[871] Var. Je ne suis point suivie, et sans être entendue,
Mon pas lent et craintif en ces lieux m'a rendue.
Tout le monde au château, plongé dans le sommeil,
Loin de savoir ma fuite, ignore mon réveil;
Un silence profond mon dessein favorise.
Heureuse entièrement si j'avois ma Dorise,
Ma fidèle compagne, en qui seule aujourd'hui
Mon amour affronté rencontre quelque appui[871-a].
C'est d'elle que j'ai su qu'un amant hypocrite,
[Feignant de m'adorer, brûle pour Hippolyte;]
D'elle j'ai su les lieux où l'amour qui les joint
Ce matin doit passer jusques au dernier point,
Et pour m'obliger mieux elle m'y doit conduire[871-b]. (1632-57)

[871-a] Mon amour qu'on trahit rencontre quelque appui. (1644-57)

[871-b] [Et pour les y surprendre elle m'y doit conduire.] (1644-57)

[872] Var. Mais qu'elle est paresseuse à me venir treuver! (1632)

[873]

Var. Toi que l'œil qui te blesse attend pour te guérir,
Éveille-toi, brigand, hâte-toi d'acquérir
Sur l'honneur d'Hippolyte une infâme victoire,
Et de m'avoir trompée une honteuse gloire;
Hâte-toi, déloyal, de me fausser ta foi. (1632-57)
Var. Toi par qui ma rivale a de quoi me braver,
Ne tarde plus, volage, à la venir trouver,
Hâte-toi d'affermir ton indigne victoire,
De s'assurer l'éclat de cette infâme gloire,
De signaler ton nom par ton manque de foi. (1660)

[874] Var. Ah, mes yeux! si jamais vos naturels offices. (1632)

[875] Var. [Vous êtes de mon heur les cruels adversaires.]
Un infidèle encor régnant sur mon penser.
Votre fidélité ne peut que m'offenser.
Apprenez, apprenez par le traître que j'aime
Qu'il vous faut me trahir pour être aimé de même.
Et toi, père du jour, dont le flambeau naissant
Va chasser mon erreur avecque le croissant,
S'il est vrai que Thétis te reçoit dans sa couche,
Prends, soleil, prends encor deux baisers sur sa bouche.
Ton retour me va perdre, et retrancher ton bien:
Prolonge, en l'arrêtant, mon bonheur et le tien.
[Puisqu'il faut qu'avec toi ce que je crains éclate.] (1632-57)

[876] Var. Las! il ne m'entend point, et l'aube de ses rais[876-a]. (1632-57)

[876-a] Rais, rayons. Voyez le Lexique.

[877] Var. Si je me peux fier à sa lumière sombre. (1632)
Var. Si je me puis fier à sa lumière sombre, (1644-60)

[878] Var. Dont l'éclat impuissant dispute avecque l'ombre. (1632-57)

[879] En marge, dans l'édition de 1632: Rosidor et Lysandre entrent.

[880] Var. Rentre, pauvre Caliste, et te cache de sorte. (1632-57)

[881] Var. LYSARQUE, son écuyer. (1632)

[882] Var. Me prouve évidemment ta désobéissance. (1632-57)

[883] Var. Je puisse dans le bois consulter mon amour. (1632)

[884] Var. Cette inclination secrète qui vous mène. (1632-57)

[885] Var. On ne verra jamais que je manque de foi.
A celle que j'adore et qui n'aime que moi.
LYS. Bien que vous en ayez une entière assurance,
Vous pouvez vous lasser de vivre d'espérance.
Et tandis que l'attente amuse vos desirs,
Prendre ailleurs quelquefois de solides plaisirs.
ROS. Purge, purge d'erreur ton âme curieuse,
[Qui par ces faux soupçons m'est trop injurieuse.] (1632-57)

[886] Voyez la note [485] relative au vers 96 de Mélite.

[887] Var. Monsieur, pour en douter que vous ai-je pu faire? (1632-57)

[888] Var. Avise à ta retraite. Hier le cartel reçu. (1657)

[889] Var. LYS. Et ce cartel contient? ROS. Que seul il doit m'attendre
Près du chêne sacré, pour voir qui de nous deux. (1632-57)

[890] Var. De plus m'offrir un aide à mériter Caliste. (1652-57)

[891]Var. LYSARQUE, seul. (1632-60).

[892] Var. Sans treuver les moyens d'être de la partie. (1632)

[893] Dans l'édition de 1632,les scènes III et IV n'en forment qu'une, qui porte en tête: CALISTE, DORISE, et au-dessous: CALISTE, seule.

[894] Var. Sa fourbe se prévaut de son autorité. (1632)

[895] Var. Qu'il treuve un beau prétexte en ses flammes éteintes! (1632-54)

[896] Var. Et ses traîtres desirs l'emportent où l'appelle
Le cartel amoureux d'une beauté nouvelle. (1632-57)

[897] En marge, dans l'édition de 1632: Dorise entre.

[898] Var. Mais c'est à faute d'air que le feu s'amortit. (1632-57)

[899] Var. Que par là ma douleur accroît son amertume. (1632-57)

[900] Var. Aux desseins enragés qu'il veut exécuter. (1632-57)

[901] Caliste va toujours devant, et Dorise demeure seule. (1632, en marge.)

[902] Var. Ces desseins enragés te vont coûter la vie:
Un fer caché me donne en ces lieux sans secours
La fin de mes malheurs dans celle de tes jours;
Et lors ce Rosidor qui possède mon âme,
Cet ingrat qui t'adore et néglige ma flamme,
Que mes affections n'ont encor su gagner,
Toi morte, n'aura plus pour qui me dédaigner. (1632-57)

[903] En marge, dans l'édition de 1632: Elle va rejoindre Caliste.

[904] Var. D'une caverne. (1644-60)—Ils sortent d'une grotte, déguisés en paysans. (1663, en marge.)—Dans l'édition de 1632, les scènes V et VI sont réunies en une seule, en tête de laquelle on lit: PYMANTE, GÉRONTE, écuyer de Clitandre; LYCASTE, page de Clitandre. A la marge, auprès des premiers vers de la scène: Pymante et Géronte sortent d'une caverne, seuls et déguisés en paysans.

[905] Var. Amène Rosidor, séduit d'un faux cartel. (1632-57)

[906] Var. Qui le caresse autant comme elle vous méprise. (1632)

[907] Var. Et ne puis deviner quelle raison l'oblige[907-a]
A dédaigner vos feux pour un qui la néglige.
Vous qui valez.... PYM. Géronte, au lieu de me flatter,
Parlons du principal. Ne peut-il éventer
Notre supercherie? (1632-57)

[907-a] Et ne puis deviner par quel charme surprise
Elle fuit qui l'adore et suit qui la méprise,
Vu que votre mérite.... PYM. Au lieu de me flatter. (1644-57)

[908] Var. J'ai contrefait son seing, et par cet artifice. (1632-57)

[909] Var. Ce faux cartel, encor que de ma main écrit,
Est présumé de lui. PYM. Que ton subtil esprit
Sur tous ceux des mortels a de grands avantages!
Mais qui fut le porteur? (1632)
Var. J'ai fait que ce cartel, par un des siens porté,
A nul autre qu'à lui ne peut être imputé.
[PYM. Que ton subtil esprit a de grands avantages!] (1644-57)

[910] Cette indication manque, en tête de cette scène, dans les éditions de 1632 et de 1663. A la place, on lit en marge, dans l'édition de 1632, auprès des derniers vers de notre scène V: Lycaste arrive déguisé comme eux; et dans l'édition de 1663, auprès des premiers vers de la scène VI: Lycaste est déguisé comme eux en paysan.

[911] Var. Ne s'attend à rien moins qu'à son proche cercueil[911-a]. (1632-54)

[911-a] On lit propre cercueil, pour proche cercueil, dans les éditions de 1657 et de 1682; mais c'est très-vraisemblablement une faute d'impression. Toutes les autres éditions donnent proche.

[912] Var. N'usons plus de discours. Nos masques, nos épées! (1632-60)

[913] Ces mots manquent dans les éditions de 1644-60; à la place, on lit en marge dans celle de 1632: Lycaste les va querir dans la caverne, où tous trois s'étoient déjà déguisés.

[914] Var. Ah! qu'il va bien treuver d'autres gens que Clitandre! (1632-52)

[915] En marge, dans l'édition de 1632: Lycaste revient, et avec leurs masques et leurs épées, rapporte encore leurs vrais habits.

[916] Var. LYCASTE, en leur baillant chacun un masque et une épée (1632).—Les éditions de 1644-57 ajoutent à ce jeu de scène de 1632: et portant leurs habits.—En marge, dans l'édition de 1663: Il leur présente à chacun, etc. La leçon de 1660 est: En leur présentant à chacun.... et portant, etc.

[917] Var. Les prenant ne nous mette en mauvaise posture. (1632-57)

[918] Var. Je n'ai garde sans eux de faire ma retraite. (1632-57)

[919] En marge, dans l'édition de 1632: Ils se masquent tous trois.

[920] Var. Réserve à d'autres fois cette ardeur de courage. (1632-57)

[921] Var. Tu parles de Clitandre, et je le viens de voir
Que notre jeune prince amenoit à la chasse. (1632-57)

[922] Var. LYS. En es-tu bien certain? CLÉON. Je l'ai vu face à face,
Sans doute qu'il en baille à ton maître à garder.
LYS. Il est trop généreux pour si mal procéder.
CLÉON. Je sais bien que l'honneur tout autrement ordonne;
Mais qui le retiendroit? Toutefois je soupçonne....
LYS. Quoi? que soupçonnes-tu? CLÉON. Que ton maître rusé
Avec un faux cartel t'auroit bien abusé.
[LYS. Non, il parloit du cœur; je connois sa franchise.] (1632)

[923] Var. Qui le fait t'éblouir par quelque illusion. (1657)

[924] Var. Ce valeureux seigneur, sous le nombre abattu. (1632-57)

[925] Var. A présent il n'a point d'ennemi que je sache. (1657)

[926] Var. Qu'ensemble nous donnions avis de tout au Roi. (1632)

[927] Var. Dorise s'arrête à chercher, etc. (1663, enmarge.)

[928] Var. Elle tire, etc. (1663, en marge.)—Les mots par le bras manquent dans les éditions de 1632-60.

[929]
Var. Voici qui va trancher tels soucis superflus;
Voici dont je vais rendre, en te privant de vie,
Ma flamme bien heureuse et ma haine assouvie. (1632-57)

[930] Var. DOR. Dis que dedans ton sang je me veux contenter. (1632)
Var. DOR. Dis qu'avecque ta mort je me veux contenter. (1644-57)

[931] Var. CAL. Laisse, laisse la feinte, et mettons, je te prie. (1632-57)

[932] Var. Dont le récit n'étoit qu'un embûche à tes jours. (1654 et 60)

[933] Var. Le reproche éternel d'une action si lâche....
DOR. Agréable toujours, n'aura rien qui me fâche. (1632-57)

[934] Var. Il voit l'épée. (1632)

[935] Var. Laissant Caliste, et s'enfuyant. (1632)—Ce jeu de scène n'est point indiqué dans l'édition de 1663.

[936] Var. Las! qu'il me va causer de périls et de larmes! (1632-57)

[937] En marge, dans les éditions de 1632 et de 1663: Pymante fuit.

[938] Var. Je ne cours point après de tels coquins que toi. (1632-57)

[939] En marge, dans l'édition de 1632: Il les démasque.

[940] Var. Cettui-ci fut toujours couvert de ses couleurs. (1654)

[941] Var. Moins de traits de la mort que l'horreur de son crime. (1657)

[942] Var. Et j'ose présumer avec juste raison
Que le tiers est sans doute encor de sa maison.
Traître, traître rival, crois-tu que ton absence. (1632-57)

[943] En marge, dans l'édition de 1632: Il voit Caliste pâmée et la croit morte.

[944] Var. C'est ma chère Caliste! Ah! Dieux, injustes Dieux! (1632-57)

[945] Var. Votre faveur cruelle a conservé ma vie. (1632-57)

[946] Var. [Vous m'envoyez en vain ce fer contre des traîtres,]
Sachez que Rosidor maudit votre secours:
Vous ne méritez pas qu'il vous doive ses jours.
Unique déité qu'à présent je réclame,
Belle âme, viens aider à sortir à mon âme;
Reçois-la sur les bords de ce pâle coral;
Fais qu'en dépit des Dieux, qui nous traitent si mal,
Nos esprits, rassemblés hors de leur tyrannie,
Goûtent là-bas un bien qu'ici l'on nous dénie.
Tristes embrassements, baisers mal répondus,
Pour la première fois donnés et non rendus,
Hélas! quand mes douleurs me l'ont presque ravie,
Tous glacés et tous morts, vous me rendez la vie.
Cruels, n'abusez plus de l'absolu pouvoir
Que dessus tous mes sens l'amour vous fait avoir;
N'employez qu'à ma mort ce souverain empire,
Ou bien, me refusant le trépas où j'aspire,
Laissez faire à mes maux, ils me viennent l'offrir;
Ne me redonnez plus de force à les souffrir.
Caliste, auprès de toi la mort m'est interdite[946-a];
Si je te veux rejoindre, il faut que je te quitte:
Adieu, pour un moment, consens à ce départ.
Sus, ma douleur, achève, ici que de sa part
Je n'ai plus de secours, ni toi plus de contraintes,
Porte-moi dans le cœur tes plus vives atteintes,
Et pour la bien punir de m'avoir ranimé,
Déchire son portrait que j'y tiens enfermé;
Et vous, qui me restez d'une troupe ennemie. (1632-57)

[946-a] En marge, dans l'édition de 1632: Il se relève d'auprès d'elle, et laisse cette garde d'épée rompue.

[947] Var. Blessures, dépêchez d'élargir vos canaux.(1632)

[948] En marge, dans l'édition de 1632: Il tombe de foiblesse; et son épée tombe aussi de l'autre côté, et lui insensiblement se traîne auprès de Caliste.

[949] Var. Mais insensiblement je retrouve Caliste;
Ma langueur m'y reporte, et mes genoux tremblants
Y conduisent l'erreur de mes pas chancelants.
Adorable sujet de mes flammes pudiques,
Dont je trouve en mourant les aimables reliques,
Cesse de me prêter un secours inhumain,
Ou ne donne du moins des forces qu'à ma main,
Qui m'arrache aux tourments que ton malheur me livre;
Donne-m'en pour mourir comme tu fais pour vivre.
Quel miracle succède à mes tristes clameurs[949-a]!
Caliste se ranime autant que je me meurs[949-b].
[Voyez, Dieux inhumains, que malgré votre envie.] (1632-57)

[949-a] En marge, dans l'édition de 1632: Elle revient de pâmoison.

[949-b] Caliste se ranime à même que je meurs. (1644-57)

[950] Var. Rosidor n'étant plus, qu'ai-je à faire en ce monde? (1632)

[951] On lit dans l'édition de 1657: d'un amour, pour d'une amour; mais la fin du vers: sans seconde, prouve que c'est une faute d'impression.

[952] En marge, dans l'édition de 1632: Elle regarde Rosidor, et le prend pour un des assassins.

[953] Var. Prends de lui ce qui reste, achève. ROS. Quoi! ma belle,
Contrefais-tu l'aveugle afin d'être cruelle?
CAL.[953-a] Pardonne-moi, mon cœur: encor pleine d'effroi. (1632-57)

[953-a] En marge, dans l'édition de 1632: Elle se jette à son col.

[954] Var. J'avois si bien logé là dedans ton image.(1632-57)

[955] Var. [Envioit à mes yeux le bonheur de te voir.]
ROS. Puisqu'un si doux appas se treuve en tes rudesses[955-a],
Que feront tes faveurs, que feront tes caresses?
Tu me fais un outrage à force de m'aimer,
Dont la douce rigueur ne sert qu'à m'enflammer.
Mais si tu peux souffrir qu'avec toi, ma chère âme,
Je tienne des discours autres que de ma flamme,
Permets que, t'ayant vue en cette extrémité,
Mon amour laisse agir ma curiosité,
Pour savoir quel malheur te met en ce bocage.
CAL. Allons premièrement jusqu'au prochain village,
Où ces bouillons de sang se puissent étancher,
Et là je te promets de ne te rien cacher,
[Aux charges qu'à mon tour aussi l'on m'entretienne.] (1632-57)

[955-a] Puisqu'un si doux appas se trouve en tes rudesses. (1652-57)

[956] Aux charges que, à la charge que, à condition que.

[957] Var. Il forme tout d'un temps un aide à ta foiblesse. (1632-48)
Var. Il forme tout d'un temps une aide à ta foiblesse. (1652-57)

[958]

Var. Si bien que la bravant ta maîtresse aujourd'hui
N'aura que trop de force à te servir d'appui. (1632-57)

[959] Le mot masqué manque dans l'édition de 1632.—En marge, dans l'édition de 1663: Il est encor masqué.

[960] Var. C'est donc moi, sans raison, qu'attaquent vos malices. (1632)

[961] Var. Pour mieux frapper leur coup des chemins inconnus. (1632)

[962] C'est-à-dire douez de raison un être quelconque, afin qu'il me démente.

[963] Var. Dites ce qu'ils ont fait qui vous peut émouvoir. (1632-57)

[964] Var. [Lui rendre contre moi l'impossible possible,]
C'est le favoriser par miracle visible,
Tandis que votre haine a pour moi tant d'excès,
Qu'un dessein infaillible avorte sans succès.
Sans succès! c'est trop peu: vous avez voulu faire
Qu'un dessein infaillible eût un succès contraire.
Dieux! vous présidez donc à leur ordre fatal,
Et vous leur permettez ce mouvement brutal!
Je ne veux plus vous rendre aucune obéissance:
Si vous avez là-haut quelque toute-puissance,
Je suis seul contre qui vous vouliez l'exercer.
Vous ne vous en servez que pour me traverser.
Je peux en sûreté désormais vous déplaire:
Comment me puniroit votre vaine colère?
Vous m'avez fait sentir tant de malheurs divers
Que le sort épuisé n'a plus aucun revers!
Rosidor nous a vus, et n'a pas pris la fuite;
A grand'peine, en fuyant, moi-même je l'évite[964-a]. (1632)

[964-a] Les trois premiers et les deux derniers vers de cette variante sont dans les éditions de 1644-57.

[965] Ressaisit ses mains, c'est-à-dire arme de nouveau ses mains, l'une de, etc.

[966] Var. O honte! ô crève-cœur! ô désespoir! ô rage! (1632-57)

[967] Var. Son bonheur qui me brave et l'en vient retirer. (1632)

[968] Var. Qu'avec vous tout l'enfer m'assiste en ce dessein. (1632-60)

[969] Var. La terre vous défend d'embrasser ma querelle,
Et son flanc vous refuse un passage à sortir.
Terre, crève-toi donc afin de m'engloutir. (1632-57)

[970] Var. Me fasse de ton sein l'ouverture forcée;
N'attends pas qu'un supplice, avec ses cruautés,
Ajoute l'infamie à tant de lâchetés:
Détourne de mon chef ce comble de misère;
Rends-moi, le prévenant, un office de mère.
[Mes cris s'en vont en l'air, et s'y perdent sans fruit.] (1632-57)

[971] Var. Affronte-les, Pymante, et malgré leurs complots,
Conserve ton vaisseau dans la rage des flots.
Accablé de malheurs et réduit à l'extrême,
[Si quelque espoir te reste, il n'est plus qu'en toi-même.]
Passe pour villageois dedans ce lieu fatal. (1632-57)

[972] Var. Mais si tu veux t'aider, ton mal n'est pas extrême. (1660-68)

[973] En marge, dans l'édition de 1632: Il tire son masque.

[974] Var. Et ce fer, qui tantôt, inutile en mon poing,
Ainsi que ma valeur me faillant au besoin. (1632)

[975] Ce jeu de scène n'est point indiqué dans l'édition de 1660.

[976] Var. [N'en produisez non plus de soupçons que d'effets.]
Cessez de m'accuser: vous doit-il pas suffire
De m'avoir mal servi? c'est trop que de me nuire.
Allez, retirez-vous dans ces obscurités;
(Il jette son masque et son épée dans la caverne.)
Ainsi je pourrai voir le jour que vous quittez;
[Ainsi n'ayant plus rien qui démente ma feinte.] (1632-57)

[977] Var. TROUPE D'ARCHERS. (1632-60)

[978] Ce mot est ainsi orthographié dans toutes les éditions de Corneille publiées de son vivant. Voyez le Lexique.

[979] Var. [Réponds précisément.] PYM. J'arrive tout à l'heure,
Et de peur que ma femme en son travail ne meure,
Je cherche.... 1er ARCHER. Allons, Monsieur, donnons jusques au lieu,
Nous perdons notre temps.... LYS. Adieu, compère, adieu.
PYMANTE, seul. Cet adieu favorable enfin me rend la vie. (1632-57)

[980] C'est-à-dire, allons jusqu'à cet endroit, poussons jusque-là.

[981] Var. Treuve ce qu'elle cherche et ne s'en saisit point. (1632-52 et 57)

[982] Var. D'aussi près de la mort comme je l'étois d'eux, (1632-68)

[983] Var. Que j'aime ce péril, dont la douce menace. (1632)

[984] Var. Je n'ai dans mes forfaits rien à craindre, et Lysarque,
Sans trouver mes habits n'en peut avoir de marque.
Que s'il ne les voit pas, lors sans aucun effroi. (1632-57)

[985] Var. Eux repris, je retourne aussitôt vers le Roi,
Où je veux regarder avec effronterie. (1632)
Var. Je n'ai qu'à me ranger promptement chez le Roi. (1644-57)

[986] Var. TROUPE D'ARCHERS. (1632-60)

[987] Var. Ils regardent les corps, etc. (1632, en marge.)—Regardant les corps, etc. (1644-60)—Il regarde les corps, etc. (1663, en marge.)

[988] Tout ce qui, dans cette scène, est dit par le premier archer, est dit par le second dans l'édition de 1632, et réciproquement.

[989] Var. [Pour moi, je n'en conçois que de mauvais augures.]
2e ARCHER. Et quels? LYS. Qu'avant mourir, par un vaillant effort,
Il en aura fait deux compagnons de sa mort. (1632-57)

[990] Var. De qui l'aspect nous rend tout le crime éclairci. (1632-57)

[991] Var. Il revient de chercher d'un autre coté, et rapporte les deux pièces de l'épée rompue de Rosidor. (1632, en marge.)—Lui présentant les deux pièces de l'épée rompue de Rosidor. (1644-60)—Il lui présente les deux pièces de l'épée rompue de Rosidor. (1663, en marge.)

[992] Var. [Des pas mêlés de sang distillé goutte à goutte,]
Dont les traces vont loin. LYS. Suivons à tous hasards;
Vous autres, enlevez les corps de ces pendards. (1632-57)

[993] Var. Lysarque et ce premier archer rentrent, etc. (1632 en marge.)

[994] Var. PAGE DU PRINCE. (1632)—L'édition de 1632 ajoute aux personnages CLÉON; les scènes IV et V y sont réunies en une seule. Voyez la note [1000] de la page 305.

[995] Var. Il parle à son page, qui tient en main une bride et fait paroître la tête d'un cheval. (1632, en marge.)—Il parle à son page. (1663, en marge.)

[996] Var. Le Page s'en va, et le Prince commence à parler à Clitandre. (1632, en marge.)—Ce jeu de scène n'est point indiqué dans les éditions de 1644-60.