[460] Var. Aussi l'une est par où de bien loin tu me passes. (1637)

[461] Var. Que mon père sera d'un même sentiment. (1637-60)

[462] Var. Je vous avois bien dit qu'elle n'y seroit pas. (1637-68)

[463] Var. Je ne sais tantôt plus comme vivre avec vous. (1637-57)

[464] Var. Ne vous déroberont aucuns de vos amants. (1637)

[465] Var. Mon cœur, si tu me vois sans Florame aujourd'hui,
Sache que tout exprès je m'échappe de lui. (1637-57)

[466] Je pratique, je ménage.

[467] Var. Et vous l'a chassé presque avec ignominie. (1637)

[468] L'édition de 1657 porte par erreur: «fort satisfait.»

[469] Var. Mais enfin auprès d'elle il treuve mal son conte[469-a]? (1637-54)

[469-a] Voyez tome I, p. 150, note 497.

[470] Var. Et véritablement, si je ne t'aimois bien,
[Je l'envoierois bientôt porter ailleurs ses feintes;]
Mais puisque tu le veux, j'accepte ces contraintes.
[THÉANTE. Et je m'assure aussi tellement en ta foi.] (1637-57)

[471] Var. Dedans ses entretiens incessamment t'engage. (1637-57)

[472] Var. Que quand bien ma maîtresse aura su te charmer. (1637)
Var. Que quand bien ma maîtresse auroit su te charmer. (1644-57)

[473] Var. Votre inégalité mettroit hors d'espérance. (1637-57)

[474] Var. L'aise de voir la porte à ta fortune ouverte
Me feroit librement consentir à ma perte. (1637-68)

[475] Var. Que bien que je sentisse au cœur mille regrets. (1657)

[476] Ce vers, par une erreur d'impression, manque dans l'édition de 1682.

[477] Var. Et bien que sur mon cœur elle soit la plus forte. (1637-64)

[478] Var. Des mépris, des rigueurs nompareilles. (1637-60)

[479] Var. As-tu bien de la foi pour de telles merveilles? (1637-57)

[480] Var. Je le viens de trouver, ravi, transporté d'aise.
D'avoir eu les moyens de déclarer sa braise. (1637)
Var. Je le viens de trouver ravi d'aise dans l'âme. (1644-57)
Var. Je le viens de trouver, tout ravi dans son âme. (1660)

[481] Var. D'avoir eu les moyens de faire voir sa flamme. (1644-68)

[482] Var. De sa possession l'un et l'autre nous prive. (1654)

[483] Corneille fait allusion à ce passage dans la Place Royale, vers 702.—Théante tient un semblable discours un peu plus bas, p. 189 et 190.

[484] Ce vers se trouve dans Mélite, acte III, scène II, Vers 820.

[485] Var. Et pour peu qu'on le pousse, il a des violences
Qui portent son courroux jusqu'aux extrémités.
[Nous les verrions par là l'un et l'autre écartés.
THÉANTE. Oui, mais s'il t'obligeoit d'en porter la parole.] (1637-57)

[486] Var. Enfin, quelque froideur que t'ait montré Florise. (1637)

[487] Var. A moins que d'accepter Florame pour son gendre. (1637)

[488] Var. Ce qu'il est plus que moi m'oblige à lui céder. (1637-57)

[489] Var. Pour avoir trop d'amour, c'est m'obéir trop peu.
CLAR. La puissance qu'Amour sur moi vous a donnée.... (1637-60)

[490] Var. D'où naissent tant, bons Dieux! et de telles froideurs? (1637-57)

[491] Il y a dans l'édition de 1682 une transposition de mots qui fait un hiatus et qui est assurément une faute:

Comme je perds le mien ici à vous entendre.

[492] Voyez dans l'Examen, p. 121, la judicieuse critique que Corneille fait lui-même de cette scène.

[493] Var. Ma flamme et ses froideurs, son aise et mon tourment.
Je tâche à me résoudre en ce malheur extrême. (1637-57)

[494] Var. Clarimond, écoutez, si vous étiez discret.(1637-57)

[495] Var. Mais auriez-vous aussi de la discrétion? (1637-57)

[496] C'est là le texte de toutes les éditions publiées du vivant de Corneille. Dans celle de 1692, on a substitué pour à de, correction qui depuis a été généralement adoptée.

[497] Var. Quand vous saurez comment il la faut gouverner.
En la voulant servir vous la rendez cruelle.(1637-60)

[498] Var. Accostez le bonhomme, et ne lui parlez plus. (1637)

[499] Var. Quand il aura choisi quelqu'un de ses amants,
Sa passion naîtra de ses commandements. (1637-57)

[500] Nous dirions aujourd'hui: pour s'acquérir la réputation de fille bien élevée.

[501] Var. Clarimond, n'usez point si mal de mon secours. (1637-57)

[502] Var. En songeant seulement que je viens d'avec elle. (1637)

[503] Var. Accostez le bonhomme, et ne lui parlez plus. (1637)

[504] Var. Je suivrai ton conseil et vais chercher le père,
Puisque c'est de sa part que tu veux que j'espère.
AMAR. Parlez-lui hardiment sans crainte de refus. (1637-57)

[505] Var. Un oncle pourra mieux m'en épargner la honte.
AMAR. Votre amour en tout sens y trouvera son conte. (1637-57)

[506] Var. Tant ce frivole espoir redouble ses ferveurs! (1637-57)

[507] Var. Ce n'est qu'un faux appas, et sous cette couleur
Il ne veut cependant que surprendre une fleur. (1637)

[508] Voyez tome I, p. 148, note 485.

[509] Var. Sinon lorsqu'avec moi s'ouvrant confidemment. (1637-37)

[510] Var. Quand vous serez d'accord avecque son amant,
Un prompt amour suivra votre commandement. (1637-57)

[511] Var. GÉRASTE, seul. (1637-60)

[512] Var. A ce beau cavalier ne cache plus sa flamme. (1637-57)

[513] Var. Adieu: si tu le vois, tu lui peux témoigner. (1637-57)

[514] Var. Je me puis revancher du don de ta franchise. (1637-57)

[515] L'édition de 1657 porte, par erreur sans doute: «Je trouve en tes vertus.»

[516] Var. Mais est-il vrai, mes sens? m'êtes-vous bien fidèles? (1637-68)

[517] Var. Pour me persuader vos flammes sans pareilles. (1637, 44, 52 et 57)

[518] L'édition de 1692 est la première où il y ait redoublés, au pluriel. Dans toutes les impressions antérieures on lit redoublé. Voyez l'Introduction du Lexique.

[519] Var. Depuis tantôt je parle un peu plus franchement. (1637-60)

[520] Var. Avecque nos desirs sa volonté conspire. (1637-57)

[521] Ce n'est que dans l'édition de 1682 que Corneille a mis au singulier les rimes obstacle et miracle. La correction, pour être complète, aurait dû s'étendre aux vers suivants. Il eût été facile de dire:

Miracle toutefois qu'Amarante a produit;
De sa jalouse humeur nous tirons ce doux fruit.

[522] Var. Au moins je le présume, et ne puis soupçonner. (1637-57)

[523] Var. Parlons de ce premier, et recevez la foi. (1637)

[524] Var. Je crois que nos discours, à son abord fatal,
Ne se jetteront plus sur le rhume et le bal. (1637-57)

[525] Var. [Que son adresse apporte à nos contentements.]
FLOR. Si ma présence y nuit, souffrez que je vous quitte;
Une affaire aussi bien jusqu'au logis m'invite.
DAPHN. Importante? FLOR. Oui, je meure, au succès de nos feux.(1637-57)

[526] Var. Dans ce jaloux chagrin qui tient vos sens saisis,
Vos divertissements sont assez bien choisis. (1637-57)

[527] Var. Je sais trop que le ciel, avecque tant de grâces. (1637-57)

[528] Var. Quel mystère est-ce-ci? sa belle humeur se joue. (1637-57)

[529] L'édition de 1682 porte, par erreur sans doute: peut-être, au lieu de pour être.

[530] Var. [Que l'un de ces amants fût pris pour son rival?]
Parmi de tels détours mon esprit ne voit goutte,
Et leurs prospérités le mettent en déroute,
Bien que mon cœur, brouillé de mouvements divers,
Ose encor se flatter de l'espoir d'un revers. (1637-57)

[531] On lit «une amour» dans les impressions de 1637-57 et dans celle de 1682. Cette leçon est explicable dans les premières éditions: elles portent en effet, au vers suivant: «du penser,» auquel peut se rapporter «le mien» du vers 1025. Mais dans l'édition de 1682, «le mien» ne peut se rapporter qu'à amour, qui doit en conséquence être nécessairement au masculin. La leçon que nous donnons est celle des éditions de 1660-68.

[532] Var. Qui ne voit son objet que des yeux du penser! (1637-57)

[533] Var. Pour criminel qu'il fût, ne seroit qu'un baiser.
Dieux! je rougis d'une parole
Dont je meurs de goûter l'effet,
Et dans cette honte frivole
Je prépare un refus.... (1637-57)

[534] Dans la première édition (1637, il y a simplement: Célie rentre; le reste du jeu de scène est omis.

[535] Var. Oui, mais pour en tirer une preuve plus claire,
Qui diroit qu'il faut prendre un mouvement contraire. (1637-57)

[536] Var. Oui, mais j'ai fait depuis un autre choix pour toi. (1637-57)

[537] Var. Il le faut retirer par mon commandement. (1637-60)

[538] Ici encore l'édition de 1637 n'a que le commencement du jeu de scène Daphnis rentre.

[539] Var. Et de peur de me rendre il l'a fallu bannir. (1637)

[540] Var. C'est lui seul que je veux d'appui pour ma maison. (1637-57)

[541] C'est-à-dire: à qui Daphnis donne sa confiance.

[542] Var. Qu'au contraire je crains de l'aigrir davantage. (1637-57)

[543] Var. Il est tant de moyens à fléchir un courage. (1637-60)

[544] Var. Ils ont l'esprit troublé dedans cette famille. (1637-57)

[545] Var. [D'elle-même j'ai su l'aise qu'elle en ressent;]
Et qui croira Géraste, il ne l'y peut réduire.
Peut-elle s'opposer à ce qu'elle desire?
J'aime sa résistance en cette occasion,
Mais j'en ai moins d'espoir que de confusion.
[S'ils sont sages tous deux, il faut que je sois folle.] (1637-57)

[546] Var. Et combien qu'il me mette au bout de mon latin. (1637-57)

[547] Var. Mais dis que tu voudrois qu'elle empêchât ma plainte. (1637-57)

[548] «On dit tirer de long, tirer pays, pour dire s'en aller, s'enfuir.» (Dictionnaire de l'Académie de 1694.)

[549] Var. Mais s'il nous treuve ensemble, il pourra se douter. (1637)
Var. Mais s'il nous trouve ensemble, il pourra se douter. (1644-57)

[550] Var. Que nous prenons plaisir tous deux à le tâter. (1637-57)

[551] Var. De peur que nous voyant il entrât en cervelle,
J'avois mis tout exprès Cléonte[551-a] en sentinelle. (1637)

[551-a] Voyez p. 126, note 360.

[552] Bien que Cléon prenne ici part à la scène, il ne figure en tête, parmi les noms des personnages, dans aucune des éditions publiées avant la mort de Corneille, ni même dans celle de 1692. C'est peut-être parce qu'il ne paraît ainsi que tout à la fin; il se pourrait même qu'il dût crier du dehors cette réponse, sans venir sur le théâtre.

[553] Var. En ce pauvre amoureux sont si mal assorties. (1637-63)

[554] Var. Parle plus franchement: lassé de ta promesse. (1637-57)

[555] Var. De peur que ton esprit conçût cette croyance. (1637)

[556] Var. Je te rends Amarante avecque ta parole. (1637-57)

[557] Var. Je ne te puis celer. (1637-57)

[558] Var. Le glorieux éclat d'une action si belle,
Ton sang, ou répandu, ou[558-a] hasardé pour elle. (1637-57)

[558-a] C'est, si nous ne nous trompons, le seul exemple d'hiatus que nous ayons rencontré jusqu'ici soit dans le texte, soit dans les variantes de Corneille; car on ne peut pas compter celui dont il est parlé au tome I, au sujet de la troisième variante de la p. 173.

[559] Var. FLORAME, le retenant. (1637-60)

[560] Var. Enflé par tes discours, il ne peut plus attendre. (1637-57)

[561] A une demi-lieue de Paris, sur la route de Fontainebleau. Il y avait en ce lieu un château qui au quatorzième siècle appartenait à Jean, évêque de Winchester, dont le nom corrompu a fait Bissestre, Bicêtre. Sous Charles V, on construisit au même endroit un hôpital, qui, rétabli sous Louis XIII, servit d'asile aux soldats infirmes jusqu'à la fondation de l'hôtel des Invalides.

[562] Voyez plus haut la note 483 de la p. 160.

[563] Dans les éditions de 1637 et de 1652, l'orthographe du mot est gaigner et les deux dernières syllabes de ces deux vers riment aux yeux.

[564] Var. Avise derechef: ta valeur signalée
En d'extrêmes périls te jette à la volée. (1637-57)

[565] Var. Souviens-toi, cher ami, que je retiens ton bras. (1637-57)

[566] Var. Vous me jetez, mon âme, en d'étranges alarmes. (1637-57)

[567] Var. A faute de changer, sa haine inévitable. (1637-57)

[568] Var. Et sur quelque valeur que son amour se fonde. (1637-57)

[569] Var. Son nom su, tu pourrois donner ma résistance
A son peu de mérite, et non à ma constance,
Croire que ses défauts le feroient rejeter,
Et qu'un plus accompli se pouvoit accepter.
J'atteste ici la main qui lance le tonnerre. (1637-57)

[570] Var. Un seul Florame a droit de captiver mon âme,
Un seul Florame vaut à ma pudique flamme
Tout ce que l'on pourroit offrir à mes ardeurs
[De mérites, d'appas, de biens et de grandeurs.] (1637-57)

[571] Var. Parmi tant de malheurs vous me comblez d'une aise
Qui redouble mes maux aussi bien que ma braise. (1637)

[572] Var. Le cœur me serre; adieu: je sens faillir ma voix. (1637)

[573] Var. Et même je la souffre abandonner ce lieu. (1637-57)

[574] Var. Un nom si glorieux, traître, ne t'est plus dû. (1637-57)

[575] Ce jeu de scène manque dans l'édition de 1637. Celle de 1663 donne en marge: Il lui dit ce mot en soupirant.

[576] Var. CÉLIE, seule. (1637-68)

[577] Voyez dans l'Examen, p. 122, sur quoi Corneille fonde ce trait de caractère.

[578] Var. Surpris auroit-il pu falsifier son teint,
Ajuster ses regards, son geste, son langage?
Aussi que ce vieillard me farde son courage,
Je ne le saurois croire, et veux dès aujourd'hui,
Sur ce point, si je puis, m'éclaircir avec lui. (1637-57)

[579] Var. Si ce change d'humeur un peu plus tôt t'eût pris,
Nous aurions vu l'effet du dessein entrepris. (1637-57)

[580] Var. Le rencontrer encor n'est plus en mon possible. (1637-57)

[581] Var. Vu que Daphnis, au point où je la vois réduite,
N'est pas pour l'oublier, quand il seroit en fuite. (1637-57)

[582] Var. Le privant de ce bien, ne me le donne pas. (1637-57)
Var. Le privant d'un tel heur, ne me le donne pas. (1660-64)

[583] Var. Inégal en fortune aux biens de cette belle. (1637-64)

[584] Var. Que pourrois-je en ce cas prétendre de ses pleurs?
Mon espoir se peut-il fonder sur ses douleurs? (1637-57)

[585] Var. Et si de l'obtenir je me sens incapable,
Florame est mon ami, d'où tu peux inférer
Qu'à tout autre qu'à moi je le dois préférer,
Et verrois à regret qu'un autre eût pris sa place. (1637-57)

[586] Var.Non pas, mais tu peux faire....
DAM. Quoi? TH. Que Clarimond prenne un mouvement contraire. (1637-57)

[587] Var. Peut-être mon esprit treuvera quelque ruse. (1637-52)

[588] Var. Par où, mon honneur sauf, du cartel je m'excuse. (1637-57)

[589] Var. Bien que j'adore encor l'excès de son mérite,
Florame ayant Daphnis, de honte je la quitte. (1637-57)

[590] Ce jeu de scène n'est pas dans l'édition de 1637.

[591] Var. Et tout rival qu'il m'est, il rit de ma colère. (1637-57)

[592] Var. Et qu'ainsi que mes maux mes forfaits soient extrêmes. (1637-57)

[593] Voyez tome I, p. 208, note 692.

[594] Var. Montrez, en m'assistant, que vous êtes des dieux,
Et conduisez mon bras, puisque je n'ai point d'yeux. (1637-57)

[595] Var. Qu'au lieu de toi Daphnis occupoit mon penser. (1637-57)

[596] Var. Un bien si précieux qu'Amour m'avoit donné.
AMAR. Ce vous dût être assez de m'avoir abusée. (1637)
Var. Ce trésor que l'amour m'avoit si bien donné. (1644-57)

[597] Ce dût, c'est-à-dire ce devroit. Le mot a, dans toutes les éditions, ou une s, ou un accent circonflexe, ou un accent et une s à la fois: deust, dûst.

[598] Var. Tu t'abuses: lui seul et sa rigueur cruelle. (1637-1657)

[599] Telle est la leçon des éditions de 1668 et de 1682. Elle peut bien se comprendre; cependant, comme toutes les autres éditions donnent empêchent, au lieu d'empêchant, ce participe ne serait-il pas une faute d'impression?

[600] Var. Tu redoubles ton crime à le désavouer;
Et sache qu'aujourd'hui, si tu ne fais en sorte. (1637-60)

[601] Dans, qui est la leçon généralement adoptée, ne se trouve dans aucune des éditions imprimées du vivant de Corneille, mais seulement dans celle de 1692.

[602] Var. Si ce n'est qu'à dessein ils veuillent tout mêler,
Et soient d'intelligence à me faire affoler. (1637-64)

[603] Var. Qu'il ne nous brouille encor de quelque confidence. (1637-57)

[604] Var. C'est moi qui suis marri que pour cet hyménée
Je ne puis révoquer la parole donnée. (1637-57)

[605] Var. Me verroit sans cela prêt à ses volontés.
POL. Mais si quelque malheur rompoit cette alliance?
GÉR. Qu'il n'ait lors de ma part aucune défiance. (1637-57)

[606] Var. J'ai promis, il est vrai, mais au cas seulement
Que Florame ou sa sœur courût au changement. (1637-57)

[607] L'édition de 1682 porte, par erreur sans doute: «Impudente nouvelle!»

[608] Var. Ne se plaint que de vous et de votre rigueur;
Et sans vous on verroit leur mutuelle flamme
Unir bientôt deux corps qui n'ont déjà qu'une âme.
Vous m'allez cependant effrontément conter
Que Daphnis sur ce point ose vous résister! (1637-57)

[609] Var. [Ni que de cette sorte on se laisse affronter.]
Florame a trop de cœur. GÉR. Et moi trop de courage
Pour manquer où l'amour, l'honneur, la foi m'engage.
Va donc, va le chercher: à ses yeux tu verras. (1637-57)

[610] Var. Enfin ma volonté sera la plus puissante. (1637-64)

[611] Var. Daphnis sort. (1637, en marge, 1644 et 52-60)—Daphnis vient sur le théâtre. (1663, en marge.)—Ce jeu de scène manque dans l'édition de 1648, qui porte seule, après le vers 1559: A Daphnis.

[612] Var. Vous vous autorisez à m'être réfractaire. (1637)

[613] Var. Il vous falloit, Monsieur, vous-même en mes amours. (1637)

[614] Var. Ma foi doit-elle pas prévaloir sur la vôtre? (1637-57)

[615] C'est-à-dire: croit qu'il suffit à mes feux que vous ayez voulu.

[616] Var. DAPHNIS, montrant Florame. (1648)

[617] L'édition de 1637 porte: C'est lui que je chéris, ce qui est vraisemblablement une erreur.

[618] Suivant la Fontaine il n'est pas même nécessaire d'être jaloux, l'amour suffit:

Soyez amant, vous serez inventif.
(Contes, le Cuvier, vers 1.)

—On lit dans l'édition de 1682: S'il devient inventif, ce qui doit être une erreur.

[619] Var. Pardonnez-lui, Monsieur; et vous, ma chère vie,
Voyez que votre exemple au pardon vous convie. (1637-64.)

[620] Var. Si je t'aime, mon heur? Ah! ce doute m'offense. (1637-57)

[621] Var. Allons donc la trouver: que cet échange heureux. (1637-52)

[622] Var. Mon cœur, s'il t'en souvient, je t'avois avertie. (1637-57)

[623] Var. Te rendroit étonnée et nos desirs contents. (1637-57)

[624] Var. Par cette invention vous et moi satisfaits.
Sans faillir au devoir, nous aurons nos souhaits.
GÉR. Mais le mien toutefois veut que je la prévienne. (1637-57)

[625] Var. Afin qu'ainsi l'ennui que j'en pourrai sentir
Dedans votre entretien se puisse divertir. (1637-57)

[626] Var. Je le perds sans avoir de tout mon artifice
Qu'autant de mal que lui, bien que diversement,
Vu que pas un effet n'a suivi ma malice. (1637-57)

[627] On a imprimé, par erreur sans doute, charmes, au lieu de charmants, dans l'édition de 1682.—Sur l'orthographe de quelques, voyez tome I, p. 205, note 3.

[628] Var. Sinon quand la fortune en fait les plus beaux traits. (1637-57)

[629] Var. Ciel, pour faciliter le succès de sa flamme,
Falloit-il qu'un vieillard fût épris de sa sœur?

Oui, ciel, il le falloit: ce n'est pas sans justice
Que cet esprit usé se renverse à son tour:
Puisqu'un jeune amant suit les lois de l'avarice,
Il faut bien qu'un vieillard suive celles d'amour. (1637-57)

[630] Var. Mon cœur n'a point d'espoir d'où je ne sois séduite[630-a]. (1637)

[630-a] C'est-à-dire dans lequel je ne sois déçue.

[631] Var. Si je prends quelque peine, un autre en a les fruits.
Qu'au misérable état où je me vois réduite,
J'aurai bien à passer encor de tristes nuits! (1637-57)

[632] Var. Puisse enfin ta foiblesse et ton humeur jalouse
Te frustrer désormais de tout contentement[632-a],
Te remplir de soupçons, et cette jeune épouse
Joindre à mille mépris le secours d'un amant!(1637-57)

[632-a] Te priver désormais de tout contentement.(1644-57)

[633] Cette date est facile à établir, car Scarron parle dans cette pièce de la fille de la duchesse de Rohan,

A qui depuis deux ans en ça
On offrit l'illustre Bassa.

Or Ibrahim ou l'illustre Bassa, de Mlle de Scudéry, a paru en 1641.

[634] Lettre à *** sous le nom d'Ariste, p. 7.

[635] Ainsi je veux punir ma flamme déloyale.
Ainsi....

ALIDOR.
Te rencontrer dans la Place Royale.
(Acte I, scènes III et IV, vers 177 et 178.)

[636] Claveret avait composé pour cette visite du Roi aux eaux de Forges une pièce que, de l'aveu d'un de ses apologistes, il ne put faire accepter. Nous lisons dans l'Ami du Cid à Claveret (p. 5): «Votre Place Royale suit assez bien, et je vous confesse qu'elle fut trouvée si bonne à Forges, que Mondory et ses compagnons qui en avoient les eaux dans la saison du monde la plus propre pour les boire, n'en voulurent jamais goûter: tout le monde n'entendra pas ceci peut-être, c'est que vous avez fait une pièce intitulée les Eaux de Forges, que vous leur donnâtes, où il ne manquoit chose du monde, sinon que le sujet, la conduite et les vers ne valoient rien du tout. A cela près c'étoit une assez belle chose.» Dans la Réponse à l'Ami du Cid (p. 45 de l'Épître familière du Sr Mayret), Claveret est ainsi défendu: «Pour sa pièce intitulée les Eaux de Forges, vous avez bien raison de dire pour faire une mauvaise pointe que Mondory et ses compagnons n'en voulurent jamais goûter dans la saison du monde la plus propre pour les boire, mais non pas de vouloir conclure par là qu'elle ne vaut rien, puisqu'il est vrai qu'ils ne firent difficulté de la prendre que par la discrète crainte qu'ils eurent de fâcher quelques personnes de condition qui pouvoient reconnoître leurs aventures dans la représentation de cette pièce.»

[637] Lettre du Sr Claveret au Sr Corneille, soy disant Autheur du Cid, p. 10.

[638] Cette épître ne se trouve que dans les impressions antérieures à 1660. Nous donnons le texte de l'édition originale (1637).

[639] Var. (édit. de 1644-57): intriques.

[640] Les éditions de 1652 et de 1657 ont fantasies, au lieu de fantaisies.

[641] Var. (édit. de 1644-57): de se souvenir que je les mets en la bouche d'un extravagant, et que par d'autres poëmes....

[642] Var. (édit. de 1644-57): Votre très-humble et très-fidèle serviteur.

[643] Thomas Corneille, dans l'édition de 1692, a remplacé celle-ci par cette pièce. Voyez, au tome I, la note 448 de la p. 137.

[644] A savoir Médée et l'Illusion comique.—Cette dernière phrase se trouve dans toutes les éditions qui renferment l'Examen (1660-1682). Elle est exacte pour les impressions in-8o, qui toutes contiennent huit pièces dans leur premier volume (voyez notre tome I, p. 4 et 5); mais elle ne l'est pas pour l'édition in-folio de 1663, qui en a douze au lieu de huit.

[645] Dans l'édition de 1637: Les acteurs.

[646] Var. (édit. de 1637-57): La scène est à la place Royale.

[647] Var. Ton frère eût-il encor cent fois plus de mérite,
Tu reçois aujourd'hui ma dernière visite,
Si tu m'entretiens plus des feux qu'il a pour moi.
PHYL. Vraiment tu me prescris une fâcheuse loi.
Je ne puis, sans forcer celles de la nature. (1637-57)

[648] Var. Tu m'aimes, il se meurt, et tu le peux guérir,
Et sans t'importuner je le lairrois périr!
Me défendras-tu point à la fin de le plaindre? (1637-57)

[649] Var. Le mal est bien léger d'un feu qu'on peut éteindre. (1637)

[650] Var. Il le devroit du moins, mais avec tant d'appas. (1637-57)

[651] Var. Aussi ne pourroit-on m'y résoudre en sa place. (1637-57)

[652] Var. S'il vit dans une humeur tellement obstinée. (1637-57)

[653] Var. Mais ce qui me déplaît et qui me désespère. (1637-60)

[654] Var. Rompre notre commerce et fuir ton entretien. (1637-57)

[655] Var. Que s'il me faut quitter cette douce pratique. (1637-57)

[656] Var. Sûre que ses effets auront leur premier cours
Aussitôt que ton frère éteindra ses amours. (1637-57)

[657] Var. Que toi-même pourtant trouverois équitable. (1637-57)

[658] Var. Vois-tu, j'aime Alidor, et cela c'est tout dire. (1637-57)

[659] Var. On a peu de plaisirs quand un seul les fait naître:
Au lieu d'un serviteur, c'est accepter un maître.
Dans les soins éternels de ne plaire qu'à lui,
Cent plus honnêtes gens nous donnent de l'ennui. (1637)

[660] Var. Et de peur que le temps ne lâche ses ferveurs. (1637)

[661] Var. Notre âme, s'il s'éloigne, est de deuil abattue. (1637-57)

[662] Var. Mon cœur n'est à pas un en se donnant à tous;
Pas un d'eux ne me traite avecque tyrannie,
Et mon humeur égale à mon gré les manie;
Je ne fais à pas un tenir lieu de mignon,
Et c'est à qui l'aura dessus son compagnon.
Ainsi tous à l'envie s'efforcent de me plaire[662-a]. (1637-57)

[662-a] Les éditions de 1637-48 donnent: à me plaire, comme l'édition de 1682.

[663] Les éditions de 1644, de 1652 et de 1657 portent, par erreur sans doute, on m'en venge.

[664] Var. Et si leur choix fantasque un inconnu m'allie,
Ne crois pas que pourtant j'entre en mélancolie. (1637)

[665] Var. Et donner à ta langue une longue carrière. (1637-60)

[666] Var. Défais-toi, défais-toi de ces fausses maximes. (1637-52 et 57)

[667] Var. Ou si pour leur défense, aveugle, tu t'animes. (1637-57)

[668] Var. Trompe-le, je t'en prie, et sinon par pitié,
Pour le moins par vengeance ou par inimitié. (1637-57)

[669] Var. Je blâme, flatte, prie, et n'y perds que ma peine. (1637)

[670] Var. Après mille mépris reçus de ta maîtresse,
Tu n'es que trop chargé de ta seule tristesse. (1637)

[671] Var. [D'employer tous tes soins à mon affection.]
PHYL. Non pas tous: j'en retiens pour moi quelque partie.
DOR. Il étoit grand besoin de cette repartie;
Ne ris plus, et regarde après tant de discours
Par où tu me pourras donner quelque secours;
[Dis-moi par quelle ruse il faut....] (1637)

[672] Var. Un de mes amants vient, qui nous pourroit distraire. (1637-57)

[673] Var. Et l'on n'a jamais vu sous les lois d'une belle. (1637-57)

[674] Var. Mes vœux pour sa beauté sont muets, et ma flamme,
Non plus que son objet, ne sort point de mon âme. (1637-57)

[675] Voyez tome I, p. 148, note 485.

[676] Var. Jusques à faire un même choix?
Viens quereller mon cœur, puisque en son peu d'espace
Ta maîtresse après toi peut trouver quelque place. (1637-57)

[677] Var. N'est pourtant rien auprès de son affection. (1637-57)

[678] Var. Accablé de faveurs à mon aise fatales,
Partout où son honneur peut souffrir mes plaisirs. (1637-57)

[679] Var. Je veux que l'on soit libre au milieu de ses fers. (1637-57)

[680] Var. Que je puisse à mon gré l'augmenter et l'éteindre. (1637-57)

[681] Var. Mes pensers n'oseroient m'entretenir que d'elle. (1637-57)

[682] Var. Mes pas d'autre côté ne s'oseroient tourner. (1637-57)

[683] Var. Fait trop voir ma foiblesse avec sa tyrannie. (1637-57)

[684] Var. Mais sans plus consentir à de si rudes gênes,
A tel prix que ce soit, je veux rompre mes chaînes. (1637-57)

[685] Var. A quel prix que ce soit, il faut rompre mes chaînes. (1660)

[686] Var. Crains-tu de posséder ce que ton cœur adore?
ALID. Ah! ne me parle point d'un lien que j'abhorre.
Angélique me charme: elle est belle aujourd'hui. (1637-57)

[687]Var. Si je pourrai l'aimer jusqu'à ce qu'elle empire. (1637-57)

[688] L'édition de 1637 porte, par erreur: être, pour est-ce.

[689] Var. Un âge hait-il pas souvent ce qu'aimoit l'autre? (1637-57)

[690] Var. Ses appas sont bientôt pour me persuader. (1637-57)

[691] Var. Et pratiquer enfin un doux commandement. (1637)
Var. Pour en tirer par force un doux commandement. (1644-57)

[692] Var. Puisqu'elle me plaît trop, il me lui faut déplaire.
Tant que j'aurai chez elle encore quelque accès. (1637-57)

[693] Var. Sous le joug d'un mari sera bientôt passée;
Et lors, que de soupirs et de pleurs épandus. (1637-57)

[694] Var. Mais dis que pour rentrer dans mon indifférence. (1637-57)