. (1633)
Var. Les Grâces aussitôt descendirent des cieux. (1644-57)

[479] Var. Voulut à tout le moins loger sur son visage.
Tirs.[479-a] Te voilà bien en train; si je veux t'écouter,
Sur ce même ton-là tu m'en vas bien conter.
[Pauvre amant, je te plains, qui ne sais pas encore.] (1633-57)

[479-a] Il y a Tirsis, au lieu de Tircis, dans toutes les éditions antérieures à 1660.

[480] Var. Tel au bout de ce temps la souhaite bien loin. (1633-57)

[481] Var. La beauté n'y sert plus que d'un fantasque soin. (1633-54)
Var. La beauté ne sert plus que d'un fantasque soin. (1657)

[482] Var. A troubler le repos de qui se formalise. (1633)
Var. A troubler le repos de qui se scandalise. (1644-57)

[483] Var. S'il advient qu'à ses yeux quelqu'un la galantise. (1633-57)

[484] Var. Ce n'est plus lors qu'un aide à faire un favori. (1633-60)

[485] Corneille ne distingue pas l'orthographe appât (appâts) et appas, dont nous faisons deux mots. Il écrit appas dans tous les sens, tant au singulier qu'au pluriel.

[486] Var. S'attacher pour jamais au côté[486-a] d'une femme. (1633-54)

[486-a] Dans l'édition de 1657: «aux côté d'une femme.» La faute est-elle à l'article ou au nom, et faut-il lire au côté ou aux côtés?

[487] Var. Quand leur nombre importun accable la maison. (1633-57)

[488] Var. C'est en vain que l'on fuit, tôt ou tard on s'y brûle. (1633-57)

[489] Var. Toi-même qui fais tant du cheval échappé. (1660-63)

[490] Var. Un jour nous te verrons songer au mariage. (1633-60)

[491]

Var. La beauté, les attraits, le port, la bonne mine,
Échauffent bien les draps, mais non pas la cuisine. (1633)

[492] Var. Pour quelques bonnes nuits, a bien de mauvais jours. (1633-57)

[493] Var. [Dessus des fondements de si peu de durée.]
C'est assez qu'une femme ait un peu d'entregent,
La laideur est trop belle étant teinte en argent. (1633)

[494] L'or même à la laideur donne un teint de beauté, a dit plus tard Boileau dans sa VIIIe satire.

[495] En marge, dans l'édition de 1633: Mélite paroît.