[496] Var. Tant de charmants appas, tant de divins attraits. (1633-57)

[497] Var. Que tu seras contraint d'avouer à ta honte,
Que si je suis un fou, je le suis à bon conte[497-a]. (1633)

[497-a] Conte, compte. C'est l'orthographe constante de Corneille (voyez p. 9, note 1). Nous la conservons à la rime.

[498] Var. Ne me saura tourner contre la vérité. (1633-57)

[499] Var. Au péril de vous faire une histoire importune,
Je viens vous raconter ma mauvaise fortune:
Ce jeune cavalier, autant qu'il m'est ami,
Autant est-il d'Amour implacable ennemi,
Et pour moi, qui depuis que je vous ai servie
Ne l'ai pas moins prisé qu'une seconde vie,
Jugez si nos esprits, se rapportant si peu,
Pouvoient tomber d'accord et parler de son feu.
[Je me suis donc piqué contre sa médisance.] (1633-57)

[500] Var. Entre nos deux esprits ait semé le discord. (1660-64)

[501] Var. Que les droits de l'amour, bien que pleins d'équité. (1633-57)

[502] Var. Et je l'amène à vous, n'ayant plus que répondre. (1633)

[503] Var. Et ne fait de l'amour une meilleure estime. (1633-57)

[504] Var. Ce reproche sans cause, inopiné, m'étonne. (1633-57)

[505] Peut-être Molière se rappelait-il ce passage lorsqu'il faisait dire à Agnès:

Mes yeux ont-ils du mal pour en donner au monde?
(L'École des Femmes, acte II, sc. VI.)

[506] Var. A pervertir son cours pour croître mon supplice. (1633-64)

[507] Var. D'ordinaire on n'a pas avec si bon visage. (1633-57)

[508] Var. Ni l'âme ni le cœur en un tel équipage. (1633)
Var. Ni l'âme ni le cœur en si triste équipage. (1644-57)

[509] Var. Votre divin aspect suspendant mes douleurs. (1633-60)

[510] Var. Et vous n'en conservez qu'à faute de vous voir. (1633-44 et 52-57)

[511] Var. Ce qu'Amour dans les cœurs peut lui seul imprimer. (1633-63)

[512] Var. Encor cette légère et foible connoissance. (1633-60)

[513] Var. Vous mettra hors de pair de toutes les beautés. (1657 et 60)

[514] Var. Mais plutôt son secours fait voir qu'il s'en défie. (1633-57)

[515] Les éditions de 1668 et de 1682 donnent d'avec. Nous n'avons pas hésité à y substituer avec, qui est la leçon de toutes les autres éditions.

[516] Var. J'ai reconnu mon tort auprès de vos appas. (1633)

[517] Var.Ainsi ma prophétie
Est, à ce que je vois, de tout point réussie.
TIRS. Si tu pouvois produire en elle un même effet. (1633-63)

[518] Var. Mais outre qu'il m'est doux de m'entendre flatter,
Ma mère qui m'attend m'oblige à vous quitter. (1633-57)

[519] Var. De qui seule dépend et mon aise et ma peine. (1633-57)

[520] Var. Mais ta muse du moins s'en lairra suborner;
N'est-il pas vrai, Tirsis, déjà tu la disposes
A de puissants efforts pour de si belles choses? (1663-57)

[521] Var. Garde aussi que tes feux n'outre-passent la rime. (1633-57)

[522] Var. Si jamais ce penser entre dans mon courage! (1633-57)

[523] Var. [Ton crime officieux porteroit son excuse;]
Mais n'importe, sachons. PHIL.Ton bel œil vainqueur. (1633-57)

[524] Var. Je recherche par où tu me pourras déplaire. (1633-57)

[525] Var. Mais je n'en puis trouver un seul qui ne me plaise.
CLOR. Et moi dans mes défauts encor suis-je bien aise
Qu'ainsi tes sens trompés te forcent désormais
A chérir ta Cloris et ne changer jamais. (1633-57)

[526] Var. De quoi rendre constant l'homme le plus volage. (1633-68)

[527] Var. Tu m'en vas tant conter de ma perfection,
Qu'à la fin j'en aurai trop de présomption.
PHIL. S'il est permis d'en prendre à l'égal du mérite,
Tu n'en saurois avoir qui ne soit trop petite.
CLOR. Mon mérite est si peu.... PHIL.Tout beau, mon cher souci;
C'est me désobliger que de parler ainsi[527-a].
Nous devons vivre ensemble avec plus de franchise:
Ce refus obstiné d'une louange acquise
M'accuseroit enfin de peu de jugement,
D'avoir tant pris de peine et souffert de tourment,
Pour qui ne valoit pas l'offre de mon service[527-b].
CLOR. A travers tes discours si remplis d'artifice
Je découvre le but de ton intention:
C'est que, te défiant de mon affection,
Tu la veux acquérir par une flatterie.
Philandre, ces propos sentent la moquerie. (1633-57)

[527-a] Vois que c'est m'offenser que de parler ainsi. (1648)

[527-b] Pour qui ne vaudroit pas l'offre de mon service. (1648)

[528] Var. Épargne-moi, de grâce, et songe, plus discret,
Qu'étant belle à tes yeux, plus outre je n'aspire. (1633-68)

[529] Var. Que tu sais dextrement adoucir mon martyre! (1633-63)

[530] Var. A peine mon esprit ose croire à mes sens. (1633-57)

[531] Var. On peut voir quelque chose aussi beau comme toi. (1633-64)

[532] Var. Que ceux qu'il a reçus de ton divin portrait. (1633-60)

[533] Var. Et qui tout aussitôt que tu te fais paroître,
Afin de te mieux voir se met à la fenêtre. (1648)

[534] Var. Dois-je prendre ceci pour de l'argent comptant?
Oui, Philandre, et mes yeux t'en vont montrer autant. (1633-57)

[535] Var. Nos brasiers tous pareils ont mêmes étincelles.(1633-64)

[536] Var. Cependant un baiser accordé par avance
Soulageroit beaucoup ma pénible souffrance.
CLOR. Prends-le sans demander, poltron, pour un baiser[536-a]
Crois-tu que ta Cloris te voulût refuser?

SCÈNE V.
TIRSIS, PHILANDRE, CLORIS.

TIRS.[536-b] Voilà traiter l'amour justement bouche à bouche;
C'est par où vous alliez commencer l'escarmouche?
Encore n'est-ce pas trop mal passé son temps.
[PHIL. Que t'en semble, Tirsis?] (1633-57)

[536-a] Le pourrai-je obtenir?
CLOR. Pour si peu qu'un baiser. (1644-57)

[536-b] En marge, dans l'édition de 1633: Il les surprend sur ce baiser.

[537] Var. Je pense ne pouvoir vous être qu'importun,
Vous feriez mieux un tiers que d'en accepter un. (1633)

[538] Var. [Te désoblige fort de ce qu'elle n'arrive.]
Cette légère amorce, irritant tes desirs,
Fait que l'illusion d'autres meilleurs plaisirs
Vient la nuit chatouiller ton espérance avide,
Mal satisfaite après de tant mâcher à vide.
[CLOR. Ta belle humeur te tient, mon frère.] (1633)

[539] Var. Le cœur t'en dit ailleurs. (1657 et 63-68)

[540] Var.Dis-le, je t'en conjure. (1633-57)
Var.Dis tôt, je t'en conjure. (1660)

[541] Var. Trouve encore après moi qui le puisse surprendre. (1657)

[542] Expression proverbiale, qui vient de ce que les duellistes ne gardaient que leur pourpoint lorsqu'ils se battaient. «Quelquefois même ils mettoient pourpoint bas, dit Furetière dans son Dictionnaire, pour montrer qu'ils se battoient sans supercherie.» Voyez la première variante de la page 195. [651]

[543] Var. Continuez les jeux que j'ai....
CLOR. Tout beau, gausseur,
Ne t'imagine point de contraindre une sœur,
N'importe qui l'éclaire en ces chastes caresses;
Et pour te faire voir des preuves plus expresses
Qu'elle ne craint en rien ta langue, ni tes yeux[543-a],
Philandre, d'un baiser scelle encor tes adieux.
PHIL. Ainsi vienne bientôt cette heureuse journée,
Qui nous donne le reste en faveur d'Hyménée.
TIRS. Sa nuit est bien plutôt ce que vous attendez,
Pour vous récompenser du temps que vous perdez[543-b]. (1633-57)

[543-a] Qu'elle ne craint ici ta langue, ni tes yeux. (1644-57)

[543-b] L'acte finit ici dans les éditions indiquées.

[544] Var. Retenant Cloris. (1660)

[545] Var. Je l'avois bien prévu que cette âme infidèle. (1633-57)

[546] Var. Même dès leur abord, je lus sur son visage. (1633-57)

[547] Var. [Me donna les avis de ce que j'ai perdu;]
Mais hélas! qui pourroit gauchir sa destinée[547-a]?
Son immuable loi dans le ciel burinée
Nous fait si bien courir après notre malheur,
Que j'ai donné moi-même accès à ce voleur:
Le perfide qu'il est me doit sa connoissance;
C'est moi qui l'ai conduit et mis en sa puissance;
C'est moi qui l'engageant à ce froid compliment,
Ai jeté de mes maux le premier fondement.
[Depuis, cette volage évite ma rencontre.] (1633-57)

[547-a] Mais il faut que chacun suive sa destinée. (1644-57)

[548] Var. Presques à tous moments le ramène en lui-même. (1633-68)

[549] Var. Que les moins avisés verroient ses passions. (1633-60)

[550] Var. Cependant chaque jour au babil attachés. (1633-57)
Var. Cependant chaque jour aux discours attachés. (1660-68)

[551] Var. Sus donc, perds tout respect et tout soin de lui plaire,
Et rends dessus le champ ta vengeance exemplaire.
Non, il vaut mieux s'en rire, et pour dernier effort. (1633-57)

[552] Var. De laisser perdre ainsi la belle occasion. (1648)

[553] Var. Vous savez que son âme en est trop dépourvue. (1657)

[554] Var. [Toutefois, ce dit-on, depuis qu'il vous a vue,]
Ses chemins par ici s'adressent tous les jours,
Et ses plus grands plaisirs ne sont qu'en vos discours.
MÉL. Et ce n'est pas aussi sans cause qu'il les prise,
Puisqu'outre que l'amour comme lui je méprise,
Sa froideur, que redouble un si lourd entretien. (1633-57)

[555] Var. Il ne tardera guère à changer de langage. (1633-57)

[556] Var. Vraiment, c'est bien à vous que j'en dois rendre conte[556-a].
ÉR. Aussi j'ai seulement pour vous un peu de honte. (1633-57)

[556-a] Voyez la note [497] relative à la première variante de la page 150.

[557] Var. Qu'on murmure partout du trop de privauté. (1633-60)

[558] Var. C'est là donc ce qu'enfin me gardoit ta malice. (1633-57)
Var. C'est là donc ce qu'enfin me gardoit mon caprice. (1660)

[559] Var. Tu me préfères donc un traître qui te flatte?
Inconstante beauté, lâche, perfide, ingrate,
De qui le choix brutal se porte au plus mal fait;
Tu l'estimes à faux, tu verras à l'effet,
Par le peu de rapport que nous avons ensemble,
Qu'un honnête homme et lui n'ont rien qui se ressemble
Que dis-je, tu verras? Il vaut autant que mort:
Ma valeur, mon dépit, ma flamme en sont d'accord.
Il suffit; les destins bandés à me déplaire
Ne l'arracheroient pas à ma juste colère.
Tu démordras, parjure, et ta déloyauté
Maudira mille fois sa fatale beauté.
Si tu peux te résoudre à mourir en brave homme,
Dès demain un cartel l'heure et le lieu te nomme.
Insensé que je suis! hélas, où me réduit
Ce mouvement bouillant dont l'ardeur me séduit?
Quel transport déréglé! Quelle étrange échappée!
Avec un affronteur mesurer mon épée!
C'est bien contre un brigand qu'il me faut hasarder,
Contre un traître qu'à peine on devroit regarder!
Lui faisant trop d'honneur, moi-même je m'abuse;
C'est contre lui qu'il faut n'employer que la ruse:
[Il fut toujours permis de tirer sa raison
D'une infidélité par une trahison.]
Vis doncques, déloyal, vis, mais en assurance
Que tout va désormais tromper ton espérance,
Que tes meilleurs amis s'armeront contre toi,
Et te rendront encor plus malheureux que moi.
J'en sais l'invention, qu'un voisin de Mélite
Exécutera trop aussitôt que prescrite.
Pour n'être qu'un maraud, il est assez subtil.

SCÈNE IV.
ÉRASTE, CLITON.

ÉR. Holà! hau! vieil ami. CLIT. Monsieur, que vous plaît-il?
ÉR. Me voudrois-tu servir en quelque bonne affaire?
CLIT. Dans un empêchement fort extraordinaire,
Je ne puis m'éloigner un seul moment d'ici.
ÉR. Va, tu n'y perdras rien, et d'avance voici
Une part des effets qui suivent mes paroles.
CLIT. Allons, malaisément gagne-t-on dix pistoles[559-a]! (1633-57)

[559-a] Après ce vers commence, sous le titre de scène V, notre scène IV, entre Tircis et Cloris.

[560] Ce mot est toujours écrit ainsi par Corneille, qui ne fait en cela que se conformer à l'usage général de son temps. Voyez le Lexique.

[561] Ce sonnet, composé, d'après Thomas Corneille, avant la comédie elle-même (voyez ci-dessus, p. 126), a été imprimé pour la première fois en 1632, à la page 147 des Meslanges poetiques qui suivent Clitandre. Ce texte primitif ne présente qu'une variante sans importance; le vers 487 commence ainsi:

Et quoiqu'elle ait, etc.

[562] Var. De la langue, des yeux, n'importe qui t'accuse. (1657 et 60)

[563] C'est-à-dire qui t'avait captivé. Franchise, dans le sens de liberté. Voyez le Lexique.

[564] Var. Dedans cette maîtresse aucun embrasement. (1633-60)

[565] Var. Qu'Éraste m'en retire et s'oppose à Mélite. (1633)

[566] Var. Mais ce n'est pas ainsi qu'on m'en baille à garder. (1633-57)

[567] Var. C'est seulement alors qu'il n'y a rien du nôtre[567-a]. (1657-63)

[567-a] Au sujet de cette leçon, qui figure, comme on le voit, dans plusieurs éditions, on lit dans les Fautes notables survenues pendant l'impression (édit. de 1663, tome I, p. LX): «Qu'il n'y a rien,» lisez: «qu'il n'y va rien.»

[568] Var. Un chacun à soi-même est son meilleur ami. (1633-57)

[569] Var. En dépit de tes feux n'emporte ta maîtresse. (1633)

[570] Var. Vaine frayeur pourtant dont je veux te guérir.
TIRS. M'en guérir!
CLOR. Laisse faire: Éraste sert Mélite,
Non pas? mais depuis quand[570-a]?
TIRS. Depuis qu'il la visite
Deux ans se sont passés. CLOR. Mais dedans ses discours
Parle-t-il d'épouser?TIRS. Oui, presque tous les jours.
CLOR. Donc, sans l'appréhender, poursuis ton[570-b] entreprise;
Avecque tout son bien Mélite le méprise.
[Puisqu'on voit sans effet deux ans d'affection]. (1633-57)
Var. Ce sont vaines frayeurs dont je te veux guérir. (1660)

[570-a] Mais sais-tu depuis quand? (1654)

[570-b] Son pour ton, dans l'édition de 1657, est évidemment une faute.

[571] Var. On prend au premier bond les hommes de sa sorte[571-a].
De crainte qu'à la longue ils n'éteignent leur feu[571-b].
TIRS. Mais il faut redouter une mère. CLOR. Aussi peu.
TIRS. Sa puissance pourtant sur elle est absolue.

[571-a] On prend au premier bond les hommes de la sorte. (1652-57)
On prend soudain au mot les hommes de la sorte. (1660)

[571-b] De peur qu'avec le temps ils n'éteignent leur feu. (1644-57)
CLOR. Oui, mais déjà l'affaire en seroit résolue,
Et ton rival auroit de quoi se contenter. (1633-57)

[572] Var. Pour de si bons avis il faut que je te baise. (1633)

[573] Var. Moi, je m'en vais dans le logis attendre. (1633-57)

[574] Var. Un baiser refusé lui fera souvenir. (1633-48)
Var. Un moment de froideur le fera souvenir. (1663 et 64)

[575] Var. Il baille une lettre à Cliton. (1633, en marge.)—Il lui donne une lettre. (1663, en marge.)

[576] Var. Cours vite chez Philandre, et dis-lui que Mélite
A dedans ce papier sa passion décrite. (1633-57)

[577] Var. Un feu qui la consomme et qu'elle tient si cher. (1633 et 48-57)

[578] Var. Mais avec ton message
Tâche si dextrement de tourner son courage. (1633-64)

[579] Var. Ma tête sur ce point me servira de plége[579-a]. (1657)

[579-a] De caution, de gage. Voyez le Lexique.

[580] En marge, dans l'édition de 1633: Cliton rentre.

[581] Var. Ces âmes du commun font tout pour de l'argent,
Et sans prendre intérêt au dessein de personne,
Leur service et leur foi sont à qui plus leur donne.
Quand ils sont éblouis de ce traître métal,
Ils ne distinguent plus le bien d'avec le mal;
Le seul espoir du gain règle leur conscience.
Mais tu reviens bientôt, est-ce fait? CLIT. Patience,
Monsieur; en vous donnant un moment de loisir,
Il ne tiendra qu'à vous d'en avoir le plaisir. (1633-57)

[582] En marge, dans l'édition de 1633: Cliton ressort brusquement.

[583] Var. Monsieur; il ne vous faut qu'un moment de loisir. (1660-68)

[584] En marge, dans l'édition de 1633: Philandre paroît et Éraste se cache.

[585] Ces mots manquent dans les éditions de 1633, de 1644 et de 1652-60; ils sont remplacés, dans celle de 1648, par ceux-ci: cependant qu'Éraste est caché.

[586] Var. Ce qu'un homme jamais ne s'oseroit promettre;
Ouvrez-la seulement. PHIL. Tu n'es rien qu'un conteur. (1633-57)

[587] Ainsi dans les éditions de 1633-48, de 1657 et de 1682; aye dans celles de 1652, de 1654 et de 1660-68.—Voyez plus haut, p. 109, note [406].

[588] Var. Cependant que Philandre lit, Éraste s'approche par derrière, et feignant d'avoir lu par-dessus son épaule, il lui saisit la main encore pleine de la lettre toute déployée. (1633, en marge.)—Il feint d'avoir lu la lettre par-dessus l'épaule de Philandre. (1663, en marge.)

[589] Var. Portoit nos deux esprits à s'entre-négliger,
Si bien que je cherchois par où m'en dégager. (1633-57)

[590] Var. Si ton feu commence à te lasser. (1633)
Var. Si ton feu commence à se lasser. (1644-57)

[591] Var. Pour un si bon ami tu peux y renoncer. (1633-57)
Var. Tu peux le retirer pour un si bon ami. (1660-64)

[592] Var. Tout ce que je puis faire à son brasier naissant. (1633-68)

[593] Var. C'est de le revancher par un zèle impuissant. (1633-57)

[594] Var. De tourner ce qu'elle a de flamme vers son frère. (1633-57)

[595] Var. Mais la peux-tu juger à l'autre comparable?
PHIL. Soit comparable ou non, je n'examine pas. (1633-57)

[596] Var. J'ai promis d'aimer l'une, et c'est où je m'arrête.
ÉR. Avise toutefois, le prétexte est honnête. (1633-57)

[597] Var.Ce mieux gît en richesse.
PHIL. O le sale motif à changer de maîtresse!
ÉR. En amour.PHIL. Ma Cloris m'aime si chèrement
Qu'un plus parfait amour ne se voit nullement.
ÉR. Tu le verras assez, si tu veux prendre garde. (1633-57)

[598] A l'insu. Voyez le Lexique.

[599] Var. N'ont rien qui soit bastant d'ébranler ma constance. (1633)

[600] Var. Il dit ce dernier vers comme à l'oreille de Cliton, et rentre, tous deux chacun de leur côté. (1633, en marge.)—A Cliton, tout bas. (1644-60)

[601] A la place du mot seul ou seule, après le nom d'un personnage, on lit constamment, en marge, dans l'édition de 1663: Il est seul, elle est seule. Nous n'avons remarqué qu'une exception à cet usage. La première fois que cette indication se trouve dans Mélite, c'est-à-dire à la fin de la scène III du Ier acte, l'édition de 1663 ne porte en marge que le mot même du texte: seul.

[602] Var. Ce sonnet que pour toi je promis d'entreprendre. (1633-60)

[603] Var. Elle paroît au travers d'une jalousie, et dit ces vers cependant qu'Éraste lit le sonnet tout bas. (1633, en marge.)—Elle les regarde à travers une jalousie cependant qu'Éraste lit le sonnet. (1663, en marge.)

[604] En marge, dans l'édition de 1633: Il montre du doigt la fin de son sonnet à Éraste.

[605] Var. A ce divin objet dont ton âme est blessée. (1633-57)

[606] Var. Feignant de lui rendre son sonnet, il le fait choir et Tirsis le ramasse. (1633, en marge.) Il lui rend le sonnet. (1663, en marge.)

[607] En marge, dans l'édition de 1633: Mélite se retire de la jalousie et descend.

[608] Var. Hélas! et le moyen de lui pouvoir parler. (1633-57)

[609] Var. Que d'un petit coup d'œil l'aise m'est cher vendue! (1633-57)

[610] Var. Ses regards pleins de feux s'entendent avec moi. (1633-68)

[611] Dans les éditions antérieures à 1660, cette scène et la précédente n'en forment qu'une.

[612] Dans certains exemplaires de l'édition de 1633, notamment dans celui de la Bibliothèque impériale qui est marqué Y 3801 +A   , ce vers est dit par Mélite et non par Tircis, dont le couplet ne commence qu'au vers suivant.

[613] Var. Et c'est de là que vient cette fuite impourvue. (1633)

[614] C'est-à-dire, suivant le sens étymologique du mot, ne détournerait pas. Voyez le Lexique.

[615] Var. Bien que ce soit un heur où prétendre je n'ose. (1633-57)

[616] Volontés sujettes, volontés soumises à une mère. La réponse de Mélite éclaircit parfaitement ce que cette expression pourrait avoir d'obscur.