176 Il dit, voyant qu'on faisoit le marquis de Thémines maréchal de France et gouverneur de Bretagne pour avoir arrêté M. le Prince: «Non ho mai visto sbirro cosi ben pagato.» Comme on lui demandoit s'il ne trouvoit pas que madame la Princesse et madame de Guémenée étoient des personnes admirables?: Sono bellissime, dit-il, ma quel Pontgibault è un bel cavaliere. On parlera ailleurs de Pontgibault. (T.)

177 C'est une injure d'Italie, comme visage de bois flotté ici. (T.) «On dit par injure à une personne que c'est un plaisant visage, un visage de bois flotté, un visage de cuir bouilli, un visage à étui, quand il est noir, rude, couperosé.» (Dict. de Trévoux.)

178 Voir ci-après l'article du cardinal de Richelieu et de madame de Combalet, depuis duchesse d'Aiguillon, sa nièce (voir pag. 344).

179 Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, duchesse de Longueville, si célèbre dans l'histoire de la Fronde.

180 Pierre Séguier, deuxième du nom, seigneur de Soret, président à mortier au parlement de Paris, avoit épousé Marie du Tillet, fille de Jean du Tillet, seigneur de La Bussière, greffier en chef du Parlement.

181 Jacqueline Le Voyer, dite de Comant ou de Coetman, femme d'Isaac de Varenne.

182 Le passage imprimé en lettres italiques est biffé dans le manuscrit de Tallemant; mais avec quelque soin on parvient encore à le lire sous les ratures, et nous avons cru devoir le rétablir.

183 Sigogne est un poète satirique dont les œuvres n'ont pas été recueillies, et dont aucune biographie n'a parlé. Le Combat d'Ursine et de Perrette, parodie de la dispute de madame de Poyanne et de mademoiselle du Tillet, se trouve dans la deuxième partie du Cabinet satirique. Cette pièce y est suivie d'une Réponse, par Motin. Ce Recueil, licencieux et rare, contient un grand nombre de satires en vers par Sigogne, Motin, Desportes, Maynard, Régnier et d'autres poètes du temps d'Henri IV et de Louis XIII. Colletet avoit l'intention de consacrer un article à Sigogne dans ses Vies des poètes françois (manuscrit dépendant de la Bibliothèque particulière du roi); mais cette notice devoit trouver place dans la partie non terminée de cet ouvrage, et le nom de Sigogne n'y figure qu'à la table.

184 Cette madame Pilou, bonne, spirituelle, alloit à la cour, quoique femme d'un procureur. On verra plus bas dans ces Mémoires des détails fort curieux sur cette femme singulière.

185 En 1591.

186 Elle disoit madame ma mie à la Reine même. (T.)

187 Concini Concino, maréchal d'Ancre, tué par ordre du Roi, le 24 avril 1617.

188 Toutes les médisances qu'on en a faites sont publiques. Un jour comme la Reine-mère disoit: «Apportez-moi mon voile;» le comte du Lude, grand-père de celui d'aujourd'hui, dit en riant: «Un navire qui est à l'ancre n'a pas autrement besoin de voiles.» (T.)

189 C'étoit l'ancienne capitainerie du Louvre, construite sur la partie du jardin de l'Infante qui est la plus rapprochée de la place de la colonnade du Louvre, et qui paroît avoir fait partie du Petit-Bourbon, hôtel du connétable. Tallemant écrivoit ceci en 1657.

190 Du côté de la rue du Coq.

191 On lit dans les Mémoires de Brienne, publiés en 1818, tom. I, pag. 255: «Lorsque le coup fut décidé, on délibéra pour savoir qui l'on en chargeroit. Dubuisson le père, qui avoit soin de gouverner les oiseaux du Cabinet du Roi, fut choisi pour en faire la proposition au baron de Vitry, et eut ordre de l'assurer de la charge de maréchal de France pour récompense du grand service qu'il rendroit à Sa Majesté. En effet, Du Hallier, son frère, que nous avons vu depuis maréchal de l'Hôpital, et les autres gentilshommes qu'il avoit mis du complot, ayant tué sur le pont du Louvre le maréchal d'Ancre, Vitry reçut le jour même le bâton vacant par sa mort.»

On voit par le récit de Brienne que les assassins de Concini, avides des récompenses qui étoient le prix de cette horrible expédition, se disputèrent l'honneur infâme d'avoir porté le premier coup. Du reste, ce service profita surtout aux deux frères Vitry et Du Hallier. Longues années après l'assassinat, en 1651, on fit graver un portrait du premier, au bas duquel on lit: «Il fut long-temps capitaine des gardes-du-corps du feu roi Louis XIII, qui s'en servit habilement pour étouffer la naissance d'une guerre civile, contre la personne du maréchal d'Ancre, qui divisoit tous les François; arrachant des mains de cet ambitieux favori les prétextes aux mécontentements. Cet incomparable coup de justice de ce grand prince marquera à jamais qu'il étoit divinement inspiré pour le salut de son Etat et le repos de ses sujets.» (Ce portrait fait partie du cabinet des estampes à la Bibliothèque du roi.)

192 Rue de Tournon. Il sert aujourd'hui de caserne à la garde municipale.

193 Léonore Dori, dite Galigai, née à Florence, brûlée à Paris le 8 juillet 1617.

194 Superstition du moyen âge; sort que l'on croyoit être jeté par le simple regard; on l'appeloit jettatura. Il falloit, pour l'éviter, rompre l'air entre l'œil du magicien et l'objet qu'il considéroit. Les habitans de nos campagnes ne sont pas encore guéris de ces chimères.

195 On ne peut indiquer aux lecteurs une source plus curieuse pour tous les faits qui composent cet article, que la Relation exacte de tout ce qui s'est passé à la mort du maréchal d'Ancre. On la doit à Michel de Marillac, et on regrette de ne pas la voir reproduite dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France. Elle a été imprimée à la suite de l'Histoire des plus illustres favoris, par P. Dupuy; Leyde, Jean Elzevier, 1659, in-12.

196 Lisette est un personnage demeuré inconnu, mais nous croyons vrai le portrait que Tallemant en a tracé. «On n'a pas toujours besoin de preuves historiques pour croire à l'authenticité d'un fait, de même qu'il n'est pas toujours nécessaire de connoître l'original d'un portrait pour en affirmer la ressemblance.» (Zuleima, imité de l'allemand de madame Pichler, par H. de Châteaugiron; Paris, Firmin Didot, 1826, in-18.)

197 Louise Marguerite de Lorraine, veuve de François de Bourbon, prince de Conti.

198 Expression proverbiale qui a le même sens que faire un trou dans la lune.

199 Voyez les Amours du grand Alcandre. (T.)

200 Comminges, père de Comminges reçu capitaine des gardes de la Reine en survivance, et gouverneur de Saumur, étoit un homme d'esprit qui partageoit souvent avec les galants qu'il servoit, car il étoit bien fait. (T.)

201 Troisième fils de Louis Ier, prince de Condé.

202 La comtesse de Montafié, première femme de François de Bourbon, prince de Conti, mourut le 26 décembre 1601, et sa fille épousa le comte de Soissons le lendemain. (Voyez le Père Anselme, tom. 1, pag. 334 et 350.)

203 Charles de Bourbon, comte de Soissons, dernier fils de Louis de Bourbon, premier du nom, prince de Condé, né en 1566, mort en 1612.

204 Catherine Françoise de Bretagne, sœur de la duchesse de Montbason, se retira à Port-Royal. Elle y devint l'amie de madame de Longueville. Ce fut elle qui se chargea d'annoncer à cette princesse la mort de son fils. (Voyez la lettre de madame de Sévigné du 20 juin 1672.) Sa vieillesse se passa dans les souffrances les plus aiguës, car elle est morte le 21 novembre 1691, et le 36 janvier 1674, madame de Sévigné écrivoit à sa fille: «Ce Port-Royal est une Thébaïde, c'est un paradis, c'est un désert où toute la dévotion du christianisme l'est rangée..... Mademoiselle de Vertus y achève sa vie avec des douleurs inconcevables et une résignation extrême.»

205 Anne de Montafié, comtesse de Soissons, mourut à Paris dans l'hôtel de Soissons, le 17 juin 1644.

206 Madeleine de Saint-Nectaire (on prononçoit Senneterre) mourut fort âgée en 1646.

207 Henri de Savoie, duc de Nemours et de Genevois, qui épousa Anne de Lorraine, fille de Charles, duc d'Aumale, et mourut en 1632.

208 Ce roman a pour titre: Orasie, où sont contenues les plus mémorables aventures et les plus curieuses intrigues qui se soient passées en France vers la fin du seizième siècle, par une dame illustre. Paris, Ant. de Sommaville, 1646, 4 vol. in-8o.

209 Henri de Saint-Nectaire, marquis de La Ferté-Habert, chevalier des ordres du Roi, lieutenant-général au gouvernement de Champagne, ambassadeur en Angleterre et à Rome, mourut le 4 janvier 1662, âgé de quatre-vingt-neuf ans.

210 François, père de Henri, étoit dans la ville de Metz lorsque Charles-Quint l'assiégea; ainsi c'est sur lui que le duc de Guise fit la plaisanterie rapportée par Tallemant.

211 Celle-ci est fille d'une mademoiselle de Dampierre, de bonne maison, qui étoit belle comme un ange. La Ferté en étoit aussi amoureux, mais le bon homme étoit horriblement jaloux. On l'a mariée depuis en Auvergne. (T.)

212 Elle ne fermoit jamais les mains, parce que cela rendoit les jointures rudes; elle avoit les mains belles. (T.)

213 Journal de M. le cardinal de Richelieu, qu'il a fait durant le grand orage de la cour en l'année 1630 et 1631, tiré des Mémoires écrits de sa main, 1649, in-8o.

214 Il est vrai qu'après qu'on avoit parlé de le marier avec la reine d'Angleterre, c'étoit furieusement descendre. Il avoit eu quelque inclination pour elle fondée sur l'espérance de l'épouser, et ce fut pour elle que Malherbe fit, au nom de M. le comte, ces vers qui commençoient ainsi:

Ne délibérons plus, etc. (T.) Malherbe, Stances, livre 5.

215 Gabriel, dit le Chevalier de Saint-Nectaire, tué au siége de La Mothe, en Lorraine, le 30 mai 1634.

216 Cette madame la comtesse d'Alais étoit une grande et grosse femme. Madame de Rambouillet disoit, quand elle la voyoit, qu'il lui sembloit voir le colosse de Rhodes. (T.)

217 On disoit proverbialement, faire le mariage de Jean des Vignes, ou des gens des vignes, tant tenu tant payé. (Voyez l'étymologie ou explication des proverbes françois, par Fleury de Bellingen. La Haye, 1656, pag. 68.) On lit dans les Proverbes en rimes ou Rimes en proverbes de Le Duc, Paris, 1664, in-12:

Mariage de Jean des Vignes,
On en a mal aux eschines.

218 On a déjà exprimé le regret de la perte de ces Mémoires. (Voyez la note de la page 2.)

219 Les Mémoires de M. de Sully et autres parlent assez de ces brouilleries et de sa bravoure. On parlera de lui à l'historiette du cardinal de Richelieu. Il a écrit assez de choses, mais on ne sait ce que tout cela est devenu. C'étoient des Mémoires (ils ont été imprimés depuis. (T.)—Le duc d'Angoulême, auquel cette historiette donne une physionomie si nouvelle, naquit des liaisons de Charles IX et de Marie Touchet, le 28 avril 1573. Il fut impliqué dans la conspiration de Biron, et condamné à mort pour avoir trempé dans celle de d'Entragues. Henri IV commua sa peine. Il mourut à Paris le 24 septembre 1650, ayant vécu sous cinq rois, et s'étant distingué dans nombre de batailles. Ses Mémoires ont été publiés après sa mort sous le titre de Mémoires très-particuliers du duc d'Angoulême pour servir à l'histoire des règnes de Henri III et de Henri IV, 1662, in-12. Ils ont été insérés dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, tom. 44 de la première série.

220 Expression familière qui se prenoit dans le sens d'un profit illicite sur des commissions dont on étoit chargé. Péréfixe, dans son Histoire de Henri IV, l'a employée plusieurs fois. (Dictionnaire de Trévoux.)

221 Le narquois étoit le jargon que parloient entre eux les voleurs et les escrocs; on l'appelle plus communément l'argot. (Voyez le Jargon ou le langage de l'argot réformé, dans le Recueil de facéties intitulé: les Joyeusetés, facéties et folastres imaginations de Caresmes prenant, Gauthier Garguille, etc., Paris, Techener, 1831.)

222 Cela ne dura guère. Il fit évader Merlin, quand on y alla. (T.)

223 L'hôtel d'Angoulême, situé rue Pavée, au Marais, s'appelle aujourd'hui l'hôtel de Lamoignon, parce qu'il a appartenu sous Louis XIV aux célèbres magistrats de ce nom.

224 Françoise de Nargonne; qui avoit épousé le duc d'Angoulême le 25 février 1644, mourut, cent trente-neuf ans après son beau-père Charles IX, le 10 août 1713, à l'âge de quatre-vingt douze ans. Boursault dit en parlant d'elle, en 1702, dans une de ses Lettres: «Peut-être depuis les premiers âges où les hommes vivoient si long-temps, n'y a-t-il eu de bru que madame d'Angoulême qu'on ait vue dans une pleine santé plus de six-vingts ans après la mort de son beau-père. Quelque longue que sa vie puisse être, elle en a toujours fait un si bon usage, qu'elle mourra avec plus de vertus que d'années.» (Lettres nouvelles de M. Boursault, Luxembourg, 1702, pag. 50.)

225 Jacques Nompar de Caumont, duc de La Force, né vers 1559, mort le 10 mai 1652.

226 On trouve dans le Mercure de novembre 1765, des Mémoires du maréchal de La Force, où il retrace les événements dont il fut, dans cette journée, témoin et acteur. Voltaire en a donné un extrait dans les pièces justificatives, à la suite de la Henriade.

227 Sibade, avoine.

228 En 1636. «On n'entendoit que murmures de la populace contre le cardinal, qu'elle menaçoit comme étant cause de ces désordres; mais lui qui étoit intrépide, pour faire voir qu'il n'appréhendoit rien, monta dans son carrosse, et se promena sans gardes dans les rues, sans que personne lui osât dire mot.» (Mémoires de Montglas, dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, deuxième série, tom. 49, pag. 126.)

229 Ancienne locution du midi que l'on retrouve dans tout ce qui reste de manuscrits originaux de Brantôme.

230 Comme il étoit devant Renty, en Flandre, il dit à M. de Castelnau, son fils: «Castelnau, vous vous êtes tout rouillé dans la province.» Ce Castelnau fut commandé pour escorter les femmes avec douze cents chevaux et dix-huit cents hommes de pied. Le voilà en bataille; il prononce lui-même le ban que personne, sous peine de la vie, n'eût à sortir de son rang; il n'eut pas plus tôt achevé qu'un lièvre vint à partir. Au lieu de retenir ses gens, il crie le premier: Ah! lévrier! tout le monde le suit, on prend le lièvre. Après il tâcha de rallier ses gens, et crie: Ah! cavalerie! plus fort qu'il n'avoit crié ah! lévrier! Mais il n'y eut jamais moyen, et si l'ennemi eût donné, c'étoit une affaire faite, tous les équipages étoient perdus. Dans le conseil de guerre en cette même campagne, il opina ainsi: «Je suis d'avis que nous nous retirions; j'avois de l'avoine, je n'en ai plus, il faut s'en aller.» Cet homme-là, cependant, avec cent mille livres de partage, a si bien fait qu'il a marié trois filles de quatre qu'il avoit, l'une à M. de Ravailles, aîné de sa maison, premier baron de Béarn; la seconde au comte de Lauzun, et la troisième au marquis de Montbrun, tous grands seigneurs. (T.)

231 M. Tallemant, père du maître des requêtes. (T.)

232 Henriette de Coligny, petite-fille de l'amiral, avoit épousé en 1643 Thomas Hamilton, comte de Hadington. Devenue veuve après quelques années de mariage, elle contracta une nouvelle alliance avec le comte de La Suze. On a d'elle des poésies assez remarquables qui ont été publiées dans un Recueil qui en contient beaucoup de Pélisson, de mademoiselle de Scudéri et de bien d'autres.

233 Les ministres protestants de Charenton. Tallemant étoit de la religion réformée.

234 Allusion à Dom Quichotte de la Manche.

235 Tallemant dit plus loin, dans le cours de cette Historiette: «Racan, de qui j'ai eu la plus grande part de ces Mémoires......» Racan ayant pris le parti, après qu'il eut communiqué tous ces renseignements à Tallemant, de faire imprimer sa Vie de Malherbe, tous les faits rapportés dans cette Vie se retrouvent ici. Mais Tallemant en a ajouté un grand nombre qui sont en général les plus piquants, et il en a reproduit plusieurs avec une franchise que Racan, qui s'attendoit bien à ce que son travail seroit prochainement imprimé, s'est cru forcé d'adoucir. Nous indiquerons par des notes tous les passages qui ne se trouvent pas dans la Vie donnée par Racan, et qui fut imprimée pour la première fois dans un Recueil intitulé: Divers Traités d'Histoire, de Morale et d'Eloquence. Paris, 1672, in-12, publié par P. de Saint-Glas, abbé de Saint-Ussans. Des bibliographes avoient cité une édition de cette Vie, publiée selon eux en 1651. Personne ne l'a vue, et aux preuves de sa non-existence données par M. Beuchat dans la Biographie universelle de Michaud, tom. 36, pag. 497, note, nous pouvons ajouter que si cette Vie avoit été imprimée en 1651, Tallemant, qui écrivoit ces historiettes postérieurement à cette époque, n'en auroit pas reproduit les principaux faits; il se fût borné à y renvoyer. Evidemment il n'a pu connoître qu'un travail manuscrit de Racan.

236 Ce M. le Grand Prieur étoit bâtard de Henri II, et frère de madame d'Angoulême, veuve du maréchal de Montmorency, dont nous avons parlé dans l'historiette du connétable de Montmorency. (T.)

237 Les œuvres de ce poète ont été réunies sous ce titre: Œuvres du sieur de La Roque de Clairmont en Beauvoisis, dédiées à la reine Marguerite, Paris, 1606, petit in-12.

238 M. le Grand Prieur fut tué par un nommé Altoviti, qui avoit été corsaire, et alors capitaine de galère, après avoir enlevé une fille de qualité, la belle de Rieux-Château-Neuf, qu'Henri III pensa épouser; ce fut elle qui lui dit qu'il parlât pour lui un jour qu'il lui parloit pour un autre. Henri III le tenoit comme espion auprès de M. le Grand Prieur, qui, l'ayant découvert, alla chez lui en dessein de lui faire affront. Mais Altoviti, blessé à mort par ce prince, lui donna un coup de poignard dont il mourut[238-A]. Il est vrai qu'il reçut cent coups après sa mort, car les gens du gouverneur se jetèrent tous sur lui.

Un jour ce M. le Grand Prieur, qui avoit l'honneur de faire de méchants vers, dit à Du Perrier: «Voilà un sonnet; si je dis à Malherbe que c'est moi qui l'ait fait, il dira qu'il ne vaut rien; je vous prie, dites-lui qu'il est de votre façon.» Du Perrier montre ce sonnet à Malherbe en présence de M. le Grand Prieur. «Ce sonnet, lui dit Malherbe, est tout comme si c'étoit M. le Grand Prieur qui l'eût fait.» (T.)

238-A Le 2 juin 1586.

239 C'étoit en 1601. Le cardinal n'étoit encore qu'évêque d'Evreux.

240 Voyez les stances à M. le premier président de Verdun pour le consoler de la mort de sa première femme. (Poésies de Malherbe, Paris, Barbou, 1764, in-8o, pag. 239.)

241 Elle fut composée en 1608. Voyez cette ode, pag. 103 du volume précité. La strophe dont les deux premiers vers sont rappelés ici est la cinquième dans l'édition de Barbou.

242 Edition Barbou, pag. 65.

243 Racan, on le pense bien, s'est donné de garde d'entrer dans ces détails sur la lésine du Roi, et de la laisser même entrevoir.

244 Voyez l'ode à Louis XIII. Edition Barbou, pag. 258.

245 Régnier, satire 9.

246 Stances qui commencent par ce vers. Edition Barbou, pag. 28.

247 Toute cette partie a bien moins d'étendue dans Racan.

248 Cette anecdote ne fait pas non plus partie du récit de Racan. Il y est fait allusion à la nouvelle de Cervantes insérée dans son roman, liv. 7, ch. 33. (Voyez l'Histoire de l'admirable Don Quichotte, tom. 2, pag 82, Amsterdam, 1768.)

249 François de Cauvigny, sieur de Colomby, parent de Malherbe; poète très-médiocre, membre de l'Académie française. «Il avoit une charge à la cour qui n'avoit point été avant lui, et n'a point été depuis; car il se qualifioit orateur du roi pour les affaires d'Etat: et c'étoit en cette qualité qu'il recevoit douze cents écus tous les ans.» (Pellisson, Histoire de l'Académie, tom. I, pag. 289, Paris, 1730.) On trouve quelques détails sur les ouvrages de Colomby dans la Bibliothèque françoise de l'abbé Goujet, tom. 16, pag. 105.

250 Jean de Lingendes, poète assez remarquable pour son temps. Ses vers sont épars dans les Recueils. Il mourut en 1616.

251 Omis par Racan.

252 Cette lettre n'est point celle que les éditeurs de l'Isographie ont découverte dans les manuscrits de Béthune de la Bibliothèque du roi, puisque Louis XIII n'a signé que dauphin et non Loys; mais elle nous a paru tellement curieuse que nous la donnons ici avec l'orthographe du jeune prince. Elle est sans date, mais il devoit être très-enfant, lorsqu'il l'écrivit:

«Papa,

«Depuy que vous ete pati, j'ay bien donné du paisi à maman. J'ay été a la guere dans sa chambe, je sui allé reconete les enemy, il été tous a un tas en la ruele du li a maman ou j dorme. Je les ay bien éveillé ave mon tambour. J'ay été à vote asena papa, moucheu de Rong ma monté tou plein de belles ames, e tan tan de go canon, e puy j m'a donné de bonne confiture e ung beau peti canon d'agen, j ne me fau qu'un peti cheval pour le tire. Maman me renvoie demain à Sain Gemain où je pieray bien Dieu pou bon papa afin qu'il vou gade de tou dangé et qu'il me fasse bien sage, e la gache de vou pouvoi bien to faire tes humbe sevices. J'ay fort envie de domi papa, Fe Fe Vendome[252-A] vou dira le demeuran, et moy que je suj vote tes humbe e les obeissan fi papa et seviteu.

«Dauphin.»

252-A César de Vendôme, fils d'Henri IV et de la belle Gabrielle.

253 En 1614. Ils se tenoient au Petit-Bourbon.

254 Le sujet de cette querelle étoit un article devenu le premier de la déclaration du clergé de France de 1682. Le Tiers-État vouloit que l'on posât ce principe d'éternelle vérité que l'autorité spirituelle n'a aucun droit sur la puissance temporelle du Roi, et le Tiers-État fut traité d'hérétique! (Voyez les Mémoires de Fontenay-Mareuil, première série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France tom. 50, pag. 258.)

255 C'est un mot de province pour huche. (T.)—La plupart de nos paysans se servent encore de ce mot.

256 Racan a omis tout ce qui termine cet alinéa.

257 Voyez les Amours du grand Alcandre. Madame de Guercheville y est désignée sous le nom de Scilinde. La maison de La Roche-Guyon, une des bonnes de France, étoit tombée en quenouille. L'héritière, au lieu de se donner à quelqu'un des grands seigneurs qui la recherchoient, se donna à un gentilhomme de son voisinage, nommé M. de Silly, qui prit le nom de La Roche-Guyon. Le fils de cet homme-là épousa une fille de la maison de Pons. C'est cette madame de Guercheville. Elle demeura veuve fort jeune avec un seul fils, qui étoit le feu comte de La Roche-Guyon. Henri IV étant à Mantes, qui est près de ce lieu, fit bien des galanteries à madame de La Roche-Guyon, qui étoit une belle et honnête personne. Il y trouva beaucoup de vertu, et pour marque d'estime, il la fit dame d'honneur de la feue Reine-mère, en lui disant: «Puisque vous avez été dame d'honneur, vous le serez.» Entre deux, cette dame avoit épousé M. de Liancourt, premier écuyer de la petite écurie, et par pruderie elle se fit appeler madame de Guercheville, à cause qu'on appeloit alors madame de Beaufort madame de Liancourt. Le comte de La Roche-Guyon mort sans enfants, M. de Liancourt, en donnant le surplus en argent, eut la terre de La Roche-Guyon pour les conventions matrimoniales de sa mère.(T.)—L'abbé de Choisy rapporte dans ses Mémoires le fait relatif à Henri IV, que Tallemant s'est contenté d'indiquer ici. (Voyez les Mémoires de Choisy, tom. 63, pag. 515 de la deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France.)

258 Voir précédemment (pag. 76) l'historiette du connétable, où sa femme joue un très-grand rôle.

259 Racan fait ajouter à Malherbe: «Tel qui pense être issu de ces grands héros est peut être venu d'un valet-de-chambre ou d'un violon.»

260 Henri de Bourbon, père du grand Condé.

261 Cette anecdote ne se trouve pas dans Racan.

262 Omis par Racan.

263 Omis par Racan. Voici la première stance de cette pièce:

Que d'épines, Amour, accompagnent tes roses!
Que d'une aveugle erreur, tu laisses toutes choses
A la merci du sort?
Qu'en tes prospérités à bon droit on soupire,
Et qu'il est malaisé de vivre en ton empire
Sans désirer la mort?

(Poésies de Malherbe, édition Barbou, pag. 143.)

264 Omis par Racan.

265 Omis par Racan.

266 Marie Bruneau, dame des Loges; c'étoit une femme très-renommée pour son esprit chez laquelle les gens de lettres se réunissoient souvent.

267 Le Bouclier de la Foi.

268 Tallemant ne tenoit pas cette anecdote de Racan. C'est Balzac qui le premier l'a rapportée ainsi: elle est inexacte. Ménage, dans ses Observations sur Malherbe, l'a rectifiée d'après le récit même de Racan, qui y jouoit un rôle: «J'ai su de M. Racan, dit-il, que c'est lui qui avoit fait ces vers que M. de Balzac attribue à Malherbe, et que Gombaud avoit fait ceux que M. de Balzac donne à madame des Loges. Madame des Loges, qui étoit de la religion réformée, avoit prêté à M. de Racan le livre de Dumoulin le ministre, intitulé le Bouclier de la Foi, et l'avoit obligé de le lire. M. de Racan, après l'avoir lu, fit sur ce livre cette épigramme que M. de Balzac a altérée en plusieurs endroits. L'ayant communiquée à Malherbe, qui l'étoit venu visiter dans ce temps-là, Malherbe l'écrivit de sa main dans le livre de Dumoulin, qu'il renvoya en même temps à madame des Loges de la part de M. de Racan. Madame des Loges, voyant ces vers écrits de la main de Malherbe, crut qu'ils étoient de Malherbe; et comme elle étoit extraordinairement zélée pour sa religion, elle ne voulut pas qu'ils demeurassent sans réponse. Elle pria Gombauld, qui étoit de la même religion et qui avoit le même zèle, d'y répondre. Gombauld, je le sais de lui-même, qui croyoit, comme madame des Loges, que Malherbe étoit l'auteur de ces vers, y répondit par l'épigramme que M. de Balzac attribue à madame des Loges, et qu'il trouve trop gaillarde pour une femme qui parle à un homme.» (Les Œuvres de François de Malherbe, 1723, tom. 2, pag. 387.)

269 Diophanti Alexandrini arithmeticorum libri sex, et de numeris multangulis liber unus, græcis et latinis commentariis illustratus. Paris, 1621, in-fol.

270 Dans le feu. (T.)—Cette anecdote ne se trouve pas dans Racan.

271 Également omis par Racan.

272 Avec qui voulez-vous donc que j'en aie? Ce mot d'un si bon comique ne se trouve pas dans Racan, dont le récit est presque continuellement pâle et froid.

273 Omis par Racan.

274 Ce mot n'est pas non plus rapporté dans Racan. La suite de cet alinéa y manque aussi; mais Balzac a donné également les détails qu'il renferme.

275 Cet alinéa et le suivant ne se trouvent pas dans la Vie par Racan.

276 Yvrande étoit un de ses disciples, gentilhomme breton, page de la grande écurie. (T.)

277 Omis par Racan.

278 Cet alinéa et le suivant renferment également des détails que Racan ne donne pas.

279 François de Harlay, auquel, en 1651, succéda son neveu, François Harlay de Champvallon, depuis archevêque de Paris.

280 Épître dédicatoire de la Traduction du trente-troisième livre de Tite-Live.

281 Omis par Racan.

282 Patrix est gentilhomme; il est de Caen, mais originaire de Languedoc. (T.)

283 Omis par Racan.

284 Omis par Racan.

285 Omis par Racan.

286 Omis par Racan.

287 Omis par Racan.

288 Omis par Racan.

289 Nicolas Bourbon, dit le Jeune, dont les Œuvres furent recueillies en 1630, sous le titre de Poematia, et qui fut appelé en 1637 à l'Académie françoise, quoiqu'il n'eût jamais écrit d'une manière un peu supportable qu'en latin.

290 Sirmond (Jean), également de l'Académie françoise, avoit composé quelques pièces latines qui lui avoient donné du renom. Elles furent rassemblées sous le titre de Carminum libri duo, quorum prior heroïcorum est, posterior elegiarum, 1654, in-8o.

291 Poésies de Malherbe. Edition Barbou, 1764, pag. 216.

292 Omis par Racan.

293 Poésies de Malherbe; Barbou, pag. 94.

294 Cette parodie, fort piquante en effet, se trouve aussi dans le commentaire de Ménage sur Malherbe. Quand on l'aura lue, on s'expliquera pourquoi nous ne l'avons pas rapportée ici. En voici une stance: ce n'est pas la meilleure, mais c'est la seule que nous puissions décemment citer:

Etre six ans à faire une ode,
Et faire des lois à sa mode,
Cela se peut facilement
Mais de nous charmer les oreilles
Parsa merveille des merveilles,
Cela ne se peut nullement.

«Malherbe, dit Ménage, pour réponse à ces vers, fit donner des coups de bâton à Berthelot, par un gentilhomme de Caen, nommé la Boulardière.»

295 Ces deux derniers ne sont pas grand'chose. (T.)

296 Il l'a rimé lui-même. (T.)

297 Voyez dans les Poésies de Malherbe la paraphrase du psaume 8, pag. 60 de l'édition Barbou.

298 Poésies de Malherbe, déjà citées, pag. 149.

299 Poésies de Malherbe, déjà citées, pag. 143.

300 Omis par Racan.

301 Son Historiette suit immédiatement celle-ci.

302 Ce fait très-curieux ne se trouve pas dans la Vie donnée par Racan.

303 Racan a aimé madame de Moret, sa parente, car on voit dans ses vers qu'il parle de cet œil qu'elle perdit ou qu'elle feignit d'avoir perdu. Voyez l'Historiette de madame de Moret. (T.)

304 On lit dans les Œuvres de Malherbe une chanson adressée à la marquise de Rambouillet, sous le nom de Rodanthe, pag. 234 de l'édition déjà citée.

305 Voyez le fragment pour madame la marquise de Rambouillet, 1624 ou 1625, dans les Poésies de Malherbe, pag. 254 de l'édition Barbou. Tallemant paroît avoir cité de mémoire les vers que madame de Rambouillet disoit avoir été faits pour elle; nous croyons devoir les rétablir ici:

Celle belle bergère, à qui les Destinées
Sembloient avoir gardé mes dernières années,
Eut en perfection tous les rares trésors
Qui parent un esprit et font aimer un corps.
Ce ne furent qu'attraits, ce ne furent que charmes;
Sitôt que je la vis, je lui rendis les armes,
Un objet si puissant ébranla ma raison.
Je voulus être sien, j'entrai dans sa prison,
Et de tout mon pouvoir essayai de lui plaire
Tant que ma servitude espéra du salaire;
Mais comme j'aperçus l'infaillible danger
Où, si je poursuivois, je m'allois engager,
Le soin de mon salut m'ôta cette pensée;
J'eus honte de brûler pour une âme glacée,
Et sans me travailler à lui faire pitié,
Restreignis mon amour aux termes d'amitié.

306 Cette curieuse anecdote et les détails qui la précèdent n'ont point été donnés par Racan.

307 Cette chanson paroît avoir été adressée à la marquise de Rambouillet sous le nom de Rodanthe. On est d'autant plus porté à le croire que l'on y retrouve les mêmes images sur la froideur de sa maîtresse, que dans les fragments cités plus haut.

Voici la seconde stance:

En tous climats, voire au fond de la Thrace,
Après les neiges et les glaçons,
Le beau temps reprend sa place,
Et les étés mûrissent les moissons;
Chaque saison y fait son cours;
En vous seule on trouve qu'il gèle toujours.

308 Poésies de Malherbe, pag. 101. Ces vers sont indiqués dans toutes les éditions de Malherbe comme étant adressés à la vicomtesse d'Auchy. (Voyez l'Historiette de cette dame à la suite de l'article sur Malherbe.)

309 Catherine Chabot, fille de Jacques, marquis de Mirebeau, veuve de César-Auguste de Saint-Lari, baron de Termes, se remaria à Claude Vignier, président au parlement de Metz; elle mourut en 1662.

310 On n'a vu ce fait rapporté nulle part ainsi et avec autant de détails. Ceux des contemporains qui ont parlé de la mort tragique du fils de Malherbe se sont tous accordés à dire qu'il avoit été tué en duel.

311 Piles est Fortia, et les Fortia passent pour être venus des Juifs. (T.)

Une satire virulente de Philippe Desportes contre François de Fortia, trésorier des parties casuelles, et des épigrammes de Jean de Baïf, où Fortia n'étoit pas plus ménagé, auront sans doute donné lieu au bruit alors répandu que la famille de Fortia étoit juive d'origine. Ces pièces existent encore dans un manuscrit de la Bibliothèque du Roi, no 7652, t. 3, p. 3, et 2220 du fonds Colbert. On ne peut les attribuer qu'à l'esprit de vengeance; François de Fortia ne s'étant sans doute pas montré fort empressé d'acquitter des assignations sur le trésor que Charles IX avoit accordées aux deux poètes trop libéralement et sans consulter l'état de ses finances. Des quatre frères de François, l'aîné, Jean de Fortia, avoit embrassé l'état ecclésiastique, et étoit aussi prêtre de la métropole de Tours; Pierre, le plus jeune, étoit abbé de Saint-Acheul, et mourut en 1580, comme on le voit dans le Gallia Christiana, t. 10, pag. 1328. D'ailleurs, dès la fin du seizième siècle, toutes les branches de cette maison firent sans difficulté leurs preuves pour être admises dans l'ordre de Malte, où l'on exigeoit quatre degrés de noblesse dans chacune des lignes paternelles et maternelles. M. le comte de Fortia de Piles, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, auquel la littérature et l'histoire doivent d'importantes publications, est aujourd'hui le dernier rejeton de cette famille noble et ancienne.

312 Malherbe mourut en 1628, à l'âge de soixante-treize ans.

313 Voir précédemment, pag. 171.

314 On raconte différemment ce qui se passa à sa mort.

Il est mort au mois d'octobre 1628. Son confesseur, voyant que sa maladie étoit dangereuse, le pressa de se confesser; il s'en excusa en disant qu'il se confesseroit à la Toussaint, comme il avoit coutume de le faire: «Mais, monsieur, dit le confesseur, vous m'aviez toujours dit que vous vouliez faire comme les autres, en ce qui regarde le christianisme. Tous les bons chrétiens se confessent avant que de mourir.—Vous avez raison, reprit Malherbe, je veux donc aussi me confesser, je veux aller où vont tous les autres, on ne fera pas un paradis exprès pour moi, et il se confessa.» (Extrait d'un manuscrit du même temps.)

315 Charles Paulet, secrétaire de la chambre du Roi, a été l'inventeur et le premier fermier de cet impôt, qui consistoit dans une somme que les officiers de judicature ou de finances payoient chaque année aux parties casuelles, afin de conserver, en cas de mort, leurs charges à leurs veuves et à leurs héritiers; autrement elles auroient été déclarées vacantes au profit du Roi. Ce droit, établi par un édit du 12 septembre 1604, fut d'abord de quatre deniers pour livre, et depuis 1618, il étoit du soixantième denier du tiers du prix de la charge.

316 On raconte que l'on trouva deux rossignols morts sur le bord d'une fontaine où elle avoit chanté tout le jour. (T.)

317 Voyez plus haut, page 101 de ce volume.

318 Depuis M. de Souvray. (T.)

319 Village par-delà Mont-Rouge, à une lieue de Paris. (T.)

320 Portée à la médisance.

321 Claude Duval, sieur de Coupeauville, abbé de La Victoire, auprès de Senlis. Tallemant en parle plus bas.

322 Bonnet aplati qui couvre les oreilles et est échancré par-devant. (Dict. de Trévoux.)

323 C'étoit un impertinent nommé Dubois. (T).

324 Bodeau, marchand linger. (T.)

325 Le commandeur de Sillery. (T.)

326 C'est pour augmenter les diverses conditions. (T.)

327 Bordier, poète royal pour les ballets, un impertinent qui la pensa faire devenir folle. (T.)

328 Saint-Brisson Séguier, un gros dada qui tous les matins demandoit l'avoine: son valet de chambre s'appeloit ainsi. Il y avoit un vaudeville:

Et le gros Saint-Brisson
Dépense plus en son
Que Guillaume en farine. (T.)

329 L'abbesse de Saint-Étienne de Reims étoit une demoiselle d'Angennes. (Voyez plus loin son article à la suite de celui de madame de Rambouillet, sa mère.)

330 Voyez, sur une pièce de vers intitulée le Récit de la Lionne, une note de l'article Chapelain dans le volume suivant.

331 Maîtresse de Malherbe. Voir précédemment, page 188.

332 Elle s'appeloit Charlotte des Ursins, vicomtesse d'Auchy, ou Ochy. Ce dernier nom paroît être altéré. (Voir la Dédicace à elle adressée du Recueil des plus beaux vers de ce temps; Paris, Toussaint Du Bray, 1609, in-8o.)

333 Ce vers se trouve dans un sonnet pour la vicomtesse d'Auchy, sous le nom de Caliste, 1608. (Œuvres de Malherbe, Paris, Barbou, 1764, in-8o, pag. 120.)

334 Oculiste du temps.

335 Cette pièce, composée de cinq stances, se trouve dans le Recueil intitulée: le Séjour des Muses, ou la Cresme des bons vers, Rouen, 1626, in-12, pag. 57. Elle existe aussi dans le Recueil de Toussaint Du Bray, 1609, pag. 367.

336 Voyez précédemment, pag. 188 de ce volume.

337 En 1638.

338 Traité des fortifications, 1645, in-folio, ouvrage estimé, réimprimé en 1689, in-12. Pagan, né en 1604, mourut le 18 novembre 1665.

339 François Hédelin, abbé d'Aubignac, auteur de la Pratique du théâtre, et de beaucoup d'autres ouvrages peu estimés, mourut en 1676.

340 Il étoit introducteur des ambassadeurs. (T.)

341 Tallemant lui consacre plus loin une Historiette dans ces Mémoires.

342 C'est le refrain de la quatorzième chanson de Gaulthier Garguille (pag. 26 de l'édition de 1641, et 27 de la réimpression de 1758).

343 C'étoit le cardinal de Retz, oncle et prédécesseur du fameux coadjuteur.

344 Le cadenas étoit une espèce de coffret d'or ou de vermeil, où l'on mettoit le couteau, la cuillère, la fourchette, etc., dont on se servoit à la table des rois et des princes. (Dict. de Trévoux.)

345 Ou Crillon.

346 Il avoit été fait cardinal par la faveur de madame de Beaufort, en la place du maréchal d'Estrées. (T.)

347 Nicolas Vauquelin, seigneur Des Yvetaux, mort le 9 mars 1649, âgé de quatre-vingt-dix ans.

348 Suivant la Biographie universelle, on a dit par erreur, que Des Yvetaux avoit été lieutenant-général, et on l'auroit ainsi confondu avec son frère qui a rempli cette charge. La Biographie s'est trompée; Huet, dans ses Origines de Caen (Rouen, 1706, p. 355) dit positivement que Jean Vauquelin, père de Des Yvetaux, «l'adopta à son tribunal, et lui résigna sa charge de lieutenant-général.» Il ajoute que le maréchal d'Estrées «l'exhorta de venir à la cour et de ne pas passer sa vie à donner des sentences;» que Des Yvetaux fut déterminé à suivre ce conseil «par une disgrâce qui lui arriva, ayant été cité au parlement de Rouen pour rendre raison de l'irrégularité de quelque sentence;» qu'alors il vendit sa charge à Guillaume Vauquelin, son frère cadet. On voit par là que Tallemant a été bien instruit de ce qui concernoit le poète Des Yvetaux.

349 Il fit pour celui-ci l'Institution du Prince en vers (T.). Cette pièce a dû être imprimée séparément avant 1612; car, citée dans le discours adressé à la Reine, dont il va être question, elle a été ensuite insérée dans les Délices de la Poésie françoise; Paris, Toussainct Du Bray, 1615, p. 417.

350 Louis XIII.

351 Voyez le Discours présenté à la Reine-mère du Roi, en l'année 1612, à la suite des Mémoires d'État, par M. de Villeroi, tom. 5, pag. 199, Amsterdam, 1725.

352 Marguerite de Burtio de la Tour, femme de Jacques de Lallier, seigneur Du Pin. Marie de Lallier, sa fille, épousa en 1637 le comte d'Estrades, qui fut créé maréchal de France en 1675.

353 On appeloit ainsi des peaux de mouton passées en basanes, sur lesquelles étoient représentées en relief diverses sortes de grotesques relevées d'or ou d'argent, de vermillon ou autres couleurs (Dictionnaire de Trévoux). Voyez aussi les Recherches sur le cuir doré, par M. de La Querière; Rouen, Baudry, 1830, in-8o.

354 Le Pré-aux-Clerc se terminoit à cette rue qui en a porté le nom jusqu'à la fin du seizième siècle. (Recherches sur Paris, par Sauval, quartier de Saint-Germain-des-Prés, pag. 37.)

355 «Des Yvetaux, dit Ségrais, avoit épousé une mademoiselle Dupuis, joueuse de harpe, qui étoit d'Etampes, et qui avoit son frère qui en jouoit par les cabarets. Souvent ils prenoient la houlette avec le chapeau et l'habillement de bergers, et chantoient ensemble des vers que Des Yvetaux lui-même avoit composés. Il étoit encore vivant quand j'arrivai à Paris, mais je ne le vis pas; il demeuroit au faubourg Saint-Germain, où il recevoit grande compagnie sans aller voir personne.» (Mémoires anecdotes de Ségrais; Amsterdam, 1723, p. 115.) Tallemant entre dans des détails beaucoup plus étendus, et ayant connu personnellement Des Yvetaux, il mérite plus de confiance que Ségrais.