[3] Épître en forme de préface, p. 4.
[4] Page 197.
[5] Ce sont les noms de trois libraires du Palais.
[6] Nous ne connaissons sous ce titre que la Galatée divinement délivrée, pastourelle en cinq actes, de Jacques de Fonteny, qui se trouve dans un volume intitulé les Ressentiments de Jacques de Fonteny pour sa Céleste, 1587; mais il est peu probable que Berthod ait en vue un ouvrage aussi ancien.
[7] Tragédie, par Frénicle, 1632.
[8] Tragi-comédie, par Pierre de Troterel, sr d'Aves, 1624.
[9] Tragédie par Scudéry, 1636.
[10] Jodelet, astrologue, comédie, par Antoine le Métel, sieur d'Ouville, 1646.
[11] Jodelet ou le maître valet, comédie, par Scarron, 1645.
[12] Les inscriptions qui, dans la planche de Bosse, surmontent la boutique du libraire, portent entre autres titres ceux de quelques ouvrages fort libres, qui pouvaient bien se vendre au Palais, mais à coup sûr ne s'y affichaient pas.
[13] Nœuds de rubans.
[14] On lit dans le Dictionnaire universel de Furetière de 1690: «Point coupé étoit autrefois une dentelle à jour qu'on faisoit en collant du filet sur du quintin, et puis en perçant et emportant la toile qui étoit entre deux.» Il n'est peut-être pas inutile d'ajouter que le même lexicographe définit ainsi le quintin: «Toile fort fine et fort claire, dont on fait des collets et des manchettes.»
[15] «Sorte de dentelle dont on portoit il y a neuf ou dix ans.» (Dictionnaire de Richelet, 1680.)
[16] Crépon, laine légère.
[17] Toile de Hollande.
[18] L'Impromptu de l'Hôtel de Condé est une réponse d'Antoine-Jacob Montfleury à l'Impromptu de Versailles, où son père et les principaux comédiens de l'Hôtel de Bourgogne avaient été parodiés par Molière.
[19] Le Portrait du peintre ou la critique de l'École des Femmes.
[20] Voyez la scène XII du IVe acte, (page 92) de la Galerie du Palais.
[21] Acte III, scène IV.
[22] Voyez, dans le tome I, la note de la p. 134. Cette épître dédicatoire se trouve dans les éditions de 1637-1657.
[23] Mélite, la Veuve, la Galerie du Palais, la Suivante, la Place Royale et l'Illusion comique. En 1637, au moment où Corneille écrivait cette dédicace, il avait en outre fait Clitandre et le Cid, mais c'étaient des tragi-comédies.
[24] Il faut se rappeler qu'on lit en tête des examens du premier volume de l'édition de 1682: Examen des poëmes contenus en cette première partie, et en tête de chacun le titre de la pièce seulement; ici par exemple: La Galerie du Palais. Voyez tome I, p. 137, note 448.
[25] Ce titre, choisi par Sophocle, fait seulement connaître que la scène est à Trachine, au pied du mont Oeta, mais il n'indique en aucune manière que la pièce a pour sujet la mort d'Hercule.
[26] Ces Phéniciennes sont des jeunes filles venues de Tyr à Thèbes. Au moment où elles vont pour se rendre de cette dernière ville à Delphes afin d'y être consacrées au culte d'Apollon, elles sont retenues par l'arrivée de l'armée que Polynice fait avancer contre Étéocle, et assistent ainsi malgré elles à la lutte des deux frères.
[27] Var. (édit. de 1660): Ajax (au lieu de l'Ajax).
[28] Nous savons par l'argument grec de cette tragédie que d'abord elle était simplement intitulée Ajax et que Dicéarque l'appelait la Mort d'Ajax. L'époque où l'on a jugé à propos d'ajouter au nom d'Ajax l'épithète de porte-fouet, sans doute pour distinguer cette pièce d'un autre Ajax, dit le Locrien, du même poëte, est tout à fait incertaine; cette désignation est tirée de la scène où Ajax, transporté de fureur, frappe de vils animaux en croyant se venger d'Ulysse.
[29] Var. (édit. de 1660): et n'est que renoué avec celui du premier par des valets.
[30] Var. (édit. de 1660): La rencontre que j'y fais d'Aronte.
[31] Var. (édit. de 1660-1668): ou du troisième.
[32] Var. (édit. de 1660-1668): de lieu.
[33] Var. (édit. de 1660 et 1663): ou dans une salle. Ce n'est....
[34] Var. (édit. de 1660): ces, qui est très-vraisemblablement une faute d'impression.
[35] Dans les Examens de Clitandre et de la Veuve, tome I, p. 270 et 397.
[36] Var. (édit. de 1648): fille de Pleirante et maîtresse de Lysandre.
[37] Var. (édit. de 1648): fille de Chrysante, aimée de Dorimant et amoureuse de Lysandre.
[38] Var. Mais puisque je ne peux, que veux-tu que j'y fasse? (1637)
[39] Var. Je n'avance non plus qu'en ne lui disant rien. (1637-57)
[40] Var. Hippolyte, en ce cas, le saura reconnoître. (1637-57)
[41] Var. Tout ce que j'en prétends n'est qu'un entier secret. (1637-64)
[42]
Var. Aronte, éloigne-toi, nous jouerons mieux nos jeux,
S'ils ne se doutent point que nous parlions nous deux. (1637-57)
[43] Var. Mais cela n'est aussi qu'un peu de complaisance. (1637-57)
[44] Var. Elles et vous dehors, il n'est rien dans Paris. (1637-57)
[45] Var. Je veux des gens mieux faits que toi pour me flatter. (1637-57)
[46] Var. Mêle-toi de porter mon message à ton maître. (1637-60)
[47] Var. Son amour aussi bien ne vous rend que trop vaine. (1637-57)
[48] Var. LE LIBRAIRE DU PALAIS. (1637)
[49] Ces deux lignes manquent dans les éditions de 1637-57; dans l'édition de 1663 il y a leur boutique, pour sa boutique; celle de 1664 a la variante que voici: la Lingère tire un rideau, et l'on voit le Libraire, la Lingère et le Mercier, chacun dans leur boutique.
[50]
Var.On le trouve assez beau,
Et c'est pour mon profit le meilleur qui se voie. (1637-57)
[51] «Toile de soie est une toile très-claire, faite de soie, dont elles (les dames) se font des mouchoirs de cou qui n'empêchent point qu'on ne voie leur gorge à travers.» (Dictionnaire de Furetière, 1690.)
[52] Var. Et moins blanche, elle donne un plus grand lustre au teint. (1637-57)
[53] Var. Et voir ma marchandise en plus bel étalage. (1637-68)
[54] Jean-Baptiste Marino, né à Naples le 18 octobre 1569 et mort dans la même ville le 21 mai 1625, est aussi célèbre par l'ingénieuse élégance que par la mollesse et la fadeur de son style, désigné par ses compatriotes mêmes sous le nom de marinesco. Appelé en France par Marie de Médicis, il dédia, en 1623, à Louis XIII, alors âgé de vingt-deux ans, son poëme d'Adonis.—Il est fort difficile de savoir lequel de ses contemporains Corneille a en vue ici. On serait tenté de croire qu'il s'agit de Scudéry, car on lit dans la Lettre du désintéressé au sieur Mairet (p. 4): «Je ne blâme pas Monsieur de Scudéry de savoir si bien son cavalier Marin;» mais à l'époque où Corneille écrivait la Galerie du Palais, il était en très-bonne intelligence avec Scudéry.
[55] Var. HIPPOLYTE, à la Lingère. (1648)
[56] D'ouvrage, c'est-à-dire ouvrés, travaillés.
[57] Var. DORIMANT, au Libraire, regardant Hippolyte. (1648)
[58] Var. Ceci vaut mieux le voir que toutes vos chansons. (1637-57)
[59] Var. LA LINGÈRE, ouvrant une boîte. (1637-60)
[60] L'Encyclopédie définit le point d'esprit en termes techniques de la manière suivante: «Le point d'esprit se monte sur cinq fils de long et cinq de travers, en laissant à chaque fois deux fils qui font une croix. Les cinq fils en tout sens sont embrassés d'un point noué.»
[61]
Var. [Voyez bien: s'il en est deux pareils dans Paris,]
Je veux perdre la boîte. FLOR. On est fort souvent pris
A ces sortes de points, si l'on n'a quelque fille
Qui sache à tous moments y repasser l'aiguille;
En moins de trois savons, rien n'y tient presque plus.
HIPP. Cestui-ci, qu'en dis-tu? (1637-57)
[62] Var. HIPPOLYTE, à Florice. (1648)
[63] Var. Celui-là, qu'en dis-tu? (1660-64)
[64] Var. Voilà bien votre fait, n'étoit que la dentelle. (1637-57)
[65]
Var. Si vous pouvez avoir trois jours de patience. (1637 et 52-57)
Var. Si vous pouviez avoir trois jours de patience. (1644 et 48)
[66] Ce jeu de scène n'est pas indiqué ici dans les éditions de 1637-60. Voyez la variante qui suit.
[67] Var. LE LIBRAIRE, à qui Dorimant avoit parlé à l'oreille, tandis qu'Hippolyte voyoit des ouvrages. (1637-60)
[68] Var. Ici Dorimant tire Cléante au milieu du théâtre, etc. (1637, en marge.)—Dans les éditions de 1644-60, ce jeu de scène n'est pas indiqué à cette place. Voyez la variante qui suit.
[69] Var. CLÉANTE, à qui Dorimant a parlé à l'oreille au milieu du théâtre. (1644-60)
[70] Var. DORIMANT, à Cléante. (1644-60)
[71] La salle des Pas perdus, qu'on appelait alors d'ordinaire la Grand'Salle:
Entre ces vieux appuis dont l'affreuse Grand'Salle
Soutient l'énorme poids de sa voûte infernale,
Est un pilier fameux, des plaideurs respecté,
Et toujours de Normands à midi fréquenté.
(Boileau, le Lutrin, chant V, v. 33.)
[72] Var. Il s'en retourne sur la boutique du Libraire et prend un livre. (1637, en marge.)—Les éditions de 1644-60 portent: Au Libraire, prenant un livre sur sa boutique.
[73] Var. Beaucoup font bien des vers, mais peu la comédie. (1637-68)
[75] C'est-à-dire peu méritent qu'on les voie, qu'on les regarde. Il faut remarquer que toutes les éditions antérieures à 1682 portent: «peu méritent le voir.»
[76]
Var. Beaucoup, dont l'entreprise excède le pouvoir,
Veulent parler d'amour sans aucune pratique. (1637-57)
[77] Ce mot est ainsi au singulier dans toutes les éditions données par Corneille (1637-82). L'édition de 1692 le met au pluriel.
[78] C'est-à-dire «à condition qu'elle nous rendra la pareille, à charge de revanche.» Voyez le Lexique.
[79] Var. Vous plaît-il point de voir des pièces d'éloquence? (1637-57)
[80] Var. Il regarde le titre du livre que, etc. (1663, en marge.)
[81] L'édition de 1682 donne le, par erreur; il y a les dans toutes les autres.
[82] Var. LYSANDRE, se retirant avec Dorimant d'auprès les boutiques. (1637)—Ils se retirent d'auprès les boutiques. (1663, en marge.)
[83] Var. Tantôt, comme j'étois dans le livre occupé. (1637-57)
[84] Voyez ci-dessus, p. 7, note 14.
[85] Var. C'est la question; mais s'il faut s'en remettre. (1637-68)
[86] Var. A ce qu'à mes regards son masque a pu permettre. (1637-57)
[87]
Var. Et ne reviendra point qu'il ne soit bien instruit
Quelle est sa qualité, son nom et sa demeure. (1637-57)
[88] Var. A la première vue un sujet qui nous plaît. (1637 et 44)
[89] Var. Ne forme qu'un desir de savoir quel il est. (1637-68)
[90] Var. Le sachant, on en veut apprendre davantage. (1637-57)
[91]
Var. [On sent je ne sais quoi qui trouble le repos;]
On souffre doucement l'illusion des songes;
Notre esprit qui s'en flatte, adore leurs mensonges,
Sans y trouver encor que des biens imparfaits
Qui le font aspirer aux solides effets:
Là consiste à son gré le bonheur de la vie;
Et le moindre larcin permis à son envie
[Arrête le larron et le met dans les fers.] (1637-57)
[92] Var. Qu'il faut apprivoiser comme insensiblement. (1637-57)
[93] Ne m'informez de rien, c'est-à-dire ne me demandez rien. Voyez tome I, p. 472, note 1532.
[94] Var. Trois poltrons rencontrés vers le milieu du pont. (1637)
[95] Var. Quels impudents vers moi s'osent ainsi méprendre? (1637-60)
[96] Var. De cent coups de bâton qu'il reçut l'autre jour. (1637-57)
[97] L'hôtel d'Artois ou de Bourgogne s'étendait de la rue Pavée à la rue Mauconseil; en 1523 il fut vendu en treize lots. Jean Rouvet, marchand, les acheta presque tous, et le 30 août 1548 il en revendit un, contenant dix-sept toises de long sur seize de large, aux confrères de la Passion, pour y établir un théâtre qui fut longtemps le plus fréquenté de Paris. «Ce bâtiment subsiste encore rue Françoise, dit de Leris, en 1754 (Dictionnaire portatif des théâtres, p. XIII), et l'on y voit toujours sur la porte les instruments de la Passion.»
[98] Var. Et que sous l'étrivière il puisse enfin connoître. (1637-57)
[99] Var. Car moins on le connoît, et plus on en présume. (1637-57)
[100] Var. Ce n'est pas encor tout, je te veux secourir. (1637-57)
[101] Var. D'oublier un sujet que tu ne connois point. (1637-57)
[102] Var. Il cherche à lui jeter quelque amorce du change. (1663 et 64)
[103] Var. Faute d'être possible assez bien entendues! (1637-60)
[104] Var. Eh! de grâce, dis vite. (1637)
[105] Var. Pour me galantiser, il ne faut qu'un miroir. (1637-57)
[106] Var. Mais bien la moindre part de vos rares mérites. (1637-57)
[107] Var. Et présumer d'ailleurs qu'il vous plût sans raison! (1637-57)
[108]
Var. Je suis un peu timide, et qui me veut louer,
Je ne l'ose jamais en rien désavouer.
DOR. Aussi certes, aussi n'avez-vous pas à craindre. (1637-57)
[109] Var. On voit un tel éclat en vos divins appas. (1637-60)
[110] Vu que, si vous m'aimez, ce ne sont pas merveilles. (1637-57)
[111]Var. Connoître ainsi d'abord combien je suis aimable. (1637-57)
[112] Var. Lysandre entre sur le théâtre, sortant de chez Célidée, et passe sans s'arrêter, en donnant seulement un coup de chapeau à Dorimant et Hippolyte. (1637, en marge.)
[113] Var. De peur qu'il n'en reçût quelque importunité. (1637-57)
[114] Var. Voilà parer mon coup d'un gentil artifice. (1637-57)
[115] Var. Florice sort, et parle à l'oreille d'Hippolyte. (1637, en marge.)
[116] Var. Demeureroit éprise ou puissamment émue. (1654 et 60-64)
[117] Var. Du moins ces deux sujets balancent ton courage? (1637-57)
[118] Var. C'est parler franchement pour être sans franchise. (1637)
[119] Var. Puisque tu les connois, ce n'est que demi-mal. (1637)
[120] Var. Non pas, mais tu n'as plus l'esprit à la torture. (1637-57)
[121]
Var. Et vous voyant tous deux si gais à mon abord,
Je vous croyois du moins prêts à tomber d'accord. (1637-57)
[122] La forme de ce mot est gaigner dans l'édition de 1637.
[123] Var. Et consens, peu s'en faut, à me voir dédaigner. (1637-57)
[124] Var. Je pourrois de tout[124-a] autre être le possesseur. (1637)
[124-a] Voyez tome I, p. 228, note 759.
[125]
Var. Rejetant ma louange, avouer son mérite,
Négliger mon ardeur ensemble et l'approuver. (1637-57)
[126] Var. Encore trop heureux que sa froideur extrême. (1637-57)
[127]
Var. Veut bien que je la serve, et souffre que je l'aime. (1637)
Var. Consent que je la serve, et souffre que je l'aime. (1644-57)
[128] Var. Je te réponds déjà de l'esprit de la mère. (1644-60)
[129]
Var. Un qui peut tout sur elle et fera tout pour moi,
L'aura bientôt gagnée en faveur de ta foi:
C'est son proche voisin, père de ma maîtresse.
Tu n'as plus que la fille à vaincre par adresse;
Encor ne crois-je pas qu'il en faille beaucoup. (1637)
[130] Var. Je ne présume pas qu'il en faille beaucoup. (1644-57)
[131]
Var. Son humeur se maintient dedans l'indifférence. (1637)
Var. Son humeur se maintient dans cette indifférence. (1644-57)
[132]
Var. Tant qu'une mère donne une entière assurance;
Et cachant par respect son propre mouvement,
Elle ne veut aimer que par commandement. (1637-57)
[133]
Var.Doncques sur ta parole
Mon esprit se résout à vivre plus content.
LYS. Qu'il s'assure, autant vaut, du bonheur qu'il prétend. 1637
[134] Var. Et je viens de sortir d'avecque ma maîtresse. (1637-57)
[135] Dans l'édition de 1637 il n'y a pas ici de distinction de scène.
[136] Var. Conçoive de l'espoir qu'avecque de la crainte! (1637)
[137] Var. Par des commandements supposés d'une mère? (1637-57)
[138] Var. A peine ai-je attiré mon Lysandre au discours. (1637-57)
[139] Var.
Je m'en vais de ce pas y disposer Aronte.
HIPP. Et que m'en promets-tu? FLOR. Qu'enfin au bout du conte
Cette heure d'entretien dérobée à vos feux
Vous mettra pour jamais au comble de vos vœux;
Mais de votre côté conduisez bien la ruse. (1637-57)
[140] Voyez tome I, p. 150, note 497.
[141]
Var. [Du mal que tu m'as fait perdre le souvenir.]
Célidée, il est vrai, je te suis déloyale;
Tu me crois ton amie, et je suis ta rivale:
Si je te puis résoudre à suivre mon conseil,
Je t'enlève et me donne un bonheur sans pareil[141-a]. (1637-57)
[141-a] Ce vers termine la scène dans les éditions indiquées.
[142] Ce jeu de scène ne se trouve pas dans l'édition de 1637.
[143] Var. Et déjà dans l'esprit je sentois de l'ennui. (1637-57)
[144] Var. Plût à Dieu que son change autorisât le mien! (1637-57)
[145]
Var. Tant qu'il verra d'amour sur un si beau visage? (1637)
Var. Lui qui voit tant d'amour sur un si beau visage? (1644-60)
[146]
Var. A ce compte, tu crois que cette ardeur extrême
Ne le brûle pour moi qu'à cause que je l'aime? (1637-57)
[147] Var. Il ne vit rien à craindre, et n'eut rien à souffrir. (1637-64)
[148] Var. Me quitta cependant dès le moindre mépris. (1637-57)
[149]
Var. Qu'on en voit se lâcher pour un peu de longueur,
Et qu'on en voit mourir pour un peu de rigueur! (1637-57)
[150] Var. Ainsi de tous côtés j'aurai ce que je veux. (1637)
[151] Var. CÉLIDÉE, seule. Pas de distinction de scène. (1637)
[152]
Var. [Et mon reste d'amour ne le peut maltraiter.]
De quelque doux espoir que le change me flatte,
Je redoute les noms de perfide et d'ingrate;
En adorant l'effet j'en hais les qualités,
Tant mon esprit confus a d'inégalités.
[Mon âme veut et n'ose, et bien que refroidie.] (1637-57)
[153] Var. Vient s'offrir à la foule à mes affections. (1637-60)
[154]
Var. Quelque forte que soit l'ardeur qui nous consomme,
On s'ennuie aisément de voir toujours un homme. (1637-57)
[155] Var. D'un entretien fâcheux qui ne me pouvoit plaire. (1637-57)
[156] Var. C'est depuis que mon cœur n'est plus dans vos liens. (1637-57)
[157] Var. Quel sujet avez-vous de m'être ainsi de glace? (1637-57)
[158] Var. Ai-je trop peu cherché votre chère présence? (1637-57)
[159]
Var. Si l'un fut excessif, je rendrai l'autre extrême.
LYS. Par ces extrémités vous avancez ma mort. (1637-57)
[160]
Var. Ma chère âme, mon tout, avec quelle injustice
Pouvez-vous rejeter mon fidèle service?
Votre serment jadis me reçut pour époux. (1637-57)
[161] Var. Un reproche éternel suit ce trait inconstant. (1637-57)
[162]
Var. Mon souci, d'un seul point obligez mon envie:
Finissez vos mépris, ou m'arrachez la vie.
CÉL. Eh bien! soit: d'un adieu je m'en vais les finir;
Je suis lasse aussi bien de vous entretenir. (1637-57)
[163] Var. Et mes derniers soupirs ne parler que de toi. (1637-57)
[164] Var. Pour dire ta louange étouffera ma plainte. (1637)
[165]
Var. [N'y rejette un rayon de ta première flamme.]
Le courage te manque, et ton aversion
Redoute les assauts de la compassion.
Rien ne t'en défend plus qu'une soudaine absence;
Mon aspect te dit trop quelle est mon innocence
Et contre ton dessein te donne un souvenir
Contre qui ta froideur ne sauroit plus tenir.
Dans la confusion qui déjà te surmonte,
Augmentant mon amour, je redouble ta honte;
Un mouvement forcé t'arrache un repentir
Où ton cruel orgueil ne sauroit consentir. (1637-57)
[166]
Var. Reviens, mon cher souci, puisqu'après ta défense
Mes feux sont criminels et tiennent lieu d'offense. (1637-57)
[167]
Var. Et je mettrai la mienne à dire sans cesser
Que sans me refroidir tu m'auras pu chasser. (1637-57)
[168] Var. Depuis qu'on leur fait prendre un peu de jalousie. (1637-57)
[169]
Var. Car encore, après tout, ces rudes traitements
Ne sont pas à dessein de perdre leurs amants. (1637-57)
[170] Var. Ce n'étoit rien qu'appas, que douceurs, que plaisirs. (1637-57)
[171] Var. Connoissez son humeur: elle fait vanité. (1637-57)
[172] Var. Votre extrême souffrance à ces rigueurs l'invite. (1637-57)
[173]
Var. Que vous seriez enfin homme à l'abandonner.
La crainte de vous perdre et de se voir changée
A vivre comme il faut l'aura bientôt rangée:
Elle en craindra la honte, et ne souffrira pas. (1637-57)
[174]
Var. Combien à vous ravoir elle fera d'efforts.
LYS. Mais me jugerois-tu capable d'une feinte?
AR. Mais reculeriez-vous pour un peu de contrainte? (1637-57)
[175]
Var. Pourrois-tu me juger capable d'une feinte?
AR. Pourriez-vous trouver rude un moment de contrainte? (1660 et 63)
[176] Var. Il le faut, ou souffrir une peine éternelle. (1637-57)
[177] Var. Je m'y rends, mais avant que l'effet en éclate. (1637-57)
[178] Var. Sans que votre maîtresse en apprît jamais rien. (1637-57)
[179]
Var. Afin que votre feinte, aussitôt aperçue,
Produise un prompt effet dans son esprit jaloux;
Et pour en adresser plus sûrement les coups,
Quand vous verrez quelque autre en discours avec elle,
Feignez en sa présence une flamme nouvelle. (1637-57)
[180] Var. Va trouver ma maîtresse, et puis nous résoudrons. (1637-57)
[181] Dans l'édition de 1637, la division de scène, au lieu d'être ici, se trouve l'entrée de Florice, au vers 766.
[182] Var. S'y résout-il enfin? [AR. N'en sois plus en souci.] (1637-57)
[183] Var. Prêt à la caresser? (1637-57)
[184] Var. Il faut vous préparer à des contentements. (1637-57)
[185] Var. Parlez à Célidée, et ne m'informez plus. (1637-57)
[186]
Var. Tu peux bien avec nous[186-a], je t'en jure ma foi. (1637)
Var. Tu peux bien avec nous, je t'en donne ma foi. (1644-57)
[186-a] Pour: «Tu peux bien rester avec nous.» Voyez le Lexique.
[187]
Var. Nos entretiens étoient de Lysandre et de toi.
CÉL. Et pour cette raison, adieu, je me retire,
Afin qu'en liberté vous en puissiez tout dire.
HIPP. Tu fais bien la discrète en ces occasions. (1637-57)
[188]
Var. Toi-même bien plutôt tu meurs de me l'apprendre.
Suivant donc tes desirs, résolue à l'entendre,
J'éveille en ta faveur ma curiosité. (1637-57)
[189]
Var. Nous parlions du conseil que je t'avois donné;
Lysandre, je m'assure, en fut bien étonné?
CÉL. Et je venois aussi pour t'en conter l'issue. (1637-57)
[190]
Var. Masquer ses mouvements de cet excès d'amour,
Qu'après, pour mépriser celle qui le méprise. (1637-57)
[191] Var. Cette bigearre humeur n'est jamais sans soupçons. (1637-57)
[192] Var. Mais ce qu'elle t'en dit ne vaut pas l'écouter. (1637-57)
[193] Var. Que ta Florice même avouera qu'elle a tort. (1637-57)
[194] Var. S'il m'échappe un baiser, ne t'en offense pas. (1637-57)
[195] Var. Et ne m'accablez plus de votre impertinence. (1637-64)
[196] Var. Pour me plaire, il faut bien des entretiens meilleurs. (1637-57)
[197] Var. A votre orgueil nouveau mes nouveaux mouvements. (1637-57)
[198]
Var. Puisque, le conservant, je songerois à vous. (1637-57)
Var. Puisque, le conservant, je penserois à vous. (1660)
Var. Parce qu'en le gardant je penserois à vous. (1663-68)
[199] Var. Je pense mieux valoir que le refus d'un autre[199-a]. (1637-57)
[199-a] Voyez tome I, p. 228, note 759.
[200] Var. Si, comme je vous fais, vous ne m'offrez des vœux. (1637-57)
[201] Var. Je craindrois, en ce cas, d'être trop bien reçue. (1637-57)
[202]
Var. Vous rencontrant d'humeur facile à m'écouter,
Je n'eusse que la honte après de me dédire.
LYS. Vous devez donc souffrir que dessous votre empire
Mon feu soit sans exemple, et que mes passions. (1637-57)
[203] Var. J'ai des nippes en haut que je te veux montrer. (1637-57)
[204] Var. HIPPOLYTE, LYSANDRE, ARONTE. (1637-60)
[205] Var. Quoi qu'un peu de dépit devant elle publie. (1637-57)
[206] Var. C'est choquer la raison, qui veut que je vous aime. (1637)
[207] Var. Ceux qui l'ont peint sans yeux ne le connoissent pas. (1648-57)
[208] Regnier l'a dit avant Corneille:
L'amour est une affection
Qui par les yeux dans le cœur entre.
(Épigrammes.)
Et la Fontaine l'a répété après tous les deux (Contes, IV, IX, le Diable en enfer):
Une vertu sort de vous, ne sais quelle,
Qui dans le cœur s'introduit par les yeux.
[209]
Var. Il fait naître une ardeur ou puissante ou petite.
Moi, si mon feu vers vous se relâche un moment. (1637-57)
[210]
Var. Car, puisqu'auprès de vous il n'est rien d'admirable,
Ma flamme comme vous doit être incomparable. (1637-57)
[211] Var. Un esprit inconstant, quelque part qu'il s'adresse.... (1637-57)
[212] Var. CHRYSANTE, à Pleirante. (1648)
[213] Var. PLEIRANTE, à Chrysante. (1648)
[214] Var. La voilà qui s'en doute et s'en met à sourire[214-a]. (1637-57)
[214-a] Entre les vers 933 et 934: à Lysandre. (1648)
[215] En marge, dans l'édition de 1637: Il emmène Lysandre avec lui.
[216] Var. (Au moins à ce qu'il dit) m'égaloit à l'Aurore. (1637-60)
[217]
Var. Mais si cela se fait, dans sa comparaison,
Prévoyant cet hymen, il avoit bien raison. (1637-57)
[218] Var. Il fût comme forcé de retourner vers elle. (1637-57)
[219]
Var. Simple, ce qu'il en fait n'est rien qu'à sa prière;
[Et Lysandre tient même à faveur singulière]
Cette peine qu'il prend pour un de ses amis.
HIPP. Mais voyez cependant que le ciel a permis. (1637-57)
[220] Var. Ici quelque importun nous pourroit aborder. (1637-57)
[221] Var. HIPPOLYTE, seule. (1648)
[222] Entre les vers 972 et 973: à Florice, qui sort de chez Célidée. (1648)
[223] Var. Voyez sa contenance, et jugez du surplus. (1637-57)
[224] Var. HIPPOLYTE, regardant Célidée. (1660)—Cette indication manque dans les éditions de 1637-57.
[225] Var. Soyez-le de ma honte, et vous fondant en larmes. (1637)
[226] Var.
Sur votre faux rapport osant trop me flatter,
Je vantois sa constance, et l'ingrat qui me trompe
Ne se feignit constant qu'afin de m'affronter. (1637-57)
[227]
Var. Quand je le veux chasser, il est parfait amant;
Quand j'en veux être aimée, il n'en fait plus de conte. (1637-57)
[228] Var.
Ce traître voyoit bien qu'alors me négliger,
C'étoit à Dorimant abandonner mon âme,
Et voulut par sa feinte, avant que me changer,
Amortir cette flamme. (1637-57)
[229] Var.
Ou bientôt vos douleurs le mettront au cercueil.
CÉL. Lysandre est en effet la cause de mon deuil. (1637-57)
[230] Var.
Excusez-moi, Monsieur, si ma confusion
M'étouffe la parole en cette occasion. (1637-57)
[231] En marge, dans l'édition de 1637: Cléante frappe à la porte d'Hippolyte.—Cléante frappe chez Hippolyte. (1648)
[232] Var. Ce sont des compliments dont elle a bien affaire! (1637)
[233] Var. Vu l'excessif amour qu'il me faisoit paroître. (1637-57)
[234] Var. O Dieux! qu'il est adroit quand il veut déguiser! (1637-57)
[235] Var. Enfin tu vas tâcher d'amollir son courage? (1637-57)
[236]
Var. Et ne permet qu'à moi de gouverner son âme.
Si donc il ne les faut qu'empêcher de se voir,
Je te laisse à juger si j'y saurai pourvoir. (1637-57)
[237] Var. Jusque-là qu'entre eux deux leur âme étoit égale. (1637-57)
[238] «La Croix-du-Tiroir, dit Piganiol de la Force (Description de Paris, 1742, tome II, p. 174), est le nom d'une croix (placée sur une fontaine) et d'un carrefour de la rue de l'Arbre-Sec, à l'endroit où elle aboutit à la rue Saint-Honoré. Elle est nommée dans les anciens titres la Croix de.... Traihoir........ du Triouer, etc.» On peut voir dans l'ouvrage cité les diverses étymologies qu'on a données de ce nom.
[239] Var. C'en est fort le chemin de passer par ici! (1637)