[240] Var. Son objet, tout aimable et tout parfait qu'il est. (1637-64)

[241] Var. Qu'il veut moins l'acquérir que vous la dérober. (1637-64)

[242] Var. Voulez-vous, offensé, pour en avoir raison,
Qu'un perfide avec vous entre en comparaison? (1637-57)

[243] Var. Me conseilleriez-vous que, pris à l'avantage,
J'immolasse le traître à mon peu de courage? (1637-57)

[244] Var. [Si pour avoir sa vie il m'en coûtoit l'honneur.]
CÉL. Je ne veux pas de vous une action si lâche;
Non; mais à quelque point que la sienne vous fâche,
Écoutez un peu moins votre juste courroux:
Vous pouvez vous venger par des moyens plus doux.
Hélas! si vous étiez de mon intelligence,
Que vous auriez bientôt achevé la vengeance!
Que vous pourriez sans bruit ôter à l'inconstant.... (1637-57)

[245] Var. Vous auriez bientôt pris une digne vengeance. (1660-68)

[246] Var. Mais vous suivre au chemin que vous voulez tenir. (1637-57)

[247] Lysandre et Aronte sortent, et les voient ensemble. (1637, en marge.)—Lysandre et Aronte sortent, et Aronte fait voir à son maître Dorimant et Célidée ensemble. (1644-57)—Lysandre sort avec Aronte, qui lui fait voir Dorimant et Célidée ensemble. (1660)

[248] Var. Mon meilleur en ce cas est de tout ignorer. (1637-57)

[249] Var. Et parmi ses douleurs n'oublioit point sa foi. (1637-48)
Var. Et parmi les douleurs n'oublioit point sa foi. (1652-57)

[250] Var. Qui t'a dit qu'Hippolyte en cette amour nouvelle,
Quand bien je lui plairois, me seroit plus fidèle? (1637-57)

[251] Voyez tome I, p. 169, note 560.

[252] Il n'y a pas ici de distinction de scène dans l'édition de 1637; on y lit seulement en marge en regard du vers précédent: Aronte rentre.

[253] Var. Je veux qu'un même coup me venge de deux crimes. (1637-57)

[254] Var. [Pour me résoudre à vivre il faut la voir mourir.]
Mais la mort d'un amant seroit-elle bastante[254-a]
De toucher tant soit peu l'esprit de l'inconstante[254-b]?
Peut-être que, déjà résolue à changer,
La défaire de lui ce seroit l'obliger;
Et dans l'aise qu'alors elle en feroit paroître,
Serois-je assez vengé par la perte d'un traître?
Qu'ici le jugement me manquoit au besoin!
Il faut que ma fureur s'épande bien plus loin;
Il faut que, sans égard, ma rage impitoyable
Confonde l'innocent avecque le coupable;
Que, dans mon désespoir, je traite également
Célidée, Hippolyte, Aronte, Dorimant,
Le sujet de ma flamme et tous ceux qui l'ont sue:
L'affront qu'elle a reçu de sa honteuse issue
Fait un éclat trop grand pour s'effacer à moins;
Je ne puis l'étouffer qu'en perdant les témoins.
[Frénétiques transports, avec quelle insolence.] (1637-57)

[254-a] Bastante de, suffisante pour.

[254]-b Mais la mort d'un amant seroit-elle capable
De toucher à ce point une âme si coupable? (1644-57)

[255] Var. Mais vous pourrois-je aimer, vous voyant me trahir? (1637-57)

[256] Var. Ma jalousie augmente, et renforçant ma rage,
Quelques sanglants desseins qu'elle jette en mon cœur. (1637-57)

[257] Voyez tome I, p. 205, note 687.

[258] Var. [Quelque irrité qu'il soit, il est toujours amant.]
Au simple souvenir du bel œil qui me blesse,
Tous mes ressentiments n'ont que de la foiblesse,
Et je sens malgré moi mon courroux languissant
Céder aux moindres traits d'un objet si puissant.
[Toutefois, si l'amour contre elle m'intimide.] (1637-57)

[259] Var. Me sont de votre peine une marque assez claire.
Encor qui la sauroit, on pourroit aviser
A prendre des moyens propres à l'apaiser.
LYS. Ne vous informez point de mon cruel martyre,
Vous le redoubleriez, m'obligeant à le dire.
HIPP. Vous faites le secret, mais je le veux savoir,
Et par là sur votre âme essayer mon pouvoir.
Hier vous m'en donniez tant que j'estime impossible
Que pour me contenter rien vous soit trop sensible.
[LYS. Vous l'avez souverain, hormis en ce seul point.]
HIPP. Je veux l'avoir partout, ou bien n'en avoir point. (1637-57)
Var. En font voir au dehors une marque assez claire. (1660)

[260] Var. Être de belle humeur, ou bien rompre avec moi. (1637)
Var. Être de belle humeur, ou rompre avecque moi. (1644-57)

[261] Var. Ne vous obstinez point à vaincre mon silence. (1637-57)

[262] Var. Souffrez que je vous laisse, et que seul aujourd'hui
Je puisse en liberté soupirer mon ennui. (1637-57)

[263] Var. HIPPOLYTE, seule. Pas de distinction de scène. (1637)

[264] Var. Est-ce là donc l'état que tu fais d'Hippolyte?
Après des vœux offerts, est-ce ainsi qu'on me quitte? (1637-57)

[265] Var. N'ai-je pas tantôt vu Lysandre avecque vous? (1637-57)

[266] Var. Hélas! qu'y feroit-il? Ma sœur, ton Hippolyte. (1637)

[267] Var. Traite cet inconstant de même qu'il mérite. (1637-57)

[268] Var. L'infidèle à présent est fort sur ta louange? (1637)
Var. Le perfide à présent est fort sur ta louange? (1644-57)

[269] Var. Et quand il vient après à parler de ses feux. (1637-57)

[270] Var. Mon Dieu! qu'il est chargeant[270-a] avec ses flatteries! (1637 et 1644)

[270-a] Dans les éditions de 1648-57, il y a changeant, au lieu de chargeant.

[271] Var. Je pense avant deux jours que je mourrois d'ennui. (1637-60)

[272] L'édition de 1660 porte: Craigniez-vous qu'un ami sache.... ce qui ne peut être qu'une faute d'impression.

[273] Cols, collerettes. Voyez le Lexique.

[274] Var. Vous venez m'attaquer toujours par quelque fable. (1637)

[275] Var. Vous revoilà déjà! (1637)

[276] Var. J'en fis hier ouverture à votre bonne femme,
Qui se rapporte à vous de recevoir sa flamme. (1637)
Var. Votre mère de moi sut hier comme il vous aime. (1644-57)

[277] Voyez plus haut (page 40) le vers 290.

[278] Var. Peut-être innocemment, faute de rien comprendre. (1637-57)

[279] Var. Il le faut épouser, vite, qu'on s'y dispose. (1637)

[280] Var. Quelle bigearre humeur! quelle inégalité. (1637-57)

[281] Var. Que la rigueur d'un père augmente mon supplice. (1637-57)

[282] Var. Ils s'entre-poussent quelque temps une boîte qui est entre leurs deux boutiques. (1637 et 63, en marge; dans l'édition de 1663, les mots: quelque temps et deux sont omis.)

[283] Regardez. Voyez le Lexique.

[284] Sorte d'exclamation dont l'origine est difficile à découvrir et sur laquelle nous n'avons que des conjectures. Voyez le Lexique.

[285] «Battant est le volet d'un comptoir de marchand ou de banquier, qui se lève et se baisse.» (Dictionnaire de Furetière.)

[286] Voyez ci-dessus la note 13 de la p. 7, et le Lexique.

[287] Var. Pour conserver la paix, quoique cela me touche,
J'ai toujours tout souffert sans en ouvrir la bouche;
Et vous, vous m'attaquez et sans cause et sans fin. (1637-57)

[288] Var. LA LINGÈRE, à Florice. (1648)

[289] Ce mot se disait des rubans, plumes et garnitures qui ornaient l'habit, le chapeau et l'épée. Voyez le Lexique.

[290] Var. Il fait un paquet de ses livres. (1637 et 63, en marge.)

[291] On lit ici en plus, mais par erreur, dans l'édition de 1637: à Florice.

[292] Var. Que ce point est ensemble et délicat et fort!
Si ma maîtresse veut s'en croire à mon rapport,
Vous aurez son argent: mon Dieu! le bel ouvrage! (1637-57)

[293] Cette scène en forme deux dans l'édition de 1637. La première a pour personnages FLORICE, ARONTE; la seconde, qui commence après le vers 1448, LE MERCIER, ARONTE, FLORICE, LA LINGÈRE.

[294] Var. Fuit les yeux d'Hippolyte, et ne me veut plus voir. (1637-57)

[295] Var. Il regarde une boîte de rubans. (1637 et 63, en marge.)

[296] Var. LA LINGÈRE, au Mercier. (1648)

[297] Var. Ainsi, faute d'avoir de belle marchandise. (1637-68)

[298] Les quatre derniers vers de cet acte ne se trouvent pas dans les éditions de 1637-57.

[299] Var. Que ses desirs, d'accord[299-a] avec mon espérance. (1637-60)

[299-a] Les éditions de 1652 et de 1657 donnent, très-probablement par erreur, d'abord, pour d'accord.

[300] Var. Mon respect s'est accru vers un objet si cher. (1637, 44 et 52-57)
Var. Mon respect s'est accru vers mon objet si cher. (1648)

[301] Var. [Eh quoi? pour m'avoir vu, vous changez de dessein!]
Pensez-vous m'éblouir avec cette visite?
Ne feignez point pour moi d'entrer chez Hippolyte[301-a]:
Vous ne m'apprendrez rien, je sais trop comme quoi
Un tel ami que vous traite l'amour pour moi. (1637)

[301-a] Ne laissez point pour moi d'entrer chez Hippolyte. (1644-57)

[302] Var. Nous en aurons bientôt la querelle vidée. (1637-64)

[303] Var. Ah! perfide, sur moi décharge ton courroux. (1637)

[304] Var. Arrête, mon souci! (1637-57)

[305] Var. Et que m'étant moqué de son plus rude effort. (1637-57)

[306] Var. La valeur d'un amant que vous aurez perdu. (1637-57)

[307] Var. Dedans son entretien recherchez vos plaisirs. (1637-63)

[308] Var. C'est avecque raison que ma feinte passée. (1637-57)

[309] Var. Choisissez, l'un ou l'autre achèvera mes peines. (1637)

[310] Var. Sans lui, je n'ai plus rien qui me retienne au jour. (1637)

[311] Ce n'est pas seulement à la rime que Corneille écrit ce mot ainsi, il est dans ses ouvrages orthographié partout de la sorte, et c'est ainsi du reste qu'on le prononçait de son temps. Voyez tome I, p. 190, note 634, et le Lexique.

[312] Var. Pardonnez à ma faute, et j'oublierai la vôtre. (1637-60)

[313] Var. [Accepte un repentir accompagné de larmes.]
Ce baiser cependant punira ma rigueur,
Et me fermant la bouche, il t'ouvrira mon cœur.
LYS. Ma chère âme, mon heur, mon tout, est-il possible. (1637-57)

[314] Var. De les plus exercer au péril de ma vie. (1637-60)

[315] Var. [Que l'effet d'un hymen qu'un père me commande?]
Bons Dieux! qu'il fut fâché, voyant ces jours passés
Mon âme refroidie, et tous mes sens glacés
A son autorité se rendre si rebelles!
Mais allons lui porter ces heureuses nouvelles,
Et le tirer d'ennui, puisque ce bon vieillard
Dans tes contentements prend une telle part.
[LYS. Vous craignez qu'à vos yeux cette belle Hippolyte]
N'ait de moi derechef un hommage hypocrite? (1637-57)

[316] Var. Pour rendre à vos beautés mon très-humble devoir. (1637-57)

[317] Var. Je pense que ce jour eût encore passé. (1637-57)

[318] Var. Non pas, mais votre amour me devient ennuyeuse. (1637-57)

[319] Les éditions de 1648 et de 1664 portent, par erreur, une autre, pour un autre.

[320] Var. Et captivoit déjà mes inclinations. (1637-57)

[321] Var. Si faut-il pour ce nom que je vous importune;
Ne me refusez point de me le déclarer. (1637-57)

[322] Var. Souffrez, mon cavalier, que je vous fasse amis[322-a]. (1637-64)

[322-a] Entre les vers 1696 et 1697: A Dorimant. (1648)

[323] Quereller, disputer.

[324] Entre les vers 1698 et 1699: Montrant Hippolyte. (1648)

[325] Var. Et l'unique sujet de nos dissensions. (1637-57)

[326] Var. Piqué de ses dédains, j'avois pris fantaisie[326-a]
De jeter en son âme un peu de jalousie. (1637-57)

[326-a] Il regarde Célidée. (1637, en marge.)—Entre les vers 1704 et 1705: Montrant Célidée. (1648)

[327] Var. N'y songe plus, ma sœur, et pour l'amour de moi. (1637-57)

[328] Var. Tu ne le peux haïr sans me vouloir du mal. (1637-64)

[329] Var. Tu vois; mais après tout, veux-tu que je te die? (1637-57)

[330] Var. Excuse, chère sœur, un esprit amoureux. (1637-57)

[331] Var. Sans chercher des raisons pour vous persuader. (1637)

[332] Var. Et moi, par conséquent, bien loin de la tenir.
DOR. Après m'avoir promis, seriez-vous mensongère? (1637-57)

[333] Le nom d'HIPPOLYTE précède celui de CÉLIDÉE dans les éditions de 1637-52 et de 1657.

[334] Var. N'a que faire, en ce cas, d'implorer ma puissance. (1637-57)

[335] Var. Ma belle, après cela, serez-vous inhumaine? (1637)
Var. Eh bien! après cela, serez-vous inhumaine? (1644-57)

[336] Var. Puisqu'elle s'y résout, du reste ne m'importe. (1637-57)

[337] Var. Mon aise s'en redouble, et mon cœur qui se pâme. (1637-57)
Var. J'en sens croître ma joie, et mon cœur qui se pâme. (1660-64)

[338] Var. Croit qu'encore une fois on accepte sa flamme. (1637-64)

[339] Var. Eh bien! ferez-vous donc quelque chose pour moi? (1637)

[340] Var. Lorsque je vous aimois, me firent un service. (1637-57)

[341] Var. Souffre-le, mon souci, puisqu'elle m'en supplie. (1637-57)

[342] Voyez la Notice, p. 115. L'Épître dédicatoire n'est que dans les éditions de 1637-1657.

[343] C'est ainsi que le mot est écrit dans toutes les éditions qui ont paru du vivant de Corneille.

[344] Jules-César Scaliger, né en 1484, mort en 1558, auteur d'une Poétique (Poetices libri VII, Lyon, 1561), où il passe en revue les ouvrages des poëtes les plus célèbres et les juge avec une grande sévérité.

[345] Voyez tome I, p. 3 et 4, l'avis Au lecteur de l'édition de 1648.

[346] Chaque acte est de trois cent quarante vers.

[347] L'édition de 1657 porte par erreur: «de montrer.»

[348] Poeta, quum primum animum ad scribendum appulit,
Id sibi negoti credidit solum dari,
Populo ut placerent, quas fecisset fabulas.

(Térence, Andria, prologue, vers 1-3.)

Corneille revient ailleurs sur cette pensée: voyez les Dédicaces de Médée et de la Suite du Menteur. C'est aussi la maxime de Molière et de la Fontaine. «Je voudrois bien savoir si la grande règle de toutes les règles n'est pas de plaire,» dit le premier dans la Critique de l'École des Femmes, scène VII. «Mon principal but est toujours de plaire,» dit le second dans la Préface de Psyché.

[349] Pour se rendre bien compte de ce pronom (celle-ci), il faut relire la dernière phrase de l'Examen de la Galerie du Palais (p. 15), et se reporter à la note 1 de la p. 137 du tome I.

[350] Nous trouvons dans la Poétique d'Aristote (chap. VI) un passage relatif à l'abus des sentences, mais rien qui ressemble à ce précepte dont parle ici Corneille, «de cacher l'artifice de ses parures.»

[351] IIe Déclamation (Cæcus pro limine), chap. XIV. Corneille cite sans doute de mémoire, car dans le texte le mot flagrantius précède immédiatement frigidis. Voici comment ce passage a été rendu par un contemporain de Corneille, le sieur du Teil, avocat en parlement, dont la traduction, dédiée à Foucquet, a paru en 1659: «Le mariage est une espèce de servitude aux vieilles gens; leur foiblesse augmente leur passion, et il semble que leur desir s'échauffe par la froideur même de leur tempérament.»

[352] Dans la pièce, ce passage (vers 1353 et 1354) commence ainsi:

Et s'il pouvoit donner....

[353] Voyez l'Examen de la Galerie du Palais, p. 13.

[354] Tome I, p. 117, dans le Discours des trois unités, qui se trouve en tête du troisième volume de l'édition de 1682.

[355] Var. (édit. de 1660): celui qui en sort.

[356] Var. (édit. de 1660-1664): que je ne conseillerois jamais de s'en servir.—Corneille a complété dans son Discours des trois unités ce qu'il dit ici des diverses sortes de liaisons. Voyez tome I, p. 103.

[357] Les éditions de 1668 et de 1682 portent de, pour le; mais c'est sans doute une erreur.

[358] Voyez ci-dessus, p. 119, note 346.

[359] Dans les éditions de 1637-1664: et aimée.

[360] Dans l'édition de 1637, ce personnage se nomme Cléonte et ne figure pas au tableau des acteurs. Du reste il ne prend la parole que dans la scène v de l'acte IV, et dans aucune édition son nom ne paraît, en tête de cette scène, parmi ceux des personnages.

[361] L'indication du lieu de la scène manque dans l'édition de 1637.

[362] Var. Je treuve qu'après tout ce n'est qu'une suivante. (1637)

[363] Var. A la fin j'ai levé mes yeux sur sa maîtresse. (1637-57)

[364] Var. Maintenant je me doute à peu près d'une ruse. (1637-60)

[365] Var. Tient pour manque d'esprit de véritables feux. (1637-57)

[366] Var. Mon feu, qui ne seroit que simple courtoisie,
[La rempliroit d'amour, et toi de jalousie.»]
Moi de jurer que non, et lui de persister,
Tant que pour cette épreuve il me fit protester
Que je lui céderois quelque temps ma maîtresse.
Ainsi donc je l'y mène, et par cette souplesse,
[Engageant Amarante et Florame au discours.] (1637-57)

[367] Var. Amarante à ce point fut-elle fort docile? (1637-57)

[368] Var. Plus que je n'espérois je la trouvai facile. (1637)
Var. Plus que je n'espérois je l'y trouvai facile. (1644-57)

[369] Var. Soit qu'elle fît dessein d'asservir la franchise
D'un qui la cajoloit ainsi par entreprise. (1637)
Var. Soit qu'elle fît dessein sur cet esprit rebelle
Qui par galanterie osoit feindre auprès d'elle. (1644-57)

[370] Var. Qui par simple gageure osoit se jouer d'elle. (1660-64)

[371] Var. Et ne demanda plus tant d'assiduité. (1637)

[372] Var. L'aise de se voir seule à gouverner Florame. (1637-68)

[373] Var. Qu'il a dedans l'esprit mêmes desseins que toi. (1637-57)

[374] Var. Parmi ces hauts projets il manque de prudence. (1637)

[375] Var. Qu'il ne se doute point de ta supercherie. (1637-57)

[376] Var. N'importe toutefois qu'il brûle et qu'il soupire;
Je sais trop dextrement l'empêcher d'en rien dire. (1637)

[377] Var. Si je sais dextrement l'empêcher d'en rien dire. (1644-57)

[378] Var. Daphnis est fort aimable, et si Florame l'aime,
Est-ce à dire pourtant qu'il soit aimé de même? (1637-57)

[379] Var. En dois-je présumer qu'il soit aimé de même? (1660)

[380] Var. Lui soient à même honte ou même honneur tous deux:
Ou tous deux nous faisons un dessein téméraire. (1637-57)

[381] Var. Encore est-ce à regret qu'ici je me viens rendre. (1637-57)

[382] Var. De retour au logis je me treuvois à moi. (1637)

[383] Var. Encor n'est-ce pas tout, son image me suit,
[Et me vient, au lieu d'elle, entretenir la nuit.]
Elle entre effrontément jusque dedans ma couche,
Me redit ses propos, me présente sa bouche.
[Théante, ou permets-moi de n'en plus approcher.] (1637-57)

[384] Var. Ses beautés à la fin me rendroient infidèle. (1637-57)

[385] Var. Et toi sans aucun fruit tu porteras la peine. (1637-57)

[386] Var. Quand tu ne pourras plus te passer de la voir. (1637-57)

[387] Var. J'attends pour te punir à reprendre ma place. (1637-57)

[388] Var. A présent tu n'en tiens encore qu'à demi. (1637-57)

[389] Var. Qu'en ma faveur le ciel ne tourne son courage,
Et dispose Amarante à seconder mes vœux. (1637-57)

[390] Var. De faire à tes dépens cette preuve incertaine. (1657)

[391] Terme de jeu: je quitte la partie.

[392] Var. Que veux-tu plus de moi? reprends ce qu'il t'est dû. (1657)

[393] Var. Séparer davantage une amour si parfaite! (1637-60)

[394] Var. J'empêcherai Daphnis de plus vous séparer.
Pour peu qu'à mes discours je la trouve accessible. (1637)

[395] Var. Mon cœur, déploie ici tes meilleurs artifices
(Mais toutefois sans mettre en oubli mes services). (1637-57)

[396] Var. Quelque échappé qu'il fût, je saurois l'attraper. (1637-57)

[397] Var. Allez, laissez-le-moi, j'y ferai bonne garde. (1637)

[398] Var. Augmente mon envie en augmentant la gloire. (1637-57)

[399] Var. Bien plus que d'aucuns vœux que l'on me peut offrir. (1637)
Var. Bien plus que d'aucuns vœux que l'on me pût offrir. (1644-60)

[400] Var. Toute amitié se meurt où naissent de vrais feux. (1637-57)

[401] Var. Encore si j'avois tant soit peu d'espérance. (1637-57)

[402] Var. Que vous puissiez m'aimer après tant de tourment. (1654)

[403] Var. Et mon stérile amour n'aura que des supplices!
Trouvez bon que j'adresse autre part mes services[403-a],
Contraint, manque d'espoir, de vous abandonner.
AMAR. S'il ne tient qu'à cela je vous en veux donner. (1637-57)

[403-a] [Souffrez qu'en autre lieu j'adresse mes services.] (1644-57)

[404] Var. Que je négligerois près d'un qui valût mieux. (1637-57)

[405] Var. Peut-être, mais enfin il le faut confesser. (1637-60)

[406] Var. Voyez comme tous deux fuyent notre rencontre! (1637-57)

[407] Var. Qui ne sont en effet que des galanteries. (1637-57)

[408] Var. J'ai sondé son esprit touchant cette matière,
Où j'ai peu remarqué de son ardeur première. (1637)
Var. J'ai sondé dextrement jusqu'au fond de son âme. (1644-57)

[409] Var. Et si Florame avoit pour elle quelque amour,
Elle pourroit bientôt vous faire un mauvais tour. (1637-57)

[410] Var. Qu'en moins de rien ma ruse en tire les secrets.
THÉANTE. C'est un trop bas emploi pour un si grand mérite;
Et quand bien Amarante en seroit là réduite,
Que de se voir pour lui dans quelque émotion,
J'étouffe en moins de rien cette inclination. (1637-57)

[411] Var. Cette belle maîtresse a trop de jugement. (1637-57)

[412] Var. Vous le méprisez trop: je treuve en lui des charmes. (1637-52)

[413] Var. Clarimond n'a de moi qu'un excès de rigueur;
Mais s'il lui ressembloit, il toucheroit mon cœur. (1637-57)

[414] Var. Mais j'en juge suivant ce que je vois paroître. (1637-60)
Var. Mais j'en juge suivant ce que j'en vois paroître. (1663 et 64)

[415] Var. Laissons là ce discours: je l'aperçois venir. (1637-60)

[416] Var. L'heure de dîner presse, et nous incommodons. (1637)

[417] Var. Celle qu'en nos discours ici nous retardons. (1637-64)

[418] Var. Quelle puissante amour n'en seroit pas fâchée? (1637-57)

[419] Pour en être inquiet. Voyez tome I, p. 192, note 641.

[420] Var. Et toute sa froideur naît de sa jalousie. (1637)

[421] Var. C'est chose au demeurant qui ne me touche en rien. (1637-57)
Var. Si vous l'aimez encor, quittez cet entretien,
Ce que je vous en dis n'est que pour votre bien. (1660)

[422] Var. M'informer[422-a] si l'esprit en répond à la mine. (1637-57)

[422-a] Voyez tome I, p. 472, note 1532.

[423] Var. [Que m'importe de perdre une amitié si feinte?]
Dois-je pas m'ennuyer de son discours moqueur,
Où sa langue jamais n'a l'aveu de son cœur?
Non, je ne le saurois, et quoi qu'il m'en arrive,
Je ferai mes efforts afin qu'on ne m'en prive,
Et j'y veux employer de si rusés détours,
Qu'ils n'auront de longtemps le fruit de leurs amours[423-a]. (1637-57)

[423-a] C'est ici que finit le Ier acte dans les éditions indiquées.

[424] Var. Et c'est un grand bonheur s'ils ne sont que jaloux.
Tout leur nuit, et l'abord d'une mouche les blesse;
D'ailleurs dans leur devoir leur santé s'intéresse,
Et quelque long chemin que soit celui des cieux,
L'hymen l'accourcit bien à des hommes si vieux. (1637-57)

[425] Le fourrier est au régiment ou dans la maison du Roi celui qui est chargé de préparer les logements; par suite ce mot s'emploie figurément dans le sens d'avant-courier, ou comme nous disons aujourd'hui, d'avant-coureur.

[426] Var. Le sort en est jeté: va, ma pauvre Célie. (1637-57)

[427] Faire une planche à quelqu'un, c'est au propre lui faciliter le passage dans un chemin boueux ou difficile, et au figuré lui faciliter une affaire, une entreprise.

[428] Var. Je n'ai que faire ici de votre tablature:
Sans vos instructions, je sais trop comme il faut
Couler tout doucement sur ce qui vous défaut.
GÉR. Ma force à t'écouter semble toute passée[428-a].
Je ne suis pas encor d'une âge si cassée,
Et ne crois pas avoir usé tous mes beaux jours.
CÉL. Ne m'étourdissez point avec ces vains discours;
Il suffit que votre âme est tellement éprise
[Que vous allez mourir si vous n'avez Florise:]
Il y faudra tâcher. (1637-57)

[428-a] Mes forces à t'ouïr semblent toutes passées.
Bannis en ma faveur ces mauvaises pensées:
Je ne crois pas avoir usé tous mes beaux jours. (1644-57)

[429] Var. [Sans vos instructions je sais bien mon métier,]
Et je vous aime assez pour n'y rien oublier. (1660)

[430] Laisser à quartier, laisser à l'écart, laisser de côté, omettre. Voyez tome I, p. 93, note 382.

[431] Var. Faut-il aller plus vite? Eh bien! voilà son frère. (1637-57)

[432] Var. Je m'en vais devant vous lui proposer l'affaire. (1637)
Var. Je vais tout devant vous lui proposer l'affaire. (1644-57)

[433] Var. Dont l'importune tyrannie
Rompt le cours de ma passion? (1637-57)

[434] Var. Relâche un peu tes soins, puisqu'ils sont superflus. (1637)

[435] Var. Si près de mes chastes desirs. (1637-57)

[436] L'édition de 1682 porte par erreur:

Quand on a l'effet de ces vœux.

[437] Cette scène se divise en cinq dans l'édition de 1637. La scène V, qui a pour personnages DAPHNIS et FLORAME, commence après le vers 411; la scène VI, entre DAPHNIS, AMARANTE et FLORAME, au milieu du vers 431; la scène VII, entre DAPHNIS et FLORAME, au milieu du vers 437; la scène VIII, entre DAPHNIS, AMARANTE et FLORAME, au vers 464, à la reprise d'Amarante: «Vos clefs, etc.»—Nous n'avons pas besoin de dire après cela que les jeux de scène indiqués soit dans notre texte soit en variante, à ces divers endroits, manquent dans l'édition de 1637.

[438] Var. Qu'étouffe et que d'abord éteint votre présence. (1637-57)

[439] Var. Dont l'importun respect redouble les tourments.(1637-57)

[440] Var. Pensent fort avancer par un honteux silence. (1637-57)

[441] Var. Ne peut être blâmé, bien que présomptueux.
J'avouerai donc mon feu, quelque haut qu'il se monte. (1637-57)

[442] Var. Ne leur servant de rien, je m'en suis revenue. (1637-57)

[443] Var. [Allez au cabinet me querir un mouchoir.]
AMAR. Donnez-m'en donc la clef. DAPHN. Je l'aurai laissé choir:
Tâchez de la trouver. (1637-57)

[444] Var. Sans affront je la quitte, et lui préfère un autre[444-a]. (1637)

[444-a] Voyez tome I, p. 228, note 759.

[445] Var. Ne devroient de ma part avoir que des encens. (1637-57)

[446] Var. N'a que de vous pareille: en un mot c'est.... (1637-60)

[447] Var. Ma curiosité s'est rendue indiscrète
A vous trop informer d'une flamme secrète. (1637-57)

[448] Var. En nommer un au lieu qui ne vous touche pas. (1637)
Var. Puisque m'en nommer un qui ne vous touche pas. (1644-57)

[449] Var. N'est que faire un reproche à son manque d'appas. (1637-57)

[450] Var. Ou peut-être mon sort me rend si misérable. (1637-60)

[451] Var. Je fais vœu....AMAR.[451-a] Votre clef ne se sauroit trouver.
DAPHN. Bien donc, à faute d'autre, et comme par bravade,
Voici qui servira de mouchoir de parade. (1637-57)

[451-a] AMARANTE, revenant encore brusquement. (1644-57)

[452] Cette indication manque dans les éditions de 1637-60.

[453] Var. Qu'elle a depuis longtemps à moi du point coupé[453-a]:
Allez, et dites-lui qu'elle me le renvoie. (1637-57)

[453-a] Voyez la note 14 de la p. 7 de ce volume.

[454] Var. Dites-lui nettement que je le veux avoir.
AMAR. A vous le rapporter je ferai mon pouvoir. (1637-57)

[455] L'édition de 1682 porte seule prudence, au lieu de puissance; quoique cette leçon soit à la rigueur explicable, il est bien possible que ce soit une faute typographique.

[456] Var. Doncques, sans plus le perdre en discours superflus. (1637-57)

[457] Var. Et je sentois mes feux tellement s'embraser,
Qu'il n'étoit pas en moi de les plus maîtriser. (1637)
Var. Et je sentois mes feux tellement s'augmenter,
Qu'il n'étoit plus en moi de les pouvoir dompter. (1644-64)

[458] Var. Je me treuve captive en de si beaux liens[458-a]. (1637)

[458-a] Racine a dit dans Phèdre, acte II, scène II:

Quel étrange captif pour un si beau lien!

[459] Var. Que je t'aime, Florame, encor que je le taise!
Et que je songe peu, dans l'excès de ma braise. (1637)